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Patriarche de Cartagina/élections : "Un pacte avec le Diable n'est jamais une bonne affaire"
Le Patriarche de Cartagina, sa Béatitude Agostino Comuzzi, a fait une intervention très remarquée sur la scène politique lébirienne, bien que le clerc soit à l'accoutumée assez discret concernant les affaires internes du pays. On se souvient au contraire, à l'extérieur, de plusieurs interventions, à la limite de l'ingérence, voulues dans le cadre d'une politique de diplomatie catholique de la part du premier personnage catholique, après le Pape, dans les territoires de Nazalie et d'Illythie, et désormais au coeur de l'Algarbe auprès de la minorité catholique d'Épibatie. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346616#p346616]C'est ainsi que le Patriarche s'engagea en Dytolie, contre la stratégie de division des païens envers les chrétiens[/url], mais également en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346396#p346396]Épibatie même, contre l'exploitation de gisements destructeurs[/url], seul à réagir à cette mise sous coupe réglée de l'Algarbe par les entreprises occidentales. La déchristianisation de l'éducation en Ennis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345357#p345357] fut également à l'origine de protestations du Patriarche[/url].
Aujourd'hui, c'est au coeur du processus électoral arovaque que le premier personnage religieux de la Ligue semble vouloir intervenir. Ce dernier a fait mine d'accepter un entretien auprès de journalistes couvrant l'actualité religieuse, avant que l'on apprenne que l'initiative venait en fait de son propre cabinet, pour donner son avis sur le jeu en cours entre Cartagina, la Santogne et le Jernland. Après des considérations assez banales sur la paix, la fraternité et l'avenir de la Foi catholique, malmenée dans les âmes lébiriennes, le sujet a rapidement dérivé sur l'actualité électorale en Arovaquie, dont personne n'ignore l'origine très pragmatique et le désir du gouvernement d'obtenir une majorité lui permettant d'annuler la Loi anti-puce souverainement votée par le Sénat à deux reprises.
- "[...]Nous pouvons constater que les forces de César cherchent à aller à l'encontre de la volonté populaire, que les représentants du peuple ont édifié en Loi. Cette Loi est-elle juste ? Dans tous les cas, elle traduit ce sentiment naturel, dont on peut se féliciter qu'il demeure chez les gens, de rejeter l'idée que la population puisse être numérotée, suivie à la trace, supervisée comme du bétail, marquée dans sa chair - avec la symbolique, notamment biblique, à laquelle cela nous renvoie. [...]Certes, le gouvernement avance des arguments, de réalisme, d'intérêt supérieur de l'économie, de l'État - puisqu'il veut maintenir son contrat d'achat de satellites. Et cela, va dans l'intérêt, indéniable, de la grande industrie. Mais nous devons nous poser cette question : ne pouvons-nous pas faire autrement ? Faire, moins rapidement, par nos propres forces, et sans avoir recours à un marché, de fait anti-démocratique, avec un ou plusieurs États, qui appliquent un agenda ramenant l'homme à l'état de bétail ? [...] On peut penser que ce n'est pas grand chose, et qu'une petite compromission comme celle-là est peu, par rapport à l'avantage d'obtenir ces bijoux industriels ; mais je me dois de rappeler ceci : un pacte avec le Diable n'est jamais une bonne affaire[...]"
Assimilant assez nettement le Jernland au Diable, l'État qui "marque" sa population, marque de la bête indique la Bible, à l'époque apocalyptique où le Diable sera dans le monde, plus que jamais, précédant l'époque du retour du Christ, Sa Béatitude n'y va pas de main morte, tout en gardant le calme et la rhétorique qui le met à l'abri des accusations de démagogie. Ce débat international autour des puces a permis à une grande partie de la population lébirienne de prendre davantage connaissance de la géographie dytolienne, et du Jernland, étoile montante du continent - mais cette nouvelle popularité est relativement négative, alors que de nombreux citoyens, s'ils ne se sont jamais trop posé la question de la dématérialisation monétaire et du traçage des cartes de paiements ou des téléphones portables, sont foncièrement hostiles, et énervés, à l'idée d'ouvrir la porte à l'arrivée des puces électroniques dans la société lébirienne.
Par son intervention, le Patriarche semble marquer sa préférence pour les partis opposés à la conduite engagée par le gouvernement sur le dossier. Ses propos pourraient jouer en faveur de l'Unione Cristiano-Sociale en Arovaquie, le mouvement étant récemment pénalisé dans les sondages par l'émergence de l'écologie politique.