Presse générale et provinciale

Arios

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4 avril 2040
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Patriarche de Cartagina/élections : "Un pacte avec le Diable n'est jamais une bonne affaire"

Le Patriarche de Cartagina, sa Béatitude Agostino Comuzzi, a fait une intervention très remarquée sur la scène politique lébirienne, bien que le clerc soit à l'accoutumée assez discret concernant les affaires internes du pays. On se souvient au contraire, à l'extérieur, de plusieurs interventions, à la limite de l'ingérence, voulues dans le cadre d'une politique de diplomatie catholique de la part du premier personnage catholique, après le Pape, dans les territoires de Nazalie et d'Illythie, et désormais au coeur de l'Algarbe auprès de la minorité catholique d'Épibatie. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346616#p346616]C'est ainsi que le Patriarche s'engagea en Dytolie, contre la stratégie de division des païens envers les chrétiens[/url], mais également en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346396#p346396]Épibatie même, contre l'exploitation de gisements destructeurs[/url], seul à réagir à cette mise sous coupe réglée de l'Algarbe par les entreprises occidentales. La déchristianisation de l'éducation en Ennis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345357#p345357] fut également à l'origine de protestations du Patriarche[/url].

Aujourd'hui, c'est au coeur du processus électoral arovaque que le premier personnage religieux de la Ligue semble vouloir intervenir. Ce dernier a fait mine d'accepter un entretien auprès de journalistes couvrant l'actualité religieuse, avant que l'on apprenne que l'initiative venait en fait de son propre cabinet, pour donner son avis sur le jeu en cours entre Cartagina, la Santogne et le Jernland. Après des considérations assez banales sur la paix, la fraternité et l'avenir de la Foi catholique, malmenée dans les âmes lébiriennes, le sujet a rapidement dérivé sur l'actualité électorale en Arovaquie, dont personne n'ignore l'origine très pragmatique et le désir du gouvernement d'obtenir une majorité lui permettant d'annuler la Loi anti-puce souverainement votée par le Sénat à deux reprises.

  • "[...]Nous pouvons constater que les forces de César cherchent à aller à l'encontre de la volonté populaire, que les représentants du peuple ont édifié en Loi. Cette Loi est-elle juste ? Dans tous les cas, elle traduit ce sentiment naturel, dont on peut se féliciter qu'il demeure chez les gens, de rejeter l'idée que la population puisse être numérotée, suivie à la trace, supervisée comme du bétail, marquée dans sa chair - avec la symbolique, notamment biblique, à laquelle cela nous renvoie. [...]Certes, le gouvernement avance des arguments, de réalisme, d'intérêt supérieur de l'économie, de l'État - puisqu'il veut maintenir son contrat d'achat de satellites. Et cela, va dans l'intérêt, indéniable, de la grande industrie. Mais nous devons nous poser cette question : ne pouvons-nous pas faire autrement ? Faire, moins rapidement, par nos propres forces, et sans avoir recours à un marché, de fait anti-démocratique, avec un ou plusieurs États, qui appliquent un agenda ramenant l'homme à l'état de bétail ? [...] On peut penser que ce n'est pas grand chose, et qu'une petite compromission comme celle-là est peu, par rapport à l'avantage d'obtenir ces bijoux industriels ; mais je me dois de rappeler ceci : un pacte avec le Diable n'est jamais une bonne affaire[...]"

Assimilant assez nettement le Jernland au Diable, l'État qui "marque" sa population, marque de la bête indique la Bible, à l'époque apocalyptique où le Diable sera dans le monde, plus que jamais, précédant l'époque du retour du Christ, Sa Béatitude n'y va pas de main morte, tout en gardant le calme et la rhétorique qui le met à l'abri des accusations de démagogie. Ce débat international autour des puces a permis à une grande partie de la population lébirienne de prendre davantage connaissance de la géographie dytolienne, et du Jernland, étoile montante du continent - mais cette nouvelle popularité est relativement négative, alors que de nombreux citoyens, s'ils ne se sont jamais trop posé la question de la dématérialisation monétaire et du traçage des cartes de paiements ou des téléphones portables, sont foncièrement hostiles, et énervés, à l'idée d'ouvrir la porte à l'arrivée des puces électroniques dans la société lébirienne.

Par son intervention, le Patriarche semble marquer sa préférence pour les partis opposés à la conduite engagée par le gouvernement sur le dossier. Ses propos pourraient jouer en faveur de l'Unione Cristiano-Sociale en Arovaquie, le mouvement étant récemment pénalisé dans les sondages par l'émergence de l'écologie politique.
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
7/04/2040[/center]

Cartagina rappelle ses ressortissants au Raja-Tika, au Gandhari et au Saog

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/03/191003092745280663.png[/img]
Environ 30 000 personnes sont concernés par ce rappel[/Center]

Les récentes déclarations de la République du Saog, menaçant ses propres citoyens de représailles en cas d'opposition à son entrée en guerre, ont terminé de convaincre les quelques centaines de Lébiriens qui demeuraient là-bas qu'il était grand temps de partir ; et Cartagina les y a invités, par bateau ou par avion, à quitter définitivement le territoire saogien suite aux dernières annonces du pouvoir allié du Gandhari. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357080#p357080]Allant jusqu'à inviter ses citoyens disposant d'une armée à se préparer au conflit, et emprisonner sans délai tout ressortissant rajati sur son sol[/url], le Saog enrégimente l'intégralité de sa société dans son projet militaire de soutien sans conditions au régime communiste janubien. "Le fanatisme émanant des déclarations laisse supposer que tout est désormais possible dans ce pays, et que la sécurité de nos propres concitoyens y est absolument inexistante" a indiqué le Ministre de l'Information.

En Janubie, ce sont près de 30 000 citoyens lébiriens, répartis entre le Raja-Tika et le Gandhari, qui ont été alertés par Cartagina, qui n'a pas pris soin de faire de distinction d'intention entre les deux pays s'affrontant actuellement dans des combats déjà terribles. "Nous ne savons pas combien de temps sur quel périmètre le Raja-Tika sera en matière de faire persister son État, aussi l'avenir de nos concitoyens est incertain des deux côtés de la ligne de front. Ce sont des pays en guerre et beaucoup d'infrastructures vont être touchées, probablement, l'économie dans les deux pays va être bouleversées, rester sur place, même en cas d'emploi, est un danger trop important à souffrir - aussi nous appelons tous nos ressortissants à se libérer de leurs obligations et à faire le choix raisonné d'un retour au pays".

Le Ministère de l'Information a indiqué que l'État pourrait prendre en charge les frais de rapatriement des familles n'ayant pas les moyens de payer un billet d'avion pour fuir ces zones de danger. "Il y a urgence, nous devons prendre des mesures d'urgence, et faire preuve d'une solidarité d'urgence" a conclu Guglielmo Sappanicci. Dans les heures qui viennent, d'après une source gouvernementale, la Ligue de Lébira devrait s'aligner sur l'échelle des sanctions prises par l'Empire du Kaiyuan, comme il avait été annoncé la semaine dernière, à l'encontre du Gandhari - et reconnaître la responsabilité de ce pays dans le déclenchement des hostilités, mais sans préjuger du bon déroulement du conflit, ni signer un chèque en blanc au Raja-Tika assure un proche du Palazzo.
Arios

Message par Arios »

10 avril 2040
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


L'Unione Cristiano-Sociale en tête ; surprise du Fronte Liberta ; les indépendantistes divisent leur nombre de sièges par deux

█████████████████████████ 24,2% UCS - (social-libéralisme)
███████████████████ 19,2% N&L - (social-libéralisme pro-gouvernement)
█████████████████ 16,8% FL - (ultra-libéraux)
████████████████ 15,8% AA - (droite indépendantiste)
███████████████ 12,7% EpT - (écologistes)
█████████ 9,3% PL - (droite autonomiste)


Projection en sièges :

:arrow: 12/60 sièges affiliés à Nazione & liberta (social-libéralisme pro-gouvernement)
:arrow: 9/60 sièges affiliés à Avanti Arovachia (droite indépendantiste)
:arrow: 6/60 sièges affiliés à Più libero ! (droite autonomiste)
:arrow: 15/60 sièges affiliés à Unione Cristiano-sociale (social-libéralisme)
:arrow: 8/60 sièges affiliés à Ecologisti per tutti (écologistes)
:arrow: 10/60 sièges affiliés à Fronte Liberta (ultra-libéraux)

[quote="2037-2040"]:arrow: 12/60 sièges affiliés à Nazione & liberta (centre-gauche)
:arrow: 18/60 sièges affiliés à Avanti Arovachia (droite indépendantiste)
:arrow: 14/60 sièges affiliés à Noi con Addolorata (droite autonomiste)
:arrow: 12/60 sièges affiliés à Unione Cristiano-sociale (gauche)
:arrow: 4/60 sièges affiliés à Ecologisti per tutti (écologistes)
[/quote]
Arios

Message par Arios »

11 avril 2040
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


Après les élections en Arovaquie, il reste au gouvernement à trouver au minimum 14 voix pour faire invalider le texte anti-puces


[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/04/191004092336321388.png[/img]
Les voix garanties ; les voix négociées à ce stade[/center]

Après les élections en Arovaquie et le résultat inédit du parti spencériste Fronte Liberta, on a appris ce soir que le parti d'inspiration britonnique avait assuré le gouvernement de Luciano Vesperto de son soutien sur le texte qu'il reste à l'exécutif à proposer d'ici cet été afin d'invalider la disposition prise par le Sénat Majeur sur les puces électroniques. Les voix du Fronte se joignent donc à celles des rangs libéraux, et des bancs resserrés de N&L, dont on assure à l'issue de plusieurs jours de séminaire fin mars qu'ils voteront comme un seul homme en faveur de l'annulation du texte "dans l'intérêt supérieur de l'industrie". Pendant que les institutions lébiriennes se plient en quatre pour obéir aux injonctions du Jernland, peu de gens s'en émeuvent à l'étranger, où l'on considère comme acquis que la technologie et le transhumanisme seront érigés en valeurs quotidiennes des sociétés dytoliennes en voie de modernisation.

Vingt-quatre heures après le résultat des sénatoriales anticipées, rien n'est donc encore acquis pour le gouvernement, alors qu'au mieux de son plan 88 voix lui sont assurées, et seulement 39 voix issues de formations divisées ou hostiles à un retour sur le texte anti-puces seraient à ce stade négociées selon le Ministre de l'Information, bien que l'identité des Sénateurs décidant d'appuyer prochainement l'initiative de l'exécutif ne sont pas toutes connues, certaines directions de partis ayant menacé leurs membres hostiles à la consigne de vote de sanctions. Tutti Insieme, le parti libertaire libéral, dont les listes n'ont pu participer au scrutin en Arovaquie suite à un vice de procédure témoignant du relatif amateurisme du parti, a également déclaré dans l'après-midi qu'il se rangeait à l'avis du Gouvernement dans l'intérêt de l'industrie et de la compétitivité lébirienne. Même chose pour les eugénistes de Igiene & Salute qui ont consenti à accepter la main tendue par Cartagina, probablement en échange de la promesse de ne pas se voir être inquiétés alors que les positions du parti frôlent avec l'illégalité sur certains thèmes.

Malgré ces grands écarts idéologiques et le grand effort de persuasion d'un exécutif mettant quotidiennement sur les ondes l'avenir industriel du pays dans la balance, rhétorique ou alarmiste, le Gouvernement ne réunit pas encore les Sénateurs nécessaires pour présenter dans la sérénité son texte anti-anti-puces électroniques. En cause, le maintien de grands blocs localistes, nationalistes ou en situation de sécession mentale avec l'intérêt général, d'après le Ministre de l'Information : l'UdCS nazalienne, Einarrat et le parti cynique en Illythie, le MBC aliléen, Nisimas...

Le Gouvernement ne désarme pas et assure continuer à travailler à convaincre certains Sénateurs mais également négocier avec des formations minoritaires. Il ne peut être néanmoins trop fait état du contenu de négociations revendiquées de parts et d'autres, le sentiment que des promesses sont faites à des représentations minimales au Sénat majeur pourrait faire monter la valeur des voix déjà garanties et pousser certains Sénateurs à revenir sur leur paroles en réclamant davantage, voire simplement quelque chose, une concession politique sur un quelconque thème, plutôt que de ne rejoindre le projet de l'exécutif que dans l'intérêt supérieur du pays.
Arios

Message par Arios »

15 avril 2040
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/02/25/180225045101510399.png[/img][/center]


Une tentative de reconduite à la frontière tourne à la farce, les Carabiniers et Chefalla humiliés


[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/05/191005100738318580.png[/img]
Aussitôt reconduits, aussitôt rerentrés[/center]

Alors que les Carabiniers conduisaient une colonne de 1 244 personnes au Pas de Ciericci, sur la limite de la Fédération amarantine, dans les Montinicchi, les forces de l'ordre ont dû procéder à plusieurs sommations, en vain, pour rattraper des fuyards ayant quitté le groupement, au nez et à la barbe de leurs gardiens et des agents des douanes venus en renfort, pour s'enfoncer dans la forêt de pins, côté lébirien, et disparaître afin de rester sur le sol de la Ligue. L'incident s'est déroulé vers 10h40, soient 30 minutes avant que le groupe n'atteigne la frontière par cette piste étroite bien connue des amateurs de course cycliste. Apeurés et échaudés par les coups de feu, les clandestins (entrés illégalement dans la Ligue, ou ayant vu leur visa "d'Affranchi" arrivé à terme), dont femmes et enfants, avaient probablement hâte de passer côté amarantin, constatant l'apparente barbarie avec laquelle les Lébiriens tentaient finalement de s'en débarrasser, bien qu'ils ne constituaient là qu'une goutte d'eau par rapport à la réalité communautaire dans la Province d'Alilée.

Arrivés, vers 11h20, au col, les forces de l'ordre et leurs prisonniers d'un jour purent constater que, contrairement à ce qui avait été promis par la République de Stamatie, aucun détachement de la police locale ne fut au rendez-vous pour réceptionner les personnes conduites par les Lébiriens vers leur patrie d'origine. Pianotant de téléphone en téléphone, les officiers des Carabinieri en vinrent à perdre leurs nerfs et vers 14h, décidèrent de pousser leur colonne de clandestins de l'autre côté des bornes séparant le petit aplani du col. Les Amarantins purent vite constater à leur tour la confirmation du mot qu'ils se passaient depuis deux heures : en effet, pas de policiers stamatiens de l'autre côté, et aucun représentant de la sécurité fédérale. Quelques coups de feu en l'air plus tard, les Amarantins passèrent pour la plupart la frontière, sous les avertissements des Carabiniers lébiriens : comme quoi s'ils venaient à repasser dans l'autre sens, ils seraient arrêtés sur le fait pour tentative de violation de frontière.

Il ne suffit pas aux Lébiriens d'attendre 1h du matin pour lever le camp et redescendre vers la vallée en véhicule ; le lendemain matin, tout le monde pouvait y constater que de très nombreux clandestins étaient repassés côté lébirien, et tentaient déjà d'embarquer dans divers bus et voitures taxi pour regagner les villes et régions où ils avaient été interpellés quelques jours plus tôt.

Le mutisme de la Fédération amarantine est probablement la meilleure vengeance des Aliléens du nord contre leurs voisins lébiriens du sud, par rapport aux pertes occasionnées il y a cinq ans par Cartagina en Spongorie lors des attaques d'infrastructures hydrauliques civiles, notamment. Les pérégrinations diplomatiques de Lino Chefalla, le Président libéral aliléen élu à l'automne dernier, pour obtenir une avancée, une collaboration, une aide peut-être contre un renouveau des relations insulaires, sur le dossier brûlant des ex-Affranchis, ne portent pas leurs fruits à ce stade. Pourtant, ce Président à l'image de son homologue nazalien, est obligée de faire corps avec un Gouvernement général d'obédience bien moins rigoureuse (sur la question des dépenses publiques) que lui, sur le dossier économique. Reste la question migratoire, identitaire, à Lino Chefalla pour faire valoir quelque chose, pour espérer un bilan.

Les appels répétés à la Fédération ne débouchent que sur d'interminables négociations diplomatiques entre sous-représentants régionaux, l'Amarantie semblant prendre plaisir à mettre en première ligne des fonctionnaires locaux sans réels pouvoirs sinon celui de l'entrave, pour des questions absurdes, à la volonté aliléenne de reconduites massives à la frontière. Sans réel partenariat entre les deux État, la question migratoire ne se résoudra que par le fait accompli, d'un système de vases communicants. Réduire d'ailleurs la question de l'attractivité lébirienne à celle d'emplois disponibles et sous-déclarés, est une erreur qui ne prend pas en compte l'absence d'attaches des anciens esclaves par rapport à l'Amarantie, dans toutes ses difficultés sociales actuelles et nées de la fin de l'Aliénation.
Arios

Message par Arios »

18 avril 2040
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


Le Senato Maggiore légalise le port de puces électroniques sous-cutanées dans la Ligue de Lébira

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/06/191006084135749941.png[/img][/center]

Après deux mois de débat bioéthique qui n'a à peu près intéressé que la Ligue de Lébira en Occident, le Gouvernement de Luciano Vesperto est finalement parvenu à ses fins et, après avoir engagé des élections anticipées en Arovaquie pour affaiblir le bloc indépendantiste qui lui était hostile, a réussi à retourner assez de Sénateurs pour faire passer son texte, qui légalise les puces sous-cutanées et invalide les dispositions adoptées par deux fois, au mois de février dernier, par la représentation parlementaire. Si les pays de l'hémisphère ouest de partagent entre les adeptes de l'encéphalogramme sur la question bioéthique, et les partisans inconditionnels du Jernland (souvent leur propre locomotive technologique dans le cadre de la CND), la Ligue aura été le théâtre d'une longue bataille à peu près démocratique. On a redouté, jusque dans les dernières heures, une surprise en provenance d'Illythie, où le Président Giobbe Marzalla s'est vu être appelé par de nombreux acteurs de la société civile pour qu'il dépose son véto face à la mesure, mais l'homme d'État est resté silencieux et a laissé le Sénat Majeur adopter définitivement la mesure.

Ligue de Lébira 0 - 1 Jernland.

Si la Santogne est toujours prompte à critiquer les liens discutables entre les pouvoirs politiques et les acteurs civils, il lui reviendra désormais de respecter les termes du chantage industriel qui avait été conjointement adressé à Cartagina par le duopôle CND. Le méchant flic, et le gentil flic, doivent désormais s'entendre pour assurer la Ligue de Lébira que le contrat qu'Orbis Communications avait signé avec elle saura être respecté en 2040, ou bien avertir Cartagina d'une mise à jour du cahier des charges des exigences. Il était attendu, apprenait-on en mars dernier, par Forcastel que Cartagina légifère pour permettre l'envoi de données privées bancaires concernant les ressortissants santognais dans la Ligue - et le Gouvernement avait bien avancé sur le projet de Loi, imaginé un texte sur mesure pour ne rien gâcher du séjour capitalistique de nombreux étrangers dans la Ligue tout en créant une discrimination à l'égard des épargnants santognais, depuis lors vivement incités par leurs conseillers financiers à investir dans la pierre.

Sale ambiance au Sénat lorsque le piège cartaginien a fini par se refermer sur les représentants du peuple, découvrant parfois sur le moment les impressionnants volte-face de leurs collègues. Si la majorité N&L et libéraux a voté comme un seul homme, y compris le Fronte Liberta, sorte de nouveau parti libéral mutant et psychotique prônant l'a mise à mort de tout système redistributif, les deux tiers des Sénateurs de l'Unione Cristiano-Sociale et du Partito Conservativo arovaque et aliléen, du PpI et de Macana en Illythie, se sont joints à la mesure. Les eugénistes illythes se sont également embarqués dans l'aventure à l'unanimité, quand ils avaient voté l'interdiction à l'unanimité en février dernier. Tutti Insieme, comme son nom l'indiquait d'ailleurs, n'est pas resté seul et a participé à la trahison générale de la représentation populaire. Des votes blancs bien placés ont fait le reste. Rappelons que 7 Lébiriens sur 10 sont opposés aux puces électroniques, et que 6 Lébiriens sur 10 étaient hostiles à une levée de l'interdiction votée en début d'année.
Arios

Message par Arios »

27 avril 2040
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/02/25/180225045101510399.png[/img][/center]


Combien de personnes vivent dans les camps de migrants illégaux lébiriens ?


[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/09/191009082738696933.png[/img]
La Ligue disposerait de la population carcérale migrante la plus élevée au monde[/center]

Ils viennent essentiellement d'Algarbe-du-Nord et d'Algarbe noire. Plus récemment, des routes se sont ouvertes depuis la Marquésie. L'émergence de la CND a réduit les afflux depuis la Dytolie centrale, d'où les gens sans ressources, nombreux, tentaient de s'exiler, vers l'Arovaquie et l'Alilée pour beaucoup. Avec la fragilisation de l'espace dorimarien et l'essoufflement de la puissance txiléenne, on les retrouve même à bord de cargos ré-affectés par des groupes de passeurs, pour venir débarquer dans le nord du continent et prétendre ensuite être des autochtones berbères en quête de refuge.

Les immigrants sont quelques 500 000 personnes à tenter leur chance chaque année dans la Ligue de Lébira - une chance que le pays ne leur offre pas, ou très rarement, là où la législation n'autorise que l'immigration de travail, à condition d'avoir justement un contrat en négociation. Pourtant, depuis une dizaine d'année, le nombre d'étrangers dans la Ligue de Lébira a fortement augmenté, s'établissant en 2039 à quelques 2,8 millions de personnes, légalement installées, occupant un emploi. Parallèlement, le nombre des naturalisation a augmenté de façon importante, aujourd'hui autour de 250 000 cas chaque année. La Ligue de Lébira, obsédée par une certaine idée d'elle-même, augmente les naturalisations en provenance de Dytolie du sud, pour tenter d'anticiper cette vague de migrations non-blanches qu'elle craint de ne pas pouvoir "aussi bien" gérer très longtemps au vu de la pression du phénomène.

Isolée diplomatiquement, alors que chacune de ses sorties est l'occasion pour nombre de pays de tenter d'abaisser sa légitimité, il est compliqué à Cartagina d'obtenir des accords migratoires solides avec les pays émetteurs, dans un monde où une grande partie des nations que connaissent qu'un État précaire, fluctuant, et des législations parfois absentes. L'essentiel des migrations illégales, donc des migrations, proviennent de ces zones faillies. Depuis le début du siècle, la Ligue de Montalvo ne s'était pas privée de prendre les mesures pour éviter la submersion, en aménageant un important réseau de camps de concentration pour les immigrés illégaux ou déboutés de leurs droits, quand ils ne voulaient pas quitter d'eux-même le territoire. La Ligue de Lébira a délocalisé les camps nazaliens vers l'Illythie et les abords de son grand fleuve, les prisonniers de la migration y sont plus à l'abri des regards.

On ignore, en fait, la réalité des chiffres : combien de personnes vivent dans ces camps ? elles ne sont pas comptabilisées dans les statistiques démographiques, et l'État a toujours pris soin de garantir l'extra-territorialité à ces enclaves carcérales afin d'être débarrassé de toutes missions dans ces endroits. Beaucoup de pays, du nord essentiellement, se sont accommodé depuis bien longtemps de cette politique, permettant à la Nazalie d'être le verrou de l'immigration sud-nord. Les personnes incarcérées dans ces grands ensembles peuvent y attendre des années, voire des décennies. Si en théorie des équipes d'humanitaires et de fonctionnaires aident les prisonniers à remplir des formulaires d'immigration vers leur propre pays d'origine et à effectuer les démarches diverses, ces personnels sont dépassés par le nombre et en témoignent régulièrement, bien souvent ceux qui réussissent à retourner d'où ils viennent le font par leurs propres moyens, via leurs propres réseaux.

En 2038, l'ONG Columbus, qui s'occupe du sort des migrants en Cérulée, avait émis un chiffre, obtenu après des années de recoupement de sources : elle avançait le nombre de 3,6 millions de personnes occupant les camps de concentration lébiriens en Illythie ; la moitié du trafic maritime fluvial en Illythie serait directement imputable à la logistique de ce réseau carcéral. Toujours selon l'ONG, un tiers de cette population n'aurait pas l'âge adulte, les tentatives de migration en Algarbe incluant très souvent des femmes et des enfants, et des femmes enceintes dont beaucoup auraient accouché et commencé à élever leur enfant dans ces camps.

Si les hommes valides incarcérés dans le cadre de l'immigration illégale ont parfois pu être mobilisés pour des travaux d'intérêts généraux, notamment de désensablement de sites historiques en Illythie, ces camps sont un gouffre financier pour l'État et coûtent probablement plus chers qu'une politique d'intégration correctement menée, d'autant plus qu'elle reste sobre dans la Ligue - les étrangers n'ont pas le droit aux prestations sociales. Mais les gouvernements successif l'ont toujours assuré : si le pays se montrait plus ouvert et cessait sa politique d'incarcération, l'appel d'air serait énorme et les prévisions de l'immigration illégale doubleraient, voire tripleraient leurs chiffres.
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
27/04/2040[/center]

Immigration : Sappanicci dénonce la reprise par Diplomaten de la "cabale médiatique d'extrême-gauche"

Fleurissent dans la presse lébirienne, ces derniers jours, des articles tentant de faire la lumière sur le très contesté réseau de camps de migrants illégaux. Comme un vol en escadrille, les journeaux diffusent des articles se répétant, à renforts de témoignages accablants, tantôt de personnes qui ont séjourné dans ces camps avant de regagner leur pays, tantôt de spécialistes, humanitaires, intellectuels tous très sévères et depuis longtemps, à l'égard de cette politique d'isolement. L'attaque, comme la qualifie le Ministre de l'Information, est venue de l'organe de presse Amikeco, un journal qui a fait sa renommée en prenant la défense systématique de la communauté amarantine, et qui milite depuis dix ans pour la co-officialité de la langue amarantine et l'ouverture des frontières sans conditions.

Hier soir on apprenait la volonté du Gouvernement lébirien de déposer plainte au Jernland contre le journal Diplomaten pour diffamation. [Url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357351#p357351]Ce dernier s'est fait l'écho de la polémique lébirienne en accusant directement la Ligue de faire "semer la mort en Algarbe".[/url] Accusant la Ligue de ne pas être fidèle aux principes démocratiques car faisant le tri entre ses candidats à l'immigration, le journal fait le jeu du régime jernlandais, d'ailleurs qualifié par un sous-secrétaire d'État de dictature autocratique, société policière. Le grand journal, voix internationale incontestable, propage ainsi par son dernier éditorial une vision des choses dont l'audience aggrave considérablement la nature des inepties qui y sont racontées dénonce le Ministre de l'Information qui réclame la démission du journaliste. Si le journal s'est habitué dernièrement à étaler les arguments anti-lébiriens d'une partie de la société jernlandaise et peut-être de l'État lui-même, l'accusation directe d'imputation des conflits ethniques de jungle en Épibatie à Cartagina est intolérable selon le Gouvernement.

Le même Diplomaten avait, la semaine dernière, déja attaqué le pays, en cautionnant une certaine lecture de la politique jernlandaise, vantant un rapprochement avec la LIM afin, dans le texte, d'exclure la Ligue de la participation au projet, plus grandiloquent qu'effectif à ce stade des nouvelles routes commerciales de la soie. Ce sont des fantasmes de journalistes, le Jernland n'est absolument pas opposé à la Ligue, notre collaboration sur le dossier satellitaire le démontre et les inquiétudes du pays de se voir fermer l'espace lébirien ont été levées. Le Jernland n'a ni les moyens commerciaux, ni industriels, ni la légitimité démocratique même, pour tenter de bâtir son monde en excluant la Ligue de Lébira. L'idée d'un affrontement ne leur traverse pas l'esprit une seconde, car ils savent qu'ils ne pèsent pas grand chose sans leurs fragiles partenaires. Et personne ne veut de leur modèle, à part leurs citoyens, biberonnés à cette ligne depuis leur naissance" a tenté de rassurer le ministre de l'économie, vantant la poursuite d'un dialogue amical entre les deux pays.
Arios

Message par Arios »

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 27/04/2040
[/center]

Mario Franetti : "Le Jernland a raison, notre démocratie est en train de mourrir".

[Center][img]https://s2.qwant.com/thumbr/0x0/5/d/95b3921112b0a227e6cf70d790306712089fd2c12fd2077159d89cc6187520/Antonio%20Negri.jpg?u=http%3A%2F%2Fwww.uv.es%2Frecursos%2Ffatwirepub%2Fccurl%2F902%2F993%2FAntonio%2520Negri.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
Le philosophe aliléen de 78 ans annonce la fin de la démocratie dans son dernier essai.[/center]

Il ne pouvait rêver meilleure promotion pour son dernier ouvrage, à paraître le 1er mai. Sospiri di persone, sur lequel il travaille depuis trois ans, s'intéresse à la crise de confiance en la démocratie contempotaine et l'interroge, avec le regard attentif de l'homme de lettres et du philosophe. Mais Mario Franetti n'imaginait pas que la crise autour d'Orbis Communication lui donnerait une telle illustration à une partie de sa thèse.

  • "J'ai préféré ne pas réecrire des passages de mon livre, pour respecter sa construction, fruit d'une édification intellectuelle - mais j'ai agrémenté ma conclusion et un épilogue pour évoquer cette affaire rocambolesque, au travers de laquelle on a vu la capacité d'institutions à se tordre elles-mêmes dans tous les sens pour transformer le contre en pour, l'avis en non-avis, pour servir un plat à la place d'un autre tout en prétendant qu'il s'agit du même."

Franetti s'interdit de juger mais constate : "le 10 avril, beaucoup de gensx en Arovaquie, une majorité en somme, ont préféré voter pour espérer une efficacité, à une idée. La masse, populaire, démocratique, est capable de vouer aux gémonies des personnes adulées quelques mois auparavant, et ce dès les premières difficultés touchant au confort. On dirait bien que la capacité de projection, d'appropriation de la prospective, s'est réduite au regard de ce qu'elle était dans les siècles précédents".

Selon le philosophe, le manque de loyauté politique et l'appétît de résultats dont témoignent les mouvements électoraux en Arovaquie suite à la récession, annonçent la maturité populaire pour un régime qui privilégirait le confort à l'idéal, et l'efficacité à la souveraineté démocratique. "Le durcissement de l'appareil répressif lébirien depuis deux décennies est toléré, approuvé, de même que les manipulations et pressions institutionnelles au nom d'un intérêt supposément général. La négation de l'humanité des indésirables de la migration participe de ce privilège au confort sur la difficulté. La première source de difficulté étant la réflexion".

Franetti envisage deux avenirs : l'anarchie, et la dictature. "Ce sont en parallèle des réalités psychologiques ; certains veulent appréhender leur existence dans un individualisme sans questionnements, au travers des réseaux sociaux notamment et du culte de l'image de soi, d'autres refusent ce chaos mais ne veulent pas que le collectif réflexif soit à la source d'un ordonnancement pour lequel ils plébiscitent un pouvoir de plus en plus fort, notamment contre de leurs propres libertés qu'ils estiment nuisibles tout en ne se voulant pas assez forts pour y résister seuls".

Certaines formations politiques préfigureraient l'avenir lébirien, des nationalistes trempant dans la corruption aux partis promeuvant le durcissement sécuritaire, comme Lega impeccabile ou Fronte Liberta. Mais pour Mario Franetti, il ne faut pas avoir une vision partisane. "Ces tentations, ces énergies, nous traversent tous, comme elles traversent toutes les offres politiciennes". Sortant de son devoir de réserve, il appelle chacun d'entre nous à reprendre le pouvoir sur nous-même, arguant qu'un homme incapable de se contrôler se fera contrôler un jour ou l'autre par autrui. Le parallèle géopolitique est facile à faire.
Arios

Message par Arios »

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28/04/2040[/center]

Jernland : Sergio Guerbo ne "comprend(s) pas la polémique"

[quote]Ce sont des fantasmes de journalistes, le Jernland n'est absolument pas opposé à la Ligue, notre collaboration sur le dossier satellitaire le démontre et les inquiétudes du pays de se voir fermer l'espace lébirien ont été levées. Le Jernland n'a ni les moyens commerciaux, ni industriels, ni la légitimité démocratique même, pour tenter de bâtir son monde en excluant la Ligue de Lébira. L'idée d'un affrontement ne leur traverse pas l'esprit une seconde, car ils savent qu'ils ne pèsent pas grand chose sans leurs fragiles partenaires. Et personne ne veut de leur modèle, à part leurs citoyens, biberonnés à cette ligne depuis leur naissance. Je salue l'amitié actuelle et souhaite qu'elle se poursuive, comme nous en avons l'intention eux et nous.[/quote]

Le ministre de l'Économie, qui réagissait il y a 24 heures à la polémique autour des accusations colportées par le journal jernlandais Diplomaten (sur la responsabilité lébirienne dans les massacres ethniques en Épibatie, et le fait que la Ligue semerait la mort en Algarbe), est pointé du doigt aujourd'hui par l'État jernlandais qui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357361#p357361]appelle à des excuses du Ministre dans un communiqué public[/url].

  • "Je n'ai insulté personne, et n'ai eu aucun mot contre les membres de la CND. Je rappelle néanmoins que, pas moins que n'importe-qui d'autre, le Jernland ne pèse pas grand chose dans le monde actuel, sans ses partenaires, qui par ailleurs, parfois, peuvent être assez fragiles, si l'on constate le passé récent de la République d'Ennis, ses choix exécutifs, et les conséquences qu'ils ont aujourd'hui sur sa société. Je n'aurais pas dû parler de partenaires "fragiles", car tous ne le sont pas, et le Jernland profite évidemment de pays forts et respectables à ses côtés. Mais dans le monde d'aujourd'hui, ouvert, il faut que tout le monde garde un peu de sang froid et de modestie... plus personne ne pèse grand chose sans ses alliés, sans des partenaires solides. Le Jernland n'est pas au-dessus de cette loi. Il n'y a aucune insulte là-dedans. Il y a eu récemment des procédés diplomatiques bien plus agressifs que ce commentaire, si je puis me permettre."

Le Ministre de l'Économie, Sergio Guerbo, a rajouté qu'il ne comprenait pas la polémique. Selon lui, il faudrait "faire un peu d'histoire, et regarder dans le passé récent d'où sont venues les attaques, notamment douanières, quelles ont été leurs réponses (ndlr : Lébira ne sur-taxe toujours pas les pays du FCE aux frontières). Il y a des forces qui vantent continuellement de lutter contre la Ligue de Lébira en l'excluant d'à peu près tout, des grands projets régionaux commerciaux, et il y a une Ligue qui ne se donne pas toujours les moyens de répliquer à ces coups, qu'ils soient portés directement par des personnages publics, comme en Valdaquie, ou par la presse d'influence témoignant de la violence de certains pans des sociétés".
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