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Posté : mer. sept. 18, 2019 7:36 pm
par Arios
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"L'Alilée est le laboratoire du monde sans croissance de demain"

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Le PIB aliléen en 2039 reste inférieur à celui qu'il était avant la grande crise des années 2020[/center]

Ce 5 janvier, les mines étaient sévères au siège du gouvernement provincial. Lino Chefalla, colérique. Ses conseillers, penauds. À la machine à café, le personnel, comme en deuil, contre mauvaise fortune faisait bon cœur, les plus hauts placés rappelant aux collègues qu'ils n'y étaient pour rien. Mais 0,93% de croissance, ce n'était vraiment pas grand chose, et le Président libéral récemment élu aurait bien souhaité que "l'effet Chefalla" fût meilleur au troisième trimestre afin de commencer 2040 sur une meilleure lancée. Mais au fond, une stagnation du PIB aliléen est-elle si mauvaise que cela ?

Tous les partis aliléens, officiellement, courent derrière cette espérance et l'ambition d'une politique qui permettrait un retour plein à la croissance. Des nationalistes aux ultra-libertaires pro-immigration, tout le monde entend nourrir les siens avec les fruits d'un renouveau du développement économique. Et Lino Chefalla, malgré son électoral péché originel de la lutte contre le maintien des Affranchis sur le sol aliléen, est également un homme qui aspire à redonner à l'île ses couleurs industrielles et touristiques d'antan. Tous veulent du chiffre. Mais pour quelques voix dissidentes au sein du Movimento Basta Corruzione, l'absence de croissance serait une "chance" et permettrait d'inventer le monde de demain. Après une décennie de rattrapage incroyable de l'activité dans la Ligue, plusieurs économistes sortent du bois pour avancer la théorie selon laquelle cette boursouflure du PIB lébirien ne pourra pas durer longtemps, et qu'à la manière de ces transitions démographiques dont on brocarde d'incontournables courbes universelles, la croissance lébirienne est condamnée à ralentir et son PIB à stagner.

  • "En dépit de l'immigration de masse, la disponibilité des sols, la soutenabilité écologique, la capacité d'ingestion limitée de nourriture et de médicaments pour les populations, font que la croissance est condamnée à ralentir. Le niveau de vie de l'extrême majorité de la population, lui, aspire à augmenter encore et beaucoup, car la pauvreté est un vrai problème, mais cette aisance se prendra sur la redistribution, et non sur la création de richesses... dont l'essentiel se trouve dans la poche de quelques-unes." avance Orfeo Ornelli, vice-président du MBC.


Avec plusieurs collègues, il inaugurera ce samedi à Calamoni les premières Assises de la non-croissance, en présence d'une trentaine d'invités du monde universitaire, médiatique et scientifique, invitant le public à venir assister à un cycle de conférences, d'ateliers et de rencontres autour de témoignages d'actifs engagés, et d'associations, pour le partage d'un retour d'expérience. "Factuellement, de très nombreux aliléens n'ont pas vu leur niveau de vie évoluer depuis 2030, et beaucoup l'ont vu baisser depuis 2020... et pourtant ils ont vécu, ils ont vieilli, ils ont aimé, ils ont construit leur vie, dans la débrouille, parfois dans l'illégalité, dans la galère, en se confrontant à un système ou en le contournant. Les Aliléens vivent, et ont survécu, dans un monde sans croissance, au moins dans une partie du territoire." annonce Irma Laschiole, agricultrice, philosophe et co-organisatrice des Assises.

Pour les militants de la non-croissance, la hausse du PIB sans une analyse poussée à l'échelle des territoires locaux, et des transitions de richesses au sein des groupes sociaux, est une illusion. L'important, disent-ils, est de voir si davantage de personnes vivent mieux, sur le plan alimentaire mais sur d'autres plans également. Rien de très inventif, diront les initiés, mais ces Assises comportent quelque chose d'assez hétérodoxe dans le monde de 2040. À l'échelle lébirienne, la croissance a été de 4,15% en 2039, une performance qui s'explique essentiellement par les plus de 18% de croissance de l'Illythie, territoire qui ne connaissait ni cadastre ni réseaux de distribution d'eau potable il y a dix ans. L'Arovaquie a perdu 0,53% de son PIB, mais la Nazalie affiche plus de 3% de croissance, alors qu'elle concentre une part importante de l'immigration.

Posté : mer. sept. 18, 2019 8:01 pm
par Arios
23 février 2040
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Chefalla pressé par tous les bords de mettre sa promesse anti-amarantine à exécution


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Président depuis septembre dernier, Lino Chefalla le libéral avait promis l'expulsion de 200 000 Amarantins[/center]

Lino Chefalla peut-il se prendre les pieds dans le tapis de l'immigration ? Sur le plan intérieur, tous ceux qui attendent des ordres, comme ceux qui n'ont pas les manettes, le pressent d'agir, et se montrent fermes sur la question. Le problème n'est pas celui des hommes : les Carabiniers n'attendent que les consignes, pour aller piocher sur les listes déjà constituées par les services de renseignement, les indignes d'être ici que le candidat avait pointé du doigt durant la campagne, pour faire comme tout le monde, pour avoir une chance de l'emporter au cours d'un scrutin baignant de toutes part dans la xénophobie. Le problème rencontré par Chefalla est autre : le long des quelques 500km de frontière avec la Fédération amarantine, pousser un indésirable de l'autre côté d'une borne en pierre revient, en terme d'efficacité, à faire perdre une journée de travail aux fonctionnaires du maintien de l'ordre. Et il faudrait le faire 200 000 fois pour satisfaire ceux qui ont concédé à voter Chefalla devant son discours de fermeté.

La Présidence provinciale avait fait savoir en décembre que les Amarantins avaient été prévenus, on ne peut plus officiellement, des intentions aliléennes de renvoyer un certain nombre de leurs ressortissants vers la Fédération, là où l'aliénation a définitivement disparue, officiellement du moins. Le statut d'Affranchi, promulgué sous la Présidence Delando avec le soutien du Gouvernement général (voyant d'un bon œil la fragilisation sans limites qu'une fuite des Aliénés provoquerait en Amarantie, et l'Histoire a donné raison à son cynisme), est dans le viseur de Lino Chefalla qui entend y mettre un terme. "Il n'y a plus de raison d'accorder un tel droit d'asile à des Aliénés, puisqu'il n'y a plus d'Aliénés", pourtant le solde migratoire entre le nord et le sud de l'île reste positif pour l'Alilée lébirienne, qui continue d'accueillir malgré elle des migrants amarantins, alors même que ceux déjà présents ne repartent pas et préfèrent bien souvent la débrouille ici, quand ils ne travaillent pas, que le retour dans un pays où ils étaient maltraités, ou simplement pauvres.

Mais la collaboration entre les deux pays peine à reprendre, et les entités de la nouvelle Fédération entendent pour certaines rendre la monnaie de sa pièce à la Ligue de Lébira. Beaucoup d'Amarantins lui imputent la responsabilité, dans son orgueil, de la chute de leur propre Ligue - d'autres, qui y ont parfois perdu des proches, la responsabilité réelle des destructions liées aux affrontements avec la Céjanosie. Au sud, les proches du Président Chefalla le préviennent : avec un Sénat défavorable aux libéraux, Cartagina ne souhaite pas la réussite de Miliameni, seul le respect des promesses sur l'immigration peut garantir une survie politique au nouveau Président dans les années qui viennent, et un second mandat. "Ne pas être un loser, ne pas être un loser, ne pas être un loser" confiait se répéter Lino Chefalla devant son miroir tous les matins, en tête les bilans pitoyables de nombre de ses prédécesseurs.

Mais le temps a passé et l'immense majorité des Amarantins en Alilée lébirienne a un travail - très nombreux parmi eux ceux qui ont noué des liens de famille avec des Lébiriens. Plus les jours passent, plus il y aura de familles à déchirer, de couples à défaire, en cas de présence illégale sur le sol lébirien. Chefalla a probablement promis l'impossible pour être élu, s'engageant à cinq ans d'ivresse dont il connaissait peut-être déjà l'issue.

Posté : mer. sept. 18, 2019 8:44 pm
par Arios
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23 février 2040[/center]
[center]Le monde agricole très mitigé sur les Accords lébiro-sarkhoves[/center]

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Les deux pays prévoient une quasi-ouverture douanière, qui heurtera fortement l'économie agricole[/center]

La paille et le foin sarkhoves vont inonder le marché lébirien et écraser les prix. La bonne herbe fauchée dans les prés temporaires du Delta du Naos va avoir du mal à garder l'attention des éleveurs nazaliens, et nombre de cultivateurs arovaques vont préférer remettre en culture leurs pâturages plutôt que travailler des prairies dont le fruit va ne plus valoir grand chose. Le marché déjà fragile du fait de l'arrivé progressive des fourrages d'Algarbe centrale vers la Ligue, s'attend à un nouveau crash - s'il fait l'inquiétude des marchands de bottes (de foin), il ravit éleveurs bovins comme bergers, qui s'attendent pour l'hiver 40-41 à donner des fourrages valant jusqu'à la moitié de ceux de l'année précédente. Même raisonnement pour la paille.

Des motifs d'inquiétude subsistent néanmoins, même chez ceux qui ont beaucoup à gagner des importations de foin. Car les Accords lébiro-sarkhoves négociés par le Président du Conseil lui-même en Sarkhovie en décembre dernier, entendent instaurer un grand marché ouvert entre la Ligue et la Fédération natolique, notamment dans le domaine alimentaire. "On s'attend à l'arriver progressive, à mesure que l'agriculture et l'élevage sarkhoves profitent d'un accès facilité aux produits chimiques et aux concentrés qui font la productivité moderne, de quantités phénoménales de céréales, de viande, de produits alimentaires peu ou moyennement transformés divers, qui vont abaisser les prix dans la Ligue et menacer la pérennité de nombreuses exploitations locales, en proie à des coûts de production dix à vingt fois supérieurs à ce qu'ils sont en Sarkhovie." répète le délégué général de la FAN Alilée. Son homologue d'Arovaquie est bien plus optimiste : "Cette ouverture va permettre de baisser les coûts de production, en réalité, dans le domaine de la viande, grâce à des fourrages de qualité bien moins chers, mais aussi dans tout l'agro-alimentaire car nos filières vont pouvoir se fournir en céréales à bas coûts toute l'année, qu'importent les épisodes de sécheresse que nous pouvons connaître désormais.".

En effet, le pari du gouvernement est peut-être davantage dans l'impact qu'il souhaite avoir sur le coût de l'alimentaire pour les consommateurs moyens. La lutte contre l'inflation, et la nécessité de maintenir bas un panier de la ménagère alourdi chaque année un peu plus par le poids des nouvelles technologies dans la vie contemporaine, semblent sur le papier facilitées par cette porte ouverte aux productions sarkhoves alors même que l'industrie sarkhovite ne représente pas une menace, au vu de son degré d’archaïsme, se permet de déclarer un conseiller au Ministère de l'Économie.

En arrière-plan, l'el-dorado lébirien pour les producteurs et exportateurs sarkhoves va permettre d'accroître l'influence lébirienne dans la Fédération, qui demeure à ce jour parmi les rares derniers pays dytoliens à s'opposer frontalement à la CND. Les Valvatides, le Gänsernberg ou la Flavie, jadis si pérorantes, sont en effet rentrés dans le rang entre demandes d'adhésion et paix blanches. L'argent des consommateurs lébiriens aidera les Sarkhoves à bâtir un pays fort, barrière géographique et dogmatique à la CND.

Posté : ven. sept. 20, 2019 9:07 am
par Arios
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Provocateur, le Sénat revote son texte sur l'interdiction des puces électroniques sous-cutanées

C'est avec une plus courte majorité mais toujours les 40% minimum de soutiens au sein des quatre différents contingents provinciaux que le Sénat Majeur a validé, 26 jours après son premier vote, à nouveau sa Loi qur l'interdiction de dispositifs de puçage sur les individus, nationaux comme étrangers, sauf dérogation diplomatique pour personnel politique étranger ou chef d'entreprise. Le 5 février dernier, le Président nazalien était envoyé en première ligne par l'exécutif pour prendre la responsabilité du veto. Mais le Sénat n'a pas voulu en rester là.

  • "Nombre de Sénateurs ont compris que dans le monde d'aujourd'hui, il valait peut-être mieux passer pour du côté de la chambre, représentante plus convaincue des aspirations contradictoires du peuple, plutôt que de celui des Présidents, par nature fragmentaires dans leur rapport à la population. En somme, malgré les mises en garde, nombreux ont approuvé une nouvelle fois un texte dont Cartagina ne voulait pas." conclue Tino Fabruggia, commentateur politique.

Si le débat n'agite personne en dehors des frontières lébiriennes, c'est probablement que les membres de la CND ont pris l'habitude de ne jamais contester quelque chose émanant de leur bloc, et de ne jamais ouvrir un débat qui irait à l'encontre de l'unité sacrée de leur organisation, tous échaudés par l'oppositionnisme parfois brut dont l'organisation peut être victime. Aucune question morale, bioéthique, anthropologique ne peut menacer la souriante et apathique amitié, véritable "bromance", des pays membres. Et les populations semblent également faire primer le besoin de force unitaire et sécuritaire, sur la nécessité d'un questionnement politique.

À Cartagina, il appartient désormais au Président nazalien, ou un autre, de tenter une nouvelle fois le veto. C'est possible, mais le renouvellement de cet acte pourrait entamer sérieusement la popularité de l'exécutif, alors que 73% des citoyens disent soutenir la loi défendue par le Sénat. Irrationnel, peut-être, au pays des cartes bancaires, piège, probablement, de la part d'un parlement tenté par le césarocaméralisme, choix cornélien, pour Lino di Melaccis, évidemment.

Posté : ven. sept. 20, 2019 7:30 pm
par Arios
29 février 2040
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"Je me bats tous les jours contre les pièges et les actes malveillants de Cartagina"

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Impopulaire, en Arovaquie et au-delà, la Présidente veut sauver son image[/center]

"Il y a parfois des promesses que, même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut tenir". La Présidente arovaque annonce la couleur, dans son offensive médiatique, pour tenter de relancer son quinquennat, trois ans après son accession au poste. Sans baisser la tête, elle se livre à un exercice d'auto-critique, tout en rehaussant le niveau des accusations contre la capitale et le gouvernement général. Elle regrette de n'être plus en mesure d'honorer son engagement d'une indépendance de fait en 2042 - beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, et plus personne n'y croyait de toutes manières. Dans les enquêtes d'opinion, les Arovaques favorables à l'indépendance de la Province ne dépassent plus le seuil des 30%. La crise économique, la récession, mais avant cela les troubles du mouvement de la Licca, sont passés par-là.

"J'ai beaucoup hésité, au lendemain du rejet par les Arovaques [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352628#p352628]du Plan d'autonomisation[/url], qui était le fruit d'un travail de longue haleine pour négocier un éloignement réfléchi entre nous et Cartagina. J'étais affaiblie, dans ma volonté, et affaiblie physiquement aussi ; mon ancien parti a fait le choix de militer contre ce plan, arguant qu'il était celui de Vesperto. Ils n'ont pas vu que c'était tous ce qu'on pouvait raisonnablement obtenir, comme un premier pas. Et Cartagina était prête à nous le concéder. Maintenant, nous n'aurions plus la force d'obtenir ces libertés" commente, déçue, Lena Lazarevicio. Mais aujourd'hui, assure-t'elle, son énergie est de retour pour "rendre les deux années qui restent à mon équipe utiles pour l'avenir des Arovaques".

L'ancienne égérie du parti Avanti Arovachia, propulsée par le leader Andrea Rascovicio, qui l'a soutenu deux ans avant de se retourner contre la Présidente timorée qu'elle était devenue à ses yeux, veut d'abord faire le constat de la coresponsabilité du gouvernement central dans la crise économique de l'année 2039. Un moyen, d'abord, de mettre en garde des Arovaques qui plieraient trop facilement à l'élan loyaliste, alors que Cartagina porterait une responsabilité directe dans les troubles qui ont plombé l'économie de la Province. "L'Arovaquie traverse une période difficile. La récession nous fait du mal. Notre industrie a été pillée, notre confiance mise à mal. Ne doutons pas trop de nous-mêmes : c'est sous les coups de Cartagina que nous avons failli. Le centralisme de la capitale a poussé nombre de ses zélateurs jusqu'aux manigances les plus viles, et on ne peut douter que, si elle n'en porte peut-être pas la responsabilité première, Cartagina a laissé faire certains troubles, certains mouvements, car elle en connaissait les effets néfastes pour l'Arovaquie, et donc pour le mouvement que je défends." Si l'indépendance n'est plus la priorité de la Présidente indépendantiste, alors quelle est-elle ?

Lena Lazarevicio a notamment annoncé, cette semaine, la création d'un Fond d’Indemnisation des Dépôts pour les épargnants arovaques, financé légalement avec le montant des dotations provinciales 2040, soient 2,8 milliards mis par Cartagina a disposition du gouvernement provincial pour un usage libre. L'Arovaquie a été en première ligne de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353467#p353467]faillite bancaire de la Monezzi Solutionne[/url], et sur le million et quelques de Lébiriens [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356406#p356406]indemnisés par Cartagina[/url], un tiers se trouvait en Arovaquie. Dovernico veut montrer par-là qu'il reste dans la course de l'actualité, et n'entend pas laissé le privilège du grand humanitaire d'État au gouvernement central. "Nous avons beaucoup de travail aux côtés des entreprises arovaques qui ont fait défaut et par-là provoqué la faillite de la Monezzi. Nous devons apprendre de cette catastrophe, liée à la guerre commerciale avec la CND. Cela monopolise l'action du gouvernement provincial" assure la Présidente.

S’associant à l'Arovaquie piégée et assaillie, la Présidente entend remobiliser ses troupes... et en trouver de nouvelles, probablement, pour maintenir la Province en état de marche jusqu'en 2042. Elle a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne se représenterait pas.

Posté : ven. sept. 20, 2019 7:58 pm
par Arios
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29 février 2040[/center]
[center]Privatiser l'éducation : le projet ambitieux (et fou) du gouvernement[/center]

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Vers l'obrazovisation de l'école lébirienne ?[/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354883#p354883]Non sans liens avec l'ouverture à la Sarkhovie[/url], le projet de travail du gouvernement sur la privatisation d'une partie de l'enseignement dans la Ligue de Lébira, a fuité ces dernières heures au Sénat Majeur, tandis que s'organisent déjà les rangs de la vaste opposition coalisée pour répondre à cette injure à l'avenir, affirme le groupe de l'Unione Cristiano-Sociale. Mais alors que le Président nazalien a pris à sa charge de tenter de remettre le Sénat à sa place, le gouvernement général entend enterrer la hache de guerre avec les libéraux, bien que ceux-ci étant minoritaires, et leur concéder la vertu de leur engagement pour une réduction rapide, franche, et courageuse, d'une dépense publique boursoufflée et à bout de souffle.

Suite à ces fuites malheureuses, et faussement involontaires, les Sénateurs libéraux sont venus au secours des intentions louables du gouvernement. Forza Alileia, Popolo degli Cittadini, qui ne possèdent que 29 sièges sur 240 au Sénat Majeur, argumentent haut et fort en faveur du projet. "C'est surtout qu'il nous faut, dans les semaines qui viennent, trouver où faire des économies, sinon nos derniers créanciers vont finir par nous lâcher, et la bulle obligataire lébirienne exploser pour de bon." confie un membre de FA, soutien du Président Lino Chefalla. D'autres partis sont sensibles à l'argument selon lequel, il n'existe pas de bonne économie à faire, il s'agit de faire les moins mauvaises, tout spécialement préparé pour eux, alors que les vrais partis libéraux entendraient surtout, en priorité, mettre fin au système allocataire qui coûte, sans compter les retraites et le versement du chômage, 6,7 milliards $ par an. Les 10 Sénateurs du parti illythe Macana, les 10 du parti cynique illythe, les 6 des eugénistes illythes, une vingtaine de Sénateurs indépendantistes-autonomistes arovaques, pourraient approuver un tel projet. Il faudrait, pour faire le compte, trouver à ajouter à ces 75 voix, encore 45 voix, au sein de Nazione&Liberta (38 sièges), mais aussi chez divers micro-groupes.

"Complètement shootée au consumérisme, la Ligue de Lébira entend vendre ses bâtiments, ses hôpitaux, ses écoles, en somme tout ce qu'il lui reste, pour gagner encore un peu de pouvoir d'achat en préservant ses allocations diverses. On dirait une de ces filles complètement défoncées, au bout de leur vie, prêtent à n'importe-quelle compromission pour obtenir encore un peu d'illusion" critique un cadre de l'UdCS. À ce stade, le Palazzo ne travaillerait qu'à la privatisation des écoles maternelles, en somme un secteur para-éducatif. La vente des établissements de maternelle rapporterait quelques 1,2 milliards $, plus 200 millions $ d'économies annuelles en frais de fonctionnement, et quelques 100 millions $ en salaires économisés (si tous les agents pouvaient basculer dans le privé, ce qui est loin d'être une évidence).

L'adoption d'un tel projet reste très hasardeuse. Nul doute que l'exécutif envoie là un ballon d'essai pour sonder l'avis général de la population sur la question. "Il va arriver un moment où nous n'aurons plus le choix de rien" assène le Président nazalien, Lino di Melaccis, là encore dans un faux OFF à visée prémonitoire.

Posté : sam. sept. 21, 2019 9:02 pm
par Arios
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Lino di Melaccis n'apposera pas son veto. Les puces sous-cutanées définitivement interdites dans la Ligue de Lébira. Le Sénat jubile.

Les internautes répandent une rumeur aux origines difficiles à identifier : le Président nazalien aurait tiré à pile ou face. Et il aurait décidé de ne pas la ramener une nouvelle fois. Sénat 1 - 0 Lino di Melaccis, partageait-on à foison sur la toile. Les memes et gifs sarcastiques se sont accumulés sur la figure du Président de la Province nord-algarbienne, allusions à son bras de fer perdu. Représenté en chien la queue entre les jambes sur la une du journal parodique Kartagina Sera, l'homme regrette peut-être son absence de réaction et ses déclarations ce soir, mais selon tous les politologues, un nouveau véto contre le Sénat aurait pu plonger le pays dans la crise de confiance, pour ne pas dire dans les troubles.

  • "Il y a un certain nombre d'éléments remontant du terrain ces derniers jours qui laissaient penser que beaucoup attendaient un nouveau véto, comme un motif de légitimation d'une démonstration violente de colère sociale. Certains Sénateurs, notamment, étaient dans le viseur des services, soupçonnés de clairement préparer le terrain à un printemps social lourd. Le Président nazalien a fait sans doute le choix de la raison, préférant mettre le Sénat face à ses responsabilités pour le pays, plutôt que de tomber dans le piège d'une confrontation, de toutes façons défavorable pour l'exécutif aux yeux des citoyens." explique Marcelo Atenazzi, spécialiste défense et ancien membre du SFL.

Le délai passé pour la présentation d'un véto présidentiel, le vote sur l'interdiction des puces sous-cutanées se veut définitif, sauf contre-vote du Sénat sur un texte qui viserait à l'avenir à légaliser ce procédé. Mais en attendant un changement des bancs, les particuliers ne pourront plus entrer dans la Ligue de Lébira s'ils sont munis d'une puce, sauf sur dérogation diplomatique ou commerciale ne concernant que les représentants étrangers ou les membres hauts placés, ou en mission, d'entreprises étrangères. Ces puces devront néanmoins être contrôlées, afin de s'assurer qu'elles ne transportent pas de programmes espions, et donc leur contenu scanné dans les aéroports ou les points d'entrée terrestre du pays. C'est sur le motif de la sécurité que le Sénat a voulu agir, en plus des préoccupations bioéthiques mises en avant.

Le Jernland, seul pays où le débat sur les puces est entamé et où l'obligation du dispositif a de belles chances d'être exigée par l'État, l'aventure sénatoriale lébirienne avait déjà choqué début février, et provoqué une baisse des réservation de près de 10%, parmi la clientèle jernlandaise, beaucoup de Jernlandais étant déjà occupés de ces dispositifs sur la base du volontariat. Le véto du Président nazalien avait pu être salué par de nombreux acteurs de l'économie du pays, mais le vote positif d'une nouvelle présentation du texte à la fin du mois avait replongé les partisans d'un rapprochement entre les deux pays dans l'incertitude. Ce nouveau coup dur pour l'avenir de la puce électronique personnelle en Cérulée, avec le renoncement de l'exécutif à bloquer le texte, nuira sans nul doute au réchauffement des relations nord-sud, mais il pourrait donner un coup de fouet à ceux qui, dans la CND, entendent porter une autre voix que celle de la soumission à chaque idée gênante d'un des membres au nom de l'unité sécuritaire et des intérêts géostratégiques du bloc.

Posté : dim. sept. 22, 2019 11:22 am
par Arios
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5/03/2040[/center]

Pastoralisme : "S'il faut tout péter, on pètera tout"

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Le monde pastoral appréhende les mutations macro-économiques du commerce régional.[/center]

C'est un peu toujours la même histoire, depuis dix ans. On rejoue les polémiques du TOMAG, ce méga-traité commercial qui devait ouvrir la Ligue de Lébira à l'importation de la viande et des céréales olgaro-domariennes. Aujourd'hui, les éleveurs craignent l'arrivée des steaks de bœufs et des céréales sarkhovites. Si le gouvernement promet un net avantage aux éleveurs grâce à une baisse importante des coûts des fourrages, beaucoup voient surtout en ligne de mire la poursuite de la baisse de la consommation d'agneaux et de chevreaux, au profit des viandes bovines reconstituées - steaks hachés et consorts. Les éleveurs arovaques, sédentaires et surtout spécialisés dans les bovins, voient surtout la promesse d'une inondation du marché par une viande bien meilleure marché.

Hier contre l'Olgarie, aujourd'hui contre l'Épibatie et la Sarkhovie. L'embrasement en Algarbe centrale a été accueillie avec une grande joie et un fort cynisme dans le monde pastoral lébirien, essentiellement nazalien et aliléen. Dans les familles, on a prie la sordide habitude de pleurer les victoires rapides de l'Armée lébirienne, car elles annoncent la mise en place effective de l'ACAC, qui comprend ce grand marché agricole céruléo-algarbien que tous honnissent ici - et de célébrer les résistances des "rebelles" désireux de fermer l'Empire à l'étranger. "Que les Épibates gardent leurs agneaux, qu'ils se les mangent", la perspective du développement des exportations sud-nord est le principal motif d'insomnies dans une profession qui n'a pas l'habitude de beaucoup dormir, du fait d'un travail toujours plus difficile qui évolue au rythmes des assauts du marché sur le "coût social" des revenus. Travailler plus pour gagner autant, ou entrer dans la spirale de la ruine.

Les années précédentes, d'importants troubles avaient émaillés l'actualité nazalienne. La "guerre" entre les bergers du sud, et les éleveurs sédentaires du nord (un secteur non-traditionnel mais en essor dans cette forte période de croissance), avait causé d'importants dégâts matériels, et des actes de malveillance inouis contre des fermes modernes installées à la limite des régions pastorales des Riaggiadi et du Lasahari. Cartagina veut éviter le renouveau d'un tel scénario, dont elle a pour l'instant été mise à l'abri notamment grâce au contexte mondial de guerre commerciale. "Heureusement que l'UDO ne s'est pas élargie, et que la Ligue n'est pas entrée dans la CND, sinon nous aurions connu des révoltes populaires liées au monde pastoral, dont la violence aurait pu être plus forte encore qu'en 2034-2036" explique Fabrizio Meloni, sociologue.

Si les bergers aliléens sont peu dépendants du marché, grâce au maintien efficace d'une économie parallèle, souvent à l'argent papier et au noir, les Nazaliens ont pris l'habitude des filières longues, parfois installées depuis plus d'un siècle entre les régions de résidence d'été, et les régions d'hivernage. De nombreuses filières longues, à commencer par les bouchers ramasseurs d'agneaux et de chevreaux, se fournissent désormais dans les ports de Lébira ou Melolecco, acquérant une viande ovine ou caprine produite en Illythie, un peu en Épibatie, et même en Alilée. La fin du traité de libre-échange, mal appliqué, avec l'Union Pan-Océanique, a soulagé le marché en évitant l'importation des viandes alekanes, autant que la Guerre d'Épibatie diminue drastiquement aujourd'hui la pression des viandes méso-algarbiennes sur le marché intérieur lébirien. Mais un retour au calme, souhaité évidemment par tous les autres acteurs de l'économie, serait synonyme de retour à une situation de plus en plus intenable pour le monde pastoral lébirien. Et les éleveurs le savent, prêts "à tout casser" pour se faire entendre, se situant eux-mêmes bien souvent dans une situation mentale de rupture avec l'ordre politique.

La crise populiste qui agite le sommet de l'État actuellement, avec un Sénat prenant des prérogatives insoupçonnées par l'exécutif, et les exécutifs provinciaux, est le reflet visible d'un malaise traversant ces couches populaires de la population, minoritaires mais parfois fortes par leur symbole, un ressentiment contre le centralisme politique, l'immigration, la modernisation de l'économie et la politique monétaire, la mondialisation. Rien de nouveau sous le soleil, mais la perpétuation de modes de vie contradictoires sur le territoire lébirien, et la segmentation d'une société qui ne semble pas aller si bien que ça dans la première économie du monde.

Posté : lun. sept. 23, 2019 7:32 pm
par Arios
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8/03/2040[/center]

L'Arovaquie, seule Province où des élections anticipées peuvent changer la donne

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San-Luigi-di-Casisca, Carénie[/center]

Le chantage se poursuit contre Cartagina, après que le Sénat ait finalement su imposer son avis sur les puces électroniques, contre les mises en garde et la tentative de blocage émanant de l'exécutif général, au travers de l'effort personnel consenti par le Président nazalien, Lino di Melaccis. Prenant très personnellement la Loi votée par le Sénat lébirien, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356745#p356745]le Jernland poursuit son passage à l'acte[/url] pour punir la Ligue de Lébira de ne pas contrôler comme il se doit ses instances démocratiques. Assurant voir une initiative anti-jernlandaise dans la décision sénatoriale, le Jernland impose des pénalités directement anti-lébiriennes. Or si l'on peut soupçonner une part non négligeable des Sénateurs ayant voté le texte controversé de vouloir précisément mettre Cartagina dans l'embarras vis-à-vis du leader contemporain de la CND, les arguments du PpI (Illythie) à l'origine du texte ont été largement développés et décrivent la nécessité de freiner les pays avançant vers le transhumanisme, quels qu'ils soient.

Le vote a été à deux reprises, les 4 et 28 février, assuré par des bancs très divers :
  • Einarrat (Illythie), nationalistes illythes désireux de fragiliser directement Cartagina (18)
    Progresso per l'Illitia (Illythie), physiocrates voulant préserver le pays du transhumanisme (15)
    Macana (Illythie), conservateurs plutôt opposés au transhumanisme (10)
    Parti cynique (Illythie), libéraux de gauche opposés à Cartagina et au transhumanisme (10)
    Igiene e Salute (Illythie), eugénistes ne voyant pas dans la technologie une source d'amélioration de l'Homme (6)
    Avanti Arovachia & Noi Con Addolorata (Arovaquie), indépendantistes et autonomistes opposés à Cartagina (32)
    Movimento Basta Corruzione (Alilée), libertaires de gauche opposés philosophiquement au dispositif de puce (11)
    Parti conservateur (Alilée), libéraux pro-familles et anti-transhumanisme (8)
    Nisimas (Alilée), nationalistes aliléens opposés à Cartagina (9)
    Union des Cités du Sud, Mangiare Paste & Salut ça va ? (Nazalie), localistes et anticentralistes, technophobes et opposés à Cartagina (20)
Sur les 38 Sénateurs du groupe Nazione&Liberta présent dans trois Provinces, 17 ont voté favorablement le texte le 4 février dernier, mais ils n'étaient plus que 8 à la fin du mois, lors du second vote. Avec plus de 120 voix, le groupe des pro-interdiction demeurait majoritaire à la chambre. De même, entre la moitié et un tiers des Sénateurs chrétien-sociaux valida l'interdiction du dispositif entre début et fin février.

S'il y a une Province dans laquelle le corps législatif libéral est bien positionné, c'est bien la Nazalie, qui depuis 2038 de 18 Sénateurs issus du libéral Popolo degli Cittadini et soutien du Président Di Melaccis, 17 Sénateurs Nazione&Liberta aux valeurs moins évidentes, et 5 Sénateurs Tutti Insieme, s'inscrivant dans le libertarianisme libéral assez à l'aise avec les question d'Homme augmenté. Cette majorité provinciale pourrait être égratignée, suite à la crise diplomatique et la pression lourde exercée par les pays de la CND, si des élections devaient être organisées en Nazalie. De même, il n'y aurait aucune raison d'en organiser en Alilée, où les résultats économiques médiocres se succèdent les uns aux autres, et où les positions populistes (dont Lega Impeccabile, qui a deux fois voté contre le texte et peut soutenir le puçage) et anti-cartaginiennes, en somme perturbatrices, pourraient en sortir encore renforcées. L'Illythie enfin, bastion du conservatisme, qui a en son temps déjà par elle seule changé le cours d'un référendum, connait une situation économique admirable, dirigée par le Progresso per l'illitia physiocrate lui-même à l'origine du texte mis en cause. Les Illythes, Algarbiens, appréhendent avec plus de vigueur les dérives technophiles d'une Dytolie lointaine, qui ne brille pas par la tempérance de ses modèles et de ses gouvernements ces dernières années.

Il reste l'Arovaquie, et sa majorité absolue de 32 sièges pour la coalition Avanti Arovachia-Noi con Addolorata, indépendantistes-autonomistes. Ce groupe constituant un poids législatif dépositaire d'un fort pouvoir local jusqu'à la réforme constitutionnelle instaurant le Senato Maggiore, ne constitue plus qu'un pouvoir de nuisance majeur dans un Sénat général à 240 sièges, dont il occupe plus de 12% des places. Or si le corps législatif arovaque a été élu à une époque où l'indépendance était plébiscitée par entre 40 et 60% des citoyens de la Province, selon les enquêtes, aujourd'hui et après ce que la Province a traversé, la tendance est nettement revue à la baisse et le soutien à la Présidente indépendantiste s'en trouve ruiné, ramené à quelques 20 à 30% des sondés. Tous les analystes observent que des élections anticipées en Arovaquie feraient perdre un grand nombre de sièges aux indépendantistes, au profit des partis "de gouvernement", dont l'UCS (chrétiens-sociaux), N&L (sociaux-libéraux), et même TI (libertaires-libéraux). Elles seraient une condition sine qua non à un revirement du Sénat Majeur, qui a besoin de davantage de voix pro-gouvernementales, au-delà des idéologies et des chapelles politiques diverses.[/justify]

Posté : lun. sept. 23, 2019 8:06 pm
par Arios
[right]9 mars 2040
Stampato a Atomia[/right]

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"Cartagina aura besoin d'une monarchie un jour. Ma famille sera là"

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/09/23/19092309401532262.png[/img]
Toujours Roi d'Illythie, mais sans pouvoirs et tenu éloigné en Nazalie, Tolomeo XVI ne décroche pas[/Center]

Il s'est fait volé le pouvoir ; certains diront par Cartagina, qui a vassalisé l'Illythie au sein de sa Ligue de Lébira bâtie sur mesure pour assurer aux Montalvéens l'accès à l'Algarbe centrale et ses ressources ; d'autres y reconnaitront les forces centrifuges illythes qui aspiraient depuis longtemps à l'établissement d'une démocratie. La monarchie de droit divin des Ptolémides de Nefrot avait quelque chose d'anachronique, rendu d'autant plus troublant par l'essor du niveau de vie des super-riches illythes, intégrés à la mondialisation, quand dans le même temps la spiritualité loyaliste aveugle ne permettait plus la dévotion nécessaire due à un régime en dépendant.

Depuis l'été 2038 [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348789#p348789]et la tentative de coup de force[/url] des derniers réseaux absolutistes et des nationalistes désireux d'un retour à une pleine indépendance, le Roi d'Illythie et sa famille ont été contraints vers l'exil, sur décision des instances démocratiques de l'Illythie, en Nazalie. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348725#p348725]Les interventions du monarque illythe pouvaient s'avérer gênantes, sinon contradictoires avec la volonté générale de la Ligue[/url] dont l'Illythie est membre et partie. Un chemin sans retour ?

C'est que depuis que les ventres se sont remplis en Nazalie, qui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=300133#p300133]compte désormais des Régions parmi les plus riches de la Ligue[/url], le soutien à une monarchie absente mais toujours officielle s'en sort en fait renforcé. L'amélioration des conditions de vie favorise l'affection envers la dynastie, lien visible entre le passé et l'avenir. Sa Majesté Tolomeo XVI en est convaincu : "il ne peut y avoir de souveraineté sans souverain, il ne peut y avoir d'avenir sans passé, et il ne peut y avoir de pays stable sans un pilier central pour le soutenir". Dans le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356616#p356616]monde qui vient que certains annoncent[/url], le monarque aura pour l'héritier des Ptolémides de Nefrot le rôle de gestionnaire de long terme et de défenseur du pays. La démocratie de l'instantanéité et des luttes internes, court-termiste, n'est justifiable et fonctionnelle que dans la persistance de la croissance économique.

De là à monter sur le trône de Cartagina ? La Nazalie n'a pas connu de monarque depuis sa période musulmane, si l'on excepte les quasi-roitelets que le système bourgeois des édiles urbains produisait dans la Nazalie des Cités aux XV-XVI-XVIIème siècles. L'histoire est à peu près la même dans les autres Provinces de l'ancienne Ligue de Montalvo, dominées de tous temps par des villes riches et leurs pouvoirs "démocratiques" parfois contradictoires, naviguant dans les jeux d'influences entre familles et institutions concurrentes. Affirmant dans un entretien accordé au canard du Wyeotep, traitant par ailleurs le sujet sous un certain prisme sarcastique, que c'est la Ligue de Lébira elle-même qui aura besoin un jour d'un retour monarchique, alors qu'il était interrogé sur un éventuel retour physique en Illythie et un recouvrement au moins partiel de ses prérogatives, le Satrape dit se tenir prêt, avec sa famille, pour endosser cette responsabilité.

La balle dans le camps de l'exécutif. Ou du législatif.