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Posté : ven. sept. 06, 2019 9:50 am
par Arios
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60ct ---------- 16/01/2040[/center]
Naturalisations : 120 000 Archavèniens ont acquis la nationalité lébirienne en 2039
C'est l'équivalent d'une ville moyenne archavène que la Ligue de Lébira dérobe définitivement chaque année à l'Empire dytolien. Une de ces villes encastrées, perdues au milieu d'une vallée en haut des flancs de laquelle la nature se proclame encore invaincue, affichant ostensiblement son maintien aux citadins qui parcourent cet urbanisme improvisé, en strates temporelles maladroitement juxtaposées, depuis le bourg maraicher d'altitude qu'elles ont écrasé.
En tout, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356167#p356167]ce sont 250 000 personnes qui ont acquis la nationalité lébirienne en 2039[/url]. Les Archavèniens, dans leur diversité, forment le premier contingent depuis 3 ans, devant les Amarantins, les Valdaques (procédure quasiment impossible depuis la rupture diplomatique et commerciale), les Aminiens... Pour les opposants inquiets à la sémitisation de la Ligue, et ils sont nombreux aux services d'immigration, l'Archavêne est le dernier rempart à ce changement ethnoracial, et ethnoculturel (le remplacement des racines latines par les cultures amarantine et copte, voire berbère).
C'est que les habitants de l'Archavêne sont bons élèves : maitrisant souvent l'italique dès leur arrivée, malgré la persistance des dialectes gallo-italiques, gavots, ligures, arpitans ou occitans dans leur culture encore très ruraliste, ils possèdent une proximité culturelle forte avec l'essentiel de la population, et de l'histoire, lébiriennes. Il est évident que leur demande est le plus souvent reçue avec bienveillance par l'administration migratoire. Celle-ci répond encore du vieillot [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332634#p332634]Code de la Citoyenneté de 1952[/url], que certains partis voudraient réécrire à l'heure de la mondialisation. L'article IV du Code facilite de fait la procédure pour les Italiques continentaux, groupe auxquels appartiennent la plupart des Archavèniens.
Pour les autres, l'immigration est facile vers Lébira en cas de contrat de travail ou de qualifications, mais le transport illégal a pour conséquence le plus souvent l'internement, notamment dans les camps d'immigrés illégaux aujourd'hui situés le plus souvent en Illythie, en cas de séjour long c'est à dire de difficultés administratives à être recueillies par le pays de départ. La procédure de naturalisation peut prendre jusqu'à 8 ans, elle s'accompagne d'enquêtes de terrain systématiques, et nécessite d'avoir travaillé durant sept années pleines dans la Ligue. Un point particulier est entretenu autour de l'exigence de délivrance d'une éducation compatible avec l'assimilation aux enfants.
Cela fait que les Archavèniens naturalisés en 2039 sont pour l'essentiels présents dans la Ligue depuis plus de dix ans. C'est pourquoi le récent essor du pays ne devrait pas avoir de conséquences sur ces chiffres pendant quelques années encore, de nombreuses procédures étant déja en cours. Sauf miracle économiques, de nombreux expatriés devraient encore préférer accéder à la citoyenneté du pays dans lequel ils construisent leur vie depuis parfois 20 ans, plutôt que partir retenter leur chance en Dytolie. Pour leur pays d'origine, il s'agit néanmoins d'un problème, l'attractivité lébirienne (culturelle, fiscale, économique...) encourageant l'exode de forces vives, rurales comme urbaines.
Posté : lun. sept. 09, 2019 8:16 am
par Arios
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60ct ---------- 26/01/2040[/center]
Hôpitaux : le Sénat rejette la privatisation voulue par l'exécutif
La coalition centriste sur ce dossier n'aura pas tenu plus de quelques heures. Les Chrétiens-sociaux ont annoncé par surprise quelques minutes avant le vote qu'ils ne soutiendraient pas le projet, entrainant dans leur sillage de nombreux votes physiocrates illythes, ainsi que des voies issues des conservateurs aliléens et de Lega Impeccabile. Le vote contre des partis autonomistes et indépendantistes divers ont terminé de faire le bloc nécessaire au rejet de la proposition gouvernementale.
La mesure, selon le gouvernement, aurait permis l'économie annuelle de 1,2 milliards $ par an, entre frais de gestion et salaires des fonctionnaires basculant sous employeur privé. Ceci en plus d'un prix de vente vanté entre 6 et 9 milliards $. De quoi faire rentrer de l'argent dans les caisses... mais pas seulement, car richement abondés de matériel et locaux neufs durant les années 2020, au détriment de la défense et d'autres postes, les hôpitaux et la santé montalvéens avaient acquis une position de choix mais souffrirent la décennie suivante de manque d'intérêt et de moyens de la part des gouvernement. Pour l'exécutif, la privatisation aurait garanti l'accès au secteur de managers apportant leur savoir-faire et permettant la montée en gamme des soins, et notamment la transition vers l'hôpital du futur, "à la jernlandaise". Plusieurs acteurs jernlandais du secteur avaient été approchés pour des propositions de reprise.
La Ligue conservera donc pour l'instant sa Santé publique. L'espace d'un vote, le spectre d'une coalition à la Santognaise a hanté le nouvel hémicycle, entre une gauche renouvelée par sa longue vacance du pouvoir, et l'extrême-droite de tous les localismes et les séparatismes. La grande maléabilité, sinon naïveté, dont le Sénat Majeur témoigne par ses premiers faits d'armes, les bancs divers n'hésitant pas à s'allier sur nombre d'idées communes et sans s'emprisonner en groupes hermétiques, semble saluée par la population. Satisfaits du rejet de la privatisation, des milliers d'internautes échangeaient hier soir sur le code "#WSenato". Le Sénat est-il l'homme providentiel ?
Posté : mar. sept. 10, 2019 11:26 am
par Arios
[right]30 janvier 2039
Stampato a Atomia[/right]
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"Il Faraone" inaugure l'Aéroport d'Atomia
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Giobbe Marzalla est venu sur le nouvel aéroport illythe pour inaugurer le mastodonte qui le relie désormais plus facilement à la Cérulée et au monde[/center]
Bouillonnement économique oblige, depuis plusieurs mois le premier aéroport de l'histoire illythe accueillait déjà de nombreux appareils, quasiment tous les jours. Mais l'inauguration officielle n'a eu lieu que ce matin, les dernier travaux terminés au début de l'année sur les quatre pistes en terre-plein construites sur la mer, et dans les locaux flambant neufs de cette perle qui étonne tant les badauds, notamment ceux ayant passé l'essentiel de leur vie à ramasser des coquillages sur les rochers aujourd'hui englobés par le goudron. C'est le Président de la province d'Illythie, Giobbe Marzalla, qui a présidé la cérémonie d'inauguration, dont les organisateurs n'ont pas lésiné sur la pompe. Hôtesses de l'air en uniforme de grand vol, clips projetés devant la foule de milliers de curieux pour louer les mérites de l'Illythie moderne, tables géantes pour un cocktail amical de grande ampleur réunissant anonymes, architectes, urbanistes et administrateurs à l'origine du grand projet multimodal qui voit le jour à Atomia.
La ville, maritime depuis toujours, est au cœur d'un phénomène énorme : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=300133#p300133]le doublement, en quatre ans, de la force économique de l'Illythie[/url], passée de 23 à 54 milliards $ de PIB. La Province, ex-monarchie absolue, toujours théoriquement protégée par la Couronne, bien qu'éloignée, des Ptolémides de Nefrot exilés en Nazalie, représente désormais plus de 20% du PIB lébirien. Un cinquième de la première puissance économique mondiale. L'Illythie veut disputer au Makengo, 59 milliards $, la place de "premier pays d'Algarbe", comme joue insolemment à le proclamer le Président illythe, faisant fi d'une Constitution commune avec la Cérulée pourtant approuvée par le corps législatif illythe en 2036, par la monarchie, et soutenue par l'essentiel des Coptes.
L'essentiel de la croissance illythe s'opère autour de deux régions, le Delta, insistant sur Atomia et la transformation de ses bidonvilles, et la Dacrélie, dans le sud, mutante se nourrissant des flux de diamants sortant des profondes terres sableuses du sous-sol algarbien. Les Citoyens des Régions d'Atomie-Paomèches et de Dacrélie produisent maintenant théoriquement davantage que leurs concitoyens du littoral arovaque, avec 25-27 000 $ par an contre 22 000 $. Mais ces statistiques en trompe l’œil sont autant faussées que dans le reste de la Ligue, qui accueille désormais plus de 2,5 millions de travailleurs étrangers. De plus, l'immigration intérieure à la Ligue, de la Cérulée vers l'Illythie, est forte, et les villes de Dacrélie ressemblent davantage à de nouvelles petites cités coloniales blanches, qu'à un véritable rêve autochtone de développement. Le PIB/Hab réel, lui, reste encourageant : 16 et 17 000 $ annuels par habitant de Dacrélie et d'Atomie-Paomèches, étrangers et montalvéens compris - entre 500 et 1000 $ de plus que dans le Ciorco nazalien, riche en étrangers, mais encore en-dessous des 18-28 000 $ annuels des habitants de l'Arovaquie littorale.
Atomia a finalement fait le choix de la concentration des structures, contre les projets de décentraliser ces grands ensembles dans d'autres villes côtières du Delta et des Paomèches. L'urbanisation sur la mer, à grands renforts de remblais en proportions exceptionnelles, a satisfait la majorité physiocrate qui pilote et encadre le développement "économe" d'un pays aux terres agricoles d'une grande rareté, et d'une grande valeur dans la culture chrétienne traditionnelle du pays. Un premier port à container est en phase finale d'aménagement à Atomia, à l'ouest de l'Aéroport, qui facilitera notamment l'exportation agricole vers la Cérulée... mais également les déménagements entre l'Illythie et le reste de la Ligue.
Posté : jeu. sept. 12, 2019 10:20 am
par Arios
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60ct ---------- 4/02/2040[/center]
Le Sénat bloque l'accès au territoire aux individus portant une puce électronique
Sensibles au grand débat bioéthique qui agite la Dytolie, le nouveau Sénat lébirien vient d'apporter sa pierre à l'édifice, ou plutôt son coup de boutoir, en s'opposant fermement au projet travaillant certaines administrations, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356456#p356456]dont en premier lieu le très sécuritaire Jernland[/url], sur le puçage des citoyens. Le pays nordique devrait trancher dans les semaines à venir, en fait son Général en chef, sur l'obligation ou non du puçage systématique des individus, adultes comme enfants, afin d'améliorer en théorie la sécurité, et la praticité de la vie dans le pays. Mais cette surveillance jusque dans la chair des citoyens effraie nombre de Lébiriens, qui ont déja du mal avec la monnaie électronique, d'autant plus que nombre d'entre eux soupçonnent institutions bancaires et État profond de vouloir en arriver là.
Ce sont les Physiocrates illythes qui ont précipité le débat et déposé à succès le projet de loi. Leur priorité était d'anticiper l'arrivée des arguments des pro-puçage jusqu'à nous, en faisant s'opposer le Sénat par principe avant qu'un potentiel gouvernement, voire celui-ci, ne lance l'offensive - alors que la Ligue surveille déja énormément ses citoyens, la carte de paiement constituant même une puce de traçage potentiel en cas d'enquête criminelle. Le parti présidentiel illythe a trouvé le soutien des nationalistes, des libertaires aliléens et nazaliens, des indépendantistes et autonomistes arovaques, et de nombreuses voix chrétiennes-sociales, mais aussi libérales. Les Sénateurs n'ont pas eu le temps d'être happés par la rhétorique de gouvernement et ont voté en leur âme et conscience...
Mais la loi va plus loin, et là aussi brandissant les arguments de la sécurité, il a été interdit, sauf dérogation diplomatique, aux individus portant une puce, d'entrer sur le territoire lébirien. Là encore, Atomia semblait vouloir anticiper, avant que la moitié de la Dytolie se mette en puce et que les pro-puces lébiriens n'attaquent sur une interdiction trop pénalisable pour le tourisme. "La Ligue est une terre de libertés. Elle est faite de citoyens et non de bétail. Avis aux funestes projets encore dans les tiroirs : qu'ils y restent." de conclure le chef de groupe du PpI, Gregorio Ascigot.
Posté : jeu. sept. 12, 2019 7:51 pm
par Arios
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5/02/2040[/center]
Le Président nazalien impose son véto à la loi anti-puces, le Sénat Majeur proteste
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Comme prévu par la réforme constitutionnelle, un Président de Province peut déposer son véto contre une mesure votée par le Sénat unique[/center]
Lino di Melaccis n'a pas lésiné sur les critiques contre les Sénateurs nazaliens, son opposition comme les deux partis censés lui servir de majorité libérale-centriste : N&L et surtout Popolo degli Cittadini. "Il va falloir vous calmer, les gars. On ne prend pas de décision sans consulter le Président." aurait lancé aux Sénateurs des deux groupes proches de son gouvernement régional, le Président nazalien, alors qu'il les tenait réunis dans une des salles de conférence du siège de N&L à Cartagina. Lino di Melaccis chargeait dès ce matin les responsables du "vote anti-puce" par voie de presse, confiant ces propos lors d'une interview relayée par plusieurs journaux : "Le Sénat Majeur a les pouvoirs d'un grand parlement, mais il n'en partage ni l'expérience, ni la maturité. Il est également du devoir des Sénateurs de tous groupes de choisir : ou ils sont du côté de la Ligue, ou ils sont du côté de ses ennemis ; il ne peut y avoir aucun dialogue avec ceux qui veulent le démantèlement du pays." a insisté le Président nazalien, comme pour préparer le terrain à son véto annoncé dans l'après-midi.
En ligne de mire, le quinquagénaire a évidemment la principale force d'opposition en Nazalie : l'Unione delle Città del Sud, qui si elle a été réduite à 13 sièges sur 60 aux dernières sénatoriales, tout en étant groupée avec le petit parti Salve va ben ?, reste très influente dans les régions sud de la Province. Or depuis le 1er janvier, l'UdCS n'hésite pas à voter aux côtés des nationalistes illythes ou aliléens, et des indépendantistes de tous bords, quand il s'agit de bloquer un projet gouvernemental ou de mettre Cartagina en difficulté. Cet idylle parlementaire entre toutes les oppositions au Gouvernement général hérisse les poils de nombreux haut-fonctionnaires, qui commencent à être nombreux à penser que Luciano Vesperto a créé un monstre. "Les populistes de tous horizons ont compris une chose : seuls, ils ne valent rien, ensemble ils ne valent pas pour gouverner, mais ensemble dans l'opposition ils constituent une force de nuisance massive" décrypte l'un d'entre eux. Néanmoins, les coalitions restent très mouvantes au Sénat, et pour l'instant aucun bloc stable n'est envisageable. Par exemple, l'initiative anti-puce a été prise par le Progresso per l'Illitia, au gouvernement en Illythie, puis soutenue par les localistes, autonomistes et anti-ligues divers, ainsi que de nombreuses voix éparpillées qui ont permis la validation de la loi - mais le PpI illythe est un allié central du Gouvernement général sur l'essentiel des dossiers, et Giobbe Marzalla, qui en est issu, est bien celui qui a imposé le maintien de Luciano Vesperto contre l'avis des deux présidents libéraux de l'Alilée et de la Nazalie à l'automne dernier.
On peut penser que si Lino di Melaccis s'est emparé de la question, c'est en concertation avec le Président du Conseil, Luciano Vesperto. Contrairement à ce qui peut être rapidement interprété par la presse étrangère, l'exécutif n'y est strictement pour rien dans l'emballement du Sénat autour des "puces". "Lino di Melaccis est l'homme de la tempérance à l'égard de la CND, c'est un libéral, et son véto doit être interpréter comme une volonté de freiner les ardeurs zélées du Sénat sur des questions qui ne font que nuire aux relations entre la Ligue et la Dytolie ; il se fou des puces, il y est lui-même opposé en tant qu'homme, et vient de rangs politiques qui y sont philosophiquement hostiles au nom de la liberté de chacun - quand les partis plus centristes, N&L ou même certains chez l'UCS, beaucoup chez LI, y seraient plus ouverts au nom du contrôle, de la sécurité et de la justice" explique Amerigo Casiraghi, politologue.
La loi ne sera donc pas appliquée. Plusieurs groupes envisagent de représenter un texte pour garantir qu'on ne lancera jamais un projet à l'image de celui du Jernland dans la Ligue. "Il ne peut pas y avoir de lois préventives, c'est n'importe-quoi." clame un Sénateur libéral. Mais le manque de pertinence n'effraie pas un certain nombre de partis, ligués dans l'idée simple de faire de bruit en tapant à la casserole sur le Gouvernement central et les Présidents de province.
Posté : ven. sept. 13, 2019 9:05 am
par Arios
8 février 2040
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Pétition anti-veto : les exécutifs tétanisés
La Présidente arovaque s'est contentée de déclarer qu'elle était
horrifiée par le système de la puce électronique dans l'être humain. Mais elle s'est refusée à commenter la polémique politique enflant entre le Sénat Majeur, outré par le veto du Président nazalien, et l'exécutif général qui a fini par admettre que Lino di Melaccis avait déposé son veto suite à l'approbation du Président du Conseil et des membres du gouvernement. Une pétition en ligne a recueilli 150 000 signatures en 48h, et ses instigateurs (des membres du PpI illythe) entendent la lancer version papier dans une grande campagne pour provoquer une seconde réforme constitutionnelle qui retirerait le droit de veto aux Présidents de Province.
- "Le gouvernement lébirien est accusé depuis des années d'intransigeance à l'étranger, mais aujourd'hui il se retrouve dans la position délicate de celui qui cherche à tempérer les ardeurs d'une chambre nouvelle, à l'égard des dispositions étrangères notamment. Et les acteurs économiques anticipent des décisions douanières lourdes de la part du Sénat Majeur, lieu où protectionnistes de tous bords semblent prêts à faire cause commune."
Mauvaise image pour l'opinion que celle d'un Président de Province paralysant la décision d'une chambre démocratiquement élue. Avant la réforme constitutionnelle, la situation était bien souvent inverse : avec une chambre provinciale capable de paralyser la décision des autres chambres et des exécutifs. À l'automne encore, les libéraux étaient en position de force avec deux sièges au Conseil, deux majorités provinciales possibles - aujourd'hui avec l'instauration du Sénat unique, ils sont minoritaires, face à un paysage dominé par les populistes et les tenants de politiques sociales lourdes.
Mais le monstre vespertien du Sénat unique menace jusqu'à son créateur. Si le Conseil et le gouvernement général se retrouvent dans le rôle des opposants perpétuels du "peuple" représenté au Sénat, leur légitimité électorale va sembler bien moindre. Il semble grand temps que l'exécutif reprenne la main sur les directions de partis qui sont censés l'appuyer, pour éviter ces votes personnels de Sénateurs pensant avant tout en "citoyen-philosophe" et non en politicien, au risque de favoriser la descente vers l'anarchie, même si les groupes contestataires restent théoriquement minoritaires à la représentation sénatoriale.
Posté : ven. sept. 13, 2019 8:40 pm
par Arios
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9 février 2040[/center]
[center]Cartagina et la BdM ont créé un fond privé pour contourner l'interdiction de prêt à l'État[/center]
[center][img]https://investir.lesechos.fr/medias/2016/07/29/1569960_1469775531_1543186-1460393078-1543185-1460392957-monte-paschi.png[/img]
La Banque centrale a pu prêter à l'État les 16,5 milliards qui lui manquaient pour éviter la banqueroute[/Center]
"Il n'y avait pas d'autre solution" assure Fabio Spazziris, le très sérieux directeur de la banque centrale lébirienne, la Banca di Montefiori centrale. En novembre 2039 et face au risque de non-financement des dernières dépenses de l'État pour l'année, est créé en Épibatie la SFACAC, Société Financière pour l'Alliance Commerciale Algarbo-Céruléenne, un fond privé bancaire qui obtient dans les quelques jours suivant sa création un prêt exceptionnel de la Banque Centrale, à hauteur de 16,5 milliards $, une somme que la SFACAC prêtera immédiatement à la Ligue de Lébira en rachetant l'équivalent d'obligations nécessaires.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356493#p356493]La générosité intéressée du fond souverain karsais KIA[/url] n'aura pas suffi pour permettre le financement d'un déficit exceptionnel, historique, à hauteur de 42,8 milliards de $, soit le PIB de la plupart des pays d'Algarbe ou de Ventélie. La dépense publique lébirienne a explosé en 2039, essentiellement du fait [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353684#p353684]des indemnisations des épargnants victimes de la faillite de la Monezzi Solutione et des plans de refinancement des banques en difficultés suite à celle-ci,[/url] s'élevant à plus de 103 milliards de $, quand il n'était que de 76 milliards $ en 2038. Le générosité des alliés traditionnels (Commonwealth) et des nouveaux partenaires financiers internationaux (Kars) ne suffisent plus à soutenir l'économie lébirienne, très faiblement imposée, mais très gourmandes en prestations sociales.
Le montage de la SFACAC est-il illégal ? Non, au contraire même, l'opération a été montée pour sa légalité : en prêtant à un fond bancaire privé, la BdM respecte son rôle ; en acceptant d'emprunter de l'argent auprès d'un fond privé, la Ligue de Lébira respecte ses droits. Depuis 1951, et les Accords de Grampool, il est interdit à la Banque centrale du futur État italique, qui deviendra la Ligue de Montalvo en 1953, de prêter à l'État. Le financement des activités de l'État par les créations monétaires de la banque publique avait été massivement utilisé durant le régime fasciste, déséquilibrant l'économie commerciale et la concurrence en Cérulée, de même que participant à la préparation du conflit que les Italiques mèneront à l'égard du Commonwealth. En 2039, le montage autour de la SFACAC permet de respecter ce principe de non-autofinancement, mais le symbole envoyé par la BdM reste néfaste car il fait planer le risque du retour à une politique de planche à billets.
C'est pourquoi le directeur de la BdM, Fabio Spazziris, est monté lui-même au créneau pour défendre cette décision. "La SFACAC a acheté des obligations lébiriennes et l'argent emprunté pour cela sera remboursé au plus vite. Tous les acteurs s'entendent sur un point : il est nécessaire de passer au plus vite à une politique d'économies massives de la part de la Ligue de Lébira".
Posté : sam. sept. 14, 2019 7:36 pm
par Arios
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60ct ---------- 11/02/2040[/center]
Travail informel et chômage en nette baisse en 2039
[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/06/2june_2007_467.jpg/310px-2june_2007_467.jpg[/img]
La politique de la BNSL commence-t'elle à porter ses fruits ?[/center]
Lorsqu'il prend connaissance de son jugement, Michelle Pagniacci est soulagé : deux mois de prison avec sursis, suite au décès par infarctus du petit entrepreneur qu'il perquisitionné, c'était bien moins que ce qu'anticipait la presse hostile aux activités de la BNSL. Mais l'enquête a démontré que la victime avait des problèmes de santé, une fragilité cardiaque avec une hygiène de vie mal appropriée. La perquisition, totalement légale, s'est déroulée sans violences sur l'intéressé, bien que Pagniacci et ses collègues aient entrepris la destruction du matériel d'apiculture frauduleux (sous-déclaré) en face du sexagénaire. C'est la démonstration inutile de brutalité contre ces équipements qui a été jugée par la Cour inappropriée, de nombreux voisins ayant entendu les coups assénés sur les outils, machines, hausses de ruches et stocks de pots de l'apiculteur frauduleux, jugés par tous comme témoignant d'un excès de zèle - auquel les brigadiers rajouteront plusieurs insultes à l'encontre de l'homme, alors même que celui-ci semblait entrer en crise.
La Brigata nazionale della sicurezza del lavoro existe depuis de longues années dans la Ligue. Les 75 000 employés coûtent plus de 2,4 milliards $ par an, mais suppléent une Répression des fraudes jusqu'alors dépassée, avec ses 22 000 employés dont de nombreux en bureaux, pour gérer la surveillance de l'économie montalvéenne puis lébirienne, que l'on sait sujettes à de nombreuses tentations d'irrégularités. Les brigadiers répondent d'échelons territoriaux inférieurs à ceux des Régions, des services de Répression des fraudes, et effectuent les enquêtes de terrain, perquisitions et perquisitions préventives dans tous les endroits jugés suspects ou à risques par la RF. Les brigadiers sont payés 33 000 $ par an, soient davantage que la moyenne des professeurs d'écoles publiques. Ils suivent un entrainement de maintien en forme régulier, et une courte formation militaire, bien qu'ils ne soient pas tous autorisés à porter une arme à feu lors de leurs visites.
Ces efforts humains et budgétaires n'ont pas semblé porter leurs fruits durant de longues années, mais le passage à la Ligue de Lébira avec l'adhésion de l'Illythie a bousculé les rangs, et créé d'importants besoins en formations d'effectifs entre 2036 et 2038, neutralisant des agents. L'entrée de l'Illythie a provoqué une hausse de près de 40% du taux de travailleurs informels à l'échelle de la Ligue, l'économie illythe ayant des difficultés à gérer cette transition vers la bureaucratie ; ce taux a augmenté jusqu'en 2038, devant l'essor économique exceptionnel en Algarbe, et pour la première fois diminué en 2039. Sur un an, ce sont près de 112 000 postes et activités illégaux qui ont été régularisés, dans 80% des cas à l'initiative des travailleurs. La "crainte" d'une descente de la BNSL n'y est pas pour rien.
Dans le même temps, le chômage a baissé de 77 000 personnes, repassant sous le nombre symbolique des 1 millions. Ces régularisations et retours à l'emploi laissent présager un début de retours d'économies pour l'État. Au prix d'une certaine réputation martiale dans le domaine de la surveillance et de la prévention de la fraude au travail.
Posté : dim. sept. 15, 2019 7:09 pm
par Arios
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15 février 2040[/center]
[center]Zibbibo annonce un nouveau système d'exploitation pour 2041[/center]
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Le géant du Web veut reconquérir le marché des OS[/center]
Le moteur de recherche lébirien a pour lui l'ancienneté de sa présence sur le marché. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=293979#p293979]En 2030 déjà, la presse pointe du doigt son manque de modernité[/url], ton interface vieillotte inchangée depuis les années 2010, son efficacité en baisse, en somme le dépassement dont était victime le moteur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=319530#p319530]par rapport à ses concurrents ventéliens[/url], essentiellement à l'époque. Depuis, avec l'essor de la Dytolie au cours de la décennie, et notamment de puissances numériques stables, Zibbibo n'a pas rattrapé son retard en termes de marché, bien que ses mises à jours successives ces dix dernières années lui ait permis de se maintenir, essentiellement en Cérulée, comme une référence de la recherche d'images et de pages. Les fonctions autres restent sous-exploitées par l'outil, en dehors de son énorme maillage de "réseaux", pour le travail et les relations humaines. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=302384#p302384]Zibbibo-Insieme[/url], le réseau d'échanges de biens et de services, de vente d'objets d'occasion et de collectes de fonds, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333513#p333513]Zibbi'job[/url], plateforme gratuite de recrutement offerte aux employeurs sur profils des candidats, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352183#p352183]le chat ergonomique Zibibbo-Messaggi très populaire dans les pays où le téléphone mobile domine encore les tablettes[/url], l'application de rencontres et de drague Zibbilove, ou encore la plus controversée [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356189#p356189]plateforme de vidéos adultes Pornzibbi[/url]. Véritable phénomène stratégique et banque de données impressionante, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=319506#p319506]c'est parfois avec l'argent public[/url] que le moteur de recherche a assuré ses arrières en termes de financements de projets.
Zibbibo avait participé dès 2021 à la création d'un OS occidental dans le cadre d'un projet impliquant plusieurs pays. Mais la crise économique est passée par là, et la suite de l'histoire du numérique a confié aux Ventéliens le monopole sur la question, avant que de timides réponses n'émergent côté dytolien. Devant la hausse continuelle des risques liés au cyber-espionnage, la création d'un système d'exploitation indépendant s'est imposée comme une priorité pour de nombreux pays, et des gouvernements prêts à financer une grande part des recherches privées. C'est notamment pour profiter de cette manne que la firme lébirienne entend se positionner sur ce marché afin d'imposer son OS dès la fin des années 2040, comme une alternative sûre. Mais la sécurité des données n'est pas vraiment le fort d'une entreprise qui a toujours refusé de délivrer aux observateurs internationaux les preuves de l'imperméabilité entre la data récoltée dans le cadre de ses activités très éclectiques, et le gouvernement lébirien. De plus, Zibbibo participe activement à la sauvegarde de données pour la Banque centrale lébirienne et le système bancaire privé, en prêtant ses fermes de serveurs dont elle dispose des forêts d'Arovaquie jusqu'à celles d'Épibatie...
Les nouveautés de l'Operativo V ? Il devrait permettre, contrairement à la version 4, l'installation de programmes n'ayant rien à voir avec la firme. Il serait en ce sens le premier véritable OS indépendant de la famille Zibbibo, qui jusque-là ne proposait que des systèmes "fermés", permettant essentiellement d'accumuler la totalité des applications du groupe. L'OS serait en fait une déclinaison civile du travail déjà opéré par Zibbibo auprès de l'Armée lébirienne, avec laquelle il collabore depuis de nombreuses années afin de mettre en place des fonctionnements numériques hermétiques dont l'Armée a besoin pour la sécurité de ses procédures et de ses équipements. Cette démocratisation s'explique par le changement complet d'OS entrepris par l'Armée depuis 2039, pour un nouvel outil là aussi mis au point avec les équipes spécialisées du géant du numérique.
Posté : mar. sept. 17, 2019 6:49 pm
par Arios
[right]21 di febbraio 2040[/right]
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Mer pourpre : Trois jeunes valvates perdent la vie dans une action militante contre un super-chalutier lébirien
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Image d'illustration - accrochage en 2035 entre un chalutier et un navire militant[/Center]
Ils s'appelaient Ignatus, Kalvis et Lidija, deux garçons et une fille âgés respectivement de 27, 24 et 19 ans. Lidija avait fêté son anniversaire la veille de l'accident. Membres de l'ONG écologiste radicale Keerub, ils participaient à une mission illégale de lutte contre les grands chalutiers parcourant la Cérulée. L'opération avait débuté depuis 6 jours, deux navires affrétés par Keerub, le "
Blue Skyline" et le "
Panavacchus", sous pavillon cybistrien, de faible tonnages, s'étaient élancés de Césarée (Cybistrie) avec pour port de mission Filipiada, en Alilée, dans le but de réaliser plusieurs abordages de super-chalutiers et navires usines afin de marquer leur coque de slogans écologistes anti-pêche.
Le grand hors-bord
Panavacchus avait déjà abordé deux chalutiers en début de semaine, réussissant à marquer les coques et réaliser trois films immédiatement uploadés sur le net pour sensibiliser contre "
la violence de la pêche industrielle, qui détruit éhontément les fonds marins", riches de prises de vues sensées immortaliser la remontée de filets électriques par les navires abordés. Mais ce mercredi matin, à l'approche du navire lébirien le
Scossa V, un grand chalutier, pêchant au large du Cap de Theudermeschios, les 12 membres de l'équipage ignoraient conduire certains d'entre eux vers la mort.
- "Le Panavacchus s'est rapproché du navire, les militants ont commencé à jeter des objets et des détritus contre notre bateau. Ils ont tendu des perches pour amarrer leur navire au nôtre, bouées contre coque, puis l'un d'entre eux s'est mis à peindre notre coque pour y inscrire des injures et des slogans. On a répliqué avec la lance à eau, à peine quelques secondes, et quand on a vu que cela déstabilisait trop leur équipage, le capitaine a donné l'ordre de cesser. On était perche contre perche, tentant de décrocher les leurs sans recevoir les coups que tentaient d'infliger certains militants à nos marins. Puis il y a eu une vague, à ce moment leurs liens ont craqué, leur navire est parti en arrière et a été chahuté par la trainée du Scossa. Quatre militants sont tombés à la mer, mais on ne l'a pas vu." raconte un marin du navire lébirien.
Après s'être éloigné de plusieurs centaines de mètres, l'équipage du Scossa remarque la fusée de détresse lancée par le
Panavacchus. Le capitaine lébirien prend la décision de mettre à l'eau un canot de sauvetage, pour aller se rendre compte sur place. Un militant avait plongé, équipé, à la recherche désespérée de ses camarades, un ayant été repêché sain et sauf, trois manquant. Les marins lébiriens ont alors participé aux recherches avec leur hors-bord ; une heure plus tard, un corps était repêché sans vie, les deux autres n'ont pas été retrouvés. Keerub a mis fin à sa mission. Les parents des victimes ont été invitées par les autorités cybistriennes à se rendre sur place, dont ceux de Kalvis, dont le corps a été pris en charge par Héraclée.