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Posté : mar. avr. 07, 2015 5:34 pm
par Iskupitel
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Yathorage – 08 octobre 2026
Tel-Érib continue de se faire remarquer[/center]
[justify]Faut-il briser Tel-Érib ? C'est la question que se pose actuellement le Président Attinc. L'intégration du puissant pays dans la Fédération a jusqu'ici, après sept mois, beaucoup de bien à la Cyrénanie. L'économie, tout d'abord, s'est réveillée, et l'innovation ainsi que l'accueil d'entreprises étrangères n'ont jamais été aussi dynamiques. Les liaisons entre la côte nord et la côte sud, les deux pôles économiques du pays, ont été décuplées, et plusieurs projets de tunnels dans les Monts Centraux ont été proposés afin de pallier à cet obstacle naturel à la réunion entre les deux parties de l'Île du Prince. La culture cyrénane s'est agrandie, profitant de l'accès toujours plus aisé à la culture tel-éribaine, légèrement différente et apportant aux artistes de Yathorage et des grandes villes de la côte nord une sorte de bouffée d'air qui semble redynamiser les productions artistiques. Politiquement, si la Fédération se trouve en période de campagne pour les élections du Parlement Fédéral, Tel-Érib apporte 90 millions d'électeurs proches des tendances conservatrices et libérales, très importantes au nord, qui devrait renouveler la politique fédérale et empêcher l'immobilisme politique qui peut être fatal à un pays trop conservateur. Ce sont des millions de points de vue différents et des centaines de fonctionnaires et personnalités politiques compétentes qui ont intégré ce qui est devenu un « grand tout cyrénan », selon les mots de Françisco Bolotte, Vice-Président de la Fédération. Diplomatiquement, Tel-Érib a forcé la Cyrénanie à sortir de ses six années d'isolationnisme. Dernièrement, les rencontres se sont faites avec l'Océania, le Kaiyuan, la Sébaldie, mais aussi le Khaldidan ou le Mayong. Des rencontres à haut enjeu qui ont su montrer que l'Île du Prince accueillait à présent non deux pays plutôt faibles mais un seul et grand pays qui se fait remarquer par sa puissance croissante.
Alors pourquoi vouloir briser Tel-Érib ? Le Président Attinc, appuyé par les ministres et le Vice-Président, considère en effet, et c'est également l'avis du Parti Nationaliste-Conservateur, que Tel-Érib est un trop gros ensemble pour que le pays soit conservé tel quel au sein de la Fédération. « La Constitution n'est pas adaptée à ce genre d'occasions », a précisé Efhrem Attinc. En effet, l'article constitutionnel concernant la composition des Sénats d'État (Chapitre IV, Article 51, Alinéa 2) indique : « Chaque État a au moins cinquante sénateurs, les États qui comptent plus de deux millions d'habitants en ont cent, ceux qui comptent plus de six millions d'habitants en ont cent vingt, ceux qui comptent plus de sept millions d'habitants en ont cent cinquante ». Tel-Érib entre donc dans la troisième catégorie, avec ses 90 millions d'habitants. Le Sénat élu dernièrement par les tel-éribains comporte donc 150 sièges auxquels s'ajoutent Iskupitel et son gouvernement. Il est toutefois visible que ces règles sont empiriques et adaptées aux États cyrénans antérieurs dans la Fédération à Tel-Érib, puisque le plus peuplé d'entre eux, Victoria, comporte environ 12,2 millions d'habitants. Dans cet état, le taux de représentation au Sénat d'État est de 1 sénateur pour 10 000 citoyen, ce qui est déjà très peu élevé. Dans la situation actuelle, le taux de représentation à Tel-Érib est de 1 sénateur pour 100 000 citoyens. Le sénat est donc dix fois moins proche du Peuple qu'à Victoria. C'est donc principalement dans un effort démocratique que le gouvernement envisage de briser l'état du sud.
En pratique, la rupture consisterait à désolidariser les Tribus tel-éribaines. Ainsi, au lieu d'avoir un État supplémentaire au sein de la Fédération, la Cyrénanie s'agrandirait de douze États. Ces douze États faciliteraient la représentation des citoyens au sein des institutions gouvernementales et d'administration du pays. L'État le plus peuplé, Tel-Aqshiah, ayant 18 millions d'habitants, pourrait même être divisé en deux, bien que cela aille à l'encontre de l'objectif historique de l'union des entités politique de l'Île du Prince. L'objectif actuel du gouvernement cyrénan semble être la démocratie, non la cohérence historique et traditionnelle des ensemble territoriaux. En tant que journaliste, je ne saurai juger de l'utilité d'un tel choix. Il existe toutefois des risques à prendre en compte. Tout d'abord, la rupture de Tel-Érib peut être vue et vécue comme une tentative du gouvernement cyrénan d'empêcher toute révolte, répandant ainsi une image d'envahisseur occupant Tel-Érib, qu'il n'est pas, aux yeux des citoyens. Ensuite, cela redonnerait une importance à des Tribus qui ont longtemps été considérées comme un simple échelon de gouvernement au sein de Tel-Érib, n'ayant pas de gouvernement tribal – mis à part le Chef Tribal qui siégeait au Conseil des Tribus, organe de contrôle du pouvoir rendu obsolète par l'Assemblée Supranationale de la Xénocratie. Érib perdrait son rôle d'intermédiaire entre la Cyrénanie et les tel-éribains, et il se peut que des démarches soient alors entreprises pour désolidariser les deux ensembles à l'initiative des tel-éribains qui ne se reconnaîtraient pas dans ces volontés d'éclatement des liens plus culturels et historiques que politiques.
Toutefois, la menace de l'éclatement de la Grande Cyrénanie pèse même si Tel-Érib reste uni : la trop faible représentation politique peut, à terme et lorsque les tel-éribains auront une réelle conscience démocratique, être à l'origine d'un mouvement de dispersion de la Fédération. Le gouvernement est donc devant une situation difficile : faut-il faire éclater Tel-Érib ou est-il préférable de trouver d'autres moyens approximatifs permettant de régler les problèmes à l'origine de cette volonté d'éclatement de Tel-Érib ? Selon toute probabilité, le gouvernement choisira de modifier la constitution afin de présenter des échelons de représentation au Sénat correspondant mieux aux nouveaux standards du pays. D'autres modifications, telles que l'énumération des états membres de la Fédération de Cyrénanie, qui ne contient naturellement pas Tel-Érib, doivent être apportées au plus vite afin de légitimer la présence du nouvel État au sein de la Fédération. La République Parlementaire et Fédérale de Cyrénanie brisera-t-elle Tel-Érib pour mieux l'assimiler, tel un animal démembrerait sa proie pour mieux la manger ? Le Président Efhrem Attinc a annoncé qu'un projet de loi atteindra le Parlement après les élections, quelles que soient les modifications apportées à cette occasion. Il n'a toutefois pas souhaité préciser la teneur de ce projet, laissant planer le suspense. À Tel-Érib, des manifestations ont fait état de la volonté des tel-éribains de rester unis, et plusieurs rassemblements à Érib ont affiché leur souhait de quitter la Cyrénanie, persuadé qu'elle gangrène l'État juif. Au Sud, en effet, on considère que les Juifs sont supérieurs aux autres peuples. Est-il alors envisageable de séparer les Tribus quand on sait que Tel-Gaza est peuplé très majoritairement de musulmans et d'une faible classe dirigeante juive ? Ce serait admettre que les musulmans sont capables de se gouverner eux-mêmes, ce qui est sérieusement remis en cause par les hommes politiques tel-éribains en prenant pour exemple les états barbejaliens vastement anarchiques et chaotiques tant dans leurs relations que dans leurs actions diplomatiques et géopolitiques. De plus, accorder l'autonomie à Tel-Gaza, qui a aujourd'hui encore le statut de Tribu assujettie à Tel-Balikh, permettrait potentiellement de légitimer la persécution des Juifs grâce à un processus démocratique acquis à la cause des musulmans et faciliterait l'indépendance de la Tribu, ce qui est intolérable aux yeux des tel-éribains. Il est donc préférable, pour que l'ordre public soit maintenu, que les musulmans ne soient que représentés au Sénat de Tel-Érib. Aux dernières élections, ils n'ont recueilli qu'un 1,13 % des suffrages exprimés. Un score très faible qui ravit le gouvernement d'Iskupitel mais qui effraie les extrémistes : Presque 85 % des musulmans tel-éribains ont voté pour ce parti, ce qui représente beaucoup trop de musulmans favorables à des représailles envers les autorités juives pour que le pouvoir leur accorde sa confiance. Alors, brisera, brisera pas ? Les arguments sont nombreux des deux côtés, et le gouvernement est en pleine réflexion, tentant par avance de faire oublier des élections qui peuvent s'annoncer largement défavorables au Parti Nationaliste-Conservateur. L'objectif d'Efhrem Attinc est annoncé : l'important est l'union de l'Île, le maintien de l'union du pays autour de Yathorage, non les banalités électorales.[/justify]
Posté : ven. avr. 17, 2015 4:58 pm
par Iskupitel
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Yathorage – 21 novembre 2026
Efhrem Atinc sur la sellette[/center]
[justify]Depuis quelques jours, le Président de la Fédération Efhrem Atinc n'est plus assuré de finir l'année. En effet, des rumeurs émanent du Parlement. Selon ces bruits de couloir, la nouvelle composition du Parlement serait défavorable à la fin du deuxième mandat d'Efhrem Atinc, qui a été élu en 2018 puis réélu en 2023 et devrait donc ne quitter son poste qu'en 2028. Pourtant, depuis que les sièges du Parlement ont été remplacés, et bien que le PNC ait fait un meilleur score qu'en 2018, rassemblant 54 millions de voix au lieu de la petite dizaine de millions lors de la précédente législature. Toutefois, les résultats sont peu comparables. L'intégration de Tel-Érib dans la Fédération a profondément modifié les codes électoraux, augmenté de manière faramineuse le nombre de votants et modifié le multipartisme. Aujourd'hui, le Parlement se dirige, d'autant plus du fait des coalitions annoncées il y a peu, vers une bipartisme qui modifiera la façon d'être du pays. Bien que ce soit là une preuve de la flexibilité de notre démocratie, qui survit malgré l'introduction d'un nouveau pays plus puissant, plus grand et différemment organisé, cela modifie tant de choses que la Fédération toute entière envisage une refonte totale de la Constitution et du fonctionnement général du pays. Quel rôle doit jouer M. Atinc dans tout cela ? Il est possible qu'une certaine part du Parlement souhaite le remplacer, le sacrifiant tel un symbole de ce qui deviendrait un Ancien Temps. Quelles sont les possibilités constitutionnelles de remplacement d'Efhrem Atinc ?
Tout d'abord, il est clair que la Constitution prévoit un tel cas. La motion de défiance constructive, exposée à l'article 67 (chapitre VI. Le Gouvernement fédéral), alinéa 1 : « Le Parlement ne peut exprimer sa défiance envers le Président qu'en élisant un successeur à la majorité de ses membres et en demandant au Vice-Président de révoquer le Président. Le Vice-Président doit faire droit à la demande et nommer l'élu. » C'est donc au Parlement, bien que ce soit le Vice-Président qui le révoque, de montrer son mécontentement envers le Président en fonction. Le Vice-Président, qui est élu par les Sénats d'État selon l'article 54, alinéa 1, de la Constitution. Symboliquement, son rôle est donc représentatif des préoccupations locales des électeurs cyrénans. Le Parlement, lui, est représentant des préoccupations nationales des électeurs, et le Président est un représentant des préoccupations générales et/ou diplomatiques et géopolitiques. Les trois organes ont leur rôle propre et représentent un aspect différent des cyrénans. S'ils sont complémentaires, c'est toutefois le Parlement qui garde le contrôle sur l'ensemble, la seule possibilité pour le Président de dissoudre la Chambre Fédérale étant à la suite d'une motion de confiance ayant échoué. Cet acte a donc pour seul but d'assurer une majorité parlementaire, un système favorable au bipartisme qui n'a jamais, dans l'histoire de notre République, été utilisé. Cela pourrait ne plus durer. En effet, bien que le Parti Nationaliste-Conservateur dispose, grâce à ses alliés du « Bloc Droite », le Parti Libéral (PL), le Parti Radical de Droite (PRD), le Parti Chasse, Pêche, Traditions (PCPT) et le Parti Pirate (PP), de 472 sièges, la majorité absolue étant fixée à 493 sièges, la situation interne à la jeune coalition n'est pas paisible. Le PL et le PRD, qui disposent de 81 sièges chacun, ne veulent pas passer à la trappe et veulent donc se faire entendre. C'est pourquoi ils ont longtemps hésité à rejoindre le PNC, faisant miroiter un ralliement au Parti Travailliste, première force politique pour cette mandature grâce à ses 321 sièges. Ce sont donc deux partis qui, si leurs idées sont clairement de centre-droit, se veulent volatiles et sauront s'allier avec qui voudra bien d'eux. Et en dernier recours, le Président du Groupe Libéral au Parlement, Derren Molt, a annoncé ne pas écarter la possibilité de former une coalition à part, souhaitant refonder un centre politiquement puissant et n'étant plus inféodé à la gauche ou à la droite.
Efhrem Atinc, qui est censé être soutenu par le Bloc Droite, voit donc ses soutiens se déliter. Le Parti Nationaliste-Conservateur lui-même n'est pas unanime quant à la conduite à tenir envers l'actuel Président. Son bilan n'est pas mauvais, et il a lancé une politique de puissance qui plaît aux nationalistes. Toutefois, il est souvent vu comme extrémiste. S'il avait été soutenu par le Parti Fasciste (PF), fort de 45 sièges, le Président aurait pu se maintenir. Mais ceux-ci le voient comme, au contraire, trop modéré, et s'étonnent qu'ils n'ait pas encore réuni toute l'Île du Prince sous la bannière cyrénane. Les cadres du PF, en effet, voient comme un problème l'existence de Tel-Azude et Tel-Dehat et souhaitent remédier à ce problème par la force militaire. Leur programme, majoritairement axé sur le domaine qu'ils nomment « Défense et Maintien de la Paix » pour se donner bonne conscience, consiste, dans les grandes lignes, à relancer l'économie par la production militaire, à l'intervention dans le conflit pelabssien et dans tous les conflits en tant que fer de lance du Vicaskaran et à l'extension du territoire national sur les territoires de Tel-Azude, Tel-Dehat, tel-Mehrat et le Danareeth. Si leurs idées leur ont récemment permis d'obtenir 45 sièges au Parlement, ce succès s'explique surtout par l'arrivée des tel-éribains dans la course électorale. En effet, le Parti Nationaliste-Conservateur tel-éribain se rapproche du Parti Fasciste sur plusieurs sujets, dont l'union du Vicaskaran Austral, une volonté qu'Iskupitel, le Président tel-éribain, n'a jamais avoué qu'à demi-mot mais qui fait partie du programme officiel du parti.
La carte politique cyrénane est peu unie et devrait se décomposer davantage dans un avenir proche. Dans cette situation, destituer le Président Atinc ne devrait être qu'une formalité, ses opposants étant nombreux. Cependant, il reste une part non négligeable du travail à faire. En effet, il est nécessaire, selon la Constitution, de trouver auparavant un remplaçant qui sera accepté par la majorité des membres du Parlement. Si tous les partis ont, selon les rumeurs, envisagé de proposer un candidat, le scrutin parlementaire disposera de certaines constantes : le Parti Fasciste refusera tout candidat qui ne sera pas issu de son parti, et il en sera de même pour la faible extrême-gauche. Les Écologistes seront sûrement les votants les plus volatiles, du fait de leur nature neutre. Leurs 51 voix iront sûrement à un candidat centriste, qui sont les plus fervents défenseurs du PÉ. Quoi qu'il en soit, pour l'instant, si Efhrem Atinc occupe son poste de Président de la République Parlementaire et Fédérale de Cyrénanie, il est possible qu'il soit remplacé d'ici le début de l'année 2027. Cette finalité, il la combat de son côté, souhaitant ne pas paraître faible et souhaitant se battre pour conserver son poste de représentant des cyrénans (et seulement les cyrénans du Nord, les tel-éribains n'ayant pas participé à son élection en 2023). C'est pourquoi il ne cesse de faire remarquer aux journalistes et politiciens à quel point son action fut favorable à la Cyrénanie : agrandissement territorial, croissance économique, croissance démographique, démocratisation, regain de puissance diplomatique avec les états limitrophes (Traité Cyrénanie-Tel-Mehrat du 17 juillet 2026), avec les alliés tel-éribains (rencontres diplomatiques avec la Sébaldie, la Franconie, l'Océania), mais aussi avec des états jamais approchés (rencontres diplomatiques avec le Kaiyuan et le Mayong). Efhrem Atinc s'estime suffisamment légitime pour rester en poste, mais c'est au Parlement de statuer sur sa légitimité, et le vent ne semble pas souffler dans la bonne direction pour le président qui, selon certains politiciens, a « fait son temps » à la tête du pays.[/justify]
Posté : mer. mai 13, 2015 10:51 pm
par Iskupitel
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Yathorage – 10 janvier 2027
La Cyrénanie entre deux feux[/center]
[justify]Traditionnellement, la Cyrénanie est un état politiquement humaniste. Membre fondateur de l'Union des Centristes-Humanistes aux côtés de la Sébaldie et d'Azude, le pays a souvent offert son aide et fait preuve de son humanisme. Jusqu'en 2026, la Cyrénanie était un membre apprécié et respecté pour son honneur, sa neutralité et sa sagesse. Malgré un développement économique faible, Azude et les autres territoires de ce qui était alors la Fédération Technocratique avaient annoncé leur amitié avec l'état du Vicaskaran Austral.
Mais depuis le 1er janvier 2026, jour de l'entrée de Tel-Érib dans la fédération cyrénane, un virage politique, auquel les organisateurs de la vassalisation n'avaient pas accordé de haute importance, secoue la Cyrénanie. Les électeurs tel-éribains, s'ils ne sont pas aussi habitués à la tradition démocratique que leurs concitoyens cyrénans, n'en restent pas moins traditionnellement plus conservateurs que les cynaviens. En effet, leurs deux plus importantes formations politiques sont le Parti Nationaliste-Conservateur, qui est identique au PNC de Yathorage, et le Parti Xénocrate, qui en dehors de ses volontés xénocrates reste très libéral et, sur certains points, plutôt conservateur. Les partis se revendiquant davantage de la gauche de notre échiquier politique (PSR, PSC, PVC) ont, lors des dernières élections, eu besoin de faire une coalition afin d'obtenir 13 des 150 sièges au Sénat d'État de Tel-Érib. L'introduction de plus de 70 millions d'électeurs de droite a profondément modifié l'équilibre politique maintenu en place depuis la révolution de 1975.
Cette modification signifie surtout un décalage actuellement visible entre les électeurs et les institutions. Je ne pense pas que cela soit fondamentalement mauvais pour la démocratie : les changements électoraux ne changent rien aux principes de gouvernement par le peuple et, dans le cas présent, renforce même un parti. Cela stabilise l'État au lieu de le déstabiliser en fractionnant la sphère politique en de multiples partis incapables de s'associer pour gouverner. Dans un régime parlementaire tel que le nôtre, un bipartisme me semble de rigueur si l'on souhaite éviter le chaos. Depuis un an, l'opinion politique du cyrénan moyen s'est largement déplacée vers la droite, comme en témoignent les récentes élections anticipées au Parlement Fédéral, que la Coalition Droite a remportées sans problème.
Ces élections anticipées, qui n'ont pas par la même occasion anticipé l'élection du Vice-Président ou du Président, doivent être vues comme menées par des électeurs méconnaissant les réalités de notre pays. Faire voter aussi tôt les tel-éribains revient pour moi à faire voter les étrangers ; or ce sont eux les xénocrates, non nous. Qu'ils s'amusent, si cela convient à leur état d'esprit, à voter pour des gens qu'ils ne connaissent pas et qui n'ont aucun lien avec eux. En Cyrénanie, nos principes sont démocratiques et sont favorables à la méritocratie ; pas au mythe de l'homme providentiel venu d'outre-mer. Les tel-éribains auraient du conserver leur modèle de xénocratie exécutive et vivre leur petite vie dans leur coin. Ne voyez pas cela comme un refus de l'identité commune liant nos deux peuples ; voyez cela comme un effort xénocrate. Les xénocrates, en effet, considèrent que les personnes étrangères à leur système ont une vue d'ensemble et peuvent donc prendre des décisions plus justes et pondérées. Voilà ce que je vois comme meilleure solution pour que l'ensemble de leurs intérêts soient préservés. S'agenouiller face à plus grand que soi n'a jamais été plus qu'un devoir montrant la supériorité du second. Les xénocrates ont poussé cette image à l'extrême pour aller jusqu'à rendre l'agenouillé esclave de plus grand que lui. N'y a-t-il pas de mesure entre ces deux situations ?
À présent que les tel-éribains ont dicté la politique étrangère de la Cyrénanie en faisant accepter ses traités parfois inhumains et intéressés, voilà qu'ils dictent la politique cyrénane. Leur intégration dans la Fédération a à mon sens été une mauvaise chose et causera dans le futur plus encore de problèmes que jusqu'ici. Nous avons par cette manœuvre du 1er janvier 2026 donné les commandes à des juifs sans cœur, menteurs et bien trop mal intentionnés pour gouverner notre pays. Actuellement, nos institutions sont à la limite de la rupture et de l'autodestruction. Les médias traditionnels n'en parlent pas, et c'est pourquoi j'en parle ici. Jamais à la télévision ne sera dit à quel point l'intégration tel-éribaine a été mauvaise pour notre système politique. Le fait est que nos institutions n'ont pas suivi le rythme effréné du rapprochement et de la fusion. Comme je l'ai évoqué plus haut, le mandat du Président et du Vice-Président n'est plus superposé à la législature, et c'est donc avec un Parlement représentatif de la population que gouverne un Président qui, lui, ne l'est pas. Le cas est proche pour le Vice-Président : élu par 20 Sénats d'État, il en représente à présent 21 (et en représentera peut-être bientôt davantage, si Tel-Érib venait à être brisé en 13 États comme le veulent certains partis et une frange considérable de la population (49,18 % selon un sondage CyrPoll du 15 septembre 2026). Alors que la Cyrénanie est extrêmement attachée, dans son fonctionnement, à sa Constitution, ce qui devait être un petit écart aux règles est devenu un problème majeur pour la stabilité de l'État. Par la faute de Tel-Érib, les fondements cyrénans ont été ébranlés, et nul ne s'y retrouve, à présent. Depuis plusieurs semaines, le pays est gouverné par un homme que plus personne ne veut voir à ce poste, secondé par des hommes dépassés par les événements, et désavoué par un Parlement qui n'est pas sur la même ligne temporelle que les deux premiers. Le Parlement est-il en avance ou est-ce le gouvernement qui est en retard ? L'ensemble des cyrénans est dans l'ignorance de la situation du fait de l'action des médias télédiffusés. Parmi ceux qui malgré tout sont conscients des faits, certains s'affrontent car ils n'ont pas les mêmes points de vue. Tous ne considèrent pas Tel-Érib comme le responsable de tout cet imbroglio politique. Tous ne considèrent pas que l'imbroglio soit une mauvaise chose, d'ailleurs. Plus que jamais, il me semble que nous avons perdu l'unité qui faitsait jadis notre force.
Ces problèmes internes entraînent, inévitablement, des problèmes externes. En effet, les dissensions entre partis politiques paralysent les relations diplomatiques de notre pays. Dans notre système parlementaire, l'exécutif et les affaires étrangères ont un rôle subordonné au pouvoir législatif qui est représenté par le Parlement. Il est donc normal que toute action diplomatique doive être ratifiée par une majorité absolue au Parlement. La plus grande partie des cyrénans s'accorde à ce sujet ; et c'est déjà quelque chose d'essentiel qui peut nous aider à nous sortir du marasme politique dans lequel nous sommes plongés. De plus, c'est grâce à ce régime parlementaire que nous ne sommes pas, en plus, dans un marasme économique. Avec une grande autonomie donnée au secteur économique, une immobilité de l'État ne se fait pas contagieuse à l'économie. L'économie continue à fonctionner grâce à des batteries de secours, des générateurs auxiliaires qui n'auraient pas été présents si le Parti Travailliste avait été au pouvoir ces dix dernières années. À titre personnel et en n'engageant que moi, je félicite les cyrénans pour avoir choisi les conservateurs ; et ce même si ce sont les conservateurs qui ont également mis en place le marasme politique.
Quoi qu'il en soit, la contagion ne se fait pas à l'économie, mais se fait à la diplomatie. Celle-ci, si puissante du temps de Tel-Érib et revendiquée comme puissante depuis la vassalisation, n'est en réalité qu'une suite de rencontres sans suites qui sont censées renforcer d'anciennes alliances mais qui, en réalité, ne font que les réduire à néant, imposant un nouveau regard sur d'anciens traités qui ne sont pas encore ratifiés par le Parlement. Les Affaires Étrangères ont voulu partir en avance, et ont ainsi mis en retard le Parlement. Dernièrement, les Accords d'Halek-Ma, annoncés par M. Heydar Attar, Ministre des Affaires Étrangères, comme acceptés par l'État cyrénan, n'ont pas été ratifiés par le Parlement. Cette prise de décision à deux vitesses a obligé le Président Attinc à faire partie du Réseau d'Halek-Ma avant d'en partir précipitamment, moins d'un moins après. Si la diplomatie n'est pas digne du terme de marasme sous tous les angles, il reste qu'elle n'est pas aussi flamboyante qu'au temps béni de l'UCH ou de l'Axe Néo-Mondial. Peut-être Tel-Érib parviendra-t-il à réformer suffisamment la Cyrénanie pour qu'une nouvelle période faste du même acabit apparaisse. Pour ma part, je m'y refuse, car cela signifierait laisser le pouvoir à des gens dont l'on ne sait finalement pas grand-chose ; et je pense que je ferai éternellement partie de ces gens qui refusent que Tel-Érib fasse partie de la Cyrénanie, comme certains refusent encore aujourd'hui que le Roi de Cyrénanie ait été déchu de son titre et de son rang.
Le problème de ratification des Accords d'Halek-Ma n'est pas une anecdote. Il révèle, là encore, un dysfonctionnement réel dans la gestion des affaires courantes du pays. Il ne me semble pas avoir remarqué un quelconque manque dans la gestion du pays à long terme – du moins jusqu'ici. Il m'apparaît que la cohésion entre des institutions temporellement décalées ne peut se faire qu'à long terme ; car alors les écarts temporels sont réduits par la relativité, et les institutions finissent par se trouver suffisamment proches pour pouvoir coopérer. Ces Accords d'Halek-Ma auraient du être ratifiés par le Parlement. La Coalition Droite, qui est dans sa globalité favorable aux principes défendus par le Réseau, aurait même pu envisager le soutien d'une partie du centre et des écologistes. Pourquoi alors furent-ils refusés ? Tout simplement car le scrutin ne portait pas réellement sur les Accords d'Halek-Ma, mais bien sur le régime tout entier : sa diplomatie, son organisation actuelle, ses projets. C'est un vote de défiance masqué qui avait pour objectif de montrer à Efhrem Attinc qu'il n'est plus le Président adulé par les foules et les partis qu'il était lors de son premier mandat. Il est même dit qu'une scission se prépare au sein du Parti Nationaliste-Conservateur entre partisans et oposants du Président Attinc. Que ce vote se fasse lors de la ratification des accords d'Halek-Ma a bien arrangé tous ses détracteurs : les accorsd d'Halek-Ma avaient été signés par Tel-Érib à certaines conditions (refus d'extradition, par exemple) et correspondaient à une idéologie tel-éribaine dont les dirigeants cyrénans ne se revendiquent pas. C'était donc l'occasion rêvée de montrer que la Cyrénanie n'est pas soumise aux ordres de Tel-Érib et que le rapport de force n'est pas encore inversé. Par cette petite rébellion, la Cyrénanie est apparue plus forte et fière qu'auparavant, et ce bien que son geste de départ du Réseau soit passé inaperçu. Mais certains fonctionnaires pensent également à l'avenir de notre pays, et c'est pourquoi ne pas ratifier les Accords d'Halek-Ma ne fut pas d'une importance énorme : des discussions ont été entamées, en Biturige, avec des représentants océaniens, franconiens, sébaldes, biturigeois et cyrénans pour arriver à un accord plus stratégique mais tout autant ouvert économiquement parlant que les Accords signés chez les technocrates. Une véritable alliance des libéraux démocrates est en cours de constitution à Avaric, et c'est ce faux-fuyant qui est essentiel à la poursuite de la diplomatie de libre-échange et de commerce pacifique initiée par Tel-Érib et correspondant à l'actuelle doctrine diplomatique cyrénane.
Mais dans tous les domaines, la Cyrénanie reste prise entre deux feux, puisqu'elle ne sait ni si elle doit avancer seule, faisant fi de l'histoire tel-éribaine et se construire seule sur des bases inconnues, ou si elle doit retourner en arrière, hypothéquer sa fierté, sa dignité, son amour-propre, et laisser Tel-Érib prendre le dessus au niveau fédéral. Entre un Président malaimé et un Parlement mal armé, entre un Vice-Président muet et des États divisés, la Cyrénanie a encore beaucoup de chemin à faire avant de retrouver son calme et sa stabilité politique.[/justify]
Posté : jeu. juin 04, 2015 10:22 pm
par Iskupitel
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Yathorage – 12 avril 2027
Qui est Abraham Fusterhyde ?[/center]
[justify]C'est une procédure qui n'avait encore jamais été utilisée. Il y a quarante-huit heures, le Parlement Fédéral a destitué le Président Efhrem Attinc grâce à une motion de défiance constructive, en s'appuyant sur l'article 67, chapitre VI, de la Constitution. Cette motion vise à remplacer le Président si la majorité des parlementaires le souhaitent. Mais toute son utilité est qu'elle prévoit intrinsèquement que le Président soit remplacé, afin que la tête de l'État ne reste pas vacante. Ainsi, le Parlement a nommé Abraham Fusterhyde pour remplacer M. Attinc, jugé trop vieux et trop en décalage avec les volontés des cyrénans, qui se sont modifiées depuis l'intégration de Tel-Érib. Cette motion a également pour particularité d'élire un Président sans débat et sans qu'il soit averti officiellement. Si quarante-huit heures sont nécessaires entre le dépôt de la motion et l'élection du nouveau Président de la Fédération, elles ne permettent pas grand chose aux candidats, qui ont été nombreux. Certains se sont exprimés en privé avec certains parlementaires afin de les convaincre, mais le délai est court, et surtout les candidats à cette élection ne sont élus que par 985 personnes qui représentent les 236 millions de cyrénans. C'est la raison pour laquelle vient d'être élu un homme peu connu qui a fait peu parler de lieu depuis ses débuts en politique. Qui est Abraham Fusterhyde ?
Le nouveau Président de la Fédération est né à West Blue le 7 mai 1975, le jour même où la République Parlementaire et Fédérale de Cyrénanie fut proclamée à Yathorage ; ce même jour où l'indépendance fut accordée à Tel-Érib. Aussi vieux que notre République, M. Fusterhyde est le descendant d'une lignée de hauts-fonctionnaires qui, sous l'Empire, étaient des aristocrates. Propriétaires d'un château et de 107 hectares autour de celui-ci en plus de quelques demeures de-ci de-là, dont un imposant chalet dans le sud-est de l'Elévani, au cœur des Monts Centraux, ses parents ont eu deux autres autres, deux filles nées en 1978 et 1985. C'est donc sans problèmes économiques qu'il vécut sa jeunesse, profitant des meilleures écoles. À 21 ans, il perdit son père dans un accident de voiture alors qu'il se rendait au chalet familial. Profondément marqué par la figure paternelle que représentait Philibert Fusterhyde, son père, qui lui a appris de nombreuses valeurs essentielles, il s'accorda une année sabbatique pendant laquelle il partit visiter certains pays du monde, allant au Pelabssa puis en Alméra, au Jeekim, en Aîshren et au Makara avant de rentrer chez ses parents. À 22 ans, il partit au Pelabssa pour suivre des cours d'économie dans une de ces grandes universités dont seuls les USP avaient la spécialité. Après cinq années d'études, il rentra en Cyrénanie et rencontra, au cours d'un dîner officiel donné par sa mère qui se perdait en mondanités pour compenser la perte de son mari, Efhrem Attinc, alors Vice-Ministre de l'Économie et des Finances et maire de Ville Green, capitale de l'Estland. C'est à la suite de cette rencontre qu'Abraham verra naître en lui le désir de se lancer en politique. Quelques années plus tard, il sera élu maire de Shered-Shawath, petite ville où se trouve le chalet familial des Fusterhyde. Son ascension politique fut alors lente mais sûre, et à 45 ans il finit par être repéré par le Parti Nationaliste-Conservateur au cours d'un meeting pour les élections législatives. Élu au Parlement Fédéral, il fut rapidement intégré au bureau du PNC, et fut en 2025 nommé Secrétaire Général du Parti au pouvoir.
Le choix d'Abraham Fusterhyde a étonné de nombreux commentateurs de la scène politique. Toutefois, il reste un homme qui a longtemps vécu l'expérience du terrain et qui s'est basé sur cette expérience dans ses propositions au sein du PNC ou au Parlement Fédéral. C'est donc un homme fondamentalement différent de l'érudit et théoricien Efhrem Attinc, qui devrait cependant être plus libéral et plus attentif aux besoins de Tel-Érib que son prédécesseur. En effet, le nouvel homme fort de la Cyrénanie a d'ores et déjà annoncé qu'il proposerait au Vice-Président sept tel-éribains pour faire partie de son nouveau gouvernement. De plus, il a incité Iskupitel, Président de Tel-Érib et Président du PNC tel-éribain, à se présenter lors des prochaines élections vice-présidentielles, en 2028. Abraham Fusterhyde veut incarner une continuité politique et diplomatique avec le Président précédent, mais il a également indiqué vouloir renouveler la façon de gouverner et être plus audacieux sur la scène internationale. Il n'a annoncé jusqu'ici aucune réforme précise, mais sa volonté est claire : donner à la Cyrénanie une place importante dans le monde, et faire profiter les cyrénans de la montée en puissance du sous-continent cyrénan.[/justify]
Posté : ven. juin 05, 2015 7:15 pm
par Iskupitel
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La Cyrénanie accueillera la Coupe du Vicaskaran de Football[/center]
15 avril 2027
[justify]Le comité de la Fédération Internationale de Football Adélien a finalement rendu son verdict qui n'est une surprise pour personne. La Cyrénanie, seule candidate à l'organisation de la Coupe Vicaskarane de Football, qui aura lieu en juin 2027, a été élue à l'unanimité (moins une abstention) pour accueillir la Coupe. Matériellement, plusieurs villes ont été choisies, toutes sur la côte nord du pays afin d'épargner de trop longs voyages aux joueurs et aux supporters. Étant donné le nombre réduit de participants, le responsable de la candidature pour l'État, M. John Beaverbridge, a indiqué qu'il était « préférable de concentrer les matches dans cinq villes proches plutôt que de promener les équipes sur notre immense territoire ». Les spectateurs devront ainsi se rendre à New Meneheran, Yathorage, Siallian, Disayeer ou Baronne pour assister aux matches de la compétition. Mais M. Beaverbridge a également assuré que « suite à de très nombreuses demandes, les déplacements en provenance des autres grandes villes du pays seront proportionnellement facilités par des aides de l'État, afin que tous aient une chance de participer à la compétition. » Bien sûr, le responsable a également annoncé que des écrans géants seraient installés dans les grandes villes et que les matches seraient tous retransmis sur les chaînes de télévision publiques. Au "All hail Lorestan" Oval, à Siallin, les préparations vont bon train : « la compétition approche, indique Mme Emily Veyld, responsable du stade au nom de la municipalité, et il est donc essentiel, à deux mois des premiers matches, qu'un maximum de places assises soit installé. » D'un geste large, elle montre le stade au nom atypique qui, selon elle, a justifié que les dépositaires de la candidatures s'éloignent un peu de la mégalopole New Meneheran-Yathorage. C'est, selon elle, ce genre de petites anecdotes qui restent le mieux au sein des mémoires des visiteurs étrangers, qui occuperont en moyenne 40% des gradins sur l'ensemble des matches. Cette Coupe du Vicaskaran est une occasion à ne pas rater pour montrer ce qu'est la Cyrénanie, étant donné qu'elle a un peu changé depuis janvier 2026, du fait de l'intégration de Tel-Érib. « Nous voulons que la Cyrénanie apparaisse agréable et digne de l'intérêt des autres peuples du Vicaskaran », a-t-elle conclu.
D'autres pays organisateurs ont été choisis par le comité exécutif de la FIFA. Le Lys accueillera la Coupe d'Alméra et du Jeekim, ce qui est une opportunité pour une nation jeune de se faire davantage connaître sur la scène internationale. Au Zanyane et Thyroptis, dont les deux continents sont unis dans la Confédération Zanyanaise de Football, ce seront l'Océania et l'Egéria qui accueilleront la compétition. Cette double-candidature est très prometteuse et a été remarquée pour la beauté artistique des stades egérians qui seront utilisés pour les matches. Ainsi, le Stade de la Liberté, à Alaria, au centre-nord du pays, a été applaudi par de nombreux responsables de la Fédération Tel-Éribo-Cyrénane de Football (FTECF), qui ont souhaité que les stades cyrénans et tel-éribains, plus rustiques et bien moins artistiques, soient rénovés et aient ainsi un attrait supplémentaire. Enfin, la Coupe du Barebjal et du Makara aura lieu à cheval entre la Tchoconalie et l'Alamut, deux nations barebjaliennes qui ont déposé une candidature qui a été préférée à la candidature de l'Andaral. Celui-ci, qui est actuellement en difficulté économique du fait de ses nombreux achats de matériel militaire, n'aurait sûrement pas dit non aux produits économiques générés par la présence pendant plusieurs semaines de visiteurs étrangers sur son sol. Une compétition sportive internationale est toujours intéressante pour le pays qui l'accueille. C'est ainsi que le Ministre cyrénan de l'Économie et des Finances, M. Primitivo Trujillo, a pu ,ans son dernier communiqué avant la fin de son mandat du fait de la destitution de M. Attinc, encourager le XV cyrénan qui a, en ce 15 avril 2027, remporté avec brio ses deux premiers matches au sein de la Jefferson's Cup, qui se tient chaque année depuis 2023 à Érib et est, économiquement parlant, un apport important. « Plus notre XV national gagnera, mieux se portera notre économie. Je regarde avec assiduité les matches du XV de Tzvi Retom, car c'est en partie là que se joue l'avenir économique de notre pays », nous a-t-il précisé au téléphone.
Par ailleurs, la Fédération Internationale de Rugby a fait savoir il y a de cela quelques semaines sa décision de choisir le Kaiyuan pour l'organisation de la Coupe du Monde 2028 de Rugby. Récemment enrichie de l'inscription du XV de l'Iconie, la FIR fait savoir son enthousiasme à l'idée d'organiser la compétition dans ce pays. « Le Kaiyuan dispose d'une bonne équipe qui a plusieurs fois participé à la Jefferson's Cup. Mais les clubs de rugby sont rares dans ce pays de 216 millions d'habitants. Nous souhaitons que les clubs et les licenciés soient plus nombreux et que cela participe à la grandeur du rugby au niveau continental voire mondial », a expliqué M. Ottar Sheveb, représentant de la Cyrénanie au Conseil Décisionnel de la FIR. En effet, au Kaiyuan, le quart de la population a moins de 14 ans, et l'économie est en pleine expansion. Le pays pourrait difficilement être plus prospère. Le rugby, qui s'étoffe chaque année de nouvelles compétitions et de nouvelles normes, est pour l'instant rarement pratiqué en-dehors des anciens comptoirs almérans, sur la côte occidentale du vaste pays. La FIR ne veut pas laisser passer l'occasion d'œuvrer en coopération avec la Fédération Kaiyuanaise de Rugby (FKR) pour pousser ces 50 millions de jeunes vers le rugby. M. Sheveb nous a confié souhaiter proposer au Conseil Décisionnel de la FIR de voter le financement de campagnes de publicité afin de provoquer un engouement, parallèle à la Coupe du Monde, qui amènerait une hausse du nombre de licenciés de la FKR. « Nous voulons que le rugby soit en perpétuelle expansion. Comme nous l'avons vu à Tel-Érib, c'est par les événements sportifs que les jeunes s'investissent dans un sport précis. Pour cela, la place de n°1 mondial est du pain béni pour la FTECR [Fédération Tel-Éribo-Cyrénane de Rugby, ndlr], qui a vu son nombre de licenciés croître d'environ 30% depuis cette date », a résumé M. Sheveb avant d'ajouter : « Si aujourd'hui un engouement a lieu au Kaiyuan, il se propagera aux nations environnantes. Le Makara est un continent de rivalité et de compétition. Lorsqu'un Empire réussit quelque chose, les Empires avoisinants cherchent à faire mieux. Nous souhaitons profiter de cette disposition naturelle. » Enfin, en juin 2027 aura également lieu la Supercoupe du Rugby, lors de laquelle se rencontrent les équipes ayant remporté les coupes continentales 2026, mais aussi les deux finalistes de la Coupe du Monde 2024, le vainqueur de la Jefferson's Cup 2026, le vainqueur du Wilmore Tournament 2026 et le pays hôte de la compétition. La seule candidature déposée le fut par les autorités du Sébastov, et a donc été naturellement acceptée par le Conseil Décisionnel de la FIR. Le XV cyrénan y sera bien entendu présent, étant tenant du titre en Coupe du Monde, en Coupe du Vicaskaran-Makara et en Jefferson's Cup. Certains supporters ont été déçus du manque de cohérence entre la FIR et la FIFA, deux compétitions importantes ayant lieu au même moment, d'un côté les coupes continentales de football et de l'autre la Supercoupe du Rugby. M. Sheveb, interrogé sur la question, a indiqué que cela ne serait plus reproduit dans l'avenir, et qu'il ferait son possible pour que la Supercoupe du Rugby soit déplacée, pour son édition 2031, au mois d'août.[/justify]
Posté : sam. juin 20, 2015 11:48 am
par Iskupitel
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[center]Le culte tel-éribain des morts reconnu comme « à protéger »[/center]
Le 30 mai 2027
[justify]C'est en effet la décision de la Commission Fédérale à la Culture Nationale (CFCN), qui est chargée de traiter les demandes de protection fédérale pour des œuvres matérielles et immatérielles. À la manière du Patrimoine Mondial de l'Humanité, en quelque sorte. Mais la CFCN a l'avantage d'influer véritablement sur la protection des œuvres inscrites sur ce qui n'est pas qu'un annuaire de belles choses. La CFCN, malgré son nom pompeux, n'est pas une instance gouvernementale à proprement parler. Elle fut fondée en 1996 par Françisco Ogard, qui fut Ministre de la Culture entre 1995 et 1999. Mais Ogard, dans sa volonté d'affaiblir un gouvernement qui, à son goût, prenait encore trop de place dans la gestion du pays, empêcha la Commission d'être gérée par le gouvernement. Ainsi, ses neuf membres ne sont pas choisis, comme dans les Commissions dont nous avons l'habitude d'entendre parler, qu'elles soient à l'Armement, à l'Agriculture, à l'Éthique ou à l'Humanisme, par le Vice-Président ou ses Ministres. Comment, alors, devenir membre de la CFCN ? Tous les ans, la Commission se renouvelle par tiers. Parmi ces trois personnes qui sont nommées chaque année, deux sont cooptés, et le troisième est élu par et parmi les conservateurs de musées et structures assimilées. Une personne ne peut accomplir plus de deux mandats, qu'ils soient consécutifs ou non. Ainsi, en termes de constitution, la CFCN est indépendante du pouvoir en place. Cela fut justifié par le Ministre Ogard par la nature apolitique de la culture et du patrimoine. La CFCN dispose également d'un financement autonome par rapport à la Fédération. Si certains états comme l'État de Shermanie ou du Pays d'Ogard financent directement la Commission, la plupart préfèrent rester étrangers à son budget afin d'éviter les conflits d'intérêt et les scandales. En complément de quelques subventions provenant d'entités fédérales, étatiques ou entrepreneuriales, qui ne représentent qu'en moyenne 30 % du budget annuel de la CFCN, ce sont de très nombreux dons qui permettent à la Commission de subsister. Ces dons représentent en moyenne 40 % du financement annuel. Enfin, la Commission, qui est aux yeux de la loi une association, a au cours des années développé un fond interne d'investissement, qui lui permet de plus en plus d'autonomiser encore davantage son fonctionnement. Élu pour l'année 2027, le Président de la CFCN, Jed Winthrop, a annoncé sa volonté d'accroître les domaines de compétence de la Commission. Ainsi, la CFCN utiliserait l'affiliation de fait à l'État fédéral pour homologuer des actions, des organisations non gouvernementales ou encore des mouvements citoyens ayant un rapport avec la culture cyrénane.
Mais avant que de parler de ses projets tant qu'il en sera le Président, Jed Winthrop a annoncé une décision rendue par la Commission. Ainsi, ce qui a été identifié comme « le culte tel-éribain des morts » a été inscrit au registre des œuvres patrimoniales immatérielles protégées par la Commission Fédérale à la Culture Nationale. Qu'est-ce que ce culte ?
À partir de 798, date à laquelle le Prince Iskupitel se déclara « Roi du Sud » de la Cyrénanie, ayant mené presque intégralement la colonisation des terres au sud des Monts Centraux, les tel-éribains ont pu disposer d'un territoire suffisant pour laisser resurgir les traditions qu'ils avaient enfouies depuis leur arrivée sur l'Île du Prince, quelques 767 années auparavant. Au fil du temps, les tel-éribains ont mêlé leurs traditions juives, héritées de leurs ascendants bardaranais, aux traditions des cyrénans et des tribus autochtones rencontrées sur les terres enneigées de l'extrême-sud du sous-continent. Dans ces contrées gelées la majeure partie de l'année du fait de la proximité géographique avec l'Antarctique, les tribus locales n'ont jamais développé de deuil envers leurs morts. Ainsi, lorsqu'une personne meurt, les membres de la tribu découpent son cadavre et offrent la viande récupérée aux animaux qu'ils ont domestiqués afin de survivre lors des périodes de disette. À Tel-Érib, la tradition est quelque peu différente mais en reste largement inspirée. En effet, lorsqu'une personne décède de mort naturelle, son corps est utilisé comme engrais afin de fertiliser les champs de la famille du défunt. Les agriculteurs content d'ailleurs de nombreuses histoires de proches leur étant apparus sous forme fantomatique au milieu des parcelles de terrain qu'ils avaient fertilisées grâce à leurs restes. Les produits obtenus grâce à un tel engrais sont, au sein des petites villes traditionnelles, aujourd'hui encore très appréciés et réputés pour être plus sains et garder les consommateurs de la vieillesse. Lorsqu'une personne est victime d'un homicide, la tradition est différente. Le cadavre est exposé à la vue de tous les habitants de la ville, puis est plongée dans un bain de sang – généralement issu d'animaux menés au abattoirs ou morts récemment – avant d'être brûlé. Les cendres sont ensuite répandues à l'entrée de toutes les habitations. Il est dit qu'une telle pratique permet au défunt, puisqu'il est encore présent à travers ses propres cendres, de hanter ou de se venegr de son assassin. Enfin, si le décès est un accident, la chair du défunt est utilisée pour nourrir les chiens et autres animaux carnivores qui, traditionnellement, protègent les troupeaux et les habitants. Il ne va pas sans dire que cela aide ces fidèles gardent à être moins tendres avec de possibles agresseurs. La férocité du défunt leur est également transmise. Dans les trois cas, des effigies du défunt sont élaborées, et des prières leur sont adressées par toute la communauté jusqu'à la prochaine lune.
C'est cet ensemble de pratiques en cas de décès qui a été homologué par la Commission Fédérale à la Culture Nationale, sous le nom de « culte tel-éribain des morts ». Celle-ci a en effet admis que de telles pratiques, bien qu'elles soient parfois excessives, restent imprégnées de folklore et, finalement, suffisamment peu répandues de nos jours pour qu'une homologation ne représente aucun risque pour les familles des défunts ne souhaitant pas les respecter. Selon la CFCN, il est estimé qu'environ 76 % des familles tel-éribaines ne souhaitent pas pratiquer ce culte, et que 72 % des familles tel-éribaines trouvent ce culte dépassé et/ou inhumain. De plus, de telles pratiques sont très rares en villes et ce sont très largement les villages d'agriculteurs qui opèrent encore de la sorte. Une étude a également été faite parmi les cyrénans, qui a mis en exergue le fait que plus de 60 % des cyrénans était favorable à l'éradication d'un tel culte. Jed Winthrop a indiqué qu'il avait été profondément touché par cette volonté de fin du culte, avant d'ajouter que c'était justement ce pourquoi il avait souhaité que le culte soit protégé par la CFCN : « Si nous sommes indépendants du pouvoir fédéral, c'est parce que nous ne sommes pas là pour protéger ce qui est plebiscité. Si c'était le cas, nous n'aurions aucune utilité. Protéger quelque chose qui est déjà démocratiquement protégé, c'est inutile. La Commission Fédérale à la Culture Nationale a pour rôle d'aller à contre-courant de la volonté populaire et d'empêcher toute disparition de patrimoine essentiel à la compréhension de ce qu'est la Cyrénanie : pas seulement des hommes et des femmes qui construisent l'avenir, mais aussi des traditions et des habitudes qui nous ont forgés par le passé. » Interrogé par des journalistes tel-éribains sur la possibilité de faire protéger la pédophilie par la CFCN, Jed Winthrop a gardé la porte ouverte en précisant tout de même qu'il faudrait pour que la pédophilie soit protégée qu'elle soit reconnue comme culturellement essentielle au patrimoine tel-éribain, mais aussi qu'elle soit légale, puisqu'il est impossible de protéger une pratique éteinte.[/justify]
Posté : jeu. juin 25, 2015 2:13 am
par Iskupitel
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M. Jomi Messeich lisant son communiqué à un parterre de journalistes.
Tel-Érib Petroleum envisage des négociations avec Petronacional[/center]
13 juin 2027
[justify]C'est en effet ce qu'a annoncé, dans un communiqué qu'il a tenu à lire lui-même, Jomi Messeich, PDG de Tel-Érib Petroleum, la puissante entreprise pétrolière semi-publique originaire de Tel-Érib. Jomi Messeich est également à la tête du Consortium Messeich, un immense groupe d'entreprises tel-éribaines allant de Tigar (confection et commercialisation de caoutchouc et de pneumatiques) à Opium (production et commercialisation de drogues) en passant par Electronique Automobile Messeich, l'entreprise tel-éribaine membre du groupe francono-cyrénan Preba. Mais cet empire n'est pas présent que dans le secteur privé. En effet, la nombreuse descendance de M. Messeich lui a permis, par des nominations parfois douteuses, de placer un Jacob Messeich au poste de Secrétaire d'État en 2026 mais aussi un Philip Messeich, qui est au poste de Ministre de l'Énergie depuis 2021, assurant à son oncle Jomi un soutien important au sein du gouvernement tel-éribain. En effet, le Ministère de l'Énergie est un des postes les plus importants, puisque c'est lui qui est en charge, notamment, de la moitié des actions de Tel-Érib Petroleum (TÉP). TÉP, en tant qu'entreprise semi-publique, est en effet possédée à 50 % par l'État tel-éribain, et à 50 % par des actionnaires privés. Parmi ceux-ci, l'actionnaire principal est Jomi Messeich, qui détient 29 % des actions de l'entreprise et a été élu pour en être le PDG. Avec le Ministre de l'Énergie comme allié loyal, il semble évident que M. Messeich dirige sans problème, avec 79 % des actions, la cinquième compagnie pétrolière au monde, derrière Rakoil (Raksasa), Petronacional (Khaldidan), la Société Impériale à l'Énergie (Kaiyuan) et RWE Petroleum (Saint-Empire).
Dans le communiqué, Jomi Messeich a rappelé que Tel-Érib Petroleum était une entreprise tel-éribaine, et non cyrénane. Ardent allié du Parti Nationaliste-Conservateur, et ce depuis sa première déclaration publique, M. Messeich a en effet toujours refusé la vassalisation de Tel-Érib à la Cyrénanie. Malgré son soutien au Président Iskupitel, Jomi Messeich n'a pas réussi à empêcher l'annexion du pays par la Cyrénanie. Lorsqu'Ëonehn Mæj a offert Tel-Érib sur un plateau à la Cyrénanie, un embranchement apparut poru Tel-Érib Petroleum. Soit le Ministère de l'Énergie revendait ses parts de l'entrperise à la Cyrénanie, changeant la « nationalité » de l'entreprise, soit il les conservait. Il n'est guère étonnant que Philip Messeich ait refusé de vendre la société de son oncle à la Cyrénanie, ce qui lui aurait fait perdre, sans doute, à la fois son siège de PDG et son consortium. Tel-Érib Petroleum n'est pas qu'un maillon de la chaîne, en effet. C'est la base du triangle, l'entreprise qui contribue le plus au PIB cyrénan et qui alimente 88 % des besoins cyrénans en énergie. Si la compagnie pétrolière n'exporte pas – à part en Franconie –, le marché intérieur contente parfaitement les besoins de son Conseil d'Administration et de ses actionnaires. C'est à ce moment là, le 1er janvier 2026 à minuit, lorsque Tel-Érib est devenu un État membre de la Cyrénanie, que s'est jouée la plus grosse irruption du secteur privé en politique. C'est à ce moment exact que le clan Messeich, en refusant que Tel-Érib Petroleum revienne à la Cyrénanie, a précipité un mal-être au sein de toute la Fédération. Que Tel-Érib soit plus puissant que les états cyrénans de par sa population ou son économie n'est pas vu comme un véritable problème par le gouvernement fédéral et par la population. Au contraire, c'est un chemin à suivre pour la croissance commune. Mais qu'une des plus grosses entreprises au monde refuse la vassalisation et ne profite qu'au prestige de Tel-Érib est vu comme une division au sein même de la Fédération, qui continue de proclamer la même devise depuis la signature de sa Constitution, en 1975 : « Les habitants des états membres de la Fédération ont parachevé l'unité et la liberté de la Cyrénanie par une libre autodétermination. » Ouvrir la Fédération à un nouvel état plus puissant qu'elle fut difficile et demanda de nombreuses harmonisations qui furent rarement au gré des cyrénans. Que cette ouverture ne se fasse qu'à moitié semble avoir le don d'énerver l'administration fédérale. À plusieurs reprises, le gouvernement a tenté de renverser l'emprise tel-éribaine sur l'entreprise. D'abord par une action en justice, ensuite par des lois, l'administration d'Efhrem Attinc ne fut pas tendre avec les Messeich. Mais, étant donné qu'ils furent toujours couverts par le Président Iskupitel, le risque d'une guerre civile, qu'elle soit armée ou non, était trop lourd pour qu'une action d'envergure soit menée contre Tel-Érib Petroleum.
Avec la fin précipitée du mandat du Président Efhrem Attinc, l'affaire s'est calmée. Le nouveau chef de la Fédération, Abraham Fusterhyde, a des positions moins tranchées à ce sujet. Élu par le Parlement, il est la preuve que les conditions sont réunies pour que son mandat, à lui aussi, n'atteigne pas les 4 ans qu'il est censé durer. Le Président Fusterhyde ne peut prouver qu'il est soutenu, dans les faits, par la majorité des cyrénans. Ainsi, de fait, il reste sous les ordres du Parlement fédéral. Et il n'est pas dans l'intérêt dudit Parlement de s'opposer à Tel-Érib Petroleum. Contrarier la compagnie pétrolière peut en effet remettre en question tout un pan de la croissance cyrénane. S'il advient que Jomi Messeich, avec l'appui de son neveu Philip, décide de déplacer le siège social de Tel-Érib Petroleum à, disons, Mehrat, toute la Fédération serait économiquement en danger. D'autant plus si le patriarche ne prévient pas. C'est pourquoi, dans un communiqué il y a quelques semaines, le Président Abraham Fusterhyde a indiqué qu'il rencontrerait Jomi Messeich et l'ensemble du Conseil d'Administration de Tel-Érib Petroleum afin de discuter de la situation actuelle de l'entreprise et des possibilités de remédier à « une opposition certaine affectant les deux parties », selon les mots du communiqué présidentiel. Bien que les négociations ne permirent pas de résultat concret, elle permit une annonce inédite. En effet, durant la conférence de presse tenue au terme de la signature de l'accord moral demandant à Tel-Érib Petroleum de conserver son siège social au sein de la Fédération, Abraham Fusterhyde a assuré que les autorités diplomatiques tel-éribaines avaient déjà, dans le passé, envisagé, en accord avec les autorités du Khaldidan, une fusion de Tel-Érib Petroleum et du géant pétrolier Petronacional. Si cette annonce n'a reçu aucun écho du côté khaldidanais, les dires officiels du Président Fusterhyde ne peuvent être mis de côté et oubliés. Une telle déclaration n'est pas une vague, c'est un ouragan. Une telle fusion pourrait être un gain immense, tant pour la Cyrénanie que pour le Khaldidan, deux des trois plus grandes puissances vicaskaranes (puisqu'il ne viendrait à personne l'idée d'oublier la Shawiricie, qui dispose de rien de moins que le troisième PIB mondial). Elle pourrait également représenter un danger pour la Cyrénanie. Certains observateurs ont déclaré, bien que rien ne le confirme jusqu'ici, que le régime impérial au Khaldidan serait en danger. Ce ne serait pas étonnant : aucun régime basé sur la terreur et l'autorité d'un seul homme contre le Peuple ne peut fonctionner de manière pérenne. Tous ont une espérance de vie différente, issue de facteurs locaux qui font que chaque état est unique. Mais seule la démocratie peut s'adapter suffisamment pour faire face aux défis du temps. Seule la démocratie la plus souple, comme la démocratie parlementaire que nous observons en Cyrénanie, peut persister alors que le vent du destin souffle. Un effondrement du système de Padisha serait un problème pour la Cyrénanie à partir du moment où il y aurait un lien entre les deux états. Jusqu'ici, les traités montrent que les liens ne sont pas aussi forts qu'avec d'autres pays. Mais faire fusionner Tel-Érib Petroleum et Petronacional formerait un lien de vie entre les deux puissances. Une telle opération est autant un risque qu'un gain, au niveau géopolitique.
D'autres enjeux sont à prendre en compte. Il n'est pas coutume, à Tel-Érib tout particulièrement, de prendre en compte la question sociale dans les discussions entre patrons. Mais, bien que l'entrepris Tel-Érib Petroleum soit juridiquement une entreprise tel-éribaine, elle reste sous la tutelle cyrénane, que Jomi Messeich le veuille ou non. Je pense que c'est ce que le Président Fusterhyde a montré en invitant la compagnie pétrolière à des négociations. Il lui est impossible de détourner les yeux, et il a pour devoir, en tant que Président de la République Parlementaire et Fédérale de Cyrénanie, de veiller à ce que la discipline règne au sein de ses propres rangs. Que les négociations aient abouti ou non n'était pas important : si elles avaient échouées, TÉP serait apparu comme une entreprise rebelle portant atteinte à l'unité nationale ; mais elle ont abouti, et TÉP comme le Président en sont sortis grandis. Il est vrai que Tel-Érib a radicalisé la position du Parti Nationaliste-Conservateur de par son intégration à la vie politique cyrénane. Mais, quoi qu'en pensent ces messieurs du Sud, une grande partie de la population du Nord refuse l'idée selon laquelle les salariés tel-éribains risqueraient de perdre leur emploi. Non pas parce que nous souhaitons que la Cyrénanie soit grande, mais tout simplement parce que nous nous inquiétons de l'avenir de toutes ces personnes. La filière des hydrocarbures est si importante pour Tel-Érib que toutes les universités de l'État proposent un cursus à ce propos. Il est devenu impossible, dans la vie entrepreneuriale, de ne jamais avoir affaire à Tel-Érib Petroleum, à son réseau de distribution, de raffinage, ou même à des lobbyistes agissant pour M. Messeich. Je ne pense pas que les khaldidanais n'aient pas pensé à la question sociale. Tant de gens au chômage n'est pas bon pour les finances du gouvernement fédéral, qui se verra obligé de les prendre en charge. Une baisse des ressources cyrénanes ne serait pas favorable à la cause khaldidanaise. Ils n'est pas dans leur intérêt d'affaiblir la Cyrénanie, mais bien de grandir avec elle. Les deux pays ont toujours défendu la même idée de paix. L'influence diplomatique cyrénane ne couvre pas les mêmes fronts que l'influence khaldidanaise. Il serait foncièrement contre-productif de perdre un si bon partenaire. Mais Orotlk y aura sûrement déjà pensé. Ce qui nous amène à la question suivante : pourquoi, dans ce cas, accepter l'idée même d'une telle fusion ? Peut-être parce que M. Jomi Messeich est le fer de lance d'un système khalidanais en Cyrénanie ; le patriarche d'une Maison amenée à grandir ; un début d'introduction du système de Padisha sur l'Île du Prince. Si M. Messeich a été choisi pour grandir avec le Khaldidan, indépendamment de la Cyrénanie, et pour, à terme, prendre le pouvoir, avec ses gens, sur notre Fédération, il ne reste qu'une solution ; et elle est, je pense, prise en considération par le gouvernement fédéral : il ne faut pas laisser Tel-Érib Petroleum évoluer seule, il ne faut pas que la Cyrénanie soit éloignée de tous les arrangements faits avec les autorités khaldidanaises. M. Messeich n'est pas un État, même s'il n'est qu'honnêteté de reconnaître qu'il est plus puissant que certains. Dans le judaïsme, les hommes portent un chapeau pour se rappeler de la présence de quelque chose de plus puissant au-dessus de nous. Je pense qu'il faudrait inviter M. Messeich à troquer ses lunettes de vue contre un simple chapeau ; car il ne lui est pas nécessaire de voir loin pour se rendre compte qu'il y a plusieurs États et une Fédération au-dessus de lui. Avant que de regarder vers l'équateur, M. Messeich devrait porter ses yeux âgés vers Yathorage, à seulement 2 000 kilomètres d'Érib. Peut-être que M. Messeich devrait comprendre qu'il ne négociera pas qu'en son nom.[/justify]
Posté : sam. août 22, 2015 9:31 pm
par Iskupitel
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[center]L'année 2027 en quelques lignes[/center]
6 décembre 2027
[justify]Alors que l'année 2028 approche, la rédaction de The Tribune a exprimé la volonté de permettre à ses lecteurs un bref aperçu de l'actualité internationale au Vicaskaran et des grands événements qui ont jalonné ces douze derniers mois.
Durant l'année 2027, le Vicaskaran n'aura que peu fait parler de lui. Si, au Nord du continent, la guerre au Pelabssa a semblé prendre fin, la reconstruction du pays n'est pas encore mise en œuvre partout. Sur le territoire des Nations-Unies-nord-Vicaskindiennes d'Hannunah et sur les îles de Chanabegs et de Talequah, les populations retrouvent petit à petit un endroit vivable et administré. Ces refuges, qui sont le résultat d'initiatives étrangères considérées comme impérialistes, prouvent petit à petit que la reconstruction du Pelabssa se fait sur le terrain et non dans de beaux discours dénonçant l'annexion d'autres territoires. En Cyrénanie, les autorités ont, en soutien à certains alliés, dénoncé la prise de pouvoir de l'Hokkaido sur l'île de Talequah derrière un gouvernement considéré fantoche et faussement pelabssien. Selon certaines sources proches du Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération, une missive a été envoyée à la Chancellerie hokkaidienne pour appeler à la discussion entre l'Hokkaido et les puissances refusant son action en faveur de la reconstruction du Pelabssa, alors que la guerre n'y était pas encore finie. Aucune réponse n'a été reçue. Est-ce un cas isolé ou d'autres puissances ont-elles, de même, tenté de pousser l'Hokkaido à agir dans les règles ? Personnellement, j'ai beaucoup de mal à admettre que l'on puisse refuser la démarche hokkaidienne dans le fond : reconstruire le Pelabssa est plus que nécessaire, et nous ne devons pas faire de ce territoire une sorte de sanctuaire où proliféreront toutes sortes de groupes anarchistes et dangereux pour les civils qui, rappelons-le, n'ont rien demandé. En tant que citoyen d'un pays issu notamment de la colonisation adélienne, à l'instar du Pelabssa, je ne peux me résoudre à abandonner mes cousins. Pourtant, vous m'aurez peut-être vu dans les rues de Yathorage, défilant au milieu des pancartes exigeant le départ de l'Hokkaido, cette grenouille se voulant plus grosse que les bœufs, ceux qui se sont réellement battus sur les territoires irradiés des Etats-Unis. Il n'y a là nul paradoxe : si je ne peux qu'être de tout cœur avec le projet hokkaidien, il n'a pas été fait convenablement, et la fermeture de la Chancellerie aux demandes étrangères n'est nullement preuve de bonne conscience, ce qui implique, fatalement, des doutes et des inquiétudes. Depuis que Tel-Érib est entré dans la Fédération, on entend souvent des observateurs internationaux dire que les cyrénans se sont égarés et qu'ils ont perdu leur humanisme. À ces gens je veux répondre clairement : les cyrénans sont parasités depuis près de deux ans par des égoïstes nationalistes, et si vous grattez un peu la surface de 100 millions de sudistes, vous trouverez au moins autant d'humanistes prenant en compte l'éthique dans leurs décisions.
À la frontière sud du Pelabssa, le silence règne : la Shawiricie s'est fait extrêmement discrète durant l'année 2027, tant sur la scène internationale qu'en interne. En feuilletant la presse shawiriçoise durant la préparation de cet article, j'ai pu faire un constat simple : en Shawiricie, on n'a parlé que de l'Alezik et des autres états souhaitant une plus grand autonomie. La majorité des articles était pessimiste, et voyait tous les jours une nouvelle raison de croire à la fin de la Fédération des Nations-Unies de Shawiricie (FNUS). Seul un noyau dur, présent dans les plus grands quotidiens, militait encore pour rendre à la population des états fidèles au pouvoir l'espoir et la volonté de se battre pour l'unité du pays. En effet, un éclatement de la Shawiricie serait un désastre pour le Vicaskaran tout entier. Cet état, qui devrait rester le troisième plus gros PIB du monde malgré une croissance de celui-ci prévue à 0%, n'a pas pris de place prépondérante dans la gestion du continent depuis plusieurs années ; pourtant l'éclatement d'un état aussi puissant non loin d'une zone de non-droit sans aucune administration, le Pelabssa, ne peut que jouer en défaveur de la sécurité et du bien-être des états qui lui sont méridionaux.
Au Vicaskaran-sud, le Khaldidan a poursuivi sa politique d'intégration des Islas Socas dans l'Empire. Secoué en juillet 2027 par la mort de l'Impératrice, le Khaldidan a confirmé la diplomatie qu'il mène depuis plusieurs années en coopération avec les Empires du Kaiyuan et du Raksasa. L'Axe Impérial, comme il est surnommé par les observateurs et, parfois, par les autorités de ces trois états également, semble relever davantage d'un moyen d'harmonisation entre puissances majeures que d'une véritable et profonde alliance. En effet, dans cette triade, il semble que le Raksasa soit un peu en retrait. Alors que le Kaiyuan et le Khaldidan se sont unis par le mariage de leurs héritiers, la famille impériale raksasane reste très discrète et semble éviter toute médiatisation excessive. Cette alliance crée des remous diplomatiques entre le Khaldidan et l'Aquanox, fervent opposant du Raksasa de très nombreux fronts -- pour ne pas dire sur tous. Plus au sud, la Fepuvi se renforce intérieurement et tente, de plus en plus, de se poser comme un bastion imprenable du socialisme. Bien que les relations du pays avec les autres puissances rouges soient quasiment inexistantes, la Fepuvi a su durant l'année 2027 se consolider plus encore et réunir autour d'elle la plupart des pays socialistes sud-vicaskarans. Plus que jamais, le peuple fepuvo s'est centré sur les élections démocratiques internes au pays.
Pour parachever l'inactivité de la zone australe du continent, le Danube a repoussé continuellement les discussions pour la fondation d'une Union du Vicaskaran. Les négociations, qui ont commencé en janvier 2026, ne semblent pas avoir une chance de s'achever avant encore plusieurs mois. Tel-Mehrat, qui a accueilli les premières discussions et qui reste comme le lieu où ont été pensés les premiers accords en faveur d'un véritable Vicaskaran uni, a passé l'année 2027 à organiser sa nouvelle politique agricole. Au contraire de Tel-Dehat dont les activités internes ont été très obscures et semblent se résumer en une lutte interne pour un pouvoir affaibli, le Royaume a poursuivi son rapprochement avec la Cyrénanie, de sorte que les frontières ont progressivement été ouvertes à tous les citoyens des deux états depuis septembre 2027. Et les choses devraient continuer en ce sens : Abraham Fusterhyde a en effet déclaré que la Cyrénanie tenterait de s'impliquer davantage dans les affaires de l'Île du Prince et du Vicaskaran Austral, quitte à tenter de ressusciter le concept d'Union Économique du Vicaskaran Austral, évoqué dès le mois d'août 2020 par Tel-Érib. Pendant l'année 2027, la Cyrénanie n'a fait que peu d'actions remarquables à l'international. Foncièrement replié sur lui-même, le pays s'est plus intéressé aux résultats de l'équipe de rugby qu'aux problèmes de stabilité politique qui ont traversé le pays. Et c'est justement pour cette raison que je ne peux terminer cet article sans faire un résumé des résultats de rugby de l'année 2027 : après une victoire en King's Cup et la réalisation d'un Grand Chelem en Jefferson's Cup, les joueurs de Tzvi Retom ont remporté haut la main le Derby des Libéraux, puis se sont imposés, en finale de la Supercoupe du Rugby, contre l'Océania 48 à 17. Le XV cyrénan, qui détient simultanément l'ensemble des titres possibles : Champion du Monde, Champion du Vicaskaran-Makara, Champion du Derby des Libéraux, Champion de la King's Cup, Champion de la Supercoupe, Champion de Jefferson's Cup. Au contraire de ce qu'affirment certains médias aux cyrénans à longueur de journée, non, les résultats de rugby ne sont pas plus importants que les décisions du Président Fusterhyde. Les tel-éribains aiment à vanter leur esprit civique ; peut-être faudrait-il leur rappeler que le civisme, c'est un peu plus que mettre un morceau de papier dans une urne.[/justify]
Posté : mar. août 25, 2015 2:48 pm
par Iskupitel
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15 décembre 2027
Norbert Förstner condamné par contumace par la Cour de Justice tel-éribaine :
Comme pour faire écho à l'[url=http://www.simpolitique.com/post266189.html#p266189]article[/url] publié par l'Observateur Sébalde, la Cour de Justice d'Érib a rendu son verdict concernant l'affaire "Tel-Érib contre Norbert Förstner", lancée le 1er décembre par le Ministère Public. Après une étude préliminaire des faits, la Cour de Justice d'Érib a considéré qu'il n'était pas nécessaire de faire venir Norbert Förstner à ce procès, considérant par la voix de Me Ben-Asham, avocat désigné par le Ministère Public pour représenter l'accusé : "ce sont les mots de mon client, et non sa personne, qui sont mis en cause." Pendant 10 jours, le Juge Itzhak Yohel a décortiqué et analysé avec la plus grande attention l'ensemble des paroles et des écrits de l'accusé afin de déterminer si oui ou non Norbert Förstner doit être reconnu coupable de diffamation et d'atteinte à l'honneur. Les deux premiers jours ont consisté en une réflexion sur l'utilisation du terme "atteinte à l'honneur" dans le cadre d'un État, qui plus est membre d'une Fédération et qui ne possède donc pas l'entièreté des pouvoirs habituellement confiés à un État. Toutefois, considérant que les propos du député sébalde ne sont appuyés que sur des considérations personnelles et relevant davantage de la théorie du complot que de la preuve juridiquement acceptable, le Juge Yohel a finalement donné raison au Ministère Public et a donc condamné M. Norbert Förstner à 1 an de prison et 10 000 RAK$ d'amende. Dans le même temps, l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) "Juifs de Cyrénanie" a porté plainte contre M. Förstner pour le même motif et a obtenu, là encore, raison. Le boxeur et parlementaire cumule donc une peine de 3 ans de prison et 35 000 RAK$ d'amende. Si la peine de prison ne pourra être purgée que lorsque l'homme acquis aux idées d'Aurel Visschers, sera physiquement présent sur le sol tel-éribain, l'amende lui a été envoyée. De manière uniquement symbolique, pourtant, puisque l'État tel-éribain, qui a reçu l'appui cyrénan, n'a aucun moyen de le forcer à payer. Le Ministre de la Justice tel-éribain a indiqué être en communication avec les services sébaldes pour faire une demande d'extradition.
Pendant le procès, le gouvernement tel-éribain a évoqué la nécessité de porter plainte contre cet homme. "Norbert Förstner a pour habitude d'affabuler concernant Tel-Érib et sa population juive ; nous ne pouvons laisser faire une personne potentiellement dangereuse pour l'équilibre religieux sur l'Île du Prince", a indiqué M. Jacob Messeich, Secrétaire d'État et Porte-Parole du gouvernement tel-éribain. Dans le reste de la Fédération, l'initiative tel-éribaine a été saluée : ainsi, sept États, dont l'État de Victoria, ont publiquement exprimé leur soutien au Ministère Public tel-éribain. Le gouvernement fédéral, quant à lui, lorsqu'il a accepté de s'exprimer, a expliqué que la Cyrénanie, pour des raisons diplomatiques, ne pouvait pas prendre position à ce sujet. Ainsi, il semblerait qu'aucune aide du gouvernement fédéral ne soit à attendre dans les relations avec la Sébaldie, le gouvernement tel-éribain souhaitant la coopération du pays jeekimois pour l'application de la peine. Quant à l'ONG "Juifs de Cyrénanie", son Porte-Parole Jacob Lamm a fustigé, sur le ton de l'humour, la ressemblance entre les déclarations de MM. Förstner et Visschers et les "théories paranoïaques et complotistes" de l'océanien James Pinch, qui affirmait avoir révélé la "conspiration sino-tel-éribaine" dans son livre [url=http://www.simpolitique.com/post249644.html#p249644]VERITAS[/url] (éditions Desgranges, 2026), avant de se dire heureux des deux victoires juridiques et de déclarer : "Je ne sais pas si Norbert Förstner purgera sa peine. J'espère seulement que cela aura éveillé l'esprit des électeurs sébaldes et qu'ils ne le rééliront pas."
Posté : jeu. août 27, 2015 6:28 pm
par Iskupitel
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[center]Cette Cyrénanie touristique[/center]
Le 21 décembre 2027
[justify]Comme des millions d'autres travailleurs, j'ai eu droit à quelques semaines de congés avant la fin de cette année 2027, afin de profiter de ce bel été austral qui rend la Cyrénanie attractive pour les vacanciers de l'hémisphère nord. Pendant une semaine, j'ai fait mes valises et suis parti en vacances itinérantes le long de la côte Nord, de l'État d'Estland à celui de Noktown. Les plages de sable y sont foison, et les stations balnéaires également. De décembre à février, les hôtels sont pleins, et il n'y a plus un seul recoin de sable qui ne soit occupé par les parasols bariolés des touristes, plus un pavé qui n'abrite une échoppe ou un snack aux prix exorbitants, plus un rayon de soleil qui ne soit monopolisé par un franconien bedonnant ou un biturigeois mal luné. À première vue, tous ces touristes sont attirés par le soleil et les prix relativement bas qui sont pratiqués dans les stations balnéaires : exorbitants pour la plupart des cyrénans, ils restent plutôt faibles pour les ressortissants de très nombreux pays, qui profitent de la faiblesse de la valeur de la Couronne cyrénane et du pouvoir d'achat dont ils disposent dans leur patrie. Pourtant, si vous vous aventurez sur le sable brûlant pour oser discuter, en adélien of course, avec ces envahisseurs saisonniers, vous vous apercevrez que l'écrasante majorité d'entre eux n'avouera jamais être venue pour le statut balnéaire de l'endroit. Non, la raison de leur présence est bien plus respectueuse de la Cyrénanie. Ainsi, un océanien ayant boudé les rivages de la Mer des Kangourous m'assura plusieurs minutes qu'il était venu, accompagné de sa famille, pour expérimenter cette "authenticité cyrénane" dont semble raffoler une certaine partie de la population touristique mondiale. En effet, ce M. Lawnsplit, que je salue sincèrement, par ailleurs, avait amené sa femme, Linda, et leurs trois filles de 6, 8 et 12 ans sur les plages cyrénanes en pensant y trouver un condensé ce qu'était réellement la Cyrénanie. M. Lawnsplit, en évoquant la présence de ses enfants, me confia : "J'ai hésité à les emmener, avec toutes ces histoires de pédophilie...". Effectivement, cher monsieur, il y a certains quartiers, dans les grandes villes tel-éribaines, où il est préférable, quand on est une fillette, de ne pas s'aventurer seule. Mais, que tous les lecteurs de cet article soient rassurés : ces cas sont rares en-dehors de ces zones et quasiment inexistants de l'autre côté des Monts Centraux. En termes de criminalité, les états d'Ouvenin et d'Estland ont les taux les plus faibles et les plages les plus agréables. Alors pourquoi les gens comme moi poussent-ils les étrangers à se priver de ces lieux de villégiature organisée ? Il y a quelques temps, alors que je lisais un article, j'ai trouvé la position de mon collègue journaliste très intéressante : "Il existe un terme en physique quantique, le 'principe d'incertitude', selon lequel les particules changent en fonction du regard qu'on porte sur elles. Le tourisme fonctionne de la même manière : il vous change bon gré mal gré, parce qu'il transforme la vie authentique en marchandise."* Je pense que cela s'applique à la situation présente. À l'origine, oui, l'Ouvenin et l'Estland étaient des perles de beauté et de virginité, une lieu de découverte de ce qui constituait réellement la vie des cyrénans. Mais petit à petit, avec la venue de plus en plus massive de touristes souhaitant eux aussi prendre une part de cette virginité, les villages de pêcheurs se sont transformés en stations balnéaires. Comme continue mon collègue dans le même article : "Les touristes avisés se précipitent dans les endroits 'pas encore touristiques', se plongent dans la manière de vivre locale, font ce que font les locaux et mangent local, mais, quand ils agissent ainsi, ces endroits, leurs gargotes et les rites sociaux changent et cessent d'avoir l'authenticité ô combien recherchée."* Les côtes Nord ne sont plus ce qu'elles étaient ; et si leur nouvelle forme convient aux moins regardants des touristes, ce sont de nouveaux lieux qui, de plus en plus, sont appréciés par les touristes à la recherche de la quintessence de la Cyrénanie.
Quels sont ces lieux ? Pêle-mêle : Torphichen, Cowley ou Upton, ces petits villages de bergers dans les Monts Centraux, Cockleigh ou Dexleigh, ces gigantesques domaines agricoles de l'État de Shermanie, mais encore Coliford, Maesport ou Castlemill, ces petits ports largacostains emplis de pêcheurs où il fait bon respirer l'air frais en provenance du cercle polaire. Mais le lieu qui reste le plus authentique et qui attire pourtant, chaque année, des milliers de visiteurs étrangers, c'est la série de petites criques qui compose une partie des côtes occidentales de l'État de Fanazi. Cette trentaine de petites criques, d'une beauté à couper le souffle, a la chance de ne pas encore avoir été contaminée par les infrastructures de tourisme de masse. Là, les locaux pêchent et se baignent en communion avec cette eau peu profonde et d'une beauté idyllique qu'ils respectent presque religieusement. Néanmoins, il ne faut pas se limiter à ces quelques lieux pour se faire une idée de la Cyrénanie authentique. À mon sens, la meilleure façon pour contenter ces touristes friands de pureté intouchée, c'est soit de fréquenter un de ces bordels pédophiles tel-éribains, soit de partir en expédition à l'écart des sentiers battus, de se laisser guider par le vent et de contempler la beauté des paysages cyrénans qui se fichent bien d'être touristiquement attractifs ou non. La Cyrénanie n'a pas vocation à être une Océania bis ; et en ce sens, il serait bon que quelques politiciens en prennent conscience et agissent concrètement en protégeant nos lieux inestimables.[/justify]
* (HRP) : citations d'un article de Jurica Pavicic dans le journal "Slobodna Dalmacija", 17 septembre 2014.