PRESSE | Txileko Prentsa

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Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
La Dorimarie doit se fédérer sous la direction du Txile
29 septembre 2037

[img]https://i.imgur.com/Jhd0Tni.png[/img]
[cap]Hôte de tensions certaines entre les puissances locales, le continent doit être le vecteur de la puissance txiléenne.[/cap][/center]

Forte de plusieurs centaines de millions d'âmes, la Dorimarie est un continent recouvert de nombreux régimes instables tandis que des îlots de prospérité s'érigent çà et là, au gré des crises économiques internes. Depuis 2034, le Txile émerge comme une puissance économique majeure et pérenne au sein de l'ensemble chaotique du continent, en maintenant un cap économique fort avec des objectifs et des moyens toujours plus importants pour y parvenir. Avec une hégémonie économique incontestable sur la moitié occidentale du continent - voire sur le reste de la Dorimarie également -, les Provinces-Unies du Txile sont un acteur incontournable de l'espace olgaro-dorimarien, juste derrière le Deseret. En effet, le Txile se place en tant que huitième économie mondiale avec un Produit Intérieur Brut culminant à cent milliards de dollars, score seulement dépassé par celui du Deseret, avec une économie estimée à moins du double du PIB txiléen, et ce en janvier 2037.

Mais le Deseret et les anciens États Fédérés sont éloignés des préoccupations dorimariennes, tandis que le Txile est de plus en plus confronté à l'insécurité dans les eaux néchinésiennes et sur le continent. Avec l'émergence d'un régime corporatiste en Olgarie méridionale avec le Caeturia, des tensions sont apparues, notamment suite au litige des détroits caeturiens et à l'affaire du sabotage international de mines d'or au Nuevo Río, les Provinces-Unies sont confrontés à la première contestation de l'état de stagnation pacifique de la Dorimarie. Les troubles qui se multiplient entraînent des perturbations dans l'équilibre local précaire, au détriment de l'hégémonie txiléenne. En s'appuyant sur sa monnaie qui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=14447#p342886]domine la Dorimarie[/url], le dollar txiléen, le Txile a un poids économique et financier non-négligeable en Dorimarie, notamment par sa capacité d'investissement qui dépasse largement les autres puissances locales que sont la Léontarie (par le biais du Nuevo Río), le Berlim ou le Nephiland.

Ces États, dirigés par des politiques parfois autoritaires, peuvent néanmoins faire preuve d'une certaine ouverture au libéralisme économique. C'est en s'appuyant sur cette caractéristique des régimes dorimariens, les Provinces-Unies du Txile pourraient bien instaurer un cadre libre-échangiste dans les années à venir au sein du continent, en s'appuyant sur des caractéristiques communes des nations dorimariennes : une religion chrétienne omniprésente et fortement institutionnalisée (faible sécularisation), une tendance à se rapprocher d'un modèle de démocratie à part entière malgré les aspects autoritaires et un certain attachement au développement local, régional et continental. Un cadre économique commun entre les États dorimariens est un scénario probable, surtout si la croissance txiléenne poursuit sa folle expansion et propulse les Provinces-Unies parmi les nations les plus influentes économiquement parlant. Sur le plan géopolitique et géostratégique, le bilan du Txile est beaucoup moins probant : avec une flotte de guerre et des forces terrestres intermédiaires, le Txile est largement distancé par le Caeturia, principale menace militaire dans la région, tandis que les autres puissances se placent aux alentours de la Txileko Gudarostea (armée txiléenne) en termes d'effectifs.

Une alliance géostratégique dorimarienne serait beaucoup plus difficile à réaliser qu'un espace de libre-échange économique ; un traité de défense mutuelle serait à la rigueur accepté par certains États sous la pression d'une puissance militaire dominante, mais le Txile n'est pas doté d'une force de coercition suffisante pour cela. Sur le plan culturel, la Dorimarie est très largement hétérogène, avec un grand nombre de cultures occidentales, mêlées à des substrats de culture indigène elle-même très variée. Ainsi, le continent se divise entre hispanophones (Nuevo Río), nahuatlophones (Tlaloctlitlal), lusophones (Berlim), anglophones (Nephiland) et euskalophones (Txile et Paskoak). En terme d'ethnies, les occidentaux restent largement plus nombreux que les populations natives, même si les indigènes entretiennent une certaine représentation au sein des États dorimariens malgré une supposée répression par les autorités (notamment au Berlim). Les éléments fédérateurs du continent dorimarien sont faibles en dehors de l'aspect purement économique, et malgré une collusion politique entre les régimes conservateurs existants, une alternance pourrait provoquer l'effondrement de toute relation diplomatique existante. Il reste encore au Txile à démontrer sa puissance par une politique continentale poussée d'ici à 2040, d'après les propos tenus par le porte-parole du gouvernement.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Le Txile et le Lorthon renouent malgré un ressentiment encore notable
9 octobre 2037

[img]https://i.imgur.com/TVsZOqU.png[/img]
[cap]Le Royaume des îles Lorthon était resté un belligérant mineur au cours du récent conflit.[/cap][/center]

Le Ministère des Affaires Etrangères des Provinces-Unies du Txile a soumis au vote du Parlement txiléen il y a quatre jours un traité diplomatique de normalisation des relations avec le Royaume des îles Lorthon, belligérant secondaire opposé au Txile au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » ayant participé à la défense de la Britonnie en 2034. Un premier rapprochement, qui avait été tenté par le Premier Ministre lorthonien de l’époque, s’était soldé par un imbroglio diplomatique entretenu par des tensions nationalistes et revanchardes au sein du gouvernement txiléen et auprès de l’opinion publique de la République de l’époque. Le partenariat txiléo-lorthonien, qui s’est cette fois-ci initié avec des excuses de la part du ministre des Provinces-Unies, Bartolome Landabarri, pourrait bien se pérenniser et aboutir à une énième alliance txiléenne en Dytolie. Mais si les parlementaires ont voté le traité bilatéral sans trop d’hostilités, des contestations risquent d’émerger au sein de la population bien moins favorable à un tel réchauffement des relations.

Si les conséquences de la guerre ne sont plus visibles statistiquement parlant au sein des Provinces-Unies après la reconstruction et l’embellie économique des années qui s’en suivirent, les séquelles restent profondes pour certains habitants du sud du pays alors que plus de dix mille txiléens ont perdu la vie au cours du conflit, soit un tiers des pertes humaines totales. Parmi ceux-ci, la moitié étaient des civils habitants dans le sud-ouest, dans les provinces de Pomaroak et de Pomaroak Behera, notamment dans les grandes villes d’Urutzalde et d’Igoera. Ces pertes civiles, qui ont provoqué des remous encore plus importants que les pertes militaires de la République txiléenne au cours du conflit, sont à la source de nombreuses manifestations d’un nationalisme revanchard depuis 2034 sur le territoire national. Ce revanchisme, qui s'est nourri de l'échec de la coalition parlementaire républicaine et a profité de la recrudescence en popularité de l'ex-prétendant au trône et désormais prince du Txile, Gaspar II d'Esparza, a permis la montée électorale du parti nationaliste Quepezkoako Euskal Frontea (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa ») et de l'ensemble de la droite plus traditionnelle.

Ce revanchisme nationaliste ne semble pour autant pas faire partie intégrante des partis politiques majoritaires, qui ne veulent en effet pas perpétuer ce sentiment nationaliste malsain, selon les propos tenus par plusieurs cadres des partis concernés. Si une volonté revancharde venait à émerger au sein de la population, elle ne trouvera pas de réceptacle dans les partis traditionnels : l'ensemble de l'hémisphère politique semble avoir répudié le sentiment revanchard, au détriment d'une partie de la population rurale qui pourrait y voir un abandon par les élites parlementaires. En ce sens, la figure du monarque pragmatique qu'incarne Gaspar II pourrait capter cet électorat, ce qui renforcera sa légitimité au détriment de l'influence des partis politiques sur ce dernier. Une opération bénéfique pour le gouvernement, mais pas pour les parlementaires : le partenariat txiléo-lorthonien divise. Les txiléens s'étaient montrés prompts à la vengeance lorsqu'en 2035, les anciens collaborateurs avec les forces d'occupation sur l'île de Labegaray s'étaient vu infligés de lourdes punitions par la vindicte populaire puis de lourdes peines carcérales face à la justice txiléenne.

Les citoyens txiléens les plus profondément meurtris par le conflit restent les labegarayens : malgré la divisions entre les insulaires prêts à travailleur pour l'ennemi et les habitants jetés à l'eau dans la baie de Labegaray par les troupes uhmanéennes, la large majorité des insulaires s'étaient trouvés exilés, maltraités, dépouillés par le pillage des troupes, et délaissés par une justice txiléenne que certains ont jugé trop molle face aux « traîtres ». Tout un ressentiment, nourri à l'attention des étrangers, qu'ils soient ventéliens, janubiens, algarbiens ou anglophones, s'est vu renforcé par les actes isolés de revanchards labegarayens ensuite condamnés pour meurtres, vols, viols, insultes et tentatives d'homicide. Ce même désir de revanche est encore entretenu dans l'extrême-sud du pays, à l'heure où le Txile a déjà enterré la hache de guerre avec le Lorthon tout en conservant ses inimitiés avec les principales puissances impliquées dans le conflit par le passé, la Britonnie au premier plan. La politique étrangère du Txile vis-à-vis du Lorthon, qui consiste sans doute à vouloir désenclaver le Lorthon dans sa position de rivalité avec la Britonnie en Dytolie septentrionale, pourrait bien se révéler impopulaire et être un nouvel angle d'attaque de l'opposition aux prochaines élections en avril 2040.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
La culture euskale se vend bien
21 octobre 2037

[img]https://i.imgur.com/2IFmGIx.png[/img]
[cap]Les produits traditionnels euskals sont vantés pour leur originalité et sont exportés en très grande quantité.[/cap][/center]

C'est une nouvelle qui rassurera les producteurs et les grossistes du marché de l'agro-alimentaire : les produits de l'alimentation traditionnelle euskale, comme les chipirons (txipiroiak en euskara, des calmars à l'ail et au safran), les pintxos (des tapas euskals) ou encore l'axoa, émincé de viande bovine emblématique de la cuisine traditionnelle txiléenne. De nombreux plats, aliments et recettes sont ainsi mis à l'honneur à l'étranger chaque année grâce aux importantes exportations et la force de production agricole des Provinces-Unies, qui demeurent de loin le plus grand producteur de produits euskals. Si la nourriture reste une des caractéristiques de l'alimentation traditionnelle, les boissons ne sont pas en reste : les vins txiléens labellisés sont cotés à l'internationale, tandis que le vin « bas-de-gamme » issu des coopératives agricoles des grandes provinces viticoles que sont la Pomaroak et l'Ikuñoa s'exporte dans le monde entier comme un bien de consommation moyen qui reste très prisé pour sa qualité relative à son faible prix.

Il faut dire que l'agriculture txiléenne, qui était un domaine en pleine récession au début de l'année 2034, a vécu une véritable résurrection avec un renforcement des capacités agricoles, une mécanisation progressive et un fort apport en main-d'oeuvre là où elle en manquait quelques années plus tôt. Grâce à l'essor des secteurs industriel, agricole et agro-alimentaire, les exportations des produits traditionnels se sont renforcées et industrialisées, au bénéfice d'une culture euskale en pleine expansion, concurrençant de nombreuses autres cultures sur la scène internationale. Le principal frein à cette progression reste la complexité de la langue euskale : l'euskara reste une langue difficile, autant pour ses tons, ses intonations et ses temps multiples que pour sa très faible proximité avec les autres langues dytoliennes. Placée à l'écart des autres groupes linguistiques, la langue nationale se trouve dans un isolat linguistique proche des langues janubio-dytoliennes, au grand dan des académiciens de l'euskara, basés à Donostia, qui regrettent la complexité et la disparité de langue euskale, alors que cette dernière reste déjà très marginale par rapport aux autres langues.

Heureusement, elle reste soutenue à l'international par une importante diaspora euskale et euskalophone (euskaldun) qui s'élève à plus de vingt millions de personnes, notamment en Ventélie, en Dorimarie et en Dytolie. C'est grâce à ces communautés que la culture basque se maintient au sein de nombreux pays : le Kaiyuan est ainsi l'hôte d'une communauté euskale notable par le biais de l'ancien comptoir colonial du Txile, Kapayane (Kapañoa en euskara), tandis que les anciennes colonies de peuplement de l'ancien empire colonial de la République txiléenne perpétuent les traditions des colonisateurs euskals par la langue et la culture enracinée là-bas après un siècle et demi de peuplement. Les traditions festives euskales sont ainsi communes au Txile et à ses anciennes colonies, mais aussi dans d'autres parties du globe : la ville de Rodessac en Santogne, connue pour son appellation de « petit Txile de gauche », est ainsi l'hôte de festivités euskales traditionnelles, comme la zezenketa (la tauromachie euskale) ou des fêtes annuelles comme la Saint-Sébastien, organisée le vingtième jour du mois de janvier.

La figure princière est également devenu une marchandise commerciale : devenu protecteur de l'euskalité et représentant de tous les euskals en tant que chef d’État de la principale puissance euskale dans le monde, sa personnalité est devenu sujet à un important merchandising. Figurines, drapeaux, effigies, tout est bon pour monnayer la figure emblématique du sauveur de la nation txiléenne. Gaspar II d'Esparza, prince des Provinces-Unies du Txile et des îles Paskoak, est ainsi devenu le prince de tous les euskals avec une forte notion de patriotisme transnational, le monarque txiléen devenant ainsi un monarque pour de nombreux euskals. Mais ce monarchisme pro-txiléen reste modéré et peu présent en dehors des sphères de la diaspora ; même au sein de celle-ci, des franges politisées de la population expatriée rejette le régime actuel des Provinces-Unies et promeuvent le retour à la République. Avec la récente et brutale augmentation de la population txiléenne, les euskals sont devenus une ethnie majeure de la scène dorimarienne et néchinésienne, avec pas moins de trente millions de txiléens pour vingt-huit millions d'euskals parmi eux. La culture euskale n'a pas fini de s'étendre, au profit des citoyens txiléens et des membres de la diaspora qui soutiennent l'effort d'exportation culturelle parfois directement financée de la poche de l’État txiléen.[/justify]
Djinndigo

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Le Txile poursuit sa modernisation technologique
8 novembre 2037

[img]https://i.imgur.com/i42Qd2a.png[/img]
[cap]Les nouvelles techniques d'extraction seront utilisées dans la seule mine de diamant txiléenne dès 2038.[/cap][/center]
Avec l'annonce officielle du gouvernement txiléen de l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=16305&p=345413#p345413]amélioration nette des techniques d'extraction du diamant[/url] grâce aux efforts des chercheurs et chercheuses mandatés par l’État txiléen pour organiser le transfert de la technologie d'extraction plus avancée de l'Eashatri, les Provinces-Unies du Txile se hissent parmi les seules nations au monde, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=837&t=14106#p303323]avec l'Eashatri[/url], à posséder des techniques d'extraction aussi avancées. Mais le Txile reste un producteur mineur de diamant, avec en tout et pour tout un seul gisement adamantin présent sur tout le territoire txiléen ; cette progression technologique reste ainsi de second plan, quand le Txile extrait principalement du fer depuis ses gisements de l'arrière-pays alors que sa technologie d'extraction demeure largement obsolète par rapport à ses concurrents, notamment le Karmalistan, premier producteur mondial ayant une avance non-négligeable dans ses techniques d'extraction ferreuse. Mais là où l'Eashatri a consenti à un transfert technologique jugé majeur par les autorités d'Eskha afin de sécuriser l'alliance avec le Txile, les autorités karmales seront sans doute beaucoup plus hostiles au partage de leur monopole technologique.

Les Provinces-Unies n'en sont cependant pas à leur coup d'essai en terme de recherche technologique : en moins de quatre ans, c'est pas moins de sept nouvelles technologies que le Txile a développé en partenariat avec de nombreux pays. Malheureusement, la stabilité des anciens partenaires txiléens est faible et les États ayant participé avec les autorités txiléennes à des transferts technologiques se sont pour la plupart effondrés depuis. Le Txile ne doit pas se reposer sur ses lauriers et limiter sa croissance économique et son expansion technologique, mais bien au contraire profiter de l'embellie économique pour enrichir son patrimoine technique au profit de l'industrie et de la mécanisation de l'économie primaire. Le Txile se place de nos jours parmi les nations aux patrimoines technologiques les plus avancés, marquant une nette démarcation entre l'économie txiléenne de 2034 et celle de 2037 : cet écart se justifie par une progression nette de la population (cinq millions de nouveaux txiléens en trois ans) et une expansion économique nette (le Produit Intérieur Brut national a doublé depuis 2033).

Mais l'âge d'or que vivent actuellement l'économie et la population txiléenne n'est qu'une conséquence de l'expansion des connaissances techniques txiléennes ; l'ouverture diplomatique, commerciale et institutionnelle du Txile sur le monde en est la cause principale. En effet, c'est par la multiplication de partenariats et de traités diplomatiques internationaux (qualifié de véritable « pactomanie » par ses détracteurs) comprenant des accords de transferts technologiques que la République puis les Provinces-Unies sont parvenues à forger un environnement national propice à la croissance et à l'augmentation des richesses. Derrière cette récente ouverture datant de mai 2034, c'est une nouvelle politique de gestion des affaires étrangères qui se cache : Bartolome Landabarri, Ministre des Affaires Étrangères omniprésent sur la scène internationale, est l'incarnation de cette nouvelle politique diplomatique, technologique et commerciale, même si ce virage de politique est aussi à attribuer à un changement brutal des mentalités au sein de la société txiléenne.

Ainsi, après une période d'isolement peu fructueuse où l'économie txiléenne s'est contentée de subir un ralentissement voire une stagnation, et ce pendant plus de quatre-vingts ans, la mentalité isolationniste des politiques au pouvoir s'est vue contrecarrée par une volonté populaire de renouvellement du cadre politique et institutionnel, au profit d'une amélioration des conditions de vie. Par l'apport des technologies modernes, les citoyens txiléens bénéficient de richesses inespérées, là où huit décennies de « régence aristocratique » ont seulement amené à un mécontentement des classes populaires face aux élites nobiliaires. La modernisation technologique du Txile prend ainsi une nouvelle dimension, celle de l'expression d'une classe moyenne prenant goût à la démocratie et au libéralisme économique, tout en maintenant un carcan de valeurs conservatrices au sein de la société txiléenne par la ruralité importante de la population nationale et de nombreux autres facteurs : forte religiosité de la population, clergé très présent dans les cercles locaux, forte décentralisation fédérale ou encore économie encore très primaire (secteur agricole fort)...[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
L'Ascensus paie ses dettes en satellites
14 novembre 2037

[img]https://i.imgur.com/DAE994r.png[/img]
[cap]Avec l'épongement de la dette ascensuséenne, le Txile a vu son parc satellitaire s'accroître.[/cap][/center]
Après trois années de redressement financier difficile, l’État technocratique d'Ascensus s'est vu obligé d'éponger sa dette en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=345554#p345554]démantelant son parc satellitaire[/url] auprès de ses créanciers. Une partie de la dette ascensuséenne étant détenue par des banques txiléennes, ces derniers ont accepté les satellites en guise de paiement avant de les revendre après des négociations avantageuses à l’État txiléen. Parmi ces banques, la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1012&t=15840]Donostiako Banku Batasuna[/url] (DBB, « Union Bancaire de Donostia ») s'en est vue ravie, elle qui avait subi un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=15#p330409]sérieux revers de fortune en 2034[/url] avec l'annulation de la dette des États-Fédérés d'Olgarie par les autorités deseranes. En effet, c'est plusieurs années de remboursement qui ont été encaissées en un instant par la petite banque donostiane, après d'âpres combats auprès des fonctionnaires ascensuséens pour parvenir au remboursement de la dette de l’État technocratique. C'est ainsi un document officiel de quasiment neuf mille pages qui a été remis à l'ensemble des créanciers et des autorités concernées, après trois ans d'écriture par des fonctionnaires du monde entier.

Mais le remboursement de la dette par la petite République de Dytolie centrale n'a pas profité qu'aux banques privées : en rachetant auprès de celles-ci un parc satellitaire supposément inutilisables par le secteur privé, les Provinces-Unies du Txile se sont assurées une expansion à bas coût de leur emprise dans le domaine spatial. Avec le rachat de deux satellites plus avancés que ce que possédait auparavant les Provinces-Unies, le Txile bénéficie désormais d'une force satellitaire à visée civile et militaire : l'observation satellitaire est en effet rendu possible par la technologie avancée de certains des satellites ascensuséens rachetés. Dix nouveaux satellites de moindre qualité viennent également rejoindre le parc txiléen, montant ainsi ce dernier à trente-deux unités, suffisamment pour couvrir l'intégralité du territoire txiléen malgré son immensité : un progrès non-négligeable dans la modernisation du pays, à l'heure où le réseau téléphonique poursuit lui aussi sa progression tandis que les utilisateurs de ce dernier se multiplient.

Alors que l’État txiléen a commercialisé, en partenariat avec diverses universités et cercles de chercheurs, son premier modèle de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=16305&p=345413#p344148]radar planaire[/url] et annoncé dans la foulée le financement de la recherche visant à améliorer ce modèle et à en sortir un plus performant, à savoir un radar tridimensionnel à balayage électronique, la nouvelle vient à point nommé pour le gouvernement, qui voit sa politique d'expansion technologique sertie d'un nouveau succès, à savoir l'acquisition à moindre frais de satellites performants. L'usage militaire de ces derniers n'est pas à proscrire, notamment en ce qui concerne l'espionnage et la surveillance par les deux satellites munis de caméras à but d'observation : en étant muni d'un tel équipement, les autorités militaires txiléennes auraient pu éviter l'effet de surprise provoqué par le débarquement d'unités hostiles sur l'île de Labegaray en 2034 lors du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », même si cela relève du cadre spéculatif et que de nombreux éléments inconnus du grand public restent à découvrir (ou à révéler).

Au sein de la population txiléenne, les événements en République ascensuséenne paraissent lointains et sont largement ignorés par la majorité des citoyens, tandis que l'achat de satellites étrangers à moindre frais est vu d'un bon œil par une bonne partie de la population qui se dit « favorable à une expansion du parc satellitaire sans trop impacter les finances du contribuable ». De nombreux txiléens restent tout de même sceptiques face à l'intérêt croissant du gouvernement central pour la chose spatiale ; certains soulignent que « l'Ascensus s'est endetté pour la conquête spatiale et doit, quelques décennies plus tard, abandonner tout espoir dans ce domaine afin d'éponger ses dettes ». Si la balance des paiements est largement positive pour l’État txiléen depuis 2034, les classes moyennes redoutent une trop grande expansion du budget étatique au détriment du porte-monnaie du contribuable. S'ils y sont favorables, les txiléens restent circonspects vis-à-vis de l'approche dépensière des Provinces-Unies dans le domaine spatial. La récente montée des tensions avec l’État militariste du Caeturia a cependant renforcé la volonté des gouvernants avec le soutien d'une partie croissante de la population.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
L'opposition profite du bilan économique mitigé pour remonter
8 janvier 2038

[img]https://i.imgur.com/D4JiCFa.png[/img]
[cap]Temistokles Oñatebia, leader de l'opposition, ne s'est pas encore exprimée devant la coalition réunie.[/cap][/center]
On s'en rappelle, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=60#p340029]en mai 2036[/url], les deux partis politiques hostiles à la coalition majoritaire, le Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») et le Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») avait formé, après les échecs aux élections de la candidate rouge Temistokles Oñatebia, un Errepublikanoaren Aurrean (« Front Républicain ») sous l'impulsion de cette dernière, contre l'avis des vieux cadres de l'ancien parti révolutionnaire, dont le très controversé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15598#p327098]Adolfo Auleztia[/url]. Ce dernier, particulièrement défavorable à la présence de socialistes et de social-libéraux au sein de la coalition républicaine, avait été évincé du commandement du parti [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p326852]bostequiste[/url] après s'être montré hostile à l'élection d'Oñatebia. Le front républicain nouvellement fondé avait été mis entre parenthèses pendant quelques mois, ce dernier se révélant décevant dans les sondages auprès de la population txiléenne, qui restait indéfectible au prince et à sa majorité officieuse, à savoir la coalition libérale-conservatrice qui régnait sur le plan politique depuis 2035.

Mais le récent essoufflement de l'activité économique nationale, qui s'est traduit par un ralentissement net de la croissance annuelle du Produit Intérieur Brut txiléen, est un facteur électoral non-négligeable, qui pourrait bien favoriser la remontée du Errepublikanoaren Aurrean dans les sondages face à l'hégémonie conservatrice aux dernières élections. La faible croissance économique de cette année, estimée à 6,89% soit six milliards et demi de dollars internationaux ajoutés au Produit Intérieur Brut en 2037, pourrait être un élément décisif dans la concrétisation d'une nouvelle opposition républicaine à la coalition monarchiste. La récente intégration du territoire de l'ancienne République des îles Paskoak au sein de la fédération des Provinces-Unies du Txile pourrait également être remise en cause, au bénéfice de l'opposition républicaine : l'archipel paskoan bénéficiait de certaines largesses fiscales de la part de ses gouvernants, situation que de nombreux libéraux paskoans regrettent - ils l'ont d'ailleurs déjà exprimé par le passé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&start=105#p344115]dans les urnes au moment de voter pour le référendum de rattachement au Txile[/url].

La coalition socialiste issue de la convergence de l'opposition critique les choix du gouvernement libéral-conservateur du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre : les dépenses militaires croissantes alors que le budget étatique pour les autres ministères est de plus en plus restreint chaque année, la politique étrangère hostile aux régimes socialistes et socialisants comme le Westrait ou le Bykova, les politiques publiques trop libérales et pas suffisantes face à la recrudescence soudaine de la démographie txiléenne... Ces arguments, déjà repris à plusieurs reprises au cours des années précédentes, avaient dû faire face à une croissance économique annuelle au rendez-vous et forçant un bilan de fin d'année favorable à la majorité au pouvoir. Après deux ans de résultats économiques exceptionnels (vingt-cinq puis quinze pourcents de croissance du Produit Intérieur Brut en 2035 et 2036), le gouvernement Bidaurre doit faire face aux premières retombées de sa politique économique libérale et de sa politique sociale conservatrice.

L'opposition socialiste, dont plusieurs cadres réclament déjà la formation d'un nouveau gouvernement, ne s'est cependant toujours pas fédérée sous la parole de Temistokles Oñatebia, qui est restée muette sur les propositions à venir de la minorité d'opposition au sein du Parlement txiléen. Avec sa brusque remontée dans les sondages (quelques pourcents, ce qui est déjà significatif), Oñatebia peut espérer une remontée lente mais progressive des socialistes au sein de la population. Les activistes, qui profitent de l'embellie du front républicain pour faire du porte-à-porte, rencontrent un certain enthousiasme au sein des citoyens txiléens, qui se disent prêt à voter pour Oñatebia aux prochaines élections. L'appel aux urnes comme défini par la Constitution txiléenne de 2036 dans l'article concernant l'élection du chef du gouvernement, est une occasion unique au Txile de provoquer la mise en place d'une véritable démocratie directe, à l'écart des collèges de parlementaires qui élisaient auparavant le Lehendakari (président) de la République txiléenne et qui ont élu par le passé Iñaki Bidaurre dans le cadre de la précédente Constitution datant de 1801. Le Txile est-il cependant libéré des affres de l'aventure monarchique de Gaspar II ? Les analyses demeurent sceptiques.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Le gouvernement ne cherche pas de conflit avec le Caeturia
6 février 2038

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/52/2/1514301766-soldats.png[/img]
[cap][url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1213&t=17321&p=346336&hilit=Txile+Caeturia#p346336]Les[/url] [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1319&t=17056&p=346504#p346466]analystes[/url] de nombreux pays ont déjà prédit le conflit, tandis que le gouvernement dément.[/cap][/center]
Malgré la position ambiguë des Provinces-Unies du Txile en Dorimarie orientale comme démocratie avancée, au-delà des clivages autoritaires qui découpent l'intérieur de la Dorimarie, la situation du Txile comme modèle démocratique en Olgarie-Dorimarie reste encore contesté. En 2034, l'impéralisme britonnique voulait libérer les txiléens du joug républicain à l'aide des armées des peuples colonisés ; en 2036, un échange épistolaire haut en couleur entre le Txile et le Westrait avait poussé les autorités txiléennes à revoir leur définition d'une démocratie au-delà de son caractère pluraliste. En 2038, c'est le Caeturia qui demeure encore et toujours le premier adversaire de la démocratie txiléenne sur le sol dorimarien, et ce depuis déjà un an. Cette puissance militariste d'Olgaire méridionale, qui s'appuie sur ses grandes entreprises nationales pour régner, critique vivement la démocratie des Provinces-Unies par le seul organe de presse autorisé par l’État corporatiste : la propagande caeturienne peine cependant à imposer sa vision au sein des autres États démocratiques.

Plusieurs journaux, dont le quotidien berlimien [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1319&t=17056&p=346466#p346466]Noticias da Belamonte[/url], ont souligné l'émergence de tensions entre le Txile et le Caeturia, tensions pouvant aboutir à un conflit d'envergure. Le porte-parole du gouvernement a exprimé le profond mécontentement du Kantziler (chancelier) et chef du gouvernement Iñaki Bidaurre, qui critique « l'engouement trop important des puissances étrangères pour la guerre, chose qu'ils ne connaissent parfois pas », alors que le Txile émerge tout juste d'un conflit aux contours internationaux qui a défini sa politique nationale pendant plusieurs années. Si le gouvernement Bidaurre est appelé par l'opposition à « tourner la page sur cette période de débâcle », ce dernier ne semble pas vouloir faire machine-arrière dans sa politique de défense nationale. Avec un lourd dispositif militaire qui s'accroît de jour en jour - notamment grâce à l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1280&t=16543&start=15#p346505]intégration des forces armées paskoanes[/url] en janvier 2038 - le Txile a une politique militaire dépensière, sujette à de nombreuses critiques.

Avec le ralentissement brutal de la croissance économique annuelle en 2037, le gouvernement officiel est donc devenu la cible de vives critiques sur sa politique budgétaire en ce sens. Mais l'impopularité de l’État corporatiste caeturian au sein de la population txiléenne ne dépérit pas et sert de bases arrières aux revendications militaristes des Provinces-Unies : la menace représentée justifie les moyens employés. Mais le gouvernement a encore une fois renouvelé son attachement envers la Pax Dorimaria dont il se fait le défenseur depuis plusieurs années : le rapprochement successif avec les autres États dorimariens en ce sens n'est pas fortuit. Les efforts du Caeturia pour briser l'étau démocratique renforcée par le dispositif diplomatique txiléen ne semblent pas non plus porter leurs fruits : l'isolement du régime corporatiste le pousse dans une politique de renfermement. La récente autonomisation du Nuevo Rio semble cependant être un terreau fertile pour une ingérence caeturienne, et l'absence de réponse diplomatique aux missives txiléennes à l'égard des autorités néoriotes n'augure pas des relations bilatérales proches.

Le porte-parole du gouvernement rapporte également la volonté de conciliation de l’État txiléen, qui tient néanmoins à rappeler que le Txile « ne se laissera pas marcher dessus et que les forces vives de la nation seront là pour [le] défendre », a également souligné la passivité des Provinces-Unies dans un conflit à venir : toute action belliqueuse, à l'écart de tout propos insultant, a pour l'instant été entreprise par le Caeturia à l'encontre des Provinces-Unies. Tout conflit pourrait donc prendre pour racine le bellicisme caeturian ; les autorités txiléennes semblent se refuser à entrer dans le jeu de revendications géopolitiques entamé par le Caeturia. Cinquième puissance économique mondiale, les Provinces-Unies du Txile conservent un leadership économique que les analystes internationaux semblent oublier, la propagande caeturienne en premier. Le porte-parole a également souligné l'émergence de nouveaux régimes démocratiques vers lesquels le Txile pourrait se tourner pour entretenir son expansion diplomatique : Ennis, l'Hachémanie, le Vryheid...[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Le Txile devient un des fondateurs de l'OOD
12 février 2038

[img]https://i.imgur.com/0tB5lb8.png[/img]
[cap]La représentante berlimienne Enola Morreira est la première Secrétaire générale de l'organisation.[/cap][/center]
Projet de longue date annoncée il y a de cela plusieurs mois par le porte-parole du gouvernement, l'[url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1337]Organisation Olgaro-Dorimarienne[/url] (OOD) s'est concrétisée il y a quelques jours avec la signature et la ratification d'une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1337&t=17339]charte intergouvernementale[/url] officialisant l'organisation dont les principaux buts restent simples, et pourtant flous : la défense des peuples olgaro-dorimariens et la promotion du régionalisme continental. Si la nouvelle est accueillie très favorablement par la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1329&t=17222&start=15#p346576]presse internationale[/url], y compris au sein des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1319&t=17056&p=346613#p346613]pays membres[/url], l'opposition républicaine se refuse encore à saluer l'initiative que Pantxiko Eraul, ancien Lehendakari (président) et précédent chef d’État txiléen, envisageait déjà en coopération avec le Deseret. Le projet, qui était resté en veille pendant plusieurs années avec l'instabilité des deux continents, semble avoir pris corps de manière permanente et durable dans les traits de l'organisation, qui demeure pour le reste très basique et pourrait éventuellement évoluer vers une véritable puissance supranationale.

Mais avant de pouvoir revendiquer une véritable unicité politique, la route est longue : les intérêts des États-membres, parfois divergents, devront être accordés lors de chaque nouvelle proposition. S'il est certain que les cinq pays actuellement membres partagent des valeurs démocratiques - malgré la parenthèse dictatoriale au Westrait sur laquelle les dirigeants de l'organisation semblent avoir fermés les yeux en attendant la fermeture de cet épisode - leurs idéologies dominantes au pouvoir sont souvent divergentes. Ainsi, le Westrait est dirigé par une coalition socialiste majoritaire, là où le Txile et le Berlim sont plutôt conservateurs, le Deseret ayant un gouvernement libéral et le Tlaloctlitlal adoptant une position sociale-libérale. Mais ces différences idéologiques ne doivent pas être des barrières à un rapprochement interne au supercontinent olgaro-dorimarien : le cadre démocratique assure un certain renouvellement politique ainsi qu'une alternance démocratique qui pourrait se révéler salutaire pour les relations tendues entre certains gouvernements.

Autre surprise, le premier Secrétaire général élu est... Une femme, la représentante berlimienne Enola Morreira. La Secrétaire générale est ainsi chargée de l'administration et de la représentation à l'internationale de l'organisation, un rôle primordial étant donné le caractère régionale de cette dernière. Les États-membres réunis de l'organisation représentent quatre cents trente-cinq milliards de dollars internationaux, soit soixante milliards de dollars de plus que l'Organisation de Coopération de Choenglung depuis la suspension du Lianwa au sein de l'OCC. Parmi les cinq membres actuels, le Deseret représente la moitié des Produits Intérieurs Bruts additionnés et le Txile compte pour un quart, tandis que les trois autres États-membres se partagent le quart restant, ce qui témoigne de grandes inégalités économiques. Si les politiques économiques des gouvernements olgaro-dorimariens s'accordent, un possible traité de libre-échange économique déjà en discussion pourrait voir le jour et renforcer l'aspect régional de l'organisation.

La République deserane reste l’État-membre avec la population la plus riche, avec un niveau de vie numériquement six fois supérieur à celui des habitants du Berlim. Les écarts économiques restent cependant plus restreints que dans d'autres organisations à caractère économique comme l'Union Douanière Occidentale ou l'Organisation de Coopération de Choenglung, qui ont des inégalités économiques bien plus significatives au sein de leurs frontières. En terme de poids démographique, l'écart est serré : avec une quarantaine de millions d'âmes, la République fédérale du Berlim est l’État-membre le plus peuplé tandis que le Westrait est le moins peuplé avec seulement vingt-deux millions d'âmes. Encore une fois, les pays de l'Organisation Olgaro-Dorimarienne gardent une série statistique assez homogène, de quoi favoriser une progression commune plutôt facile, au profit des peuples des pays membres. En terme géopolitique, le tableau est moins brillant : le Deseret et le Txile occupe la deuxième et la cinquième place parmi les plus grosses économies, mais les effectifs militaires sont moyens même si une politique de réarmement semble être de mise au Txile comme au Berlim. L'organisation semble cependant avoir de beaux jours devant elle, avec la stabilité relative du Txile, du Deseret et du Tlaloctlitlal.[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Le gouvernement va financer la presse régionale
18 février 2038

[img]https://i.imgur.com/5TeQkUy.png[/img]
[cap]L'arrière-pays txiléen est le plus touché par ce « désert médiatique » que le gouvernement veut combler.[/cap][/center]

Depuis la sortie de l'isolation diplomatique, économique et commerciale, les provinces txiléennes vivent une ère de prospérité relative, étendue de manière inéquitable sur l'ensemble du territoire. Ainsi, si les provinces du nord-ouest, à savoir la Berri Nafarroa et l'Axberiko, sont devenus un poumon industriel et économique en Dorimarie, le reste du pays ne peut pas prétendre à un tel rôle au sein de la fédération. La croissance économique galopante des dernières années a creusé les écarts que l'industrialisation naturelle du pays avait déjà installé par le passé, bien avant 2034. Héritage de l'ère fasciste, le complexe industriel du nord du pays se superpose avec le placement naturellement côtier des villes txiléennes, ce qui pousse à une hyper-urbanisation le long de la côte occidentale du Txile. Les autres provinces sont ainsi à la traîne : seule l'Ikuñoa semble émerger économiquement parlant de l'ensemble restant, par l'afflux de capitaux et de main-d'oeuvre en 2034 sous l'influence du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs ».

L'exode rural renforce le déséquilibre entre la campagne txiléenne et les côtes urbanisées, même si un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=75#p343198]mouvement inverse[/url] semble s'être amorcé lentement ces dernières années. Loin de l'activité permanente des villes côtières, l'intérieur des terres semble plus lent à s'industrialiser et à se moderniser, faute d'intérêts : les investisseurs privilégient la côte dynamique à la campagne trop traditionnelle. Cette politique d'urbanisation naturelle, que le gouvernement n'a pour l'instant pas tenté de contrer, pourrait être une réelle menace pour la déconcentration de l'économie nationale. Dans le but de rendre les « zones blanches » du Txile plus attractives et de ne pas réduire leur voix au sein du concert national, le porte-parole du gouvernement d'Iñaki Bidaurre a annoncé hier la création d'aides financières aux journaux provinciaux, pour transgresser les frontières régionales et entretenir le particularisme fédéral des Provinces-Unies. Les aides, qui seront prélevées sur le budget du Ministère de la Culture, pourraient être versées dès le semestre prochain.

Si l'annonce fait des heureux, notamment dans le domaine du média rural, les députés parlementaires de l'opposition républicaine restent sceptiques et lèvent de nombreuses critiques au projet : outre les abus possibles de jurisprudence en l'absence d'un réel cahier des charges pour le journal financé, les socialistes relèvent la dépense supplémentaire prélevée sur un budget ministériel déjà chargé à cause de la politique culturelle plutôt dépensière des Provinces-Unies du Txile, qui financent de nombreuses associations culturelles à l'étranger comme sur le territoire national. Le projet de loi du Ministère de la Culture, déjà voté par la coalition majoritaire, a même été qualifié de « loi bavarde » par un groupe de députés issus de l'opposition : la politique gouvernementale ne fait pas l'unanimité, mais l'actuelle coalition parlementaire très largement majoritaire limite les contre-mesures législatives. De leur côté, de nombreux éditeurs et journalistes ont repris espoir dans leur lutte pour faire reconnaître les journaux provinciaux au niveau national.

Le « désert médiatique » txiléen est ainsi voué à disparaître, selon l'annonce du gouvernement. Encore une fois, les critiques sont au rendez-vous puisque l'opposition dénonce « la démagogie certaine du gouvernement qui ne pourra pas assurer la couverture médiatique de tout le territoire par ses aides », d'après les propos d'un parlementaire anonyme. Plus d'une centaine de journaux pourraient recevoir ces aides annuelles : ce nombre rassurera les libéraux favorables à une politique d'austérité, le coût total des aides devant s'élever aux alentours d'une dizaine de millions de dollars internationaux, frais qui devraient pouvoir rentrer dans le budget ministériel sans pour autant devoir revoter un nouveau budget annuel. Un comité étatique réunissant des personnalités du monde médiatique, politique et culturel a également été créé pour déterminer les conditions de recevabilité des aides pour chaque journal concerné. Des cadres de l'audiovisuel ont encore une fois dénoncé la mainmise de la presse écrite sur le pays, mais leurs appels demeurent sans réponses.


[hr][/hr]


[spoiler=NOUVEAUX JOURNAUX]
[center][img]https://i.imgur.com/MboR7nN.png[/img]
Paperak Nafarroako | Le Papier de Nafarroa

[img]https://i.imgur.com/SxuPgs1.png[/img]
Hegoaldeko Arranoa | L'Aigle du Midi

[img]https://i.imgur.com/EAZW4F9.png[/img]
Txikia Ikuñoako | Le Petit Ikuñoan

[img]https://i.imgur.com/UQloACW.png[/img]
Nazkoako Aldeko Albisteak | Les Nouvelles du Côté de la Nazkoa

[img]https://i.imgur.com/CYFm1Ik.png[/img]
Zuarralurra Egunero Bizitzan | La Zuarralurra Tous les Jours[/center][/spoiler][/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://i.imgur.com/CYFm1Ik.png[/img]
Un agriculteur trouve un important filon dans ses champs
12 février 2038

[img]https://i.imgur.com/JOENyqk.png[/img]
[cap]Cet agriculteur a découvert, lors de l'achat de ses terres, la présence d'un important filon de manganèse.[/cap][/center]
La nouvelle prête à sourire : Atxur Berrigun, agriculteur txiléen spécialisé dans la production de maïs dans le nord du pays, a découvert il y a quelques jours un important filon de manganèse dans ses champs récemment achetés à un petit paysan local. Après la découverte de ce filon au détour d'une promenade dans ses champs récemment acquis, Atxur s'est empressé de contacter la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1016&t=15461]Txileko Baliabideen Kudeaketa Enpresa[/url] (TBKE, « Société Txiléenne de Gestion des Ressources »), la société minière nationale, afin de vendre l'exploitation dudit filon à l'entreprise gouvernementale. Il faut dire qu'au Txile, l'exploitation minière privée est particulièrement onéreuse par la lourde taxation imposée par l’État pour garantir son monopole dans le domaine, l'un des rares où la libre-concurrence n'est pas entretenue par le gouvernement fédéral. Gare à qui exploiterait illégalement un filon, surtout de cette envergure : la fraude et l'exploitation illégale sont sévèrement punis dans de nombreux secteurs économiques.

Mais Atxur n'est pas né de la dernière pluie : profitant de la présence du filon, qui semble être le seul point d'extraction de manganèse de tout le pays et l'un des deux seuls filons présents sur le continent dorimarien avec le manganèse tlaloctlictec, le producteur de maïs a profité de son monopole supposé pour vendre son champ à prix coûtant au gouvernement. Si la somme manifestement rondelette n'a pas été dévoilée au grand public eut égard au contrat liant le gouvernement fédéral à Atxur, les enchères semblent avoir profité à l'agriculteur, qui semble avoir désormais de quoi assurer ses arrières. La TBKE, qui lancera l'exploitation du site dans quelques mois, semble espérer une remontée du cours du manganèse pour couvrir le déficit de l'achat et rentabiliser le filon. Le manganèse, métal stratégique dans l'agriculture, l'industrie métallurgique et les alliages métalliques à haute résistance : une aubaine pour l'industrie nationale, qui semble souffrir d'un essoufflement par l'absence de croissance des flux de ressources précieuses peu coûteuses.

[center][img]https://i.imgur.com/UphsckV.png[/img][/center]

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[center][img]https://i.imgur.com/UQloACW.png[/img]
Des indigènes réclament la sortie de la fédération
10 février 2038

[img]https://i.imgur.com/FsmAUTQ.png[/img]
[cap]Des indépendantistes indigènes ont manifesté ce matin dans la capitale provinciale, Isabarrau.[/cap][/center]
Il s'agit de la goutte de trop pour cette communauté d'indigènes kitxuak (quechuas), qui est venue manifester ce matin dans les rues pourtant paisibles de la capitale de la province de Nazkoa, Isabarrau : la récente fondation de l'Organisation Olgaro-Dorimarienne (OOD), une organisation intergouvernementale visant à la centralisation des politiques olgaro-dorimariennes autour d'objectifs communs, est un nouvel affront, selon ces indigénistes, envers la cause des communautés quechuas dans l'arrière-pays txiléen. En effet, « l'éloignement du pouvoir du peuple vers les élites mondiales est un nouvel obstacle à la reconnaissance des droits du peuple quechua », selon l'un d'entre eux. Si les quechuas ont, sur le plan juridique, tous les droits normaux attribués aux citoyens txiléens, leur langue ne bénéficie que d'un appui régional dans les provinces de Zuarralurra et de Nazkoa, les deux régions les plus indigènes, qui sont également les plus pauvres et les plus reculées de l'ensemble du pays.

Mais l’État fédéral refuse depuis déjà plusieurs décennies, d'accorder aux indigènes une reconnaissance supplémentaire en plus de leur statut linguistique régional : les natifs sont la seconde ethnie txiléenne mais représentent moins d'un million d'habitants, soit un poids négligeable face aux euskals, ethnie ultra-majoritaire et dominante dans les Provinces-Unies. A l'inverse des rapañoans, ethnie native des îles Paskoak qui possèdent une plus grande reconnaissance juridique par exception, les quechuas sont qui plus est rejetés au sein de leurs propres provinces : les euskals y sont là aussi majoritaires et occupent les postes les mieux placés là où les indigènes tiennent le rôle de simples ouvriers, si ce n'est ceux d'animaux de foire pour les touristes ventéliens, dytoliens ou olgariens venus observer les restes de la civilisation mythique qui a tracé les contours des animaux gigantesques dans la plaine sablonneuse de Nazkoa, devenus des symboles régionaux. Les quechuas en sont réduits à des revendications radicales, comme l'indépendance d'une impossible République nazkoane.

[center][img]https://i.imgur.com/iDsPbgp.png[/img][/center][/justify]
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