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Posté : jeu. nov. 16, 2017 9:53 pm
par phiwill61
Interview de la Première Ministre, parue dans L'Eashatri Libre, 19 août 2034, enregistrée le 17 août 2034 :
[right]HRP : Ceci est une interview faite par un journal libéral, soutenant le Gouvernement en place
et la politique qu'il défend, ne vous attendez pas à le voir remettre en question la ligne
politique et les engagements de la Première Ministre. Attendez-vous plutôt à l'inverse.
[/right]

[center][img]http://www.delhidailynews.com/news_image/1385974190sonia-gandhi-5-3.jpg_380x300.jpg[/img][/center]

[justify]Sanjit Kahamar, pour l'Eashatri Libre: Bonjour Madame la Première Ministre. C'est un véritable plaisir de pouvoir faire partie des rares journalistes ayant obtenu un entretien avec vous.

Emma Ravikhan : Bonjour Sanjit Kahamar. Le plaisir est amplement partagé, il est assez rare qu'un des meilleurs éditorialistes du pays demande une interview, aussi je ne pouvais refuser votre proposition.

Sanjit Kahamar : Je n'en demande pas tant. Vous me forceriez à éviter d'aborder certains thèmes sujets à débat, alors que vous avez aboli la censure en janvier dernier, ce serait dommage de ne pas en profiter ! Bien, pour commencer, je vous propose de parler de votre Gouvernement. Avec des ministres issus de tous bords, y compris des partis qui étaient au cœur de la logique de politique de blocs qui commençait à s'installer ces dernières années, comment réussissez-vous à tenir ensemble toutes les divergences idéologiques de votre Gouvernement ?

Emma Ravikhan : Oh, cela n'est pas bien compliqué. Vous savez, relier le centre-droite à la droite ne constitue pas une difficulté majeure, pas plus que lier l'ensemble des partis d'influence centriste entre eux, d'autant que M. Tobephki a réussi l'exploit de réunir le centre gauche et la gauche modérée derrière lui. Au final, nous avons certes un gouvernement multicolore politiquement, mais cela s'inscrit dans la politique qui avait été amorcée lors de notre indépendance, et je crois qu'en plus nos citoyens attendent de nous que nous avancions plus que nous polémiquions. Devant ses attentes, devant lesquelles aucun politique n'a intérêt à être sourd, il suffit de donner à chacun de quoi satisfaire ses projets, en fonction des sièges que chaque parti a au Parlement dans les cas où réunir le MPE, la GTI, l'UDP, le PES et la LI sous un texte commun devient difficile. Dans chaque loi que nous faisons voter, nous essayons ainsi de donner des garanties à chacun tout en évitant de prendre parti pour un bord ou l'autre du spectre politique. Plus nous sommes pragmatiques, plus nos lois seront efficaces, et plus nous arriverons à faire passer facilement nos lois.

Sanjit Kahamar : Pourtant il semblerait que vous ayez rencontré des difficultés, notamment lors du dernier vote en date au sein du Parlement, sur la législation à adopter vis-à-vis du Canal de l'Isthme Shuktène...

Emma Ravikhan : Vous avez tout à fait raison de mentionner cet exemple, où nous avons demandé à nos députés respectifs de ne pas voter pour cette loi, mais de s'abstenir s'ils pensaient que certains points n'avaient pas été adoptés. Dans ce projet de loi, nous essayons d'allier libéralisme, solvabilité de l'Etat et écologie, tout en prenant en compte les intérêts locaux des populations. Il s'agit peut-être du plus grand défi législatif de l'année écoulée, puisqu'il ne s'agit pas de savoir qui est pour une telle loi, mais de savoir combien la trouveront suffisamment satisfaisante pour qu'un minimum de modifications ne puissent être faites une fois qu'elle sera validée.

Sanjit Kahamar : Oui, il s'agit d'une demande assez originale, mais tout à fait compréhensible, et qui par ailleurs, se rapproche très fortement des positions évoquées par Eredin Tobephki dans son livre, La Croissance Éthique. Derrière de telles prises de position, pourrait-on croire que le MPE cherche à fusionner avec l'UDP ? En effet, alors que les principaux cadres du parti faisaient partie de l'aile centriste de votre parti avant 2032, dont vous faites vous même partie, et que vous avez choisi d'en nommer le principal leader Vice-Premier Ministre, alors qu'il n'a que 28 ans, des questions peuvent se poser...

Emma Ravikhan : Non, il n'y a aucune volonté de fusionner l'UDP et le MPE. Si nos opinions convergent sur certains points en ce moment, nous avons tout de même des conceptions différentes de la politique à mener pour notre pays. Ainsi lorsque M. Tobephki prône que la croissance peut venir de la liberté des hommes et de l'amélioration de leurs conditions de vie, je lui réponds, que jusqu'à présent, la bonne santé économique de l'Eashatri ne s'explique que par le contexte économique. Et s'il est primordial d'améliorer les conditions de vie de nos citoyens, il ne faut pas non plus oublier que cela n'est possible que tant que la situation économique nous le permet, et ce n'est pas l'inverse.
[indent]50[/indent]Il s'agit d'un débat que nous avions déjà il y a quatre ans, et que nous continuerons d'avoir pendant les années à venir, mais ce n'est pas pour autant que nous sommes incapables de reconnaître nos qualités respectives. Eredin, euh, M. Tobephki, a fait un remarquable travail en matière d'éducation et a réussi à réunir le plus grand nombre de voix derrière lui aux dernières élections, il était donc normal qu'il en soit récompensé, par la création d'un poste de Vice-Premier Ministre.

Sanjit Kahamar : Enfin, certains pensent tout de même qu'il vous mène, pardonnez-moi de l'expression, par le bout du nez. Si cela est évidemment absurde, puisque votre prise de position lors des actions lianwaises au Karmalistan n'avait rien à voir avec les volontés de l'UDP...

Emma Ravikhan : Je vois où vous voulez en venir. J'ai encore la primauté en matière diplomatique, et M. Oroshe est bien placé pour le savoir, puisque j'avais pris la décision de me déplacer moi-même au Peos pour y lier des relations diplomatiques, qui malheureusement, n'ont pas été concrétisées, puisque le Peos est retombé dans le silence politico-médiatique qui couvre encore aujourd'hui une majeure partie du monde aujourd'hui. Toujours est-il que non, je suis tout à fait apte à prendre des décisions par moi-même, sans être sous l'influence de qui que ce soit. Mais je dois aussi être suivie par la majorité parlementaire, c'est pourquoi nous n'avons pas pris part dans la Guerre des Conteneurs.

Sanjit Kahamar : Pourriez-vous un peu plus développer ?

Emma Ravikhan : Bien sûr. Disons qu'au sein des partis du Gouvernement, la question de l'engagement de l'Eashatri dans un conflit qui pourrait avoir une portée très importante sur les années à venir ne laisse personne de marbre. Quand certains, marginaux, veulent que l'Eashatri prenne par dans ce conflit, au côté d'un bloc ou de l'autre, d'autres, plus nombreux, aimeraient que nous soutenions le Mahajanubia matériellement, afin d'éviter que la Janubie ne souffre de désastres liés à une guerre, que personne sur le continent n'a choisi. Certains restent réservés sur cette question, et je fais partie de ces derniers, puisque nous souhaiterions que le soutien logistique ainsi affrété soit assuré de ne servir que le Mahajanubia, alors que certains de nos alliés font partie de la Coalition, et que l'Aleka, cet immonde régime inhumain, pourrait également mettre la main sur d'éventuels soutiens que nous enverrions au Mahajanubia. Enfin, d'autres, comme une majeure partie des membres de l'UDP, refusent catégoriquement que nous prenions part à la guerre, considérant que nous n'avons pas même à envisager une participation au conflit tant que nous n'avons pas envisagé toutes les solutions diplomatiques précédentes.
[indent]50[/indent]Nous traitons actuellement cette question au sein du conseil des ministres, dans l'espoir de trouver rapidement une ligne de conduite à adopter. A l'heure actuelle, le seul point sur lequel il ne fait aucun doute, est que si des troupes d'un camp ou de l'autre venaient à poser le pied en Janubie sans l'accord des dirigeants des régions concernées, l'Eashatri prendrait immédiatement position pour le camp adverse, et déploierait tous les moyens humains dont il dispose pour mettre fin à de telles menaces envers les cultures et les identités janubiennes.

Sanjit Kahamar : Êtes-vous sûre que la décision n'a pas déjà été prise, alors qu'hier (HRP: le 16 août) a été décidé que l'armée eashate serait enrichie de 25 000 hommes en janvier 2035 ?

Emma Ravikhan : Je vais vous répondre à votre question par une autre question : croyez-vous réellement que si nous voulions nous engager dans une guerre,
nous chercherions à grossir notre armée de 25 000 hommes seulement ? Et croyez-vous que nous ne chercherions pas à les former de manière plus rapide, pour pouvoir avoir une armée directement ?

Sanjit Kahamar : Bien, quoi qu'il en soit, on reconnaît bien dans vos propos des idées d'une union janubienne. Doit-on s'attendre, dans les prochains mois, à l'aboutissement des discussions en cours pour une Organisation Janubienne ?

Emma Ravikhan : C'est possible, oui. Il y a encore beaucoup à de choses à établir, mais je fais le serment qu'avant la fin de mon mandat, une entité supra-nationale pan-janubienne verra le jour. Les discussions avec le Mahajanubia et l'Horbarash avancent doucement mais surement, aussi j'ai bon espoir de voir nos efforts aboutir d'ci peu. Nous avons déjà évoqué le sujet de l'éducation, sujet pour lequel comme vous vous en doutez, M. Tobephki s'est beaucoup investi, et j'aurais probablement l'occasion de me servir de mes compétences en vue de l'établissement d'une coopération janubienne dans le domaine de la communication entre nos forces judiciaires respectives.

Sanjit Kahamar : Enfin, si cela n'est pas rejeté par l'Empereur. En effet, notre Rajaputri semble des plus secrets depuis son accession au trône, malgré ses nombreuses apparitions à divers endroits de l'Empire, aux côtés de la population...

Emma Ravikhan : Pour avoir eu l'occasion de discuter avec lui au téléphone, je pense qu'il est peu probable qu'il ne s'oppose à un tel projet. Il y serait même plutôt favorable, et je pense, personnellement, que cela irait dans le sens de ses intérêts, puisque cela accroîtrait le prestige de la culture janubienne, et donc celui touchant à l'ensemble des monarques de Janubie.

Sanjit Kahamar : Justement, en dernier mot, sur une monarque qui est considérée comme janubienne au sein de sa nation, la jeune Reine Mamta Ismaïla Khan du Karmalistan, on peut remarquer que très peu de réactions ont eu lieu par la classe politique lorsque son pouvoir a été largement remis aux mains du nouvel émir. Que cela veut-il dire ? L'Eashatri est-il tellement tourné vers le Sud qu'il en oublie le Nord ?

Emma Ravikhan : Non, nous préférons nous abstenir de commentaire en ce moment, parce que nous avons une très forte méfiance envers le régime de Mukhammad Barakzaï, aussi nous préférons attendre de voir quelle est la nature de l'exercice qu'il fera du pouvoir avant de nous mettre à dos un pays-allié, dont l'image en Eashatri se rapproche beaucoup plus des actions menées par la Shakhane Mamta que par les positions de l’émir, qui à première vue se rapprochent bien plus d'un Karmalistan d'un autre âge. Quoi qu'il en soit, nos préjugés ne valent pas la peine que nous gâchions l'ensemble de nos efforts pour avoir des relations fructueuses avec notre voisin.

Sanjit Kahamar : Je pense que tout le monde aura compris la difficulté de choix qui aborde l'ensemble des questions liées au Karmalistan, pays dont la stabilité n'a jamais, de tout temps, été garantie. Merci pour tout, Madame la Première Ministre.

Emma Ravikhan : Merci à vous également, M. Kahamar.[/justify]

Posté : ven. nov. 17, 2017 9:05 pm
par phiwill61
Extrait de Gloire Eashe, 21 août 2034:
[center]Parlons de corruption ![/center]

[justify]L'émergence d'un de nos voisins, situé à l'Ouest de l'Eashatri, ne peut être qu'une bonne nouvelle pour le commerce de notre pays, aussi bien que le continent janubien dont les forces centripètes commencent à s'organiser en vue de construire un ensemble janubien plus uni. Cependant la sortie du silence médiatique dans lequel le Dosalhi était jusqu'il y a peu, semble montrer une forte problématique sur le continent, qui ne s'était pas posée en Eashatri depuis... 2010. Et oui, cela fait 34 ans que la corruption est criminalisée en Eashatri, ce qui nous permet, dans un pays très peu développé, de voir notre législation très bien appliquée partout sur notre territoire, et c'est aussi pour cela que, l'an passé, les rumeurs de trucages des votes organisés à l'échelon national lors des municipales de mai 2033, ont fait tant hurler la presse eashate.

Non pas que l'Eashatri soit exemplaire dans le domaine de la corruption, mais nos gouvernements successifs se sont appliqués à mettre à mal la corruption qui pouvait exister dans notre Empire, ce qui peut se voir par des réformes régulières de la [url=http://www.simpolitique.com/lois-empire-eashatri-t14380.html#p308958]Loi Contre la Corruption[/url], réformes qui ont lieu tous les quatre ans environ. Aussi nous pouvons nous targuer de bénéficier d'une législation très forte en Eashatri, ce qui n'est pas le cas de tous les pays du monde. Cependant, une union janubienne, favorisant les échanges avec nos voisins, pourrait remettre en cause cette efficacité dans la lutte contre la corruption, si jamais la corruption venait à être forte dans certains des pays qui la constituent.

Et bien malheureusement, il semblerait que la source janubienne de corruption soit à nos portes. En effet, selon nos sources, il est très probable que le Dosalhi soit victime d'une très forte corruption, qui aille à l'encontre des intérêts de ses citoyens. Ainsi, outre le fait que la liberté d'expression ne soit garantie que depuis relativement peu d'années, la corruption du pays est suffisamment forte pour lui nuire assez fortement. Un constat similaire est à faire en ce qui concerne la liberté de la presse, bien que l'Eashatri n'ait que trop peu de commentaires à faire sur ce sujet, puisque la censure n'a été supprimée il n'y a que 8 mois. Quoi qu'il en soit la liberté de la presse du Dosalhi se trouve elle aussi biaisée par la corruption, qui a ici un effet peut-être plus néfaste, puisque les médias ont toujours permis d'informer la population et si les médias ou les autorités sont corrompues... Les informations ne sont pas fiables. Ainsi, le Dosalhi est d'un point de vue législatif, une véritable petite bombe à retardement, dont il faut couper le fil de la corruption le plus rapidement possible, ou qu'il faut isoler du monde, avant que l'infection que l'on nomme corruption ne se propage à nos frontières, voire qu'elle ne les traverse.

Mais remarquons à quel point la corruption peut susciter des questions sur la vie économique de notre voisin, dont le PIB/hab est plus de 11 fois plus élevé que le notre:
Tout d'abord, nous pouvons commencer par nous poser des questions sur la répartition des richesses, aussi bien que sur l'utilisation et les rendements des ressources du sol qui sont exploitées directement par le royaume, comme l'or où le charbon, que sur la réelle direction que prennent les fonds déboursés par l'état en matière de services publics. Ainsi, alors que les dépenses pour le développement culturel représentent 1,7% du PIB de notre voisin, il est remarquable que jusqu'à présent la culture du Dosalhi soit la moins forte du continent janubien... Alors que la culture eashate, à titre d'exemple, est censée recevoir plus de 2 fois moins de fonds... Mais enfin le soft power du royaume ne fait pas de doute, quand on sait comment il a "fait preuve d'un grand leadership auprès des partenaires du pays du matin calme" [url=http://www.simpolitique.com/medias-dosalhi-presse-reseaux-t15483.html#p326801]récemment[/url] ! Pour les citoyens dosalhis en eux-mêmes, cette situation pose question, puisque nous pouvons à la fois nous interroger sur la manière dont leurs droits fondamentaux sont garantis, mais aussi sur l'argent gaspillé quotidiennement dans une corruption omniprésente, qui a gangrené l'état à un point qu'il est difficile de l'expliciter avec précision ! Quel est donc le niveau de vie des dosalhis ? Correspond-t-il au PIB/hab, dont les médias de notre voisin se vantent tant ? Et encore, quels moyens les dosalhis ont-ils à leur disposition, pour se poser des questions sur leurs conditions de vie ?[/justify]

Posté : lun. nov. 20, 2017 10:46 pm
par phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 2 septembre 2034:
[center]Quand Astapur fait un pied de nez à Eskha ![/center]

[justify]Pour ceux qui suivent l'économie eashate, l'implantation en Eashatri de l'entreprise T&T, une entreprise daterove d'habillement, est très certainement une bonne nouvelle, bien qu'elle ne soit pas extrêmement étonnante. En effet, cette annonce s'inscrit dans le contexte d'exceptionnellement forte croissance que nous avons connu l'année dernière, et qui devrait encore rester honorable cette année, si on prend en compte l'ouverture du canal de l'Isthme Shuktène, ou encore la forte attractivité de notre pays, quoi qu'en dise le CNSE. Ce qui est en revanche surprenant, est que pour s'installer en Eashatri, l'entreprise daterove ait décidé non pas de s'implanter dans la capitale, mais à Astapur dans un premier temps. D'aucuns remarqueront que ce choix est inédit, mais révèle toutefois une nouvelle dynamique économique propre à cette année 2034.

En effet, pour la première fois depuis longtemps, l'industrie astapurane est dans une meilleure situation que l'industrie eskhane. Désormais les sources d'incertitudes ne sont plus à proximité d'Astapur, mais à proximité d'Eskha : l'instabilité de la Province d'Ashurdabad a cédé place à la menace imminente du Rashari pouvant se réveiller. De plus, il est à remarquer qu'Astapur sera très prochainement une ville importante dans le commerce mondial, puisque le canal de l'Isthme Shuktène ouvrira une roite commerciale par laquelle plus de 230 milliards de dollars de marchandises pourraient passer chaque année, ce qui représente un potentiel énorme pour les investisseurs, qui l'ont par ailleurs très bien compris.

Si la direction première des nouveaux investissements n'a pas une importance primordiale pour les deux villes puisque les deux métroples sont très bien reliées; à l'échelle du pays, il est à attendre que la croissance se répartisse moins bien qu'auparavant, puisque les réseaux de transports astapurans ne se concentrent que sur les zones situées au nord des Mérèbes, et que l'essentiel du tissu industriel lié à Astapur se trouve à proximité de la côte uniquement, à l'inverse du tissu commercialo-industriel eskhan. Néanmoins un tel changement peut laisser espérer une amélioration des conditions de vie en Shukténie et au Darhan, deux des trois régions les plus pauvres de l'Empire, limitrophes de la région la plus riche de l'Empire. Reste à voir si la redistribution territoriale de la croissance aura bien lieu, alors que les acteurs internationaux se méfient encore de la stabilité de la région, qui est voisine d'un état en pleine guerre civile, alors qu'elle même y était il y a peu.[/justify]

Posté : mer. nov. 22, 2017 9:30 pm
par phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 5 septembre 2034:
[center]L'influence des dirigeants sur le monde...[/center]

[justify]Cette année, la rédaction de L'Eashatri Libre a mené une étude inédite qui visait à déterminer lequel des 63 dirigeants de pays ouverts médiatiquement sur le monde était le plus couvert d'influence sur l'actualité mondiale. Indépendamment de la nature des conséquences de leurs actes, cette étude a surtout cherché à voir l'importance des répercussions des décisions de nos dirigeants, ainsi que leur capacité à faire valoir leur vision de la politique. Ainsi en sondant 8353 personnes provenant de vingt-deux pays différents, il en ressort un classement non-exhaustif, mais qui a au moins le mérite de donner une idée assez précise des dirigeants les plus influents de ce monde, du moins pour les 23 dirigeants ayant reçu plus de 100 voix. Voici donc la liste des dirigeants par le nombre de voix qu'ils ont reçues pour être désignés Dirigeant le plus influent de l'année 2034 :[/justify]
  1. Son Altesse Marie Claire Ière, Impératrice de l'Empire Luciférien d'Algabre, avec 1 123 voix
  2. A égalité, Sa Majesté Alwin Patte-de-Foudre du Vonalya et Sa Majesté Yangchen, Empereur du Kaiyuan avec 1 104 voix chacun
  3. Robert Jacobs, Gouverneur du Deseret (1 042 voix)
  4. Edmund Butler, Premier Ministre de Britonnie et Président par Intérim de la Ligue du Montalvo (631 voix)
  5. Zui Wanquan, Président du Lianwa (448 voix)
  6. Ben Youssouf, Président d'Aminavie (423 voix)
  7. Sumalee Kongsuwan, Première Ministre du Sengaï (407 voix)
  8. Son Altesse Anastasia Ière, Reine des Principautés Unies de Soverovie (401 voix)
  9. Hadeso Kavaliro, Président de la République maritime de Dentegorie et membre influent du Conseil Exécutif de la Ligue Amarantine (400 voix)
  10. Son Altesse Alexandra Korsakos, Grande Duchesse du Caskar[/b] (378 voix)
  11. Andries Wagram, Président du Vryheid (342 voix)
  12. Emma Ravikhan, Première Ministre d'Eashatri (321 voix)
  13. Sa Majesté Abdul Bahadur, Nizam du Mahajanubia (218 voix)
  14. Son Altesse Mamta Ismalïa Khan, Shakhane du Karmalistan (163 voix)
  15. Charles Bonnisseur, Président de la République de Mari (162 voix)
  16. Sa Majesté Marie III du Thorval (124 voix)
  17. Sandra Ann Baumer, Première Ministre d'Algabre du Sud (119 voix)
  18. Sa Majesté Muhammar Ier, Roi d'Hachémanie (118 voix)
  19. Pantxiko Eraul, Président du Txile (116 voix)
  20. Noa Malaké, Vice-Présidente du Conseil des Doyens des Archipels-Unis (110 voix)
  21. Sa Majesté Mohammad Ier, Roi du Kandjar (102 voix)
  22. Sa Majesté Richard III, Roi des Iles du Lorthon (101 voix)
[justify]On peut ainsi voir l'Impératrie Marie-Claire Ière de l'Empire Luciférien à la tête de ce classement, ce qui n'est pas une surprise quand on prend en compte le fait qu'une des décisions de l'impératrice a déclenché la Guerre des Containers, bien que celle-ci aurait pu éclater par l'action de quelqu'un d'autre. En deuxième position se trouvent l'Empereur Yangchen du Kaiyuan et le Roi du Vonalya, tous deux à la tête de monarchies à la diplomatie des plus actives dans le monde, et qui ont donc su montrer le rayonnement de leur nation. En quatrième position de ce classement, on peut trouver le Gouverneur du Deseret, qui va voir son poste remis en question dans de très prochaines élections, qu'il ne serait apparemment pas certain de gagner. Enfin, lorsqu'on voit le fait que cet homme d'Etat a su incarner la voix des démocraties du monde en cette année 2034, depuis un continent bien silencieux, on se demanderait bien pourquoi les Deserans ne voudraient pas d'un Homme qui porte la voix du Deseret jusque l'autre bout du monde, jusqu'en Eashatri même, un pays dont beaucoup des habitants de ce pays ne doivent tout simplement pas connaître l'existence. Enfin pour terminer ce quintor de tête, parlons de la personnalité très controversée d'Edmund Butler, dont la prise du pouvoir au Montalvo a été très inquiétante il y a quelques mois, et qui vient tout juste de se voir accorder la confiance du Parlement britton pour diriger un pays dont la diplomatie n'est pas connue pour sauver l'image de ses dirigeants... Reste à voir comment le nouveau Premier Ministre Britton sera accepté par l'international, mais il est certain que ses actions seront scrutées de près ![/justify]


HRP: Bon, il y avait bien des égalités, mais j'ai pris la décision de prendre en considération arbitrairement les décisions des personnes en plus du sondage, et en cas d'égalité à plus de trois personnes, de tirer au sort (si vous doutez de ma méthode de tirage au sort, c'était des papiers dans un pot à crayons). Sinon, le classement n'aurait eu que 4 niveaux...

Posté : ven. nov. 24, 2017 4:38 pm
par phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 12 septembre 2034:
[center]Fleur de Manguier, disponible en version intégrale sur Vatasans' ![/center]

[justify]Alors que la série a été diffusée en juillet dernier, Fleur de Manguier a décidé d'être diffusée entièrement sur la plateforme Vatasans', créé il y a dix mois par un jeune entrepreneur eashate dont nous nous étions réjouis de la créativité dans nos colonnes, il y a quelques mois. Si en soi, la série Fleur de Manguier n'attendait pas après la plateforme de partage pour toucher une audience assez large en Eashatri, il s'agit d'un coup de publicité honorable pour Vatasans', qui aura désormais la possibilité de diffuser sa première série à l'international, et compte beaucoup sur un effet papillon pour pouvoir encourager les réalisateurs à diffuser via la plateforme rémunérée qu'elle représente, l'intégralité de leurs œuvres, tout en accentuant sa position de 1ère plateforme légale de partage culturel mondial, avec ses quelques 320 millions d'inscrits. Nous joignons en annexe les synopsis des épisodes, si vous attendez après eux pour décider ou non, de voir la série historique Fleur de Manguier sur vos écrans.

Parallèlement, la chaîne GTE a officialisé le fait que la série Fleur de Manguier allait bien connaître une suite, dans une deuxième saison, dont aucune information n'a été communiquée pour le moment, si ce n'est que la plupart des acteurs seront à nouveau présents dans cette saison. Néanmoins, pour ceux qui ont suivi la série, le doute plane... qu'est-il arrivé à Elisabeth Darlow ? En effet, si très peu connaissent l'histoire de celle qui est considérée comme le visage humain de la colonisation, nous l'avons laissée en très mauvaise posture, échappant de peu à un attentat, car enlevée par huit hommes qui l'ont emportée, hurlant, dans une cave...[/justify]

[spoiler="Synopsis"]Synopsis: Fleur de manguier commence en 1985, et suit le destin de Elisabeth Darlow, femme du Gouverneur Briton du Protectorat de l'Eashatri, Niels Darlow. Femme de bonne famille, elle est tout à fait habituée à la vie de colonisatrice, et trouve la vie en Eashatri très confortable, avec un statut qu'elle n'aurait même pas pu imaginer avoir en Britonnie. Alors qu'elle habite l'Eashatri depuis déjà quatorze ans, elle n'a que très peu de contacts avec les eashates, jusqu'au jour où une manifestation est réprimée dans le sang juste devant la fenêtre de son bureau. Dès lors la gouverneure entame une prise de conscience de la réalité du pouvoir colonial, et entrouvre les yeux de son mari pu à peu. Entre les conspirations des hommes sous l'autorité de Sir Darlow, et les directives toujours plus exigeantes de Lanfair en termes de rendements, Elisabeth Darlow entame un combat difficile : changer le visage du Gouvernorat.

[indent]100[/indent]1er épisode, Cris et réception : Le Gouvernorat d'Eskha accueille une réception d'importance majeure, organisée entièrement par la maîtresse de maison, Elisabeth Darlow, qui a mis les petits plats dans les grands pour la visite que le monarque briton a accordée à Sir Niels Darlow, Gouverneur du Protectorat d'Eashatri. Mise à l'honneur dans une fête mondaine assez luxueuse, Elisabeth Darlow profite un peu trop de la réception, et voyant les premiers effets de l'alcool, elle décide de se retirer dans sa chambre, à l'écart du bruit et de la musique de la fête. Le lendemain, elle se trouve réveillée par les protestations d'eashates qui marchent dans la rue, sous sa fenêtre, protestant visiblement contre quelque chose qu'Elisabeth ne parvient pas à comprendre. Depuis sa fenêtre, elle observe la répression de ce mouvement de protestation, où les forces du Gouvernorat dispersent les manifestants, qui essayent dès lors de s'échapper, mais la majorité est abattue. Les invités découvrent donc une Lady Darlow très pâle au matin, qui a perdu son énergie et semble assez perdue. Finalement la femme du Gouverneur retrouve son énergie au moment où elle voit un des hommes ayant réprimé la manifestation, qu'elle incendie d'invectives pour montrer son indignation, sous les regards médusés de ces invités.
[indent]100[/indent]2ème épisode, Le bruit d'Eskha: Après avoir été moquée par ses invités et par son mari, Elisabeth Darlow décide de partir à la rencontre des eskhans, en visitant pour la première fois la ville d'Eskha. Sir Darlow quant à lui, tente de trouver les ressources que Lanfair a commandées, qui dépassent nettement ce que le Protectorat peut fournir... Pendant ce temps, le Général Orgener s'inquiète de savoir ce qu'a pu voir la femme du Gouverneur, et demande à deux de ses hommes d'organiser son assassinat, dans le cas où la femme du Gouverneur retournerait l'opinion publique à Lanfair.
[indent]100[/indent]3ème épisode, Tu ne voleras point : Alors qu'elle se promène sur un des marchés d'Eskha, Mrs. Darlow s'indigne contre la saisie de l'ensemble des biens d'un marchand par les forces armées britonnes, pour le motif qu'il n'appliquait pas de tarifs préférentiels sur les produits britons... Pendant ce temps, Oswald et John surveillent les mouvements de la femme du Gouverneur, et interceptent une lettre qu'elle envoyait à destination du Lanfair Network.
[indent]100[/indent]4ème épisode, Histoires d'âge : Pour l'anniversaire de sa femme, Sir Niels Darlow décide d'organiser une fête privée, en invitant leurs amis de métropole. Il espère que cette surprise lui permettra de se rapprocher de sa femme, qu'il sent encore plus distante ces derniers mois, alors que leur marriage bat de l'aile depuis déjà quelques années. Pour préserver la surprise, Niels encourage sa femme à sortir du Palais du Gouverneur, et cette dernière se rend donc dans un orphelinat, qui lui remet en mémoire sa douleur de ne jamais avoir eu d'enfant. Le soir venu, après la surprise de sa fête d'anniversaire, Elisabeth a un moment avec son mari où elle lui fait part de son souhait d'adopter un enfant.
[indent]100[/indent]5ème épisode, L'Aventure d'un Soir : Elisabeth et Niels sont en froid, et ne s'adressent presque plus la parole. Elisabeth passe le plus clair de son temps isolée, refusant la compagnie des membres du Gouvernorat, et tout spécialement des gardes, qui tentent par tous les moyens de lui restreindre sa liberté de mouvement. Un des serviteurs du Gouvernorat, fils illégitime d'un soldat avec une femme eashate, essaye alors de lui remettre un peu d'énergie dans l'âme, en la complimentant. Peu à peu, Mrs. Darlow se laisse séduire, n'ayant pas eu de compliments de la part de quelque homme que ce soit "depuis des lustres". Ils finissent par échanger un baiser, mais bientôt, Mrs. Darlow est victime d'un chantage...
[indent]100[/indent]6ème épisode, Professeur Carvey : Elisabeth a fait venir un spécialiste linguistique mahajanubien habitant Yanaon pour lui apprendre l'emphuran. Croyant avoir affaire à un expert, elle tombe rapidement des nues lorsqu'aucun eskhan n'arrive à le comprendre. Néanmoins, Joseph Carvey se montre capable de traduire des textes sans la moindre difficulté, et d'une érudition remarquable sur la culture janubienne, réussissant à montrer très simplement à une Elisabeth incrédule qu'il n'y a pas une culture janubienne, mais une trentaine. Les discussions d'Elisabeth et du Professeur Carvey viennent aux oreilles du Gouverneur, qui décide de se joindre à eux. Dans cet épisode, le Gouverneur et sa femme retrouvent ainsi une complicité qu'ils avaient perdue depuis plusieurs années, et Niels Darlow envisage à demi-mots de réfléchir à la surprenante proposition que lui avait faite sa femme, quelques jours plus tôt, alors que son refus avait alors été catégorique.
[indent]100[/indent]7ème épisode, Ignominies : Elisabeth assiste à une "punition populaire", comme les médias brittons se plaisent à nommer l'événement honteux auquel elle assiste: une femme est poursuivie dans la rue par un groupe d'hommes, au comportement menaçant l'intégrité de la jeune femme, parce qu'elle a refusé de coucher avec son mari. Mrs. Darlow est outrée, et tente de s'opposer, en vain, à la jouxte qui a lieu, immortalisée par la caméra d'un journaliste. La garde du Gouvernorat finit finalement par intervenir, rétablissant l'ordre dans les rues, et la femme du Gouverneur aperçoit le journaliste payer un des hommes ayant mené la "punition populaire". Outrée, Mrs. Darlow décide de prendre son son aile la jeune femme qui vient d'être agressée, pour qu'elle puisse se remettre de la tentative de viol collectif qu'elle a subie.
[indent]100[/indent]8ème épisode, Justices : Le reportage sur la "punition populaire" arrêtée par la garde gouvernorale, a un éc ho retentissant en Britonnie, et Lanfair fait pression pour que de tels actions soient punies, et que l'on civilise la population. Niels ne veut bien accepter qu'à la condition que les impôts diminuent, de sorte à ce que les taxes arbitraire que s'octroient les gardes puissent être abolies, s'en suit donc la visite du pouvoir britton dans la Palais du Gouverneur...
[indent]100[/indent]9ème épisode, Contestations : Une partie de la garde du Gouvernorat désobéit formellement aux ordres du Gouverneur, transmis par le Général Orgener, qui visent entre autres, à arrêter de prélever une taxe arbitraire sur toutes les denrées transitant dans les rues de la capitale. La mutinerie gronde, et s'intensifie lorsque, à l'extérieur du palais, les eskhans décident de refuser le joug des soldats britons, ce qui paralyse la palais. Elisabeth décide de sortir du palais, ignorant les attentes de son mari, et se rend sur la place, où le coeur de la contestation a lieu. En arrivant sur les lieux, où les eskhans sidérés de la voir seule se déplacer, restent immobiles, elle feint l'ignorance et demande pourquoi il n'y a pas de marché aujourd'hui, alors que la garde n'a désormais plus le droit d'exiger le paiement des taxes arbitraires. La nouvelle fait tomber la tension, et beaucoup d'eskhans hésitent à poursuivre leur protestation passive. Alors qu'une partie des manifestants quitte les lieux, un enfant glisse une lettre cachetée dans la main d'Elisabeth
[indent]100[/indent]10ème épisode, Les lettres du manguier : De retour au palais du Gouverneur, où tous constatent les talents d'Elisabeth pour ramener le calme, cette dernière s'isole dans sa chambre pour lire la lettre qu'on lui a remise. Quand elle l'ouvre, le seul message qu'elle trouve est : "You are betrayed". Elisabeth cherche à donc à savoir qui de son mari ou elle, est trahi, et par qui, tout en feignant de continuer son quotidien comme si aucune menace ne planait... La fin de l'épisode se clôt sur un garde décapité au milieu de la rue, par un homme dont on ne voit pas le visage.
[indent]100[/indent]11ème épisode, Les Conséquences des Actes : Elisabeth Darlow se rend compte que les lettres qu'elle envoie à Lanfair ne sont pas toutes envoyées lorsque sa sœur se plaint de ne plus recevoir de ses nouvelles depuis un mois. S'en suit une dispute avec son mari, qu'elle tient pour responsable, et qui prend après coup conscience que sa femme n'a pas inventé cette histoire, et qu'au moins un de ses hommes de main en veut à Elisabeth. Voulant la protéger, il demande à son bras droit, le Général Orgener, d'éclaircir cette affaire. Cela advient en même temps que le cadavre d'un des rares gardes à avoir acquis la confiance d'Elisabeth est retrouvé mort, à quelques rues du Palais du Gouverneur. L'épisode se conclut sur le Général Orgener disant au téléphone : "On ne peut plus attendre. Demain, éliminez la menace, je me chargerai personnellement du reste."
[indent]100[/indent]12ème épisode, Le tournant de l'histoire: Elisabeth est anxieuse, mais ne peut rien laisser paraître. Elle décide d'aller dans la ville, pour sauver au moins les apparences de quiétude retrouvée, alors que les tensions renaissent à l'intérieur de la capitale eashate. Alors qu'elle visite une boutique, des jeunes hommes y entrent et l'emportent au fond de la boutique, dans ce qui ressemble à une cave, malgré les cris d'Elisabeth.
Pendant l'absence de la femme du Gouverneur, le général Orgener demande à voir dans l'urgence le gouverneur, qu'il informe qu'un attentat indépendantiste a lieu dans une des rues fréquemment empruntées par Mrs. Darlow.
Dans la rue où on avait vu Elisabeth se promener au début de l'épisode une fusillade a lieu, et on entend une voix s'exprimer en briton: "Vous avez eu la fouineuse ?"
L'épisode se clôt sur un très court échange entre l'Empereur d'Eashatri Adinath IV et un de ses serviteurs,dans la cour central du Palais de l'Avènement, où l'empereur demande: "avez vous fait ce qu'il fallait faire ?" Suite à quoi le serviteur lui répond : "Raja, le paquet vous attend"[/spoiler]

Posté : mar. nov. 28, 2017 11:26 pm
par phiwill61
Extrait de Le journal solidaire, 25 septembre 2034 :
[center]Attention, Ma'i Emma n'est pas contente ! Ma'i Emma va te mettre la fessée ![/center]

[center][img]http://www.coastaldigest.com/images/stories/pictures/Aug2013/Aug19/SONIA_GANDHI.jpg[/img]
(HRP: Ma'i signifie maman en marathi)[/center]

[justify]Ouh là là ! Ma'i s'est mise en colère, Ma'i allait mettre la fessée au Mahajanubia s'il ne libérait pas les journalistes... Nul n'aura manqué la grande menace que la Première Ministre promettait au Mahajanubia s'il en cessait pas l'emprisonnement, dira-t-on temporaire, des journalistes de nos confrères de la Voix du Peuple. Si en soi, nous ne sommes pas en désaccord avec la prise de position de Mme. Ravikhan dans cette sordide affaire, qui était on ne peut plus logique, devant leur innocence manifeste, la forme adoptée était tout simplement ridicule. La Première Ministre a agi de la même manière qu'elle l'aurait fait vis-à-vis d'un de ses enfants : "Si tu n'es pas sage, tu seras puni !" Sauf que cette fois-ci, notre cheffe d'Etat parlait à un Royaume, et devant la punition qu'elle promettait - ne plus accorder d'avantage douaniers à la Confédération de l'Ouest de la Janubie - il va sans dire que nous avons eu de la chance que le Mahajanubia ait plié, si tant est qu'il est fait.

A vrai dire, cette affaire a vraiment donné l'impression d'une tempête dans un verre d'eau. D'autant plus que les exigences de la Première Ministre étaient très floues : libérer les journalistes sains et saufs... Et qu'en est-il du préjudice causé ? De l'assurance qu'ils pourront mener une vie normale au Mahajanubia après cette épisode de prison, dans un pays où la servitude pour dettes est appliquée ? Tout cela pose question, mais apparemment Madame Ravikhan est trop habituée à mener des enfants qu'à mener la politique étrangère d'un pays et ne va donc pas regarder au delà des apparences.[/justify]

Posté : dim. déc. 03, 2017 1:47 am
par phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 8 octobre 2034:
[center]Quelles seront les conséquences de la prochaine éruption du Rashari ?[/center]

[justify]Alors que depuis hier, tous les écrans se sont tournés vers le Rashari, et que chacun s'est construit une image de ce que pourrait changer l'éruption du Rashari dans son quotidien, il est intéressant de voir que dans la presse, rien n'a filtré sur les conséquences factuelles de l'éruption, une fois qu'elle sera déclenchée, la plupart des médias s'étant rivés à l'instant, et notamment à la vidéo durant laquelle une perche de tournage est tombée sur notre Première Ministre, à cause d'un séïsme, qui n'a semble-t-il pas fait de dégâts.

A l'échelle nationale comme à l'échelle continentale, le risque que représente le Rashari n'est pas trop dans ses laves, mais plus dans ses cendres et ses émanations de gaz. En effet, si le gouvernement a évacué les zones pouvant être atteintes par des coulées de lave, ou a fait construire des digues anti-lave pour protéger les plus importantes agglomérations en détournant les coulées; il serait très difficile de protéger les populations du risque atmosphérique que pourrait engendrer le Rashari. En effet, les protections dépendent de beaucoup de facteurs, liés notamment à u facteur très peu prévisible plusieurs mois à l'avance : le vent.

Car si l'éruption sera continue pendant plusieurs mois, rien ne nous dit que la nature du vent y sera elle aussi pendant toute la durée de l'éruption. Ainsi, si une importante gène du trafic aérien risque de se faire remarquer dans la Janubie du Nord et la zone transcontinentale Marquéso-Ventélo-Janubienne, les retombées de cendres pourraient se faire à peu près n'importe où durant les mois à venir, même si bien entendu il est certain que les zones les plus proches du volcan seront inévitablement touchées. Ainsi les cendres pourraient être transportées sur des milliers de kilomètres, si elles sont portées par des vents secs, ou bien sur seulement quelques centaines de kilomètres si les vents sont humides, et favorisent l'agglomération des cendres entre elles, sans oublier qu'une part non négligeable de ces cendres sera envoyée dans la haute atmosphère directement. Concrètement, les retombées de cendres pourront avoir un effet irritant sur les voies respiratoires de chacun, c'est pourquoi le Gouvernement Ravikhan a entamé une distribution généralisée de masques de protection, et dans les zones les plus touchées par les retombées de cendres, des irritations chroniques des muqueuses oculaires pourraient être observées chez les plus fragiles. En outre, les cendres pourront, si elles sont agglomérées en particules trop grosses pour être inhalées, avoir un effet néfaste sur l'état des bâtiments et monuments, notamment sur les matériaux qui les composent comme le marbre.

Pour l'agriculture aussi, le nuage de cendres pourrait avoir un effet très important sur les rendements agricoles, si l'éruption du Rashari venait à trop tarder sur le printemps prochain. En effet, dans ce cas, comme les cendres refléteront une partie de la lumière vers l'espace, les plantes auront plus de difficultés à effectuer la photosynthèse, et en plus leur cycle de vie normal pourrait être perturbé. Mais une fois que les cendres seront retombées, nous pourrons à nouveau voir les effets très positifs que provoquent les engrais naturels que sont les cendres volcaniques. Le sol refertilisé pourrait alors rendre l'agriculture nettement plus performante.

Cependant, nous parlons des cendres, qui auront des effets négatifs sur le court terme mais positifs sur le long terme, mais il faut aussi tenir compte des gaz que le nuage de cendres pourrait transporter, au moins sur les premiers milliers de kilomètres. En effet, les volcans rejettent des particules sulfurées, comme le dioxyde de souffre qui s'il rentre en contact avec une masse d'air humide, deviendrait acide sulfurique, certes très dilué, mais aux effets néanmoins létaux, qui pourraient avoir un impact signifiant sur la mortalité infantile et la mortalité en général plus largement. L'éruption du Rashari sera donc a suivre de près, mais plus encore, il faudra également suivre l'évolution des conditions météorologiques en parallèle pour essayer de prévenir des conséquences non envisagées du Rashari.[/justify]

Posté : dim. déc. 03, 2017 9:48 pm
par phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 9 octobre 2034:
[center]Le Rashari entre en éruption[/center]

[justify]Le Rashari est entré en éruption hier, après des mois où les autorités annonçaient l'imminence de l'éruption, dont nous étions sûrs qu'elle allait arriver en fin 2034 depuis l'année dernière. De l'extérieur, on pourrait s'attendre à ce que l'Eashatri, pays sous-développé, au PIB/hab parmi les plus bas du monde, soit totalement dépassé par les événements. En réalité, ce n'est pas le cas. Non pas que l'éruption du Rashari n'aura pas de conséquences, bien au contraire, mais celles-ci pourront être minimisées, du fait des nombreuses mesures mises en place ces derniers mois, afin de limiter leur impact sur le pays.

En effet, il était vital pour l'Eashatri de se prémunir contre les risques du volcan quadri-millénaire, puisque Eskha est située juste en contrebas du volcan et que le principal bassin urbain du pays, qui lie Astapur à Eskha, puis à Rehani, par un réseau de villes très proches les unes des autres, où habitent près de vingt-cinq millions de personnes, serait directement impacté. Ainsi plusieurs digues anti-laves ont été construites sur les pentes du Rashari, pour une longueur totale de 63 kilomètres, afin de détourner toute coulée de lave qui pourrait menacer les agglomérations du réseau urbain périmérébien (Astapur - Deriasi - Torapur - Rashasiphur - Eskha - Ambavi - Besabad - Eran-Topur - Tavir - Laher - Rehani). En outre, le gouvernement Ravikhan a mis en place [url=http://www.simpolitique.com/post327140.html#p327140]d'importantes mesures de protection[/url] pour protéger la population, dont on peut voir la mise en euvre depusi hier soir dans toutes les villes eashates, avec notamment la distribution de masques chirurgicaux pour tous, mais aussi l'évacuation préventive des villages situés sur les pentes du volcan ou encore le confinement des atmosphères internes des écoles et des hôpitaux pour assurer la qualité de l'air respiré en ces lieux, ou encore la préparation de distribution de masques à gaz, que nous espérons ne jamais avoir à voir dans nos rues, dans le cas où les cendres seraient toxiques.

Si ces mesures sont certainement trop fortes (HRP: C'est un journal libéral qui écrit ceci, donc ne prenez pas ça pour argent comptant), le fait qu'elles puissent être menées à bien rassure efficacement la population, du fait de la prévoyance dont a fait preuve le Gouvrnement Ravikhan. (HRP: Ils ne vont pas dire le contraire, puisque Emma Ravikhan est la candidate qu'ils avaient portée en 2033, et donc il est impensable qu'ils aillent contre elle) Ainsi, le surnom que le Journal Solidaire avait trouvé à notre chère Première Ministre, Ma'i, correspond en tout point à son action gouvernementale, puisqu'elle agit envers ses citoyens comme une mère aimante le ferait pour ses enfants.

Bien entendu, Mme. Ravikhan et son Gouvernement ne peuvent pas prévenir toutes les conséquences de l'éruption du Rashari, et ainsi, la circulation aérienne devra nécessairement être stoppée pour les prochaines semaines, en attendant que l'éruption s'arrête. De même les récoltes de décembre des plantations d'agrumes seront très surement compromises, ce qui représente un manque à gagner certain pour les revenus de nos agriculteurs, mais qui ne devrait pas poser de problèmes d'approvisionnement, contrairement à la récolte de céréales de novembre, qui pourrait être plus maigre qu'attendue, du fait des cendres présentes dans l'air et qui masqueront partiellement la lumière du jour. Néanmoins, les approvisionnements en céréales pourront être malgré tout effectués, du fait des échanges avec le reste du monde, si bien que l'Eashatri ne devrait pas connaître de disette, mais simplement un stress alimentaire en matière de céréales à partir de février 2034, jusque deux mois après la fin de l'éruption.

De ce dernier phénomène, certains météorologues alarmistes pointent du doigt le fait qu'en montagne, la température pourrait perdre 7°C par rapport aux normales, tandis que le reste du pays pourrait très bien connaître une baisse de la température avoisinant les 4°C pendant les semaines à venir, dans le pire des cas. Ainsi Eskha pourrait vivre le mois de novembre sous une température de 16°C, au lieu de 21°C habituellement, ce qui serait assez froid pour notre pays. Cette problématique risque d'être sûrement celle la plus à risque pour la population, du fait que nous n'avons, pour la plupart d'entre nous, pas de quoi nous protéger d'un tel froid. (HRP: Dans les pays tropicaux, par 20°C, les gens ont tendance à mettre des pulls. Donc par 10°C, ils seraient habitués comme des inuits)[/justify]

Posté : jeu. déc. 14, 2017 12:10 am
par phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 10 novembre 2034:
[center]La rubrique vrai-faux de L'Eashatri Libre[/center]


[justify]Comme chaque mois, la rédaction de L'Eashatri Libre a compilé une série de questions d'actualité, sur différents thèmes, pour les poser à différents spécialistes afin de démêler le vrai du faux des différentes annonces et publications parues dans le monde qui peuvent toucher de près ou de loin, l'Empire d'Eashatri. Nous remercions ainsi Kahoda Acharekar, professeur d'économie à l'Université d'Eran-Topur; Jyoti Holkar, éminente biologiste spécialisée dans l'étude des écosystèmes de l'Université d'Iséphir ; Srijan Ayyangar politologue de l'Université de Napadra ; et Karam Punja physicien de l'Université de Deriasi, pour avoir accepté de répondre à nos questions, et avoir éclairé notre lanterne.

La fin d'année approche, le Canal de l'Isthme Shuktène a enfin été ouvert, l'élection d'Emma Ravikhan en décembre dernier a globalement été bien vue par les acteurs internationaux, doit-on s'attendre à une croissance exceptionnelle pour l'année 2034 ?

Non. L'Eashatri n'a pas eu une activité exceptionnellement élevée cette année, et quand bien même le canal ait été ouvert, l'Eashatri ne dispose ps d'une des situations les plus favorables à son développement: en effet la Guerre des Containers et le réveil du Rashari sont deux événements qui vont fragiliser notre économie très fortement, puisqu'ils n'encouragent pas particulièrement les investisseurs étrangers à commercer avec notre pays. De plus, la politique brouillée du Gouvernement Ravikhan, qui hésite entre libéralisme et socialisme collectiviste, avec la mise en place d'un système de santé, ne contribue pas à mettre en confiance les potentiels investisseurs étrangers. Ainsi, notre croissante pourrait très bien redescendre en dessous des 20% cette année, ce qui resterait tout de même un très bon score, mais pourrait impacter les conditions de vie de nos citoyens, alors même que le système d'équilibrage du nombre d'emplois dans notre pays est quasiment inexistant, la faute à une politique trop socialisante pendant les décennies 2010 et 2020. La seule bonne nouvelle est que si notre croissance reste au dessus de 15% cette année, nous n'aurons pas à subir les effets d'un chômage de masse.


Le nombre d'oiseaux en vie dans notre pays a très fortement décru en peu de temps, est-ce dû à la construction du canal de l'isthme shuktène ?

Pas vraiment.
Inutile de se mentir. La construction du canal a obligatoirement eu un impact sur la biodiversité de la région, malgré les mesures environnementales prises pour le limiter. Mais ce n'est pas en un an que nous les verrons. L'hypothèse que la forte croissance de notre pays, ces deux dernières années, ait menacé les oiseaux, est déjà beaucoup plus plausible, bien que les forêts eashates aient été très peu atteintes, jusqu'à aujourd'hui, par l'expansion des cultures et des villes. Mais cela n'est pas suffisant, car cela n'expliquerait une baisse du nombre d'oiseaux d'environ 5 à 10% en dix ans contre 23% selon la presse internationale. Alors qui mettre en cause ? Naturellement, le changement climatique, mais pas seulement : la Guerre d'Ashurdabad, est très certainement une cause à ne pas négliger, puisque certaines zones ont reçues tant d'obus que nous pouvons considérer que le sol des zones touchées n'est plus exploitable pour quelque culture ou construction que ce soit pour les vingt ans à venir. Les eaux ont donc été contaminées, et on a pu assister à une diminution importante de la faune, particulièrement dans le Nord du pays, mais pour les oiseaux, qui ont tendance à beaucoup voyager, même sous nos latitudes, le problème s'est généralisé à l'ensemble de notre pays, et même à une bonne partie de nos voisins, bien que ceux-ci soient moins touchés par ce phénomène.

On entend peu parler de la recherche eashate, ces derniers temps. Est-ce parce qu'elle ne progresse pas dans notre pays ?

Non. En réalité, c'est plutôt tout le contraire, il faut simplement prendre en compte que notre pays n'a pas encore pris l'habitude de communiquer nos résultats de recherches dans la presse spécialisée, du fait à la fois de la très faible éducation d'une part non négligeable de nos concitoyens, mais aussi du fait de la politique d'isolement qui était la notre depuis 2007 jusque 2032. Ainsi du côté de l'innovation des barrages fil de l'eau, où nous recevons l'aide du Kaiyuan, nous pouvons même dire que nos recherches avancent bien, puisque les prototypes mis en place sur la Shatrabari à Deriasi s'avèrent tout à fait opérationnels, et nous sommes en mesure d'en construire sur d'autres cours d'eau ou à d'autres points sur le même affluent, où la construction serait plus spécifique. Après seulement six échecs, dont quatre que nous avons pu rattraper, on peut dire que nous avons beaucoup de chance, et que l'argent investi dans la recherche est tout sauf perdu ! Il ne reste plus qu'à savoir si les barrages fil de l'eau expérimentaux auront une capacité d'adaptation aux variations du niveau de l'eau suffisamment importante pour ne pas être détériorés lors de la mousson de mai ou de la mousson sèche de décembre.

L'impact du surnom moqueur Ma'i donné à la Première Ministre Eashate par le Journal Solidaire, pour critiquer sa rhétorique, a un effet positif sur la côte de popularité d'Emma Ravikhan.

Paradoxalement, oui.
Cela vient même contre-balancer le manque de communication de cette dernière. En effet, si voulez discréditer quelqu'un, ne l'appelez pas maman, sans quoi une image de bienveillance mais aussi de sagesse innée sera inscrite dans l'image de la personne dont vous souhaitiez vous moquer, jusqu'à ce que ses erreurs soient considérés comme pardonnables par une majorité de la population. Il n'y a qu'à le remarquer : depuis que ce surnom a été donné à Mme. Ravikhan, sa popularité a augmenté en flèche, et le nombre d'occurrences de l'adjectif "humaine" pour la qualifier a augmenté très nettement depuis septembre. Ce qui a encore été amplifié lorsqu'un équipement de télévision est tombé sur son épaule alors qu'elle mentait en direct, mensonge, qui pour beaucoup a été pris comme un mensonge de protection, pour rassurer, du fait du surnom qu'Emma Ravikhan a reçu de la part du Journal Solidaire. C'est ni plus ni moins du pain béni pour la politicienne, qui n'a ainsi plus à faire quoi que ce soit pour que son nom soit sur toutes les lèvres, et avec une approbation générale en plus ![/justify]

Posté : dim. déc. 17, 2017 12:36 am
par phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 19 novembre 2034:
[center]Une édition plus complexe de l'ICP...[/center]

[justify]L'année dernière, nous avions entrepris, dans ces mêmes colonnes, la création d'un nouvelle indicateur, l'Indice de Considération des Peuples, qui prenait compte, et de la liberté de la presse, et des libertés individuelles, mais encore de l'état de droit, la non-concentration des pouvoirs au sein d'une même entité gouvernante, la stabilité du régime et sa légitimité, mais aussi sa représentativité. Un indice très complexe dont de nombreuses variables ne pouvaient être évaluées que de manière subjective. C'est pourquoi cette année, nous avions décidé de supprimer certains des critères les plus sujets à la subjectivité, mais nous avons aussi fait appel aux universités du monde entier pour qu'elles nous envoient la documentation nécessaire à l'établissement d'un classement plus objectif, toujours soumis aux erreurs de jugement, mais qui se devait de se montrer moins biaisé que l'étude qui avait été publiée l'année dernière. Avec l'aide par correspondance d'experts en droit, mais aussi quelques politologues, en provenance de différentes régions du monde, nous avons donc pu obtenir un classement qui semble dresser une photographie de l'oppression des peuples totalement différente de celle que nous vous avions proposé en septembre 2033. Cette étude est toutefois encore perfectible, puisque encore sujette à des imprécisions dans la notation initiale, parfois amplifiées lors du calcul final.

Cette étude est donc à travail de longue haleine, qui nous a pris quelques mois à élaborer, avec notamment un calcul entièrement différent à partir d'une moyenne arithmético-géométricco-harmonique des différents critères, afin d'amplifier les écarts sans que ceux-ci ne discriminent trop les mêmes nations. Mais ce travail n'aurait probablement pas pu être mené à bien sans l'aide que nous avons reçue, et c'est ainsi que nous remercions très vivement les experts d'Amarantie, du Kaiyuan, du Vonalya et du Zeederland, qui tous ont été particulièrement attentifs à nos demandes, et qui nous ont permis d'affiner nos résultats dans de nombreux domaines.

Nous vous dévoilons donc, ci dessous, le tableau contenant les résultats bruts de l'ICP 2034[/justify]

[center][img]https://cdn.discordapp.com/attachments/373481900209340418/391727868671033345/image.png[/img][/center]

[justify]Nous avons pris la liberté de séparer les nations en 6 groupes, afin que l'interprétation des résultats soit plus aisée.
  • Les ICP compris entre 2 et 3 correspondent bien souvent aux régimes les plus autoritaires du simpomonde, dans lesquels on peut considérer que la liberté, qu'elle soit individuelle ou qu'elle soit journalistique, est fort mal en point, mais pas nécessairement inexistante. On peut remarquer par ailleurs que l'état de droit est une notion totalement absente de ce type de régimes, qui favorise l'arbitraire à la justice. Si chaque nation reste à analyser au cas par cas, il n'empêche que ces régimes sont les plus oppressifs de la planète, et ce n'est bien souvent pas un hasard.
  • Les ICP compris entre 3 et 5 correspondent à des nations autoritaires, ayant tendance à opprimer leurs citoyens, mais d'une manière moins catastrophique que le groupe précédent. Pour certains, de véritables qualités existent, et donc un fort potentiel d'amélioration, à l'image du Karmalistan, qui a perdu beaucoup en matière de libertés individuelles du fait du tournant autoritaire survenu en août dernier, dans un régime qui y était déjà auparavant. On peut également citer l'exemple du Caskar dont le manque de pluralité médiatique lui fait cruellement défaut.
  • Les ICP compris entre 5 et 6 sont ceux de pays au régime de pouvoir imparfait. Ayant bien souvent un ou deux critères qui les désavantagent, ces nations sont globalement dans une situation très proche de la catégorie suivante, et respectent globalement leurs habitants, bien que des défauts récurrents dans la manière de servir les populations tendent à baisser l'ICP obtenu.
  • Les ICP compris entre 6 et 6,6 correspondent à des régimes attentifs aux besoins de leur population, dans lesquels on peut remarquer que l'ensemble des critères de notation se voit dans la moyenne haute des pays répertoriés dans ce tableau, avec quelquefois un coup d'éclat, et dans lesquels la qualité humaine de vie semble très appréciable.
  • Les ICP compris entre 6,6 et 7,75 correspondent à des régimes globalement proches de leur population qui tendent à perfectionner leur fonctionnement afin de satisfaire toujours plus leur population. Généralement, ces pays sont assez discrets sur la scène internationale, aux exceptions près du Txile et de l'Eashatri, mais se concentrent sur le bien-être de leur population.
  • Les ICP supérieurs à 7,75 sont ceux de pays que l'on pourrait qualifier de modèles dans chacun des critères de calcul. Si aucun d'entre eux ne peut prétendre à être un modèle absolu de régime prenant en considération et en respect profond chacun de ses citoyens, il est à noter que ces nations correspondent globalement à l'idéal humaniste de placer l'action politique comme une action ayant pour point de départ, pour centre et pour but l'amélioration des conditions de vie humaines.
[/justify]