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Posté : ven. juil. 05, 2019 12:14 pm
par Arios
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60ct ---------- 14/07/2039
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Iannacacchi fait son coming-out et puis s'en va

Quatre jours après le début du scandale et les accusations de détournement de mineurs en bande organisée, l'avocat du chef de file des nationalistes aliléens a dû fournir le plus d'éléments possibles pour innocenter son client.

La défense de Stefano Iannacacchi est restée la même : il ne se serait pas rendu au Dents de lait, mais à un dancing classique... dont il a livré l'adresse aux enquêteurs. En effet le même architecte d'intérieur a réalisé les descentes lumineuses du bar que l'on distingue en arrière plan sur la vidéo, pour cet établissement de détente, comprenant de la prostitution adulte, situé de l'autre côté de la fédération, non loin de Clisto. C'est là que profitant de son inattention, les réalisateurs du supposé canular auraient remplacé sa serviette par celle issue de l'établissement controversé, dont on distingue le logo dans la vidéo.

Les éléments semblent solides mais pour étayer cette version, Stefano Iannacacchi a dû se résigner à une déclaration déchirante, au vu de la réputation de l'établissement dans lequel la vidéo aurait été en fait capturée, à savoir révéler son homosexualité... le "Papilloj" étant en effet un haut lieu du tourisme sexuel gay. Hier dans la matinée, le leader de Nisimas répétait encore qu'il ne faisait qu'y accompagner une connaissance, puis vers 15h publia une vidéo témoignage pour assumer avoir recours à certaines relations homosexuelles.

Arguant du fait qu'il ne voulait pas voir la campagne parasitée par les soupçons continuant de peser sur sa personne, conscient "des volontés obscures de nos ennemis conspirateurs d'aller plus loin que tout pour nous nuire", il a déclaré prendre à revers la stratégie supposée des publicateurs du piège en se retirant au profit d'un second, sans tache sur son nom, qui le remplacera dans la course à la Présidentielle.

Par ailleurs, allant vraisemblablement au devant de problèmes juridiques et personnels avec son épouse, et devant désormais assumer devant les militants de son parti ses goûts assez tabous, s'ils sont vrais, au sein de la mouvance, Stefano Iannacacchi préfère se consacrer à ces dossiers et ne plus prétendre, pour cette mandature, à ce qu'il convoitait jusqu'ici.

Posté : lun. juil. 08, 2019 8:50 am
par Arios
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24/07/2039[/center]

Pastoralisme : la hausse des prix du foin remet le feu aux poudres

Il y a 4 ans, un conflit social d'envergure inédite avait ébranlé l'actualité en Nazalie, le sud de la Province se retrouvant paralysé pendant plusieurs semaines par les actions revendicatives parfois violentes des éleveurs pastoraux, protestant contre la concurrence des moutonniers du nord, l'influence de la puissante Fédération Agricole Nationale sur la politique, et le libre-échange. À la faveur des vacances scolaires, ramenant à la maison les enfants, un malaise inédit avait pu prendre forme dans les campagnes, dans les rues, jusqu'au cœur des villes, dans un grand mouvement largement émaillés de faits divers sordides contre des biens et des personnes, et certaines fermes modernes en bordure de ligne imaginaire entre nord et sud.

Alors que les bergers avaient dû renvoyer leurs enfants à l'école en septembre, et transhumer, le conflit s'était estompé sans véritable avancée politique. Plaçant leurs espoirs dans les présidentielles de 2038, et la candidate de l'UdCS, les éleveurs pastoraux avaient par ailleurs profité de la rupture de l'UDO, les prix du mouton ayant repris alors une tendance haussière. Mais aujourd'hui les difficultés s'accumulent, la promesse du nouveau président nazalien de tout faire pour abattre les droits de douane avec la CND a particulièrement agacé, les manœuvres diplomatiques d'ouverture progressive du marché avec l'Épibatie, énorme producteur d'agneaux et de veaux, effraient et révoltent les professionnels. L'explosion des cours du foin et la très mauvaise qualité des prairies cet été terminent de mettre hors d'eux les exploitants.

Mais cette fois-ci, le monde de l'élevage pourrait être plus unanime. Les fermes modernes du nord ne sont pas insensibles à la menace que fait peser l'agneau épibate sur les cours, alors que ces exploitations à viande sédentaires ont nécessité des investissements et des dettes importantes. Par ailleurs, celles-ci sont plus sensibles encore aux variations du foin dont elles dépendent davantage. La FAN multiplie les réunions, en particulier dans le Ciorco, et ne voudrait pas voir basculer ses cotisants chez la concurrence "populiste". Du côté de l'Union des Bergers, des manifestations sont prévues à partir de la semaine prochaine à Duzzo, Melolecco, Cartagina, Lébira, mais également en Alilée, et en Illythie, en première ligne pour les importations d'Épibatie.

Posté : mar. juil. 09, 2019 11:15 am
par Arios
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27 juillet 2039[/center]
[center]Monezzi Solutionne se déclare en faillite[/center]

[center][img]https://www.pambianconews.com/wp-content/uploads/2012/11/Borsa6001.jpg[/img]
Annonçant sa faillite à 15h40, la Monezzi a fait plonger les bourses dans la soirée[/center]

La banque lébirienne Monezzi Solutionne s'est déclarée en faillite dans l'après-midi. L'annonce intervient après une semaine difficile, au cours de laquelle l'institution n'a pas pu caché aux marchés ses tentatives de reventes à perte de nombreux crédits, effrayant une première fois ses actionnaires en début de semaine.

La Monezzi Solutionne [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=303600#p303600]n'est pas une banque majeure[/url] du paysage bancaire lébirien, mais elle se caractérise par deux faits d'importance : la Monezzi est la principale banque des petits entrepreneurs et entreprises de petite taille, notamment en Arovaquie, et a particulièrement su conquérir l'Algarbe ses dernières années grâce à ses offres adaptées aux petits porte-feuilles. Néanmoins, c'est bien la stratégie de la Banque qui aurait pu lui coûter aujourd'hui son existence, probablement trop audacieuse dans sa politique d'implantation auprès de petits investisseurs particulièrement soumis aux aléas géopolitico-économiques des dernières années.

Disposant d'une épargne de 14 milliards dans la Ligue de Lébira, et de 6 milliards en Algarbe centrale, dont 5 dans la seule Épibatie, l'annonce de sa faillite a immédiatement fait souffler une grande inquiétude parmi les épargnants, alors que les communiqués de la Monezzi ne spécifient pas exactement si la Banque a effectivement puisé dans les comptes pour tenter un ultime renflouement interne, alors que le cours de son action tombait déjà très bas il y a dix jours. En absence de garantie de dépôt, ce sont près de 2 millions d'épargnants qui pourraient se voir flouer par la situation.

C'est bien évidemment la situation économique en Arovaquie qui est à l'origine des difficultés de la banque : de très nombreux sous-traitants des grandes industries, notamment pétro-chimiques, du bassin de Daro-di-Suresisca essentiellement, n'ont pas réussi à remplir comme à l'habitude leur carnet de commande, devant les soubresauts créés par le Mouvement de la Licca, les menaces régionales, et les attaques douanières de la CND. Beaucoup de petits entrepreneurs ont repoussé les remboursements prévus de leurs emprunts, et parfois déposé le bilan en l'espace de quelques mois seulement, mettant leur banque créancière en difficulté.

Alors que plusieurs conférences de presse sont prévues dans la nuit et demain matin, une réunion de crise a débuté au Palazzo del Governo, réunissant le Gouvernement central en attendant un probable sommet du Conseil dans la journée de demain. Le MIP a perdu 3,7% avant la clôture, et l'ABA est descendu à son plus bas niveau depuis les mois qui ont suivi sa création il y a deux ans.

Posté : mer. juil. 10, 2019 6:01 am
par Arios
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309124435792840.png[/img]
30 juillet 2039[/center]
[center]Le Credito Contadino réclame 1,2 milliards à l'État et menace d'un plan de restructuration[/center]

La Monezzi Solutione devait 1,2 milliards d'emprunts inter-bancaires au Credito Contadino, la principale institution bancaire du monde agricole. Le Credito réclame aujourd'hui à la Ligue de Lébira un renflouement de 1,2 milliards pour compenser l'argent que la Monezzi n'est pas en mesure de lui rendre, pour cause de faillite. La banque utilise le contexte de grande fébrilité pour noircir encore le tableau, en laissant planer la menace d'un plan de restructuration d'envergure que lui imposerait la perte de ces 1,2 milliards.

  • "Nous allons être obligé de revoir à la baisse notre emprise territoriale, en supprimant des agences, des permanences, des emplois... nous n'avons pas le choix, la faillite de la Monezzi contre laquelle l'État n'a rien fait, nous coûte beaucoup d'argent et nous oblige à trouver rapidement des sources d'économie pour le prochain exercice." confirme Emma Lacaggiare, présidente des communications du Credito Contadino.

Malgré la crise agricole, le Credito a su demeurer la banque de prédilection des agriculteurs, petits et gros, très implantée en Nazalie. Ses activités dépassent néanmoins ce cadre, et ses produits sont plébiscité par de nombreux particuliers et entreprises dans d'autres domaines, au point de représenter un capital de 25 milliards ; elle est plus importante que la Monezzi et sa mise en difficulté a de quoi alarmer nombre de ses clients.

Si le gouvernement n'a pas encore rendu publiques les mesures envisagées, le porte-parole du gouvernement a été envoyé en éclaireur à l'issue des deux premières réunions de crise, notamment la dernière autour des Présidents de Province et en présence de Fabio Spazziris, le Directeur de la Banque Centrale Montefiori. Il a été indiqué qu'aucune piste n'était a priori ouverte pour le dédommagement des actionnaires, "L'État ne peut en aucun cas garantir les pertes d'actionnaires... c'est l'impitoyable marché, ils ont parié sur un mauvais cheval" a-t'il déclaré, tout en indiquant que tout était sur la table du gouvernement en termes de réflexion autour des clients lésés par la disparition de la Monezzi. Mais beaucoup d'acteurs financiers et économiques semblent plutôt hostiles à l'idée d'une compensation, par l'argent public, des pertes massives enregistrées par les personnes qui avaient la plupart de leurs économies dans la seule Monezzi, à savoir la majorité des particuliers.

Posté : jeu. juil. 11, 2019 10:51 am
par Arios
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309124435792840.png[/img]
2 août 2039[/center]
[center]Les actifs lébiriens resteront bloqués jusqu'au 1er octobre[/center]

L'exécutif a prolongé jusqu'au 1er octobre a priori le blocage décidé dans l'urgence, dans la soirée du 28, ppur empêcher les citoyens d'entamer des procédures de changement de banque... devant les déclarations cavalières du Credito contadino visant à obtenir des subsides de l'État, et face à la panique et à la tragédie autour de la faillite de la Monezzi Solutione, de trop nombreux citoyens, faute de pouvoir retirer un argent totalement dématérialisé, se sont rué sur les démarches en ligne pour quitter le Credito et placer leurs économies dans une institution jugée plus sûre, parfois même une banque étrangère.

Soucieux d'épargner à la Ligue une fuite des capitaux même marginale, et surtout soutenir la principale banque agricole du pays, en effet la plus en difficulté depuis des mois derrière la Monezzi, le gouvernement a décidé de geler les transferts inter-bancaires supérieurs à 200 Lires par semaine, sauf pour les entreprises étrangères. Cette décision, si elle sécurise le marché jusqu'à une résolution des pourparlers entre l'État, la Montefiori, la Monezzi, et la Justice, risque de mettre une partie de l'économie au ralenti, en dissuadant les paiements et donc les prises de marché.

Le Ministère a assuré que la justification des transferts permettra d'obtenir facilement une dérogation, afin que le monde de l'entreprise puisse continuer de fonctionner, et que l'on puisse facilement payer ses prestataires de service.

Posté : ven. juil. 12, 2019 8:00 pm
par Arios
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Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 5/08/2039
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SHINKYÔKO : Au pays des Teikos du froid

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/12/190712092607515841.png[/img]
Le Shinkyôko, pays de citadins vivant dans et de la nature.[/center]

À vrai dire, deux choses font que la Monarchie démocratique du Shinkyôko ne fait pas régulièrement la une des grands journaux d'analyse géopolitique : 1°) le Shinkyôko n'a pas une armée capable de détruire la Ligue de Lébira ; 2°) le Shinkyôko n'a rien à voir avec l'Islam.

Ceci étant dit, l'archipel "nordique" du grand Océan-continent déchinésien est bien l'étoile montante de l'Extrême-Orient ; la monarchie protège un pays de travailleurs aguerris, issus au travers d'une longue histoire coloniale de la population teiko, la "conquête du nord" de laquelle naquit le subtil métissage entre les Teikos et les Ainus. Comme les Dytoliens ont souvent tendance à considérer encore aujourd'hui l'Olgarie comme un continent de mineurs d'or et de bisons, les Ventéliens en général imaginent le Shinkyôko comme un pays de brutes, de repris de justice, et de vieilles femmes barbues reconverties au tipi inuit pour survivre aux hivers torrides. Mais le Shinkyôko des clans de bûcherons, des chiens mourant de froid et des colons mangeant leurs enfants n'est plus : aujourd'hui, le pays est un géant pétrolier au développement spectaculaire, à l'urbanisation modeste mais solide, et à l'essor culturel sérieux.

Loin des grands buildings toujours plus hauts et toujours plus vides du Teikoku, l'économie shinkyôkojin s'envole. Avec une croissance de plus de 8% du PIB en 2038, le pays s'est hissé à la cinquième place du classement économique de Ventélie / Déchinésie du nord : derrière le Kaiyuan, le Teikoku, le Sengaï, le Liang. L'archipel nordique ne pèse que la moitié de l'économie du Teikoku, mais l'économie nordique a produit plus d'un tiers de richesses en plus en 2038 que son cousin tempéré. Alors que nombre de pays de l'hémisphère nord rêvassent autour de l'hypothétique passage du grand nord, désireux de s'extraire de la domination, toujours plus problématique, des puissances équatoriales janubo-marquésiennes sur le commerce Est-Ouest, la Monarchie shinkyôkojin pourrait s'imposer dans ce jeu du passage arctique, comme le point de passage incontournable, et un acteur majeur du nouveau monde arctique.

Le pays a su concevoir un mélange législatif délicat entre la rigueur déchinésienne et le progressisme individuel de l'Occident, duquel il se pense peut-être à raison une forme de continuité... la Dytolie, "de l'Estura au Shinkyôko" ? Ouvert à la consommation d'alcool, de tabac, garantissant les droits de la moindre catégorie sociale, des grévistes, des croyants, des associations, des homosexuels ou des transgenres, également porteur d'une forte conscience écologique et prompt à légiférer dans le domaine de la protection de sa faune et de sa flore... maintenant la peine de mort, menant la guerre aux drogues de toutes sortes, à la prostitution, la polygamie, le clonage. Le régime apporte également une attention particulière à une gestion budgétaire des plus saines, et à une planification de l'aménagement du territoire, témoignant de la compréhension du temps long dont fait preuve le pays dans ses efforts de construction. Sa force est aussi dans le volontarisme d'une royauté qui peut encore faire appel au pouvoir absolu, en cas de crise, pour garantir l'ordre, la sécurité et donc la liberté des habitants.

Mais les honnêtes hommes du Shinkyôkojin ne peuvent s'extraire d'un contexte géographique très particulier : les disparités sociales et économiques sont très importantes entre les quatre grands territoires du pays, ses trois îles chacune large que la Britonnie elle-même, Kitofuno, Onitsuara, Inashima, et l'Ikisho, sa partie "continentale", encore plus polaire. La situation climatique, dans cette partie du monde, est souvent violente elle-même : à l'Automne 2038, le typhon Akihide s'invita dans l'actualité, mais le professionnalisme de l'administration et les habitudes des Shinkyôkojin permirent d'éviter les dégâts humains. La monarchie, comme le peuple, ont conscience de leur territoire, et c'est ce qui fait probablement la puissance du pays, et fortifie la promesse de le voir devenir toujours davantage un acteur important de la scène internationale.

Qualités intrinsèques d'un peuple bien éduqué, conscience profonde des forces et faiblesses de son environnement, ressources pétrolières majeures (malheureusement bloquées à 60% par la nature schisteuse des gisements), position géographique à fort potentiel stratégique commercial, le Shinkyôko est le futur dragon de la Déchinésie/Ventélie... un potentiel modèle, et un aimant, pour les pays de Natolique orientale et d'Arctique.

Posté : sam. juil. 13, 2019 7:46 pm
par Arios
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8/08/2039[/center]

Seuls 2,49% des Lébiriens adultes refuseraient une nuit d'amour avec Miki Sakamoto

[center][img]https://d2wi3xvhr3qrd7.cloudfront.net/wp/wp-content/uploads/2017/11/28154602/65456_82947_thumbnail-314x224.jpg[/img]
La lobbyste des statistiques a une grande influence sur le gouvernement shinkyôkojin[/center]

Miki Sakamoto est la directrice shinkyôkojin de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349144#p349144]l'Institut Chôsa 調査[/url], une institution privée à la lourde tâche de livrer des enquêtes économiques et sociales sur les habitudes des citoyens de Déchinésie. Mais il s'agit surtout du fantasme numéro 1 de nombreux Lébiriens, puisque d'après le Creno Instituto, seuls 2,49% des Lébiriens adultes refuseraient, si on leur proposait, une nuit d'amour avec Miki Sakamoto.

L'enquête approfondie du Creno Instituto révèle également que 78,49% des interrogés ignorent le nom et le prénom de la personnalité, qu'ils ont l'habitude de voir dans les duplex pour l'extrême-orient, sur la télévision. Par ailleurs, on apprend également que seuls 2,49% des Lébiriens adultes trouvent que Toshikumi Sanada a la classe, et 97,51% ne "souhaiteraient pas être en binôme avec lui en sortie d'entreprise".

Plus inquiétant, les Lébiriens adultes ne seraient que 2,49% a savoir placer le Shinkyôko sur une carte. À titre de comparaison, ils sont 97,51% à penser que l'Aleka est un morceau de la Britonnie.

Posté : lun. juil. 15, 2019 5:49 am
par Arios
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24/07/2039[/center]

Fereggini : "Ce sont les pays de petites bourgeoises déconnectées de la réalité qui s'offusquent de l'opération humanitaire au Thorval"

Ennis, Gänsernberg, Estolie, Uural-Liviima... les communiqués incendiaires s'accumulent à l'endroit de la Ligue de Lébira, dont le chef de l'État ne s'est pas manqué de réagir directement à la télévision : "En pleine crise bancaire, vous croyez que nous perdrions notre temps à soutenir une opération aussi dévastatrice pour l'image d'un pays ?". La presse internationale n'en est pas moins violente, à l'image du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353653#p353653]Sentinelles[/url] santognais, donnant la parole à divers experts ne manquant pas de sauter sur l'occasion pour écorcher directement les Lébiriens, leur attribuant des motifs vénaux et caricaturant leur position diplomatique. Un climat digne d'une "Guerre froide" entre la Ligue "algarbo-céruléenne", et le triomphant continent blanc. Un continent de petites bourgeoises, selon Adolfo Fereggini, l'un des principaux commanditaires du largage de sels sur le Royaume du Thorval.

Le co-président du distributeur Sezione, spécialisé dans l'agro-alimentaire, livre ses premiers éléments d'explications.

[quote]"Nous mettons provisoirement un terme aux opérations, devant le tollé généré en Dytolie.

Notons au passage que si des gouvernements de pays, plutôt bourgeois et aisés, s'offusquent - rien n'indique que la population thorvalienne se soit sentie agressée par les "aigles d'acier". Les réserves de sel sont désormais pleines, le petit peuple n'est plus dépendant de la vénalité de certains réseaux mercantiles - on pourrait même penser, dans une approche féodale de la chose, que les vilains transporteurs des sels marins du nord, souvent des usuriers, vont devoir prendre une bêche, acheter 15 chèvres, et travailler enfin comme les autres. Mais ce n'était en rien l'objectif de notre mission.

Les pays les plus virulents et les journalistes les plus acerbes cautionnent la vision idéologique du gouvernement du Thorval. Il y a d'un côté la fière population thorvalienne, élevée au rang de groupe animal humain qu'il ne faudrait surtout pas troubler dans la beauté de son organisation autonome, de l'autre d'horribles Céruléens à la méchanceté gratuite. Nous autres, commanditaires de l'opération Cesare, estimons que les Thorvaliens sont des hommes et des femmes, appartiennent à l'humanité, et qu'à ce titre nous avons le devoir de leur venir en aide. Nous refusons la logique d'essentialisation, de désanthromorphisation des Thorvaliens, intimée par un courant de pensée écologiste eschatologique, qui veulent "défendre" un bon sauvage éternel, qui souffre toutes les misères du monde, dans le seul objectif de rassurer les classes moyennes embourgeoisées des pays développés.

Ces terroristes veulent faire du Thorval une future destination de safaris humains ? Tout en pillant allègrement le Makengo par ailleurs ? Nous, nous voulons faire du Thorval un nouveau Jernland, une nouvelle Santogne. Nous voulons qu'au Thorval l'on cesse de mourir de faim, de froid, de malnutrition, d'une maladie de Lyme ou d'une branche dans l’œil, d'une appendicite ou d'un coup de chaud.

Alors certes, on ne met pas en mouvement de si grandes enseignes capitalistes sans que ne s'ouvre derrière la perspective d'un profit quelconque. Le Thorval n'est pas rentable pour l'économie occidentale, et il s'agit d'envisager son ouverture. Mais les Thorvaliens sont fiers et fidèles, ils sont échaudés par les échecs passés des tentatives de pénétration. Certes, ces gens souffrent un martyr lent et quotidien, mais très peu en ont conscience. Un peu de fromage dans la soupe, quelques bières blondes brutes, et ces gens remercient le ciel que la vie sur terre soit si bonne... nous voulons qu'ils comprennent qu'elle peut l'être encore davantage. Pour casser cette routine, il y a la nécessité de créer des besoins.

Nous collaborons avec la Justice de la Ligue de Lébira pour établir si notre action est répréhensible. Nos avocats démontrerons que ce n'est pas le cas.
D'autres largages sont prévus, même si pour l'instant suspendus. Le sel n'était qu'un début.

Notre prochaine action consistera à larguer d'importantes quantités de sucre. Une action fidèle à notre double approche stratégique : 1) Octroyer rapidement aux familles thorvaliennes un dopant rapide qui fera reculer la mortalité infantile, augmentera le lait des mères, stimulera la croissance des enfants, soulagera les travailleurs. 2) Créer dans le corps et l'esprit de ces gens le besoin du sucre, afin que dans dix ans, ils soient en mesure de rejoindre la communauté mondiale des consommateurs de produits sucrés, qu'ils soutiennent à leur tour les besoins de croissance de l'économie mondiale.

Contrairement aux gouvernants et journalistes éplorés qui condamnent, nous-autres capitaines d'industrie ne sommes bien souvent pas issus de milieux privilégiés. Nous et nos familles se sont extrait d'une pauvreté endémique, propre aux marges longtemps délaissées de certains territoires montalvéens. Plus vous avez connu la misère, le vrai travail, la fatigue et les soudures diverses, moins vous êtes prompts à condamner une action humanitaire visant justement à extraire des millions de gens d'une prison mentale et économique, que les fantasmes de petites bourgeoises occidentales ont participé à créer et entretenir.

Honte à vous qui souriez de la mort et de la souffrance d'êtres humains.[/quote]

Posté : lun. juil. 15, 2019 6:13 am
par Arios
15 juillet 2039
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Sur fonds de graves incidents, le Palazzo annonce l'indemnisation des épargnants

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Après deux semaines de violentes émeutes, l'État annonce qu'il remboursera les clients de la Monezzi Solutionne[/center]

Les violences auront fait 14 morts, 117 blessés, dont une trentaine de Carabiniers, détruit ou endommagé 185 agences bancaires, enseignes d'assurances et bâtiments publics. Le pouvoir veut tourner la page et espère que c'est terminé. Ses annonces puissantes, délivrées dans la soirée, ont cet objectif, afin de faire revenir au calme un pays, et particulièrement une Province, l'Arovaquie, dont les perspectives de croissance annoncées par la FIDES sont plutôt alarmistes pour 2039. La Ligue de Lébira pourrait connaître une récession sur la période, selon la gravité des résultats en provenance d'Arovaquie. Il reste cinq mois à l'exécutif pour tout faire afin que l'activité arovaque reprenne, mais les faillites en chaine de petites entreprises dans le bassin industriel de Suresisca, à cause du replier douanier mondial, noircissent les perspectives.

Car il y a deux problèmes autour de la faillite de la Monezzi. Le premier est la cause de cette liquidation : un report massif des remboursements de prêts de la part de milliers de petites entreprises, dont une majorité d'arovaques, dont les carnets de commande sont désespérément vides. Le second est la conséquence de cette faillite : des dizaines de milliers de familles, près de 800 000 Lébiriens, qui ont vu leurs économies disparaitre car la banque n'est plus en mesure de leur rendre.

C'est le second problème que le Gouvernement s'est décidé à résoudre, en dépit des habitudes et de l'orthodoxie du capitalisme financier, et au risque d'un précédent qui déstabilise l'économie lébirienne pour longtemps. "Placer son argent à la banque, c'est faire un prêt à la banque. Dorénavant, un épargnant se dira qu'en cas de problème, l'État se porte garant et rembourse ? C'est absurde." commente un analyste financier. Déjà très affectés par l'inflation des dix dernières années, au cours desquelles les prix de consommation courante ont en moyenne doublé dans les Provinces céruléennes, les épargnants sont le souci majeur de l'État, dans un pays où l'épargne reste importante, et "culturelle".

La Ligue de Lébira "remboursera" donc les 14 milliards manquant aux familles lébiriennes "dépossédées" par les opérations financières du désespoir menées par la Monezzi. Une facture lourde, qui pèsera sur le budget du pays, et que le Gouvernement entend peut-être alléger par la création d'un nouvel impôt, voire d'une cagnotte ouverte afin de faire marcher la solidarité nationale. Cette semaine, on apprenait le placement en garde-à-vue de plusieurs personnes, suspectées d'avoir joué sur les marchés sur la faillite de la Monezzi, certaines pour un potentiel délit d'initié, d'autres qui auraient à dessein mal conseiller la Banque dans ses opérations et précipité sa faillite.

Afin d'assurer que ce "renflouement" des familles n'est qu'une exception "venant parer à une injustice criante née des lacunes de notre législation", un "Plan bancaire" a été annoncé pour la fin de l'année afin d'instaurer dans la Loi un Fond de garantie des dépôts, pour rassurer les épargnants. S'ils ne peuvent pas, de fait, retirer leur argent des Banques, ils peuvent encore choisir des placements auprès de Banques étrangères, et le secteur lébirien a peur de l'amalgame suite aux affaires Monezzi/Credito Contadino, alors qu'on a assisté dans la première semaine de juillet à d'importants transferts d'épargne vers l'étranger - avant que le gouvernement n'annonce le gel des actifs.

Posté : mar. juil. 16, 2019 9:30 am
par Arios
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La stupidité ampoulée des experts occidentaux ou l'abandon des droits de l'homme

Éditorial.

Les condamnations se sont enchaînées. D'abord les mensongères, rejetant directement la faute sur l'État lébirien. Puis face aux faits, les absurdes : puisque des Lébiriens sont à l'origine du méfait, alors la Ligue a forcément couvert, et porte donc une responsabilité. Méconnaissance et rancœurs se mêlent depuis 72 heures pour incriminer coûte que coûte la première économie mondiale. Les singes sont descendus dans l'arène, rivalisant d'outrances délirantes. Mais si le mouvement ne concernait que les diplomates, on pourrait passer vite sur les pérorations irréelles d'apprentis dicateurs, comme celles des tenants de la junte ennissoise, parlant de clowns et de nains pour évoquer un pays qui, suite aux incriminations gratuites et aux refus d'excuses, a pris soin de suspendre ses relations diplomatiques.

Imagine-t'on, au Palazzo, une réponse a apporter aux gouvernants parlant de "nain lébirien" ? De "nation-clown" ? Luciano Vesperto entend-il donner une conférence de presse pour parler du cas de la "pute ennissoise", la "petite frappe d'amiral", "l'œdipienne île de frustrés mégalomanes" ? Le ridicule ne tue pas en Dytolie, ni en Natolique d'ailleurs, là-bas les Valvatides parlent même de terrorisme.

Mais il y a plus grave que le soudain bad trip d'un continent longtemps marginal, et qui n'a su faire parler de lui qu'en se construisant récemment contre la Ligue, dans une obsession pathologique, militariste et systématique. Ce continent semble avoir des malades mentaux aux commandes de la diplomatie, de la presse et des départements de recherche - semble uniquement, car les fous ne sont jamais que les annonciateurs d'un monde nouveau.

Ce monde nouveau est celui de l'après droits de l'homme. Si les chancelleries versent des larmes, c'est sur le sort de la froide économie du Thorval, non sur le sort de la population. Les conséquences désastreuses évoquées par les experts en mission commandée ou sincèrement idéologues n'existent pas humainement parlant : les Thorvaliens ont désormais leur grenier rempli de sel, et dans un pays composé à 98% d'agriculteurs, les seules victimes directes de ces largages seront les marchands, usuriers, et autres figures honnies par la population. Pour les fameux experts, la méchanceté du grand capital lébirien est d'avoir verser du sucre sur une fourmilière : tant pis si les fourmis sont contentes, la gravité viendrait du fait que ces esclaves ne sont plus étudiables dans leurs spécificités.

On se fout du sort des gens, de leur situation humanitaire répugnante, des malheurs que la technophobie d'un État extrémiste, dans ses différents maillages, impose par son manque de clairvoyance. Tous les petits perroquets chatoyants de la Dytolie battent des ailes en récitant des requiems offusqués, en quêtes de miettes de marchés qui tomberaient d'une économie lébirienne fragilisée par les attentats diplomatiques, tout en encourageant le Thorval à la sobriété malheureuse.

L'abandon des droits de l'homme est en marche, la sacralisation des chefferies et de la souveraineté de la moindre tribu sont élevées au rang de dogmes... il ne faudrait pas abîmer l'idée du cadre inviolable à l'exercice des pillages économiques divers, notamment dans le domaine de l'imaginaire. Tous les matins, prenant leur café récolté par les esclaves salariés makengais, des millions de râtés dytoliens partagent sur les réseaux les clichés volés de ces magnifiques Sauvages, fiers Natifs fidèles au mode de vie simple, à l'air pur - la catharsis du nouvel électeur moyen du continent. Le soir ils se couchent en pensant à ces immenses forêts elfiques, à la beauté d'une nature préservée, à la chaleur de familles unies. Cette vision débilitante du Thorval a rongé la cervelle des Dytoliens jusqu'au niveau des classes dirigeantes. Inconsciemment aussi, les crimes commis aux quatre coins du monde pendant des siècles, contre l'existence même d'autres cultures, les pousse aujourd'hui à condamner les Thorvaliens à l'immobilisme.

Car le Thorval, ce sont : des guerres intestines meurtrières permanentes, des réseaux de mercenaires surpuissants, des crimes permanents, de la barbarie érigée en système judiciaire, des carences nutritionnelles et des disettes infinies, des morts infantiles par milliers chaque année, une pollution chronique de l'eau, un foyer de maladies terribles et une réserve naturelle à tous les virus pourchassés ailleurs, une hygiène innomable, une bêtise et un déficit culturel ahurissants, une consanguinité extrême, des infanticides journaliers, des morts idiotes pour des maux anodins ailleurs, des gens que l'on encourage à refuser toute considération de l'altérité et que l'on voue au diable dès lors qu'ils osent imaginer s'extraire de cette anthropologie figée. La culture throvalienne voue les habitants déviants à l'enfer dans l'au-delà, les chancelleries dytoliennes vouent tous les habitants à l'enfer terrestre, ici et maintenant, tout en courant eux-mêmes par ailleurs derrière la richesse et la croissance - cause bien souvent de leurs immondices rhétoriques envers les plus puissants.

Même les plus modérés, Jernland ou Kaiyuan, plaçent la souverainté d'un pseudo-régime au-dessus de l'urgence humaine. Plaçent la permanence d'une bulle de barbarie au-dessus de la nécessité de sauver des personnes. Plaçent le naturalisme au-dessus de l'humanisme. Plaçent la part animale au-dessus de la part intelligente. L'animal thorvalien serait plus heureux dans ses certitudes, loin des perversions chéries de ces pervers experts. Dégoûtant, consternant, révoltant.

Non seulement la Ligue doit ne pas condamner ces largages, mais il est de son honneur que de les encourager, et de travailler avec les derniers régimes humanistes de la région pour forcer l'administration thorvalienne à s'ouvrir à la santé, l'hygiène, l'éducation... le bonheur physique est une condition d'une élévation mentale. Si la culture thorvalienne est si belle, elle ne pourra que survivre au milieu des éléments de confort et de soulagement moderne. C'est un devoir humain, et chrétien, que de souhaiter cette aspiration à la liberté pour les Thorvaliens. Une position contraire est une honte historique.