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Posté : sam. mars 02, 2019 9:33 pm
par Arios
30 juin 2038
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Régionales arovaques : Divogiaques, Nouvelle-Lurie et Carénie résistent à la vague indépendantiste
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Avanti Arovachia ; Unione Cristiano-Sociale ; Nazione&Liberta
Les menaces belliqueuses et l'agressivité économique de plusieurs pays dytoliens sous l'influence diplomatique de la Valdaquie n'auront pas eu raison du vent de contestation en Arovaquie, de même que le mouvement de révolte de la Licca dont plusieurs meneurs accusent la Présidence indépendantiste de comploter avec Cartagina contre les intentions à l'autodétermination des citoyens. Les électeurs ont donné raison au parti indépendantiste Avanti Arovachia, au moins dans cinq des huit régions de la Province. Si la Présidente Lena Lazarevicio espérait remporter au moins sept régions sur huit il y a encore trois mois, son parti s'en sort plutôt très correctement au vu des difficultés politiques intérieures et d'un contexte géopolitique qui avait tendance à jouer en faveur du loyalisme à l'égard de Cartagina.
Il y a cinq ans, les indépendantistes de AA faisaient une percée dans le paysage territorial en remportant la Granique, s'appuyant sur ses classes aisées organisée autour du Technopôle de Camenisco, et la Foresta Velica en profitant des désirs d'allègement de la pression fiscal de la part des familles travaillant autour des secteurs performants de la filière bois. En cinq ans, le parti indépendantiste a changé d'assise électorale, a dû rendre son discours plus accessible aux classes populaires, adopté de nouveaux arguments et de nouvelles grilles de lectures à offrir à ses électeurs potentiels, au point de fragiliser la cohérence d'ensemble de son message pour l'indépendance. Cohérence ou non, les électeurs ont confirmé leur choix de 2034 en Granique et Foresta Velica, mais également apporté à AA trois autres régions sur lesquelles la Présidente pourra appuyer sa transformation souhaitée "du pays".
Trois bastions, gardés par les partis traditionnels de l'Arovaquie bien qu'en perte de vitesse dans d'autres scrutins plus généraux, résistent au choix indépendantiste. Les Chrétiens-sociaux perdent leurs territoires du nord-ouest mais conservent la marge des Divogiaques, très continentales, surfant sur un discours protectionniste modéré et populaire. Les centristes ne résistent qu'en Carénie, région de retraités et de ménages aisés de cadres pendulaires travaillant en Zémélie.
La Zémélie, région capitale, forteresse industrielle, bascule dans le parti de la Présidente, qui s'impose devant Cartagina comme l'acteur crédible d'un recollage nécessaire des morceaux avec le continent dytolien. L'indépendance, en quelques semaines, semble être redevenue une nécessité pour davantage d'international... au moins de continental. Comme au temps où AA émergeait comme le micro-parti réunissant les contribuables réticents à "payer pour les Algarbiens".
Posté : dim. mars 03, 2019 5:06 pm
par Arios
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60ct ---------- 8/07/2038[/center]
Application des tarifs douaniers externes du FCE à ses membres : le Sénat nazalien rejette la proposition
Malgré l'appel de l'UdCS à Tutti Insieme, dont une majorité d'électeurs soutenait la mesure, les 5 Sénateurs du groupe ont rallié les votes du PdC et des trois quarts de N&L contre la réplique douanière à l'encontre des membres du FCE, dont le marathon diplomatique d'expansion et la "prolificité bubonique" de "missives à l'ennissoise" {sic le Président du Conseil} est vivement critiqué par le Gouvernement central. Le Sénat de Nazalie a donc accordé la majorité aux adversaires de cette mesure de réplique protectionniste à la grille "scandaleuse" du FCE.
Ces derniers jours pourtant, les sondages avaient confirmé le soutien d'une majorité de la population à ces répliques tarifaires. TI, faiseur de Roi sur le dossier, a suivi l'appel des libéraux du PdC et de N&L qui jugent dans l'ensemble que la réplique est mal préparée - et veulent officiellement éviter une escalade, d'autant plus si la Vasconie, entre autres, venaient à rejoindre le radeau.
Les Aliléens avaient voté massivement en faveur de la mesure, centristes, réactionnaires de droite et libertaires alter-mondialistes du MBC s'alliant dans une coalition dont l'Alilée a le secret. De même en Arovaquie, indépendantistes comme loyalistes unis à plus de 50 Sénateurs sur 60 en faveur de cette montée en tensions devant les provocations des voisins dytoliens. En Illythie, l'alliance entre hygiénistes et progressistes avait également montré, la semaine dernière, sa fidélité à la ligne céruléenne en approuvant à 36 sièges sur 60 la mesure.
Ce sont donc les Nazaliens, à quelques mois d'une présidentielle pour laquelle les libéraux étaient jusque-là donnés vainqueurs assez largement, qui font échouer le projet et rallonge le sursis des relations entre la Ligue de Lébira et la Dytolie. Mais Sénateurs mis à part, citoyens et Exécutif sont unis sur leur vision du dossier.
Posté : dim. mars 03, 2019 8:07 pm
par Arios
[right]9 juillet 2038
Stampato a Atomia[/right]
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Einarrat invite les jeunes hommes à partir aider les Haut-Illythes
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Un militant lors d'une manifestation des nationalistes illythes[/center]
La situation dans le nord de l'Épibatie a tendu le climat politique dans la Province d'Illythie depuis plusieurs semaines. Dès le mois de mai, l'Armée épibate a lancé plusieurs offensives de maintien de l'ordre contre les intérêts, et les peuplements, de la communauté haut-illythe, dans le territoire autonome de Haute-Illythie, partie intégrante de l'Empire d'Épibatie. La communauté illythe de la région, qui compterait près de dix pourcent de citoyens lébiriens en séjour ou non officialisés faute d'administration précise dans le pays, est ainsi repoussée et a vu de nombreux biens lui être confisqués, notamment fonciers. Les Illythes ont également été forcés de quitter la ville de Raggia, qui ne fait pas partie du territoire autonome, mais où ils avaient acquis depuis des décennies d'importantes positions par l'achat, en toute légalité.
Le parti nationaliste Einarrat, qui compte quatre sièges au Sénat illythe, a appelé par la voix de son chef les jeunes hommes illythes en capacité à répondre favorablement à l'appel de plusieurs personnalités de Haute-Illythie, qui invitent leurs compatriotes à la lutte "physique" contre l'Armée épibate, qui ne répondrait "pas directement de l'Empereur d'Épibatie". Dans une Province conquise plus rapidement par le téléphone portable et internet que par la Lire électronique et l'emploi, la perspective du départ vers le sud pour aller "aider des frères" présentés comme assiégés par des hordes de militaires noirs corrompus, et par ailleurs hérétiques, semble séduire une frange non marginale de certaines catégories d'âges.
La Ligue de Lébira est dans son ensemble bien embêtée par la situation entre Épibates et Haut-Illythes. Régulièrement, les signes d'une alliance économique et commerciale avec l'Empire d'Épibatie viennent concrétiser cette idée d'union des puissances algarbiennes, quand "l'esprit de motte castrale guide la marche du monde diplomatique des petits blancs diplômés du vieux continent" comme dit le philosophe nazalien. Alors que l'État épibate semble désireux de reprendre la main sur ses marches trop longtemps laissées au bon gouvernement autonome des communautarismes, voilà qu'un quart de la Ligue de Lébira pourrait être complètement déstabilisé par la perspective de voir ses frères de culture, de langue et de rite, ces sortes de cousins archaïques/authentiques, menacés dans leurs places et leur liberté par le nouvel allié de Cartagina.
Posté : mer. mars 06, 2019 8:25 pm
par Arios
[right]18 di luglio 2038[/right]
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Cérulée orientale "La Valdaquie n'est pas seule sur cette mer"
[center][img]https://www.grnet.it/wp-content/uploads/2012/06/Binelli_Mantelli.jpg[/img]
Le Grand Amiral Luca Bocaletti réagit vivement aux provocations maritimes valdaques[/Center]
Au lendemain d'un exercice militaire sans précédent de la République de Valdaquie au large des côtes céruléennes, le Grand Amiral de la Ligue de Lébira monte aux créneaux pour condamner, à l'unisson avec la classe politique, l'exercice valdaque d'une arrogance sans précédent. S'il dénonce des mouvements agressifs "
du niveau de l'annonce d'un programme nucléaire" en référence probablement décalée à l'annonce du Commonwealth sur ses intentions nucléaires, l'Amiral Bocaletti intervient "
principalement pour rassurer". Les images de propagande véhiculées sur les chaines d'information valdaques n'ont pas manqué de circuler sur Internet, heurtant notamment le cours de la Bourse de Cartagina qui a terminé dans le rouge, à -0,2% hier soir.
- "La Valdaquie ne possède en interface maritime qu'un tiers de longueur du littoral arovaque... arovaque, pas lébirien dans son ensemble. La marine valdaque a des moyens, mais elle n'a pas d'expérience."
Si les effectifs maritimes militaires lébiriens sont bien moindres que ceux de la Valdaquie, pour le Grand Amiral "
le rôle de la marine militaire lébirienne a été décisif lors des derniers conflits en Cérulée". "
Rien ne justifie l'arrogance, sinon l'ignorance, l'inconscience et l'inconsistance" clame le chef de la marine lébirienne, qui voit dans l'action militaro-politique valdaque "
une faute militaire, une faute d'honneur". "
Par ses proportions, cet exercice n'était plus un entrainement, mais une provocation ; il n'était plus un acte militaire, il était un acte diplomatique - on a demandé aux soldats de se comporter en figurants, c'est une honte".
Affirmant, à l'encontre des médias valdaques dans la complaisance à l'égard du discours gouvernemental consistant à n'évoquer la Ligue de Lébira qu'en cas de nécessité d'un grand méchant dans les scénarios prêt-à-penser délivrés aux citoyens du régime nationaliste, que la Valdaquie n'était pas seule sur cette mer, le Grand Amiral a rappelé que la Ligue de Lébira, le Caskar, la Vasconie, l'Aurora, l'Amarantie et d'autres n'avaient aucune raison de rester silencieux face aux provocations de "
l'encore manifestement trop jeune" Valdaquie.
Posté : jeu. mars 07, 2019 8:06 pm
par Arios
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[center]Cartagina a créé le mouvement de la Licca[/center]
[right]21 juillet 2038[/right]
Un articolo di Marina Angeli
Magnifique leçon de règne ! Pendant que la ménagère valdaque épluche ses patates devant sa chaîne d’informations en continue, acclamant le débit d’âneries des beaux hommes du gouvernement qui vantent les mérites du soulèvement populaire en Arovaquie, Cartagina se frotte les mains devant la réussite : tordre le cou, en quelques semaines, à la menace de l’Arovaquie indépendante.
Première étape : provoquer les petits garçons du sud-est dytolien, pour tâter le terrain et les pousser à se saisir d’un sujet brûlant – afin qu’on associe les troubles aux tentatives de déstabilisations de l’extérieur. Arrêter quelques imbéciles avec un passeport litavien a suffi !
Deuxième étape : sous les flots d’insultes, se poser en rempart face aux menaces quotidiennes des régimes alentours, eux-même criant à la révolte des « slaves » contre les « négroïdes ». Faire tomber le débat plus bas que terre, ridiculiser par-là même toutes velléités autonomistes.
Troisième étape : insuffler un vaste mouvement fourre-tout pour gaver les esprits des actifs de ces images aussi hétéroclites que ridicules. Par-là, l’économie d’une Province tombe à terre, et la délocalisation stratégique vers l’Algarbe et l’Alilée peut se poursuivre – à ce rythme, dans deux ans l’Arovaquie sera la troisième province productrice derrière la Nazalie et l’Illythie. En avant la Licca ! Sous les vivas des ennemis de Cartagina !
Quatrième étape : la solution politicienne. Il y a six mois, Avanti Arovachia était le premier parti de la Province. Il a déjà été freiné lors des Régionales, alors que pour quatre ans au moins trois régions lui mettront des bâtons dans les roues de son projet indépendantiste. Aux prochains scrutins, AA devra partager ses voix avec le ou les partis issus du mouvement de la Licca, avec les micro-partis revivalistes, nationalistes et ésotériques renforcés par le délire médiatique de la couverture disproportionnée du moindre événement public des protestataires depuis deux mois, sans compter les citoyens repartis vers les partis traditionnels devant le bazar de cette mandature. Et voilà !
La prophétie auto-réalisatrice des premiers manifestants porteurs de licca advient : ils ont crié que Cartagina et Dovernico étaient de mèche contre les intérêts de l’Arovaquie… et par leur action protestataire, ils généreront un coup économique et moral tellement important que la Province ne pourra plus jamais espérer voler de ses propres ailes. Chaque jour, des avions cargos embarquent du matériel de montage vers les sites délocalisés dans le reste de la Ligue – les bagarres de bonnes femmes et de caissières s’intensifient devant la hausse des prix qui tente de rattraper l’effet des blocages et des pénuries. Les cadres supérieurs non intéressés au conflit social s’expatrient vers des latitudes plus ensoleillées pour exercer leur métier de pointe loin des foyers de mécontents gâtés.
Posté : jeu. mars 07, 2019 8:09 pm
par Arios
21 juillet 2038
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]
Lino Amalberti crée son parti pour « faire vivre l’esprit de la Licca »
Passer des manifestations sauvages et des grèves à une visibilité politique permanente. C’est le parti de Lino Amalberti, un des meneurs de la Licca pour le secteur de Bragopola. Ce financier de 42 ans a rejoint la contestation au début du mois d’avril, à la fois déçu de la Présidence Lazarevicio – il confit avoir voté pour elle en 2038 aux deux tours -, et inquiet des « manœuvres » de Cartagina contre la paix en Dytolie. L’homme, qui prétendait il y a encore dix jours subir régulièrement des insultes de la part de militants contestataires radicalisés en raison de son refus de prise en compte du critère identitaire dans la protestation générale, veut rallier à lui les « porteurs de licca de bonne volonté attachés à une quête économique et sociale de soulagement des actifs ». Vers la scission du mouvement entre prétendants à des réformes sociales, et militants identitaires ?
Moins d’un Arovaque sur trois a déjà vu des Lires arovaques
Après deux mois d’existence, la Lire arovaque – monnaie complémentaire promu par la Présidente indépendantiste – a du mal à se faire une image sérieuse auprès des entrepreneurs – une étude révélait la semaine dernière que moins d’un industriel sur dix envisageait de s’appuyer sur cet outil dans l’exercice et la conduite de son activité. Aujourd’hui, une nouvelle étude démontre que deux tiers des Arovaques n’ont tout simplement pas encore eu accès à cette monnaie – en cause, en partie, le rappel il y a deux semaines de la totalité des billets de 100 Lires arovaques, pour cause de malfaçon, ce qui avait valu aux responsables provinciaux des remontrances de la part de l’opposition, accusatrice devant ce qu’elle dénonce toujours comme « un mauvais outil, mal préparé dans la précipitation ».
En Alilée, Alessandro Delando veut promouvoir « l’Hellène et l’Amarantin » à l’école publique
Le Président conservateur de la Province d’Alilée a tenté une pirouette électoraliste cette semaine. Du moins pourrait-on le croire : mais pour les commentateurs qui le connaissent bien, il ne fait pas de doute qu’Alessandro Delando, heurté par le manque de visibilité de sa politique et par les attaques incessantes des différentes oppositions, croit sincèrement dans ce qu’il voit comme une démarche de réunification des esprits, de pacification du débat aliléen tiraillé entre libertaires anti-frontières, et nationalistes de Nisimas. Dans la campagne qui a débuté dans la Province, la plupart des partis font de la surenchère dans les promesses d’expulsions de dizaines de milliers d’Affranchis, au prétexte que la situation en Amarantie s’est améliorée et que l’esclavage y est enfin condamné à disparaître totalement. Désireux de reconstituer une cohésion provinciale plutôt que de bâtir une future coalition en vue des prochaines échéances électorales, Delando a appelé à permettre l’enseignement facilité et plus universel de la langue hellène, et de la langue amarantine, dans les écoles publiques – et invité les établissements privés, majoritaires, à s’aligner sur cette lancée « afin de construire une génération polyglotte, à la fois ancrée et ouverte, comme le pilier du monde de demain ». Mais la récompense la plus évidente de ce nouveau positionnement semble être de permettre à Delando d’avoir désormais tout le monde comme ennemi : des adversaires du « racinisme » hellénique, aux xénophobes anti-amarantins farouches, en passant par le ban croissant des loyalistes sceptiques à tout provincialisme devant le constat de l’expérience arovaque.
Posté : jeu. mars 07, 2019 8:11 pm
par Arios
[right]21 juillet 2038
Stampato a Atomia[/right]
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Le Roi d’Illythie appelle à la lutte contre les ingérences épibates en Haute-Illythie
Selon le monarque illythe, qui ne dispose plus que d’un pouvoir symbolique, les récentes immersions de l’Armée épibate en plein territoire autonome de Haute-Illythie, province de l’Empire d’Épibatie, est contraire aux accords plus que centenaires entre les deux couronnes, qui garantissait la protection de l’Épibatie à la communauté illythe établie le long du Naos et dans l’ensemble d’un territoire autonome dont les limites ont bougé avec le temps et les gouvernements successifs. Si Gighida semblerait vouloir aujourd’hui restreindre autant cette zone que l’influence des Haut-illythes, qui ne sont pas citoyens lébiriens en théorie, cela n’est pas du goût de l’ancien monarque absolu de l’Illythie.
C’est un casse-tête à nombreux tiroirs que rencontre Cartagina en Algarbe centrale, alors que l’Illythie bascule de jour en jour dans une situation de tensions inédites depuis des années. Dans les habitudes du Royaume d’Illythie, la population de la diaspora était considérée comme autant importante que celle de l’intérieur. Mais avec l’entrée dans la Ligue de Lébira, l’Illythie a adopté un processus d’identification de ses citoyens (au détriment des minorités non-coptes), qui s’est retourné contre la diaspora. Les Haut-illythes aujourd’hui sont des apatrides, et Gighida semble s’en souvenir. Pourtant, on estime que près de dix pourcents des habitants illythes de la Haute-Illythie épibate auraient en leur possession des papiers lébiriens, qu’ils doivent à leur grande mobilité et aux fausses déclarations sur des durées de résidence en Illythie déclarées lors de leur demande, qui pourraient avoir été exagérées.
La nouvelle déclaration du Roi d’Illythie pose un réel problème. Ce monarque très chrétien joue de son pouvoir d’influence sur la population, ce qui s’oppose aux règles qui lui avaient été fixées lors de son abdication du pouvoir temporel. Il demeure pour autant un acteur moral de la scène illythe, et un personnage très apprécié en dehors des rangs républicains. En mars 2037, les Illythes coptes étaient 65 % à souhaiter « que le roi Tolomeo XVI continue de jouer un rôle politique de premier plan ». Pas sûr que les administrateurs de la Ligue de Lébira soient dans une proportion similaire à avoir cet avis.
Posté : jeu. mars 07, 2019 8:52 pm
par Arios
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309124435792840.png[/img]
21 juillet 2038[/center]
[center]Un été meurtrier s'annonce sur les marchés lébiriens[/center]
Le MIP est durablement entré dans une logique de baisse, entrainant dans sa chute l'ABA, pour l'Algarbe. Le contexte céruleo-algarbien est globalement très mauvais pour Cartagina. La CND et son récent pendant douanier, le FCE, déstabilisent complètement les positions lébiriennes, commerciales, en Cérulée. Les récentes déclarations de Lanfair sur le nucléaire ont consterné les acteurs politiques lébiriens, autant qu'économiques - au point qu'une sortie du Traité de Lébira a été sérieusement discutée cette semaine, selon les révélations du site internet de Cartagina Sera. En Algarbe centrale, les mouvements de police auxquels se livre l'Armée impériale d'Épibatie contre les territoires peuplés par la communauté illythe bouleversent la scène politique de la Province d'Illythie, forçant Atomia à exiger de Cartagina une prise de position rapide alors même que la Ligue de Lébira a renouvelé une importante alliance scientifique avec l'Empire d'Épibatie en début d'année.
Le Commonwealth continue de se décrédibiliser et de décrédibiliser ses alliés avec ses déclarations ubuesques - enterrant par-là un peu plus l'Union Douanière Occidentale, qui ne rassemble plus que le Nunakya, la Britonnie et Lébira, en fait Cartagina et Lanfair. La stratégie de l'alliance algarbienne est fragilisée par le tempérament de l'Empire d'Épibatie en pleine reconquête intérieure, et la mauvaise intégration de l'Illythie dans la Ligue encore trop céruléenne. Entre insultes et railleries diplomatiques, la Dytolie de la CND continue de renvoyer la Ligue de Lébira à une identité algarbienne négative et fantasmée, dénigrant la moindre tentative de rétablissement de la vérité comme une inadmissible arrogance.
Sur le front purement économique, la bombe douanière du FCE a causé un choc sans précédent à l'industrie lébirienne, qui exportait jusque-là au cas par cas dans chacun des pays ouverts au commerce. Si la Licca est en passe d'être fissurée en Arovaquie devant la victoire relative des indépendantistes aux Régionales, nul ne peut ignorer l'hypothèse très probable d'un soulèvement encore plus important dans les mois à venir devant les conséquences concrètes, sur le terrain, du couple récent formé par la guerre commerciale du FCE et les effets terribles des manifestations.
Posté : sam. mars 09, 2019 5:47 pm
par Arios
[right]26 juillet 2038
Stampato a Atomia[/right]
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/14/180314122120747710.png[/img][/center]
Tentative de coup d’État à Atomia
Les Atomiens se sont réveillés dans la stupeur – en particulier dans la communauté céruléenne, inquiète de la montée de violence dans le débat provincial depuis un mois.
Dans la soirée, hier, plusieurs fourgons blindés ont tenté de boucler le périmètre du Palais royal, où siège le gouvernement provincial, occasionnant des échanges de tirs avec les Carabiniers – pendant près d’un quart d’heure, avant l’arrivée sur place des forces spéciales lébiriennes.
Dans le même temps, d’autres effectifs militaires ont pris d’assaut les bureaux des principaux organes de presse du pays, ainsi que plusieurs sièges d’institutions bancaires ou financières, comme la Bourse de Saub, d’où est orchestré l’indice ABA. Toutes ces forces n’ont pas encore été délogées.
L’échec de la prise du Palais royal permet d’affirmer que le coup d’État a échoué.
Les forces de l’insurrection appartiennent toutes à des corps de l’Armée royale illythe, toujours en cours d’intégration partielle dans l’Armée lébirienne. A 10 heures, l’État-Major lébirien annonçait 240 arrestations, 1 450 mises à pied, et plus de 300 mandats de perquisition contre des militaires ou civils suspectés d’avoir soutenu ce mouvement. Selon des sources journalistiques, au moins 30 militaires auraient été tués dans les alentours du Palais, lébiriens ou rebelles, ainsi que Carabiniers céruléens et illythes. On compterait près d’une centaine de morts parmi les rebelles dans l’ensemble du Delta, où se sont déroulés les faits.
Le Président de la Province, Iuseffo Rescieppi, devrait s’exprimer dans la journée, a annoncé le porte-parole du gouvernement provincial, qui se trouvait à l’intérieur du Palais durant la tentative de siège.
Posté : sam. mars 09, 2019 6:07 pm
par Arios
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 26/07/2038[/center]
En dix ans, l’Alilée a perdu 8 % de sa population de souche
[center][img]https://www.newmoney.gr/media/k2/items/cache/a32264123eed96720070d44e82fd9785_Generic.jpg?t=-62169984000[/img]
Les 25-35 ans sont parmi les plus nombreux à choisir l'exil[/center]
Au rythme de 0,6 à 1 % par an, les Aliléens ont pris l’habitude de quitter leur île pour émigré vers un autre destin, ailleurs… Si de 2029 à 2033, l’émigration s’est faite essentiellement vers l’intérieur de la Ligue de Montalvo, côtes arovaque ou nazalienne, à partir de l’année 2034 ils ont été plus nombreux à s’expatrier en dehors des frontières de la Ligue plutôt que vers les provinces du pays. Parmi les principales destinations, on retrouve sans conteste le Deseret, là où peut continuer de s’exprimer une identité propre dans un cadre communautaire (comme dans le quartier de Little Alileia dans la capitale) – vient ensuite la Britonnie, où la communauté italique est très importante mais au sein d’elle, le « groupe aliléen » tend à s’accroître et à se fédérer autour d’une mémoire géographique, et d’anecdotes culturelles propres, en commun. Les Lorthon, durant le temps d’existence de l’UDO et le maintien de la politique favorable à l’immigration du précédent gouvernement, a également reçu de nombreuses familles – de même que la Santogne, où vit une communauté originaires des Ménechmes, dont certains passeurs ont pu favoriser l’arrivée d’Aliléens peu fortunés au nom d’une certaine solidarité, à intérêts croisés, « céruléenne ».
Dans le même temps, de très nombreux Amarantins ont été accueillis en Alilée, la Province ayant supporté l’essentiel de l’effet démographique de la politique de promesse d’affranchissement, ayant créé un statut de résidence permanent pour ces non-citoyens arrachés à l’esclavage en vigueur dans la Ligue amarantine. Ces trois dernières années, les Aminiens sont venus remplir les « cité-containers » Kestdomo, montées en périphérie des villes à destination des réfugiés et nécessiteux. Sans parler de la discrète mais présente communauté noire, pour beaucoup originaire de l’Empire d’Épibatie, et dont l’établissement en Cérulée a été un gage d’enrichissement pour les familles.
Alors pourquoi l’Alilée est-elle en train de se vider de sa substance ?
Les nationalistes de Nisimas martèlent, dans un argumentaire toujours plus tortueux, qu’il en va de la responsabilité et de la volonté du gouvernement central, qui dans sa « guerre contre la Mafia » dès le début de la décennie a cru bonne la piste de l’affaiblissement démographique, encourageant la saignée migratoire en parallèle d’une politique de repeuplement par des communautés plus dociles, et ne partageant pas les mœurs à l’autoconsommation des Aliléens. Mais cette théorie confine au complotisme, les raisons étant bien davantage structurelles.
Si l’on regarde les données économiques, les trois précédents gouvernements provinciaux n’ont pas réussi à attirer les investisseurs lébiriens, et les deux régions mammouths de la Ligue sont restées le Ciorco nazalien, et la Zémélie arovaque – dont le rayonnement de l’activité se fait dans les régions limitrophes, et non vers l’Alilée. Il faudrait regarder dans les trente années précédentes pour saisir pourquoi l’Alilée n’a pas su développer une région semblable à ses voisines – et c’est probablement parce-que cette Province rurale avait déjà pris l’habitude d’envoyer ses jeunes vers le reste de la Ligue, qui sont revenus à l’âge de la retraite, plutôt que de pouvoir alors les retenir pour leur permettre de construire le pays, que le retard accumulé s’est montré trop important pour que la Province devienne soudainement attractive durant la décennie 2030.