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Posté : mar. juil. 29, 2014 4:26 pm
par Alexei
L'avènement de Franjo Tadac, ou la chute du gakisme (I)
24 septembre 2024

[img]http://jurnalul.ro/thumbs/big/2011/04/06/nicolae-ceausescu-a-fost-premiant-in-scoala-primara-18427432.jpg[/img]
Franjo Tadac alors qu'il n'avait que 19 ans. Personne n'aurait pu imaginé que ce "gamin de Mitrovica" aurait pu un jour gouverner la nation yougoslave. En effet, à cette époque, le jeune Franjo se retrouve étudiant en Histoire des arts, il embrasse véritablement la cause communiste en 1981 lors de la "République fasciste de Lumnor", date à laquelle il rejoint les Partisans.

[quote]"L'échec du gakisme est ici ; imposer une nouvelle culture par la force au peuple yougoslave est impossible tant que la Révolution n'est pas gravée dans tous les esprits, et ce, Vliduj Gak en personne l'a bien compris. La révolution gakiste manque de spiritualité, et finit indéniablement par s'autodétruire et le Kirep avec. Il est donc nécessaire de se prémunir contre les récalcitrants"

Vladislav Todor
, chef du gouvernement kirépien[/quote]

Franjo Tadac était perché sur le balcon du vaste QG de l'AFPJ en plein centre de la ville méridionale de Postovanje, une cigarette à la main. Aussi loin que portait le regard, ouvriers, techniciens, prisonniers réquisitionnés, s'activaient à construire des usines et des immeubles d'habitation. Tel un monarque, le camarade-leader observait ses petites gens d'un oeil dur et omniscient. Il avait de grands projets pour Postovanje ; cette ville si touchée par la crise économique et politique, autrefois grande et prospère. Ce n'était pas pour rien si cette ville associée à la renaissance du grand-Kirep recevait la visite du poglavnik de la nation. À la manière d'un Vliduj Gak au fait de sa puissance, Franjo Tadac allait avoir sa propre capitale. Dans un ou deux ans, lorsque les travaux auront bien avancées, la ville serait renommée Franjograd, et serait l'une des plus grandes cités du Kirep.

Mais en attendant, le secrétaire du peuple avait d'autres problèmes à régler, notamment au sujet des gakistes, qui, même si leur emprise sur le Parti diminuait de jour en jour, restaient dangereux. C'étaient d'ailleurs eux qui avaient souhaité la nomination du mitrovicien au pouvoir, pensant naïvement le contrôler temporairement, le temps de convaincre Vliduj Gak de revenir. Celui-ci n'ayant pas accepté de réintégrer le pouvoir, ils avaient essuyé un demi-revers cuisant, puisque Vladislav Dragana avait été nommé -sans en référer au leader...- premier-ministre. Franjo Tadac était loin d'être dupe sur le bellicisme des leaders gakistes et anciens compagnons de route de Vliduj Gak : Vladislav Dragana, Andreï Krsti et Lazar Milutin parmi d'autres. Il savait qu'en destituant Vladislav Dragana de son poste de premier-ministre, et en mettant le rouge-brun Todor -qui était secrètement un ultra-nationaliste nihjoviens (serbe)...- il provoquerait l'ire de la puissante faction et s'exposerait indubitablement à des représailles. C'était pour cette raison que sa garde personnelle pléthorique (de 15 000 hommes) avait été discrètement écartée et remplacée par des agents de la Surigimi, le seul organe du pouvoir qui était totalement avec le nouveau président réformiste, avec la police de Boris Novak -réformiste aussi-. L'armée, elle, malgré les succès de Pesak, n'était pas totalement acquise et demeurait sclérosée par de nombreux généraux gakistes. Bref, la lutte pour le pouvoir était loin d'être gagné pour le secrétaire du peuple qui avait décidé de réunir les deux autres hommes forts du Kirep : Alexey Nikita et Vladislav Todor.

Franjo Tadac : Camarade Alexey, m'apportes-tu de bonnes nouvelles ?

Alexey Nikita : Je crains que non, camarade-poglavnik. Les Pésakiens ont manifesté hier, mais dans le calme, se plaignant de la faim des importations de nourriture étrangère.

Franjo Tadac : Moi qui croyait qu'ils étaient auto-suffisants... le camarade Shexha devra être remplacé à mon avis, quoi d'autre ?

Alexey Nikita : Eh bien... même si les plus hautes sphères de l'Etat semblent acquises à notre cause, les rues et le Parti sont beaucoup plus réticents, ils nous accusent de révisionnisme. Mes hommes analysent actuellement le profil de tous les soldats composant ta garde personnelle, mais il ne semble y avoir aucun risque. Mais en ce qui concerne la rue, je recommande d'augmenter la propagande et de reformer des milices socialistes.

Franjo Tadac : Cela me semble être un bon choix, camarade. Nous nous devons de nous débarrasser de ces vermines trotsko-maoïstes qui causeront du tort à notre idéologie et au Kirep un jour ou l'autre.

Vladislav Todor : Si je puis me le permettre, camarade-leader, quelle est la nouvelle technologie dont tu parles ?

Franjo Tadac : Camarade, l'idéologie qui portera mon nom. Le kirovisme s'est éteint, le gakisme s'éteindra également, c'est une évidence. Il nous restera que le quinguisme et l'idéologie du camarade Gassmen, en Esmark et le straminisme. Le Kirep n'est adapté à aucune de ces idéaux, non, le Kirep est une terre yougoslave, nationaliste, orthodoxe et socialiste. Je refuse que l'ultra-communisme de Kirov vienne souiller cette terre, à même titre que le quinguisme, le gassmenisme et surtout le straminisme déguisé en "socialisme vertueux".

Vladislav Todor : Tu as raison, camarade, mais le Kirkstan n'est-il pas plus un allié qu'un ennemi ? Notre Histoire commune, nos années d'alliance, ce socialisme qui guide nos pas ?

Franjo Tadac : Ce Vladimir Stramine ne m'inspire que du mépris, et tu le sais, camarade. Si cela ne tenait qu'à moi, nos chars seraient déjà à Kritev, et cela arrivera si il continue sa politique d'encerclement à notre encontre, mais nous avons d'autres chats à fouettés, et toi aussi, camarade. Je te charge de trouver un moyen d'apaiser les Pésakiens tandis que le camarade Nikita s'occupe de réduire à néant les groupes rebelles. Ces girouettes manifestant un intérêt plus que douteux pour les libéraux du Jeekim et du monde m'exaspèrent.

Vladislav Todor : Ce sera chose faite, camarade-leader.

La pluie commençait à pointer, et Franjo Tadac fit demi-tour, prenant le chemin de son bureau, Alexey Nikita et Vladislav Todor lui emboîtèrent le pas et s'installèrent face à lui. Bizarrement, il leur semblait que l'homme face à eux n'était pas le même qu'il y a quelques jours. Auparavant, Franjo Tadac était plus souriant, moins professionnel et semblait plus enclin au dialogue. Désormais, il s'était assombri, une grande force émanait aujourd'hui de sa personne, le camarade-leader était devenu plus ambitieux, plus autoritaire...

Alexey Nikita : Camarade-poglavnik, que décides-tu donc pour les maoïstes ?

Franjo Tadac : Faites des recherches sur tous ceux qui sont dans le Comité central, il est grand temps de purifier ce Parti, met-les sur écoute, renseigne-toi sur leur famille, leurs amis. Préparez-vous aussi à neutraliser quelques-uns de ces traîtres dans l'Armée. Nous les tenons entre nos mains, à nous de les écraser lorsqu'ils feront un faux-pas. Bien sûr, nous laisserons le camarade Gak en paix, il a officiellement renié sa nauséabonde idéologie, il doit être traité comme un héros.

Alexey Nikita : Alors le gakisme chutera ?

Franjo Tadac : Le gakisme est déjà à terre, à nous de l'enterrer.

Alexey Nikita : À tes ordres, camarade-leader.

Vladislav Todor : Camarade, une bonne nouvelle ; la majorité du Barebjal est presque officiellement ralliée à nous.

Franjo Tadac : C'est en effet très positif, camarade. Le continent-arabe a donc compris où est son intérêt. C'est une nouvelle formidable. Je me rendrai très prochainement à Méhari pour rencontrer le camarade Al-Sayeed.

Vladislav Todor : Autre chose, la presse internationale critique au plus haut point la révolution tchoconalienne et notre association avec celle-ci.

Franjo Tadac : C'est là aussi une excellente nouvelle. Si ces journalistes homosexuels franc-maçons et juifs jappent, cela veut dire que notre mission et celle des Tchoconaliens se passe à merveille. Qu'ils aillent au diable, bientôt le Barebjal sera entièrement socialiste-arabe, avec notre aide ou pas, et cela ne peut que nous profiter "inch'allah" comme ils disent. Longue vie au Barebjal socialiste. Autre chose ?

Vladislav Todor : Non, plus rien, camarade-leader.

Franjo Tadac : Dans ce cas je vous libère. Tenez moi au courant de l'avancée de vos missions respectives. Longue vie au socialisme !

Alexey Nikita et Vladislav Todor : Longue vie au socialisme !

Posté : jeu. juil. 31, 2014 9:57 pm
par Alexei
L'avènement de Franjo Tadac, ou la chute du gakisme (II)
29 septembre 2024

[img]http://www.atrium-see.eu/media/k2/items/cache/47e29f9fe96a1771642fb05ac8a8fd00_L.jpg[/img]
La "Dom naroda" ("maison du peuple") située à Pregrada en Zvezdanie, plus précisément sur l'avenue Vliduj Gak dont une imposante statue marque l'entrée. Ce bâtiment, abritant le QG -symbolique, le véritable étant au sein du Palais de la révolution- du SZAP, anciennement, et de l'AFPJ, désormais, avait été entièrement édifié en 2000 sous le règne de Vliduj Gak qui en avait fait un véritable symbole.
[quote]"On ne peut considérer comme certaines et garanties les victoires de la révolution socialiste dans les domaines politique et économique tant que l'on n'a pas assuré le triomphe complet de la révolution dans les domaines de l'idéologie et de la culture"

Vliduj Gak
[/quote]

Le QG de l'AFPJ de Pregrada était la dernière "base" dissidente à Franjo Tadac.
Si dans les campagnes, certains ne se reconnaissaient pas dans la politique du camarade-leader et souhaitaient encore désespérément un retour "deus ex machina" de Vliduj Gak. Néanmoins, la majorité des citoyens avaient confiance dans son nouveau chef ; celui qui avait réuni de nouveau Pesak et le Kirep, l'homme qui avait associé socialisme à la tradition, le fou qui était en train de refaire du Kirep une puissance majeure après la déliquescence de celui-ci ayant débuté en 2019 et s'étant poursuivie jusqu'en 2023. Son culte de la personnalité devenait impressionnant avec le temps, affiches, statues, discours,un village aux alentours de Mitrovica -ville natale du dirigeant- avait même été renommés "Tadac".

Cela va sans dire que l'agacement et l'incrédulité était de mise du côté des gakistes nostalgiques de l'ancien régime. En particulier pour leurs trois chefs de file : Vladislav Dragana, ancien premier-ministre, Lazar Milutin, ancien commissaire de l'Industrie militaire, et Andreï Krsti, ancien ministre de l'Intérieur, tandis que la majorité des anciens collaborateurs de Vliduj Gak s'étaient ralliés au changement. Les trois hommes se retrouvaient bien seul, mais ils pouvaient encore compter sur quelques élus du peuple et cadres du Comité central, en sachant toutefois qu'un étau se refermait peu-à-peu sur eux... la preuve en était par leur destitution de toute fonction officielle à tous les trois qui retira sans le moindre doute une grosse épine dans le pied de Franjo Tadac, qui avait conclu une alliance stratégique avec le courant neutre du Parti. Ils savaient aussi que le secrétaire du peuple cachait très bien son jeu et avançait masquer dans les méandres de la politique kirépienne, et qu'il ne raterait pas son coup lorsqu'il aurait décidé de les supprimer...

Vladislav Dragana : Vous avez vu le nombre croissant de portraits de Tadac dans les rues ? Il prépare quelque chose...

Andreï Krsti : C'est aussi mon opinion. Il doit essayer de se rassurer, j'ai appris qu'il avait expédier sa garde à l'autre bout du pays, soit disant pour les entraîner aux techniques de combat modernes.

Lazar Milutin : Ou peut-être qu'il fait ça pour nous tendre un piège.

Andreï Krsti : Ca m'étonnerait, camarade, si nous ne sommes plus dans le gouvernement, c'est qu'il commence à paniquer.

Lazar Milutin : Ou il sait qu'il sera plus facile de nous éliminer en nous écartant du pouvoir...

Vladislav Dragana : ...et c'est pour cela que nous devons prendre des décisions concrètes, et vite. Plus nous attendrons, plus le peuple le considérera comme un messie. Il a déjà reprit Pesak en moins de deux, il a reprit totalement en main ce pays et nous sommes de nouveau dans l'espace ! Je n'ose même pas oser les festivités pour son anniversaire.

Andreï Krsti : Sauf que l'on ne peut pas faire ça à la légère. Nikita a promis de lui rester fidèle malgré tout ce que nous avons proposé, si nous éliminons Tadac, nous serons automatiquement fusillés et nos familles déportées.

Lazar Milutin : Alors tuons-les tous les deux ?

Vladislav Dragana : Il est facile de faire disparaître une personne dans un accident, mais deux... c'est une autre histoire.

Lazar Milutin : Et si nous faisions un coup d'Etat militaire ? J'ai beaucoup de contacts parmi les généraux, je suis sûr que certains seraient d'accord.

Vladislav Dragana : Mauvaise idée, camarade. Si on liquide Tadac, Nikita et l'ensemble de la Surigimi, le peuple nous haïra, Tadac est un bol d'air pour lui. Les Pésakiens en profiteront pour déclarer -une énième fois- l'indépendance et si Tadac a eu de la chance cette fois, ce ne sera pas notre cas. Je commence à penser qu'il vaudrait mieux s'exiler...

Andreï Krsti : Ne dis pas ça, camarade ! Il est clair que la proposition du camarade Milutin est un eu abrupte, mais tout n'est pas perdu. Voyons, il doit bien y avoir un moyen...

Lazar Milutin : On peut toujours approcher Todor, peut-être qu'il acceptera de nous rejoindre.

Vladislav Dragana : Cela m'étonnerait fort... si Tadac m'a remplacé par Todor, c'est qu'il a entièrement confiance en celui-ci. Et bien qu'Alexey ne nous ait pas dénoncé quand on l'a approché par "respect", Todor n'est pas aussi loyal que lui.

Andreï Krsti : Alors nous avons peu de possibilités... -se grattant la tête-

Lazar Milutin : Les Zvezdanes sont avec nous, nous pourrions déclarer notre indépendance. Pregrada est la troisième ville du pays, nous avons une bonne industrie, du bois, et quelques mines. Nous n'aurions qu'à demander de l'aide à Stramine.

Andreï Krsti : Stramine ?... Tadac n'en a cure. Ce ne sont pas les chars de Stramine qui impressionneront ceux du Kirep. Non, je pense que nous lui offririons un prétexte en or pour nous mettre hors d'état de nuire.

Lazar Milutin : Dans ce cas, autant nous allier avec les monarchistes, puis les poignarder dans le dos ensuite.

Andreï Krsti : Risqué.

Vladislav Dragana : La situation est aussi désespérée que ça ?

Lazar Milutin : -renfrogné- Hum.. Si vous avez mieux, j'écoute.

Andreï Krsti : Je pense que le mieux à faire est de mettre la pression à Alexey. C'est triste de dire cela, mais nous avons besoin de lui à tout prix, par tous les moyens.

Lazar Milutin : Je suis d'accord.

Vladislav Dragana : Je ne sais quoi dire, mais si vous pensez que c'est la meilleure solution, alors qu'il en soit ainsi. Même si Alexey est extrêmement loyal, nous pouvons peut-être le retourner et bluffer en disant que Gak sera de retour une fois Tadac évincé. Néanmoins, si vous échouez encore une fois, il aura du mal à tenir sa langue et nous serions obligés de prendre la fuite. Ne ratez pas votre coup.

Andreï Krsti : Nous ferons notre possible, Tadac doit tomber.

Posté : lun. août 04, 2014 8:10 am
par Alexei
Centre de recherche en armement de Provjilski
10 octobre 2024

[img]http://webduweb.free.fr/images/obus.jpg[/img]

Il était difficile à croire que la ville de Provjilski était parfaitement inconnue pour les Kirépiens lorsque Vliduj Gak a ordonné sa rénovation et l'a choisi pour en faire la "ville militaire" du Kirep. En effet, sur des dizaines de milliers d'usines d'armement, Provjilski en renfermait l'immense majorité. C'était aussi la ville la plus militarisée du Kirep, avec environ 1 soldat pour 2 habitants (autant dire que le mot "criminalité" n'existe pas, ici...), du fait qu'elle abritait l'ensemble de l'Etat-major de l'Armée Populaire du Kirep. Outre l'armement et l'armée, Provjilski était devenu, également sous l'impulsion de Vliduj Gak, un technopôle majeur, le plus grand du Kirep. C'est dans cet immense laboratoire que scientifiques et chercheurs venant de tout le pays développaient avec une rapidité extraordinaire de nouvelles armes, conventionnelles, chimiques ou bactériologiques.

Mais c'était surtout des améliorations pour les armements déjà existant qui étaient développés.

Rodoljub Prijevac avait succédé à Drok Virnak au sein de l'équipe de recherche. C'était un jeune scientifique -environ 33 ans (ce qui est jeune dans le métier)-, spécialisé en armement, obligatoirement membre du Parti, qui avait particulièrement soif de découverte, qu'il comptait partager à son équipe -une vingtaine de personnes- qui était réunie face à lui dans ce qui ressemblait à une sorte de laboratoire de physique pour lycéen.

Rodoljub Prijevac : Bonjour, camarades. Aujourd'hui nous allons nous pencher sur une demande expresse de l'armée consistant à la création d'un nouveau type de munition.

Ljuboslav Mlasić : Des munitions à fléchettes ?

Rodoljub Prijevac : Vous y êtes presque, camarade Mlasić : des obus perforants à base d'uranium appauvri.

L'ensemble des chercheurs réunis bruissa alors que le chef d'équipe déployait sur le tableau noir le plan-type d'un des fameux obus, dont les caractéristiques étaient désignées par des flèches et expliquées -en cyrillique- à côté.

Rodoljub Privejac : Les munitions à uranium sont des munitions employant en réalité de l'uranium appauvri, matériau très dense, afin de perforer les blindages. La densité élevée de l'uranium en fait un matériau de fabrication d’obus antichar, et notamment dans les « obus-flèches ». À vrai dire, un développement de telles munitions avait déjà été amorcé il y a cinq ans, mais le projet a rapidement été abandonné.

Voyant des visages attentifs et silencieux, le chef de programme continua son exposé :

Rodoljub Privejac : Les « flèches » des munitions antiblindage sont généralement en alliage de tungstène (comme le carbure de tungstène) qui est plus dur que l'acier, ou des flèches dont le cœur est en uranium appauvri plus dense que l'acier, et concentrant donc dans son centre plus de puissance (ce matériel est toutefois moins puissant). Le tungstène possède une température de fusion de 3 400 °C et d’ébullition de 5 700 °C. L’uranium appauvri possède quant à lui un point de fusion à 1 130 °C et d’ébullition à 3 850 °C mais il a l’avantage d’être fourni gratuitement. Le tungstène est d’autre part deux fois plus dur que l’uranium appauvri, avec une dureté de 500 Vickers contre 250 Vickers seulement pour l’uranium appauvri). Ceci permet d'augmenter considérablement leur densité sectionnelle et donc leur pouvoir perforant.

Edin Mehratmetović : Et quel genre de blindage pourrions-nous percer avec ceci ?

Rodoljub Privejac : -sourire- Tous, camarade.
Dans le cas d'un obus de char, le « pénétrateur » est une barre filetée longue d'environ 25 cm, composée d'uranium appauvri, sans explosif et à la vitesse initiale élevée (de l'ordre de 1 500 m/s). Lors de l'impact, son énergie cinétique est dissipée sur une surface d'environ 40 mm², ce qui crée une pression énorme et participe à la pulvérisation du blindage en ménageant un trou.

Certaines bombes antibunker peuvent même en être équipées. Je continue ?

Edin Mehratmetović : -impressionné- Et l'explosion au moment de l'impact ?

Rodoljub Privejac : Eh bien pendant l'impact, l'uranium s'échauffe et atteint sa température de fusion, qui est inférieure à celle de l'acier ; il crée avec le fer du blindage un "eutectique", ce qui provoque la fusion du blindage et participe à la perforation, en projetant le métal liquide dans l'habitacle. Cela se propage dans la cible et tout ce qui est inflammable va s'enflammer voire exploser ; par ailleurs, l'uranium pulvérisé qui pénètre dans l'habitacle s'enflamme également, d'où l'explosion des chars de combat environ 5 secondes après l'impact.

Vlado Đorđević : C'est une arme redoutable !

Edin Mehratmetović : Mais il y aura forcément dispersion. La terre en sera impactée, non ?

Rodoljub Privejac : J'y venais, camarade.
Si l'uranium appauvri provenant de l'impact d'un pénétrateur de 4,85 kg (dont on suppose qu'il est volatilisé à 50 %) est dispersé uniformément dans un rayon de 10 m du point d'impact et pénètre le sol sur une profondeur de 10 cm, il conduira au départ à une concentration d'approximativement 96 mg/kg, près de 50 fois plus que le taux moyen naturel du sol (de l'ordre de 2 mg/kg) mais qui peut se rencontrer dans certains sols naturellement radioactifs (dans les poussières de la région d'Amman, en Jordanie par exemple). On a montré, par le calcul, qu'une partie de cet uranium et d'autres métaux provenant de l'obus se disséminent ensuite dans l'environnement via les retombées de l'aérosol dégagé au contact de la munition avec sa cible, puis par les réenvols de particules et molécules, éventuellement adsorbées sur des poussières ou gouttelettes d'eau (contamination dite « aéroportée »), le ruissellement de l'eau ou la bioturbation.
Au point d'explosion, les anomalies de concentration en uranium sont d'autant plus perceptibles que le métal a été faiblement dispersé. Un volume de sol naturel dans un rayon de 20 m et sur une profondeur de 80 cm (toujours à raison d'une moyenne de l'ordre de 2 g/t) contient en moyenne une masse de 4 kg d'uranium, ce qui est l'ordre de grandeur typique d'une munition militaire : à ces niveaux de dilution, si l'uranium provenant de la munition n'est pas plus mobile et bioassimilable, on ne peut parler de « pollution » au sens technique du terme, du fait que la teneur en uranium du sol reste dans les limites du normal. L'uranium dispersé sous forme de vapeur ou nanoparticule peut ne pas être aussi bien fixé ou adsorbé dans le sol que l'uranium naturel, et alors plus facilement dispersé par l'air ou retrouvé dans l'eau. Quelques années après les premiers essais les taux d'uranium étaient descendus assez bas (0.27-16.2 m Bq l(-1) pour (238)U, 0.41-15.6 m Bq l(-1) pour (234)U et 0.012-0.695 m Bq l(-1) pour (235)U) et seuls quelques échantillons gardaient trace d'uranium appauvri militaire. L'uranium naturel et "militaire" étaient cependant bien plus présent dans les lichens mousses et écorces d'arbres (0.27 à 35.7 Bq kg(-1) pour (238)U, 0.24 à 16.8 Bq kg(-1) pour (234)U et 0.02-1.11 Bq kg(-1) pour (235)U), que dans l'eau, à des niveau cependant jugés encore faibles par rapport aux valeurs seuil en vigueur.
Les études disponibles suggèrent qu'il faut une durée de l'ordre de 100 à 1000 ans pour que les munitions ou les blindages en uranium appauvri se dégradent et soient dispersés chimiquement par oxydation, érosion éolienne, hydrique, etc..

Pour conclure je dirais que vous avez raison, que cette arme présente un risque pour la faune et la flore, mais des armes bien pire restent toutefois développées et employés.

Ljuboslav Mlasić : Et quelles sont les conséquences pour les survivants ?

Rodoljub Privejac : Je ne peux vous cacher que c'est une arme profondément cruelle. Toute personne exposée à un de ces tirs sera (à 90% de chance) contaminé par les radiations, et si cela ne la tue pas instantanément, le malheureux est susceptible de développer des cancers, devenir stérile, etc...

Edin Mehratmetović : Mais pas tous les chars ne seront équipées de ceci, n'est-ce pas ?

Rodoljub Privejac : Non, vous avez raison. Nos KM-84 ne peuvent en être équipés, à moins que nous fassions des modifications au canon, mais pour l'heure ce n'est pas d'actualité. Je pense plutôt à l'équiper au KM-20 dont le canon sera beaucoup plus adapté.

Ljuboslav Mlasić : Mais nos soldats ne courent-ils pas un risque de contamination avec de tels obus ?

Rodoljub Privejac : C'est en effet le cas, mais il est prévu par l'Etat-major d'en équiper seulement certains bataillons spécialisés -disposant d'iodes et de combinaisons anti-radiations pour les tankistes-. Avez-vous d'autres questions ?

Personne ne répondit.

Rodoljub Privejac : Dans ce cas, au travail, camarades !

Posté : mar. août 12, 2014 9:22 am
par Alexei
Дан у Опронy...
4 novembre 2024

[img]http://www.crossroad-hostel.com/wp-content/uploads/2013/01/Hram-svetog-save-atipiks-beograd.jpg[/img]

05h30, du matin, une sonnerie stridente retentit.
Tiré de son sommeil, Danilo éteint machinalement le vieux réveil électrique avant de se lever et d'aller à son placard afin d'y tirer sa tenue d'ouvrier proprement repassée la veille par sa femme, Nastasija. Cette-dernière s'habille également. Bien qu'étant femme au foyer, Nastasija n'est pas en vacances, au contraire. À seulement vingt-cinq ans, la belle jeune-femme brune a déjà trois enfants qu'elle aime par-dessus tout : Eva, Ljubo et Željko. Elle est aussi très pieuse et va tous les jours à l'église (orthodoxe) Saint-Đorđe située non loin d'ici, avenue Grocka, la plus grande avenue de la municipalité de Zemun où la famille réside, dans Ophrone. Elle vit à cinq dans un immeuble typiquement socialiste, fonctionnel, propre et entretenu où la camaraderie et l'entraide règnent (les habitants se réunissent très souvent, comme au Noël orthodoxe, les sept janviers). Nastasija ne demandait pas mieux, elle, née et élevée à Novigrad, un peu plus au nord, dans une famille également très croyante.

Danilo, lui, était ouvrier du bâtiment et travaillait sur le pharaonique Port d'Ophrone. Il avait également la vingtaine, des cheveux très sombres coupés courts, des yeux bleus et il était très robuste, il possédait tous les traits spécifiques aux Yougoslaves, il était également très aimable avec ses voisins et s'occupait des enfants tant qu'il le pouvait (mes personnages sont stéréotypés ? Non non...) Il était déjà dans la petite cuisine à siroter son café noir, préparé par la maîtresse de maison qui préparait celui des enfants. Le petit déjeuner au Kirep est souvent très copieux ; Thé, lait ou café turc sont servis, pâtisseries ou pain sont préparés avec du beurre, confiture, yaourt, crème et fromage, et sont accompagnés de bacon, saucisses, salami, œufs brouillés et kajmak. C'était parfait pour bien commencer une journée qui serait chargée. Tout en dégustant cela, Danilo et sa femme observait Ophrone par la fenêtre. Ophrone, Ophrone et Ophrone à perte de vue. La ville était la plus grande au monde avec Jiyuan. Même si elle comptait à peine 10 millions d'habitants intra-muros, ses banlieues étaient très chargées. Dehors, il n'y avait aucune activité. Le soleil allait se lever et les lampadaires s'éteindraient. Ophrone, la ville immense dans laquelle, paradoxalement, tout le monde se connaît et où les petites ruelles de la Starigrad (vieille ville et district de la ville -le plus petit-) donnaient encore un cadre quasiment moyen-âgeux.

Si en Rostovie les voitures personnelles n'existaient pas, elles étaient fortement visibles au Kirep, mais les pollutions (tant sonores que odorantes) qu'elles créaient étaient très mal vue par la mairie, alors la circulation était énormément régulée, et même bannie dans certains districts (comme celui de Novigrad), au profit des transports en commun et des tramways qui étaient entièrement gratuits. Et c'est justement le moyen qu'utiliserait Danilo pour se rendre à son travail, une fois le petit-déjeuner terminé. Avant de partir, Danilo embrassa sa femme et se sangla dans un blouson, offert par le travail. L'hiver approchait à grand pas et il faisait déjà relativement froid. Il était sept heures, Danilo quitta l'appartement familial pour se rendre à l'arrêt de bus où il salua quelques voisins. "Zdravo, Danilo ! Comment tu vas ? Ca fait un moment qu'on ne sait pas vu, passe à la maison demain soir !'", "Hej, Danilek (diminutif de Danilo) ! Tu viens au bar après le travail ?", etc...

Nastasija, regardant l'heure sur une petit horloge, alla réveiller doucement les enfants qui dormaient dans une grande chambre au fond du couloir. Eva, l'aînée, avait sept-ans, Ljubo, cinq ans et Željko, le benjamin, en avait quatre. Comme tous jeunes garçons, les trois frères aimaient faire des farces et se chicaner, mais leur mère, bien que tendre, savait également être ferme lorsqu'il le fallait. Une fois appareillés de leur uniforme d'écolier, les jeunes garçons mirent les pieds sous la table. Nastasija s'offrit quelques minutes de répit à l'aide d'un roman de l'illustre auteur yougoslave, Milan Đakov Milićević. Une fois le repas terminé, elle débarrassa et nettoya la table, avant d'amener, à pieds, ses petits à l'école de quartier qui était, par chance, à deux pas de l'appartement. Il était près de neuf heures lorsqu'elle rentra à la maison et elle se mit en tête de faire intégralement la poussière, avant de se reposer dans le salon, où trônait une petite télévision. Sur un mur, un drapeau kirépien trônant à côté d'une photo de la Vierge Marie. À dix heures, elle partit à l'église locale pour prier et proposer son aide au vieux sacristain qui la "dirigeait". La rue était un peu plus active qu'à cinq heures du matin et il faisait soleil. Il y avait des drapeaux yougoslaves partout, ornant, bien entendu, les affiches de propagande ornant parfois les murs. Un énorme spot publicitaire mettant en scène Franjo Tadac, étayé de termes très flatteurs. La police assurait une présence constante, ce qui était rassurant. Depuis le retour du socialisme, la criminalité avait été quasiment éradiquée à Zemun et dans tout Ophrone, presque.

Elle rentra à onze heures pour préparer le déjeuner à ses trois garçons. Aujourd'hui, ce serait Karadjordjeva šnicla, une panade de steak farci roulé avec kajmak et avec des tranches de jambon et de fromage à la crème. Lorsque Novak, Ljubo et Željko furent raccompagnés, elle s'adonna à une sieste avant de les reprendre à 16h où ils purent jouer après qu'elle les ait aidés à faire leurs devoirs. Danilo rentra à 18h de son travail harassant. Même si il devenait de plus en plus difficile à cause du froid, il arrivait à subvenir bravement aux besoins de sa famille. Et puis, lorsqu'il rentrait le soir, c'était une bouffée d'oxygène. Il pouvait embrasser son épouse et jouer avec les enfants tandis que Nastasija préparait déjà le dîner. C'est ce moment que tout le monde préférait : autour d'un succulent repas chaud, tout le monde discutait et racontait sa journée. Le sentiment du travail bien fait, le fait d'être ensemble et de pouvoir discuter de tout en riant valait pour eux mille fois plus qu'un palace et une voiture de sport dans un pays capitaliste modèle où le matérialisme et l'immoralité étaient les valeurs imposées par un Etat irresponsable, à la botte des banquiers et des industriels corrompus.

Ce quotidien là, l'entraide, la camaraderie, la chaleur du foyer, la gratuité du logement, du gaz de chauffage, de l'électricité, des transports en commun et de l'école, ils ne l'échangeraient pour rien au monde.

Posté : jeu. août 21, 2014 1:59 pm
par Alexei
L'avènement de Franjo Tadac, ou la chute du gakisme (III)
2 Décembre 2024

[img]http://www.orthodoxie.com/wp-content/uploads/2013/07/125739.b.jpg?18fb14[/img]
Le Patriarche Irinej Ier du Kirep, chef, au passé méconnu, de l'Eglise orthodoxe kirépienne tenant la croix orthodoxe, reprenant la croix catholique traditionnel ; une petite barre horizontale au-dessus de la principale y figure afin de figurer la pancarte accrochée par Ponce Pilate. Une traverse plus bas représente les pieds du Christ.

Franjo Tadac n'était pas catholique, ni musulman, ni juif et encore moins orthodoxe.
Athée bien avant le coup d'Etat fasciste qu'il a combattu avec les armes, bien le président kirépien affiche sa sympathie pour la religion, il demeure toutefois loin de celle-ci au maximum. Mais cette fois-ci, il n'avait pas le choix. En pénétrant dans l'église Saint-Savo d'Ophrone, il fut saisi par le beauté, l'Histoire et la majesté du lieu. Coloré de vitraux faits main datant de plusieurs siècles, laissant filtrer un soleil d'hiver glacé, l'endroit était totalement, mais une atmosphère étrange en émanait. Le secrétaire du peuple s'attarda quelques minutes devant la nef, puis observa les fresques magistrales recouvrant le plafond. La bâtisse était presque déserte, ce qui était normal en ce milieu de journée, seule une croyante priait silencieusement. Celle-ci était de dos et ne pouvait apercevoir le leader kirépien, quand bien même, la pénombre l'aurait masqué.

Ce-dernier se remit en route vers le confessionnel, s'enfermant à double-tour, il s'assit sur le banc en bois.

Irinej Ier du Kirep : Cela faisait un moment que j'attendais que vous vous confessiez, camarade-leader.

Franjo Tadac : Je pensais que votre tour surviendrait avant, mon père. Êtes-vous sûr que personne ne peut nous entendre ?

Irinej Ier du Kirep : Absolument, sinon nous aurions discuter ailleurs. Mais la beauté de cette église, sa transcendance légendaire, le symbole qu'elle octroie à notre belle capitale... mais ce lieu me semble idéal pour discuter, car telle est la volonté du Seigneur.

Franjo Tadac : Épargne-moi ton langage d'homme d'Eglise, camarade, nous savons toi et moi que là n'est pas ton véritable travail.

Irinej Ier du Kirep : -sourire- Hum, vous avez raison, camarade-poglavnik, mais après tout, je dois être crédible.

Franjo Tadac : Je le sais bien. Et la nation t'es reconnaissante de tous tes travaux pour elle, camarade-colonel. Mais vous savez très bien que je ne suis pas venu me confesser, ou encore clarifier ton rôle. Quelles sont les nouvelles ?

Irinej Ier du Kirep : Eh bien je dois dire que la communauté orthodoxe grossit de jour en jour et c'est une bonne chose. L'Eglise peut aller de pair avec le socialisme.

Franjo Tadac : En effet, camarade, et cela est ta mission ; que les orthodoxes du Kirep embrassent la cause socialiste. Beaucoup commencent à comprendre que le communisme partage de nombreuses valeurs avec l'Eglise, encore plus que le libéralisme avec elle.

Irinej Ier du Kirep : Les plus croyants ont été très affectés par les destructions causées par Vliduj Gak, si bien que beaucoup nous étaient hostiles au début. Mais je pense qu'en accordant à l'Eglise, comme aux autres religions, une place respectable au sein de l'Etat, ces crimes seront oubliés.

Franjo Tadac : Cela fait parti de la "dégakisation", camarade. Beaucoup nous considèrent comme les héritiers du gakisme alors que nous ne le sommes aucunement. Le futur "communisme yougoslave" succédera à cet idéal en parti périmé, bien que Vliduj Gak lui-même fût un leader exemplaire et un homme exceptionnel. Néanmoins, après avoir étudié l'idéologie qui porte son nom, celle-ci n'est plus applicable et ne le sera plus jamais. Le Kirep est un pays de croyants, aujourd'hui plus qu'hier.

Irinej Ier du Kirep : Ce sont des paroles sensées. Que va-t-il advenir des élus du peuple encore gakistes ? Ils représentent encore un danger pour l'Eglise.

Irinej Ier du Kirep : Etant colonel de la Surigimi, tu devrais connaître ses méthodes, camarade. -sourire- Ceux-ci ne seront pas tués, mais purgés discrètement de l'appareil d'Etat, cela a déjà commencé avec l'affaire de corruption des derniers jours. D'ici quelques années, ils ne seront plus un problème.

Irinej Ier du Kirep : Même les plus vieux dignitaires comme Vladislav Dragana ? Ils ne se laisseront probablement pas faire, n'est-ce pas ?

Franjo Tadac : En effet, d'ailleurs, lui, Milutin et Krsti ont mystérieusement disparu suite à l'affaire de corruption, alors même qu'ils n'étaient pas mis en cause. Ils ont du prendre l'avertissement au sérieux.

Irinej Ier du Kirep : Peut-être préparent-ils un coup d'Etat ?

Franjo Tadac : Non, je ne pense pas, camarade. Le peuple est avec nous, il a compris que le gakisme n'était plus et nous suit. De même sur Pesak où le camarade Todor semble avoir calmé les tensions avec succès.

Irinej Ier du Kirep : Le Seigneur est donc avec nous, espérons qu'il le restera.

Franjo Tadac : Oui, mais il n'a pas pu protégé notre seul site connecté à Internet d'être victime d'une attaque "imparable", selon tes camarades de la Surigimi.

Irinej Ier du Kirep : J'ai eu vent de cette sombre affaire. Personnellement, je pense que cela vient de l'Union du Jeekim, étant donné que personne ne soit venu se dénoncer. Mais c'est un problème que même Dieu ne peut résoudre.

Le chef d'Etat se leva, voyant la fin de cet entretien.

Franjo Tadac : Vos paroles sont sages, mon père. Prévenez-moi si vous, ou vos prêtres avez des nouvelles des trois fugitifs. Dieu vous garde.

Irinej Ier du Kirep : C'est entendu, camarade, Dieu vous bénisse.

Posté : jeu. août 28, 2014 12:27 pm
par Alexei
ULTRA-SECRET (inutile de le préciser...)

Département militaire au développement des Armes de Destruction Massive (VOROMU)

[img]http://i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/01784/Yongbyon_1784763c.jpg[/img]

Le "polygone nucléaire de Skoljska Selo", le plus important et le plus secret centre de recherches en armes stratégiques du Kirep. Situé dans la plaine entourée des Monts Spokojan et du fleuve Skoljka, le polygone développe, fabrique et teste toutes sortes d'armes de destruction massives.

Le Département militaire au développement des Armes de Destruction Massive (Vojni Odjel za Razvoj Oružja za Masovno Uništenje- abrégé "VOROMU") trouve ses racines en 2013, lorsque le Kirep commençait à développer sa propre bombe nucléaire.

Le quartier-général du "VOROMU" est situé dans la ville militaire de Provjilski, mais possède des dépendances partout dans le pays, ainsi que de nombreux sites de recherches, notamment à Ophrone, Pregrada, Vuzvushen ou Kalup.

Directeur Suprême du département : général Alexey Nikita

I) Section Militaire chargée du développement de la Bombe à Fission (VOZRABOJE)

La Section Militaire chargée du développement de la Bombe à Fission (Vojni Odjel Zadužen za RAzvoj BOmbu fisiJE abrégé "VOZRABOJE") est née en même temps que le "VOROMU" et compte des milliers de scientifiques -les plus brillants du Kirep- dans ses rangs. Elle a commencé ses recherches officiellement en 2014 avec des aides rostoves, juvniennes et raksasannes. Aujourd'hui, elle ne s'appuie que sur elle-même, mais reste toujours partenaires de nations comme l'URCM.

Directeur du Département : Colonel Stanislav Stepanik

Moyens mis à disposition :

==> Etat du Kirep : 27 milliards de Y (les fonds proviennent essentiellement des ventes de Duvanske Kompanije)
==> Union des Républiques Communistes Makarannes : Aides scientifiques, technologiques.
==> Confederal State of Danareeth : Fournis l'uranium.
==> République Arabe de Tchoconalie : 5 milliards de Y, laboratoires.
==> Royaume d'Andaral : 5 milliards de Y.

Budget total : 37 milliards de Y

Cette section militaire sera chargée de financer et d'effectuer des recherches concernant l'acquisition par l'Armée Populaire du Kirep de la Bombe à neutron, ou Bombe N, mais aussi de récupérer la bombe A. À cela seront dédiés les principaux physiciens nucléaires kirepiens, notamment ceux ayant acquis cette technologie grâce au Numancia, à la Rostovie et à l'URCM. Les recherches se dérouleront dans divers sites de recherches, des filières nucléaires top secrètes, déjà édifiées il y a quelques années.

Le financement s'effectue grâce à la compagnie de cigarettes Duvanske Kompanije, qui réitère son aide, déjà offerte lors du développement de la première bombe A kirépienne en 2014. Toutefois, le financement reste bas comparé à la première fois du fait que la majorité des locaux nécessaires soient encore intacts.
Comme il y a quelques années, le Kirep se relance dans la recherche nucléaire, après avoir été victime d'un sabotage de la part du pouvoir royal qui, dans la précipitation, a fait disparaître, plans et ogives que l'on soupçonne avoir été vendues à l'étranger.

Néanmoins, le Kirep ne reprend pas tout à zéro, puisque les laboratoires et les centres d'exploitation sont pour la majorité intact, de même, l'aide makanne et les moyens mis à dispositions par l'Etat kirépien comme par les partenaires barebjaliens, permettra assurément de réacquérir la technologie au plus vite.

Les ingénieurs tenteront d'abord de redévelopper la bombe A autour d'un cercle très restreint mais très bien équipé de scientifiques qui participeront à ce projet sous le nom de code : "Projekt Vliduj".

Comme la première fois, 25 sites seront consacrés à ce projet. 23 d'entre eux serviront à l'obtention d'Uranium 235 (la matière la plus simple à obtenir, qui servira pour les toutes premières bombes atomiques kirepiennes) et 1 d'entre eux à celle de Plutonium 239 (qui servira aux bombes atomiques ultérieures développées par le Kirep), un d'entre eux servant enfin à l'assemblage des divers composants de la bombe.
Pour cela, les ingénieurs travailleront avec un lien constant avec les recherches nucléaires civiles, quitte à faire de l'espionnage au sein de leur propre pays.

Actuellement, le Kirep est capable d'enrichir de l'uranium à 12%, la réaction fissile n'aura lieu que lors d'un enrichissement dit "de qualité militaire" à au moins 85%, mais plus raisonnablement 90%. Le physiciens kirepiens utiliseront, avec l'aide de l'URCM si besoin, les procédés suivants afin d'enrichir l'uranium :

==> Centrifugation
==> Séparation chimique
==> Séparation électromagnétique
==> Diffusion thermique
==> Diffusion gazeuse

----

En outre, des tests à petite échelle seront effectués dans le polygone de Skoljska Selo, dont le climat quasi-désertique et l'absence d'une trop grande végétation empêchera, on l'espère, toute contamination des nappes phréatiques et des cultures. Seuls les scientifiques, surveillés et tenus au secret le plus absolu, auront l'autorisation d'entrer dans le polygone. Ce-dernier bénéficiera d'une protection militaire maximale (batteries anti-aériennes ultra-modernes, soldats des forces spéciales, patrouilles aériennes, etc...).

Des sites seront également ouverts en Tchoconalie, à Pesak et peut-être en URCM, afin d'optimiser la recherche puis la production de ladite bombe A. Eux aussi bénéficieront d'une protection maximale de la part du Kirep et des pays concernés.

Une fois la bombe A réacquise, les parties se concentreront ensuite sur le développement d'une bombe-à-neutron, une bombe nucléaire beaucoup plus dévastatrice, mais moins dangereuse pour l'environnement puisque ayant moins de retombées qu'une bombe nucléaire classique.

Posté : dim. sept. 28, 2014 12:33 pm
par Alexei
Savetodavne Službe

[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/282801propagande.png[/img]

Propagande banale dans les rues d'Ophrone...[/center]

Posté : dim. févr. 15, 2015 1:19 pm
par Alexei
À l'intérieur du Palais de la révolution...
13 Mai 2026

[img]http://ak8.picdn.net/shutterstock/videos/497692/preview/stock-footage-romanian-parliament-or-people-s-house-in-bucharest-capital-city-of-romania-time-lapse-shot-the.jpg[/img]

Marko Vujin, vêtu de son habituel uniforme vert, arpentait l'un des innombrables couloirs du Palais de la révolution.
Eclairé par des lustres de cristal, recouvert d'un tapis rouge immaculé, et orné des bustes des grandes figures de la Révolution kirépienne, le couloir menant à la salle de réunion du Politbiro -pièce connue seulement par ses délégués-, semblait interminable pour l'étoile montante du socialisme kirépien qui dirigeait, à seulement trente ans, une association regroupant une dizaine de partis communistes à travers le monde. Cette nomination lui avait valu son élection dans la plus haute instance du Parti, et officieusement de l'Etat kirépien, faisant de lui le membre du Politbiro le plus jeune de l'histoire kirépienne.

Malgré cela, Marko Vujin s'arrêta face à la lourde porte derrière laquelle se trouvaient les treize sièges des treize personnes les plus importantes du Kirep et dont il faisait désormais partie. Se passant la main dans ses cheveux châtains bien coiffés, remettant son uniforme correctement, le jeune homme se décida à ouvrir la porte trônant face à lui, débouchant sur une pièce sombre et étrangement sobre comparé au reste du Palais de la Révolution. Tout le monde était déjà assis autour de la table en noyer sur laquelle étaient entreposés rapports et documents confidentiels, mais aucun stylo ou carnet de note, excepté pour Franjo Tadac qui était en bout de table. En effet, selon la tradition mise en place par Vliduj Gak, seul le secrétaire-général du Parti était autorisé à consigner les discussions de l'instance suprême du Parti.

Franjo Tadac : Camarade Marko, nous t'attendions. Je t'en prie, prend place.

Le retardataire obtempéra et s'assit à la seule chaise vide, proche du camarade-leader situé en bout de table, qui, malgré son sourire de circonstance et son habituel tutoiement, affichait un visage différent de celui qu'on lui connaissait. Franjo Tadac était passé de charismatique et souriant à froid et dur, révélant un côté calculateur et méfiant envers les délégués en qui il avait peu confiance. Autour de cette table, seuls Vladislav Todor, Alexey Nikita, Marko Vujin, Dušan Basta et Boris Novak avaient son entier respect.

Franjo Tadac : Bien, maintenant que nous sommes tous réunis, j'aimerais que nous fassions un bilan des années écoulées depuis notre révolution. Commençons par l'économie, camarade Kosanović, vous avez la parole.

Milorad Kosanović -commissaire à l'Economie-: Bien, camarade-leader. La situation économique du pays se stabilise, la crise est derrière nous et nous devrions continuer à nous concentrer sur l'industrie légère pour empêcher toute stagnation future. Cependant, notre croissance n'est pas assez rapide et la Fiémance vient officiellement de nous dépasser, tandis que le trio Raksasa, URCM et Shawiricie décolle toujours plus.

Franjo Tadac : Je te remercie pour ton résumé, camarade. L'économie a, en effet, toujours été notre talon d'Achille et l'armée y est pour quelque chose, me suivez-vous, camarade Borota ?

Petar Borota, Commissaire de l'Industrie militaire, fit le dos rond devant la remarque du poglavnik. C'était un vieil homme affable, neutre dans la guerre froide opposant les gakistes de plus en plus impopulaires aux ovskoriniens du secrétaire du peuple.

Petar Borota : Je ne peux vous contredire, camarade-leader, l'armée représente effectivement un poids considérable sur notre PIB que le Raksasa et l'URCM connaissent également. Mais avec la dislocation du Saint-Empire, nos nombreuses commandes et nos recherches militaires, l'Armée Populaire devrait officiellement devenir la troisième du monde dans peu de temps. Cela compenserait notre faiblesse économique par une puissance militaire redoutable.

Franjo Tadac : Vous savez aussi bien que moi que l'argent est le nerf de la guerre, camarade. Nous devons arrêter de nous focaliser sur notre armée pour un temps, sinon nous risquons une nouvelle crise qui ébranlerait complètement le socialisme, comme nous pouvons le voir en Tcherkessie qui est en pleine récession, justement à cause de la taille de son armée.

Alexey Nikita : En parlant de la Tcherkessie, les analystes de la Surigimi tablent sur une crise politique à moyen terme qui pourrait même se transformer par un effondrement total du pays. En d'autres termes, une guerre civile, qui pourrait être poussée par des agitateurs jeekimois en jouant sur la différence entre les Ketchèves, les Tcherkes et les Kirépiens...

Boris Novak : J'appuie les propos du camarade Nikita : la situation pour les Kirépiens sur place pourrait devenir rapidement alarmante, surtout si des agents de l'Union du Jeekim prenaient le pouvoir à Tcherkovo, ce qui équivaudrait à une prise d'otage de 10 millions de yougoslaves. Nous devrions agir les premiers et remettre le maréchal Svata en selle.

Franjo Tadac : La Tcherkessie est en effet un point sensible, une partie intégrante du grand-Kirep. Néanmoins, nous prendrions des risques à nous ingérer politiquement chez elle, cela provoquerait une situation hautement instable qui verrait nos pires présages se réaliser. Nous devrions au contraire appuyer Đurić, qui -sous ses grands airs de nationaliste- traite les Kirépiens à l'égal des Tcherkesses, en lui proposant des prêts à taux raisonnables et en s'associant avec certaines de ses entreprises. Je pense à Čerkeská Zbrojovka avec laquelle Kirep Naožuranđe pourrait s'associer dans le but de soulager la première et d'optimiser la production de la deuxième. Il est toutefois indéniable que, si la situation des Kirépiens de Tcherkessie se précarise, nous devons tout faire pour les protéger. Pendant que nous parlons du Jeekim, avez-vous d'autres propositions, camarades ?

Dušan Basta : L'Union du Jeekim se réarme, et, malgré l'endormissement des Liethuviskiens, nous devons nous préparer à toutes les éventualités, et à les freiner si elles devaient arriver. Je suggère d'offrir plus de soutien au Finnherland, notamment militaire, pour au moins calmer les ardeurs des libéraux jeekimois et de leurs toutous fascistes du Valaryan.

Franjo Tadac : En l'occurrence, les commandes militaires du Liethuviska sont imposantes et l'abnégation fasciste représentent une menace. Nous avons tiré bonne leçon de l'attaque surprise en Cabalie, et celle-ci ne doit pas se reproduire à Pesak. La situation y est d'ailleurs relativement favorable dans les derniers rapports et cela doit continuer. -prenant machinalement des notes- Si personne n'a rien à ajouter, nous pouvons quitter le terrain continental et aborder plus généralement notre diplomatie, camarades Basta et Vujin, vous avez la parole.

Dušan Basta : Je préconise une politique étrangère équilibrée, toujours ferme avec le Raksasa et les démocraties bourgeoises, mais plus ouverte aux autres pays, dont les grandes puissances économiques avec lesquelles nous devrions trouver des accords, comme la Shawiricie et le Thorval. La première fut l'un de nos plus éminents partenaires, et la seconde ne nous voit plus comme des monstres depuis la réhabilitation de l'Eglise et le respect des minorités chrétiennes.

Marko Vujin : Pour ma part, je plaide une politique plus orientée idéologiquement contre les nations-bourgeoises et impérialistes que nous nous devons impérativement de combattre, malgré nos accords avec quelques-uns desdits pays. Le Kirep doit de sauvegarder le socialisme dans le monde, cela passe par un soutien plus poussé aux guérillas et aux rébellions communistes, majoritairement au Saâwâaliya et prochainement en Agounisimen si nos camarades décident de reprendre le maquis.

Franjo Tadac : Vos idées sont toutes deux convenables, mais je pense qu'il soit nécessaire d'équilibrer les deux : mener une politique internationale pragmatique tout en soutenant le socialisme par le biais de l'Internationale. Le Kirep se veut un pays souverain, condamnant l'ingérence dans des affaires externes à nos intérêts. Il est cependant nécessaire de clarifier ceux-ci : la victoire du communisme dans des pays-clefs comme le Saâwâaliya en fait parti, nous ne devons pas pour autant attiser la guerre et la haine au prix de perdre notre prestige diplomatique acquis dans la lutte contre la Main Noire au Machrek. C'est pour cela que l'Internationale est née : soutenir le communisme dans le monde sans incriminer directement les Partis des Etats-membres. Pour faire court, le Kirep doit s'assurer de son rayonnement, et de celui des pays-frères, dans sa zone d'influence légitime sud-jeekimoise et barebjalienne. Il est aussi nécessaire de plus nous imposer en Alméra-orientale où vivent de nombreuses minorités yougoslaves dans des pays-frontaliers, en particulier au Danmaya et en Herria. Le premier est instable, et le second est menacé -et ce n'est un secret pour personne- par nos anciens alliés kirkstanais, renfermés sur eux-mêmes et prônant un socialisme de façade, sans aucune base idéologique et se réclamant "vertueux". La renaissance en force du clergé orthodoxe, encouragée par l'Etat kirkstanais, représente un problème, et il est probable que certains extrémistes soient séduits de faire de même ici, peut-être encouragés par Kritev même. Camarade Nikita ?

Alexey Nikita : Nul autour de cette table n'ignore que nous contrôlons totalement l'Eglise orthodoxe, le patriarche Irinej est d'ailleurs un excellent agent qui remplit parfaitement son rôle -avec un sourire- . Il en va de même pour les autres religions où nous sommes en train de nous assurer de la docilité des musulmans et des catholiques plus au Sud. Ils représentent un danger certain, mais les trois religions énoncées sont souvent considérées comme socialisantes dans leur forme pure. En revanche, les cultes juif, protestant et bouddhiste sont plus problématiques. Le premier, en plaçant un peuple "élu" au-dessus des autres va à l'encontre de l'égalité prolétarienne que nous prônons. Le second se caractérise par un égoïsme total et une morale libertaire, plaçant l'argent comme seul véritable Dieu finalement. Il est inutile de dire que ce culte est profondément libéral et représente un ennemi intérieur, beaucoup plus dangereux que le judaïsme, présent au Kirep depuis des siècles et n'ayant jamais eu grand impact sur la société. Enfin, le troisième n'a absolument pas sa place au Kirep d'un point de vue historique.

Franjo Tadac : Je te remercie de ton exposé, camarade. Nous devons donc avoir le contrôle sur les trois religions dominantes : le catholicisme, l'orthodoxie et l'Islam, qui sont compatibles avec le socialisme car prônant l'égalité prolétarienne plus que la liberté, à l'inverse du protestantisme et de ses dérivés, du bouddhisme et du judaïsme, celui-ci ayant néanmoins un rôle dans l'Histoire kirépienne. Le fanatisme religieux existe toutefois toujours, surtout en Kardjali et à Pesak dernièrement. Nous devons avoir la plus grande fermeté envers les croyants si ceux-ci contredisent le socialisme kirépien, et il est bien entendu hors de question de les voir exercer des fonctions importantes au sein de l'Etat et du Parti. Nous pouvons passer à la suite.

[...]

Posté : mer. mars 04, 2015 4:56 pm
par Alexei
L'avènement de Franjo Tadac, ou la chute du gakisme (IV)
12 Juillet 2026

[img]http://41.media.tumblr.com/f6d754277027ce5d30523bd6bb229c4b/tumblr_mnirbav99Y1s7zfjho1_500.jpg[/img]

[quote]Comment un parti révolutionnaire peut-il craindre les masses, leur voix, leurs critiques ? Le parti qui les craint ne peut pas se considérer un parti marxiste-léniniste. Ce n'est jamais le Parti qui a peur des masses, ce sont certains individus, certains membres du Parti, certains fonctionnaires de l'Etat, ce sont les bureaucrates qui les craignent, ce sont eux qui se couvrent de l'autorité du Parti et du Pouvoir pour étouffer la voix des masses. Il nous faut écraser ces éléments et cela doit être fait de manière révolutionnaire à la fois par le Parti et par les masses.

Vliduj Gak[/quote]

Rien ne pouvait perturber la routine de Vliduj Gak dans sa petite maison aux environs de Provjilski.
En paix, avec ses livres et son jardin, le fondateur du Kirep moderne, l'ex-numéro un d'un pays, d'une nation, d'un peuple, en passe de devenir parmi les plus puissants au monde, était décidément vieux, et voyait sa mobilité réduite de jour-en-jour. De fringant et énergique, le leader communiste - autrefois adulé par des millions de personnes, était devenu fatigué et quasi-immobile, forcé de marcher avec une canne en bois simple lors de ses balades qui se raréfiaient. À plus de soixante-dix ans, il ne se faisait plus d'illusions en voyant le monde changer, et sa répulsion naturelle à l'encontre de ce qui n'était pas fermement communiste s'estompait avec l'âge, en même temps que les débats sur le bien-fondé de cette idéologie s'enchaînaient dans sa tête -qui marchait encore relativement bien-. À quoi bon la lutte des classes ? la révolution armée ? puis la dictature du prolétariat ? se murmurait-il parfois. Tout cela semblait d'une autre époque, tout comme ce révisionnisme qu'il avait si durement combattu et qui s'était infiltré jusque dans son propre pays, par le biais de l'un de ses plus proches collaborateurs et amis, avec son consentement qui plus est ! Au fond, l'Homme était un lâche, un moins que rien, plus bas qu'une chiourme, une veritable sous-merde, corruptible et corrompu, même Marx n'y pouvait rien, et l'exemple était tous ces traîtres qui avaient rejoint le voyou de Mitrovica à la tête de l'Etat, qui avait troqué son socialisme-radical contre une sorte de kirovisme ne portant pas son nom, libéralisant les moeurs et permettant aux patrons d'entreprises et aux caciques du Parti de devenir de véritables bourgeois rouges, disposant de magasins spéciaux, de voitures adéliennes et de véritables palaces. Ce n'est pas pour cela qu'il avait lutté, ce n'était pas pour voir un Kraljévien déformer tout ce qu'il avait construit et faire ressortir ce que l'Homme a de plus vil en lui.

Oui, il maudissait ce Franjo Tadac qui, malgré ses résultats économiques, diplomatiques et militaires, était un traître vendu au nationalisme-bourgeois qu'il haïssait tant, les tentatives de celui-ci pour introduire l'autogestion ouvrière -dérive classique du titisme basée en réalité sur un concept anarcho-révolutionnaire- et ainsi détruire encore plus sa révolution avaient été le comble. Le vieil homme n'avait pourtant jamais songé à s'enfuir ailleurs et ainsi laisser place libre à son successeur, qui n'attendait que son départ pour faire de son pays un eldorado capitaliste, avec une économie "libre", des moeurs "libres", des opinions "libres". Après tout, qu'est-ce qu'était la "liberté" ? La liberté est l'invention la plus bourgeoise qui soit, celle qui chuchote à l'oreille du prolétaire de faire ce qu'il veut, où il veut, quand il veut avec qui que ce soit. La liberté ne peut être qu'individuelle, la "liberté collective" n'existe pas car l'Homme ne peut naturellement agir en collectivité, il lui faut l'impulsion et la chicote pour punir tout écart à cela. La conscience collective et l'égalitarisme sont les maîtres-mots du marxisme véritable et visent à élever l'Homme définitivement au-dessus de l'animal, en le faisant se départir de tout ce qui l'en rapproche comme la perfidie et l'individualisme. Pour que cela marche et que "l'homme nouveau" émerge, il faut un totalitarisme puissant, en contraste avec un "simple" autoritarisme qui profite plus aux membres du Parti qu'au peuple, alors que les premiers sont censés être les représentants légitimes des seconds. N'était-ce pas lui, Vliduj Gak, qui avait dit que "le Parti est l'arme la plus puissante à la disposition des travailleurs" ? Décidément tout se perdait, même la dernière once d'espoir qui lui restait en l'Homme, devant l'état de décrépitude moral dans lequel était plongé la nation et le monde.

Cela faisait deux jours que l'ex-leader n'avait pas bougé de son lit, sentant la mort approcher à chaque quinte de toux. Celle-ci l'enveloppait comme ses draps et n'était pas prête de le lâcher. Pourtant, le "Sultan rouge" -comme nommé occasionnellement par ses ennemis- résistait encore et toujours, même s'il ne prenait plus ce que son infirmière lui donnait et que l'envie de rejoindre sa femme, Nedžmije qui était presque inconnu du grand-public, se faisait pressante. Celle-ci avait tenu une place énorme dans sa vie, et le vide créé par sa mort il y a presque un an semblait impossible à combler, même avec les bouquins qu'il dévorait quotidiennement et ses occasionnels sursauts idéologiques qui le faisaient presque délirer la nuit tombée. Dans le dernier en date, il semblait revivre sa chute sous un autre angle : celui où il aurait résisté coûte-que-coûte face aux contestataires pésakiens, aux traîtres et aux révisionnistes. Celui où il n'aurait pas hésité à revêtir son uniforme étoilés de diverses médailles et à mener ses troupes jusqu'à la victoire. Il n'en fut ainsi, et il se réentendait prononcer la phrase fatale "Le meilleur moyen de préserver le communisme, actuellement, c'est la chute du régime communiste". Il ne regrettait rien, néanmoins...

"Bonjour, camarade Vliduj..."

Le ton était lent, la voix grave et pleine d'assurance, toutefois, on sentait que celui qui avait prononcé ces mots était -pour une fois- mal-à-l'aise, dans cette chambre sentant le renfermé qui contenait, paradoxalement, un héros national qui avait inspiré les communistes du monde entier. Ce-dernier ouvrit finalement les yeux et découvrit un homme de taille moyenne, retirant son chapeau caractéristique, qu'il ne connaissait que trop bien.

Vliduj Gak : Je ne m'attendais pas à te voir ici, camarade -si je puis dire- Franjo.

Franjo Tadac : Et moi je ne m'attendais pas à vous voir dans une posture telle... je pense être arrivé au bon moment.

Vliduj Gak : Pour m'achever ?

-le poglavnik parut choqué de l'entendre dire cela- Franjo Tadac : Non... pour me confesser et parler philosophie.

Vliduj Gak : Tu comprendras que le moment est mal venu, Franjo. Très mal venu. Toutefois, il y a une dernière chose qui me retient de partir, je ne sais pas laquelle -s'arrête, prit dans une quinte de toux-... et honnêtement, je pense que tu y es lié d'une manière ou d'une autre. Je n'ai pas oublié ce que tu as fait, Franjo, lorsque je vois l'état de mon pays, je suis fier et à la fois écoeuré. Ecoeuré que tu poursuives mes camarades qui furent et sont aussi les tiens. Je ne peux supporter ta petite guerre insensée contre les dernières choses que j'ai construite...

Franjo Tadac : J'ai pleinement conscience de tout cela, camarade et vous m'en voyez absolument désolé. Je ne compte pas faire mon autocritique. Nous savons tous les deux que cela serait inutile et que je suis sur la voie de la repentance. En réalité, je suis tout aussi écoeuré par ce que je vois : la bureaucratie endémique au sein du Parti, notre perte de popularité au sein des masses laborieuses, la naissance discrète d'une catégorie de privilégiés et de corrompus. Le Parti et l'Etat sont frappés par une nouvelle peste : celle de la libéralisation, non pas économique, mais celle de l'esprit. Peu croient encore en le socialisme et nombreux se réfugient dans un nationalisme grand-kirépien, ou pire : régional. Mes pouvoirs ne sont pas illimités, camarade, je subis des pressions et voit des égarement du fait du flou idéologique dans lequel nous sommes égarés.

Vliduj Gak : As-tu fait tout ce chemin pour me dire cela ?

Franjo Tadac : Non. J'ai compris il y a peu qu'il fallait un second souffle idéologique au Kirep, pour que celui-ci ne sombre pas dans les pires travers, et qui ne peut se faire qu'avec les gakistes qui sont bien plus nombreux que les ovskorinistes... il nous faut une doctrine pure, sans complaisance pour le révisionnisme et la bourgeoisie, mais qui respecte les coutumes de notre pays et ses religions tout en combattant les nationalismes et les séparatismes. La bureaucratie et le libéralisme galopant doivent également être éliminés.

Vliduj Gak : Je ne sais que dire, je te l'avoue -tousse-, si j'avais su que tu venais, j'aurais été certain que ce fut pour avoir le plaisir de détruire le dernier symbole du gakisme : moi-même. Ta volonté me semble solide, mais pourras-tu la transformer en action ?

Franjo Tadac : Oui, je le pourrai. "Là où il y a une volonté, il y a un chemin", disait Kirov. J'obtiendrai du Comité Central et du Politbiro plus de pouvoirs. Le camarade Novak est de mon côté, Vujin également, Todor, aussi et d'autres. Nous nous réapproprierons le Parti, l'Etat et le Kirep. Votre retour pourra également être souhaitable...

Vliduj Gak : Je suis désolé, camarade, mais les choses ne se dérouleront pas ainsi car je ne veux et peux ré-exercer de fonction, j'ai fait une promesse au peuple. Tes buts sont nobles, -il se coupe du fait d'une nouvelle quinte de toux le poussant au bord de l'asphyxie-... et je pense finalement que tu es digne de continuer la route que j'ai tracée, pour le Kirep... vers le socialisme. Maintenant, comme tu le vois, je suis beaucoup trop faible. Mon heure approche, fait ce que te semble bon pour le pays, c'est l'essentiel.

En silence, Franjo Tadac se contenta de lever le bras droit parallèlement à son cou et de serrer le poing. Le vieil homme l'imita et, dans un dernier et long regard, vit son successeur quitter la chambre d'un pas mal assuré.
Vliduj Gak se retourna dans son lit, le souffle court, enfin en paix.
"Puis, les journaux viendront, à l'article de la mort, lui soutirer son dernier ressenti sur l'état du Kirep, sur le socialisme, sur les guerres qui déchireront encore le monde.
Les guerres ? Que le sol kirepien ne les connaisse pas, c'est tout ce qui compte."

Posté : ven. mars 27, 2015 4:33 pm
par Alexei
(Suite logique des derniers rps, et oui tout est lié !)

La troisième Révolution
Aout 2026

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[quote]« Ô grand Gak, Ô chef des peuples
Toi qui fais naître l’homme
Toi qui fécondes la terre
Toi qui rajeunis les siècles
Toi qui fais fleurir le printemps
Toi qui fais vibrer les cordes musicales
Toi splendeur de mon printemps,
Soleil reflété par des milliers de cœurs. »

Halil Rahimović, "Ode à Vliduj Gak", 2026[/quote]

Le dernier hommage rendu à Vliduj Gak avait tout simplement été grandiose.
Réunis par milliers sur la Place de la Révolution faisant face au Palais éponyme où avait demeuré le Père du Kirep socialiste des années durant, les pionniers s'étaient succédés au pied du cercueil de l'ex-Secrétaire du Peuple, drapé dans le premier drapeau de al RPDPK, déposant une rose rouge, une photographie, ou toute autre chose symbolisant le communisme kirépien. Tout en essayant de masquer des crises de larmes, rendues inévitables par le climat solennelle, l'émotion et le culte de la personnalité démentiel dont le défunt faisait, et fait encore, l'objet. Celui-ci était alimenté de poèmes, affiches, monuments commémoratifs, éloges de la part des membres du Parti mais aussi d'ouvriers et paysans anonymes venant des quatre coins de la nation yougoslave. De même que la foule immense rassemblées pour l'occasion, tant à Ophrone que dans toutes les villes du pays où la cérémonie était diffusée à la télévision. Le Kirépien moyen ignorait toutefois la portée politique de cet événement, dont les conséquences étaient déjà présentes au sein de l'Etat et du Parti. Celles-ci avaient été le renforcement considérable du pouvoir de Franjo Tadac qui avait évincé, non pas seulement les plus gakistes, mais aussi les plus réformistes du Parti qui s'étaient confortablement développés depuis l'arrivée du nouveau poglavnik. Cela faisait maintenant trois ans qu'il attendait son heure, où le Kirep renouerait avec un gakisme farouche en ce qui concerne la pureté doctrinale intérieure et l'internationalisme prolétarien, tout en s'accouplant avec un ovskirinisme respectueux des religions et des cultures et pragmatiques au niveau international, en gardant toutefois ses aspirations communistes à l'échelle mondiale. Maintenant que Vliduj Gak était mort et que le monde communiste était en deuil, Franjo Tadac avait les mains libres pour se proclamer comme son successeur et asseoir sa légitimité à la tête de la deuxième plus grande puissance communiste mondiale (première si l'on exclut l'URCM désormais révisionnistes), mais aussi au sein de l'Internationale Communiste dont son protégé, le jeune et charismatique Marko Vujin, était son protégé.

Toutefois, le poglavnik ne pouvait faire cela tout seul et s'était trouvé les alliés qu'il lui fallait en les personnes de : Boris Novak, ex-chef du gouvernement désormais Commissaire aux Affaires Etrangères, Vladislav Todor, président du Conseil des Commissaires faisant de lui le chef de l'Etat, de jure, Marko Vujin, secrétaire-général de l'Internationale Communiste, et Alexey Nikita, chef de la redoutable Surigimi depuis maintenant presque trente ans. Ces cinq hommes, tous membres du Politbiro, étaient les plus puissants du pays et avaient un contrôle quasi-total sur l'Etat et le Parti depuis le IIIème Congrès du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, d'où avaient été exclus les éléments perturbateurs. Un sort peu enviable les attendait, dans les camps de travail pésakiens, après des procès-spectacles, pour les plus populaires, ou un jugement expéditif prononcé rapidement par un Tribunal révolutionnaire. Ceux-ci avaient poussé tels des champignons dans tout le pays, souvent accompagnés de miliciens socialistes de la Garde Rouge sous l'autorité directe du camarade-leader. Cependant, tout ne s'était pas passé comme prévu, et l'agitation provoquée par son discours au Congrès du Parti ne se calmait pas dans certaines zones, comme dans les régions musulmanes du Kraljevo et de Kardjali où des opportunistes avaient pris le maquis et proclamés des califats sur le modèle machrékien. Certains de ces "soldats d'Allah" avaient même envoyé des appels à l'aide au Raksasa pour demander à la première puissance mondiale de "prononcer un jihad contre les rouges d'Ophrone".

Toutefois, le "groupe des cinq" ne s'inquiétait guère des agissements de ces fanfarons qui seraient, tôt ou tard, liquidés par les gardes rouges et les soldats kirépiens. Leurs autres préoccupations étaient internes, notamment au sein de la Surigimi et de l'Armée Populaire qui pouvaient contenir des éléments révisionnistes. Ces-mêmes éléments, qui étaient en cours d'éradication dans des procès-spectacles dignes de la Révolution rostove, étaient extrêmement imprévisibles et symbolisaient le pire danger au sein de l'Etat socialiste, car soigneusement camouflé, parfois au plus près même du camarade-leader. La solution n'était autre que des remplacements (ou purges) régulières et d'un accroissement de la surveillance par la redoutable Surigimi, que le fidèle -mais vieillissant- Alexey Nikita plaçait à l'avant-garde de la Révolution. Cette longévité exceptionnelle (presque trente ans au même poste) et son charisme discret d'homme de l'ombre roué à toutes les combinaisons et arcanes du régime socialiste, ne lassaient pas d'inquiéter Franjo Tadac qui plaçaient de plus en plus sa confiance dans ses gardes rouges. Il se fiait également à son immense prestige, dû au redressement complet du pays (politique, économique, stratégique, militaire, territorial -Pesak-), qui commençait à se ressentir de plus en plus dans le monde socialiste.

Marko Vujin : L'on n'en oublierait presque qu'il est mort... nous avons réussi, camarade-leader ?

Franjo Tadac était imperturbable et observait les jeunesses communistes se recueillir sur le cercueil du père de la nation, au-dessus de lequel trônait un portrait de lui, jeune, et en habits militaires.

Franjo Tadac : Presque, camarade. De nombreuses personnes sont encore prêtes à se mettre sur notre chemin, et ça n'ira qu'en croissant dans le temps. Nous n'avons toujours pas mis la main sur Dragana, et je commence à perdre patience. Je n'avais pas prévu la montée de califats opportuns dans le sud du pays, ni une telle opposition dans certains secteurs. Il y a encore du travail, mais nous avançons, et nous serons de nouveau maîtres du pays bientôt.

Marko Vujin : Ne craignez-vous pas que l'instabilité se prolonge ? Les gardes rouges sont vaillants, mais nombreux et armés. Ils pourraient s'ajouter à nos problèmes lorsque nous n'aurons plus besoin d'eux.

Franjo Tadac : J'ai bon espoir que non, puisqu'ils resteront opérationnels même quand tout sera terminé. J'userai d'un décret pour officialiser leur existence, à la manière que l'ex-VZN. Ils disposeront de leurs propres structures et seront entraînés comme des militaires. Les récalcitrants seront bien sûr neutralisés, mais je compte sur leur loyauté et leur fanatisme pour nous servir comme il se doit.

Marko Vujin : Et à Pesak ? Les représentants de Kalup n'ont pas accepté de suivre notre ligne et se sont prononcés neutres quant à celle-ci. Metenica nous a par ailleurs rejoint, Nishani raillant Aksentijević, cela pourrait provoquer des tensions.

Franjo Tadac : Diviser pour mieux régner, telle est la clef, camarade. Pesak a toujours été un problème pour nous, je crois avoir la solution. Il faut jouer sur les nationalismes, c'est certes antimarxiste mais cela sert les intérêts du Kirep. C'est d'ailleurs la façon dont je conçois le marxisme-léninisme et le "socialisme dans un seul pays". Séparons doucement Metenica de Kalup et Makarska qui sont les seuls à promouvoir une véritable ethnie pésakienne. Devetak nous revient quant à elle de plein droit. Je pense que Nishani et l'ensemble de nos amis illyriens seraient heureux si ils étaient mis sur un pied d'égalité avec les serbo-croates des îles de Surdup et Valjevo. Accordons un statut autonome à ces deux îles, comme il a été fait pour Metenica, et les Etats-Unis de Pesak n'existeront jamais plus.

Marko Vujin : Cela me semble en effet un bon plan, camarade-poglavnik, avez-vous des instructions portant sur l'Internationale ?

Franjo Tadac : L'Internationale doit être notre vitrine et notre meilleure arme pour le socialisme. Axe-la autour de Gak et des autres héros du marxisme, et soutient sans condition les pays pauvres et les socialisants. Ce sont les seules choses que je te demande pour le moment, camarade.