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Posté : mer. févr. 13, 2019 3:58 pm
par Arios
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8/05/2038[/center]
CND : une alliance messianique, pédante et dangereuse
Après leur échec historique et lamentable sur les formes comme le fond, le Lagac'hann, l'Ennis et les îles Lorthon sont parvenues à redresser la tête en trouvant comment s'unir derrière une même bannière. Le complot pétrolier ayant échoué, Cartagina n'ayant pas accepté de laisser les clefs de l'Union Douanière sans revendiquer le droit de donner son avis, il fallait aux trois pays trouver une parade pour ne pas perdre la face devant un continent qu'ils prétendent désormais légiférer au nom du bien de ses "peuples", rejoints dans leur croisade raciste par la Santogne populiste et se rangeant derrière l'Armée-monstre de l'ultra-nationaliste Valdaquie. Il appartient désormais à cette queue-leu-leu d'enfiévrés de l'outil législatif de décider, selon eux, de la "souveraineté", de "l'indépendance", de la "coopération" et de la "fraternité" en Dytolie.
D'accords sur rien, ouverts à tous les dialogues (il leur est conseillé alors de ne pas confier la présidence d'un leurs forums à Victoria Sutherlainn), sauf sur un pilier déjà bien ancré de leur sororité flamboyante : l'Armée valdaque, l'armée ultra-nationaliste valdaque, les défendra jusque dans leur lit, et quiconque s'opposera demain à une de leurs poussées de boutons, aura affaire à l'Armée valdaque, qui dispose l'espère-t'on de davantage de sang froid que la diplomatie valdaque.
Tremblez, Dytoliens ou sous-hommes pas encore ralliés ou soumis. Il en faut peu pour être accusé de menacer l'indépendance et la souveraineté de leur continent fraternel, promis à embrasser les contours reliés de leur CND à la façade si amoureusement léchée. Mais attention à la passion du détail, à l'orgueil des traités bien balisés : les gaéliques ont montré déjà deux fois en 3 mois qu'ils préféraient détruire les organisations internationales et contourner leurs lois à la première épine sur le chemin ravissant de leur amour-propre. Alors ne perdez pas trop de temps à rechercher le compromis avec ces États : ou ils vous détruisent un bon matin sans vous demander votre avis, ou ils renversent la table en pleurant...
Pour aller trouver ailleurs, le chevalier-servant à la troupe bien musclée de derrière laquelle ils pourront pavaner, et se persuader d'être les meilleurs.
Posté : jeu. févr. 14, 2019 12:56 pm
par Arios
12 mai 2038
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Agents litaviens : trois mois après, tous les suspects ont été relâchés
Les Carabiniers d'Arovaquie ont fait la révélation, ce matin, que les 17 supposés agents arrêtés au mois de mars dans le contexte du coup de filet anti-espions ont tous été libérés, dans le premier mois ayant suivi l'affaire. On avait suivi médiatiquement la libération des 4 premiers, en réalité beaucoup ont dès cette date su qu'ils étaient mis hors de cause, sans que l'information ne soit rendue publique. La confidentialité des libérations aurait été imposée par la hiérarchie policière, et le Ministère de l'Information, sur motif de haute sensibilité du dossier - ce qui révèle probablement en creux une réelle implication de plusieurs de ces personnes dans un réseau de collecte d'informations au profit d'une puissance, étatique ou industrielle, étrangère.
Le dernier suspect a avoir été libéré est sorti de détention le 12 avril, il n'a officiellement pas été condamné par une Cour de justice, ses actes ayant été passés sous silence. Officiellement, le Ministère de l'Information a statué sur une "erreur d'identité", une procédure bien connue des services de renseignement de nombreux pays lorsque des négociations, comme cela semble avoir été le cas ici, sont menées en coulisse entre différents États. Les observateurs s'accordent à penser que parmi les 17 suspects, une bonne dizaine est comptable d'actes malveillants commandités par l'étranger, et que leur couverture détricotée par Cartagina, ils se sont trouvés au cœur d'un scandale que plusieurs pays ont souhaité orchestrer pour cacher l'échec de leurs propres services à assurer la sécurité de leurs agents infiltrés.
Avanti Arovachia assailli par les demandes "d'orientation" de la part de ses candidats aux Régionales
Faut-il encore soutenir l'indépendance alors que 5 pays, parmi les plus développés du continent dytolien, s'allient militairement en s’alignant sur Albarea ? La question agite la campagne des régionales, dans un contexte de fausses informations circulant plus que jamais sur le net. Les adversaires politiques de la Présidente indépendantiste n'hésitent pas sur le terrain à attiser les peurs d'un discours indépendantiste qu'ils accusent d'être plus dangereux que jamais. Certains vont jusqu'à l'insulte publique lorsqu'ils rencontrent les indépendantistes menant campagne sur les marchés et dans les rues - et les positions loyalistes de nombreux citoyens se trouvent renforcées par la situation.
Le Parti indépendantiste, AA, a déclaré ce matin par la voix de son porte-parole que de nombreux candidats ne savaient plus tout à fait quelle ligne prôner, dans un contexte "d'une extraordinaire violence en Dytolie". Alors que Lena Lazarevicio annonçait reporter, il y a quelques semaines, ses réformes majeures à l'après régionales - afin de s'appuyer sur un maillage administratif fidèle, son parti pourrait bien s'en sortir moins bien qu'espérer et ne pas remporter les 7 régions sur 8 que se fixait la Présidente. Alors que les internautes indépendantistes se radicalisent pour beaucoup en accusant la Présidente de mollesse, d'autres (deux camps confondus) vont jusqu'à accuser Cartagina, ou la féliciter, pour la création de cette crise géopolitique qui s'apprête à lui permettre de tenir 5 ans de plus les administrations territoriales en Arovaquie.
Posté : jeu. févr. 14, 2019 7:14 pm
par Arios
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60ct ---------- 17/03/2038[/center]
UDO : Le Président du Conseil prend la décision de la rupture
La Ligue de Lébira a annoncé qu'elle renonçait au marché douanier commun avec les îles Lorthon. Cette décision intervient de nombreuses semaines après que les îles Lorthon aient décidé de restaurer leurs barrières externes à l'encontre du Commonwealth. Mais surtout, cette mesure décidée par Cartagina se veut une réponse ferme "au comportement indigne" du gouvernement lorthonien, membre de l'alliance de la CND aux côtés de la Valdaquie, qui a accueilli le sommet fondateur de cette organisation sous le frontispice de "première armée au monde" - une menace directe pour la paix en Dytolie et en Cérulée.
Les barrières douanières seront donc restaurées d'ici trois semaines entre les deux pays. Un délai souhaité par le Président pour laisser le temps aux entreprises lébiriennes et lorthoniennes de s'adapter. "Même si les Lorthon nous ré-haussent immédiatement les taxes, nous respecterons ce délai de trois semaines afin de ne pas pénaliser outre mesure nos entreprises." a déclaré le Ministre de la Coordination économique.
Pour autant, Luciano Vesperto, qui n'a pas eu de mots plus durs depuis son accession à la Présidence, a laissé la porte ouverte à une survie de l'Union Douanière, au travers de nouvelles alliances qui, déclarent ses proches conseillers, "s'imposent" à la Ligue de Lébira "désignée comme bête noire par plusieurs pays dytoliens en quête d'un ennemi imaginaire". Le Président a vanté l'idée d'une union douanière occidentale, bien qu'il lui manque aujourd'hui les pays avec lesquels reconstruire l'UDO/WCU. Il a posé dans ses conditions que les pays soient capables "d'endurer des négociations de plus de 24h" et n'aient pas pour habitude de négocier des traités économiques de poids dans le dos de leurs partenaires douaniers.
Posté : jeu. févr. 14, 2019 7:53 pm
par Arios
13 mai 2038
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Monnaie complémentaire et impôts locaux pour une "redistribution arovaque" - Lazarevicio veut jouer social pour récupérer le mouvement de la Licca
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Billet de dix lires arovaques[/center]
Le premier juin prochain, annonce la Présidente de la Province, seront disponibles les Lires arovaques dans les différentes permanences du parti Avanti Arovachia, mais également dans les bureaux de postes et chez de nombreux commerçants, sommés par l'autorité provinciale de reléguer cette mesure. "Monnaie complémentaire" ou monnaie de remplacement de la Lire électronique ? Le retour au papier séduit, [url=]mais l'idée avait été empruntée au candidat Renato Mascarpone lors des Présidentielles[/url], qui avait mené sa campagne sur cette unique proposition. Pour augmenter ses chances de victoire au second tour, la Présidente indépendantiste avait alors promis de "revenir à la monnaie papier". Une promesse, comme beaucoup, qui tardaient à se concrétiser.
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348056#p348056]Alors que grévistes et indépendantistes radicaux[/url] s'unissent derrière le symbole décalé de la Licca, le chapeau traditionnel des paysans de l'époque moderne dans le nord de l'Arovaquie, la Présidente Lena Lazarevicio se devait de hâter le calendrier alors même que la victoire générale aux Régionales qu'elle espérait se fait plus incertaine dans le contexte de montée du militarisme en Dytolie. Le recours à la monnaie complémentaire s'accompagnera donc de la mise en place d'un impôt local - seul impôt pouvant être levé à l'échelle provinciale - qui visera à alimenter une politique sociale "pour contrer les effets mesquins des délocalisations forcées" a déclaré le porte-parole de la Présidence.
Alors que l'entourage de la Présidente lui pressent le pas pour durcir leur discours contre Cartagina, certains indépendantistes de haut vol ont réagi négativement aux deux dernières mesures, à l'image de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340240#p340240]Marcello Cierinzchi[/url] qui a dénoncé "deux mesures démagogues, l'une consistant à jouer à la dinette avec un outil qui ne sera jamais utilisé par les industriels, l'autre qui alourdira la pression fiscale, quand bien même cela se fait sur les plus aisés, pression très justement à l'origine du mouvement indépendantiste dans ce pays depuis dix ans". Dans la soirée, les comptes Zibibbo accusant directement la Présidente d'inventer des mesures pour décrédibiliser l'indépendantisme et diviser les rangs embouteillaient déjà les fils d'information en ligne.
Posté : ven. févr. 15, 2019 8:14 pm
par Arios
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Quand les Évêchés louent des églises latines à la communauté catholique de rite copte
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Enterrement copte dans une église latine de Miliameni
Depuis le dix-neuvième siècle, l'Église copte d'Illythie a été rattachée au catholicisme. Il existe donc une seule communauté catholique dans la Ligue de Lébira, en théorie unifiée sur le dogme, mais elle est formée de deux rites différents : le rite latin, et le rite copte.
La formation de la Ligue de Lébira, cette nation "céruleo-algarbienne" décriée par les États de Dytolie gaélique, a favorisé les migrations des coptes illythes vers la Cérulée, déplacements de travail essentiellement, non sans que cette dynamique bouleverse l'équilibre démographique de l'Illythie. Les coptes sont de plus en plus nombreux dans les provinces céruléennes de la Ligue. Jusqu'à peu, les principales communautés coptes bien organisées religieusement [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=345863#p345863]étaient établies, hors d'Illythie, à Lébira, Cartagina, et dans la région industrielle de Suresisca en Arovaquie[/url], mais on les trouve de plus en plus dans les villes portuaires industrielles d'Alilée et du nord de la Nazalie, partout où des emplois moyennement qualifiés sont pourvus au profit de cadres ou ouvriers originaires d'Illythie.
Les familles se déplacent les ouvriers, dans cette communauté fortement liée par le sentiment familial. Si bien que les lieux de culte répondant à des paroisses de rite copte n'existant pas en Cérulée, en dehors de certaines rares villes, les Évêchés catholiques dont dépendent les catholiques coptes sont obligés de mettre à disposition de la communauté des lieux de culte tenus par le clergé de rite latin, en les louant ou les mettant à disposition pour des événements comme les mariages, les enterrements, les différents sacrements, ou simplement pour des messes. De nombreux lieux de culte liés au rite latin sont tombés en sous-fréquentation ; qu'elles soient romanes, byzantines ou (rarement) gothiques, ces églises accueillent aujourd'hui de plus en plus ces démonstrations de ferveur "catholique" copte.
- "Sans parler de prosélytisme, les Illythes ont une capacité d'extériorisation de leur Foi qui n'était plus habituelle dans nos contrées céruléennes, où la société est davantage sécularisée... C'est bon pour l'Église universelle, catholique... bien que le rite ne soit pas latin... mais cela invite certains de nos concitoyens, plutôt liés au rite latin, à s'intéresser à nouveau à la religion... enfin espère-t'on." explique le porte-parole de l'évêché de Miliameni.
Posté : lun. févr. 18, 2019 5:26 pm
par Arios
18 mai 2038
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Grève générale : plusieurs entreprises annoncent une augmentation du rythme des délocalisations
Armini, le constructeur d'armes et équipementier militaire, mais aussi Prosper le fabricant d'éléments électroniques et revendeur, rejoints par plusieurs géants du conditionnement, Mutu et Gross. Ils pourraient être rejoints par la dizaine de signataires d'une tribune très hostile au mouvement social et appelant, de façon vindicative, les travailleurs à revenir sur les bancs de production au risque qu'ils étaient "en train de faire perdre un temps précieux à la Province, de menacer gravement ses résultats économiques en 2038, de favoriser l'essor des Provinces du sud qu'ils dénigrent, en somme de détruire l'Arovaquie".
C'est de la grève des ouvriers et techniciens de l'équipementier militaire Armini qu'est partie la protestation avant de s'étendre à l'ensemble des régions de l'Arovaquie, principalement dans les bassins d'emplois - les travailleurs précarisés du nord du pays étant parfois moins enclins à se lancer dans des mouvements mettant en péril leur emploi. Initialement prévu à environ 20% de ses usines, le plan de délocalisation du fabricant d'armes pourrait atteindre 45% "si le mouvement venait à se poursuivre jusqu'à l'été". D'étincelle sur les poudres du mécontentement provincial, les projets de restructuration d'Armini pourraient bien constituer maintenant le bidon d'essence jeté sur le feu ardent de la révolte générale.
Car le mouvement de la Licca est assez particulier, regroupant autant les classes ouvrières que les milieux plus aisés. La Province retrouve une forme d'unité dans le mécontentement, elle qui paraissait tant divisée lors du dernier scrutin présidentiel : électeurs d'Adolfo Manzone et de Lena Lazarevicio marchent désormais côte à côte, mais il est difficile de trouver des slogans qui conviennent des deux côtés. Les grandes entreprises sont peut-être en train de leur faciliter la tâche, à moins qu'une partie de cette nouvelle foule hétérogène ne "trahisse" plus vite que l'autre la cause prétendue commune à leurs esprits grognons.
Posté : mer. févr. 20, 2019 1:31 pm
par Arios
20 mai 2038
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Grève : 52% des Arovaques pensent que c'est une mauvaise solution pour améliorer la situation
[right]Chiffres MJA[/right]
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Le mouvement, divisé, rend les Arovaques de plus en plus sceptiques[/center]
Une majorité d'Arovaques pense que la grève générale en cours est une mauvaise solution pour améliorer la situation de la Province. Ils sont 52% à désapprouver ce chemin pour améliorer les choses, et 48% à croire que cela peut améliorer le quotidien des habitants. Plus important encore, ils sont 74% à penser que la grève "nuit à l'économie arovaque". Un camouflet pour les leaders du mouvement, ce mouvement de la Licca, couvre-chef folklorique des paysans du nord de l'Arovaquie au XIXème siècle réutilisé par les manifestants comme symbole des particularismes provinciaux que d'aucuns trouvent trop peu respectés.
Le scepticisme des habitants pour le mouvement va encore plus loin, quand 61% des Arovaques considèrent que ces "mouvements sociaux sont encouragés par des puissances extérieures". Seuls 39% des Arovaques pensent le mouvement spontané. Beaucoup voit donc derrière les moyens des principaux acteurs de ce mouvement la main de pays étrangers, comme la Valdaquie, la Litavie ou les Lorthon. Ce sont 58% des Arovaques qui pensent que l'Arovaquie sera moins forte au sortir de cette crise sociale, ils sont donc majoritaires à avoir conscience que la Province est handicapée par le mouvement actuel et s'en sortira affaibli.
Par contre, seuls 33% des sondés estiment que les Arovaques ont une part de responsabilité dans les problèmes rencontrés actuellement par la Province. On compte 55% des sondés qui ne veulent pas que la grève actuelle se termine dans l'intérêt de l'Arovaquie, et 57% à penser que les mouvements de protestation actuelle sont cohérents entre eux malgré leur grande diversité de revendications. Tous ces chiffres ont été reccueillis par le Creno Instituto, auprès des panels les plus représentatifs de l'ensemble de la population arovaque.
Posté : jeu. févr. 21, 2019 5:45 pm
par Arios
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3/06/2038[/center]
Une explosion d'origine criminelle au centre de recherches nucléaires de Bumerdi
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Un homme originaire d'Illythie a été arrêté à proximité du centre après l'explosion qui a coûté la vie à deux gardiens du centre de recherches nucléaires de Bumerdi, dans le sud de la Nazalie, ce matin. Il n'est pas dix heures lorsque d'une détonation d'une rare violence surprend le personnel du CRN, vite gagné à la panique dans les bureaux et laboratoires du campus rapidement évacué par ses parkings nord. Les services de sécurité du centre organisent l'évacuation et enclenchent la procédure anti-intrusion, mais il est déjà trop tard. La mise en alerte de tous les postes de garde et les renforts publics qui arrivent sur zone depuis la Carabinerie de Bumerdi permettent d'interpeler plusieurs individus suspects, dont trois qui se révèleront sans liens, et un suspect revendiquant l'attaque rapidement.
Peut-on parler cependant d'acte terroriste ? Les Carabiniers de Bumerdi et la Région des Riaggiadi se montrent sceptiques ce soir, pointant du doigt les premiers comptes-rendus des analyses psychologiques de l'homme qui serait à l'origine de l'attaque. Celui-là, âgé de 34 ans, revendique avoir agi "pour Jésus-Christ", mais ses marques d'intégrisme copte, y compris ses déclarations contre l'Église catholique, seraient plutôt à mettre sur le compte de troubles de la personnalité. Les analyses complémentaires qu'il subira dans les jours qui viennent à Lébira, où il est ce soir en détention provisoire, devraient confirmer son état de démence selon le porte-parole des Carabiniers des Riaggiadi.
Les dégâts au CRN concerneraient l'aile la moins surveillée, abritant un laboratoire de recherche sur les matériaux de manipulation de substances nucléaires. Le gouvernement a annoncé un renforcement du programme de surveillance des "zone sensibles à caractère technique, technologique, chimique, industriel supérieur et nucléaire". Il a promis davantage de moyens, notamment humains pour une meilleure coordination entre services privés et publics ; et a insisté sur le caractère uniquement complémentaire du centre de Bumerdi, par rapport à Lébira.
Posté : ven. févr. 22, 2019 1:57 pm
par Arios
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Sergio Guerbo : "La CND nous a déclaré la guerre commerciale"
Les pays participants de la CND, adoubés au Sommet d'Albarea sous le frontispice de "la plus grande armée du monde", ont inauguré un marché commun, inspiré très grandement du fonctionnement de l'Union Douanière Occidentale, avec une grille tarifaire qui est lue depuis Cartagina comme une "contre-grille", qui pénalise désormais des pans entiers de l'économie lébirienne comme un moyen de mettre de côté la première puissance productrice de la Cérulée, de l'hémisphère ouest et au-delà.
C'est le Ministre de la Coordination Économique, Sergio Guerbo, qui a décidé de faire monter le thermomètre des déclarations, en parlant désormais clairement de "guerre commerciale", interrogé sur sa réaction à la révélation de la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348284#p348284]grille tarifaire du Forum de coopération économique de la CND[/url]. A défaut d'aller réclamer gentiment qu'on l'intègre dans l'espace régional, la Ligue de Lébira subira donc les "tarifs normaux" de la grille - "les signataires du FCE espèrent probablement qu'on sacrifie notre honneur diplomatique dans l'intérêt de nos entreprises, mais je doute comme beaucoup de l'avantage politicien de faire une telle chose - les pays de la CND jouent avec le feu depuis le début en distribuant les points de respectabilité, tout ce qu'ils risquent de provoquer c'est de faire monter les protectionnistes hostiles à leur danse à cinq dans les pays qu'ils agressent commercialement".
Le gouvernement lébirien voit rouge, et veut croire que le FCE n'est qu'une nouvelle édition du Traité tarifaire pétrolier, nouvelle tentative d'humilier ceux qu'ils ne sont pas capables de concurrencer. Mais les forces et volontés en Dytolie sont plus profondes, plus autonomes : depuis longtemps, des pays comme la Santogne, bien que gouvernée par une coalition populiste à laquelle on prêterait facilement un agenda agressif pour exister par le contraste, aspirent à une forme d'union économique dytolienne. Espérons pour eux qu'à préférer détruire pour construire à l'identique mais sans pays nécessitant des discussions et compromis, plutôt que rejoindre, ils ne soient pas pris un jour à leur jeu.
Le secteur agricole est inquiet. Le secteur de la pêche est inquiet (45% à l'entrée dans les pays signataires). Les viticulteurs sont outrés (50%, la CND ne boira plus que du vin santognais, ou de la piquette valdaque). La filière de raffinage se dit en danger de mort (50% sur les produits raffinés, c'est un cinquième de l'économie arovaque qui tousse)... Certes, on ne parle que de quelques pays dytoliens, et pas des plus influents - leur PIB total est comparable à celui de la Ligue de Lébira. Mais c'est une partie de la Dytolie qui se ferme, et ce manque à gagner dans les résultats des entreprises lébirienne doit être compensé, et très vite.
Posté : dim. févr. 24, 2019 9:22 pm
par Arios
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Cartagina veut appliquer les tarifs douaniers externes du FCE à ses membres
À la demande du Président du Conseil, les Sénats provinciaux devront se prononcer ces jours prochains sur une hausse significative des tarifs douaniers d'importation pour les pays membres du FCE. Simple retour d'ascenseur, "pour ne pas importer du vin santognais en dessous du niveau de taxation appliqué au vin lébirien à son entrée en Santogne", explique le Ministre de la Coordination Économique. Dans les faits, les pays non-membres de l'Union Douanière Occidentale avaient déjà des difficultés à exporter vers la Ligue de Lébira, dans bien des domaines, et "le FCE n'est qu'une réponse dytolienne à la politique protectionniste de l'UDO, sauf que des petits malins ont trouvé l'idée d'y participer après avoir participé à l'UDO elle-même" pense Otello Traccio, économiste.
La révolution tarifaire qui pourrait éclaté après la validation de la volonté présidentielle par les quatre Sénats provinciaux fera mécaniquement des heureux et des malheureux. Il suffit de comparer une à une les différentes catégories de produits taxées selon la grille du FCE, par rapport à la grille de l'UDO. Mais ces modifications à venir, qui s'appliqueront aux pays adhérent à l'agenda du FCE, vont permettre à l'économie lébirienne de ne pas passer d'une phase de restrictions d'importations avec l'UDO, à une phase d'ouverture trop large. Dans les faits en quatre ans, des pans importants de l'économie lébirienne se sont adaptés à être protégés au moins partiellement, et ont cru à la promesse de l'émergence d'un Occident douanier dont l'agrandissement progressif leur permettrait de muer petit à petit, en conservant les moyens réguliers de le faire.
La Ligue de Lébira est très mal placée pour donner aujourd'hui des leçons critiques sur cette dynamique de fermeture prétendument qualitative. Puis-qu’inventeuse et artisane principale du projet, quand il s'appelait UDO, elle se retrouve aujourd'hui du mauvais côté de la barrière. Impossible donc, au moins pour le gouvernement actuel et ceux qui ont soutenu cette politique "occidentale", de prôner aujourd'hui le libre-échange tarifaire. "Il y a une révolution tarifaire à organiser, mais c'est une révolution générale, car notre économie est totalement déstabilisée... moins par l'anecdote du FCE, que par la chute de l'UDO qui nous invite à réouvrir rapidement des marchés qui s'étaient habitué à leur confort... à moins de passer d'un protectionnisme "occidental" à un protectionnisme... national." poursuit Traccio.