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Posté : mar. déc. 04, 2018 1:41 pm
par Arios
30 Septembre 2037
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Victoire de Lena Lazarevicio (54,8%) : "À la fin de mon mandat, l'Arovaquie sera de fait indépendante"

Malgré l'appel de nombreuses personnalités lébiriennes, rien n'a pu arrêter le déferlement du vote rural en faveur de la candidate indépendantiste, qui arrive largement en tête ce soir du second tour, avec un message d'apaisement visant tout particulièrement les conséquences financières et civiles de cette victoire.

  • "Je remercie chacun des Arovaques qui se sont prononcés en ma faveur. Je leur garantis que je ne trahirai pas leur vote. À la fin de mon mandat, l'Arovaquie sera de fait indépendante. Mais nous obtiendrons cette indépendance pacifiquement, étape par étape ; j'actionnerai tous les leviers disponibles pour ce faire. Et j'irai chercher les autres jusque dans les placards du Palazzo del Governo, à Cartagina."

Pas de grande coupure nette selon la candidate, bien qu'elle était plébiscitée par une part non négligeables des cadres, radicalisés, du parti Avanti Arovachia, la Présidente de la Province d'Arovaquie semble annoncer le choix d'une séparation en douceur d'avec Cartagina et les autres Provinces. Concertée, mais pas si longue, puisque l'entourage et le "gouvernement" à venir de Lena Lazarevicio fixent toujours l'objectif d'une indépendance de facto dès 2042. "Trop loin" répondent déjà certaines voix discordantes. Mais à la Présidente de rappeler qu'à chaque étape, elle aura besoin du soutien du parti... et plus largement.

En théorie, le Sénat arovaque ne dispose d'aucun pouvoir législatif seul ; il ne représente qu'un quart du corps législatif de la Ligue de Lébira, échelle à laquelle la législation peut évoluer. Mais pour asseoir la légitimité des revendications, plutôt que des réformes, qu'elle entend porter pour l'Arovaquie, Lena Lazarevicio pourra compter sur un corps de 18 Sénateurs, disposant de la majorité relative, et les probables rapports d'une partie des 14 Sénateurs autonomistes, ainsi que de voix essentiellement issues des bancs chrétiens-sociaux, notamment dans les domaines sociaux et sécuritaires.

La victoire des indépendantistes reste donc à être transformée, et ne sera réellement conséquente que s'ils parviennent, tout en participant aux institutions lébiriennes, à s'éloigner efficacement de Cartagina, sans provoquer de séisme économique ou financier qui leur ferait perdre le soutien de la population provinciale. Dans le même temps, il reste à voir l'attitude de la capitale et du gouvernement central, qui ne feront probablement aucun cadeau à l'Arovaquie et sa Présidente, qui s'est dit elle-même "vaccinée" contre les tentatives de retournement (en référence à sa prédécesseur). L'avertissement à Cartagina est lancé, notamment pour les échéances électorales de 2038 : délaisser les territoires périphériques revient à prendre des risques inconsidérés.

Posté : mar. déc. 04, 2018 4:51 pm
par Arios
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[center]Edmondo Boterlo va revenir ![/center]

[right]5 octobre 2037[/right]
Un articolo di Luca Abramovicio

Beaucoup n'ont pas compris, il y a trois ans, lorsque le Duc de Conitono s'est imposé comme le choix raisonnable, plébiscité par le Ministre de l'économie d'alors, Maometto Buazizi, pour représenter la Ligue de Montalvo le temps de quelques mois - jusqu'à être remplacé par Raimondo Mazzola, lui au moins bien du cru. Mais voilà, c'est sûr qu'à ne jamais prendre la peine de comprendre, on se retrouve vite con face à l'actualité... quand elle est tant vertigineuse qu'elle peut l'être dans notre pays !

La Présidence du Conseil, dans la Ligue de Montalvo aujourd'hui de Lébira, ce n'est pas une charge molle pour apprenti dictateur frustré de manque de pouvoir d'action - le Président du Conseil de la Ligue de Lébira reste le chef de l'exécutif !!! Mais il y a les faits, et il y a les moeurs : c'est pourquoi il assume, normalement, toujours cette fonction avec dignité et retenue. C'était le cas d'Edmondo Boterlo, et beaucoup moins de son successeur, Raimondo Mazzola. On peut se poser la question pour Luciano Vesperto, ses propos fous sur la citoyenneté et son soutien affiché aux réseaux religieux hétérodoxes nous l'autorisent.

Alors on peut comprendre que le Duc de Conitono souhaite revenir. Après s'être fait évincé du pouvoir dans sa deuxième Patrie, la Britonnie, il entend reprendre du service... non sans un patriotisme certain, qu'il appuie sur le soutien de la large communauté italique de Britonnie ; [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=344625#p344625]voulant représenter le libéralisme, comme solution aux menaces pesant sur la Ligue, dont son effritement[/url], c'est un homme qui a fait un constat excellent de justesse : en dehors d'un centre-mou social-libéral, et d'une opposition de sécessionnistes tristes et autres élucubrateurs localistes, il n'y a pas d'offre politique au pays de Cartagina !

Fronte Liberta est la promesse d'une véritable offre libérale lébirienne, qui dépassera ce que peuvent proposer N&L, Forza Alileia ou Popolo degli Cittadini. Appuyé sur des femmes et des hommes outremer, assurant à Cartagina un véritable réseau de soutiens, il œuvrera pour le rapprochement au sein de l'Union Douanière Occidentale. Mais pourquoi un tel homme à sa tête ? Car Edmondo Boterlo est un homme de talent entre deux continents, qui a grandi dans la savane chaude de l'Aznellois épibate, au contact d'un monde déjà globalisé entre héritage italique et souveraineté du Commonwealth, un homme qui a su trouver les mots en 2034 pour éviter l'effritement de la Ligue de Montalvo... et qui trouvera les bons aujourd'hui, pour éviter la fracturation de la Ligue de Lébira, ou son basculement dans le camp anti-libéral.

Posté : mer. déc. 05, 2018 1:26 pm
par Arios
[right]15 octobre 2037
Stampato a Atomia[/right]

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Tolomeo XVI "regrette" d'avoir abandonné le pouvoir absolu
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Le couple royal en 2035[/center]

S'il ne dispose plus aujourd'hui que d'un pouvoir symbolique, le monarque demeure respecté par la grande majorité des Illythes, se considérant toujours sous sa protection. Tolomeo XVI, toujours dépositaire de la légitimité de ses ancêtres, est plutôt avare de commentaires sur l'actualité depuis [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=341513#p341513]qu'il a cédé le pouvoir temporel à la démocratie, le 24 août 2036[/url]. Après 15 mois de silence ou presque, le Roi s'est prêté aux premiers commentaires sur la situation de la Province d'Illythie, qui se métamorphose plutôt brutalement et perd autant de citoyens en faveur de la Cérulée qu'elle n'en accueille des nouveaux issus des classes moyennes "montalvéennes".

Tolomeo XVI s'est confié à un journal copte, qui l'interrogeait essentiellement sur la nouvelle élection du Pape Célestin IV, cardinal lorthonien très dytolo-centriste. Répondant aux questions d'usage sur l'actualité religieuse, il n'a pu s'empêcher de céder aux demandes plus générales de ses interrogateurs. Extraits choisis.

  • "Je pense que le Président Rescieppi défend assez bien les intérêts de notre pays à l'égard de la Cérulée.[...]

    Quand vous prenez de l'éloignement, vous avez une vision presque nouvelle de la situation générale du pays, et commencez à avoir des idées qui ne vous venez pas auparavant, lorsque vous étiez absorbé par la situation immédiate. Évidemment, dans ce contexte d'intentions politiques, j'ai pu regretté d'avoir répondu aux demandes des démocrates, car en déposant le pouvoir temporel j'ai perdu à jamais l'occasion d'agir en faveur de mon pays, ce qui était la tâche pourquoi j'avais été placé par Dieu à mon siège.[...]

    Nous vivons dans un certain anonymat, désormais. Mon épouse et moi-même élevons nos enfants à l'abri des caméras et des commentaires ; nous avons toujours de nombreux gardes à notre service et ne manquons de rien, matériellement. Se mêler à la population serait évidemment trop dangereux, alors nous vivons comme auparavant, mais sans la satisfaction de répondre à la tâche qui nous incombait.[...]
    "

Rappelons que les monarchistes ne sont pas, au contraire des nationalistes (Einarrat) et des eugénistes (Igiene e Salute) représentés au Sénat illythe, et pour cause c'est un ancien ministre royal, Iuseffo Rescieppi, qui a mis en place le parti prétendument soutenu par la monarchie alors, Progresso per l'Illitia, qui saisit ensuite l'exécutif provincial dans le cadre de l'adhésion de l'Illythie à la Ligue de Lébira.

Posté : ven. déc. 07, 2018 11:00 am
par Arios
[right]21 d'ottobre 2037[/right]
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Arovaquie : Le monde de la pêche divisé suite à la victoire indépendantiste

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Le jour arrive - déjà en retard, un pêcheur au large de Dovernico[/center]

Le monde des ports est celui de la cohabitation et de la diversité. Et s'il y a secteur qui est bien à l'origine de la création de l'Arovaquie, c'est celui des marins-pêcheurs et des institutions portuaires. Car avant que les marchands médiévaux italiques ne s'établissent de façon durable le long des côtes de l'Arovaquie slavonne, les pêcheurs occidentaux écumaient déjà les bas-fonds entre les reliefs côtiers de la région - comme ils n'avaient cessé de le faire depuis l'époque latine, disposant même durant certains siècles difficiles de passe-droits et de la tolérance des pirates sarrasins, lorsque les musulmans dominaient la mer.

Eux qui ont toujours précédé et ignoré les changements politiques pourraient cette fois-ci être gênés dans l'application de leur travail, par les volontés sécessionnistes du nouveau gouvernement provincial arovaque. Aujourd'hui, l'espace maritime lébirien est une vaste zone partagée qui ne tient pas compte des identités provinciales ; aussi les ports arovaques sont toujours pleins de pêcheurs originaires d'Alilée, surtout, de Nazalie et depuis peu, de quelques Illythes, surtout des marins-ouvriers dépendants de gros chalutiers, et des quelques navire-usines lébiriens. Pendant six siècles, les ports arovaques étaient bien davantage liés aux Cité-États occidentales, qui avaient importé cette tradition de la pêche, et aucune distinction n'était faite, jusqu'au XIXème encore, entre les pêcheurs d'origine locale, et les pêcheurs nés en Occident italique.

Le nouveau gouvernement provincial a dit réfléchir au futur statut des pêcheurs, cette semaine, alors qu'il entre petit à petit en fonctions. L'Arovaquie a-t'elle les moyens, d'ici 5 ans, de retrouver une souveraineté économique sur "sa" ZEE ? Il est difficile à croire qu'elle en ait même intérêt - alors que les Arovaques profitent aujourd'hui de la prestance lébirienne sur la scène maritime, pêchant sans être trop inquiétés jusqu'aux premières eaux de l'Océan déchinésien - faudra-t'il demain que les pêcheurs arovaques se restreignent au Canale nostro, en prenant soin de ne pas empiéter sur la ZEE aliléenne donc lébirienne ?

Beaucoup de pêcheurs arovaques se trouvent en difficulté face [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=343974#p343974]à la modernisation du secteur[/url], initiée par l'avancée technologique. Ils sont souvent responsables de petits ménages, modestes, et leur femme travaille souvent à l'extérieur en plus de l'aide apportée lors des retours de pêche, et pour la préparation de celle-ci. Les pêcheurs sont eux-mêmes bénéficiaires de [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=337370#p337370]l'Aide au Maintien Agricole et Maritime[/url], à hauteur de 2500 Lires par an - qui stigmatise la position difficile qu'ils tiennent dans la hiérarchie socio-économique, une position de fait assistée. Sur ce constat on comprend que beaucoup se soient portés en faveur de la candidate indépendantiste, Lena Lazarevicio, sensibilisés par leur condition difficile à son discours sur l'assistanat envers les autres Provinces. D'autres, probablement plus lucides, ont bien compris que dans l'hypothèse d'une rupture avec Cartagina, l'Arovaquie ne bénéficierait plus du même territoire maritime et que les Arovaques se retrouveraient en difficulté face aux Litaviens, aux Valdaques, et aux Lébiriens sur la grande bleue...

Posté : ven. déc. 07, 2018 11:48 am
par Arios
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60ct ---------- 21/10/2037
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Le chômage en Alilée continue de baisser en 2037, mais celui des Aliléens progresse...

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File de demandeurs d'emploi à Spiridona[/center]

Les événements avec l'Amarantie depuis l'insurrection spongoro-cénajoise et ses conséquences internes ont conduit à la fermeture d'une frontière autrefois vitale pour l'économie aliléenne. Du moins le croyait-on, et au lieu de mourir complètement, l'économie aliléenne a évité de peu l'agonie, soutenue par les investissements sociaux d'ordre général (AMAM, Allocation chômage, Retraites...) et provincial (Dotation en faveur des retours d'Aliléens)... Mais l'industrie touristique, et [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=293441#p293441]particulièrement excursionniste à la source de la richesse frontalière depuis longtemps[/url], s'en est trouvée terriblement affectée. Aujourd'hui, des quartiers entiers des villes frontalières comme Ménavi, Clisto, Corfovoni, et Filipiada pour d'autres raisons, jadis piliers de la vie locale, sont désertés et accumulent les pancartes "à vendre". Le seul tourisme qui fait encore vivre l'Alilée est le tourisme lébirien, des gens venus du reste de la Ligue de Lébira.

La preuve que la vie économique s'en est remise est la baisse, pour la deuxième année consécutive, du chômage en Alilée. Mais l'argument timidement avancé par les libéraux de Forza Alileia ou du parti conservateur soutien du Président, est facilement attaquable dès lors que l'on se prête au jeu des statistiques ethniques. En effet, le chômage en Alilée baisse encore en 2037, qu'importent les résultats des trois mois restants à analyser. Mais cette affirmation élude la très forte immigration en provenance d'Illythie, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=344046#p344046]phénomène qui n'en serait qu'à ses débuts[/url].

Alors il est difficile de connaître exactement le nombre de non-Aliléens résidant en Alilée, de façon permanente ou saisonnière (comme c'était le cas de beaucoup de travailleurs originaires de Nazalie du nord, dans les bars et l'hôtellerie de la Côte clistéenne avant la fermeture de frontière avec l'Amarantie) - car les mouvements sont réguliers et rapides, et car le cadre de la Ligue de Lébira interdit les discriminations entre les citoyens qu'importe leur Province d'origine. Le Président conservateur Alessandro Delando avait réussi à jouer avec cette interdiction en imposant sa Prime au retour pour les Aliléens d'origine désireux de revenir travailler dans la Province, mais sur les deniers des Dotations provinciales concédées par le pouvoir central. Seules les statistiques issues des organismes privés de retour à l'emploi permettent de saisir le phénomène de submersion du marché du travail non-qualifié par les ouvriers originaires d'Illythie - et encore, ils ne prennent pas en compte le travail au noir.

Cartagina s'est dit "préoccupée" cette semaine par la déclaration du Ministre de l'Économie Sergio Guerbo, qui a insisté sur l'importance de la vigilance de la Brigata Nazionale della Sicurezza del Lavoro, et de la répression des fraudes dans son ensemble, pour veiller à ce que les réglementations du Code du travail soient bien appliquées même envers les travailleurs d'origine illythe, dont le salaire horaire minimal bien qu'il soit rendu obsolète par la hausse imprévue de l'inflation ces dix dernières années - mais qui dans le cas des Illythes, habitués à gagner très peu, peut être encore pertinent. Une "préoccupation" qui s'accompagne de la "confiance en l'évolution inexorable des conceptions de pouvoir d'achat" - comprendre que les Illythes n'accepteront pas très longtemps des payes inférieures à ce qu'elles seraient pour les locaux, quand ils prendront conscience du coût de la vie en Alilée.

Rappelons au gouvernement central que l'immigration, surtout vue sous l'angle de la concurrence économique, autant que le différentiel socio-économique entre les Provinces, a directement conduit en Arovaquie à la victoire de la candidate indépendantiste... [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=341902#p341902]Si l'Alilée résiste encore, au moins électoralement[/url], au protectionnisme provincial, il serait bon de faire attention et surtout de trouver comment faire sans remettre en cause le fonctionnement libéral du pays, si l'on y tient.

Posté : ven. déc. 07, 2018 4:11 pm
par Arios
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21/10/2037[/center]

Premier Conseil de la Ligue après l'élection de Lena Lazarevicio

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La candidate s'exprime devant les micros avant la réunion

Réunis à Cartagina, les Présidents de Province, sous la houlette du Président du Conseil, Luciano Vesperto, fraichement rentré de Litavie où il était en visite officielle auprès des autorités slaves du pays. Réunis pour évoquer les affaires courantes, mais surtout l'élection de l'indépendantiste, désormais Présidente, en Arovaquie. Lena Lazarevicio, professeur de psychologie trentenaire, arrive (pour la première fois !) dans la capitale nazalienne avec des idées plein la besace, mais surtout l'obligation envers son électorat de donner l'impression d'avancer au plus vite sur les sujets qui ont expliqué en partie sa victoire : immigration, libre-circulation, autonomie budgétaire...

De nombreux Arovaques des territoires plus reculés comme des villes moyennes ont plébiscité les indépendantistes pour la seconde fois durant l'année 2037, après les Sénatoriales de Février, pour dénoncer les maux qui selon eux ont plombé la Province : le sentiment de payer trop pour les autres et d'être la locomotive d'une Ligue ingrate, la peur factuelle de la concurrence des travailleurs à bas coût (aliléens, ou illythes, voire nazaliens...), l'angoisse d'être déposséder de pouvoir d'action face au poids démographique bondissant d'une Illythie dont 69% des Arovaques "désapprouvent" la réunion à la Ligue. Mais sur tous ces sujets, la marge de manoeuvre traditionnelle de l'exécutif provincial est très faible, ce pourquoi la Présidente arovaque a peu de chances d'obtenir du lest, même face au philosophe et libertaire Luciano Vesperto, fidèle de l'Église isiaque.

  • "La Présidente arovaque voudrait : -réserver l'emploi arovaque aux Arovaques ; -gérer la levée des impôts et la distribution des aides au niveau provincial ; -choisir des secteurs à subventionner ; -mettre fin à la libre-installation des Lébiriens en Arovaquie, ; etc... autant de points qui remettraient en cause l'intégrité ou la souveraineté de la Ligue de Lébira. Sans même penser aux conséquences politiques, les conséquences économiques seraient néfastes à plus ou moins long terme." pense Davide Rocaforte, économiste. "Elle l'a bien compris et elle fera tout pour faire durer le processus d'acquisition de quelconques autonomie. Le "Indépendance d'abord" est devenu "indépendance de fait d'ici la fin du mandat". Mais ça ne suffira pas à rassurer les investisseurs, la Bourse et la FIDES..."

Il semblerait qu'une voie possible pour donner l'impression d'agir en faveur de l'indépendance provinciale, soit celle de la discussion appuyée avec les autres partis favorables à l'autonomie, sinon l'indépendance des Provinces. Einarrat, les nationalistes illythes anti-Ligue, Nisimas, les autonomistes aliléens d'extrême-droite et franchement socialistes, se trouvent déjà renforcés par la victoire d'Avanti Arovachia, même si ce parti reste jusque-là prétendument libéral et en faveur d'un grand marché au sein duquel l'Arovaquie témoignerait sans freins de ses atouts qualitatifs. Dovernico pourrait désormais s'intéresser à ces partis - mais dommage pour elle, il n'en existe apparemment pas de semblable pour l'instant en Nazalie, qui s'apprête à connaître une année électorale importante.

Posté : dim. déc. 09, 2018 9:50 am
par Arios
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25/10/2037[/center]

Le Conseil s'entend sur une hausse des dotations provinciales

Réunis durant trois jours à Cartagina pour un sommet habituel réunissant les Présidents de Province, les chefs des exécutifs provinciaux se sont entendus au bout de longues heures de discussions sur une hausse conséquente des dotations provinciales, cet argent distribué directement par le gouvernement central au profit des Provinces et utilisé librement par elles-mêmes. Ayant été égalisées l'année dernière pour les trois provinces céruléennes (l'Illythie bénéficiant des aides au développement de 8 milliards en 2036), à hauteur de 1,6 milliards par Province, elles passeront en 2037 à un total de 2,1 milliards par Province, Illythie comprise. Cette augmentation d'un tiers dépassera du double la compensation naturelle de l'inflation des prix, qui ne devrait être que de 11 à 13% en 2037. Pour cette fin d'année, les Provinces toucheront donc bien davantage d'argent que prévu, bien qu'elles s'attendaient à une hausse.

La Présidente arovaque repart donc de Cartagina sans véritable victoire, bien qu'elle se défende de ses intentions d'obtenir davantage à l'issue de cette première rencontre quadripartite, auprès du Président du Conseil. Elle a pourtant insisté sur la valeur symbolique de cette avancée.

  • "Nous avons eu une première réunion, préliminaire, et désormais Cartagina sait officiellement que l'Arovaquie désire l'indépendance et s'est engagée sur ce chemin. Il faut du temps pour que Cartagina puisse s'y faire et débloquer les moyens matériels et psychologiques nécessaires pour acter cette décision et l'accompagner, à défaut de pouvoir aller contre. Nous n'attendions rien d'autres de cette rencontre, donc le retour d'un peu plus de l'argent arovaque chez nous n'est qu'une bonne nouvelle, un bonus, et cet argent sera utilisé par le gouvernement provincial pour concrétiser les aspirations de souveraineté des Arovaques."


Adhésion litavienne à l'UDO/WCU : le cadeau de Vesperto à l'Arovaquie intérieure

La Litavie a envoyé sa demande officielle d'adhésion à l'Union Douanière Occidentale. Son adhésion a été officiellement soutenue par Cartagina, et c'est le Président du Conseil Luciano Vesperto qui l'aurait initié, invitant la Litavie à cette réflexion lors de sa dernière rencontre officielle avec le pays slave, frontalier de l'Arovaquie.

La Province arovaque, qui vient de se donner au mirage indépendantiste, souffre depuis deux décennies du tropisme grandissant de son économie pour la côte, seule interface d'échanges du territoire. Et pour cause, depuis plus de vingt ans, la frontière terrestre est rendue hermétique par l'instabilité politique dans les pays voisins. Si la Litavie devait réussir son intégration à l'Union Douanière, qui prendra la forme, en cas d'acceptation de la Commission, d'une intégration provisoire sous statut privilégié, avant une intégration pleine d'ici un an et demi, la donne serait changée pour l'Arovaquie, particulièrement les régions de Vucovie et des Ravoniques, les villes d'Ogulino et de Pilaschi pourraient retrouver une vocation commerciale de premier plan...

Dans les couloirs du Palazzo, on présente le zèle de Luciano Vesperto pour cette adhésion comme la dernière carte de la Présidence pour influer contre le processus d'indépendance décidé par Dovernico. Si l'intégration litavienne réussit d'ici l'automne prochain, les indépendantistes pourraient perdre leur pari électoral en Décembre 2038, aux Municipales qui auront lieu en Arovaquie. Si les partis loyalistes gagnaient ces élections, ils conserveraient les réseaux locaux qui aujourd'hui seuls peuvent freiner l'aspiration populaire, bien réelle, à l'indépendance.

Posté : dim. déc. 09, 2018 3:15 pm
par Arios
28 octobre 2037
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Les Litaviens disent NON à l'UDO/WCU : Lazarevicio les félicite et promet un traité bilatéral

[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=345378#p345378]Ils ont fait mentir leur Chancelier Mirovic[/url], les Litaviens se sont exprimés massivement (59%) contre l'adhésion de leur pays à l'Union Douanière Occidentale, pour laquelle le Président du Conseil de la Ligue de Lébira s'était publiquement engagé. Luciano Vesperto sort autant affaibli par cet épisode, que les relations litavo-lébiriennes elles-mêmes. Mais la Présidente arovaque, Lena Lazarevicio, entend en sortir par le haut. Cette dernière a d'ores et déjà contacté les autorités litaviennes pour leur annoncer que la Province d'Arovaquie prenait acte du choix de la population et l'accueillait "avec sérénité, respect et enthousiasme", entendant qu'il était mauvais de se lier, pieds et poings, aux choix protectionnistes et keynesianistes de Cartagina.

Pour la première fois depuis longtemps, l'Arovaquie se permet donc d'avoir une position diplomatique officielle, ou se prétendant telle, à rebours par ailleurs de l'avis de la Ligue de Lébira. Sans attendre la réaction officielle, s'il y a, de la Litavie, Cartagina aurait fait savoir à Dovernico que le comportement de sa Présidente n'était pas acceptable. Fort à parier que Luciano Vesperto préfèrera oublier l'événement, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu.

Lena Lazarevicio a laissé entendre qu'une fois l'Arovaquie indépendante, un traité bilatéral avec la Litavie sera bien plus profitable à l'économie régionale, que ne pourrait l'être une affiliation à l'UDO/WCU - et ce, même si officiellement le parti de la Présidente a toujours pris position en faveur d'un maintien, au moins provisoire, dans l'Union Douanière, d'une Arovaquie qui accèderait à l'indépendance. En tant qu'observateurs, on ne peut que prêter à la Présidente arovaque un agenda motivé davantage par le bras de fer avec le Palazzo, que par de réelles considérations géopolitiques et économiques.

Posté : jeu. déc. 13, 2018 5:33 pm
par Arios
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8/11/2037[/center]

Le Palazzo étudie une fin du Traité de Lébira avec l'UPO, en réponse à la politique raciste alekane

[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=333897#p333897]Cartagina dispose de peu de traités bilatéraux d'envergure avec l'étranger[/url], depuis l'échec lamentable des discussions pan-céruléennes avec Siracuzzia, l'Amarantie et le Caskar essentiellement, quant à l'élaboration de pyramides transnationales. Le seul encore actif à ce jour date de mars 2034, et a été signé avec l'Union Pan-Océanique, pieuvre à quelques bras dont on ne sait plus lesquels ont encore assez d'encre.

Devant [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=345391#p345391]l'évolution législative donnée comme réponse par le Commonwealth à la situation en Algarbe-du-Sud[/url], le Palazzo est attaqué par une grande partie de l'opposition libertaire, qui voudrait voir la politique de déportations ou d'incitation à l'exil, sur critères raciaux, incompatible avec le commerce pourtant florissant que la Ligue entretient avec le Royaume-Uni de Britonnie, membre pivot du Commonwealth, dirigeant de l'UPO.

Le texte approuvé par la Chambre des Communes, comme Loi fondamentale donc constritutrice, entend ré-organiser une énième fois l'administration alekane et appuie le nouveau découpage sur une lecture purement raciale du problème - et non sociale et économique. En établissant une hiérarchie des races sur les critères du temps d'ancienneté d'installation des "communautés" sur l'île, enfermant les personnes dans des blocs de fait beaucoup moins hermétiques aujourd'hui qu'ils ne l'étaient hier, le Commonwealth reprend à son compte la vision purement raciste de Florian de Klerk tout en prétendant vouloir le contrer.

On apprenait cette semaine que le mois dernier, Virgilio Agatocle, Commissaire lébirien à l'UDO, avait protesté face au représentant de la Britonnie en réclamant des éclaircissements, demande à laquelle ce dernier avait tenu à préciser que Florian de Klerk n'était "pas un vrai fasciste", tolérant de ce fait, sinon sa politique, du moins sa gestion des affaires courantes.

Si le mérite du Commonwealth est d'avoir une administration plus vivante que de nombreux pays, et de tenter de réagir calmement au véritable coup d'État intérieur qu'a réalisé Florian de Klerk au fil du temps, les alliés de Lanfair s'impatientent et ce sur fond de tensions au sein de l'Union Douanière. Les îles Lorthon refusent en effet toujours l'intégration du Nunakya au marché commun et entendent se saisir des revendications de l'Ennis, de retour sur la scène internationale, pour appuyer leur position, alors que Cartagina insiste depuis plusieurs années pour que le territoire arctique du Commonwealth puisse intégrer l'UDO/WCU.

Devant les protestations indignées de l'opposition, qui refuse de voir la Ligue de Lébira, première puissance productrice mondiale, approuver la partition raciale et raciste de l'Aleka (qui s'accompagne éhonteusement de prétentions territoriales sur l'ancien Vryheid et d'autres territoires limitrophes), le Palazzo del Governo étudierait sérieusement une possibilité de sortie du Traité de Lébira, qui fait que l'Algarbe-du-Sud et la Ligue, comme avec le reste de l'UPO, fonctionnent comme un marché commun... se superposant à celui de l'UDO/WCU. La situation serait politiquement propice pour sortir de ce Traité, qui complique le travail des douaniers... puisqu'un produit issu du Commonwealth entre sans frais dans la Ligue, mais doit ensuite être taxé par les pays de l'UDO/WCU, pourtant accueillant les produits fabriqués dans la Ligue sans taxes - autant dire que l'efficacité du marché commun serait renforcée par une sortie du Traité de Lébira. Sur la consommation, la fragilité des dominions de l'UPO fait qu'une telle sortie n'aurait que peu d'impacts dans la Ligue.

Seulement, le sang chaud de la diplomatie britonne (au sens large) n'étant plus à prouver, Cartagina craint qu'une suspension du Traité de Lébira ne mette le feu au torchon nord-dytolien, incitant Lanfair à se venger en se retirant du marché commun de l'UDO/WCU... une sortie saluée par les envolées nationalistes des îles Lorthon, et des potentiels alliés gaéliques qu'elles aimeraient bien voir intégrer le marché commun. Et ce, un mois après l'échec de Luciano Vesperto à faire entrer la Litavie dans le jeu, pour donner plus de poids à la Cérulée dans cette organisation.

Posté : ven. déc. 14, 2018 4:26 pm
par Arios
[right]13 di novembre 2037[/right]
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Chantiers de Sidiamora : Navaltec sort désormais des pétroliers made in Lega

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Le 1er pétrolier 100% lébirien

S'il n'y a plus que deux grands ports de la construction navale dans la Ligue, l'innovation technologique leur permet de rester qualitatifs tout en profitant d'une main d’œuvre immigrée idéale pour faire diminuer les coûts de production. Le 1er pétrolier 100% lébirien, pour au moins ce qui ressort de l'assemblage et de la fabrication des éléments (les matières premières n'étant pas issues de la Ligue), est sorti des chantiers nazaliens de Sidiamora malgré les doutes pesant sur la filière suite à la victoire indépendantiste en Arovaquie. Car s'il est bien lébirien, le pétrolier commandé à la firme Navaltec [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=299032#p299032]par l'armateur ASCOLI[/url] n'est pas tout à fait nazalien. Il est le fruit de la collaboration étroite et entretenue entre les deux grands chantiers navals du pays, l'un situé en Nazalie médiane et l'autre au milieu de la côte arovaque.

De nombreux éléments de ce pétrolier, qui est le début d'une longue série de clones déjà pré-commandés et qui permettra de limiter les achats de navires auprès de concurrents des chantiers, ont été fabriqués en Arovaquie avant d'être apportés en Algarbe par voie de mer, mais également [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=345322#p345322]à l'aide des trois avions cargos lébiriens[/url], loués par des firmes de l'aéronavale (le dernier en date, Eracle, sorti des pistes d'assemblage de Bragopola, a rejoint ses deux compères Belarée et Stronzo). En effet, entre 2034 et aujourd'hui le nombre de pétroliers et méthaniers œuvrant pour des firmes lébiriennes dans la Ligue est passé de 27 à 34, tous commandés ou achetés à l'étranger.

Au-delà d'être une victoire technologique pour l'industrie lébirienne, et probablement un argument en faveur de l'union du pays, cette avancée parait la démonstration des capacités scientifiques de la Ligue et de son potentiel pour l'avenir... à l'heure de la non-augmentation permanente des budgets alloués à la recherche, de leur diminution cachées par le jeu de l'inflation des prix, et surtout du désamour de sa société et de ses médias pour le domaine, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=344148#p344148]six mois après une avancée similaire dans le domaine des énergies prétendues renouvelables[/url], on se dit qu'avec un petit effort de ce côté-là, Cartagina pourrait sans doute favoriser les forces technologiques qui demeurent en son sein.