Posté : mer. févr. 29, 2012 12:49 pm
<center>ADÉLIE
L'enquête . . .
[img]http://comondit.fr/wp-content/uploads/2009/05/fotolia_1282949_xs.jpg[/img]</center>
Les trois enquêteurs étaient penchés sur le dossier. L'un d'entre eux épinglait sur un panneau de liège les photos de l'endroit où l'enfant aurait été violé, des suspects, des indices, des objets retrouvés, la carte de la capitale avec l'endroit précis où l'enfant a été séquestré et également là où vivent tous les suspects arrêtés. Ensuite, il chercha dans le dossier tous les témoignages recueillis et il les accrocha sur le côté.
Inspecteur Dave : Bien, nous avons donc à faire à un cas de viol d'enfant, de pédophilie. Le principal suspect se prénomme Yuri Doujlevski, il est d'origine rostove. Il s'agit d'un récidiviste, il a déjà violé une femme et assassiné un chauffeur de taxi à coup de poignard. [Il pointe du doigt la photo du jeune immigré]. Parmi les autres suspects, nous avons James O'Wendy, Kenny McFlyd, Mickael Duggy, trois délinquants de banlieue qui sortent tout juste de prison, pour avoir perpétré le viol puis l'assassinat organisé d'une adolescente de 13 ans. [Il continue à citer le nom des autres suspects puis arrive au dernier, il marque un temps d'arrêt] Enfin, David Bayer, casier vide, candidat à l'élection présidentielle.
Inspecteur George : Ce n'est pas un crime ça ! [Rires]
Inspecteur Dave : Non, mais c'est un homme d'extrême gauche, mes supérieurs m'ont demandé de bien étudier son cas en premier, il est important de vite boucler son affaire, apparemment. Alors, je vais vérifier, mais... non, il n'a jamais eu d'avertissement, ni d'autres arrestation. C'est un... un retraité ouvrier, il a 63 ans, marié, jamais divorcé, père de famille, 2 enfants, ... Bon de ce côté là rien de suspect. Passons aux témoignages de la victime. L'enfant a désigné monsieur Bayer en premier, quand on lui a demandé de reconnaître le visage de ses agresseurs. Mais il n'a pas su nous en dire plus. On nous a dit qu'il était encore sous le choc, alors je l'ai de nouveau interrogé, mais la seule chose qu'il a su me dire c'est : "c'est le monsieur communiste". Je lui demandé de le désigner à nouveau parmi tous les suspects arrêtés, mais il n'a pas su désigner le bon, même après plusieurs essais. J'ai pris la photo d'un suspect très différent, un jeune d'une vingtaine d'année blond et tatoué, je lui ai dit : "c'est lui monsieur Bayer ?". Il m'a répondit : "Oui". J'ai donc commencé à douter de la fiabilité de la victime, peut-être que la séquestration lui avait fait perdre la tête, alors nous avons appelé un psychologue, et son analyse est plutôt bonne. Il ne semble pas avoir subit un choc émotionnel si troublant. Donc pour l'instant David Bayer n'est plus le suspect n°1. Ensuite, l'enfant a réaffirmé avoir été abusé pour la dernière fois le Mercredi 22 Mai, mais des témoignages nous indiquent que David Bayer était avec sa famille en province. Nous lui avons donc demandé s'il avait d'autres dates en tête, il a dit deux jours avant. Nous avons donc réinterrogé les témoins, sans s'être concertés, ils ont tous répondus qu'il était en déplacement près de la frontière valacide pour rencontrer les militaires et les généraux. Tous les témoignages coïncident. Pour l'instant nous n'avons aucune preuve de la culpabilité de cet homme.
Inspecteur Boris : Avant de libérer un suspect, il faut toujours s'assurer de son innocence. Quelle preuve as-tu qu'il n'a rien fait ?
Inspecteur Dave : Je l'ai fait venir ici pour qu'on lui pose des questions. Ensuite à nous de juger.
Inspecteur Boris : Attends, avant de le faire rentrer, qu'ont apporté de nouveau les analyses faîtes dans l'endroit où l'enfant a été séquestré ?
Inspecteur Dave : [il prend le résumé des résultats des analyses et des recherches des scientifiques dans un dossier] Alors... on retrouve bien quelques traces d'ADN de l'enfant... On a retrouvé un cheveu, celui de Yuri Doujlevski, le rostov... Il y a quelques traces de sang, certaines appartiennent à Yuri, d'autre à l'enfant. Des seringues ont également été prélevées... avec des traces d'héroïne à l'intérieur. Ils ont aussi trouvé un pull, c'est celui de l'enfant et des traces sang correspondent à l'ADN une fois encore de Yuri Doujlevski. [il pose la feuille et regarde ses camarades]
Inspecteur George : Ce qui est étonnant c'est, pourquoi dénoncer un homme qui n'a apparemment rien à voir avec le crime ? Pour un adulte, encore, ça peut être des règlements de compte, des vengeances personnelles... mais pour un gamin... Surtout qu'il n'arrive pas à reconnaître le vrai visage de Bayer. Quelle est votre théorie ?
Inspecteur Boris : [rire ironique] Ma théorie c'est que la politique est un nid à merde, et qu'il vaut mieux pas trop s'en approcher...
Inspecteur Dave : [Amusé] Je doute que l'on puisse libérer un homme pour ce motif ! [rires]
Inspecteur George : Non, mais tout prouve son innocence. Excepté le gamin qui ne connait que son nom et sa tendance politique. Regarde sur la carte l'endroit où l'enfant dit avoir été séquestré et là où habite Bayer.
Inspecteur Dave : Hmmm... Bayer n'habite pas dans la capitale... il vit dans une province plus rurale. Ce qui est encore plus étonnant... Bon, je crois qu'il est temps de le questionner, non ?
L'inspecteur Boris est alors sorti du cabinet pour demander qu'on amène le suspect. Deux policiers avancèrent en tenant Bayer par le bras. Il était menotté, il avait une mine fatiguée et le teint pâle. Son visage était vide d'émotion, il semblait ne pas comprendre pourquoi il était là. En vérité, il pensait à sa femme... sa famille et ses amis... tous ceux qui allient croire qu'il est un détraqué. Il a ensuite pensé aux millions d'électeurs qu'il risquait de décevoir. Ses idées, son programme, et toutes ces années d'étude, de lecture, d'apprentissage acharné ne serviraient donc qu'à en discuter derrière les barreaux ? Il se disait que les libéraux et les centristes n'avaient aucun cœur. En effet, il avait appris qu'ils venaient de former une sorte de coalition. Il avait aussi compris que c'était de cette coalition dont il était désormais victime... Smith... McGonney... Ces deux là n'ont jamais eu d'honneur et de respect en ce qui concerne la politique. Ce coup monté, il va de soit qu'il venait d'eux. Et ce pour... une futile place au conseil des ministres ? Quelle calamité... Lui, qui avait foi en la politique était dégoûté par ce geste ignoble. On le fit s'asseoir sur une chaise en face du bureau des enquêteurs. Il regardait le panneau sur lequel il voyait sa photo... Il a soupiré et a baissé la tête.
Inspecteur Boris : [aux policiers] Merci, c'est bon on s'en occupe, vous pouvez sortir.
Inspecteur Dave : Bien. Monsieur Bayer. On m'a dit que vous avez refusé de faire appel à un avocat. Puis-je savoir pourquoi ?
David Bayer : Je n'en ai pas besoin. Je connais les lois, je sais parler, je sais me défendre, à quoi bon faire appel à une personne qui ne me connait pas assez pour pouvoir bien me conseiller ?
Inspecteur Dave : C'est la loi, justement, monsieur Bayer, qui exige que chaque citoyen soit défendu par un avocat.
David Bayer : Nous ne sommes pas en procès, si ?
Inspecteur Dave : Bien... comme vous voudrez monsieur.
Inspecteur George : Monsieur Bayer vous êtes accusé de viol, de séquestration, de pédophilie, d'association au crime organisé et de non-assistance en personne en danger.
David Bayer : Ca fait beaucoup vous ne trouvez pas ? À mon âge, on a d'autre chat à fouetter que d'aller persécuter des enfants.
Inspecteur Dave : Là n'est pas la question. Ma question est, niez vous ces accusations ?
David Bayer : Oui.
Les enquêteurs s'observent. L'un d'entre eux prend la parole.
Inspecteur Dave : Que faisiez-vous le soir du Mercredi 22 Avril dernier ?
David Bayer : [moment de réflexion] Nous avions passé l'après-midi à faire campagne, puis nous nous sommes arrêtés, pris par la faim, dans un restaurant du coin. Nous étions à Pomingham. À 19H45 nous sommes rentrés chez nous, quand les policiers sont arrivés et m'ont emmené de force dans le commissariat central de la city.
La description faite était la même que dans les témoignages. Les enquêteurs se sont de nouveaux regardés.
Inspecteur Dave : Avez-vous déjà eu des tendances... pédophiles ? Je veux dire par là, êtes-vous ou non attiré par les enfants ?
David Bayer : M'enfin, monsieur l'inspecteur ! [il s'emporte] J'ai deux enfants ! Quatre petits enfants ! Vous me croyez vraiment capable d'abuser d'un enfant ? [il respire et se reprend] Je suis marié à une femme depuis 31 ans. Jamais je n'ai eu une quelconque attirance envers un enfant.
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous poser une dernière question : connaissez-vous cet homme ? [il brandit la photo de l'immigré rostov]
David Bayer : [prend la photo dans ses mains] Non, je ne connais pas cette personne. Qui est-ce ? Il est... effrayant...
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous laisser sortir un moment. Nous allons discuter de votre cas.
Les policiers vinrent le chercher, il s'assit dans le couloir, et se mit à verse quelques larmes. Les policiers refermèrent la porte derrière eux, puis s'assirent aux côtés du populiste. "Sois fort, David ! Sois fort !" se disait-il. "Tu dois surmonter cette épreuve pour mieux rebondir. Sois plus rusé que tes ennemis..." essayait-il de se convaincre. Au bout de quelques minutes, un des enquêteurs vint ouvrir la porte du bureau.
Inspecteur Boris : Monsieur Bayer, veuillez entrer.
Bayer s'assit au même endroit que précédemment.
Inspecteur Boris : Bien. Tout dans cette enquête tend à montrer que vous êtes innocent. Vous avez un alibi, votre témoignage est sincère, d'après notre enquête, vous menez une vie ordinaire, vous n'avez jamais eu de soucis avec la justice ou la police, vous avez un cadre de vie assez favorable. C'est pourquoi, avec l'accord de nos supérieurs, du juge qui s'occupe de l'affaire et du procureur, nous avons décidé de vous libérer. Le Juge a admis que tous les témoignages et indices vous étaient favorables et la découverte de l'ADN d'un autre suspect sur les lieux du crime nous a conforté dans l'idée de votre innocence. Vous êtes désormais libre. [il ferme le dossier et décroche la photo de Bayer du panneau de liège]
Bayer n'en croyait pas ses oreilles. Il ne réalisait pas. Il avait été épargné. Jamais il n'avait cru en Dieu, pourtant, il avait une folle envie de prier pour remercier le ciel. On lui enleva ses menottes, et on le conduisit au Hall d'entrée, où il pouvait joindre sa famille, après avoir rempli un tas de paperasse. On lui a seulement interdit de quitter le pays pendant 2 ans. Il a demandé si sa candidature aux élections était compromise, on lui a répondu que seuls ses déplacements de campagne à l'étranger devraient être annulés, mais qu'il pouvait cependant continuer sa lutte, son casier judiciaire étant vide, et son innocence ayant été reconnue par les enquêteurs, le juge et le procureur. Il était enfin libre... Un sentiment de vengeance lui emplissait le cœur... La campagne va s'intensifier.
L'enquête . . .
[img]http://comondit.fr/wp-content/uploads/2009/05/fotolia_1282949_xs.jpg[/img]</center>
Les trois enquêteurs étaient penchés sur le dossier. L'un d'entre eux épinglait sur un panneau de liège les photos de l'endroit où l'enfant aurait été violé, des suspects, des indices, des objets retrouvés, la carte de la capitale avec l'endroit précis où l'enfant a été séquestré et également là où vivent tous les suspects arrêtés. Ensuite, il chercha dans le dossier tous les témoignages recueillis et il les accrocha sur le côté.
Inspecteur Dave : Bien, nous avons donc à faire à un cas de viol d'enfant, de pédophilie. Le principal suspect se prénomme Yuri Doujlevski, il est d'origine rostove. Il s'agit d'un récidiviste, il a déjà violé une femme et assassiné un chauffeur de taxi à coup de poignard. [Il pointe du doigt la photo du jeune immigré]. Parmi les autres suspects, nous avons James O'Wendy, Kenny McFlyd, Mickael Duggy, trois délinquants de banlieue qui sortent tout juste de prison, pour avoir perpétré le viol puis l'assassinat organisé d'une adolescente de 13 ans. [Il continue à citer le nom des autres suspects puis arrive au dernier, il marque un temps d'arrêt] Enfin, David Bayer, casier vide, candidat à l'élection présidentielle.
Inspecteur George : Ce n'est pas un crime ça ! [Rires]
Inspecteur Dave : Non, mais c'est un homme d'extrême gauche, mes supérieurs m'ont demandé de bien étudier son cas en premier, il est important de vite boucler son affaire, apparemment. Alors, je vais vérifier, mais... non, il n'a jamais eu d'avertissement, ni d'autres arrestation. C'est un... un retraité ouvrier, il a 63 ans, marié, jamais divorcé, père de famille, 2 enfants, ... Bon de ce côté là rien de suspect. Passons aux témoignages de la victime. L'enfant a désigné monsieur Bayer en premier, quand on lui a demandé de reconnaître le visage de ses agresseurs. Mais il n'a pas su nous en dire plus. On nous a dit qu'il était encore sous le choc, alors je l'ai de nouveau interrogé, mais la seule chose qu'il a su me dire c'est : "c'est le monsieur communiste". Je lui demandé de le désigner à nouveau parmi tous les suspects arrêtés, mais il n'a pas su désigner le bon, même après plusieurs essais. J'ai pris la photo d'un suspect très différent, un jeune d'une vingtaine d'année blond et tatoué, je lui ai dit : "c'est lui monsieur Bayer ?". Il m'a répondit : "Oui". J'ai donc commencé à douter de la fiabilité de la victime, peut-être que la séquestration lui avait fait perdre la tête, alors nous avons appelé un psychologue, et son analyse est plutôt bonne. Il ne semble pas avoir subit un choc émotionnel si troublant. Donc pour l'instant David Bayer n'est plus le suspect n°1. Ensuite, l'enfant a réaffirmé avoir été abusé pour la dernière fois le Mercredi 22 Mai, mais des témoignages nous indiquent que David Bayer était avec sa famille en province. Nous lui avons donc demandé s'il avait d'autres dates en tête, il a dit deux jours avant. Nous avons donc réinterrogé les témoins, sans s'être concertés, ils ont tous répondus qu'il était en déplacement près de la frontière valacide pour rencontrer les militaires et les généraux. Tous les témoignages coïncident. Pour l'instant nous n'avons aucune preuve de la culpabilité de cet homme.
Inspecteur Boris : Avant de libérer un suspect, il faut toujours s'assurer de son innocence. Quelle preuve as-tu qu'il n'a rien fait ?
Inspecteur Dave : Je l'ai fait venir ici pour qu'on lui pose des questions. Ensuite à nous de juger.
Inspecteur Boris : Attends, avant de le faire rentrer, qu'ont apporté de nouveau les analyses faîtes dans l'endroit où l'enfant a été séquestré ?
Inspecteur Dave : [il prend le résumé des résultats des analyses et des recherches des scientifiques dans un dossier] Alors... on retrouve bien quelques traces d'ADN de l'enfant... On a retrouvé un cheveu, celui de Yuri Doujlevski, le rostov... Il y a quelques traces de sang, certaines appartiennent à Yuri, d'autre à l'enfant. Des seringues ont également été prélevées... avec des traces d'héroïne à l'intérieur. Ils ont aussi trouvé un pull, c'est celui de l'enfant et des traces sang correspondent à l'ADN une fois encore de Yuri Doujlevski. [il pose la feuille et regarde ses camarades]
Inspecteur George : Ce qui est étonnant c'est, pourquoi dénoncer un homme qui n'a apparemment rien à voir avec le crime ? Pour un adulte, encore, ça peut être des règlements de compte, des vengeances personnelles... mais pour un gamin... Surtout qu'il n'arrive pas à reconnaître le vrai visage de Bayer. Quelle est votre théorie ?
Inspecteur Boris : [rire ironique] Ma théorie c'est que la politique est un nid à merde, et qu'il vaut mieux pas trop s'en approcher...
Inspecteur Dave : [Amusé] Je doute que l'on puisse libérer un homme pour ce motif ! [rires]
Inspecteur George : Non, mais tout prouve son innocence. Excepté le gamin qui ne connait que son nom et sa tendance politique. Regarde sur la carte l'endroit où l'enfant dit avoir été séquestré et là où habite Bayer.
Inspecteur Dave : Hmmm... Bayer n'habite pas dans la capitale... il vit dans une province plus rurale. Ce qui est encore plus étonnant... Bon, je crois qu'il est temps de le questionner, non ?
L'inspecteur Boris est alors sorti du cabinet pour demander qu'on amène le suspect. Deux policiers avancèrent en tenant Bayer par le bras. Il était menotté, il avait une mine fatiguée et le teint pâle. Son visage était vide d'émotion, il semblait ne pas comprendre pourquoi il était là. En vérité, il pensait à sa femme... sa famille et ses amis... tous ceux qui allient croire qu'il est un détraqué. Il a ensuite pensé aux millions d'électeurs qu'il risquait de décevoir. Ses idées, son programme, et toutes ces années d'étude, de lecture, d'apprentissage acharné ne serviraient donc qu'à en discuter derrière les barreaux ? Il se disait que les libéraux et les centristes n'avaient aucun cœur. En effet, il avait appris qu'ils venaient de former une sorte de coalition. Il avait aussi compris que c'était de cette coalition dont il était désormais victime... Smith... McGonney... Ces deux là n'ont jamais eu d'honneur et de respect en ce qui concerne la politique. Ce coup monté, il va de soit qu'il venait d'eux. Et ce pour... une futile place au conseil des ministres ? Quelle calamité... Lui, qui avait foi en la politique était dégoûté par ce geste ignoble. On le fit s'asseoir sur une chaise en face du bureau des enquêteurs. Il regardait le panneau sur lequel il voyait sa photo... Il a soupiré et a baissé la tête.
Inspecteur Boris : [aux policiers] Merci, c'est bon on s'en occupe, vous pouvez sortir.
Inspecteur Dave : Bien. Monsieur Bayer. On m'a dit que vous avez refusé de faire appel à un avocat. Puis-je savoir pourquoi ?
David Bayer : Je n'en ai pas besoin. Je connais les lois, je sais parler, je sais me défendre, à quoi bon faire appel à une personne qui ne me connait pas assez pour pouvoir bien me conseiller ?
Inspecteur Dave : C'est la loi, justement, monsieur Bayer, qui exige que chaque citoyen soit défendu par un avocat.
David Bayer : Nous ne sommes pas en procès, si ?
Inspecteur Dave : Bien... comme vous voudrez monsieur.
Inspecteur George : Monsieur Bayer vous êtes accusé de viol, de séquestration, de pédophilie, d'association au crime organisé et de non-assistance en personne en danger.
David Bayer : Ca fait beaucoup vous ne trouvez pas ? À mon âge, on a d'autre chat à fouetter que d'aller persécuter des enfants.
Inspecteur Dave : Là n'est pas la question. Ma question est, niez vous ces accusations ?
David Bayer : Oui.
Les enquêteurs s'observent. L'un d'entre eux prend la parole.
Inspecteur Dave : Que faisiez-vous le soir du Mercredi 22 Avril dernier ?
David Bayer : [moment de réflexion] Nous avions passé l'après-midi à faire campagne, puis nous nous sommes arrêtés, pris par la faim, dans un restaurant du coin. Nous étions à Pomingham. À 19H45 nous sommes rentrés chez nous, quand les policiers sont arrivés et m'ont emmené de force dans le commissariat central de la city.
La description faite était la même que dans les témoignages. Les enquêteurs se sont de nouveaux regardés.
Inspecteur Dave : Avez-vous déjà eu des tendances... pédophiles ? Je veux dire par là, êtes-vous ou non attiré par les enfants ?
David Bayer : M'enfin, monsieur l'inspecteur ! [il s'emporte] J'ai deux enfants ! Quatre petits enfants ! Vous me croyez vraiment capable d'abuser d'un enfant ? [il respire et se reprend] Je suis marié à une femme depuis 31 ans. Jamais je n'ai eu une quelconque attirance envers un enfant.
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous poser une dernière question : connaissez-vous cet homme ? [il brandit la photo de l'immigré rostov]
David Bayer : [prend la photo dans ses mains] Non, je ne connais pas cette personne. Qui est-ce ? Il est... effrayant...
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous laisser sortir un moment. Nous allons discuter de votre cas.
Les policiers vinrent le chercher, il s'assit dans le couloir, et se mit à verse quelques larmes. Les policiers refermèrent la porte derrière eux, puis s'assirent aux côtés du populiste. "Sois fort, David ! Sois fort !" se disait-il. "Tu dois surmonter cette épreuve pour mieux rebondir. Sois plus rusé que tes ennemis..." essayait-il de se convaincre. Au bout de quelques minutes, un des enquêteurs vint ouvrir la porte du bureau.
Inspecteur Boris : Monsieur Bayer, veuillez entrer.
Bayer s'assit au même endroit que précédemment.
Inspecteur Boris : Bien. Tout dans cette enquête tend à montrer que vous êtes innocent. Vous avez un alibi, votre témoignage est sincère, d'après notre enquête, vous menez une vie ordinaire, vous n'avez jamais eu de soucis avec la justice ou la police, vous avez un cadre de vie assez favorable. C'est pourquoi, avec l'accord de nos supérieurs, du juge qui s'occupe de l'affaire et du procureur, nous avons décidé de vous libérer. Le Juge a admis que tous les témoignages et indices vous étaient favorables et la découverte de l'ADN d'un autre suspect sur les lieux du crime nous a conforté dans l'idée de votre innocence. Vous êtes désormais libre. [il ferme le dossier et décroche la photo de Bayer du panneau de liège]
Bayer n'en croyait pas ses oreilles. Il ne réalisait pas. Il avait été épargné. Jamais il n'avait cru en Dieu, pourtant, il avait une folle envie de prier pour remercier le ciel. On lui enleva ses menottes, et on le conduisit au Hall d'entrée, où il pouvait joindre sa famille, après avoir rempli un tas de paperasse. On lui a seulement interdit de quitter le pays pendant 2 ans. Il a demandé si sa candidature aux élections était compromise, on lui a répondu que seuls ses déplacements de campagne à l'étranger devraient être annulés, mais qu'il pouvait cependant continuer sa lutte, son casier judiciaire étant vide, et son innocence ayant été reconnue par les enquêteurs, le juge et le procureur. Il était enfin libre... Un sentiment de vengeance lui emplissait le cœur... La campagne va s'intensifier.