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Lychaka

Message par Lychaka »

27 Mars 2041
[center]Demokrasi

Le tribunal de Kebeli tarde à juger les accusés étrangers
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/tribunalkebeli.png[/img]
Un homme accusé de crimes de guerre conduit au tribunal de Kebeli
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Institué par [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1392&t=18366#p360865]décision de l'Assemblée ölanaise[/url] à la fin du mois de Janvier dernier pour juger les criminels de guerre, le tribunal spécial de Kebeli travaille depuis la mi-Février pour rendre justice aux victimes de la guerre civile et déterminer le sort de leurs bourreaux. Si plusieurs centaines de cas ont déjà été étudié, donnant lieu à une majorité de condamnation, les accusés étrangers tardent à passer devant les juges. Une situation qui interroge.

En effet sur les 4 381 accusés devant répondre de leurs crimes devant le tribunal spécial de Kebeli, 621 ont a ce jour été condamnés ou acquittés, ce dernier cas étant une minorité puisque seuls 12 accusés ont été déclarés innocents à ce jour. Mais sur ces 621 dossiers instruits à leur terme, tous étaient Ölanais. Pourtant parmi les 4 381 accusés, les tribunaux comptent 646 ressortissants étrangers, qu'ils soient cybistriens, valdaques ou lébiriens (dans leur immense majorité).

Les magistrats semblent toutefois aller à reculons vers le jugement des ressortissants étrangers. Une attitude qui s'explique peut-être par le précédent diplomatique qu'avait créé l'annonce de la création du tribunal spécial avec la vive protestation qui avait été celle des autorités de la République fédérale d'Ennis. Toutefois après échange des dossiers judiciaires et des charges pesant sur ses ressortissants, la République fédérale avait convenu de la légitimité du jugement des 4 accusés énissois par une cour de justice ölanaise, tant les charges retenues contre eux étaient importantes. En échange l'U.R.P.Ö s'était engagéé à permettre le rapatriement des corps de ces ex-mercenaires du régime militaire de l'Union nationale dans l'hypothèse où ceux-ci viendraient à être condamnés à mort.

La lenteur de l'instruction judiciaire aidant, les accusés étrangers pourraient ne pas être présentés devant le tribunal spécial avant plusieurs mois. Une situation qui a toutefois suscité la réaction des associations de victimes de la guerre civile. Pour elles, les accusés étrangers ne doivent pas bénéficier d'un traitement de faveur sous prétexte que leurs pays d'origine sont susceptibles de vouloir les défendre ou ménager leur peine ; s'ils sont reconnus comme criminels de guerre ils doivent subir les mêmes peines que les condamnés ölanais, sans quoi l'espoir d'égalité et de justice porté dans le tribunal de Kebeli serait nul et non avenu.
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Lychaka

Message par Lychaka »

29 Mars 2041
[center]Kırmızı !

Quel avenir pour le tourisme en Ölan ?

[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/30/tourismeolan.png[/img]
Selon les statistiques officielles de l'OIT, 5 millions de touristes internationaux ont visité l'Ölan en 2040[/center]

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Ilayda Abaci est professeure en géographie humaine à l'université de Göçerli (république populaire de Kuzey) et spécialiste de la géographie des mobilités et du tourisme. Alors que l'Office International du Tourisme a publié ses statistiques du tourisme international pour l'année 2040, elle a bien accepté de répondre à nos questions.

Kırmızı ! - Bonjour Pr. Abaci. Tout d'abord merci d'avoir accepté notre invitation. Que nous apprennent les chiffres de l'Office International du Tourisme sur le tourisme international en Ölan ?

Pr. Abaci - Eh bien, l'Ölan a accueilli, selon ces statistiques, environ 5,2 millions de touristes internationaux, c'est-à-dire étrangers, en 2040. Ce qui place l'U.R.P.Ö à la 24[sup]ème[/sup] place des pays récepteurs du tourisme international. Cela place l'Ölan dans une position un peu intermédiaire, entre les pays très touristiques, qui accueillent 10 millions de touristes internationaux et plus par an, et ceux, plus bas qui en accueillent bien moins. Mais il faut aussi prendre en compte un élément important : la guerre civile ölanaise ne s'est achevée qu'à la fin du mois d'Avril 2040. C'est-à-dire que pour nous la saison touristique 2040 n'a duré que 8 mois, et dans une situation sans doute encore peu enviable aux yeux des touristes étrangers. Cela signifie que sauf contre-coup majeur le nombre de touristes internationaux en Ölan devrait être encore plus important dès 2041.

Kırmızı ! - Vous nous dites donc que cette masse de touristes internationaux devrait encore augmenter dans les années à venir. Mais ce phénomène touristique pose aussi des questions. On a aussi vu certains mouvements politiques, à gauche comme à droite, dénoncer un risque de subversion touristique qui est même, pour certains, incompatible avec le socialisme.

Pr. Abaci - Je ne crois pas que la question se pose en ces termes. Le tourisme n'est pas un phénomène capitaliste ou socialiste. C'est un ordinaire du monde. Il est et il existe dès lors que les individus possèdent des revenus suffisants pour voyager pour leur agrément et que les acteurs institutionnels et économiques (qu'ils soient socialistes ou capitalistes) leur permettent de le faire. Ce n'est donc pas une question de modèle économique, d'ailleurs la présence de ces 5 millions de touristes l'année dernière, au moment-même où le gouvernement par intérim érigeait les bases de l'économie socialiste ölanaise, en est bien la preuve la plus flagrante.

Kırmızı ! - Dans ce cas que répondez-vous à ceux qui craignent que le tourisme ne soit une menace pour la révolution ölanaise ?

Pr. Abaci - Si ils voient le tourisme comme une menace pour la révolution, c'est qu'ils ont bien peu confiance en la révolution, s'ils y voient une menace pour l'économie et les ölanais, je ne peux pas leur donner complètement tort. Le tourisme est une arme à double tranchant, comme toute ressource économique. C'est ce que nous apprend le Kaiyuan, qui est aujourd'hui, avec plus de 100 millions de touristes internationaux par an, le plus important récepteur mondial. Au regard de sa population et de son territoire, il n'est pas encore submergé par l'afflux touristique, mais dans certains lieux où se concentrent les touristes internationaux on peut déjà en observer des effets négatifs : pression accrue sur les ressources (eau en particulier) au détriment des populations locales, artificialisation accélérée de certaines régions, etc. Mais ce sont des éléments ponctuels, à mettre en rapport avec ce que le tourisme apporte à l'économie kaiyuanaise de revenus et d'emplois, directs et indirects. Il y a donc un équilibre à trouver, l'erreur suprême étant de croire qu'on ne pourrait compter que sur les revenus touristiques pour assurer son développement. Mais à l'heure actuelle, en Ölan ce n'est pas du tout l'état d'esprit.

Kırmızı ! - Justement. Selon vous quelle devrait être l'attitude du gouvernement ölanais vis-à-vis du tourisme ?

Pr. Abaci - Il ne m'appartient pas de décider de la politique du gouvernement, mais avec d'autres géographes, économistes, professionnels du secteur culturel et autres nous animeront prochainement un groupe de réflexion à l'Institution de la Statistique de l'économie nationale sur le tourisme en Ölan et dans le monde. Un de nos buts sera de mieux étudier le phénomène touristique en Ölan d'abord, puis proposer des pistes de réflexion au gouvernement sur la politique à mener à l'égard de celui-ci. Mais pour ma part je crois que nous aurions tort de céder aux sirènes du catastrophisme de ceux qui souhaiteraient fermer les frontières au tourisme pour nous en "protéger". Le tourisme peut être un atout pour l'Ölan, sa reconstruction économique et son ouverture sur le monde. Ne nous enfermons pas sous prétexte que le tourisme est un phénomène humain et social complexe. Essayons de le comprendre et au contraire de le maîtriser pour nous en servir : encourageons son développement de manière mesurée, en dispersant le tourisme sur le territoire, sans mettre des lieux en situation de surcharge, etc, et tout se passera bien.
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Lychaka

Message par Lychaka »

31 Mars 2041
[center]Demokrasi

Au Rohilat la rupture entre les sociaux-démocrates est consommée
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Cela fait presque deux mois que les sociaux-démocrates du Mouvement du 3 Avril (3NH) se déchirent au Rohilat. En effet [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361018#p361018]l'élection[/url] d'Abdul-Alim Shahid Shamoun, député du Comité des Tribus Libres (KEA) avec le soutien du Parti pour la Liberté (ÖP) et de 5 des 7 députés locaux du 3NH au Conseil suprême du Rohilat avait fait grand bruit et même suscité la réaction des instances nationales du parti social-démocrate ölanais, qui appartient à la coalition au pouvoir soutenant le président de l'U.R.P.Ö, Eyaz Kéjal, et est même le plus important parti de l'Union en nombre de sièges dans les différentes assemblées.

Le soutien de députés du 3NH à un gouvernement de droite conservatrice est en effet mal passé. Si les 5 députés ayant voté en faveur d'Abdul-Alim Shahid Shamoun avaient justifié leur acte par la volonté d'éviter de voir le gouvernement de celui-ci basculer trop à droite, ils n'ont en réalité obtenu aucun poste dans son gouvernement. Au contraire ils sont réduits, depuis le début de la législature et de son gouvernement, à un rôle strictement passif de soutien aux propositions gouvernementales, sans moyen de pouvoir les discuter.

Dans le même temps les deux députés sociaux-démocrates qui avaient voté contre l'élection de M. Shahid Shamoun, à savoir Haydar Fakih Antar et Gunay Yildirim, ont saisi les plus hautes instances de leur parti contre ce qu'ils estiment être une trahison. Même localement, militants et sympathisants du 3NH avaient été majoritairement consternés par la décision de leurs députés de prendre partie pour la constitution d'un gouvernement local de droite conservatrice.

Presque deux mois plus tard, la décision est enfin tombée : les cinq députés du 3NH ayant voté pour M. Shahid Shamoun sont exclus du Mouvement du 3 Avril au nom de la "trahison de la ligne politique du parti". Ils conserveront malgré tout leur siège au Conseil suprême du Rohilat mais deviennent des députés sans étiquette. Reste à savoir comment ils réagiront à cette décision forte à leur encontre et si ils décidront de rejoindre un autre parti politique, par exemple l'un de ceux de la coalition gouvernementale du Rohilat.
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Lychaka

Message par Lychaka »

03 Avril 2041
[center]Demokrasi

Que fait la flotte slézanne en Cérulée orientale ?
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/02/01/vuesatellite.png[/img]
Une partie de la flotte slézanne au sud des Ménechmes, repérée par les satellites karsais
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[justify]Alors que la situation militaire en Al Dranaf est maîtrisée par la coalition ölano-karsaise, sur le point de parvenir à mettre autour de la table les différentes factions du pays pour un retour de la paix dans le pays, dans le respect de toutes les minorités culturelles et religieuses, la Slézanie a envoyé la quasi-totalité de sa flotte de guerre en Cérulée orientale, alors que la première puissance militaire mondiale n'a jamais contacté les autorités ölanaise et karsaise.

Pour le camarade Markar Avakian, commissaire aux armées et membre du commandement militaire de la coalition en Al Dranaf, ce nouveau déploiement de forces de la CND aux Ménechmes est un énième "coup de pression", une nouvelle "menace" de la part du pays le plus militarisé au monde, semble-t-il prêt à venir au secours des autorités coloniales déchues de l'ex-État de Dranavie. Dans un communiqué officiel du gouvernement, il a vigoureusement dénoncé la menace à la paix mondiale que constitue ce déploiement de toute la flotte slézanne aux portes de la Marquésie.

La coalition ölano-karsaise, soutenue par la Ligue Islamique Mondiale, a pourtant multiplié les signes d'apaisements envers les États qui, de par le monde, justifiaient leur hostilité envers elle par des soupçons, souvent de mauvaise foi, de vouloir faire disparaître les minorités culturelles et religieuses non arabo-musulmanes. Des attaques folles que la coalition n'a pas eu de mal à écarter en permettant l'arrivée d'observateurs internationaux en Al Dranaf et en allégeant le blocus maritime, permettant aux convois humanitaires d'entrer dans le pays sous conditions.

Pourtant le gouvernement slézan a décidé de jouer avec le feu : s'il s'agit d'une énième tentative de menacer les forces de la coalition présentes en Al Dranaf pour assurer la sûreté du pays pendant cette période de transition qui s'est ouverte depuis la capitulation de l'État de Dranavie, c'est un jeu dangereux. S'il s'agit d'une manoeuvre délibérée afin de forcer le blocus et s'attaquer frontalement aux forces karsaises et ölanaises, c'est de la folie. Comme l'a rappelé le commissaire aux Armées Markar Avakian une telle attaque entraînerait un engrenage des alliances militaires qui n'est ni souhaitable ni souhaité, et aboutirait ni plus ni moins à un conflit global et mondial. En effet la Slézanie parviendrait peut-être, bien que difficilement, à obtenir le soutien de ses alliés qui s'attaquent déjà lâchement à la Ligue de Lébira. L'U.R.P.Ö et le royaume de Kars pourraient compter non seulement sur leurs alliés de la Ligue Islamique Mondiale que sont le Saog et le Karmalistan mais aussi, via cette agression contre l'Ölan, des pays-frères socialistes que sont le Westrait, le Gandhari et le Bykova.

Le monde retient son souffle, son avenir est entre les mains de Bolków.
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