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Posté : sam. janv. 18, 2020 9:54 am
par Cyrus
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Fujihara, seule au sommet.[/center]
23 Février 2041
[justify]Depuis maintenant presque deux mois, le Teikoku est dépourvu de gouvernement: pas de Premier Ministre au Kantei, pas de Ministre des Affaires étrangères dans la Rue Kokusai, pas même de maires à Subarashî, Hantô ou Midoriyama. De tous les hauts dignitaires politiques du pays, une seule est restée en place à travers la crise: Yukio Fujihara, Présidente de la République. Elue en 2038 par le Conseil de la République, Fujihara est la première femme à avoir accédé au poste de Présidente de la République. L'une des politiciennes les plus influentes du PTR, Fujihara était pressentie comme l'un des candidats les plus probables à la présidence, et était très appréciée à son arrivée au pouvoir, en particulier dans sa région natale de l'Inishie, particulièrement à Kyûshingai et Hantô, sa ville natale. Cependant, après deux ans d'une présidence sans histoires remplie de devoirs cérémoniels, Fujihara doit désormais faire face à la pire crise politique de l'histoire du pays: son Premier Ministre a été destitué, et le remplacement qu'elle a nommé refusé par la Diète, menant à une scission de son propre parti. Dans ce contexte, la popularité initiale du la Présidente a fondu comme neige au soleil depuis Janvier, passant sous la barre des 20%, puisque sa nomination du centriste Ikarashi est vue par beaucoup comme l'événement qui a déclenché la crise politique actuelle.
Malgré tout, la Présidente n'en démord pas: la sortie de crise reste possible, par la création d'une grande coalition, si elle arrive à négocier avec les Travaillistes Radicaux pour reformer un PTR unifié et finir la fronde qui a divisé en deux l'ancien et prestigieux parti majeur de la gauche Teiko. Dans un discours télévisé avant-hier, la Présidente a réitéré qu'elle n'appellerait à des élections anticipées qu'en tout dernier recours, estimant que cette procédure entérinerait la fin du PTR pour de bon et ne ferait q'embourber de plus en plus le pays dans la crise. Cependant, nous sommes dans ce cas obligés de nous demander: de quels autres recours dispose la Présidente? Le service public du pays est dans la rue, et le Teikoku entier paralysé. La dernière tentative de nommer un Premier Ministre a eu lieu fin Décembre, et depuis il semble que le Palais Présidentiel soit le lieu de réunions incessantes avec des dignitaires de tous les principaux partis politiques du pays, mais ces négociations ne semblent apporter aucune sortie de crise.
Depuis le Nouvel An, la Présidente n'est sortie que trois fois du palais présidentiel: en tout début d'année pour prier à la nouvelle année à un sanctuaire Shinto, puis le 10 et le 11 Février, afin d'organiser puis de participer aux funérailles du Président Murai. Depuis, la Présidente est enfermée dans son palais, et pour cause: lors de sa dernière sortie, elle fut frappée par un oeuf lancé par un manifestant, et depuis, l'intensité de la contestation n'a fait qu'augmenter, avec des événements tels que l'incendie de la mairie de Midoriyama. Incapable de se présenter devant ses citoyens, incapable de trouver une sortie de crise, incapable de mener le pays dans une direction cohérente, Yukio Fujihara reste malgré tout seule au gouvernail, dans un pays à la dérive depuis deux mois.[/justify]
Posté : dim. janv. 19, 2020 9:20 pm
par Cyrus
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Le port de Kashoku, l'une des plaques tournantes du marché noir Teiko.
Avec la grève des autorités portuaires, la contrebande s'intensifie.[/center]
27 Février 2041
[justify]Depuis une semaine, les douaniers du Teikoku se sont mis en grève avec le reste du service public, tandis que les garde-côtes font une grève du zèle en refusant de performer leur travail. Si l'on peut s'inquiéter du danger que représentent des ports complètement ouverts pour la sécurité du Teikoku, cet arrêt total de la surveillance profite fortement à un pan de la société: les clans Yakuza, pratiquant pratiquement au grand jour leur contrebande de produits illicites dans tous les ports du Teikoku où la sécurité minimale leur permet de charger librement dans leurs camions des cargaisons entières de drogues venues de Dorimarie ou de Ventélie, d'armes venues du Caeturia ou encore du traffic humain, que ce soit à travers de la prostitution ou de l'immigration clandestine (les deux se confondant souvent).
Nous avons pu prendre contact avec un spécialiste du crime organisé Teiko, qui a décidé de garder l'anonymat, afin de nous exposer la situation actuelle des Yakuzas Teikos, ainsi que les opportunités dont ils pouvaient profiter grâce à l'arrêt total du gouvernement et la complaisance des grandes entreprises:[/justify]
[center][url=https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/19/image8139b6c018811dc2.png][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/19/image49ae5febf7b97e85.png[/img][/url]
Une carte des clans Yakuza du Teikoku. Cliquez pour agrandir.[/center]
[justify]"On considère généralement qu'au Teikoku, il existe 9 grands groupes de Yakuza, chacun avec leurs zones d'influence et secteur d'activité au sein de l'économie Teiko. A cela viennent s'ajouter une branche séparatiste ainsi que deux organisations criminelles qui ne sont pas à strictement parler des Yakuza, mais s'intègrent néanmoins dans le milieu de la pègre Teiko.
Les deux clans traditionnellement les plus puissants du Teikoku sont sans nul doute le Uematsu-Rengo, basé à Subarashî, et le Yamaguchi-Kai de Hantô. Le premier, qui contrôle le Sud-Ouest de l'île d'Ôkinahi et la région de Dorai dans le Sôgankyô, est le plus vieux et le plus prestigieux, si je peux m'exprimer ainsi, des clans Yakuza. Ses activités traditionnelles reposent principaement sur l'extorsion, et tous les commerçants de la région vous diront qu'ils doivent verser régulièrement de l'argent aux Uematsu sous peine de voir leurs échoppes saccagées. Ce sont aussi eux qui ont inventé le sôkaiya, qui est utilisé par plusieurs autres clans: En échange de vastes sommes d'argent de la part de grandes entreprises, le clan Uematsu achète un nombre d'actions suffisant pour siéger à leur conseil d'administration, et leur présence suffit souvent à étouffer les contestations que les éventuels actionnaires pourraient avoir. Gyôkai, notamment, a été accusé dans les années 2020 d'avoir eu recours à cette pratique. Ils semblent avoir peu profité des grèves cependant, ne pouvant pratiquer l'extorsion sur des commerces fermés. Leur guerre de clan avec la branche sécessionniste Homono-Uematsu-Shi à Kamoyama et Shiroikazan pose de plus de gros problèmes à ce clan qui les empêche de profiter des opportunités qui s'offrent à eux.
Le second de ces grands clan, le Yamaguchi-Kai, est quand à lui basé à Hantô, la troisième ville du pays, et contrôle globalement le Nord de l'Inishie, les villes du Nord-est du Sagaku ainsi que la zone urbaine du Nishi. Non seulement le Yamaguchi-Gumi est profondément lié au monde de l'entreprise à Hantô, les façades légitimes de leur organisation ayant leurs entrées aux conseils d'administration de toutes les entreprises de la ville, y compris HZZ, mais s'occupent surtout du trafic de contrebande, passant par les immenses complexes portuaires de Hantô et Gyôko pour importer leurs marchandises, notamment la drogue, dans le pays. On estime qu'entre un tiers et la moitié des drogues Teiko ont transité par le port de Hantô. Ils sont aussi très présents dans le domaine du jeu. On dit souvent que la HZZ a le monopole des casinos et le quasi monopole du pachinko dans le pays, mais en réalité, si sur le papier la HZZ possède ces établissements, ils sont souvent administrés par le Yamaguchi-Kai, particulièrement à Hantô.
L'autre clan ayant largement profité de la facilitation de la contrebande est le Tao-Kai, un clan de second rang basé à Kashoku et contrôlant une partie de la côte Sud de l'Ôkinahi. Le Tao-Kai est un clan relativement sédentaire, ne cherchant pas à s'étendre au-delà de son territoire et préférant même vendre sa marchandise au Uematsu-Rengo que de se tailler une part de marché à Subarashî. Cependant, le port de Kashoku est l'un des plus grands du pays, et le trafic de drogues, surtout de cocaïne et de cannabis venus d'Oroverdie, profite énormément à ce clan.
Le clan Asan-Shi et le Aware-Gumi, les deux autres clans basés sur l'île d'Ôkinahi, n'ont pas autant profité des récents événements. Le Aware-Gumi pourrait même en être affecté négativement, puisque son fond de commerce est l'extorsion, qui comme nous l'avons expliqué, devient plus difficile à pratiquer quand la moitié des commerces sont fermés. De plus, ce clan est impliqué dans une guerre territoriale avec le Funano-Gumi venu du Heion, pour le contrôle de la ville de Kyûshingai. De son côté, le Asan-shi est un clan dont le fond de commerce est principalement la prostitution et l'usure, deux activités qui ne sont pas très fortement impactées par les événements récents.
En dehors de l'Ôkinahi, on trouve encore trois clans avec des degrés de succès variables: le plus puissant, le Kimyô-Irezumi-Kai, n'est pas celui qui profite le plus des événements récents: ce clan très jeune, formé de l'union des trois anciens clans des îles Kiymô au cours des années 2020, a le contrôle total sur les activités illégales des deux îles du Nord, y compris le trafic de drogues et d'armes, mais celui-ci est faible comparé à l'île d'Ôkinahi: leurs activités principales reposent sur les paris sportifs, l'extorsion, et la pornographie: le Kimyô-Irezumi-Kai produit un tiers de la pornographie Teiko et fait circuler illégalement plus de la moitié de la pornographie non-censurée, illégale, du pays. Des activités qui ne sont pas franchement affectées par l'essor de la contrbande, surtout dans les îles relativement périphériques du Kimyô.
Le Hasaki-Rengo est l'un des plus vieux clans du Teikoku, une scission du Uematsu-Rengo datant du XIXème Siècle, et ayant le contrôle de la majorité de l'île du Kouma. Fortement impliqués dans le traffic de drogues, d'armes et d'humains, le Hasaki-Rengo a la réputation d'être le clan le plus violent du Teikoku, n'hésitant pas à racketter les touristes qui s'aventureraient dans les quelques quartiers peu recommandables de Midoriyama en particulier. Relativement sur le déclin du fait de l'essor des mafias étrangères sur leur île, le Hasaki-Rengo profite cependant fortement de l'augmentation de la contrebande, en particulier car la ville de Midoriyama est la plus touchée par les grèves du Teikoku, et qu'en l'absence d'autorité publique, il semble que le Hasaki-Rengo fasse régner sa loi sur des quartiers entiers de la quatrième ville du pays.
Le dernier clan, le Funano-Gumi, est un peu spécial: son organisation est beaucoup plus décentralisée, et les chefs de secteur ont une autonomie très large face au "Père" du clan. Implanté principalement sur l'île du Heion, le clan s'est basé sur l'extorison, mais ujourd'hui ce sont plutôt des sortes de "mercenaires", engagées par les habitants de l'île pour résoudre leurs problèmes, en particulier en aidant à l'expropriation de mauvais locataires, ou en faisant pression sur les administrations pour faire avancer plus vite les procédures. Ce clan est aussi le plus expansionniste du Teikoku, ayant établi des branches à Shiroikazan et Kyûshingai, et étant entré en conflit avec le Uematsu-Rengo ainsi que le Aware-Gumi dans ces villes. Somme toute, la crise lui profite dans le sens où ce clan, déjà intimement lié à la vie quotidienne du Heion, peut faire du petit archipel on territoire propre en l'absence de forces de l'ordre pour contester leur expansion.
A cela viennent s'ajouter les deux mafias dites "étrangères", qui agissent sur le Kouma et le Sôgankyô. La plus puissante des deux, la Jûkija No Musuko, trouve ses racines dans les chrétiens clandestins du Shôgunat Keido, et sont principalement impliqués dans des trafics de drogues en provenance d'Olgarie ou de Dytolie, des continents avec lesquels cette mafia a de nombreux liens du fait de ses racines catholiques; Son principal opposant, le Chôson-Kyôdai, est quand à lui à l'origine un groupe d'immigrés Posunois, qui s'il inclut des Teikos désormais reste dominé par les minorités Posunoises de la région. Impliqué principalement dans l'extorsion et les traffics entre le Teikoku et la Ventélie, cette mafia est la moins puissante de toutes les organisations criminelles majeures du pays.
Somme toute, nous pouvons considérer deux types de gagnants à la situation actuelle d'absence de maintien de l'ordre: les clans gagnants économiquement, notamment le Yamaguchi-Kai, le Tao-Kai et le Hasaki-Rengo, qui enregistrent des profits records du fait de l'augmentation de la contrebande, et donc de l'augmentation des profits de leurs activités économiques liées à la contrebande. L'autre type de gagnants est celui des clans gagnants territorialement: on y retrouve le Funano-Gumi ainsi que, encore une fois, le Hasaki-Rengo. Ces deux clans profitent du manque d'ordre pour asseoir de plus en plus leur contrôle sur des pans de plus en plus larges de la société, créant des "états dans l'état" où l'autorité du Teikoku pourrait n'être, à terme, plus que nominale."[/justify]
Posté : jeu. janv. 23, 2020 5:30 pm
par Cyrus
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Alerte Météo: Le Typhon Daichi se dirige vers le Teikoku.[/center]
9 Mars 2041
[justify]Alerte d'urgence
Le supertyphon Daichi, de catégorie 5, situé actuellement au Sud-Est du Teikoku, se dirige actuellement vers l'archipel à une vitesse lente. Les vents autour de l'oeil du typhon sont d'une vitesse de 340 kilomètres par heure, les plus rapides jamais enregistrés pour un Typhon dans l'hémisphère Nord Néchinésien. Au vu de sa vitesse de déplacement, le typhon devrait atteindre le Teikoku dans la journée du 10 mars, et mettrait environ 24 heures avant de dépasser l'archipel. Les précipitations pourraient s'élever à plus d'un mètre d'eau en 24 heures dans certaines régions du pays.
Les vents étant capables de déraciner les arbres et d'emporter des voitures, nous conseillons vivement à tous les Teikos de se réfugier chez eux, si possible dans un souterrain dans le cas où la tempête détruirait les bâtiments à la surface. Nus suggérons vivement à tous les résidents de la côte, en particulier dans les régions du Heion, de l'Inishie et du Kimyô, de gagner des refuges afin d'éviter les vagues. Le risque d'inondations liées à la mer est moyen dans la région du Kouma, élevé dans les régions du Nishi, du Sôgankyô, du Sagaku et du Sentâ, et critique dans les régions de l'Inishie, du Kimô et du Heion.
Nous recommandons de faire de même pour tous les résidents proches d'un cours d'eau, le risque de crue de tous les princiaux cours d'eau du Teikoku étant jugé élevé dans leur portion la plus basse, à l'exception du fleuve Mae passant par Kyûshingai et Hantô, ainsi que l'embouchure des fleuves Kingawa et Saegawa dans la métropole de Subarashî dont le risque de crue est jugé critique.
[center][url=https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/23/imaged137b82b7ab98192.png][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/23/imageb1f3154ebdc04584.png[/img][/url]
Une carte des risques d'inondation. cliquez pour agrandir.[/center]
L'oeil du typhon est prévu pour passer au-dessus de la ville de Ryôkutô dans le Heion, avant de continuer vers le Nord-Est, passant dans les alentours de Hantô. Ensuite, l'oeil devrait dévier plus vers le Nord, passant dans le Détroit de Kanmei, entre Kasai et Hyôzan dans la région du Kimyô. le Typhon devrait par la suite continuer vers le Nord, avant de perdre en intensité. Il est à noter que du fait de sa largeur, les perturbations extérieures du typhon toucheront Midoriyama pendant que Daichi passe au-dessus du Heion. Ainsi, même si la côte Sud semble épargnée par le pire de la tempête, elle subira tout de même de fortes intempéries et des vents dépassant les 200 kilomètres par heure.
Daichi est le premier typhon de la saison 2041 des tempêtes tropicales Nord-Néchinésiennes. Il est le plus puissant typhon jamais enregistré dans la région, et le deuxième plus large après le typhon Tama de 1994. Il est prévu qu'il soit aussi le typhon le plus coûteux de l'histoire du Teikoku quand aux dommages à réparer après son passage.
Fin de l'alerte d'urgence[/justify]
Posté : ven. janv. 24, 2020 3:39 pm
par Cyrus
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Après le passage du typhon Daichi, les dommages sont "incalculables".[/center]
12 Mars 2041
[justify]Partout dans le pays, les Teikos se relèvent péniblement du passage du typhon Daichi qui a frappé l'archipel hier. Alors que les communications sont lentement rétablies avec les parties les plus isolées du pays, la réalité est la suivante: les dommages du typhons sont d'ores et déjà immenses, et pourraient devenir catastrophiques dans certaines régions sans une intervention immédiate. Battant toutes les prévisions et tous les records, la monstrueuse tempête a déraciné des arbres avec des vents approchant des 400 kilomètres par heure au plus fort de la tempête, soufflant les maisons, déracinant les arbres et brisant les ponts. Dans certains endroits touchés par la pluie, plus d'un mètre cinquante d'eau est tombée (voire plus de deux mètres dans l'Heion et l'Inishie) en moins de vingt-quatre heures. Tous les cours d'eau du pays ont débordé, certains de manière catastrophiques, et de nombreux lieux sont inaccessibles par les moyens de transport normaux. Compilé ici est un bilan général des dommages, par région:
Région de l'Inishie
Située sur le chemin de l'oeil du typhon, la région de l'Inishie a été l'une des plus durement touchées par le typhon. Les assertions préliminaires de dommages sont terribles: la plupart des villes côtières ont subi une inondation, ainsi que toute la vallée du Mae, noyant sous près d'un mètre d'eau la ville de Kyûshingai, et de un mètre à deux mètres et demie selon les quartiers de la métropole portuaire de Hantô. Les villes de Gyôko, Jiden, O-Machi et Wakayama ont elles aussi été durement touchées, ainsi que l'agglomération de Shikahei, même si la ville elle-même a été largement épargnée. On estime qu'actuellement, la moitié des habitants de l'Inishie, dont deux tiers des onze millions d'habitants de la vallée de Mae, sont privés d'électricité. Les autoroutes du Nord de la région ont de plus toutes été coupées par les eaux, et les ponts détruits par le vent, rendant la communication difficile. La situation alimentaire et hygiénique de la troisième et de la sixième métropoles du pays, Hantô et Kyûshingai, pourrait devenir critique dans les prochains jours.
On estime que près de huit habitants sur dix de l'Inishie, soit douze millions de personnes, ont été fortement touchées par le typhon. Environ un cinquième des bâtiments de la région ont été détruits, surtout dans le Nord. Les estimation préliminaires envisagent dans l'Inishie au moins 5 000 morts au bas mot, mais les chiffres se préciseront, et augmenteront sans doute, dans les jours à venir
Région du Heion
De toutes les régions du Teikoku, le Heion a été la plus gravement touchée, et celle étant la plus difficile à atteindre désormais. L'oeil du typhon étant passé au-dessus du petit archipel, celui-ci a été dans son entièreté affecté au moins aussi durement que la côte nord de l'Inishie. Les reports initiaux sont confus, mais parlent d'inondations dans tous les centres urbains de la région, et d'une infrastructure électrique détruite à quasiment 100%, presque aucun foyer Heionais n'ayant actuellement accès à l'électricité. De toutes les villes de la région, Ryôkutô semble avoir été la plus durement touchée, entièrement noyée sous les eaux et avec près d'un bâtiment sur trois démoli ou fragilisé. Les îles du Heion étant relativement isolées par rapport au reste du pays, y acheminer les provisions et services nécessaires risque d'être extrêmement difficile, d'autant que les ports de Ryôkutô et Akayama, les deux principales villes de la région, sont complètement inutilisables.
On estime que quatre-vingt-quinze habitants sur cent du Heion ont été gravement affectés par le typhon. Les estimations préliminaires parlent d'au moins 8 000 morts, mais le chiffre risque d'augmenter drastiquement dans les prochains jours à mesure que les estimations se préciseront.
Région du Kouma
A l'inverse, la région du Kouma a clairement été la moins impactée par le typhon. Si Midoriyama et Sunano ont été touchées par des inondations, les vents étaient bien plus faibles dans cette région que dans le reste du Teikoku, et les dommages moindres. L'électricité n'a pas été coupée dans la majorité de la région (à l'exception de quelques villes côtières, pour lesquelles le courant a vite été rétabli). Seuls quelques vieux bâtiment ont été détruits par les eaux, et la situation semble sous contrôle dans la région.
Les estimations préliminaires ne font état d'aucun mort, mais de quelques centaines de blessés dont environ une centaines de blessés graves, pour le moment. Environ un habitant sur cent a été gravement touché par le typhon.
Région du Kimyô
Après le Heion et l'Inishie, le Kimyô fut la région la plus touchée par le typhon, particulièrement dans le détroit de Kanmei séparant les deux îles de la région: les forts vents ont provoqué de terribles vagues dans les côtes des deux îles donnant sur le détroit. Il semblerait que la quasi-totalité du réseau électrique d'Akaishima, l'île orientale, ait été coupé, ainsi que 75% du réseau électrique d'Aoishima, l'île orientale. Kasai et Hyôzan, les deux plus grandes villes de la région, ont aussi été les deux plus durement touchées, avec près d'un mètre d'eau dans les rues de chacune. De plus, de nombreux bâtiments ont été rasés par les eaux et le vent. L'impossibilité de rentrer dans les ports principaux des deux îles, ainsi que le fait que les ports Ôkinahiotes les plus proches, Yamano, Gyôko et Hantô, aient été inondés, rend difficile l'acheminement de vivres vers les îles. La situation, en particulier sur Akaishima, la plus touchée des deux îles, a le potentiel de devenir critique si aucune action n'est prise.
Les estimations préliminaires font état d'environ 4 000 morts, un chiffre qui augmentera sans doute au cours des prochains jours. Près de huit habitants sur dix ont été gravement touchés par le typhon.
Région du Nishi
La région du Nishi, tout au Nord-Ouest du pays, a été sévèrement touchée mais n'est pas dans un état critique: Si les inondations sont conséquentes, les routes semblent toujours fonctionner, tout comme deux tiers du réseau électrique. Si la plus grande ville de la région, Maruyama, a été gravement touchée et inondée, l'autre métropole du Nishi, Fukugawa, a été relativement épargnée et devrait pouvoir réouvrir son port dans les 24 à 48 prochaines heures. Ainsi, si la situation est encore tendue, particulièrement au Nord de l'île, elle n'est pas aussi critique que dans d'autres régions.
On estime qu'un Nishien sur deux a été gravement touché par le typhon. Les estimations préliminaires font état d'environ 250 morts, principalement dans la ville de Maruyama.
Région du Sagaku
Le Sagaku est divisé en deux quand aux dommages: le Nord, surtout Yamano mais aussi dans une moindre mesure Ôji, a été très gravement touché, presque autant que l'Inishie. Les autoroutes du Nord sont coupées, ainsi que les ports et une large part de l'infrastructure électrique. Le Sud et le Centre de la région s'en sortent mieux, et font partie avec le Kouma des zones les moins touchées du pays: la ville de Shiroikazan est la plus grande ville du Teikoku a n'avoir subi aucun dommage sérieux, et Kanshô, la capitale de la région, devrait être de retour à la normale dans les trois prochains jours.
On estime qu'un Sagakunien sur deux a été gravement touché par le typhon, presque exclusivement dans le Nord. Les estimations font état d'environ 1 500 morts, presque tous à Yamano ou bien près de l'Inishie. Il est probable que ce chiffre augmente, surtout sur la côte Nord sinistrée.
Région du Sentâ
Région la plus peuplée du Teikoku, le Sentâ a été durement touchée par le typhon: les quartiers proches de la côte ou du fleuve Kingawa de Subarashî (autrement dit environ les trois quarts de la ville) ainsi que la métropole entière de Sakawan ont été inondées, et sont entièrement impraticables par les véhicules routiers pendant au moins vingt-quatre heures, laissant vingt millions de Teikos sans possibilité de quitter des bâtiments parfois gravement touchés par les intempéries. Les autres villes côtières de la région, Kumoyama et Kashoku, ne s'en sortent guère mieux, en grande partie inondées elles aussi. La majeure partie de la métropole Subarashîote est privée d'électricité, et les ravitaillements aériens sont impossibles, l'aéroport de Subarashî ayant été inondé par les eaux de la Kingawa.
Les estimations préliminaires font état de 5 000 morts, mais ce chiffre pourrait bien drastiquement augmenter si aucune action n'est prise, d'autant que des gangs auraient d'ores et déjà commencé à piller les magasins de la capitale. On estime que 9 Sentâites sur 10 ont été gravement touchés par le typhon.
Région du Sôgankyô
Enfin, la région du Sôgankyô, tout comme le Nishi et le Kouma, a été relativement peu touchée. Shio, Dorai et Makashima ont été largement épargnées, et seule Kurojo a subi des inondations un tant soit peu conséquentes, avec environ trente centimètres d'eau dans les rues. Les infrastructures électriques et portuaires ont pour la majeure partie tenu le coup, et le Sôgankyô semble en bon état comparé à d'autres régions du Teikoku, un retour à la normale étant estimé pour les prochaines vingt-quatre heures.
Une estimation préliminaire fait état de 30 morts à peine, ainsi que 2 000 blessés environ. Il est peu probable que ces estimations augmentent. A peine un Sôgankyôite sur dix a été gravement touché par le typhon.
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Pour conclure, une large partie du Teikoku a été dévastée par le monstrueux typhon Daichi, le plus puissant qu'ai subi le pays. Les estimations préliminaires font état de près de 23 000 morts dans les conséquences immédiates du typhon, mais en l'absence de coordination des autorités publiques, prises de court à cause de la grève générale, et au vu de la difficulté à ravitailler plusieurs régions du Teikoku, ce chiffre pourrait drastiquement augmenter dans les prochains jours. Des scénarios pessimistes prévoient jusque 100 000 morts en conséquence du typhon si la situation n'est pas rapidement mise sous contrôle, mais même les scénarios les plus optimistes envisagent que le nombre de morts pourrait pratiquement doubler, atteignant les 40 000 morts, d'ici la fin du mois.
Aucune estimation précise ne permet d'évaluer la quantité de dommages à réparer, et pour de nombreux spécialistes, les dommages sont "incalculables". Le Teikoku pourrait mettre jusqu'à une décennie pour pleinement se remettre du typhon Daichi, pour certains.[/justify]
Posté : sam. janv. 25, 2020 1:59 pm
par Cyrus
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Des employés de Nomura patrouillent une ville inondée dans le Sagaku
Alors que les pouvoirs publics sont complètement dépassés, les grandes corporations viennent en aide aux populations sinistrées.[/center]
14 Mars 2041
[justify]Il est de plus en plus évident que du fait de la grève et des dissensions politiques au sein de la classe politicienne Teiko, aucune administration n'était prête à faire face au supertyphon Daichi ni à aider les populations sinistrées à la suite de la catastrophe. Dans la région du Heion, la plus gravement touchée par le typhon, en l'absence d'un gouvernement régional, il n'a fallu pas moins de 27 heures avant que les pouvoirs publics commencent à réagir, avec la nomination d'urgence d'un Président de Région par les quelques membres du conseil régional joignables via Internet. Cependant, même avec un exécutif, la région n'a pas su gérer la crise, incapable de mobiliser ses agents afin d'effectuer une évaluation des dégâts, et laissant près de 90% de la région non soutenue, ne se concentrant que sur les abords immédiats d'Akayama, la capitale régionale. De même, dans l'Inishie, le conseil régional débattait encore de la marche à suivre dans la salle de réunion du Parlement de Région, au sous-sol, lorsque celui-ci fut inondé quand ses portes furent forcées par l'eau qui débordait du fleuve Mae voisin, noyant 95 politiciens sur les 131 présents au moment de la réunion. Enfin, trois représentants régionaux du parti PPT se sont donnés la mort en voyant les dégâts causés à la ville de Subarashî par le typhon, se jetant du haut de la mairie de la capitale, ayant préféré la mort à la honte d'être accusés d'avoir aggravé la terrible catastrophe.
Face à des pouvoirs publics totalement dépassés, d'autres acteurs se sont cependant organisés afin d'éviter un bilan humain trop lourd. En premier lieu, les entreprises du Consortium Chikkai, coordonnées grâce à la mise en place d'un QG de crise dans la ville de Shiroikazan, plus grande ville Teiko épargnée par les inondations, ont détourné une large partie de leurs ressources afin d'aider ceux que les gouvernements locaux avaient abandonné: Nomura et Zôkukanonaken ont ainsi envoyé en mission leurs employés afin de conduire des missions de sauvetage dans les zones les plus gravement sinistrées, fournissant de la nourriture et de l'eau potable à ceux qui depuis trois jours vivaient sur leurs maigres réserves. Dans la ville de Kasai, c'est ainsi plusieurs milliers de personnes, réfugiées sur les toits ou dans les hauteurs de la ville, qui ont été secourues et amenées à des camps temporaires, le temps que la ville soit asséchée et nettoyée des débris. La flotte d'hélicoptères de Air Nechinesia a grandement aidé à ces opérations de sauvetage, transportant des provisions parfois vitales dans des lieux reculés et parfois sans autres moyens de communication avec le monde extérieur que la 4G.
En second lieu, un autre groupe, encore moins orthodoxe est venu au secours de certaines populations: les clans Yakuza, qui ne souhaitent sans doute pas voir leur fond de commerce disparaître. Dans les villes de Subarashî et Hantô, les brutes des clans Uematsu-Rengo et Yamaguchi-Kai ont ainsi respect leur promesse: tous les commerces leur payant de l'argent pour leur protection (autrement dit la majeure partie des commerces de ces métropoles) sont protégés des pillards par des mafieux endurcis, qui paradoxalement aident à maintenir l'ordre. Dans le Heion, où même les corporations ont du mal à se rendre, ce sont les Yakuza du clan Funano-Gumi qui ont organisé certaines opérations de sauvetage et de rationnement et distribution de l'eau et de la nourriture, profitant de leur expérience de trafiquants pour accoster leurs bateaux, d'habitude transportant de la drogue mais maintenant pleins à craquer de sacs de riz, dans des conditions difficiles et dans des lieux parfois reculés de l'île.
Face à l'urgence, les deux groupes collaborent, en particulier dans la ville de Hantô, qui en l'absence de toute autorité publique est de facto sous le contrôle de la Hantô Zeigen Zaibatsu et du clan Yamaguchi-Kai, les premiers aidant les populations sinistrée, et les seconds maintenant l'ordre. De même à Subarashî, le clan Uematsu-Rengo collabore dans certains quartiers avec les équipes de Ureshii Gohan et Nomura Holdings pour maintenir un semblant d'ordre social, assistés par de nombreux policiers grévistes effectuant bénévolement leur travail côte à côte avec les criminels qu'ils traquaient toute leur carrière. Seul maillon manquant à cette longue chaîne de coopération de nombreux acteurs de la société, les pouvoir publics sont, partout dans le Teikoku, complètement dépassés par l'ampleur de la catastrophe. Les bâtiments des administrations publiques sont vides, parfois détruits, et nul ne sait ce qui se passe au sein du Palais Présidentiel, barricadé et inaccessible depuis trois jours maintenant. [/justify]
Posté : dim. janv. 26, 2020 4:37 pm
par Cyrus
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Une milice de HZZ patrouille un quartier ravagé de Ryôkutô.
Lentement mais sûrement la vie reprend son cours, sous l'égide de l'ANEC.[/center]
18 Mars 2041
[justify]Cela fait maintenant une semaine que le cataclysmique supertyhpon Daichi a ravagé le Teikoku, en partie sa moitié Est. Dans la majeure partie des zones sinistrées, l'eau est largement partie, aidée par une vague de chaleur bienvenue, et l'ampleur réelle des dégâts, cachés par les eaux boueuses, se montre enfin. Dans certaines villes, les dommages sont moins pires que prévus: à Hantô et Subarashî, les bâtiments modernes, aux normes de sécurité, ont mieux supporté l'eau que l'on pouvait le croire, et dans certains quartiers, la vie a d'ores et déjà repris plus ou moins son cours: à vélo, des travailleurs se rendent dans les immeubles de Kabushikigaishia ou de Dôton qui sont pour certains déjà opérationnels, portant des masques chirurgicaux pour éviter les infections que l'on peut trouver dans les plans d'eau stagnante qui parsèment encore les métropoles. Par endroits, les dommages sont parfois pires que ce à quoi on s'attendait: Dans la ville d'Akayama et les vieux quartiers de Kyûshingai, les bâtiments en bois ont pour la plupart complètement pourri, rendant inutilisables des milliers de bâtiments de prime abord épargnés. Dans ces villes, d'intenses efforts de reconstruction ont été mis en place, commençant par les deux infrastructures vitales à avoir été affectées: le réseau électrique et les routes. Partout dans l'Est du pays, des chantiers sont en place dans les zones sinistrées, réparant des réseaux électriques, déblayant des routes, évacuant des débris.
Et, dans toutes ces situations, que ce soit les grandes villes où l'ordre a été maintenu, ou bien les zones gravement touchées qui reprennent lentement contact avec le reste du pays par la reconstruction de l'infrastructure, un thème commun: les pouvoirs publics sont aux abonnés absents. Dépassés par la crise, n'ayant pas su mobiliser leurs agents pour venir en aide à la population qu'elles sont censés aider, les administrations ont perdu la confiance du peuple, abandonné par les élus. A sa place, c'est un autre groupe qui lentement mais sûrement reconstruit le Teikoku, et par la même s'impose comme le nouveau détenteur de la confiance des Teikos, et le nouveau symbole du maintien de l'ordre dans un pays abandonné par ses gouvernants: les entreprises du Consortium Chikkai. Les ouvriers réparant les routes sont en théorie dans l'illégalité, n'ayant été mandatés par aucun pouvoir public, mais ces employés de Zôkukanonaken, ou d'autres groupes du bâtiment, réparent tout de même les routes du pays, reconnectant le Teikoku; Les distributions de nourriture ne sont pas faites par des agents publics, mais par des employés d'Ureshii Gohan et Hiei Mizu; L'ordre n'est pas maintenu par les forces de police, mais par des milices privées, appartenant à la HZZ mais aussi dans certaines régions aux clans de Yakuza. A ces milices privées se sont joints de nombreux ex-policiers, désabusés par leur hiérarchie et ayant décidé de rejoindre ceux qui leur permettrait de protéger leur pays du mieux qu'ils le peuvent. Et tous ces efforts ne sont pas coordonnés par un gouvernement, ou une quelconque autorité publique, mais bien par un syndicat d'entreprises, l'ANEC, et en particulier par les administrateurs de Nomura Holdings, qui semble-t-il ont établi un véritable plan d'action afin de remettre sur pied le pays, assistés par l'aide matérielle et humaine précieuse que le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361935#p361935]Shinkyôko[/url] et le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361946#p361946]Kaihindo[/url] ont fournis, non pas au Teikoku mais bien directement à l'ANEC.
Avec le temps, les estimations des dégâts matériels et humains sont plus précis. Si les dommages matériels sont encore difficiles à calculer, la plupart des experts les placent entre 200 et 400 milliards de dollars (ou entre 21 et 43 billions de Ginkô). Les pertes humaines, elles, sont plus aisément quantifiables. Dans les deux premiers jours, les dégâts directs du typhon auraient fait aux alentours de 37 000 morts à travers le Teikoku, dont plus d'un tiers dans la région du Heion, ravagée par Daichi comme aucune autre. Par la suite, le manque de nourriture, les maladies, les blessures et autres facteurs ont fait grimper le chiffre à 65 000 morts en une semaine, ainsi que 12 000 portés disparus, un chiffre qui ne devrait pas énormément augmenter dans les jours à venir, les communications ayant été rétablies avec toutes les communes du pays. Si ce chiffre est terriblement élevé, pour beaucoup, la réactivité de l'ANEC a permis qu'il ne soit pas pire encore, en particulier au vu de l'inaction des pouvoirs publics.
Malgré tout, quelques hommes politiques ont tenté de reprendre le travail: environ 300 Représentants et Conseillers se sont rendus à la Diète aujourd'hui, pour voir leurs voitures caillassées et le bâtiment occupé par des manifestants qui les ont repoussés, leur hurlant que si le Teikoku avait été aussi gravement touché, la faute leur incombait entièrement. Des événements similaires se sont produits près des parlements régionaux du Sentâ, du Sagaku, du Kouma et du Kimyô, les politiciens ayant été repoussés par une foule en colère, et les milices privées Chikkai n'intervenant pas pour les défendre. Du côté de la Présidence, le Palais Présidentiel est quand à lui toujours fermé, et la Présidente Fujihara n'a fait aucune apparition, ni même donné signe de vie, depuis le 9 Mars, tandis que les portes du Palais sont verrouillées, et que rien n'y entre ni n'en sort.[/justify]
Posté : lun. janv. 27, 2020 6:28 pm
par Cyrus
[center][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/27/Chikkai-Morning-News.png[/img]
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"Le monde change, et notre pays doit changer avec lui."[/center]
21 Mars 2040
[justify]Il était sur tous les écrans de télévisions, tous les postes de radios, tous les ordinateurs et tous les smartphones. Pendant un quart d'heure, Takeo Komura, PDG de Nomura Holdings et Président de l'ANEC, a monopolisé plus tôt dans la journée tous les écrans du pays pour un discours lourd de sens et de conséquences. En ouverture, Komura attaqua l'inaction du monde politique Teiko, accusant les "inutiles dissensions partisanes causées uniquement par l'orgueil et l'ambition d'une classe politicarde nécrosée" d'avoir causé les problèmes qu'a rencontré le pays depuis maintenant trois mois, n'hésitant pas à accuser la classe politique d'avoir directement causé la mort de nombre de citoyens par leur inaction au moment du passage du typhon Daichi, ne faisant que répéter le sentiment qui se répand depuis une semaine au sein de la population. Komura déclara de plus que la classe politique "avait fait son temps", et qu'ils avaient échoué à maintenir l'ordre social, ainsi qu'à protéger les populations qui les ont élu. Pour Komura, la quasi-intégralité de l'effort de guérison et de reconstruction du pays n'est en effet pas le fait d'organismes publics, mais bien des grands groupes du privé.
Par la suite, le président de l'ALEC émit un constat qui, s'il apparaît simple, voire évident à ceux qui vivent dans les zones sinistrées en particulier, est cependant lourd de sens: ce n'est pas que le monde politique qui a échoué face aux mouvements sociaux d'abord, puis au typhon Daichi, mais bien l'intégralité des administrations publiques. Nulle part dans le pays la police ne maintient l'ordre, et pour cause: depuis le passage du typhon, la plupart des policiers ont en effet rejoint les milices privées de la HZZ notamment, renouant avec leur vocation d'aider à maintenir l'ordre public à travers l'action d'une entreprise privée et non d'un organisme public comme la police. En l'absence d'une police ou d'une armée pour maintenir l'ordre, les véritables dépositaires de l'autorité sont donc, pour Komura, les entreprises qui maintiennent la loi via leurs milices et leurs "forces de sécurité privées", et au-dessus de celles-ci, le groupe qui coordonne les actions de ces entreprises, le Consortium Chikkai.
Ayant montré l'échec des pouvoirs publics à agir efficacement face à de nouveaux défis, Komura les a par la suite qualifiés de "vestiges poussiéreux d'un passé que nous nous devons de dépasser", appelant à la fin du régime des "politicards, confortablement installés dans leur positions, et ignorant allègrement les populations qui les ont élus." C'est à ce moment que Komura fit enfin une déclaration percutante, une qui certainement aura des répercussions sur l'histoire de notre pays, en déclarant qu'un tel gouvernement, qui abandonnait son peuple par orgueil, ne pouvait continuer. En tant que représentant du groupe maintenant l'ordre dans le pays actuellement, Komura appela en effet à la fin de la République du Teikoku telle que nous la connaissons, pour l'établissement d'un nouveau régime, dans lequel, selon lui, les gouvernants tout comme les gouvernés auraient un intérêt personnel dans le maintien de l'ordre et de l'état via un système semblable à celui de l'achat et de la vente d'actions, afin que l'intérêt financier personnel des dirigeants les aide à mettre de côté leur orgueil et à travailler pour le développement de l'état, qui leur rapporterait alors personnellement. Les citoyens dans ce système qualifié d' "Etat Actionnarial", ne sont pas en reste: par l'achat d'actions au sein de l'état, les citoyens auraient moyen de faire peser leur voix directement dans le processus décisionnel de l'état, et de récupérer une partie des bénéfices liés au développement du pays.
Arguant que le monde politique n'avait plus aucune légitimité pour s'opposer à ces changements, faits pour le bien du pays, Takeo Komura fit une dernière déclaration: le Teikoku se reposait encore sur des acquis de la période Impériale, celle où l'oppression des peuples et l'expansion militaire étaient les objectifs du régime. Si ces objectifs ont été abandonnés en 1949, l'orgueil des politiciens d'aujourd'hui, pour Komura, découlerait de leur continuité avec les politiciens de l'ère Impériale qui formaient une classe sociale à part et privilégiée. Pour marquer le coup de la rupture définitive avec un régime sclérosé, Komura fit donc une dernière annonce choc: en aucun cas le nom de "République du Teikoku" ne saurait être conservé, et le nouvel état mis en place par les forces de l'ANEC afin de protéger le peuple devra donc prendre un nouveau nom: celui d'Etat Chikkai.
Les réactions à cette annonce furent vives et instantanées: dans les rues de la capitale et de nombreuses grandes villes où l'ordre est maintenu par les forces de l'ANEC, les citoyens sont interloqués, confus, appréhensifs parfois, mais le sentiment qui semble dominer est l'espoir: celui d'une sortie de crise, celui d'un retour à la prospérité, celui d'un véritable changement dans un pays figé dans ses traditions pendant près d'un siècle. A la Diète, occupée par des manifestants anti-politiciens, l'atmosphère est à la liesse, les révoltés acclamant la fin de ce monde politique qu'ils haïssent. Et si certaines voix s'élèvent contre le nouvel Etat Chikkai, venant de quelques politiciens discrédités, elles sont bien faibles comparées à l'espoir qui renaît enfin dans les grandes villes meurtries du pays.[/justify]
Posté : mar. janv. 28, 2020 1:41 pm
par Cyrus
[center][img]https://i.imgur.com/tgDBNYh.png[/img]
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/image.png[/img]
L'avenir du pays se trouve dans "l'esprit d'entreprise", nous dit Komura. A-t-il vraiment raison?
Quand un nouveau système se met en place: "L'Etat Chikkai" reforme le pays à son image.[/center]
23 Mars 2041
[justify]Avant toute chose, permettez-nous, l'équipe de rédaction de ce journal, de préfacer cet article par une annonce importante: ceci sera le dernier article du Teikoku No Zenkoku Shinbun, du moins sous ce nom. En effet, dans ses premiers plans de réforme de l'état, le Consortium Chikkai qui semble avoir pris le contrôle du pays a décidé de privatiser de larges pans du service public (ceci sera développé dans l'article à suivre), incluant notamment le Teikoku no Zenkoku Simnbun, qui perd donc son rôle de journal neutre et financé publiquement qu'il possédait sous le Teikoku. Cependant, nous avons pu racheter la majorité des parts du journal, le gardant hors des mains des grands conglomérats. Désormais financés par les abonnements et la publicité (aussi minime que possible), notre journal prendra le nom de "Kinto Dokuritsu Shinbun", ou Kinto Independent Newspaper. En tant que l'un des rares groupes médiatiques à ne pas avoir des intérêts dans l'oligopole des médias qui forme part du Consortium Chikkai, nous nous promettons de vous délivrer une information neutre et non-biaisée. Nous vous remercions de votre attention, et espérons que vous apprécierez l'article à suivre.[/justify]
[center][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/image52599aa5c002d7cf.png[/img]
Le nouveau logo du Kinto Dokuritsu Shinbun, à partir d'aujourd'hui.[/center]
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[justify]Si formellement, le vieux monde politique n'a pas abandonné la lutte, déclarant le nouvel état Chikkai comme "un état voyou illégitime", force est de constater que leur parole n'a du poids que pour les quelques citoyens qui continuent encore de les écouter: l'ordre public est maintenu uniquement par les troupes de Chikkai, en particulier celles de la société HZZ, et les services à la population sont globalement passés sous le contrôle des grandes entreprises: les hôpitaux, qui avaient connus de graves problèmes de financement ces derniers mois, ont pour la plupart été rachetés par Nomura Life - Seimei Hoken, la compagnie d'assurance filiale de Nomura Holdings, tandis que les services publics d'eau, d'électricité mais aussi d'administration territoriales sont désormais occupés par des salariés du privé, ayant investi les bâtiments des anciennes administrations publiques afin de maintenir une continuité dans l'administration du pays. Dans les faits, que cela plaise ou non, le Chikkai a remplacé le Teikoku, dans un coup d'état sans effusions de sang et semble-t-il avec un soutien populaire conséquent.
Dès le premier jour du nouvel état, des groupes d'experts se sont réunis afin de former une "Commission Constitutionnelle", chargée d'élaborer la nouvelle Constitution de l'Etat Chikkai, et de créer un système stable sur lequel se basera le nouvel état, une tâche ardue quand le système en question est entièrement original, ne se reposant pas sur les acquis historiques de la politique. Si la tâche de la Commission n'a évidemment pas encore abouti, son objectif est évident: remodeler le pays, de fond en comble, afin de le faire correspondre aux souhaits de Komura, qui s'est lui-même sacré "Administrateur-Général de Transition de l'Etat Chikkai", en attendant l'officialisation de son poste après la ratification de la future Constitution. Et ces objectifs, semble-t-il, se résument en partie par une phrase simple: "faire table rase du passé". Le passé impérial Teiko en particulier, semble-t-il, puisque le Koi no Hata, drapeau adopté en 1949, et "Mado Kara Mieru", l'hymne adopté en 1966, sont tous deux conservés comme des symboles nationaux, tandis que les références au passé impérial, duquel la République, selon Komura, était la continuité, sont systématiquement effacés: le premier et plus évident est le nom du pays, changé en Chikkai, mais d'après la Commission Constitutionnelle, deux autres legs impériaux seront changés par la nouvelle Constitution: les régions, et le nom de la capitale du pays. En effet, les huit régions de la période Impériale seront remplacées par quarante-sept "Préfectures", des zones plus petites, dans lesquelles l'administration serait donc d'autant plus facile. La capitale, quand à elle, verrait son nom changer de "Subarashî", nom adopté à l'époque du Shôgunat Keido lorsque plusieurs villes de la région furent fusionnées en un seul domaine, et ayant gardé son nom jusqu'aujourd'hui. Afin de marquer le coup de la transition, la capitale verrait en effet changer son nom en "Kinto", un néologisme dérivé du fleuve traversant la ville, le Kingawa, auquel viendrait s'ajouter le suffixe "To", signifiant "Ville". Un remaniement en profondeur des collectivités territoriales du pays est donc à prévoir, et devrait constituer l'un des premiers volets de la politique de refonte du pays voulue par l'état Chikkai.
[center][url=https://pics.simpolitique.net/image/AKVp][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/28/Prefectures.md.png[/img][/url]
Une carte des futures préfectures du Chikkai, telles que proposées par la Commission Constitutionnelle.[/center]
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Posté : jeu. janv. 30, 2020 12:07 pm
par Cyrus
[center][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/27/Chikkai-Morning-News.png[/img]
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l'hélicoptère de Yukio Fujihara décollant de l'ancien Palais Présidentiel.
Alors que l'Etat Chikkai se consolide peu à peu, l'ancien monde politique disparaît.[/center]
29 Mars 2041
[justify]Alors que le travail de la Commission Constitutionnelle, chargée d'élaborer le futur document fondateur de l'Etat Chikkai bat son plein, l'ancien monde politique Teiko s'effondre peu à peu, dans différentes directions et de différentes manières: Hier, de l'activité a enfin été vue dans le Palais Présidentiel, après près de trois semaines durant lesquelles le complexe était fermé, et Yukio Fujihara entièrement silencieuse: dans l'après-midi, un hélicoptère décolla du Palais, avec sans doute à son bord l'ancienne Présidente du Teikoku désormais en fuite, partant à vitesse maximale vers l'Est, en direction de l'Olgarie. Si pour le moment nous ne pouvons faire que des conjectures, il semblerait probable que l'hélicoptère se soit dirigé vers le Westrait, pays qui entretenait de bonnes relations avec l'ancien gouvernement Travailliste. Plus surprenant encore est ce qui est arrivé au Palais Présidentiel lui-même: barricadé jusque tard dans la nuit après le départ de l'hélicoptère présidentiel, le palais vit ses portes s'ouvrir sur une scène de carnage: tous les anciens bâtiments qui constituaient le complexe dans lequel résidaient les Présidents, et avant eux les Empereurs du Teikoku, était en proie aux flammes qui dévoraient l'entièreté des bâtiments dans l'enceinte du palais.[/justify]
[center][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/30/image.png[/img]
Le palais présidentiel en proie aux flammes.[/center]
Eteint dans la matinée par une équipe de pompiers privés de la HZZ, tout semble à laisser penser que cet incendie était volontaire, afin de ne laisser aux nouvelles autorités de l'Etat Chikkai aucune documentation qui aurait appartenu à la Présidence. Aucun bâtiment n'a pu être sauvé, et le palais entier est actuellement en cendres, un bon symbole de la déliquescence totale de l'ancien appareil politique Chikkai. Si Fujihara est parvenue à quitter le pays disgraciée mais en vie, ce n'est cependant pas le cas de toutes les figures de proue de la politique Teiko: Keisuke Asai, ancienne figure de proue de l'opposition Démocrate au gouvernement Travailliste aurait, selon des rapports des forces du clan Yakuza Uematsu-Rengo qui maintient l'ordre dans la ville de Sakawan, assassiné alors qu'il cherchait à fuir le pays pour se rendre, semble-t-il, au Kishû. Son passeur l'aurait reconnu et abattu d'une balle dans la tête, le corps ayant été retrouvé le lendemain matin flottant dans le port de la ville. De même, Morhihiro Ikarashi, l'ancien Vice-Premier Ministre, est décédé avant-hier, a annoncé sa famille, de complications médicales liées aux blessures qu'il a subi dans l'écroulement de sa maison lors du typhon Daichi: s'il semblait dans un état stable,s es plaies se sont violemment infectées et il serait mort d'une septicémie, mais nous ne serons certains de rien avant l'autopsie qui sera réalisée par des médecins de Nomura Life - Seimei Hoken.
Si ces trois figures de proue de l'ancien monde politique Teiko ont quitté le pays en disgrâce ou bien sont décédées, de nombreux anciens politiciens sont toujours au large au sein du Chikkai: Suzuka Kichikawa, la leader Radicale, mène ainsi un groupe de militants à Sakawan et Kinto, opposés au nouveau régime de l'Etat Actionnarial et militant pour le retour de la République Teiko. Les anciennes figures de proue du gouvernement Démocrate-Libéral, Ishizuka et Fujino, ont quand a eux annoncé prendre leur retraite de la politique, annonçant qu'ils étaient d'accord avec les conclusions de l'Administrateur-Général Komura comme quoi la République avait fait son temps. Avec l'effondremement du monde politique Teiko, un seul obstacle, somme toute minime reste à ce que le Chikkai devienne un état à part entière: la reconnaissance internationale. L'Administrateur-Général Komura, et le Directeur des Affaires Internationales Kawatachi, ont cependant annoncé que des efforts de renouer des liens avec les pays amis, notamment le Shinkyôko, l'OCC mais aussi le Caeturia, seraient faits afin de garantir une transition paisible pour l'Etat Chikkai.
Posté : jeu. janv. 30, 2020 3:12 pm
par Cyrus
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La charte des droits élémentaires de l'Etat Chikkai, ou la naissance de l'état amoral.[/center]
30 Mars 2041
[justify]Il semblerait que la Commission Constitutionnelle a diligemment continué son travail d'élaboration des lois fondamentales de l'Etat Chikkai ces derniers jours, puisqu'une nouvelle publication a eu lieu, suivant la première sur la réorganisation territoriale du Chikkai. Cette fois-ci, ce sont les droits élémentaires des citoyens Chikkai qui ont été écrits par la Commission. Le raisonnement fourni par la Commission quand à la nature des droits accordés aux citoyens du pays est simple: "En aucun cas l'Etat Chikkai ne saurait interdire un acte car il contrevient uniquement à des règles de morale, changeante et subjective. Les seules interdictions sont celles d'actes de nature à porter préjudice direct à un autre être humain, ou à porter atteinte à sa propriété privée." En résulte une charte des droits particulière, et qui fera sûrement hausser les sourcils à l'international. Cependant, force est de constater deux choses quand à cette charte: elle respecte en touts points la philosophie qui a guidé la Commission Constitutionnelle, l'état ne se préoccupant en aucun cas de prôner une quelconque morale à travers les droits offerts aux citoyens. Et par la même, cette charte est peut-être l'une des plus permissives, sinon la plus permissive au monde, eu égard aux droits dont disposeraient les citoyens. La charte complète est disponible ci-dessous, et nous nous contenterons de commenter quelques-uns de ses aspects les plus originaux:[/justify]
[spoiler=Charte des droits][center]Majorité et nationalité
Majorité civile: 18 ans
La majorité civile Chikkai correspond notamment au droit de vote et de possessions d'actions de l'état, ainsi qu'à l'âge nécessaire pour se marier, et consommer de l'alcool et du tabac. Le permis de conduire est obtenu à cet âge.
Majorité judiciaire: 18 ans
La majorité judiciaire correspond à l'âge auquel les Chikkais sont jugés en tant qu'adultes, et donc peuvent être emprisonnés ou exécutés, notamment. Dans des cas particuliers (multiples homicides notamment), une peine adulte peut être requise envers un mineur de 15 ans ou plus.
Majorité sexuelle: 16 ans
La majorité sexuelle est définie comme l'âge auquel les Chikkais peuvent consentir librement à l'acte sexuel. Il est cependant à noter qu'une relation entre deux personnes mineures n'est presque jamais poursuivie, tant que la différence d'âge est faible, de même qu'entre des mineurs de plus de 14 ans et des majeurs sexuels de moins de 18 ans.
Service militaire: Non
Depuis 1967, le service militaire n'es plus obligatoire, dans l'optique de pacifier la nation Chikkai.
Droit de nationalité: Droit du sang et droit du sol
L'obtention de la nationalité Chikkai est automatique lorsque l'un des parents au moins est Chikkai. Toute personne née de parents étrangers sur le sol Chikkai peut prétendre à la nationalité Chikkai à son 18ème anniversaire, s'il a vécu plus de dix ans au Chikkai et y vit encore à ses 18 ans.
Droits fondamentaux
Liberté d'expression: garantie
La liberté d'expression au Chikkai est garantie, et très protégée. Le seul propos pouvant entraîner un recours devant la justice est la diffamation. Les propos racistes et le négationnisme, interdits sous la République, sont autorisés, mais mal vus par la société
Liberté de culte: garantie
Le Chikkai est officiellement un état laïc, et ne finance aucun culte, tout en laissant à ses citoyens le droit de pratiquer toute religion, ou bien aucune. Il est cependant à noter que les municipalités et les grandes entreprises peuvent quand à elles financer des lieux de culte, et qu'en conséquence les temples Bouddhistes et autels Shintos sont généralement mieux entretenus que d'autres lieux de culte.
Liberté de rassemblement: garantie
La liberté de rassemblement est garantie au Chikkai, mais tout rassemblement prévu de plus de 100 personnes doit être déclaré aux autorités locales, à titre informatif. Une manifestation ne peut en aucun cas être interdite, mais elle peut être encadrée par des forces de l'ordre.
Liberté d'association: garantie
La liberté d'association est garantie depuis 1914, et toute association doit simplement se déclarer auprès du Département de la Sécurité Intérieure pour officiellement exister.
Droit de grève: limité
Le droit de grève est en théorie garanti. Cependant, le fait de faire grève est un motif suffisant pour renvoyer un employé dans de nombreuses entreprises Chikkai.
Droit d'entreprendre: garanti
Le droit d'entreprendre est l'un des droits fondamentaux de la société Chikkai, très libérale. Garanti depuis l'ère Kindai, ce droit est l'un des plus anciens de l'histoire du pays.
Droits des femmes: garantis
Depuis 1949, l'égalité entre les sexes est inscrite dans la Constitution du Teikoku et maintenue dans celle du Chikkai, et les discriminations sexistes sont interdites. En pratique, la société Chikkai reste très patriarcale, mais les mentalités changent depuis le tournant du siècle.
Droits des enfants: garantis
Au cours du XXème Siècle, la législation sur les enfants a fortement évolué, en reculant lors des années 30 et 40 notamment. Aujourd'hui, les enfants sont protégés par la loi Chikkai, doivent être scolarisés de 4 à 17 ans, et le travail en dessous de 15 ans est strictement interdit.
Droits des animaux: Pas de législation particulière
Du temps de la République Teiko, les animaux étaient extrêmement protégés. L'Etat Chikkai a levé de nombreuses régulations protégeant les animaux, notamment relatifs à la méthode d'abattage.
Droit d'héritage: garanti
Garanti depuis 1951, le droit d'héritage implique que le décédé répartit ses biens à son bon vouloir tant qu'ils sont donnés à des personnes physiques ou morales (excluant donc notamment les animaux de compagnie). Tout héritage invalide est par défaut donné au conjoint ou bien à la famille du décédé, ou à défaut à l'Etat Chikkai. Les dettes accumulées peuvent être remboursées avec le patrimoine du décédé, ou bien de la poche de ses héritiers.
Double nationalité: autorisée
Contrairement à la République Teiko, l'Etat Chikkai autorise ses citoyens à bénéficer de la double nationalité avec un pays étranger.
Esclavage: Illégal
Illégal depuis la Constitution Kindai au XIXème Siècle, l'esclavage induit, pour la personne faisant le trafic d'esclaves ou bien en possédant, une peine allant jusqu'à la peine capitale, étant l'un des trois crimes reconnus au Chikkai, avec le viol et le meurtre.
Législation sur les mœurs
Divorce: Légal
Depuis 1949, le divorce est autorisé par la Constitution Républicaine puis de l'Etat Chikkai, sur simple consultation d'un juge ou bien de la mairie de la ville dans laquelle se sont mariés les ex-époux.
Relation sexuelle hors-majorité sexuelle: Illégale
Comme indiqué plus haut: Il est à noter qu'une relation entre deux personnes mineures n'est presque jamais poursuivie, tant que la différence d'âge est faible, de même qu'entre des mineurs de plus de 14 ans et des majeurs sexuels de moins de 18 ans.
Relation sexuelle hors-mariage: Légale
Considérant qu'il n'a pas à entrer dans la vie privée de deux citoyens consentants, le Chikkai ne se soucie pas des situations de concubinage entre deux personnes majeures non-mariées. les enfants d'union non-maritales disposent depuis 1949 du même statut que les enfants d'un mariage.
Relation extra-conjugale: Dépénalisée
En tant que brèche du contrat du mariage qui stipule fidélité (à moins que cette clause standard n'aie été enlevée du contrat dans le cas d'un mariage ouvert, très rare), les relations extra-conjugales sont interdites par la loi. Cependant, depuis 1988, elles n'entraînent aucune peine.
Relation consanguine: Légale
Sous la même logique que pour les relation hors-mariage, l'Etat Chikkai ne se préoccupe pas de relations entre deux personnes de la même famille, tant que les deux parties sont adultes et consentantes. L'opprobre sociale est cependant forte contre ce type de relations, extrêmement rares.
Mariage consanguin: Légal
Considérant qu'il n'a pas à se mêler de morale, l'Etat Chikkai autorise les mariages consanguins à tous les degrés, sous réserve d'évaluation psychologique à des degrés plus proches que ceux de cousins germains. L'opprobre sociale est cependant très forte.
Polygamie: Légale
Contrairement à la République Teiko, l'Etat Chikkai autorise le mariage entre jusqu'à quatre individus, tous genres confondus.
Contraception: Légale
Depuis 1981, toutes les formes de contraception sont légales au Chikkai, et elles sont gratuites en pharmacie depuis 1997.
Adoption: Légale
Si la pratique est relativement rare, n'importe quel adulte ayant passé un examen psychologique est en droit d'adopter un enfant au Chikkai, et d'être reconnu comme parent légal. L'adoption d'adultes est également légale, et se conclut par un simple contrat entre l'adoptant et l'adopté.
Avortement: Légal
Depuis 1990, l'avortement est légal et gratuit au Chikkai, jusqu'à 3 mois de grossesse (ou plus en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère).
Euthanasie: Légale
Après une longue période de revendications en faveur de la légalisation, l'euthanasie est légalisée au Teikoku en 2040. Elle se fait sur demande du patient, soit directe soit via un document officiel rempli à la mairie locale, donnant les instructions à suivre en cas de coma. Ce droit continue d'être garanti sous l'Etat Chikkai
Homosexualité: Légale
Rendue illégale en 1853 par la Constitution Kindai, l'homosexualité était tolérée dans le Teikoku ancien, une tolérance revenue dans la Constitution de 1949, qui légalise les actes homosexuels, et maintenue en 2041 dans l'Acte Fondateur de l'Etat Chikkai.
Mariage homosexuel: Légal
Après de forts débats de société, le mariage entre deux personnes de même sexe est fait légal au Teikoku en 2021. Il est maintenu dans l'Etat Chikkai.
Adoption homosexuelle: Légal
L'adoption homosexuelle est autorisée en 2041 par l'Acte Fondateur de l'Etat Chikkai, y compris pour des ménages de plus de deux parents (via la légalisation de la polygamie).
Transgenrisme: Légal
Si se travestir n'a jamais été interdit au Teikoku ni au Chikkai, le transgenrisme est reconnu en 2033, avec la possibilité de changer de sexe sur l'état civil et de se soumettre à des opérations de réassignation de sexe.
Prostitution: Légal
Là où la prostitution était strictement illégale au Teikoku, l'acte de vendre son corps ainsi que le proxénétisme ont été légalisés en 2041 au Chikkai.
Pornographie: Légale
La pornographie au Chikkai est légale. La censure qui avait lieu sous la République Teiko a été levée.
Sectarisme: Légal
A moins de présenter un danger immédiat pour l'ordre public, les sectes sont autorisées au Teikoku.
Législation sécuritaire
Possession d'arme à feu: Limitée
L'achat et la possession d'armes à feu sont réglementées au Chikkai. Il faut en effet disposer d'un permis, obtenu à la suite de cours de maniement d'armes à feu et d'un entretien psychologique. La possession d'armes blanches est quand à elle légale, mais il est interdit de les porter de manière à pouvoir facilement les utiliser en espace public.
Torture: Illégale
La torture est strictement interdite au Chikkai, y compris pour l'armée et les services secrets. Le dernier cas de torture, remontant à 2007, a envoyé ses trois perpétrateurs, dont un commissaire de police, en prison pour plus de trente ans.
Peine capitale: En vigueur
Rarement pratiquée, la peine de mort est en vigueur au Chikkai pour les esclavagistes et les tueurs en série. la méthode standard est la pendaison, mais le suicide rituel peut être autorisé par un juge.
Autres législations
Clonage animal :Légal
Le clonage, animal comme humain est légal au Chikkai, mais très peu pratiqué.
Clonage humain :Illégale
Le clonage humain est illégal au Chikkai et peut entraîner des peines de prison élevées.
Recherche génétique: Légale
La recherche génétique est légale au Chikkai, fier de la modernité de ses technologies médicales.
Organismes génétiquement modifiés: Légaux
Les OGM ont été légalisés au Chikkai, malgré leur faible utilisation.
Jeux de hasards: Légaux
Contrairement à la République Teiko, dans laquelle les jeux de hasard étaient très réglementée, l'Etat Chikkai réglemente très peu les activités des casinos, salles de Pachinko et autres lieux de jeux d'argent.
Consommation d'alcool: Légale
La consommation d'alcool est légale au dessus de 18 ans au Chikkai. L'ébriété sur la voie publique est de plus légale, mais la tolérance envers l'alcool au volant est nulle.
Consommation de tabac: Légale
La consommation de tabac est légale au-dessus de 18 ans, mais encadrée au Chikkai: Dans la plupart des communes, fumer dans la rue est passible d'amendes hors de zones désignées, mais à l'inverse de nombreux restaurants autorisent la cigarette.
Consommation de drogue: Légale
Illégales sous la République Teiko, les drogues, dures comme douces, ont été légalisées par l'Etat Chikkai, avec l'âge minimal de consommation légal fixé à 18 ans.[/center][/spoiler]
[justify]Nous pouvons voir, dans cette charte, de nombreux droits dont les citoyens Teiko ne pouvaient profiter, et qui sont désormais ouverts à tous sous le Chikkai. Parmi eux, certains semblent normaux: la double nationalité est maintenant légale, l'adoption est ouverte aux homosexuels, les jeux de hasard sont moins réglementés, la pornographie n'est plus censurée, la liberté d'expression est plus ouverte... Cependant, certains autres de ces droits ne semblent pas, de prime abord, aussi "normaux" à obtenir. Ce sont ceux-ci que nous allons commenter. Ainsi, parmi les droits ouverts aux citoyens Teikos par cette nouvelle charte se trouvent notamment une large dérégulation du mariage: Ne se souciant pas de morale, l'Etat Chikkai n'a ainsi pas décidé de maintenir le standard monogame en vigueur dans la plupart des pays, et d'ouvrir le mariage à des groupes polygames jusqu'à quatre personnes, cette limite arbitraire étant justifiée par la complexité croissante des actes civils dans le cas de mariages en large groupes. Ces mariages peuvent de plus, bien entendu, contenir n'importe quel assortiment de tous genres, de quatre hommes à quatre femmes en passant par une répartition paritaire. L'autre grande ouverture quand au mariage, qui choquera sûrement beaucoup, mais il faut bien le dire, suit la philosophie amorale de cette charte, est la légalisation des mariages incestueux, y compris entre frères et sœurs ou bien parents et enfants (sous réserve, nous dit la charte, d'une évaluation psychologique afin de s'assurer du consentement de tous à la relation). En effet, si ces relations ont été taboues dans presque toutes les sociétés humaines, il s'agit là pour la Commission Constitutionnelle d'une pure question de morale, et les Commissionnaires ont ainsi décidé d'ouvrir le mariage aux couples (ou plus) incestueux. Les relations zoophiles sont interdites, portant préjudice direct à l'animal touché, tout comme les relations nécrophiles, jugées comme une atteinte à la propriété de celui qui doit disposer du corps de son proche, et la pédophilie, portant préjudice à l'enfant incapable de consentement éclairé à une relation sexuelle.
Parmi les autres droits dont ne profitaient pas les citoyens de la République Teiko mais dont disposent les citoyens de l'Etat Chikkai, nous pouvons aussi retrouver le droit à la prostitution, chacun étant libre de vendre les services de son corps comme n'importe quelle autre marchandise, levant l'un des grands interdits de l'époque Républicaine. Il est aussi à noter que les sectes, strictement interdites depuis un demi-siècle au Teikoku, seront en revanche libres d'opérer au Chikkai, selon le principe d'une liberté absolue de culte qu'a érigé la Commission Constitutionnelle. Il est aussi à noter que désormais, il sera beaucoup plus facile de se procurer une arme à feu dans le pays, seul un permis, obtenu après une formation d'une vingtaine d'heures, étant nécessaire. Enfin, le dernier "nouveau droit" un peu original auquel ont accès les citoyens Chikkai est la consommation de drogues, dures ou douces. En effet, si les drogues ont un effet destructeur sur le corps, la Commission a considéré que ce dommage est strictement auto-infligé, et donc voulu par le consommateur qui a décidé d'acheter et de consommer de la drogue, dédouanant le trafiquant de toute responsabilité. Cannabis, cocaïne, héroïne ou encore méthamphétamines, tous seront donc désormais légaux au Chikkai dès le travail de la Commission Constitutionnelle terminé.
En conclusion, il semble clair que même si l'on peut s'opposer sur un plan moral à cette charte des droits, surtout à certains de ses aspects, ces arguments ne seront a priori pas recevables pour une Commission Constitutionnelle qui revendique un pragmatisme et un amoralisme absolus et ne semble voir l'attribution de droits aux citoyens que sous un prisme unique: celui de n'interdire que ce qui porte directement préjudice à un autre citoyen.[/justify]