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Posté : mar. avr. 10, 2018 9:52 pm
par Amaski
[center]Rencontre avec le Westrait : un rapprochement inattendu
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[quote="La Waarheid"]
Peu auraient pu imaginer que le Royaume du Vurujud allait un jour se mettre autour d'une table avec un pays socialiste. Le chaos géopolitique aidant, les a priori idéologiques semblent désormais être moins affermis que dans le passé. Le sommet diplomatique en cours entre le Westrait et le Vurujud contient le potentiel d'impulser un réalignement diplomatique sans précèdent.
Historiquement, le Vurujud s'est toujours positionné dans l'orbite de la sphère d'influence britonne. Toutefois, le Weltkrieg et la crise dans l'Algarbe du Sud semblent mettre à mal ce status quo et pousser à une révision complète de la situation géopolitique. Presque par hasard, le Vurujud et le Westrait ont décidé d'organiser une première rencontre diplomatique. C'est non seulement l’entrevue entre deux nations, mais aussi entre deux systèmes politiques et économiques radicalement différents. Est-ce que la décomposition géopolitique est-elle entra de redistribuer les cartes au niveau mondial ? Est-ce que nous assistons à la mort de l'Empire britonnique et de sa sphère d'influence ?
Alors qu'à première vue, tout sépare le gouvernement du Westrait de celui du Vurujud, on peut constater certaines similitudes en regardant de plus près. D'un côté, nous avons un gouvernement socialiste et héritier de la pensée de Marx. De l'autre, nous voyons un exécutif dirigé par le représentant d'un mouvement panalgarbien, idéologie s'inscrivant dans une longue tradition intellectuelle ayant ses origines à l'aube du 20ème siècle. Tous les deux sont donc confrontés à la méfiance des élites traditionnelles, considérés par les uns comme une source de trouble et par d'autres comme des doux rêveurs et utopistes. D'un point de vue de leur nature, le Parti Panalgarbien est donc plus proche du Parti communiste du Westrait que du Parti libéral. Tous les deux veuillent changer le monde et rêvent d'une refondation de l'ordre actuel.
Également, il faut prendre en compte que Geert Spoelder est à la tête d'un gouvernement affaibli par des mois de crise politique. Le Congrès est dominé par les opposants qui acceptent que timidement à faire passer les projets de lois et contestant systématiquement les choix budgétaires ainsi qu'un déficit public en constante aggravation. La diplomatie peut ainsi se présenter comme une échappatoire pour le Premier Citoyen. Geert Spoelder peut espérer marquer quelques points sur l'international afin de renforcer un peu sa positon à l'intérieur du pays. En même temps, l'Algarbe du Sud est redevenu une menace pour le Vurujud, poussant l'archipel à envisager un rapprochement avec tous les pays prêts à le soutenir face à un régime alekan de plus en plus radical. Le sommet avec le Westrait paraît dans ce contexte comme moins surprenant et plus le fruit de pressions régionales et politiques propres au Vurujud.
Il semble aussi nécessaire de souligner le rôle de la Britonnie dans ce qui semble être un réalignement diplomatique majeur. Incapable de contenir l'extrême-droite alekane et de tenir son dominion sous contrôle, la Britonnie apparaît comme un vainqueur vaincu. Jusqu'à là, c'était sa capacité à maintenir la paix dans l'Algarbe australe qui avait rendu cette nation incontournable comme partenaire pour les pays de la région. Désormais, impuissante et incapable d'aider à maintenir la stabilité, la Britonnie perd tout intérêt aux yeux des élites du Vurujud. A cela s'ajoute aussi le choix de ce pays de constituer avec le Lorthon et le Montalvo une union douanière, mettant de facto sa sphère d'influence derrière un mur douanier dangereux pour elle. L'intérêt pour des contacts diplomatiques avec des pays socialistes semble ainsi aussi être la conséquence d'un délitement impérial. Le Weltkrieg semble avoir au final réussi son objectif premier : mettre un terme aux rêves d'hégémonie britonne.
Toutefois, si le rapprochement avec le Westrait semble désormais possible, rien ne dit que le sommet sera un succès. Néanmoins, des nouvelles mécaniques semblent s'être déclenchés dans le sillage du repli impérial britonn et la crise régional.
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Posté : dim. avr. 15, 2018 8:59 pm
par Amaski
[center]GasProd : la Britonnie arnaquée par le Lorthon?
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/15/7/1523825942-16366268-21223431-1523825930-35470.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Alors que le Montalvo, la Britonnie et le Lorthon trinquent à l'Union Douanière Occidentale (UDO), certains doutes émergent sur les taxes douanières convenues entre les dites puissances. Première grande surprise, le pétrole est taxé à 30%, soulevant la question si la Britonnie ne s'est pas fait roulée dans la farine par le Lorthon.
Alors que le Royaume du Lorthon produit du pétrole en abondance, la Britonnie détient des intérêts dans l'océan de l'Algarbe austral. Toutefois, les puits de pétrole algarbiens étant au Vurujud, ceux-ci sont désormais taxés à hauteur de trente pour cent quand l'entreprise britonne propriétaire, GasProd, tente de les vendre sur le marché commun de l'UDO. Cela rend ce pétrole un tiers plus cher que celui du Lorthon. La question se pose si cela n'a pas été fait de manière délibérée afin de donner aux entreprises pétrolières du Lorthon un avantage sur leurs concurrents britons. Certains suggèrent même que le Gouvernement de Britonnie ne s'est pas rendu compte des conséquences que ces taxes douanières pourraient avoir pour GasProd.
Les conséquences ne sont pas mineures. La Britonnie est comme toutes les grandes puissances industrielles très gourmande en pétrole. Les puits de GasProd au Vurujud étaient une manière sûre et avantageuse de ravitailler son industrie. Néanmoins, les nouvelles taxes douanières risquent de produire une augmentation du prix du pétrole pour l'industrie de Britonnie et donc d’augmenter le coût de production comparé aux industries du Lorthon. Très ironiquement, la meilleure stratégie pour les manufactures britonnes est désormais de se tourner vers le pétrole du Lorthon, rendant la Britonnie dépendante de son voisin. GasProd, elle, n'a plus aucune incitation à exporter vers l'UDO et au contraire intérêt à privilégier les marchés du Wenlei. Cela représente pour les puissances orientales une occasion en or pour diversifier leurs sources de ravitaillement au détriment de la Britonnie, vue par beaucoup de pays avec méfiance.
Assan Karan, professeur d'économie à l'Université de Maelstad, a offert son analyse de la situation.
« Je suspecte que la Britonnie partait du principe que notre pays allait assez rapidement rejoindre l'Union Douanière Occidentale. La vérité est que le Montalvo veut voir une certaine stabilité s'établir chez nous. En même temps, notre gouvernement n'a pas vraiment envie de devoir aborder des négociations avec l'UDO car étant physiquement débordé par tous les dossiers en lien avec l'Exodus. On a donc un intérêt à Vry Haven à maintenir l'illusion d'une situation politique instable pour avoir le temps de résoudre les trente-six problèmes qui existent. C'est pourquoi tous les projets de candidatures à des organisations étrangères sont mis à l'arrêt car considéré comme non-stratégiques.
Après, il peut aussi avoir un intérêt politique à ne pas rejoindre trop rapidement l'UDO. Grâce aux taxes douanières, les pays de l'UDO se sont mis derrière un mur douanier qui sape l'influence des couronnes dytoliennes sur leurs anciennes colonies. GasProd peut que difficilement être un outil pour la politique britonne si cette entreprise vend son pétrole auprès d'autres pays. GasProd est désormais plus dépendant de ce qui se décide à Vry Havenq qu'à Lanfair pour ce qui concerne sa filiale en Algarbe australe. Cela est pour le Gouvernement une occasion de gagner de l'influence sur GasProd voire même de favoriser une rupture potentielle entre la filiale et la centrale. »
Si le doute persiste sur la pertinence de rejoindre l'Union Douanière Occidentale, certains se montrent plus optimistes. De plus en plus de politiciens libéraux militent ouvertement pour que le Congrès envisage de discuter d’un projet d'adhésion à l'UDO dans les années à venir. Leur principal argument est que rejoindre la nouvelle zone économique commune pourrait favoriser la croissance économique et donc aider à absorber le choc de la grande migration générée dans le cadre de l'Exodus. Ce serait également l'occasion de cimenter une alliance des nations libérales dans un monde dominé par l'autoritarisme.
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Posté : mar. avr. 17, 2018 11:08 pm
par Amaski
[center]L'exile méconnu des journalistes alekans
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/16/3/1524006498-asile-1524006469-85789.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Loin de l'attention médiatique, de plus en plus de journalistes et d’intellectuels alekans décident de franchir le Détroit. Ceux-ci sont pour la plus part proche des partis progressistes qui subissent le courroux du Gouvernement alekan via la répression politique et la censure. Cette fuite des intellectuels vers le Vurujud semble non seulement être indicative de la dégénération de la démocratie alekane, mais également d'une perte de prestige de la Britonnie.
Il y a quelques jours, deux journalistes alekans de premier ordre ont officiellement demandé l'asile politique dans le Royaume du Vurujud. Cet événement qui a fait le tour des médias a mis la lumière sur un phénomène largement méconnu par le grand public, à savoir l'exode de la classe intellectuelle alekane vers le Vurujud. Si au début de la crise politique, la plus part des intellectuels fuyaient vers la Britonnie, de plus en plus semblent désormais vouloir se diriger vers le Vurujud. Ce phénomène ne semble pas être prêt à s'estomper en vue du durcissement du régime alekan. Est-ce que le Vurujud est entra de devenir un foyer de résistance intellectuelle à Florian de Klerk ?
Depuis un mois, le nombre de journaux alekans déplaçant leurs bureaux en Vurujud ne cesse d'augmenter. Vry Haven, jadis doté d'une petite station radio et de trois journaux, compte aujourd'hui une trentaine de médias de tout type. Une partie sont originaires directement du Vurujud, mais presque la moitié sont des journaux, radios et télévisions alekanes en exile, envoyant des signaux et papiers vers l'autre côté du Détroit. La capitale vrye est ainsi non seulement le point d'entrée vers le Vurujud pour les réfugiés, mais un véritable foyer de résistance face à Florian de Klerk. C’est ainsi que pendant que le régime de Klerk se durcit en Aleka, tout semble indiquer que Vry Haven se voit renforcée dans son rôle de phare de la liberté de presse dans la région.
Toutefois, cette évolution ne satisfait pas tout le monde. De plus en plus de voix s'élèvent pour s’inquiéter de l’arrivée massive d'intellectuels de gauche dans un pays dont la scène politique penche clairement vers la droite et la doctrine libérale. Quelques politiciens parlent même d'une infiltration et d'un risque de voir émerger un foyer socialiste au sein du Royaume. Ce sentiment se combine avec un renforcement du syndicalisme généré par une pression sur les salaires suite à l'arrivée massive de migrants depuis le continent. L'inquiétude grandit donc du côté de la droite, risquant de compromettre l'accueil des intellectuels alekans sur le long terme.
Les changements brutaux en Aleka ne restent ainsi pas sans effet sur le Vurujud. La scène politique est marquée par des tensions. On a ainsi d'un côté l'Etat algarbien, un mouvement fasciste sous les ordres d'Alexandre Morgenstern et de l'autre, une Gauche revigorée par les horreurs du régime alekan et la masse de migrants. C'est ainsi que la crainte exprimée par les conservateurs et libéraux ne semble pas être complètement infondée. En réaction, on a pu voir beaucoup de journalistes jouissant de l'asile politique affirmer haut et fort qu'il n'était pas dans leur intention de se mêler de la politique intérieur du Vurujud.
L'attrait du Royaume pour les expatriés alekans semble être indicatif d'une perte de vitesse de la Britonnie dans le dossier alekan. Alors que la Florian de Klerk semble avoir gagné son paris sur la Britonnie, empêchant ce pays à réagir efficacement et réellement contre son coup de force ; la Couronne britonnique semble faire le deuil de son empire en se renfermant derrière le mur douanier de l'Union Douanière Occidentale. Cette rupture entre l'Algarbe et la Britonnie semble mettre en avant le besoin pour les acteurs de la région de recourir à d'autres bases logistiques pour la résistance politique. Lanfair semble désormais trop loin pour servir de lieu depuis lequel on pourrait organiser une offensive à l'encontre d'un régime répressif. Vry Haven a ainsi le potentiel de remplacer la capitale britonnique dans ce rôle de refuge ; avec tous les défis, mais aussi opportunités que cela offre. Néanmoins, cette interprétation des faits est sujette à caution. Si la Brionnie s'est montrée faible sur le dossier alekan, tout peut changer en cas de reprise en main de la situation par les autorités britonniques. Qu'on le veuille ou non, la Britonnie reste une grande puissance, même si celle-ci semble être corsetée par la timidité de ces dirigeants.
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Posté : mar. avr. 24, 2018 9:15 am
par Amaski
[center]L'Empire britonnique en flammes ?
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/17/2/1524561305-warofthekings-1524561287-75842.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Alors que l'Etat algarbien continue sa guerre contre l'Aleka ; l'Ossewabrandwag a réalisé un attentat au plein cœur de Vry Haven. Désormais, l'Aleka et de Vurujud semblent engagés dans rien d'autre qu'une guerre par l’intermédiaire de groupuscules extrémistes. L'éclatement d'un conflit ouvert semble à ce stade plus qu'être une question de temps. Pendant ce temps, la Britonnie a abandonné tout espoir d'intervenir dans la querelle, laissant sa périphérie tomber dans le chaos sans broncher.
L'Empire britonnique semble désormais être davantage un nom qu'une réalité géopolitique. Alors qu'après le Weltkrieg, l'Empire apparaissait comme la grande gagnante, triomphante sur les mers et avec une sphère d'influence renforcée ; elle semble désormais connaître une crise sans précèdent. Celle-ci dépasse largement le cadre purement algarbien. La perte de contrôle du Yanaon a été fatale sur le plan financier à la Couronne et a démontré l'incapacité de celle-ci de rétablir l'ordre quand l'agitation apparaissait dans ses territoires et sa sphère d'influence. Le vainqueur du Weltkrieg semblait désormais être un géant aux pieds d'argile.
En même temps, les autorités alekanes ont été confrontées à une rébellion interne, nourrie par les concessions offertes aux ennemis de l'Apartheid. C'est ainsi que Florian de Klerk a pu prendre le pouvoir et déclencher une guerre couverte avec le Vurujud. Le conflit entre l'Aleka et le Vurujud ne tombe pas du ciel. Il est surtout la conséquence d'une incapacité de la part de la Britonnie d'être une puissance protectrice pour les différents pays de la région. Incapable de contrôler la furie alekane, elle perd toute raison d'être.
La question maintenant est de savoir comment la crise entre l'Aleka et le Vurujud va aboutir. L'entrée en jeu de l’Ossewabrandwag semble désormais changer la donne en défaveur de Florian de Klerk. Alors que beaucoup au Vurujud partaient de l'idée d'envisager une cohabitation avec l'Aleka, faisant une croix sur le Zuloland dans les faits ; l'attentat perpétré par l'Ossewabrandwag transforme la querelle avec l'Aleka en une chose trop réelle pour être ignorée par les élites vrye modérées. Comment pouvoir accepter de tolérer un voisin raciste quand on est exposé au risque d'attaques sur son sol ? C'est ainsi que le danger existe qu'une partie des partis traditionnels envisagent qu'une opération militaire contre l'Aleka est la seule solution pour sécuriser le pays. Et bien évidemment, ce scénario est un des plus dangereux pour les Boers, car en cas de succès, il ne fait pas de doute que le Vurujud voudra expulser les Blancs de la région et les forcer à retourner en Dytolie.
L'attaque de l'Ossewabrandwag renforce aussi Alexander Morgenstern. Son discours sur l'Aleka, faisant d’elle une menace existentielle, n'a pas vraiment pris dans le public vrye jusqu'à ce que les images de l'attentat à Vry Haven créent un sentiment d'insécurité. Le Détroit ne semble plus assez large pour protéger le Vurujud de l'Aleka. Le chef de l'Etat algarbien n'a pas hésité un instant et ouvertement dénoncé l’attentat, affirmant que celui-ci était la confirmation qu'il fallait une action musclée à l'encontre de la Confédération de l'Algarbe du Sud. Comble de l'ironie, il a même accepté de donner une entrevue à un journal d'extrême-droite, affirmant que :
« Nous avons depuis les premières heures dit que la Guerre du Zuloland ne s'est jamais terminée. On nous critique beaucoup et on nous accuse d'être un groupuscule territoire. La réalité est que nous sommes les derniers à continuer un combat que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. La Confédération ne va pas s'arrêter au continent. Ils veuillent exterminer la race noire jusqu’au dernier enfant. C'est eux ou nous. Il faut donc que le Gouvernement de Geert Spoelder comprenne que l'Etat algarbien a raison et que l'Armée régulière doit venir nous rejoindre. Ensemble, nous pourrons débarquer dans la Confédération et mettre un terme une fois pour toute au régime de Florian de Klerk et à l'Apartheid. Nous sommes engagés dans une lutte des civilisations et il pourra avoir un seul vainqueur. »
Beaucoup de politiciens ont critiqué cette interview. Le Parti libéral a ouvertement refusé l'idée d'une entrée de guerre contre l'Aleka, la jugeant suicidaire.
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Posté : mar. mai 01, 2018 9:54 pm
par Amaski
[center]Un vendeur de poisson comme Pape ?
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[quote="Le Canari"]
Les bruits courent que les Van Tarnos aspireraient à mettre un des leurs sur le trône de Saint-Pierre. Julius Van Tarnos, moine dominicain, aurait actuellement le soutien de plusieurs cardinaux dytoliens. Cette perspective d'un pape vrye ne plaît pas à tout le monde. Cardinal Lucius Penultimo, Primat des Indes australes, a officiellement dénoncé cette candidature sauvage.
Qu'est-ce qui est rouge et fulmine à Vry Haven ? C'est Lucius Penultimo, cardinal et archevêque des Indes australes. Monseigneur n'a pas du tout apprécié les rumeurs portant sur une possible candidature de Julius Van Tarnos au trône pontifical. Il n'a ainsi pas hésité à affirmer devant plusieurs journalistes.
« Il est impensable qu'un non-cardinal puisse prétendre à la charge de souverain pontife. L'office en question est de la plus haute importance. Nous ne pouvons pas permettre qu'une famille ayant fait fortune dans la vente de poisson puisse porter la tiare. Qu'est-ce qui va suivre ? Autant élire une chèvre si on doit supporter le pontificat d'un pêcheur. Je m'oppose ouvertement à toute candidature de la famille des Van Tarnos. Ils doivent savoir où est leur place. »
Interrogé à son tour, Baelgon Van Tarnos a répliqué aux accusations du prince de l'Eglise.
« Je suis surpris que Monseigneur Lucius soit si choqué par la vision d'une candidature vrye. Pour le moment, les faits sont simples. C'est le Collège des Cardinaux qui élira, sous l'inspiration du Saint-Esprit, le prochain souverain pontife. Il n'est pas à nous de juger qui a la confiance de Dieu ou pas. Entre temps, en quoi un moine dominicain comme pape serait une chose si choquante ? L'histoire de la Papauté est plein d'exemples de moines devenus souverains pontifes et ayant conduit l’Église sur le chemin de la prospérité. »
Alors que les Van Tarnos et le cardinal Lucius se font une guerre par journaux interposés, le reste du pays montre un désintérêt complet pour la question. En vérité, la succession pontificale n'a pas quoi émouvoir le Vurujud. Les catholiques composent pas plus qu'un dixième de la population totale et sont donc une minorité avec une influence politique relativement faible. Le choix du prochain pape semble donc avoir une importance secondaire pour une grande partie de la société civile vrye et de l'élite politique. Ce phénomène est renforcé par l'émergence de sentiments anti-occidentaux dans les élites du pays, tout particulièrement à l'égard de la Dytolie.
Gerart Gueye, professeur de science des religions à l'Université de Vry Haven, analyse cet état de fait de la manière suivante.
« La Britonnie, et donc l'Occident plus largement, sont considérés comme coupables de la situation géopolitique actuelle en Algarbe australe. On estime que si les Britons avaient pris plus à cœur leurs responsabilités diplomatiques, on ne se serait pas retrouvé avec un Aleka fasciste et un homme comme Florian de Klerk. Que cela soit vrai ou faux n'a au final que peu d'importance. On juge l'Occident très durement en la matière.
Cela concerne aussi l'institution papale qui est vue comme une structure occidentale et donc qui ne peut pas apporter un quelconque avantage pour résoudre la situation diplomatique actuelle. La grande passivité du pape Aurélien n'a bien évidemment pas aidé du tout à renforcer le prestige de la Papauté. Celui-ci a fait passer le Saint-Siège pour une institution inerte et sans la capacité à agir sur le monde. A cela s'ajoute bien évidemment aussi des a priori religieux de la part de la majorité protestante en la matière. Ceux qui sont les moins hostiles parmi les non-catholiques sont les animistes, mais même eux considèrent que l'élection du prochain souverain pontife n'aura pas d'impact pour le pays. Ne parlons même pas de la querelle du cardinal Lucius avec les Van Tarnos qui intéresse qu'une fraction des gens. »
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Posté : ven. mai 04, 2018 10:10 pm
par Amaski
[center]Le triomphe de l'or?
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[quote="La Waarheid"]
Pendant des mois, l'étalon d'or vrye a été critiqué avec véhémence par les financiers étrangers. On l'accusait de menacer la croissance sur long terme du pays. Néanmoins, les derniers chiffres économiques semblent prouver le contraire. La stabilité offerte par l'étalon or semble avoir permis un retour à la croissance économique et l'expansion industriel. Même, les finances publiques devraient connaître leur premier réel excédent depuis des nombreuses années. Est-ce que c'est le triomphe de l'or sur la dématérialisation?
L'or semblait dépassé en tant que valeur de référence depuis des décennies. Partout on commençait à parler de dématérialisation, regardant le papier et encore plus l'or avec mépris. Néanmoins, le Weltkrieg a si profondément déstabilisé l'économie vrye, que le Gouvernement avait été contraint de stabiliser le cours de la monnaie en l'alignant sur l'or. Folie? Non, le pari semble porter ses fruits. Alors que le système fiat avait exposé le pays à la faillite généralisé, l'or a donné la stabilité nécessaire pour un retour à la normale et une croissance économique saine. Le résultat dépasse largement les attentes des autorités. Le Haut-Commissaire à l’Économie, Abélard Congo avoue la surprise de l’Exécutif.
« L'établissement de l'étalon d'or avait été considérée comme une mesure draconienne et désespérée. Nous pensions que cela allait massivement réduire la croissance économique, mais au moins éviter l'écroulement du système financier sur court terme. Nous sommes positivement surpris en voyant que le Gouden n'a non seulement permis au système financier de reprendre des couleurs, mais aussi que l'économie en a largement profité. Nous pensons désormais que l'étalon d'or est peut-être une bonne chose pour notre économie. Le monde est trop instable pour que la monnaie fiat soit efficace. »
Les autorités ne sont pas peu fières de la situation actuelle. Selon les projets de budget en cours de rédaction, le Vurujud devrait sortir cette année des ornières. L'endettement public devrait passer de 68% à 57% du PIB. Aussi, l’Exécutif a l'opportunité de diminuer massivement les taxes exceptionnelles sur les bénéfices faits avec les hydrocarbures afin d'affranchir le budget national de la manne pétrolière. Abélard Congo a expliqué en détails les bonnes nouvelles.
« A l'heure actuelle, le Budget est financé par les profits du secteur des hydrocarbures. Le budget 2035 a été financé à 87% grâce à ces taxes. Il ne faut pas être un grand financier pour savoir que cela n'est pas sain du tout. Pour le budget 2036, nous avons cherché à nous affranchir le plus que possible de notre dépendance au pétrole et au gaz. Cela demande bien évidemment de ne pas augmenter les dépenses et de prévoir des légères hausses d'impôts, largement justifiables en vue de la santé économique retrouvée. Si certains peuvent dénoncer l'accroissement de la pression fiscale, elle est indispensable pour nous rendre indépendant. Pour rappel, cette augmentation est unique et le nouveau taux de 15% est très bas en comparaison internationale.
Grâce à nos mesures, nous sommes désormais plus que dépendant à hauteur de 46% du budget. Nous pensons pour les prochaines années jouer sur la croissance afin de continuer à diminuer cette part. Bien évidemment, les recettes du secteur des hydrocarbures ainsi libérées seront consacrées à l'investissement public. En vérité, cela ne signifie aucunement une baisse des investissements, mais à une meilleure gestion des fonds publics. Nous ne pouvons pas nous permettre de devenir une monarchie pétrolière. »
Ces annonces n’ont de loin pas fait l'unanimité. Beaucoup d'associations et aussi des membres du Congrès critiquent ce qu'ils considèrent comme une politique d’austérité injustifiable en vue de la croissance économique actuelle. Selon eux, ce ne serait pas le moment de remettre les finances publiques en équilibre, mais d'investir massivement afin de soutenir la croissance et créer plus d'emplois et de perspectives d'avenir pour les jeunes.
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Posté : sam. mai 05, 2018 8:01 pm
par Amaski
[center]Thamsanqa IV, bientôt l'homme le plus riche de la planète ?
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[quote="La Waarheid"]
La rente pétrolière a toujours été une hantise pour les élites du Vurujud. La crainte de voir le pays devenir une monarchie pétrolière a été centrale dans la pensée budgétaire de presque tous les gouvernements du pays. Désormais, le Congrès semble plancher sur une solution pour éviter que les bénéfices du secteur des hydrocarbures puissent favoriser la dépense irresponsable. Le projet est rien de plus que de privatiser celle-ci en faveur du Roi.
Le Grand Deal, c'est ainsi qu'est désigné le projet devant trouver une solution définitive au sort de la réserve financière substantielle générée par le secteur de l'extraction de gaz et de pétrole. L'enjeu est de taille, car on parle de dizaines de milliards, des sommes pouvant donner des vertiges à beaucoup de gens. Selon les discussions les plus récentes, une commission réunissant presque tous les partis au Congrès travaille sur une loi devant faire céder les participations étatiques au sein de Vry Energie au roi Thamsanqa IV. L'idée est ainsi d'éviter qu'un gouvernement futur puisse s'approprier de la rente pétrolière pour financer la dépense publique et ainsi réduire le Vurujud à l'état d'une monarchie pétrolière, cauchemar suprême des parlementaires d’obédience libérale.
Ce transfert d'actifs ne devrait pas aller sans des compensations conséquentes. Dans le but de renforcer la séparation des pouvoirs, la commission envisage de transférer en même temps la gestion et la maintenance des troupes militaires auprès du souverain, soulageant le budget national de son premier poste de dépense. Cela devrait aussi permettre à ce que le Premier Citoyen ne puisse pas avoir le contrôle sur l'Armée et donc faire un coup de force comme celui qui a eu lieu en Aleka. La monarchie serait ainsi en charge de maintenir l'Armée avec l'aide des revenus tirés de Vry Energie, privatisant de fait la défense nationale et donnant à la Couronne un rôle politique prédominant dans le système politique vrye.
Les réactions à ce projet sont très mitigées. Certains y voient une mesure de bon sens en vue des problèmes budgétaires rencontrés actuellement. Le chef de file des Libéraux au Congrès affirme ainsi.
« La mission historique de la monarchie a toujours été de défendre le territoire d'invasions étrangères. Il n'est non plus révolutionnaire de suggérer l'idée de laisser la Couronne financer avec des revenus privés ce qui est un service à la collectivité. En plus, en privatisant la rente pétrolière et la défense, nous soulageons les finances publiques et écartons tout danger de tyrannie de la part des futurs Premiers Citoyens. L'Aleka doit être un avertissement pour nous comment une république pour périr sous le coup d'un politicien mégalomaniaque. Il faut que le pouvoir exécutif soit divisé entre deux corps, établissant une balance des pouvoirs au sein des pouvoirs exécutifs qui sont les plus dangereux s'ils sont tous réunis dans une seule personne. »
En revanche, beaucoup de membres du Parti syndicaliste et tout particulièrement de leur direction sont profondément choqués. Surtout car ils n'ont pas été invité aux travaux de la commission et ont donc appris le projet que par la voie de presse.
« Il n'est pas imaginable de laisser un seul homme détenir le contrôle sur nos forces armées. Cela est le début de la dictature et de la monarchie absolue. Comment un tel projet peut même être discuté et imaginé par des membres du Congrès ? Nous nous opposerons jusqu'au bout à ce projet complètement fou de la part des mouvements libéraux. Surtout la privatisation de la rente pétrolière est ahurissante. Cet argent doit revenir au peuple et être investi dans la mise en place de programmes sociaux aidant la population et poursuivant le bien public. Si nécessaire, nous ferons un recours auprès de la Cour suprême pour empêcher cette réforme d'avoir lieu. »
Dans la société civile, les avis sont très partagés. Certains appuient l'idée de renforcer la séparation des pouvoirs exécutifs, d'autres y voient la menace de la création d'un régime autoritaire avec le monarque comme dictateur.
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Posté : ven. mai 25, 2018 5:36 pm
par Amaski
[center]Vry Haven Has Fallen : La Résistance s'organise!
[img]https://image.ibb.co/fKd3qo/liberty_1527269724_10302.jpg[/img] [/center]
[quote="La Waarheid"]
Le Vryheid est victime d'une tentative de coup d'Etat. Plusieurs bataillons, financés et dirigés par des agents étrangers, se sont emparés de Vry Haven et de Houndstad. Selon les derniers rapports, le Premier Citoyen Geert Spoelder et le roi Thamsanqa IV auraient été assassinés par l'Armée putschiste. La Résistance s'est organisée dans les villes secondaires autour de plusieurs généraux loyaux à la liberté de la Nation et Alexander Morgenstern.
C'est autour de 23 heures que la demeure du Premier Citoyen et le Palais royal ont été pris d'assaut par des bataillons de l'Armée régulière. Ce qui devait être une prise de pouvoir rapide a tourné au bain de sang, causant la mort d'une grande partie des membres des deux ailes de l'Exécutif. La résistance a aussi été féroce dans des nombreuses stations de radios et de télévisions, les putschistes s'attendant pas à voir des journalistes être armés et prêts à défendre les hauts lieux de la liberté d'opinion.
Peu d'informations fiables existent sur la véritable nature du coup d'Etat. Plusieurs sources concordent à affirmer que les bataillons sont sous la direction d'agents à la peau blanche et à la morphologie ceruléenne. Adama Congo, Haut-Commissariat à l'Economie et un des rares survivants de l'attaque ayant pu quitter la capitale a ainsi affirmé.
« Tout semble indiquer que nous sommes confrontés à un coup d'Etat financé et organisé depuis l'étranger. Les rares indices que nous avons portent à croire que cette atteinte à notre liberté est organisée depuis les pays de la Coalition qui craignent de voir le Vryheid participer à la guerre. Nous pensions avoir tout vu avec l'agression sur le Mahajanubia, mais il semble désormais clair que la menace contre notre pays est existentiel. Les patriotes doivent s'unir pour vaincre les putschistes et restaurer l'ordre constitutionnel. »
La Résistance a rapidement émergé dans toutes les autres iles de l'archipel. C'est à Baelstad, une petite ville dans la province de Dry Stenen qu'un Gouvernement provisoire a émergé, dirigé par personne d'autre qu'Alexander « Morgenstern » Simba en personne ; devenu avec l'hécatombe actuel non seulement la principale figure de ralliement politique, mais aussi...héritier du trône royal. Celui-ci a annoncé à travers une déclaration radio que les patriotes n'allaient pas cesser de combattre l'interventionnisme occidental et chasser les putschistes du pays.
« Notre pays ne peut pas être laissé entre les mains des Occidentaux. Nous devons désormais nous battre contre toute forme de colonisation et couper la tête du serpent occidental. Nous ne lâcherons pas notre pays pour faire plaisir aux dirigeants toubabs. Ils veuillent la guerre ? Nous allons leur donner une guerre comme ils n'en ont encore jamais vu. Aujourd'hui, nous reprenons notre destinée en main. »
Des premiers affrontements ont eu lieu à Maelstad entre les défenseurs de la Patrie et les pantins de la Coalition. Une grande partie des forces combattantes en question sont les soldats ayant déserté l'Armée régulière il y a des mois pour rejoindre la cause de Morgenstern. Loin de seulement être une question d'ordre nationale, les combats à venir pourront avoir un impact diplomatique majeur dans la région. Un journaliste a commenté la situation ainsi :
« Le pire scénario possible est arrivé. Non seulement le coup d'Etat a échoué à s'emparer du pays rapidement, mais on se trouve avec Morgenstern qui désormais contrôles les deux têtes du Gouvernement. Qui soit le gagnant, le Vryheid ne sera plus jamais le même. Ce sera soit la mainmise étrangère, soit le gouvernement d'un César comme cette contrée n'a jamais connue. »
Beaucoup d'expatriés étrangers ont commencé à fuir le pays, sentant que la situation pourrait empirer encore davantage dans les heures à venir.
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Posté : dim. mai 27, 2018 10:30 am
par Amaski
[center]La fin de toute chose
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[quote="La Waarheid"]
Après des nombreux combats dans les rues de la capitale, le dernier bastion des putschistes est tombé en début de la matinée. Le général Bayran et le général Coudou ont été retrouvés pendus dans une aire d'autoroute vers neuf heures, à quelques kilomètres de Vry Haven. Le Gouvernement provisoire a pris possession vers midi du Parlement et annoncé les premières mesures de reconstruction.
Le rapport de force commençait déjà à se dégrader pour les putschistes dès le début du coup d'Etat. Exposé à une vaste opération de dénonciation, et surtout accusé d'être des agents étrangers, le mouvement putschiste a perdu les premiers quartiers de Vry Haven pendant la journée qui suivait le coup d'Etat. Ensuite, la mobilisation des milices locales ont rendu la situation intenable, forçant les adeptes de Bayran et Coudou de se replier dans des zones tenues fermement. Au fil des jours, les putschistes ont perdu leurs avant-postes en dehors de Vry Haven et le contrôle de Houndstad qui est passée entre les mains de la Résistance.
Hier soir, les forces de la Résistance ont pris d'assaut le quartier gouvernemental, dernier lieu de retranchement du général Bayran et du général Coudou. La résidence du Premier Citoyen a été libérée vers 23 heures et le Parlement autour de minuit. Jusqu'à l'aube, les derniers lieux de retranchement ont été libérés et permis de prononcer la libération de la capitale des forces d'occupation. Durant la matinée, on a engagé le nettoyage des lieux et aussi les premières réparations. C'est alors que vers midi, le Gouvernement provisoire est arrivé à Vry Haven et a organisé une première séance du Congrès dans le Parlement afin de voter une série de mesures devant permettre de reconstruire un pays meurtri par la guerre civile.
L'histoire se termine assez mal pour Bayran et Coudou. Introuvables après la libération, leurs corps morts sont découverts pendus dans une aire d'autoroute à une douzaine de kilomètres de la capitale. Selon les premières informations disponibles, ils auraient tentés de fuir la capitale à l'arrière d'un camion transportant des patates. Malheureusement pour eux, des miliciens auraient créé un checkpoint à la sortie de la ville et fouillé le camion, retrouvant les deux généraux. La fin est désormais connue de tous et met un terme à une hasardeuse aventure militaire.
Cette courte guerre civile semble apparaitre comme la phase finale d'une longue crise politique générée par la précédente guerre mondiale. Après des nombreux tumultes politiques, blocages et surtout déséquilibres politiques, l'affrontement interne semble avoir eu au moins le bénéficie d'unifier à nouveau le pays contre des adversaires communs. Le Gouvernement provisoire a déjà fait savoir que les forces politiques restantes se sont tous engagés à œuvrer pour un renouvellement politique et surtout moral de la contrée. Le nouveau président, Alexander Morgenstern Simba, a ainsi déclaré :
« Après avoir vaincu les ennemis de la Patrie, nous devons nous engager sur la voie du progrès, de la paix et de la prospérité. Ce sera un chemin long et difficile, mais nous pourrons surmonter les défis en restant unis et prêts à faire des sacrifices. Le monde dans lequel nous vivons est dangereux, animé par la guerre et le chaos.
Dans un tel environnement, nous devons protéger le havre de liberté que nous avons en étant sans concession avec le reste de l'humanité. Notre liberté ne peut qu'être garantie en mettant la sécurité de nos iles en priorité sur tous les autres engagements diplomatiques et moraux vis-à-vis de l'extérieur. Il faut un renouveau de notre stratégie de défense nationale et surtout de nos priorités diplomatiques. »
Les conséquences exactes sur long terme de cette crise restent encore impossibles à déterminer. Beaucoup craignent que le pays ait besoin de plusieurs mois pour se rétablir. C'est en tout cas la fin d'un longue et douloureux épisode de l'histoire de notre contrée.
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Posté : jeu. déc. 27, 2018 10:13 pm
par Amaski
[center]2037 : l'année de la fin du chaos?
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[quote="La Waarheid"]
Depuis le Wereldoorlog, le Vryheid a connu des crises politiques et économiques permanentes. C'est début 2037 que toutes ces difficultés cumulent avec une courte civile qui verra le pays tomber entre les mains d'une junte. C'est depuis cette date que le Vryheid est gouverné avec une main de fer, chose qui semble avoir pour effet d'offrir au pays la stabilité nécessaire. Toutefois, cette dictature qui ne dit pas son nom est confrontée à une résistance notable au sein de la population vrye.
Après le Wereldoorlog, la République du Vryheid n'a pas connu un mois de répit. Crise politique, difficultés économiques et tensions sociales ont conduit à une importante instabilité, sans parler de difficultés financières permanentes. Le rêve libéral du début des années 30 semblait se fracasser à la réalité d'un monde multipolaire et violent. Cette multitude de crise ont conduit à ce que les partis deviennent de plus en plus incapables de coopérer et surtout à maintenir un gouvernement opérationnel en place.
Le 12 janvier 2037, une partie de l'Armée prend les armes et se retourne contre le Gouvernement et le Parlement. Après deux semaines de combat, les putschistes, dirigés par un certain Ludwig Kolin, prennent Vry Haven et établissement un nouveau gouvernement. La constitution se trouve suspendue et le pays tombe sous le joug d'un régime militaire qui perdure jusqu'à aujourd'hui. Si des escarmouches continuent jusqu'à fin février, la situation se calme début mars et la junte arrive à établir son pouvoir sur presque tout le territoire. Néanmoins, la Résistance n'a jusqu'à aujourd'hui pas été complètement détruite. Beaucoup de dirigeants de l'ancien régime ont ainsi trouvé refuge dans des capitales étrangères pour lutter depuis là contre ce qu'ils jugent être une dictature « fascisante ».
L'homme fort du nouveau régime, Ludwig Kolin, est resté inconnu du grand public jusqu'à très récemment. Il ne fait pas partie de la génération fondatrice de la République ni des soutiens du régime monarchique amazoulou. Presque tous les nouveaux ministres et chefs sont dans la même situation. La plus part font partie de la génération ayant vécu les évènements du Wereldoorlog sur le terrain et loin des bureaux. A cela s'ajoute aussi que le nouveau régime n'est pas idéologiquement pur. Au contraire des précédents gouvernements, la junte guidée par Kolin évite tout discours idéologique flamboyant, mais se terre derrière un tâtonnement politique.
La raison est car la dictature caresse une tendance socialiste difficile à avouer dans un pays marqué par des années d'éducation libérale. Toutefois, les faits et la biographie de Kolin semblent parler en faveur d’un penchant idéologique en faveur du communisme. Ludwig Kolin fait partie, comme beaucoup des nouveaux dirigeants, des cercles engelsien, donc un mouvement philosophique proche des idées socialistes. Egalement, on constate depuis des mois que la junte favorise le développement des coopératives, des usines publiques et d'un rôle plus important du public dans l'éducation et la santé. Les faits semblent dire davantage que les discours.
Carl Johnson, journaliste dytolien, a décrit le régime vrye actuel de la manière suivante, cherchant à décrypter son alignement idéologique.
« Il ne fait pas de doute que la junte actuellement en place est d'obédience idéologique socialiste. Ce qui force le régime à avancer discrètement est la longue tradition libérale du pays et le fait que la Résistance est encore particulièrement forte. C'est pourquoi il lui est très difficile de sortir du carcan en place. Il y a aussi assurément un certain pragmatisme parmi les leaders qui peinent déjà suffisamment à tenir le pays. Les grands principes idéologiques doivent donc être mis de côté pour tenter d'assurer la gouvernance quotidienne. A cela s'ajoute aussi le fait que le Vryheid ne peut pas se permettre de s'isoler diplomatiquement du monde en adoptant des lignes idéologiques pouvant fâcher les propriétaires des concessions gazières et pétrolières dans le pays. »
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