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Posté : sam. mai 04, 2019 12:14 pm
par Chaarden
[center]La pauvreté explose au Sengaï

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Coup de tonnerre : la chômage s’effondre, la pauvreté explose


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AUCUNE COMMUNICATION OFFICIELLE DU GOUVERNEMENT SUR SES PERFORMANCES ECONOMIQUES. AUCUNE. L’Agence Nationale des Statistiques Economiques et Sociales (ANSES) a publié il y a trois jours les résultats économiques du Sengaï, non pas en augmentation ou diminution par rapport à l’année précédente, mais aussi en chiffres bruts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on comprend pourquoi le gouvernement a voulu retarder au maximum leur publication. Alors que le Sengaï s’approche des cent millions d’habitants, il n’y a pas moins de 45 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. C’est presque deux fois plus que la moyenne mondiale. Bien sûr, l’étude fournie avec ces statistiques a mis l’accent en toute honnêteté sur le fait que 45 millions de pauvres ne signifiait pas 45 millions d’affamés ; la majorité des pauvres vivent d’agriculture vivrière. Toutefois, le problème repose sur d’autres tenants et aboutissants ; l’éducation, l’accès aux soins, l’intégration aux circuits économiques etc. De tous ces sujets, aucun des indicateurs n’est au top, et le gouvernement ne répond pas, refuse de répondre à toutes les questions aujourd’hui soulevées. Et tout ça, à moins d’un an des élections.

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L’ECHEC DES REFORMES LIBERALES DE SUMALEE KONGSUWAN SANCTIONNE. Après plus de dix ans de réformes dites « libérales conservatrices » conduites par un gouvernement dont les méthodes de maintien au pouvoir sont plus que contestables, voilà que le verdict est tombé. Nous aurions tous été ravis de constater l’amélioration du niveau de vie de nos concitoyens, mais force est de constater qu’il n’en n’est absolument rien à l’heure actuelle. 44% de la population sengaïaise vit sous le seuil de pauvreté, mais nous voudrions mettre ce chiffre en parallèle à un autre : le chômage, qui est descendu à 0,9%, l’un des taux les plus bas jamais enregistrés. La prise en compte de l’agriculture vivrière y est certes pour quelque chose mais ne peut tout expliquer. 44% de pauvreté et 0,9% de chômage révèlent à eux deux la progression du Royaume vers un nouveau modèle de société ; celui où les pauvres deviennent de plus en plus pauvres en travaillant toujours plus. Celui du travail pauvre. Celui où une frange entière de la société est en bas, trimant pour supporter une frange plus lourde au-dessus. A l’approche des élections, ces statistiques sont un coup de poignard pour le gouvernement qui ne peut continuer à cacher le désastre que cause son libéralisme. Nous nous étonnons toutefois qu’il existe aussi peu de statistiques sur la richesse au Sengaï ; qui sont les riches ? Combien gagnent-ils ? Comment se portent-ils ces dernières années ?

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LA BOULE DE NEIGE DEVIENDRA AVALANCHE. Ce que les coupables savaient déjà et ce que les victimes vivaient déjà, vient d’éclater à la figure de tous. Le Sengaï est officiellement l’un des pays les plus pauvres du monde et la pauvreté n’y fait qu’augmenter d’années en années. Maintenant, c’est su, plus personne ne peut se cacher derrière de quelconques résultats économiques qui bien souvent, ne prouvent que le bien-être, le progrès et la croissance d’une petite élite privilégiée qui ne réinvestit qu’une médiocre quantité de son argent dans le travail au Sengaï. Le Rama a reçu une longue lettre lui murmurant l’idée de s’occuper du gouvernement ou au moins de lui retirer la majorité au Sénat (Wuthisapha) pour l’empêcher de faire encore plus de mal dans les quelques mois qui restent avec les élections. Il ne fait aucun doute qu’il n’en fera rien et qu’il continuera à demeurer aveugle sur le malheur de son propre peuple, mais cela non plus ne présage rien de bon sur son avenir.

Posté : ven. mai 10, 2019 10:31 am
par Chaarden
[center]Le cinéma sengaïais vaudra-t-il encore le coup ?

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La réduction des subventions d’état à la culture fait débat


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LE GOUVERNEMENT SUPPRIME TOUTES LES AIDES A LA PRODUCTION CULTURELLE CINEMATOGRAPHIQUE. La situation catastrophique du budget de l’état sengaïais a été chiffré par des députés qui ont remis un dossier complet devant les représentants du gouvernement au Rathasapha (Parlement). Pour une fois, le gouvernement a parfaitement répondu… en supprimant des budgets d’état. Un couac politique colossal a alors eu lieu ; les députés (MFD) ont en effet appelés à la suppression de quelques budgets, sans être particulièrement précis sur lesquels, pour des raisons d’économie et de non-gaspillage de l’argent public. Les députés de la majorité ont alors supprimé le budget de soutien aux productions cinématographiques sengaïais en arguant qu’ils reprenaient une proposition des députés MFD, blâmant ces derniers aux yeux des principaux concernés. S’il n’est certes pas faux que ceux-ci ont appelé à la suppression de quelques tranches du budget, aucun n’a explicitement mentionné le domaine culturel. Une vaste opération de tactique politicienne reposant sur l’incompétence des députés MFD et l’élasticité morale des députés AND. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit là d’une belle démonstration de l’état actuel de la politique sengaïaise.

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LES OPPORTUNITES A SAISIR DANS LE NOUVEL ERE CULTUREL SENGAÏAIS. En dehors de l’arnaque politicarde qu’a constitué cet étrange épisode à l’Assemblée, il est révélateur une fois encore du nouveau tournant de la société sengaïaise, qui s’engage dans une route où l’Etat se retire volontairement de certains domaines, ce qui constitue au passage une légère trahison de la part de l’AND de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=312473#p312473]son fondateur idéologique[/url], mais ça, à la limite, ça les regarde. En revanche, les opportunités que propose ce nouvel espace doivent être bien comprises de nous. En effet, les subventions ont été supprimées pour absolument tout le monde, y compris nos adversaires. Ainsi, il ne fait aucun doute que maintenant, tous les cinéms au Sengaï sont sur un pied d’égalité, sans l’arbitrage du gouvernement, même si les subventions n’ont jamais été essentielles pour produire un film. Ainsi, maintenant, il faut voir dans cette suppression l’opportunité pour nous de produire notre propre cinéma, nos propres codes culturels, et dans le répandre dans le Sengaï et dans le monde.

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COMPRENDRE LES RAISONS DU NON-SOUTIEN GOUVERNEMENTAL AU CINEMA NATIONAL. Reprocher aux pauvres députés du MFD d’avoir provoqué par leur imprécision la suppression du budget d’état accordé aux films est malhonnête et cache une bonne partie de la vérité, bien que leur médiocrité ne soit certes plus à démontrer. En réalité, il ne fait aucun doute que c’est le Ministère des Affaires Internes qui a personnellement sommé à qui de droit de supprimer ce budget, mais pour quelles raisons ? Depuis quelques temps, certains films, notamment réalisés par des producteurs Népalais, recevaient mécaniquement un soutien financier de l’Etat, mais depuis quelques temps, certains titres devenaient particulièrement subversifs et s’en prenaient à l’état actuel du Sengaï et au gouvernement, ce qui n’était plus acceptable, vu le succès de ces films (voir « La vie de mon père », 800 000 entrées en quatre jours). La réaction ne pouvait plus se faire attendre et le gouvernement se retrouve face au risque de financer sa propre opposition qui, bien que simplement culturelle, pouvait provoquer de véritables dégâts dans son image déjà bien abîmée.

Posté : ven. mai 17, 2019 10:32 am
par Chaarden
[center]Où sont passés les millions de Pan Ranong ?

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Le maire de Pan Ranong, Kulap Jumpaman, devant les tribunaux


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L’ETOILE MONTANTE DE L’ALLIANCE NATIONAL-DEMOCRATIQUE EN DIFFICULTES DEVANT LA JUSTICE. Alors que Sumalee Kongsuwan termine son 3e mandat avec toutes les difficultés possibles, voilà que l’un des hommes susceptibles de lui succéder, Kulap Jumpaman, se retrouve devant les tribunaux pour une sombre affaire d’argent. Il y a trois ans, le maire de Pan Ranong reçut plus d’un milliard de rentrées financières suite à la création de nouvelles entreprises et aux premières recettes fiscales de celles-ci. Il semblerait que la mairie ait volontairement cachée la création de certaines d’entre elles en retardant les dossiers, tout en actant dans les faits leur existence fiscale. Ainsi, les impôts étaient perçus sans être attendus, au vu de l’inexistence administrative de l’entreprise. Grâce à ce stratagème, des millions de roupies furent perçus et ne furent pas déclarés. La combine n’était censée être révélée que bien après la fin du mandat de Kulap Jumpaman, ou au moins après son départ de la mairie de Pan Ranong, qui devait avoir lieu dans quelques semaines. La pomme est tombée plus vite que l’arbre.

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L’AND ENCORE ECLABOUSSE PAR UN SCANDALE FINANCIER A MOINS D’UN AN DES ELECTIONS. Les tractations les plus obscures étaient menées au sein de l’AND pour savoir qui se présenterait comme potentiel PM après le retrait de Sumalee Kongsuwan, en espérant cette fois-ci qu’aucune combine malhonnête ne la maintiendra au pouvoir. L’un des noms qui circulait sur toutes les lèvres était celui de Kulap Jumpaman, le maire de Pan Ranong. Celui-ci était d’ailleurs en train de quitter ses fonctions à la mairie… quand il fut rattrapé par une affaire de fraude fiscale. Il est dit que l’argent qu’il a volé aurait servi à sa campagne. Il est spectaculaire de constater qu’ils n’en n’ont jamais assez : Kulap Jumpaman a une fortune estimée à plus de quatre milliards de roupies sengaïaises, l’une des cent premières fortunes du Sengaï, et cela ne lui suffisait pas. En tout cas, la situation de l’AND devient à présent sérieusement problématique : la PM qui avait construit le partie sur sa personne s’en va, son successeur est devant les tribunaux, et les partis d’opposition fracturent la structure politique sengaïaise à travers tout le pays. Cela n’a pu échapper au Rama qui, à n’en pas douter, saura amortir le choc des prochaines élections.

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L’ODEUR NAUSEABONDE DE LA FIN D’UN SYSTEME POLITIQUE. Sumalee Kongsuwan aurait pu, dans un baroud d’honneur assez spectaculaire, transmettre le pouvoir à celui que le système politique sengaïais pourri aurait a fortiori amené au pouvoir. Il est vrai que la gestion urbaine de Kulap Jumpaman a été saluée à de nombreuses reprises, il est presque dommage que son honnêteté n’ait pas été à la hauteur de sa stature politique. Kulap Jumpaman avait autorisé nombre de Népalais à s’installer à Pan Ranong dans le but d’y installer les sièges sociaux de leurs entreprises. Peut-être que le fait qu’il ait fait passer la vitalité économique de sa ville avant les magouilles ethniques sengaïaises lui ont coûté son un destin auquel il se préparait depuis longtemps. Nous rappelons toutefois que la loi sengaïaise n’interdit fondamentalement pas à un repris de justice de se présenter, mais fondamentalement, il aurait une quantité incroyable de barrières à franchir : l’électorat de l’AND, la confiance du Rathasapha… jamais un homme corrompu et en guerre avec les juges ne pourrait susciter assez de confiance pour construire un gouvernement et mener une barque aussi grande que celle du Sengaï. On en vient donc maintenant à un temps où le parti au pouvoir en vient à saborder ses propres hommes –car oui, c’est probablement l’AND qui a balancé l’affaire- parce que ceux-ci auraient pu, peut-être, renverser la table d’un jeu truqué et trompeur.

Posté : ven. mai 24, 2019 1:40 pm
par Chaarden
[center]Lamoon Aditya dévoile son plan de campagne

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A quelques mois des élections, la secrétaire générale du Mouvement Fédéral-Démocrate énonce ses objectifs


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UN PLAN AMBITIEUX POUR UNE FEMME AMBITIEUSE. Tous les journalistes qui l’ont rencontré ou qui ont rencontré les siens l’affirment sans aucune ambiguïté, Lamoon Aditya est l’une des femmes politiques les plus bornées, ambitieuses et décidées qui soient dans la scène politique sengaïaise actuelle. Elle règne aujourd’hui sur le Mouvement Fédéral-Démocrate (anciennement Renouveau Tibétain) après avoir remporté à la loyale toutes les élections internes préalables. Elle n’a jamais cherché à évincer ses adversaires internes, comprenant le soutien qu’elle pourrait obtenir de leur part. Le programme qu’elle proposât il y a quelques mois n’a pas varié d’une ligne. Toutefois, hier, c’est son plan politique qu’elle a dévoilé. Il est à moitié étonnant de constater que le MFD ne vise pas directement le Rathasapha (Assemblée), dont le système électoral lui interdit l’obtention d’une majorité. Ainsi, Lamoon Aditya n’ambitionne pas de devenir Premier Ministre à ces élections. Elle entend parasiter les institutions du maximum qu’elle le peut, en organisant des équipes derrière chaque élu du MFD pour mener une guérilla politique et législative qui permettra de créer les brèches nécessaires pour s’engouffrer dans les années à venir et espérer un vrai changement. Il s’agit donc de jouer au jeu de ses adversaires ; un jeu auquel elle risque de se brûler.

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LE REGARD RESOLUMENT TOURNE VERS L’AVENIR, LAMOON ADITYA VISE LE POUVOIR. Il est souvent dit dans nos textes sacrés qu’il faut au moins viser la Lune pour atterrir dans les étoiles. Si le Cabinet du Premier Ministre est la Lune, alors c’est vers celui-ci que Lamoon Aditya a en effet dirigé ses troupes : toutes les circonscriptions auront un candidat du MFD et le but est d’obtenir le plus de députés possibles, bien que la majorité soit largement hors de portée. Des tractations ont lieu avec d’autres partis politiques pour envisager des alliances et la formation d’un gros bloc d’opposition au Rathasapha. Lamoon Aditya se présente elle-même dans une circonscription du Songphang Phudin, non loin de Gyamda. Toutefois, à côté des stratégies politiciennes, Lamoon Aditya a tenu à présenter aux yeux de tous un programme désormais connu mais qui montre la stabilité et le sérieux de son mouvement : fédéralisme plus poussé, abaissement du pouvoir de l’autorité centrale, retour sur les politiques de libéralisation, réforme massive du système politique pour assurer une meilleure représentation ethnique et aussi une diplomatie bien plus ouverte et garantissant une intégration juste et équitable du Sengaï sur la scène internationale.

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QUAND DES PROFITEURS VEULENT PROFITER DES NON-PROFITS DES PROFITEURS. Les profiteurs actuels, rassemblés derrière la bande à Sumalee Kongsuwan, ont une féroce envie de continuer à profiter. Le problème, c’est que profiter est une activité concurrentielle, et ils sont plus d’un à se bousculer au portillon. Ainsi, Lamoon Aditya, présidente du MFD, désire rassembler l’opposition autour d’elle, alors qu’elle n’a rigoureusement aucune chance d’arriver à la tête du gouvernement. Quand bien même elle créerait la surprise en y arrivant, elle sera immédiatement mise en minorité par une assemblée trop fragmentée. Y est-elle d’ailleurs vraiment prête ? En effet, il faut noter que depuis que Lamoon Aditya est à la tête du MFD, elle n’a jamais essuyé le tir d’une première élection : au-delà de ses capacités personnelles, c’est son baptême du feu qu’elle n’a jamais reçu. Quelle est sa capacité de résistance ? Quelle est sa capacité de redondance ? Peut-elle se relever d’un échec, elle qui n’a jamais connu ni échec ni victoire ? Alors, pour le moment, ces questions demeurant en suspens, nous ne pouvons accorder aucun crédit sérieux à tous les discours de résistances et de renouveaux qui ne pourraient être que l’habillage de volonté bien plus obscure.

Posté : mar. mai 28, 2019 12:30 pm
par Chaarden
[center]Hainad Jarujinda fonde un parti avec comme objectif principal la lutte contre la corruption

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Le Tsu Kab Kar Thucrit (TKKT) séduit déjà de nombreux quartiers populaires des métropoles sengaïaises


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A QUELQUES MOIS DES ELECTIONS, UN NOUVEAU PARTI MARCHE SUR LES PLATES-BANDES DE L’AND. Depuis que le scandale de corruption éclaboussa Kulap Jumpaman, le maire de Pan Ranong, le mois dernier, la capitale est en ébullition. Ce ne fut ni la première ni la dernière fois qu’un homme politique tombait pour avoir fait disparaître de l’argent dans d’ardus mécanismes de fraude fiscale. Ainsi, ce matin, s’imaginant répondre aux attentes de la population, Hainad Jarujinda, membre de l’opposition à l’assemblée municipale de Pan Ranong, a annoncé la transformation en un parti politique « progressiste, citoyen et démocratique » du mouvement qu’il présidait jusqu’alors et qui n’était pas bien plus qu’un think thank destiné à faire de l’entrisme à l’AND. La structure de ce think thank s’est aujourd’hui métamorphosée en une ingénieuse machine à politique, très huilée, mettant en avant les voix des citoyens et la participation de chacun aux débats. C’est principalement dans le milieu urbain que le TKKT (Tsu Kab Kar Thucrit –Lutte contre la corruption-) fait son marché, dans des zones habituellement réservées à l’AND. La pénétration d’un nouveau parti peut être un trou de plus dans la coque du navire AND, ou au contraire la possibilité d’une alliance potentielle, bien que cette dernière nécessiterait quelques tortillements au niveau de l’appareil dirigeant de l’actuel parti au pouvoir…

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L’ELECTORAT URBAIN ET POPULAIRE A NOUVEAU DANS LE VISEUR. A la surprise des cadres de l’Alliance National-Démocratique, un de ses anciens membres, Hainad Jarujinda, homme de petite politique connue pour sa probité et son honnêteté, a fondé en plein milieu de son jardin un parti potentiellement concurrentiel. Toutefois, si cette analyse est partagée par beaucoup, nous aimerions en proposer une autre. Jarujinda n’est pas un spécialiste de la tactique politique ni même un niais, il ne peut avoir d’illusions sur ses chances d’arriver au pouvoir un jour. Sa carrière politique démontre plutôt une tendance certaine à l’entrisme comme principale arme politique. Les proies qu’il amène à lui sont les pauvres des banlieues qui s’estiment à raison appauvries par un système inique, ce qui leur rend la corruption encore plus insupportable. Il n’est pas impossible que l’objectif de Jarujinda soit de capter une partie de l’électorat jeune, dynamique et nombreux de l’Alliance National-Démocratique pour pousser cette dernière à négocier avec lui et donc entamer les réformes qui lui tiennent à cœur sur la transparence et l’honnêteté des élus du Royaume. Si cette stratégie est louable, il n’en demeure pas moins qu’elle est risquée, au vue de la fourberie qui régit chaque mouvement des cadres de l’AND, et nous osons espérer que Jarujinda ne saurait succomber aux sirènes d’un pouvoir facile.

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LE TKKT, OU COMMENT DES PIES VOLEUSES VONT SE PEINDRE EN PIGEONS. Il est possible de gloser pendant des dizaines et des dizaines de pages sur le goût de la justice de Hainad Jarujinda et sur ses intentions probablement louables, mais quel est le bilan ? Il y a quelques années, il avait proposé un vaste plan de lutte contre la corruption sur lequel le brave Kulap Jumpaman, alors son « boss », s’était assis. Quelle a été la réaction de Jarujinda ? Se lever, quitter la pièce et y revenir le lendemain comme si rien ne s’était passé. Jamais il n’a voulu quitter son poste, jamais même il n’a pensé agir concrètement contre les vautours avec qui il a si bien volé (sic). Or, maintenant que Kulap Jumpaman est tombé pour corruption, c’est-à-dire maintenant que la corruption est un sujet de campagne rentable, Jarujinda saute à pieds joints sur la scène politique nationale et se présente comme grand pourfendeur d’un système d’élites corrompues. Il reste à savoir avec qui il s’alliera lors de la prochaine élection ? Aux côtés de quels partis acceptera-t-il de siéger pour former une majorité (le scénario d’une assemblée dominée par un seul parti semble de moins en moins probable) ? C’est une fois le premier feu de la politique tirée que l’on verra si Jarujinda se sera pris quelque s balles ou s’il les a toutes soigneusement esquivées.

Posté : mer. mai 29, 2019 11:54 am
par Chaarden
[center]Le descendant des Rajas Tibétains annonce sa candidature aux prochaines élections législatives

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Le prince Bachagyal se présentera sans étiquette dans une circonscription du Songphang Phudin


[URL=https://www.casimages.com/i/190125113049717786.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113049717786.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]UN PETIT PRINCE A LA RECHERCHE DE LEGITIMITE. Il y a plusieurs siècles régnait sur les montagnes du Songphang la dynastie Darmayan. Leurs terres furent définitivement conquises par les armées thaïes venues du Sud en 1809. Cette même année, tous les descendants et potentiels héritiers de la dynastie Darmayan furent sommés d’abjurer et de renoncer à tous leurs droits, ce qu’ils firent… avant d’être exécutés, épouses et descendants avec. Toutefois, comme dans toute belle histoire, une branche éloignée de la famille parvint à s’enfuir et à se cacher dans les grottes du Songphang. Un demi-siècle plus tard, une amnistie générale fut promulguée et alors, à la surprise du pouvoir qui regretta quelque peu son geste, un héritier au trône des montagnes s’installa entre Gyamda et Tingri, mais, étroitement surveillé, il ne tenta jamais un quelconque coup et demeura à sa place, vivant des offrandes de dévots et de fidèles, et enfanta une famille dont le dernier rejeton vient de déposer sa candidature aux élections législatives. L’amnistie et le temps écoulé permettent largement sa candidature mais il est fort à parier que son élection provoquerait quelques remous dans l’opinion publique, d’autant plus qu’il semble bien parti pour être élu sans aucun problème…[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125113547829464.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113547829464.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]NE S’AFFILIANT A AUCUN PARTI, LE PRINCE BACHAGYAL LANCE LA RECONQUÊTE DU TERRITOIRE DE SES AÏEUX. La circonscription de Palkyi Pakshi est un pic rocheux sur lequel se trouve un vieux château médiéval surplombant toute la région alentour. C’est dans ce château que réside le prince Bachagyal, descendant des derniers Rajas tibétains. Cet homme, particulièrement apprécié et respecté dans la région tant pour son nom que pour ses actions de bienfaisance au sein de la population locale, a décidé de franchir un pas de plus dans l’amour qu’il porte à son peuple, le concrétisant par une représentation politique officielle. Lors d’une sortie à une course hippique dimanche dernier, Bachagyal fit courir en plus de son cheval la rumeur selon laquelle il deviendrait député de Palkyi Pakshi. Alors que tous le pressaient pendant ce jour, il monta sur l’estrade en fin de journée et officialisa sa candidature, qui fut déposée et approuvée par les autorités ce matin. Ne se rattachant à aucun parti, il promit au peuple une consultation régulière de celui-ci « selon la tradition des Rajas ses ancêtres » pour savoir quoi voter et quoi proposer. Bien que les contours de ses actions futures soient encore flous, nous ne pouvons qu’espérer sa victoire et souhaiter ainsi qu’un signal fort soit envoyé au gouvernement.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125112844362943.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125112844362943.png[/IMG][/URL][/center]

[justify] C’EST TRISTE, UN DRAGON QUI A BESOIN D’UN BRIQUET. Allumer une grande flamme avec des allumettes achetées au supermarché fait perdre toute crédibilité à un dragon cracheur de feu. C’est ainsi que nous voyons l’entrée en politique du prince Bachagyal, qui la semaine dernière encore était un personnage respecté de tous au Nord de Pan Ranong, et dont la candidature aux législatives remet profondément en cause son sérieux. N’importe quel prince qui cherche ailleurs que dans son propre nom le respect et la légitimité dont il a besoin n’est pas un vrai prince. Les archives officielles ne se souviendront pas du prince Bachagyal mais de monsieur le député Bachagyal Darmayan, de la circonscription Palkyi Pakshi. Son nom, qu’il devrait porter fièrement, va donc se noyer dans d’immenses masses d’autres noms accumulés dans les papiers de l’Assemblée. S’il n’était pas élu, le suicide rituel serait sincèrement la meilleure solution, et une immense claque dans la figure des montagnes du Songphang. S’il était élu, alors ce serait peut-être la meilleure des choses pour l’avenir du Sengaï : la fonction royale de la famille Darmayan se serait totalement abaissée et laisserait le champ libre à de nouvelles formes d’expression politique. Nous serions enfin débarrassés de ce boulet que traînent à leurs pieds les Tibétains depuis plus de deux siècles et alors, enfin, nous pourrions qu’ils comprennent que la voie de la révolution est la seule qui peut achever une transformation radicale, totale et nécessaire du Royaume du Sengaï.[/justify]

Posté : jeu. mai 30, 2019 10:23 am
par Chaarden
[center]Boonyasak Ondarttitichai fonde le parti
Khang Nha Sengaï ! « En avant Sengaï ! »


[URL=https://www.casimages.com/i/190530112836961578.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/30/190530112836961578.jpg[/IMG][/URL]

A quelques jours de la fin des dépôts de liste pour les législatives, un nouveau (et dernier ?) parti est créé


[URL=https://www.casimages.com/i/190125113049717786.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113049717786.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]LE TRES CONTROVERSE BOONYASAK ONDARTTITICHAI CREE UN PARTI ULTRA-LIBERAL, PROGRESSISTE ET COSMOPOLITE. A la fin de la semaine, il sera trop tard pour qui que ce soit de créer un parti, car les élections approchent à grand pas. Une fois cette échéance passée, tous les partis actuellement en lice auront quelques semaines pour déposer tous les dossiers de candidature dans chaque circonscription. Malgré le fait que la pression se fasse plus forte que jamais au niveau de l’échéancier, un nouveau parti vient d’être créé à Pan Ranong. A sa tête, le multi-millionnaire Boonyasak Ondarttitichai, « golden boy » des casinos sengaïais, qui propose, avec son parti Khang Nha Sengaï, une réforme profonde du Royaume. Ondarttitichai a déjà été à trois reprises devant les tribunaux pour insulte envers la famille royale ; et même s’il n’a jamais osé s’en prendre directement au Rama, les Princes et la Princesse ont déjà été sous le feu de ses attaques verbales. Ses sentiments anti-monarchistes et pro-occidentaux le situent à contrecourant d’une grande partie de l’électorat sengaïais, ce qui ne permettra jamais son élection. De plus, il est favorable à la légalisation de l’homosexualité, de l’avortement et de tous les produits stupéfiants. Le conservatisme traditionnel du Sengaï ? A la corbeille ! Une partie de son programme s’intitule par ailleurs Thang khya (Poubelle) dans laquelle il fait la liste de tout ce qui disparaître au Sengaï, il commence par l’Etat et finit par la pauvreté. A son premier meeting, où des centaines de voitures de luxe s’étaient déplacées, il a annoncé qu’il présenterait des candidats dans les Muang-Baï et Chasombat Phudin.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125113547829464.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113547829464.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]LA BOURGEOISIE FRIQUEE SE TROUVE SON CHAMPION ET LE PROPULSERA BIENTÖT AU RATHASAPHA. Alors qu’on frôle le dixième parti politique, ce que nous avons déjà analysé dans l’optique de la restructuration de la scène politique sengaïaise suite à la disparition du Pheu Sengaï et l’effondrement de l’AND actuellement au gouvernement, voilà que le Maître des Casinos Boonyasak Ondarttitichai annonce vouloir faire entendre sa voix. Toutefois, il a été souligné que ses idées, en accord avec sa personnalité, c’est-à-dire décadentes et en décalage complet avec la culture sociale et politique sengaïaise, ne doivent pas représenter plus que quelques pourcentages de la population sengaïaise, et ce, principalement dans les grandes métropoles du pays. Il convient alors de réfléchir sur la signification et surtout l’utilité politique de ce drôle de guignol. S’il déteste la monarchie sengaïaise, il n’en demeure pas moins un ferme soutien aux réformes libérales des gouvernements Kongsuwan. Il demeure toutefois en désaccord profond avec la manière dans la société sengaïaise rejette les inclusions de la modernité destructrice. La création de son parti est une manœuvre de Sumalee Kongsuwan : elle sait qu’elle ne peut plus obtenir la majorité au Rathasapha et donc, plutôt que de s’accrocher à cet espoir fou, elle acte la défaite de son parti et limite l’hémorragie. Tous les électeurs déçus par sa gestion sociale conservatrice se tourneront vers le parti Khang Nha Sengaï et éliront les hommes de Boonyasak Ondarttitichai. Ceux-ci, une fois élus, s’empresseront de se ranger derrière l’AND de la PM sortante Kongsuwan. Ainsi, le jeune millionnaire ramènera au bercail une part des voix perdues par Sumalee Kongsuwan ; celles de la riche bourgeoisie urbaine.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125112844362943.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125112844362943.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]PEUT-ÊTRE, ENFIN, UN THAÏ QUI VA NOUS FOUTRE LA PAIX. Le petit millionnaire bling-bling bien caricatural Boonyasak Odarttitichai a donc créé un parti politique, En Avant Sengaï !, qui a pour objectif de faire du Sengaï un immense casino plein de drogues, de prostituées et de bandits-manchots. Ce serait presque enfoncer une porte ouverte que de rappeler les démêlés judiciaires de ce petit gars, qui se situent autant dans l’insulte à personne royale que dans des liens plus qu’ambigus avec les mafias et autres organisations criminelles pullulant sur les côtes du Sud du Royaume. Mais bon ; il faut des acheteurs et des fournisseurs, n’est-ce pas ? Si la création de ce parti est un attrape-nigaud pour ramener à l’AND (Alliance Nationale Démocratique) les voix qu’elle a perdu, alors le procédé ne devrait pas tellement fonctionner. Toutefois, tentons un exercice d’utopie politique ; si Boonyasak Odarttitichai venait à être élu un de ces jours, imagions un seul instant la paix colossale que nous aurions alors. Cet homme veut aller jusqu’à privatiser les services de police et à peu près tout ce qui est privatisable. Nous pourrions gagner une indépendance que jamais nous n’avons eue dans notre histoire. De là à élire un clown pareil, le débat est autre.[/justify]




BREVES

Après l'éviction de Kulap Jumpaman, l'AND présentera Niwattham Paisoon comme leader du groupe AND aux élections législatives.

Dix-huit morts dans le naufrage d'un navire au large du Sengaï, probablement des pirates.

Sumalee Kongsuwan visitait hier le plus grand hôpital de Pan Ranong.

Posté : mar. juin 04, 2019 2:21 pm
par Chaarden
[center]Lamoon Aditya veut « enfoncer le système féodal sengaïais »

[URL=https://www.casimages.com/i/190604040049777790.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/04/190604040049777790.jpg[/IMG][/URL]

La leader du MFD (Mouvement Fédéral Démocrate) mène la charge contre les « archaïsmes » du Royaume


[URL=https://www.casimages.com/i/190125113049717786.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113049717786.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]LE SEGMENT ELECTORAL EST CIBLE : LE MFD A LA CHASSE AUX POPULOS. Quels sont les plus nombreux des Sengaïais ? Les Tibétains. Quels sont les plus susceptibles d’être touchés par un discours aux relents anti-féodal et pour une plus juste répartition des richesses ? Les pauvres. Ainsi, qui faut-il viser ? Les Tibétains pauvres. Voilà le calcul que le Mouvement Fédéral-Démocrate a fait pour l’emporter aux prochaines élections. En soi, le calcul semble logique, mais le pauvre Tibétain n’habite que dans une certaine partie des circonscriptions, généralement déjà acquises au MFD. C’est donc les pauvres ruraux que vise le MFD, ceux les plus touchés par [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=293238#p293238]le système féodal[/url] depuis longtemps fustigé par les élites tibétaines. Après avoir mis en tête de son programme la réforme électorale, Lamoon Aditya met en deuxième position la suppression progressive d’un système lourd et archaïque : elle demande la fin de l’autorisation de certains impôts locaux par les sergents de l’aristocratie (thaïe) locale et plaide pour un transfert progressif de nombreuses prérogatives politiques et économiques vers l’Etat. L’aristocratie, apathique et plongée dans une amorphie assez spectaculaire, ne semble pas réagir et se conforte dans un luxe qu’elle estime définitivement gagné. C’est cette certitude que Lamoon Aditya essaiera de balayer aux prochaines élections, en radicalisant une partie de l’électorat populaire, ayant renoncé à séduire un électorat urbain et côtier, considérant comme perdues les circonscriptions où il vit.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125113547829464.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113547829464.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]UNE JUSTE ET NECESSAIRE REMISE EN QUESTION. Les Thaïs représentent quelques 14% de la population mais envoient plus de 45% des députés au Rathasapha. Le but déclaré de Lamoon Aditya est précisément de se constituer un bloc capable de s’opposer à l’AND dans une intense guérilla législative. Toutefois, attaquer le système féodal de notre Royaume accuse d’une stratégie bien plus recherchée, celle qui vise à proposer aux sujets un véritable nouveau projet de société. Il faut espérer que ce projet séduise suffisamment de personnes pour permettre au MFD d’être propulsé au Rathasapha avec le nombre de députés nécessaires pour peser, ce qui, dans tous les cas, sera une véritable sanction puisque les sondages indiquent un taux de participation à plus de 80%, l’un des plus hauts enregistrés. Dans nos campagnes, plus personne ne dit qu’il s’abstiendra à ces législatives, et pour cause : chacun connaît les enjeux et chacun sait que, pour la première fois depuis longtemps, les moyens de pression installés depuis des siècles sur nos épaules sont sur le point de voler en éclat. Les espoirs se font grandissant et dans tous les cas, le nouveau visage de la politique sengaïaise se reconstituera dans quelques semaines et présentera la configuration dans laquelle nos revendications évolueront dans les années à venir. A nous de choisir si nous voulons participer activement ou regarder les trains passer.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125112844362943.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125112844362943.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]SCOOP : LAMOON ADITYA EST POUR LE BIEN ET CONTRE LE MAL. La leader du MFD a proposé une réforme profonde (et non pas une abolition) des systèmes de servitude qui rongent l’économie de notre pays depuis des années : aucun grand investissement ne peut être fait puisque l’aristocratie thaïe s’acharne à piller tout l’argent des Phudins pour construire des casinos à Pan Ranong (grâce à Boonyasak Odarttitichai, l’ami des aristocrates). Ainsi, Lamoon Aditya veut en finir avec tout ça. Bien : oublie-t-elle qu’une majorité au Rathasapha ne lui suffira pas ? Non seulement l’obtention d’une majorité paraît difficile mais en plus, il faudrait contrôler le Sénat (Wuthisapha) pour que celui-ci n’enchaîne pas les incapacités législatives qui empêcheraient toute vraie évolution profonde de se dérouler. Or, comme chacun le sait, la moitié du Sénat est entre les mains du Rama, et celui-ci le donna quasiment à l’AND aux dernières élections. Le dernier espoir serait donc que le vieux Rama ait un éclair de lucidité et constate que l’intégralité du jouet politique, mis entre les mains de Sumalee Kongsuwan, a été un hochet trop lourd pour de si petits bras. Si on en est à espérer la lucidité d’un centenaire, c’est que la situation est vraiment inextricable.[/justify]

Posté : mer. juin 05, 2019 12:50 pm
par Chaarden
[center]Boonyasak Ondartittichai (KNS) : « Foutez la paix aux Sengaïais ! »

[URL=https://www.casimages.com/i/190605022314879403.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/05/190605022314879403.jpg[/IMG][/URL]

Le président de Khang Nha Sengaï (En Avant Sengaï !) et candidat aux législatives Boonyasak Ondartittichai fustige l’étatisme et le centralisme


[URL=https://www.casimages.com/i/190125113049717786.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113049717786.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]BOONYASAK ONDARTITTICHAI, OU LA REVOLUTION LIBERALE TOTALE. Jamais une telle offre politique n’avait pris autant de place sur la scène politique sengaïaise en aussi peu de temps. Hier, Boonyasak Ondartittichai, à la tête du parti récemment créé Khang Nha Sengaï !, a tenu un meeting aux dimensions colossales dans la ville de Pan Ranong. Il investit des sommes faramineuses dans des écrans géants qui, positionnés sur la devanture de ses casinos, retransmettait son discours aux quatre coins de la ville et même du pays. Ainsi, on a pu estimer que près de 4 millions de personnes l’ont écouté hier, ce qui est un chiffre démentiel dans un pays qui n’a aucun contrôle sur le temps de parole des candidats. Quelques sondages ont été fait parmi la population présente : 68% des interrogés ont déclaré BoonOn (son surnom) « intéressant », 6% l’on trouvé « absolument délirant » et près de la moitié des interrogés ont envisagé de voter pour son parti aux législatives. Pourquoi ces chiffres tellement élevés ? En dehors de la popularité de BoonOn, comme personnage haut en couleur et transgressif, il ne faut pas oublier de noter qu’il s’est adressé là à ceux qui pouvaient être intéressé par son offre libérale : la bourgeoisie argentée des métropoles sengaïaises, qu’il n’est pas forcément difficile de convaincre à coup de « moins-d’état-isme ». Toutefois, il convient de ne pas oublier non plus qu’une frange des pauvres, Thaïs, Tibétains ou Népalais, voit dans l’ultra-libéralisme de BoonOn le moyen de se libérer de la tutelle d’un Etat associé à un gouvernement et une monarchie oppressifs et donc, le levier qui leur permettrait d’enfin saisir une destinée qu’ils estiment, à tort ou à raison, gâchée.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125113547829464.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113547829464.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]LE MULTIMILLIONNAIRE ET MAGNAT DES CASINOS BOONYASAK ONDARTITTICHAI S’EN PREND A CE QU’IL RESTE DE L’ETAT SENGAÏAIS. Les slogans scandés à l’emporte-pièce à longueur de journée par les jeunes militants du KNS sont abrutissants et passablement médiocres ; « Less state, more estate », « Money Honey », « Liberty is without you » etc. Si cette obsession de l’argent et de la culture anglophone bling-bling a pénétré depuis bien longtemps une part importante de la jeunesse citadine sengaïaise, il ne faut pas oublier le versant opposé de la pensée ultra-libérale qu’elle apporta. Le gouvernement de Sumalee Kongsuwan mena pendant ses 12 dernières années une politique libéral-conservatrice, et pour les KNSiens, ce n’est pas assez. Le libéralisme pourtant rude du gouvernement ne semble pas les avoir touché plus que ça, ils veulent encore plus… ou plutôt encore moins. C’est la partie « -conservatrice » de l’idéologie actuelle qui les dérange particulièrement. Ce qu’il reste de l’Etat, c’est son rôle de maintien de l’ordre moral, si tant est qu’il prenne ce rôle à cœur, et c’est ce à quoi veut s’attaquer Boonyasak Ondartittichai. Il ne veut pas plus de libéralisme, il veut moins de conservatisme, c’est-à-dire plus d’avortements, de transexuels et de jupes courtes. L’argent colossal qu’il a accumulé avec ses casinos devrait lui permettre d’accéder à tout cela sans aucun problème. Alors, que penser de celui qui veut transformer ses désidératas intimes en projet politique ?[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125112844362943.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125112844362943.png[/IMG][/URL][/center]

[justify] LES VAUTOURS TOURNENT TOUJOURS AUTOUR DE LA CARCASSE. On dit souvent que la carcasse attire les vautours, mais il y a deux façons de prendre cette maxime de sagesse népalaise : soit par les vautours, soit par la carcasse. Ainsi, on peut considérer Boonyasak Ondarttitichai comme la preuve que l’Etat actuel est une carcasse, ou bien, en inversant le point de vue, on peut considérer que la carcasse prouve l’existence de vautours. Boonyasak Ondarttitichai a fait fortune dans les casinos (i.e la prostitution, l’addiction, la drogue etc.), c’est un homme qui est habitué à sucer ce qui est déjà vide, à se repaître de la misère des autres. Son anti-conservatisme progressiste n’est qu’un arbre malingre qui cache la forêt : ce qu’il veut, c’est dévorer tout ce qui reste de l’Etat. Il n’a ni le cran ni le courage d’acheter et d’entreprendre dans des domaines sérieux. Ainsi, ce qu’il veut, c’est que l’Etat lâche tout ce qu’il a pour pouvoir les lui laisser. Il attend de pouvoir piller sans obstacle une carcasse bien maigre… mais l’acidité de l’estomac des vautours leur permet d’accomplir des exploits charognards somme tout assez remarquables. Alignons la suite de cette sagesse populaire : pour éloigner les vautours, il faut brûler la carcasse. Pas de carcasse, pas de vautours.[/justify]

Posté : mar. juin 11, 2019 9:13 am
par Chaarden
[center]Sumalee Kongsuwan sort de son silence

[URL=https://www.casimages.com/i/190611103642739755.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/11/190611103642739755.jpg[/IMG][/URL]

Conférence de presse : Sumalee Kongsuwan « ne quittera pas la politique »


[URL=https://www.casimages.com/i/190125113049717786.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113049717786.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]AU TERME DE SON TROISIEME ET DERNIER MANDAT, SUMALEE KONGSUWAN ANNONCE SE PRESENTER AUX ELECTIONS LEGISLATIVES. Alors que l’opposition soufflait de pouvoir enfin se débarrasser de Sumalee Kongsuwan, voici que celle-ci annonça en début de semaine une conférence de presse libre, où n’importe quel journaliste pouvait se présenter sans autorisation préalable pour poser des questions auxquelles Sumalee a répondu du tac au tac. L’exercice a duré plus de 4 heures. Peu de questions ont été posées sur le bilan des douze dernières années de règne de la PM sur le Sengaï. Elle n’a fait que montrer les résultats (positifs) de ses mandats et la nouvelle dynamique qu’elle insuffla au Sengaï. Toutefois, l’essentiel des questions furent posées sur la suite des évènements : Sumalee Kongsuwan a clairement affirmé qu’elle ne quitterait pas la politique sengaïaise. Pourquoi ? Par amour pour sa nation ; elle connaît mieux que personne le fonctionnement de l’Etat, elle connaît l’incompétence des cadres de l’opposition et elle est persuadée que la ligne qu’elle suivît pendant toutes ces années ne nécessite que quelques aménagements. Elle a par exemple regretté de ne pas avoir été plus à l’écoute des revendications écologiques ou d’avoir négligé le développement de l’OCC. Consciente toutefois de l’impossibilité de viser le poste de PM à nouveau, elle a annoncé sa candidature aux élections législatives dans une des circonscriptions les plus fidèles à l’AND, qu’elle devrait remporter sans aucun problème. Connaissant le tempérament de cette femme, il ne fait aucun doute qu’elle ne se contentera pas d’un poste de second couteau au sein de l’AND, et qu’elle deviendra ou bien l’un des piliers du prochain gouvernement, ou bien l’un des ténors de l’opposition.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125113547829464.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125113547829464.png[/IMG][/URL][/center]

[justify]LE RECYCLAGE DE SUMALEE KONGSUWAN TEMOIGNE-T-IL DU MANQUE DE CADRES SOLIDES AU SEIN DE L’ALLIANCE NATIONALE DEMOCRATIQUE (AND) ? Certains partis, comme le KNS de Boonyasak Ondarttitichai ou le MFD de Lamoon Aditya, souffrent d’un nombre trop important de cadres disponibles ; chacun veut sa part du gâteau ou sa petite circonscription où faire campagne. L’AND souffre du problème inverse : un communiqué du début d’année, bien avant la clôture des candidatures aux législatives, annonçait que le parti « privilégierait la qualité à la quantité », ce qui signifie sans langue de bois « nous n’avons pas assez de monde », du moins sérieux, un parti de gouvernement ayant toujours un surcroît de crédibilité à assurer. Ainsi, et c’est une nouveauté assez remarquable, une immense partie des figures connues de l’AND sera recyclée. En tête de la liste des produits à recycler, Sumalee Kongsuwan, qui se présentera à Pan Ranong. Parmi ses anciens ministres, au nombre de 23, très exactement 18 se présenteront aux législatives, les autres se tenant prêts à affronter les tribunaux ou à entrer au prochain gouvernement. Si tel est le cas, Sumalee Kongsuwan joue la carte de la confiance auprès du peuple, stratégie qui pourrait être payante : elle ne présente que des visages connus, propres devant la justice, crédibles et compétents. Nous rappelons que le Pheu Sengaï, ancien grand parti de gouvernement qui s’opposait à l’AND, a commencé à dépérir quand ses sources de cadres se sont taries ; Sumalee Kongsuwan en sait quelque chose, vu que c’est elle qui enterré ce parti. Il est donc peu probable qu’elle laisse son propre parti sombrer dans les mêmes sables mouvants, et nous ne connaissons que trop bien les talents de stratège politique de cette femme, alors nous sommes en droit de nous poser la question : en proposant ses cadres les plus solides aux législatives, au lieu de les tenir prêts pour constituer un prochain gouvernement, Sumalee Kongsuwan est-elle déjà en train d’anticiper une défaite et de construire une opposition robuste capable de reconduire l’AND dans une position de pouvoir sans partage aux prochaines élections ? Ce scénario profond a largement pu être imaginé par cet esprit aussi génial que retors.[/justify]



[center][URL=https://www.casimages.com/i/190125112844362943.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/01/25/190125112844362943.png[/IMG][/URL][/center]

[justify] LE SENGAÏ A-T-IL VRAIMENT BESOIN DE SUMALEE KONGSUWAN ? La conférence de presse de la Première Ministre a fait l’impasse sur certains points que nos journalistes n’ont pas hésité à souligner, et l’on pense notamment aux catastrophes sociales qu’ont provoqué les trois mandats successifs de Sumalee Kongsuwan, et notamment l’explosion de la pauvreté et la précarisation maximale des emplois. Le fiasco politique est aussi souvent omis et c’est pourtant le plus notable : destruction du bipartisme traditionnel, coup d’Etat lors du 3e mandat, fragmentation de la vie politique sengaïaise, menaces de démantèlement du Royaume etc. Bien sûr, parmi tous ces résultats, certains ne sont pas pour nous déplaire entièrement, le problème c’est qu’ils sont tous aux antipodes des résultats promis, à savoir la démocratie libérale et unioniste que vante tellement l’AND. A considérer donc les promesses de Sumalee Kongsuwan, ce fut un échec grave, à peine rattrapé par des performances économiques allant s’essoufflant sur le dernier mandat. L’apathie dans laquelle est plongée le Sengaï ne pourra être combattue que par un changement révolutionnaire de tout un paradigme social, politique et économique, où les précédentes mandatures n’ont eu que des effets particulièrement négatifs. Est-ce que Sumalee Kongsuwan a sa place dans ce Sengaï de demain ? Certainement comme totem du monde passé, comme archaïsme des temps anciens, comme ruine d’un univers échoué.[/justify]