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Posté : ven. août 14, 2015 9:27 pm
par Alex Scker
L'avenir du Wapong
La force tranquille...
[center][img]http://s30.postimg.org/b2dbzo48d/LNC.png[/img]
[img]https://lh3.googleusercontent.com/QpBh-iwhRMiU11i6gGr5aCBmjqYDkuXemU0g2X_Zsg=w947-h656-no[/img][/center]
[hr][/hr]
Le Parti : Ligue National-Capitaliste
candidat : Hoa Dao
Le District : Ijun, n°20
Le type d'action : Diminution de l'influence des partis visés (et promotion à la deuxième affiche); campagne d'affichage « Vous avez deux vaches. » (2/2)
Les moyens utilisés : Des affiches en trombes et leurs colleurs. De l'alcool de riz pour tenir et des tabourets pour les militants nains. On rajoute la camionnette blanche du vieux Wu pour la route.
Posté : ven. août 14, 2015 10:05 pm
par Viktor Troska
SYNDICAT POUR LA SOLIDARITÉ PAYSANNE
''MURS BLANCS : PEUPLE MUET''
[center][img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=APmUWC8S1_M]Yeah, the movement's in motion with mass militant poetry,
Now check this out ![/url][/center]
[justify]Depuis plusieurs semaines, la campagne électorale continuait de monter en intensité. Le SSP ne voulait pas lâcher la bride, continuer sur sa lancée. Il avait retrouvé une dynamique forte qui lui permettait de s'imposer comme une force politique, sociale et syndicale incontournable au Wapong. Après l'écriture du Manifeste, il s'agissait de passer à une opération de plus grande envergure. Des réunions se tinrent entre plusieurs groupes du Syndicat pour mettre en place une action commune. Les nécessités de la campagnes dans le pays, obligeaient les différentes sections et collectivités à se battre sur leur terrain, dans leur district. Il s'agissait maintenant de faire en sorte d'unifier différents groupes pour se lancer dans des actions de grandes envergures. C'est ce qui avait été décidé. Par centaines, les militants du Syndicat se retrouvaient dans les points de rendez-vous. Ils avaient emmené avec eux, l'essentiel : De la colle, des affiches, des éditions imprimés du Manifeste à coller absolument partout, des bombes de peintures et... des pigeons. Ils ne savaient pas exactement pourquoi le Syndicat avait demandé d'amadouer des pigeons et de ramener des graines pour les nourrir. Peut-être une action caritative pour faire voter les pigeons ? Aucune idée. Quoi qu'il en soit, tout était prêt pour une gigantesque action coup de poings, qui allait se dérouler dans tout le Wapong. Chacun était en place, attendant le moment propice et le signal. Quand ce dernier fut donné, des groupes s'éparpillèrent dans bon nombres de Districts du Wapong, pour commencer leurs œuvres.
Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : 38, 39, 35, 78, 73 et tout les districts au centre du pays en gros
Le type d'action : Collage d'affiches, du Manifeste du SPP, bombages des murs et des locaux des différents partis/organisations, slogans politiques sur les murs, voitures et partout où cela était possible. Enfin, des pigeons pour le bouquet final. (Hausse de popularité du Syndicat, baisse de tout ces opposants)
Les moyens utilisés : 400 militants, souvent armé pour se défendre au cas où. Beaucoup de colle, du café et divers autres boissons. Des bombes de peintures et de graph' pour recouvrir les murs et tout autre endroit utile pour la propagande du Syndicat. [ACTION MAJEURE]
Candidat : /[/justify]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/33/1439588355-g1.png[/img][/center]
[justify]Les premières affiches commençaient à recouvrir les murs, tandis que d'autres s'affairaient à commencer à faire leur graffiti. Le système était bien rôdé et un système de roulement avait été organisé, afin que l'organisation soit impeccable, ainsi que la surveillance. Bien évidemment, tout ceci demandait du temps et une telle action avec des groupes disséminés dans tout le Wapong, allaient sans doute être remarqué. Mais les militants du Syndicat étaient discipliné et capable de s'organiser et de résister tant physiquement, que psychologiquement. Les premiers slogans commençaient à fleurir sur les murs, recouvrant souvent les affiches ou placards du gouvernement ou des autres partis. "UN SEUL HÉROS, LE PEUPLE !", "NI OUBLI, NI PARDON ! VIVE LE SSP !" étaient visible sur de nombreux murs, tandis que d'autres s'affairaient à recouvrir avec des affiches et des imprimés du Manifeste, les murs des différents districts.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/33/1439588349-g2.png[/img][/center]
Beaucoup de temps avait été passé pour trouver les slogans qui allaient être accrocheur. Bien évidemment, face à la crise alimentaire que traversait le Wapong, quoi de mieux que du cannibalisme vis à vis des riches ? Les bonnes recettes marchaient toujours. Cela était également un pied de nez au programme fantaisiste, capitaliste et réactionnaire du CLE, qui comptait exterminer tout ceux qui n'avaient pas assez de 'points'. Plutôt que de tuer des pauvres, il valait mieux manger un ventru qui de toute façon, ne rapportait aucun point capital. "COMPTE TES POINTS BOURGEOIS, CAR LE MIEN TU VAS L'AVOIR DANS LA TRONCHE !", "WAPONG UNI & POPULAIRE !", voilà ce que l'on pouvait lire également ici et là.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/33/1439588354-g3.png[/img][/center]
Des promesses, toujours des promesses. Une frange assez importante du Syndicat savait parfaitement qu'il ne fallait rien attendre nécessairement des luttes électorales, bien que ces dernières étaient le moyen de pouvoir faire connaître au maximum les idées, le programme et l'organisation du SSP. Pourtant le Syndicat savait parfaitement en tant que marxiste, que seule la lutte payait. Pas celle dans les bureaux, dans les fauteuils ou dans les salons, mais dans la rue, dans les usines ou dans les rizières. Là où se trouvait le peuple, là où il vivait et où il essayait de survivre. La situation allait très certainement changer, au vue des forces jeté dans la bataille par le SSP. "POURQUOI LES MILITANTES DU PNM SONT ENCORE VIERGE A 16 ANS ? PARCE QU'ELLES COURENT PLUS VITE QUE LEURS PÈRES !", "UNE SEULE LUTTE, LA LUTTE DES CLASSES !" Tantôt très provocateur (et peut-être de mauvais goût) et tantôt très sérieux, le SSP savait manier parfaitement un langage qui restait très proche du peuple et lui faisait voir des réalités pourtant simple : Sans le Syndicat, aucune solution radicale.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/33/1439588353-g4.png[/img][/center]
La nuit avait bien avancée. Ici et là, les groupes de militants commencèrent à se disperser à des points divers et variés, pour signifier la fin de l'action. Il n'y avait eu que quelques accrochages lorsque les bombes de peintures commençaient à recouvrir les vitres et façades d'autres organisations politiques. Souvent par l'intimidation, ils faisaient peur à ceux qui les interpellaient. Une ou deux fois, les manches de pioches des militants du SSP ont frappé dur, frappé les crânes, les côtes ou encore les jambes. "SI VOUS AVEZ PEUR DU SOCIALISME, VOUS AVEZ PEUR DE LA VIE !" "DÉCRÉTONS LE SALUT COMMUN !" "LA VICTOIRE EST AU BOUT DU FUSIL !" ou encore "TOUT DONNER POUR LA RÉVOLUTION ET LE SYNDICAT !" furent les derniers graffiti à être posé, tandis que les fresques murales touchaient à leurs fins, solidement gardé et protégé contre toute intervention extérieure. La plupart des groupes se retirèrent en bonne ordre, pour le clou du spectacle.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/33/1439588451-g5.png[/img][/center]
A quoi avaient donc pu servir toutes ces graines pour les pigeons ? Des militants avaient été envoyé sur les toits pour déverser des sacs entiers de graines et autres aliments pour pigeons, afin de les faire manger un maximum. Tout cela non loin des locaux et des voitures de nombreuses personnalités ou militants des partis adverses du Syndicat. Une fois que les pigeons ont été bien gavé, il fallait que ces derniers fassent leurs besoins... Et ils allaient les faire où ? Pas très loin et sur tout ce qu'ils allaient survoler. Le réveil pour les ennemis du peuple Wapongais, allait être particulièrement... salé. Ils allaient passer du temps à récurer, plutôt que de faire de la politique. Enfin, ils n'ont jamais fait de politique de toute façon. Après avoir réussi leur opération de grande envergure, les militants du SSP se séparèrent pour mettre une fin définitive à l'action. Ils venaient de réaliser un grand coup pour le Syndicat, peut-être son plus important en matière d'impact visuel.[/justify]
Posté : sam. août 15, 2015 3:02 pm
par Kim
[center][img]http://s30.postimg.org/b2dbzo48d/LNC.png[/img][/center]
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Le Parti : Ligue National-Capitaliste
candidat : Ko Chun-ming
Le District : Shansi Town, n°15
Le type d'action : Campagne digitale
Les moyens utilisés : Réseaux sociaux existants au Wapong, sites de diffusion de vidéos populaires au Wapong (type YouTube ou Dailymotion), blog internet, services internet de messageries instantanées
Le leader de la ligue nationaliste-capitaliste dans le quinzième district de Shansi Town mène une campagne 2.0 pour tenter de l'emporter face à ses adversaires et particulièrement au candidat bien implanté du SSP. En investissant massivement dans les réseaux sociaux le candidat Ko Chun-ming mène une campagne résolument moderne. En basant sa communication sur internet, il a touché sa cible préférentielle à savoir les jeunes wapongais. Une campagne interactive où le candidat peut s'adresser directement aux électeurs à travers des vidéos ou des bandes sons et où les électeurs peuvent s'adresser directement au candidat via les messageries en ligne afin de lui poser des questions sur son projet ou simplement partager directement avec lui les problèmes du quotidien.
Au delà de rapprocher le candidat des électeurs, cette campagne de communication digitale vise également à nuire directement à la réputation des partis politiques adverses du district, dont les méthodes de collage d'affiches et de meetings partisans sont ringardisées. Ainsi, Ko Chun-ming apparaît comme le candidat du progrès, tourné vers l'avenir et qui apporte des solutions nouvelles. Surtout, sa stratégie est beaucoup moins onéreuse que celle de ses adversaires politiques qui dépensent d'importantes sommes d'argents dans l'organisation de leurs événements, dans l'impression de tracts et autres affiches qui pollue le paysage. Le candidat de la LNC n'hésite pas à actualiser régulièrement sur son blog les dépenses de sa campagne, jouant la carte de la transparence dans un état qui ne l'est pas vraiment.
Serrer des mains et tous les événements de campagne classiques n'ont pas totalement disparu de la campagne de la LNC à Shansi Town, mais aujourd'hui ne pas disposer d'une stratégie sur internet rend la campagne défaillante. Les réseaux sociaux permettent le renouveau du dialogue démocratique et permettent aux électeurs de se confronter aux points de vue de leurs adversaires là où ils ne se seraient pas déplacé à un meeting « adverse », les électeurs n'hésitent pas à aller sur internet lire et entendre les arguments de leurs adversaires même si c'est pour les réfuter. Le candidat de la LNC dispose ainsi d'une plus grande visibilité et d'une meilleure écoute, lui permettant peut-être de faire pencher la balance en sa faveur. Les électeurs n'ont pas toujours le temps ou l'envie de lire les journaux, d'écouter la radio, de lire les affiches dans la rue ou de se rendre à un meeting alors qu'ils ont un accès facilité aux réseaux sociaux via leurs téléphones ou leurs ordinateurs.
Posté : sam. août 15, 2015 3:54 pm
par Sébaldie
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/230934ShunRong.jpg[/img]
Shun Rong
Candidat du CLE pour le district n°71 - Sukai[/center]
« Au Nord, c'étaient les champs ». Les districts septentrionaux du Wapong étaient les plus vastes et, d'un point de vue électoral, étaient les plus difficiles à conquérir. Leur large superficie compensait leur faible densité de population, essentiellement des exploitants agricoles et leurs ouvriers. Le CLE entendait faire de l'extrême-nord du pays non seulement le grenier du Wapong mais aussi sa principale région maraîchère, afin de montrer qu'une alimentation responsable ne s'arrêtait pas à la consommation de graines germées et de pousses de soja. On pouvait aussi produire des fruits et légumes de manière biologique et à moindres coûts. Le CLE a ainsi investi, dans le district n°71, un curieux personnage qui, dit-il « fait pousser des tomates sans eau ni pesticides ». Ce marginal, vieux garçon célibataire solitaire de 44 ans et quelque peu misanthrope, avait peu l'image d'un homme politique. Quasiment analphabète, il n'était pas moins un puits de science, entièrement autodidacte. La crise alimentaire du Wapong, il l'avait prévue il y a 5 ans. Mais à l'époque, les voisins le prenaient pour un fou. « Le Wapong ne manquera jamais de rien, on n'est pas au Zayane » lui répondaient-ils en chœur. Personnage humble, très modeste, il n'aimait pas attirer les projecteurs sur lui. Mais la gravité de la récente crise l'incita à vaincre sa peur de la foule et de l'agitation pour médiatiser son action.
[center][img]http://imageshack.us/a/img13/9776/zype.jpg[/img]
Seok-Hwan Park
Premier Délégué du district n°70 - Ma’ledsu (depuis 2022) / Candidat à sa réélection[/center]
Aussi, Shun Rong - c'était son nom - avait reçu la visite de Seok-Hwan Park, le sociologue devenu Premier délégué du district de Ma'ledsu voisin. Il s'était entretenu avec lui de longues heures. Park s'était intéressé à sa vie en quasi-autarcie mais fut surtout intrigué par sa méthode d'agriculture, qui produisait des fruits consistants et goûteux. Shun Rong, qui aimait transmettre son savoir à des personnes sans apriori à son égard, ne fut pas avides de conseils et dans un jargon largement vulgarisé et personnalisé, il expliquait sa démarche. Park, dont la discipline sociologique concernait les comportements alimentaires, prit des notes :
[quote="Seok-Hwan Park, dans son carnet de notes,"]La technique de Shun Rong repose sur l'hérédité des caractères acquis. Il a compris que l'ADN n'était pas immuable et qu'il pouvait réveiller des gènes éteints, en confrontant les plants à des conditions particulièrement difficiles. Il se rapproche en ce sens de la paysannerie des siècles précédents. L'agriculture moderne, en améliorant les conditions de croissance des plantes, en les protégeant du moindre stress et des conditions climatiques, a fait d'elles des végétaux extrêmement fragiles et a endormi les gênes qui les rendaient robustes. Le BON SENS de Shun Rong est d'autant plus spectaculaire que l'homme est quasi-analphabète. Il a forgé ses connaissances par l'expérience et rien que l'expérience.
(Réflexion personnelle : l'agriculture en aéroponie promue à Ma'ledsu est-elle l'inverse de l'agriculture de Shun Rong ? Cette question peut être posée par les journalistes, il faudra s'y pencher avec l'équipe, dans le local de campagne.)
Dans son jargon personnel, il continue à me faire découvrir son jardin. Le sol est de mauvaise qualité, argileux, accidenté, avec une multitude de cailloux. Il me dit qu'il a fait pousser ses premières tomates ici. Intrigué, je lui demande comment il a pu faire pousser des tomates dans un environnement aussi hostile, il me répond qu'il a eu effectivement des tomates plus petites que des cerises mais que ce n'étaient pas tant les fruits qui les intéressaient que leurs graines. Il fallait voir dans ces graines un « stock d'informations » pour reprendre son expression, qui apportaient des qualités de robustesse, de tolérance au terrain, que ne possèdent pas les tomates qui poussent en environnement aseptisé. Il me montre un vieux meuble, avec plein de tiroirs : il y stocke ses semences personnelles. Une cinquantaine différentes environ. Je lui pose la question suivante : « Pourquoi cette mesure de BON SENS n'a-t-elle pas adopté par les grands exploitants ? ». Il me répond : « Parce qu'ils répondent aux demandes des industriels. Ces derniers veulent des fruits et légumes identiques et une stabilité de la production. Moi, je peux avoir des années avec 50 kg, d'autres où j'ai que 20 kg... Parfois, je gâche une année pour perfectionner mes graines, en les faisant germer dans des endroits improbables. Les industriels ne veulent pas de ce manque de temps. Ils ont une clientèle, ils doivent répondre. Moi, je m'en fous de tout ça. Je produis pour moi et pour ceux qui connaissent ces risques-là. ».
(Réflexion personnelle : la surpopulation amène la surconsommation qui amène la surproduction et donc, in fine, amène la détérioration de qualité des produits. Argument à mettre en valeur dans les districts ruraux, en parler avec l'équipe de campagne.)
Il me parle de la politique du district de ces cinq dernières années sous l'administration du PNM. Il raconte qu'ils lui ont mis des bâtons dans les roues en refusant sa production qui, dit-il, n'était pas « standardisée ». Il dit que son jardin a été à plusieurs repris saccagé. Il pense que ce sont des miliciens du PNM qui l'ont fait parce que des industriels dans l'agroalimentaire ont corrompu tout le parti. Il parle d'une époque où il ne mangeait qu'un maigre repas par jour à cause d'eux. Je lui dis qu'il a le soutien du CLE, il semble encore réticent à se présenter en politique. « Je ne sais pas lire, la politique c'est pour des gratte-papiers... » me dit-il. Je lui dis qu'il sera secondé par plusieurs délégués et assistants pour remplir ses tâches. « Qui s'occupera de mon jardin pendant ce temps ? ». Je lui réponds qu'il peut s'il est élu organiser tout depuis chez lui. Par téléphone ou en organisant des réunions directement chez lui. Il me dit qu'il va y réfléchir et me donner sa réponse prochainement. Je lui réitère le soutien du CLE et qu'il n'aura qu'à montrer son jardin à des curieux.[/quote]
La décision d'investir cet homme fut une entreprise personnelle de Seok-Hwan Park, qui n'avait pas réellement emballé Myeong Bali, à l'autre bout du pays, dans le district d'Anali. Il avait finalement eu l'accord de cette dernière, sous la pression du soutien des militants du CLE à l'égard de Park. Le plus difficile était maintenant de convaincre Shun Rong. Cet homme répugnait la politique, il voulait vivre sa vie à l'abri de l'agitation et des campagnes électorales. Il ne se voyait pas tenir des meetings, serrer des mains, aller à la rencontre des gens. Plus le temps passait, moins Seok-Hwan Park était confiant et s'apprêtait à investir un autre candidat. Puis, il reçut un coup de téléphone de Shun Rong qui lui dit sobrement « J'accepte. ». Il posa néanmoins ses conditions : il ne voulait perdre son temps à organiser les événements et ne voulait pas voir son quotidien troublé. Seok-Hwan Park était d'accord et prit en charge l'organisation d'une visite dans la ferme de Shun Rong, à laquelle il convia journalistes et électeurs curieux.
De nombreuses personnes avaient fait le déplacement, intriguées par cet homme qui « faisait pousser des tomates sans eau ni pesticides ». Assez agoraphobe, Shun Rong avait préféré découper les visites en groupes de 8. Chaque visite durait environ 15 minutes et Shun Rong joua le jeu. Il ne lassait jamais de parler de son activité et de ses pratiques. Les questions de politique pure ne l'intéressaient pas. Il était accompagné par Seok-Hwan Park qui joua, lui, le rôle de porte-parole et d'attaché de presse. Shun Rong n'avait jamais vu autant de monde à sa ferme et surtout, pas ce genre de monde : des femmes journalistes qui venaient visiter la ferme, avec des talons aiguillés qui restaient coincés dans la terre, des citadins écœurés par la moindre odeur un peu désagréable, d'autres incommodés par les insectes... Il cacha son mépris à l'égard de ces gens-là et laissa Park répondre à la plupart des questions.
[center][img]http://oi61.tinypic.com/5mdf6c.jpg[/img]
Du fumier pour chauffer la serre.[/center]
Un visiteur, citadin, se pinçant le nez : « C'est quoi cette odeur ? Ça sent la merde de la vache! »
Shun Rong : « C'est en effet de la merde de vache. J'y fais pousser mes légumes. »
Seok-Hwan Park : « Ce que Monsieur Rong veut dire, c'est qu'il a mis au point une technique appelée « couche chaude », notamment utilisée en Fiémance, qui permet aux maraîchers de faire germer les graines, en toutes circonstances. Les émanations de la décomposition du fumier permettent de maintenir une température élevée sous serre, avoisinant les 60°C. N'oublions pas d'ailleurs que le mot « engrais » veut dire « fumier de vache ». C'est une technique de bon sens, abandonnée par l'industrie agroalimentaire, qui préfère des solutions artificielles, instantanées, robotisées, avec un impact environnemental certain. Monsieur Rong a réactualisé une technique qui a fait ses preuves, qui permet d'obtenir des légumes de manière très précoce et qui enrichit le sol. Une solution entièrement écologique et productive. »
Un journaliste : « Tout cela est très intéressant. Pourtant, j'ai l'impression, monsieur Park, que vous avez adopté à Ma'ledsu une solution exactement inverse à celle de monsieur Rong, en utilisant notamment l'agriculture en aéroponie, c'est-à-dire une forme d'agriculture qui protège les produits de tous les effets néfastes de l'extérieur. Comment pouvez-vous donc promouvoir ici une technique exactement inverse à celle de monsieur Rong ? »
Seok-Hwan Park : « C'est une très bonne question. Le fait est que ces deux techniques d'agriculture peuvent coexister. L'agriculture en aéroponie peut répondre à la demande fruitière et légumière, qui est constante tout au long de l'année, sans apport de pesticides. Nous nous éloignons volontairement du calendrier agricole, sans nuire à notre terre cependant, pour soutenir cette demande. A l'inverse, monsieur Rong exploite son environnement, dans ce qu'il a de bénéfique comme de néfaste à première vue, pour renforcer la robustesse de ses plants. C'est une solution de moyen à long terme, respectueuse de l'environnement, là où l'agriculture en aéroponie constitue davantage une solution à court terme. Le CLE est de ce fait le seul parti wapongais à proposer des solutions de bon sens, qu'elles soient immédiates ou à long terme. Nous protégeons le présent, en nous assurant l'avenir. Enfin, vous parlez des différences, permettez-moi de vous parler plutôt des points communs. Nous avons tous les deux le soin de proposer des produits à haute valeur nutritive, Ma'ledsu avec ses cultures de soja et monsieur Rong ici dans le district de Sukai. Si nos solutions locales étaient extrapolées dans l'ensemble du pays, nous garantirions la sécurité alimentaire du Wapong. Avec un contrôle de la démographie et donc, de bouches à nourrir, nous garantirions même son indépendance alimentaire. »
Le discours était bien rodé et Park espérait que ce soit Shun Rong qui en récolte les fruits. Le paysan ingénieux ne parlait pas beaucoup et préférer montrer, avec ses mains pleines de terre et ses ongles salis, sa récolte de l'année. Le pari de présenter un homme comme lui à la députation locale et nationale était risqué mais le CLE était prêt à le prendre ce risque, pour le bien du Wapong et surtout, pour celui du parti. Des électeurs affamés pouvaient en effet faire des miracles.
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Le Parti : Comité de libération de l’espace (CLE)
Le District : 71 (Sukai)
Le type d'action : Visite d'une ferme / Séance de questions-réponses
Objectif : Détailler la politique agricole
Les moyens utilisés :
- Des tomates goûteuses pour prouver que toutes les tomates ne sont pas insipides.
- Des désodorisants pour atténuer l'odeur épouvantable du fumier pour les visiteurs.
Posté : sam. août 15, 2015 5:32 pm
par Alexei
[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne
[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]
“Écrasons la vermine réactionnaire !”[/center]
[justify]Après la lourde campagne picturale et ornithologique contre le PNM et affiliés de la veille, le Syndicat était déterminé à continuer sa performance artistique, dans le but de faire baisser un peu plus l'influence de l'appendice du Département d'Etat du Raksasa.
Pour ce faire, une trentaine de militants, et une dizaine de miliciens, furent réunis par Kyung Yongang, candidat du Syndicat pour le district 72 (appelons-le "Hamhung") qui se lancèrent, dans la nuit noire, à l'assaut des affiches du PNM parsemant ce district acquis aux idées réactionnaires du Parti panmakiraniste.
Bombes-à-tags, colle et affiches pro-syndicats seraient les armes utilisées par cette équipe de choc qui, dans une grande minutie, repéra et dégrada savamment les affiches nationalistes, les déchirant, les brûlant, ou en dessinant dessus toutes sortes de choses enfantines (moustaches pour les candidat(e)s, phall..), pour les rendre encore moins sérieuse qu'auparavant.
Une fois la besogne effectuée, des affiches rouges furent collées à la place de celles arrachées, couleur qui serait nettement plus voyante que le vert et le jaune. Un militant se risqua même à en coller une sur la porte du candidat PNM de ce district, taguant ensuite les murs de slogans révolutionnaires pour refaire une beauté au domicile. "Au moins, l'encre est locale", plaisanta ensuite le communiste zélé avec ses camarades, en repartant au petit matin...[/justify]
[center][img]http://orig14.deviantart.net/e328/f/2009/065/8/7/chinese_poster__by_sovietmaster.jpg[/img]
"Pour l'avenir du Wapong, écrasons la vermine réactionnaire !"
[img]http://www.tommcmahon.net/images/mzd05.jpg[/img]
"Pour l'union du prolétariat au sein d'un Wapong socialiste !"
[img]http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/44873000/jpg/_44873177_postertorch.jpg[/img]
"Faisons front contre les laquais de l'impérialisme raksasan !"[/center]
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[center][img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img][/center]
Candidat : Kyung Yongang
Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Hamhung (72)
Le type d'action : Remplacement d'affiches du PNM par celles du SSP (baisse d'influence du PNM)
Les moyens utilisés : Une trentaine de militants déterminés, une dizaine de miliciens, des affiches diverses, des pots de colle, des bombes-à-tag.
Posté : sam. août 15, 2015 7:57 pm
par Alwine
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/926683PML.png[/img]
[img]http://img.xooimage.com/files110/c/f/e/aogai-4c5f29a.jpg[/img][/center]
Le Parti : PML
Candidat : Elya Nyo
Le District : 67
Le type d'actions : Exposition en plein air reprenant les idées du parti monarchiste, action positive, en faveur du PML.
Les moyens utilisés : Une petite centaine de sympathisants, de grands panneaux de bois, de grandes affiches, beaucoup de feutres et de peinture, une coopérative de tisserands acquis aux idées monarchistes, de quoi garnir un buffet léger, quelques centaines de tracts bon marchés.
Après son meeting, qui lui avait permis de se faire connaître, Elya Nyo savait qu'elle ne devait pas en rester là, mais au contraire déployer plus d'efforts pour établir durablement sa visibilité et, surtout, sa popularité et celle des idées monarchiques. Pour cela, elle avait décidé d'adopter un angle un peu différent de celui utilisé jusque-là par les autres candidats du parti, ce qui lui permettrait d'affirmer un peu son originalité et d'apporter sa touche à la campagne, qui visait après tout à la faire élire en premier lieu, en tant que relais de la monarchie et de ses idées. Ainsi, elle avait mis sur pied une exposition temporaire en plein air, visant à mettre en valeur les idées de l'Ordoéconomisme
prônées par le parti.
Pouvant désormais se baser un peu plus sur des militants locaux, qu'elle avait pu rallier après son meeting et le soutient affiché des alliés extérieurs du parti autant que de Son Altesse que celui-ci lui avait permis d'afficher, mais s'appuyant toujours sur certains soutiens venus du reste du pays, avait réunis les supports nécessaires, à savoir de grands panneaux de bois et des affiches pour les recouvrir, ainsi que les feutres et la peinture qui viendraient concrètement exprimer les idées mises en valeur. Parallèlement, elle avait réussi à convaincre l'ensemble de sa coopérative de se rallier à sa candidature, et, à quelques personnes prêt, qui avaient choisi de quitter le groupe, vite remplacées par des sympathisants, ils s'étaient farouchement déclarés en faveur du Parti Monarchisme et de l'Ordoéconomisme, dont leur structure même était une preuve de l'efficacité.
Elya Nyo avait ainsi pu occuper une des places de la capitale du district avec une grande « exposition extérieure », comme elle avait choisi de l'appeler. Dans la journée précédent l'événement, les sympathisants du parti avait soigneusement collé les affiches sur les panneaux, avant de les couvrir avec divers textes, diagrammes, graphiques et images montrant ou ventant les mérites de l'Ordoéconomisme tel que la candidate rêvait de l'appliquer au district.
Il montrait comment les guildes pourraient permettre de stabiliser le Wapong, en lui donnant une production solide et contrôlée, sans despotisme mais sans non plus verser dans une inflation galopante des dettes comme celle que connaissait le pays. Dans le même temps, ces structures solidaires permettraient également de donner du travail à plus de monde, et d'assurer à ses membres la subsistance grâce à la solidarité interne entre eux, loin du système capitaliste, où quelques-uns s'accaparaient tous, ou du système communiste, où tous partageaient... la pauvreté.
Parallèlement à cela, une partie de la coopérative des tisserands, installé au centre de la place, illustrait par plusieurs démonstration la façon dont les membres d'une guilde pouvaient coopérer. De jeunes gens récemment formés ou en cours de formation dans les rangs de la coopérative témoignaient et disaient comment, en échange de leurs efforts et de leur bonne volonté, ce système leur avait permis et leur permettait encore d'apprendre des savoirs-faire qui auraient été hors de leur portée autrement, ou aurait nécessité des études qui leur aurait coûté de l'argent, là où au contraire, en tant qu'apprenti, ils en avait gagné en même temps qu'ils apprenaient. Ils décrirent aussi la façon dont tous s'entraidaient de le groupe, lui permettant d'être solide et dynamique.
Les sympathisants, eux, faisaient visiter l'ensemble, donnant commentaire et témoignages à ceux qui faisaient le déplacement, et s'assurant qu'on ne dégrade pas les panneaux explicatifs. Ils animaient également le buffet qui avait été dressé dans un coin de la place, et où tous pouvaient venir prendre une collation légère, sympathisants comme visiteurs, en discutant de l'exposition et des idées qui y étaient montrées. Les partisans royalistes essayant autant que possible d'orienter les discussions dans ce sens, et les avis finaux des discussions vers quelque chose de positif. Des tracts étaient aussi distribués à ceux qui le demandaient, ou aux personnes dont les sympathisants qui leur parlaient pensaient qu'elles pourraient prendre la peine de les lire et de les intégrer – certains s'en servaient aussi discrètement comme serviette, mais les royalistes faisaient mine de ne pas le voir.
Elya Nyo elle-même voyageait un peu entre tous ça, passant du temps au centre avec ses compagnons de la coopérative, expliquant comment elle-même, en sont temps, avait appris le savoir d'un maître et avait eut l'idée de rendre ce processus plus général par la fondation d'une telle association, qui fonctionnait, et qu'elle rêvait maintenant d'étendre, à terme, à toute la nation, pour lui apporter stabilité, emploi et prospérité. Mais elle passa également dans les allées, discutant avec les gens et les accompagnant parfois jusqu'au buffet, animant ici et là de petits débats, jouant de son charme, de son intelligence et de son charisme pour séduire ses interlocuteurs.
L'événement dura de façon active toute la journée, et se clôtura lorsque le buffet ferma ses portes, toute la nourriture prévue aillant été consommée, et que les tisserands plièrent bagage pour rentrer chez eux. Les visiteurs se dispersèrent alors peu à peu, et les sympathisants, après s'être réunis un moment, démontèrent notamment le buffet et certains autres éléments, laissant en place les panneaux. Ils ne se faisaient pas d'illusion sur leur durée de vie à terme, mais espéraient que d'autres pourraient venir les lire avant qu'ils ne soient détruit, et ainsi découvrir les merveilles et les bienfaits que proposait le Parti Monarchiste pour leur district et le Wapong.
Posté : dim. août 16, 2015 10:21 am
par Alwine
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Le Parti : PML
Candidat : Elya Nyo
Le District : 67
Le type d'actions : Pièce de théâtre de style traditionnel ventant l'Ordoéconomisme et l'autorité royale, action positive, en faveur du PML.
Les moyens utilisés : Une bonne centaine de sympathisants, location d'une grande salle avec gradins, de quoi construire une scène de théâtre complète et décorer la salle, une troupe de théâtre composée de sympathisants motivés, des costumes, de quoi confectionner plusieurs centaines d'en-cas gratuits pour le spectacle, des cachets contre la migraine pour le sympathisant mis à contribution pour écrire le script, quelques centaines de tracts bon marchés.
Maintenant qu'elle était connue, et qu'elle avait pu exposer ses idées de façon claire et efficace aux yeux du peuple, Elya Nyo souhaitait continuer sur la voie de quelque chose d'original, qui n'avait pas encore été réalisé par le Parti Monarchiste au cours de cette campagne, afin de s'affirmer comme une candidate bel et bien indépendante, et pas seulement comme un pion dans la politique monarchiste. Une servante du futur roi, oui, mais pas une simple marionnette, non, quelqu'un disposant de son identité propre pour faire vivre le district de façon cohérente et en respectant ses spécificité au sein du futur état royal du Wapong.
Pour cela, elle avait cherché un projet original, si possible ludique, et qui s'inscrirait dans le côté traditionnel adopté par le parti à travers toute sa campagne. Réunie avec le noyau « dur » de ses sympathisants, non pas les plus radicaux mais les plus motivés et impliqués, elle avait finalement décidé d'approuver l'idée d'un de ses proches collaborateurs : montrer une pièce de théâtre de style traditionnel, qui permettrait de divertir le peuple et de le rapprocher un peu de sa culture, tout en lui donnant à voir une idée qui permettrait d'illustrer une fois encore les bienfaits du pouvoir royal et du monarchisme, ainsi que de l'Ordoéconomisme.
Le plus ardu avait été non pas de rassembler les acteurs, car parmi la bonne centaine de sympathisants actifs que mobilisait à présent autour d'elle la candidate il avait été assez facile d'en trouver quelques-uns assez doués et motivés pour monter une petite troupe, mais bien d'écrire le script. Heureusement, il y avait bien un écrivain dans leurs rangs, mais il eut bien du mal à produire quelque chose de satisfaisant pour Elya Nyo elle-même et ses proches collaborateurs, sans parler des avis rendus par les quelques soutiens étrangers présents autour de la jeune femme. Mais finalement, après quelques nuits blanches et avec de grosses migraines en prime, il avait bel et bien réussi à rendre un script satisfaisant pour tous.
Pendant que tout cela se préparait, d'autres s'étaient chargés parallèlement de trouver une salle avec des gradins et de montrer correctement la scène, sans parler des décorations. On avait également acquis les costumes nécessaires, ou parfois on les avait fabriqués ou améliorés au sein des partisans, notamment avec l'aide des tisserands, reconvertis pour parti en couturier d'un jour ou deux pour le bien du parti. Enfin, un dernier groupe s'était chargé d'acquérir de quoi composer des en-cas traditionnels à distribuer à l'entrée de la salle, comme cela se faisait souvent dans les cinémas et théâtres, sauf que cette fois cela était parfaitement gratuit, offert par la monarchie.
Finalement, la promotion de la pièce fut faite, des tracts distribués pour rameuter les gens, et la pièce pu connaître sa première représentation. Elya Nyo fit une brève apparition sur scène avant que cela ne commence, se fendant d'un bref discours et présentant la situation initiale de la pièce, avant de s'effacer devant le spectacle proprement dit. Il y eut de petits ratés pour cette première, mais dans l'ensemble le public sembla apprécier la représentation. Chacun s'était vu distribué s'il le souhaitait un en-cas, et chacun se vit remettre si cela semblait intéressant un tract du parti à sa sortie, mais l'accent avait été mis sur le spectacle en lui-même.
Celui-ci illustrait les mérites des guildes et du roi, en mettant en scène une situation d'abord positive, qui tournait ensuite au drame plus ou moins aigu, avant d'être redressé par l'intervention royale, qui instaurer l'Ordoéconomisme et permettait à la prospérité de revenir dans l'histoire. Le tout était donné sur un ton ludique, et les rebondissements de l'intrigue, les personnages, étaient mis au premier plan par rapport à la trame idéologique, affin de ne pas ennuyer le spectateur, qui du reste ne serait que mieux imprégné par les idées diffusées s'il n'avait pas l'impression de recevoir une leçon de politique mais au contraire de s'amuser.
La première représentation se termina sous les applaudissements peu avant midi. Une autre était prévue au soir, et le rythme continuerait pendant quelques jours, dans le but de toucher le plus de gens possibles. La candidate, souriante, avait serré des mains et la sortie, et espérait bien que l'enthousiasme pour les idées du parti ne mourrait pas une fois éloigné de la salle, mais pourrait au contraire s'encrer dans les esprits et lui donner les clés pour faire de l'histoire de cette pièce une réalité et pouvoir restaurer la prospérité du district, comme elle le disait à ceux avec qui elle parlait.
Posté : dim. août 16, 2015 8:58 pm
par Alexei
[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne
[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]
"Agit prop"
[img]http://photos1.blogger.com/blogger/4094/2087/1600/57.jpg[/img]
"Longue vie à l'union des ouvriers et des paysans pour un Wapong socialiste !"[/center]
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[center][img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img][/center]
Candidat : Wang Xi
Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Tainan -nom proposé- (13)
Le type d'action : collage d'affiches du SSP (hausse d'influence du SSP)
Les moyens utilisés : Une trentaine de militants, une dizaine de miliciens, des affiches diverses, des pots de colle.
Posté : lun. août 17, 2015 12:14 am
par Alwine
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/926683PML.png[/img]
[img]http://img.xooimage.com/files110/f/3/e/___men-s-hemp-gra...clothing-4c64f19.jpg[/img][/center]
Le Parti : PML
Candidat : Zö Huz
Le District : 76
Le type d'actions : Petite manifestation pacifique, action positive, en faveur du PML.
Les moyens utilisés : Une cinquantaine de sympathisants, des pancartes et de la peinture pour peindre des slogans dessus, un buffet léger transporté dans des paniers d'osier traditionnels, une bonne centaine de tracts bon marchés.
L'une des plus grands bénéfices des différentes campagnes du Parti Monarchiste de Lokfol, et surtout du Programme en Dix Points qui avait été distribué au niveau national, cela avait sans doute été de réveiller des vocations et des soutiens potentiels dans différents coins du pays. La plupart de ceux qui avaient été touchés n'étaient pas forcément prêts à agir, cela dit, et ceux qui l'étaient n'avaient que rarement les moyens d'agir directement. Les plus motivés, comme Zö Huz, gagnaient les campagnes déjà en cours où celles qui venaient de s'engager dans d'autres districts et s'efforçaient d'y faire avancer la cause du parti en espérant que cela toucherait ultérieurement toute la nation, y compris les endroits où eux-mêmes vivaient.
C'était ainsi que le jeune homme, très motivé, avait rejoint la campagne de celle qui était un peu l'atout charme du groupe de candidats qui émergeait peu à peu, Elya Nyo, et avait prêté son concours actifs aux actions de sa campagne, n'hésitant pas à fournir des efforts pour confectionner ses grandes pancartes d'exposition, servir aux différents buffets autres distributions de nourriture, accrocher des décorations ou encore construire la scène de la pièce de théâtre qui servait de façon ludique la diffusion des idées du parti. Parmi tous ceux qui participaient ainsi, Zö Huz était de ceux qui y mettait le plus de cœur, et auraient été prêts à faire encore bien plus.
C'était en effet un homme volontaire, décidé, qui, tout en admirant la campagne des idées menées par Elya Nyo, aurait bien été partisan d'actions plus décidées et peut-être plus vives. Finalement, ses prises de positions, fermes bien que toujours respectueuses, et son énergie apparemment sans limite pour ce qui était de la campagne de promotion du Parti, avait fini par attirer sur lui l'attention non seulement de sa candidate, mais surtout des soutiens venus du Zanyane qui étaient à l’œuvre derrière la campagne de la plupart des candidats monarchistes, Son Altesse mise à part.
On lui avait ainsi fait une proposition : lui donner les moyens minimums pour prouver que ses idées pouvaient également servir le parti monarchiste, directement chez lui. Certains des militants les plus motivés et partageant le plus ses idées, issus de la campagne d'Elya Nyo mais aussi de celles de Liu Kaï et de Mina Syu, bref, et tout ce petit monde réussi encore à rallier d'autres sympathisants une fois sur place. Aillant en plus des partisans fournis un faible budget, devant faire ses preuves, Zö Huz s'était décidé pour une action rapide, efficace et directe, qui avait déjà fait ses preuves dans les campagnes menées par le parti, et qui avait donc de bonnes chances d'être efficace.
Cette action, c'était peut-être la plus simple et instinctive du monde politique : la manifestation. Des pancartes avait été rassemblées, on avait trouvé de quoi y peindre des slogans, et des tracts bons marchés, du type que la Parti Monarchiste avait prit l'habitude de diffuser dans toutes ses actions, avaient été préparés. La plupart des manifestants avaient déjà le costume traditionnel acquis lors de campagnes précédentes, et il fut décidé que les autres donneraient un peu de variété et de diversité au cortège. Ne resta plus alors qu'à préparer les slogans, reprenant les grandes phrases lancées par tous les candidats jusque-là, celles jugées les plus marquantes et efficaces.
Le jour dit, il ne resta plus au groupe qu'à gagner la place principale de la capitale du district, et à commencer sa manifestation. Comme il restait encore un peu d'argent sur les maigres ressources disponibles, les sympathisants avaient achetés de quoi composer un « petit buffet » comme ils disaient à emporter dans des paniers en osier traditionnels qu'on leur avait fournis en même temps que les costumes.
L'agitation de la manifestation attira rapidement les premiers curieux, qui se virent expliquer leur cause, ce pourquoi ils manifestaient et parfois, selon le cas, remettre un tract ou un peu de nourriture. Peu à peu, plus de monde vint voir ce qui se passait, écouter les idées du parti qui faisait ses premiers pas dans un district jusque-là assez calme, par curiosité ou, parfois, pour récupérer de la nourriture – les temps étaient bien durs pour certains, et un peu à manger valait mieux que pas du tout, pour ceux qui avaient faim.
La place fut ainsi animée pendant une bonne partie de la journée. Les partisans scandaient des citations sortis des discours de différents candidats, et Zö Huz donna lui-même plusieurs petits discours au cours de la journée, ventant les bienfaits de la monarchie, un régime épargner par l'inaction et la corruption de la classe politique, qui permettrait au pays de sortir de la crise en mettant en place un système solide et dynamique, guidé d'une main ferme mais juste par un personnage royal, forcément plus digne qu'un quelconque politique de plus, juste guidé par son propre profit privé et ses prochaines élections.
S'il n'avait pas le charisme et le lyrisme d'autres candidats du parti monarchiste, Zö Huz avait une fougue et une énergie difficile à contester, et on voyant qu'il croyait fermement à ce qu'il disait. Il promettait que s'il venait au pouvoir dans le district non seulement il ferait tout pour restaurer la monarchie à l'échelle du pays, mais encore il utiliserait tous les moyens vantés par celle-ci pour redresser la situation locale et s'assurer que la faim ne vienne plus ravager la population.
De discours en discussions plus privées et en moment où il scandait des slogans avec les autres, Zö Huz fit ainsi passer le gros de la journée jusqu'à ce que, alors que la nuit tombait peu à peu, le groupe autour de la manifestation ne se disperse de plus en plus. Il n'y avait plus ni nourriture ni tracts, et la curiosité des gens avait été satisfaite. Les sympathisants eux-mêmes commençaient à se disperser. Zö Huz réunis alors ceux qui restait, les félicita chaleureusement puis dispersa le groupe. Il avait réussi à se faire connaître en tous cas, et avec de la chance il aurait les moyens de poursuivre plus loin cette campagne naissante...
Posté : lun. août 17, 2015 1:36 pm
par Sébaldie
[justify]Mi-Cha Choe était une femme d’affaires réputée dans le district n°33. Elle avait repris la vieille entreprise familiale après la mort de sa mère. Sans terre, elle parvenait tout de même à planter et cueillir de belles fleurs, en provenance des quatre coins du monde. À 43 ans, elle était déjà considérée comme la matriarche. Son entreprise avait pris ses quartiers dans la périphérie d’Anali, dans un district détenu par le Syndicat pour la Solidarité Paysanne. Le SSP n’appréciait guère Mi-Cha Choe et malgré les belles fleurs qu’elle faisait pousser, il ne la considérait comme une paysanne. Et pour cause, Mi-Cha Choe était la plus grande proxénète du district, qui détenait également la plus grande maison close des environs. Mi-Cha préférait parler d’hôtel de plaisir, le terme « maison close » reflétait une image négative, vulgaire, de son métier qui, pourtant, comblait de joie les clients. Au-delà du profit qu’elle pouvait en tirer, Mi-Cha disait assurer une « mission d’intérêt général ». Elle exigeait de ses « filles » une tenue irréprochable et un respect du client. Il leur était interdit d’officier dans les rues, pour des raisons légales mais aussi de sécurité. Plus récemment, elle avait élargi son activité professionnelle en embauchant des « garçons de joie ». Mais avec ses filles, comme avec ses garçons, elle était une matriarche protectrice, qui n’avait peur d’utiliser sa matraque en cas de clients impolis.
Elle connaissait tous les rouages du plus vieux métier du monde et, même après plus de vingt ans de service, elle continuait à mouiller le maillot comme ses employés. Dans un pays où les femmes étaient plutôt menues, Mi-Cha faisait figure d’exception, avec ses rondeurs affirmées. Seuls les clients les plus fortunés avaient le droit d’y toucher cependant car Mi-Cha était une femme d’expérience et de singularité. Elle avait « testé » chacun de ses employés pour évaluer leur aptitude au poste demandé. Néanmoins, son activité était compromise : le SSP avait fait d’elle la bête à abattre, celle qui corrompait les « vrais travailleurs ». « L’opium du peuple » répétaient-ils inlassablement. Menaces de mort, intimidations… Mi-Cha était sommée de se soumettre à la « loi prolétaire ». En réponse, elle demanda aux membres du SSP « de nettoyer devant leur porte », faisant référence à des clients du Syndicat qui fréquentaient régulièrement son établissement.
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/742893Wapong.jpg[/img]
Mi-Cha Choe, candidate du CLE pour le district n°33 (Togsan)
Gérante de l’Hôtel du Plaisir de Togsan (depuis 2020)[/center]
La politique n’avait jamais répondu à ses attentes. Réformer, réguler, légiférer, standardiser… Elle en avait assez de cette accumulation de normes qui représentaient autant de barrières pour son activité. Un temps intéressée par les idées du Mouvement pour la Liberté Citoyenne, elle s’était rendu compte que ce parti servait surtout les intérêts d’une famille, d’une caste. Puis vint le CLE et leur révoltante idée de [url=http://www.simpolitique.com/post265181.html#p265181]« fonctionnariser des prostitués »[/url] dans chaque district. Au départ, Mi-Cha cria à la « concurrence déloyale » et à l’atteinte à son entreprise. En réponse, le CLE la rassura en rappelant que fonctionnaires, maisons closes et indépendants pourraient continuer à exister. Le CLE en appela d’ailleurs aux maisons closes, dont celle de Mi-Cha, pour « former les candidats au concours de la fonction publique de prostitué » en échange de subventions. De toute évidence, les prostitués fonctionnarisés auraient une rémunération minimale et bien moindre que celle que peuvent gagner certains prostitués de la maison close de Mi-Cha. Mais ils auraient une certaine sécurité de l’emploi, avec un salaire fixe. Les prostitués les plus performants finiraient inévitablement par partir vers le privé tandis que les autres se contenteraient de leur état de fonctionnaire et de clients sans ressources, qui profitent de cette prestation d’Etat au nom de l’égalité des chances. L’objectif du CLE était très clair : assouvir les besoins sexuels de la population sans prendre le risque de la rendre plus féconde.
Plutôt rassurée par ces précisions, Mi-Cha se voyait effectivement bien « formatrice ». Surtout, cette opportunité lui permettrait de débaucher des étudiants en prostitution pour servir les intérêts de sa propre entreprise. Elle savait que la motivation était un frein à cette activité, nombreuses étaient les filles qui lui avaient déposé leur démission après quelques mois. Mi-Cha voulait des employés stables et fidèles. Investie par le CLE comme candidate du district n°33 (Togsan), elle entendait convaincre la population du bienfondé de cette proposition, avec une opération de tractage et de porte-à-porte. Le CLE mandata également un certain nombre de ses militants auprès des sorties des lycées et des petites universités pour conseiller des jeunes, en doute sur leur orientation professionnelle. Ils voulaient également toucher des femmes au foyer, des hommes au chômage – notamment des ex-ouvriers en manutention qui ont réalisé des tâches physiquement difficiles…
Le tract précisait ce point du programme du CLE et imaginait les conditions du « concours de prostitué de district » : une épreuve théorique sur les pratiques sexuelles (wapongaises et internationales), sur les risques sanitaires, sur la législation en vigueur ; une épreuve pratique avec l’évaluateur avec certains exercices pratiques (contrôle de l’éjaculation pour les hommes ; éjection de semence pour les femmes) ainsi qu’un entretien oral pour évaluer la motivation des candidats. Le concours est gratuit, ouvert à toute personne majeure, sans conditions de diplômes, ni de nationalité (si le titre de séjour est en règle). Un bilan de santé psycho-physique du candidat est toutefois demandé, pour évaluer sa capacité à passer le concours et à exercer le métier, notamment pour assurer la meilleure insertion professionnelle possible des candidats handicapés physiques ou présentant une arriération mentale.[/justify]
------------------------------------------
Le Parti : Comité de libération de l’espace (CLE)
Le District : 33 (Togsan)
Le type d'action : Tractage, porte-à-porte et rencontres sur le terrain avec les électeurs.
Objectif : Impulser une activité économique génératrice d’emplois et proposer une alternative aux jeunes en échec scolaire.
Les moyens utilisés :
- Des mini-manuels sur les pratiques sexuelles de tous les continents, avec des illustrations en couleurs et des exercices à réaliser chez soi.
- Une entrée gratuite à l’Hôtel de Plaisir de Togsan pour chaque nouveau adhérent du CLE, sur une sélection de prestataires de services définie.
- Des préservatifs distribués gratuitement.