Presse nationale et locale
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Zaldora
[justify][center]La houe et la faux
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Grave épizootie à venir ?
9 novembre 2030
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/16/1397917111-ringerike.png[/img]
Le Ringerike, cheval de trait que l'on rencontre dans nos régions méridionales.[/center]
L'alerte sanitaire est lancée : en l'espace d'une semaine, sept poulains nés en avril sont morts de la grippe équine, tandis que l'on comptabilise à l'heure actuelle jusqu'à cent vingt cas chez des chevaux adultes. Le premier foyer d'infection semble s'être formé au sud-est du duché de Molnland avant de s'étendre rapidement aux provinces voisines vers le sud, dans l'Hudiksvall et le Stege. La maladie est extrêmement contagieuse et donne lieu à des symptômes graves tels que de fortes fièvres et des toux occasionnelles ou quinteuses. « La mortalité chez les chevaux adultes est très rare mais ils doivent quand même être isolés, pour ne pas propager la grippe, et mis au repos durant au minimum trois semaines afin d'éviter des séquelles pulmonaires et cardiaques » prévient le vétérinaire Nicolaj Thomsen, étant intervenu à Gatten, petit village d'environ cent vingt cinq âmes chez lequel trois chevaux de trait sont atteints, avant de poursuivre « Les juvéniles sont beaucoup plus sensibles à la grippe, qui sait dégénérer en pneumonie létale. Les poulains infectés sont décédés de manière inhabituellement rapide. Il est possible que le virus ai muté pour devenir plus redoutable encore » termine-t-il, donnant froid dans le dos. En 2030, il n'existe aucun traitement efficace contre cette peste, tout juste de quoi réduire les symptômes et stimuler l'organisme pour faciliter la guérison. D'ors et déjà, les services sanitaires de la Couronne interviennent dans les régions touchées afin de coordonner au mieux les isolements et mettre un terme à la propagation. De nouveaux foyers pourraient cependant être découverts, l'hiver est une période à risque, nous ne vivons sans doute que les prémisses. L'autre facteur négatif est le taux de vaccination qui semble très faible : d'après une étude vétérinaire menée en 2025, seuls 10% du cheptel équin est vacciné contre la grippe équine. Des progrès sont à réaliser sur ce plan, avec davantage de sensibilisation et, pourquoi pas, un plan de vaccination gratuit. Les chevaux ont un grand rôle dans les travaux agricoles et forestiers, ainsi que pour le transport. Une épizootie dévastatrice pourrait avoir de fâcheuses répercussions. L'hiver apporte son lot de peurs. Quand les premiers froids arrivent, les gens ne sont-ils pas nombreux à se rendre aux oratoires disséminés au sein de nos campagnes pour se recueillir pieusement devant leur saint-patron, en espérant sa protection ?
Une édition, un proverbe de nos pays.
« On n'est homme que lorsqu'on a tracé un sillon dans un champ. »[/justify]
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Grave épizootie à venir ?
9 novembre 2030
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/16/1397917111-ringerike.png[/img]
Le Ringerike, cheval de trait que l'on rencontre dans nos régions méridionales.[/center]
L'alerte sanitaire est lancée : en l'espace d'une semaine, sept poulains nés en avril sont morts de la grippe équine, tandis que l'on comptabilise à l'heure actuelle jusqu'à cent vingt cas chez des chevaux adultes. Le premier foyer d'infection semble s'être formé au sud-est du duché de Molnland avant de s'étendre rapidement aux provinces voisines vers le sud, dans l'Hudiksvall et le Stege. La maladie est extrêmement contagieuse et donne lieu à des symptômes graves tels que de fortes fièvres et des toux occasionnelles ou quinteuses. « La mortalité chez les chevaux adultes est très rare mais ils doivent quand même être isolés, pour ne pas propager la grippe, et mis au repos durant au minimum trois semaines afin d'éviter des séquelles pulmonaires et cardiaques » prévient le vétérinaire Nicolaj Thomsen, étant intervenu à Gatten, petit village d'environ cent vingt cinq âmes chez lequel trois chevaux de trait sont atteints, avant de poursuivre « Les juvéniles sont beaucoup plus sensibles à la grippe, qui sait dégénérer en pneumonie létale. Les poulains infectés sont décédés de manière inhabituellement rapide. Il est possible que le virus ai muté pour devenir plus redoutable encore » termine-t-il, donnant froid dans le dos. En 2030, il n'existe aucun traitement efficace contre cette peste, tout juste de quoi réduire les symptômes et stimuler l'organisme pour faciliter la guérison. D'ors et déjà, les services sanitaires de la Couronne interviennent dans les régions touchées afin de coordonner au mieux les isolements et mettre un terme à la propagation. De nouveaux foyers pourraient cependant être découverts, l'hiver est une période à risque, nous ne vivons sans doute que les prémisses. L'autre facteur négatif est le taux de vaccination qui semble très faible : d'après une étude vétérinaire menée en 2025, seuls 10% du cheptel équin est vacciné contre la grippe équine. Des progrès sont à réaliser sur ce plan, avec davantage de sensibilisation et, pourquoi pas, un plan de vaccination gratuit. Les chevaux ont un grand rôle dans les travaux agricoles et forestiers, ainsi que pour le transport. Une épizootie dévastatrice pourrait avoir de fâcheuses répercussions. L'hiver apporte son lot de peurs. Quand les premiers froids arrivent, les gens ne sont-ils pas nombreux à se rendre aux oratoires disséminés au sein de nos campagnes pour se recueillir pieusement devant leur saint-patron, en espérant sa protection ?
Une édition, un proverbe de nos pays.
« On n'est homme que lorsqu'on a tracé un sillon dans un champ. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Le clocher d'Helgenfrelser
Journal local hebdomadaire en patois[/center]
Le registre paroissial pour le mois d'octobre, dans notre village :
Ils sont nés
Marie Jensen, née le 6 octobre, baptisée le 12 octobre
Albold Petersen, né le 10 octobre, baptisé le 13 octobre
Lotte Othinkarsen, née 19 octobre, baptisée le 20 octobre
Regna Asmusen, née le 27 octobre, baptisée le jour même
Ils ont été rappelés au ciel
Styr Tholfsen†, mort le 1er octobre, 50 ans, cirrhose
Per Øllegård†, mort le 13 octobre, 31 ans, tétanos
Marie Elevusen†, morte le 19 octobre, 4 ans, de ses blessures après une attaque de cochon errant
Fastulf Gaddesen†, mort le 20 octobre, 29 ans, de ses blessures après qu'un arbre géant lui soit tombé dessus
Grete Henriksen†, morte le 24 octobre, 85 ans, naturelle
Sur idée originale d'Arios ![/justify]
Journal local hebdomadaire en patois[/center]
Le registre paroissial pour le mois d'octobre, dans notre village :
Ils sont nés
Marie Jensen, née le 6 octobre, baptisée le 12 octobre
Albold Petersen, né le 10 octobre, baptisé le 13 octobre
Lotte Othinkarsen, née 19 octobre, baptisée le 20 octobre
Regna Asmusen, née le 27 octobre, baptisée le jour même
Ils ont été rappelés au ciel
Styr Tholfsen†, mort le 1er octobre, 50 ans, cirrhose
Per Øllegård†, mort le 13 octobre, 31 ans, tétanos
Marie Elevusen†, morte le 19 octobre, 4 ans, de ses blessures après une attaque de cochon errant
Fastulf Gaddesen†, mort le 20 octobre, 29 ans, de ses blessures après qu'un arbre géant lui soit tombé dessus
Grete Henriksen†, morte le 24 octobre, 85 ans, naturelle
Sur idée originale d'Arios ![/justify]
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Zaldora
[justify][center]Providence[/center]
Les bouchers mis à l'index !
30 novembre 2030
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/33/1471726787-bouchers.png[/img]
Intérieur de la Maison des Bouchers d'Adursted, près de la Collégiale Notre-Dame
Lieu des assemblées professionnelles, des rites de passages, etc.[/center]
Les jurés de la corporation des bouchers Adurstedois, aussi appelée « la Grande Boucherie », ne sont pas revenus bredouilles de leurs inspections dans la capitale. Les gardiens du métier ont rendu visite à l'ensemble des cent treize boucheries de la Cité (40 % où le maître travaille seul, 60 % où il reçoit de trois à quatre compagnons et/ou apprentis, selon la saison et les compagnonnages en cours). Ils ont épinglé pas moins de douze commerces de viande dont notamment A la bonne chair, Aux viandes savoureuses, La grande étale, Boucherie de Lars ou Boucherie de la Bergère. On leur reproche de très mal respecter les règles d'hygiène établit par les chartes, surtout en ce qui concerne l'abattage des animaux. Généralement, les mises à mort se déroulent à l'arrière, dans la cour des boutiques. Certaines sont biens tenues, alors que celles des boucheries en situation de blâme seraient de véritables cloaques d'après les jurés. Le témoignage de riverains parlent aussi de sang dégoulinant sur le trottoir, à coté d'une partie des carcasses et du contenu des intestins. Les déchets seraient aussi charrier jusqu'à la Collégiale Sainte Hyacinthe, située à deux pas de la Boucherie de Lars, par les fidèles qui marcheraient dessus. Heureusement, ce scénario n'aurait lieu que lorsque les services d'hygiène sont prévenus trop tard et ne parviennent pas à nettoyer avant la messe du soir. Les maîtres mis en cause passeront lundi devant le prévôt de la corporation et risquent de graves sanctions disciplinaires. Les punitions peuvent aller de la forte amende (plusieurs millions de couronnes thorvaloises) jusqu'à l'exclusion du métier. Si une seconde chance leur est donnée, les maîtres fautifs devront au préalable impérativement mettre leur commerce en conformité avec les chartes corporatives et passer par le rite d'expiation pour obtenir le pardon de leurs pairs. Nous verrons si la Couronne saura se satisfaire de ces actes disciplinaires ou si elle compte faire intervenir sa justice pour également punir les contrevenants. Quant aux autres bouchers de la capitale, ils espèrent que cette affaire ne viendra pas ternir la réputation de leur métier, l'un des plus anciens de la ville. Au Thorval, la viande est un met que l'on consomme sans excès, une fois par semaine, pas le vendredi, ni durant les temps de Carême. Les plus pratiquants n'en consomment pas le mercredi non plus. Selon une étude menée par les bouchers de Kestborg, les viandes plébiscitées par les Thorvalois seraient, par ordre décroissant, le cochon, la volaille, le mouton, le lapin, la venaison et finalement le bœuf. Les peuples du monde seraient, peut-être, choqués d'apprendre que pour les grandes occasions, nos campagnes festoient autour de plats à la viande d'élan, mais aussi d'ours et d'écureuils...[/justify]
Les bouchers mis à l'index !
30 novembre 2030
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/33/1471726787-bouchers.png[/img]
Intérieur de la Maison des Bouchers d'Adursted, près de la Collégiale Notre-Dame
Lieu des assemblées professionnelles, des rites de passages, etc.[/center]
Les jurés de la corporation des bouchers Adurstedois, aussi appelée « la Grande Boucherie », ne sont pas revenus bredouilles de leurs inspections dans la capitale. Les gardiens du métier ont rendu visite à l'ensemble des cent treize boucheries de la Cité (40 % où le maître travaille seul, 60 % où il reçoit de trois à quatre compagnons et/ou apprentis, selon la saison et les compagnonnages en cours). Ils ont épinglé pas moins de douze commerces de viande dont notamment A la bonne chair, Aux viandes savoureuses, La grande étale, Boucherie de Lars ou Boucherie de la Bergère. On leur reproche de très mal respecter les règles d'hygiène établit par les chartes, surtout en ce qui concerne l'abattage des animaux. Généralement, les mises à mort se déroulent à l'arrière, dans la cour des boutiques. Certaines sont biens tenues, alors que celles des boucheries en situation de blâme seraient de véritables cloaques d'après les jurés. Le témoignage de riverains parlent aussi de sang dégoulinant sur le trottoir, à coté d'une partie des carcasses et du contenu des intestins. Les déchets seraient aussi charrier jusqu'à la Collégiale Sainte Hyacinthe, située à deux pas de la Boucherie de Lars, par les fidèles qui marcheraient dessus. Heureusement, ce scénario n'aurait lieu que lorsque les services d'hygiène sont prévenus trop tard et ne parviennent pas à nettoyer avant la messe du soir. Les maîtres mis en cause passeront lundi devant le prévôt de la corporation et risquent de graves sanctions disciplinaires. Les punitions peuvent aller de la forte amende (plusieurs millions de couronnes thorvaloises) jusqu'à l'exclusion du métier. Si une seconde chance leur est donnée, les maîtres fautifs devront au préalable impérativement mettre leur commerce en conformité avec les chartes corporatives et passer par le rite d'expiation pour obtenir le pardon de leurs pairs. Nous verrons si la Couronne saura se satisfaire de ces actes disciplinaires ou si elle compte faire intervenir sa justice pour également punir les contrevenants. Quant aux autres bouchers de la capitale, ils espèrent que cette affaire ne viendra pas ternir la réputation de leur métier, l'un des plus anciens de la ville. Au Thorval, la viande est un met que l'on consomme sans excès, une fois par semaine, pas le vendredi, ni durant les temps de Carême. Les plus pratiquants n'en consomment pas le mercredi non plus. Selon une étude menée par les bouchers de Kestborg, les viandes plébiscitées par les Thorvalois seraient, par ordre décroissant, le cochon, la volaille, le mouton, le lapin, la venaison et finalement le bœuf. Les peuples du monde seraient, peut-être, choqués d'apprendre que pour les grandes occasions, nos campagnes festoient autour de plats à la viande d'élan, mais aussi d'ours et d'écureuils...[/justify]
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Zaldora
[justify][center]La houe et la faux
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Du mariage...
7 décembre 2030
L'age moyen du mariage s'établit à 19,2 ans pour les femmes, 19,7 ans pour les hommes, et enregistre une nouvelle baisse par rapport à 2028 (perdant respectivement trois et deux mois). L'évolution est particulièrement impressionnante sur le long terme où on recense un recul d'environ neuf ans en trente ans : en 1999, la femme se mariait à 28,5 ans et l'homme à 28,9 ans. Cette époque était celle d'une profonde crise économique, mais aussi sociale et culturelle, à l'avenir incertain. Le mariage reste en nos pays une valeur religieuse et sociale de référence, l'étape indispensable pour former une famille. A 50 ans, 97,5% des femmes sont mariées, hors vierges consacrées dont le célibat constitue un engagement religieux. Selon le monde ecclésiastique, la procréation pré-nuptiale aurait bondit de 1 à 3% du total des naissances depuis 2026, pour une raison que les jeunes filles avouent sans mal au curé : elles se laissent engrosser par leur homme afin de contraindre les familles respectives à consentir au mariage.
... à la famille.
7 décembre 2030
Si la famille nucléaire néolocale (absolue) n'eut de cesse de gagner du terrain pendant quarante ans, entre 1960 et 2002, ce modèle familial n'est aujourd'hui présent que sous forme de traces éparses à Kestborg, Damsholte, Tversted. Et encore, ces reliques de familles nucléaires sont aujourd'hui intégrées à un clan familial, donc le plus souvent bilocales, sinon patrilocales (non-absolue). Le système dominant est la famille élargie, sous ses variables de la « famille souche » et de la « famille souche incomplète ».
La famille souche se retrouve sur la façade ouest du royaume, couvrant la côte depuis le duché d'Aggerup au nord, descendant ensuite plus ou moins verticalement vers le sud jusqu'au Tøndstruup, et à l'intérieur des terres, du comté de Gudme jusqu’au margraviat de Dyrested. C'est le modèle familial typique du monde germano-scandinave. Il se caractérise par des liens familiaux très forts, une relation parents-enfants autoritaire marquée par le respect de la figure du père, bien que la mère jouisse aussi d'une certaine autorité. Les rapports de succession entre frères et sœurs sont en revanche purement inégalitaires vu que seul l’aîné(e) hérite des biens familiaux, et continue de vivre avec épouses et enfants dans la maison familiale en présence du père, tandis que les puînés doivent chercher à établir foyers ailleurs (mais jamais très loin). Ils peuvent néanmoins rester au sein de la maison s'ils sont célibataires ou mariés mais sans les ressources adéquates. Si le premier-né est une femme, celle-ci hérite, et son mari la rejoint dans la demeure de ses parents. Dans ce genre de scénarios, l'époux est souvent un puîné. Quant aux cadettes, elles reçoivent une dot et s'installent chez la belle famille. Ce système familial engendre un rapport frères et sœurs assez solidaires, mais pas exacerbés.
Au nord et à l'est de cette ligne, soit l'essentiel du Thorval, c'est la famille souche incomplète qui prédomine. Elle est le fruit de la rencontre entre sphère scandinave et sphère latine. Ce modèle familial est ni souche, ni communautaire, mais un hybride des deux. Ainsi, il reprend les traits souches, mais se démarque sur les questions d'héritage par davantage d'égalité entre l’aîné(e) et les suivants. Le niveau de partage n'est pas le même partout et est surtout régit par la coutume locale. L’aîné(e) dispose en général de 48 à 60% de l'héritage, les autres se contentent du reste. Les cadets peuvent rester au foyer familial durant le célibat. S'ils sont mariés, ces derniers peuvent encore vivre à la maison avec femmes et enfants jusqu'au trépas du père, quand bien même ils auraient déjà de quoi fonder leur foyer dehors. Les rapports entre frères et sœurs sont ici très solidaires, et bien plus exacerbés.
Afin de nuancer la domination de la variété « incomplète », ajoutons que c'est la famille souche qui prévaut parmi la noblesse pour des raisons pratiques, afin d'éviter l'hyper-morcellement des fiefs. Quoi qu'il en soit, c'est bel et bien le modèle de la famille élargie, sous ces deux variantes, qui est prégnante. Sous un même toit, c'est une famille regroupant trois ou quatre générations qui vit, parfois cinq, bien que plus rare. La forte proximité avec la cousinade, les oncles et les tantes est également un marqueur. Entre eux règne un fort attachement et ils se voient quotidiennement ou, à défaut, très souvent. Ce système a ses avantages comme la cohésion, la solidarité naturelle et spontanée entre ses membres, empêchant qu'aucun ne soit livré à lui même ou isolé. Les possibles inconvénients sont la restriction de la liberté individuelle, l'esprit de famille/groupe qui peut s'avérer lourd, et l'absence de mobilité géographique.
Tourisme : le royaume se met d'accord.
7 décembre 2030
La Couronne annonce la signature d'une convention touristique avec le Royaume de Fiémance, dans le cadre de la Loi Furetier qui offre, dans ce pays, huit jours de vacances gratuites par an, aux paysans cultivateurs. L'État Fiémançais supportera, apparemment, tous les coûts de voyage, en remerciement aux forces nourricières pour leurs travaux toutes ces années. La signature de l'accord fut une formalité, sachant que le tourisme de nos amis campagnards de Fiémance sera de type non-consumériste, et davantage axé sur la découverte. Selon le rapport de Lhéry, 33% des vacanciers sont intéressés par un voyage sur nos terres.
Une édition, un proverbe de nos pays.
« Qui trop regarde l'abîme, l'abîme regardera en lui. »[/justify]
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Du mariage...
7 décembre 2030
L'age moyen du mariage s'établit à 19,2 ans pour les femmes, 19,7 ans pour les hommes, et enregistre une nouvelle baisse par rapport à 2028 (perdant respectivement trois et deux mois). L'évolution est particulièrement impressionnante sur le long terme où on recense un recul d'environ neuf ans en trente ans : en 1999, la femme se mariait à 28,5 ans et l'homme à 28,9 ans. Cette époque était celle d'une profonde crise économique, mais aussi sociale et culturelle, à l'avenir incertain. Le mariage reste en nos pays une valeur religieuse et sociale de référence, l'étape indispensable pour former une famille. A 50 ans, 97,5% des femmes sont mariées, hors vierges consacrées dont le célibat constitue un engagement religieux. Selon le monde ecclésiastique, la procréation pré-nuptiale aurait bondit de 1 à 3% du total des naissances depuis 2026, pour une raison que les jeunes filles avouent sans mal au curé : elles se laissent engrosser par leur homme afin de contraindre les familles respectives à consentir au mariage.
... à la famille.
7 décembre 2030
Si la famille nucléaire néolocale (absolue) n'eut de cesse de gagner du terrain pendant quarante ans, entre 1960 et 2002, ce modèle familial n'est aujourd'hui présent que sous forme de traces éparses à Kestborg, Damsholte, Tversted. Et encore, ces reliques de familles nucléaires sont aujourd'hui intégrées à un clan familial, donc le plus souvent bilocales, sinon patrilocales (non-absolue). Le système dominant est la famille élargie, sous ses variables de la « famille souche » et de la « famille souche incomplète ».
La famille souche se retrouve sur la façade ouest du royaume, couvrant la côte depuis le duché d'Aggerup au nord, descendant ensuite plus ou moins verticalement vers le sud jusqu'au Tøndstruup, et à l'intérieur des terres, du comté de Gudme jusqu’au margraviat de Dyrested. C'est le modèle familial typique du monde germano-scandinave. Il se caractérise par des liens familiaux très forts, une relation parents-enfants autoritaire marquée par le respect de la figure du père, bien que la mère jouisse aussi d'une certaine autorité. Les rapports de succession entre frères et sœurs sont en revanche purement inégalitaires vu que seul l’aîné(e) hérite des biens familiaux, et continue de vivre avec épouses et enfants dans la maison familiale en présence du père, tandis que les puînés doivent chercher à établir foyers ailleurs (mais jamais très loin). Ils peuvent néanmoins rester au sein de la maison s'ils sont célibataires ou mariés mais sans les ressources adéquates. Si le premier-né est une femme, celle-ci hérite, et son mari la rejoint dans la demeure de ses parents. Dans ce genre de scénarios, l'époux est souvent un puîné. Quant aux cadettes, elles reçoivent une dot et s'installent chez la belle famille. Ce système familial engendre un rapport frères et sœurs assez solidaires, mais pas exacerbés.
Au nord et à l'est de cette ligne, soit l'essentiel du Thorval, c'est la famille souche incomplète qui prédomine. Elle est le fruit de la rencontre entre sphère scandinave et sphère latine. Ce modèle familial est ni souche, ni communautaire, mais un hybride des deux. Ainsi, il reprend les traits souches, mais se démarque sur les questions d'héritage par davantage d'égalité entre l’aîné(e) et les suivants. Le niveau de partage n'est pas le même partout et est surtout régit par la coutume locale. L’aîné(e) dispose en général de 48 à 60% de l'héritage, les autres se contentent du reste. Les cadets peuvent rester au foyer familial durant le célibat. S'ils sont mariés, ces derniers peuvent encore vivre à la maison avec femmes et enfants jusqu'au trépas du père, quand bien même ils auraient déjà de quoi fonder leur foyer dehors. Les rapports entre frères et sœurs sont ici très solidaires, et bien plus exacerbés.
Afin de nuancer la domination de la variété « incomplète », ajoutons que c'est la famille souche qui prévaut parmi la noblesse pour des raisons pratiques, afin d'éviter l'hyper-morcellement des fiefs. Quoi qu'il en soit, c'est bel et bien le modèle de la famille élargie, sous ces deux variantes, qui est prégnante. Sous un même toit, c'est une famille regroupant trois ou quatre générations qui vit, parfois cinq, bien que plus rare. La forte proximité avec la cousinade, les oncles et les tantes est également un marqueur. Entre eux règne un fort attachement et ils se voient quotidiennement ou, à défaut, très souvent. Ce système a ses avantages comme la cohésion, la solidarité naturelle et spontanée entre ses membres, empêchant qu'aucun ne soit livré à lui même ou isolé. Les possibles inconvénients sont la restriction de la liberté individuelle, l'esprit de famille/groupe qui peut s'avérer lourd, et l'absence de mobilité géographique.
Tourisme : le royaume se met d'accord.
7 décembre 2030
La Couronne annonce la signature d'une convention touristique avec le Royaume de Fiémance, dans le cadre de la Loi Furetier qui offre, dans ce pays, huit jours de vacances gratuites par an, aux paysans cultivateurs. L'État Fiémançais supportera, apparemment, tous les coûts de voyage, en remerciement aux forces nourricières pour leurs travaux toutes ces années. La signature de l'accord fut une formalité, sachant que le tourisme de nos amis campagnards de Fiémance sera de type non-consumériste, et davantage axé sur la découverte. Selon le rapport de Lhéry, 33% des vacanciers sont intéressés par un voyage sur nos terres.
Une édition, un proverbe de nos pays.
« Qui trop regarde l'abîme, l'abîme regardera en lui. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Providence[/center]
Le doyen a 119 ans !
22 décembre 2030
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/34/1472331616-vieux-thorval.png[/img][/center]
Alvar Simonsen, le doyen thorvalois, a célébré hier son cent dix-neuvième anniversaire à Låge, son village natal, en compagnie de sa grande famille de deux enfants, six petits enfants, douze arrières-petits enfants et vingt-et-un arrière-arrière petits enfants. Aîné, il a survécut à tous ses frères et sœurs, la dernière étant morte il y a trois ans à l'âge, lui aussi vénérable, de cent dix ans.
Alvar vint au monde à Låge, le 21 décembre 1911. A vingt ans, il quitte la campagne avec ses frères pour s'engager comme ouvrier dans l'aménagement des chemins de fer, le Thorval étant alors en pleine industrialisation. « C'étaient des temps nouveaux. Le champêtre devait laisser place à la machine à vapeur » nous raconte-t-il, un brun nostalgique. La grande guerre 43-49 allait néanmoins mettre un coup de frein critique au processus et laminer ces nouvelles infrastructures. Le vieil homme ne veut pas faire croire qu'alors, il fut un héros : « La guerre ? Je n'ai pas combattu une seule fois. Je me suis débrouillé pour éviter la mobilisation, ça va pas non ! Les gouvernements étaient fous à l'époque ! Je me suis fais passer pour invalide, et par chance, l'armée n'a pas insisté. » énonce-t-il, avant de nous expliquer avoir durant les combats travaillé chez un tavernier de Sankt Mikael, où tous le monde venait, soldats en permission compris, se saouler pour oublier la dureté de l'époque et les horreurs de la guerre totale.
En 1949, il décide de revenir dans son village, par chance relativement conservé, comparé à un royaume détruit, à la population épuisée, exsangue. Dès 1952, lui et ses amis engagent la lutte contre le nouveau pouvoir socialiste, dispersant le bétail dans la campagne environnante et cachant le grain aux milices qui venaient en réclamer une partie. Rebelote ensuite pendant la période libérale durant laquelle Alvar fut de toutes les jacqueries pour s'opposer, pêle-mêle, aux minoteries industrielles, aux blés importés et à la réglementation des semences. En 1991, arrivant à ses quatre-vingt printemps, il se retire de la vie active, laissant ses fils reprendre la ferme et prendre soin de la terre, tandis que lui observe l'évolution du Thorval depuis son fauteuil, entouré des siens. « On a un bon prix, l'État n'est pas partout, mais essaye de faire bien. Tant mieux. » conclut Alvar.[/justify]
Le doyen a 119 ans !
22 décembre 2030
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/34/1472331616-vieux-thorval.png[/img][/center]
Alvar Simonsen, le doyen thorvalois, a célébré hier son cent dix-neuvième anniversaire à Låge, son village natal, en compagnie de sa grande famille de deux enfants, six petits enfants, douze arrières-petits enfants et vingt-et-un arrière-arrière petits enfants. Aîné, il a survécut à tous ses frères et sœurs, la dernière étant morte il y a trois ans à l'âge, lui aussi vénérable, de cent dix ans.
Alvar vint au monde à Låge, le 21 décembre 1911. A vingt ans, il quitte la campagne avec ses frères pour s'engager comme ouvrier dans l'aménagement des chemins de fer, le Thorval étant alors en pleine industrialisation. « C'étaient des temps nouveaux. Le champêtre devait laisser place à la machine à vapeur » nous raconte-t-il, un brun nostalgique. La grande guerre 43-49 allait néanmoins mettre un coup de frein critique au processus et laminer ces nouvelles infrastructures. Le vieil homme ne veut pas faire croire qu'alors, il fut un héros : « La guerre ? Je n'ai pas combattu une seule fois. Je me suis débrouillé pour éviter la mobilisation, ça va pas non ! Les gouvernements étaient fous à l'époque ! Je me suis fais passer pour invalide, et par chance, l'armée n'a pas insisté. » énonce-t-il, avant de nous expliquer avoir durant les combats travaillé chez un tavernier de Sankt Mikael, où tous le monde venait, soldats en permission compris, se saouler pour oublier la dureté de l'époque et les horreurs de la guerre totale.
En 1949, il décide de revenir dans son village, par chance relativement conservé, comparé à un royaume détruit, à la population épuisée, exsangue. Dès 1952, lui et ses amis engagent la lutte contre le nouveau pouvoir socialiste, dispersant le bétail dans la campagne environnante et cachant le grain aux milices qui venaient en réclamer une partie. Rebelote ensuite pendant la période libérale durant laquelle Alvar fut de toutes les jacqueries pour s'opposer, pêle-mêle, aux minoteries industrielles, aux blés importés et à la réglementation des semences. En 1991, arrivant à ses quatre-vingt printemps, il se retire de la vie active, laissant ses fils reprendre la ferme et prendre soin de la terre, tandis que lui observe l'évolution du Thorval depuis son fauteuil, entouré des siens. « On a un bon prix, l'État n'est pas partout, mais essaye de faire bien. Tant mieux. » conclut Alvar.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]La houe et la faux
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Bonne année !
5 janvier 2031
Sur de vibrants TE DEUM, 2030 fit place à l'an de Grâce 2031. Pour les réveillons, on allia convivialité et spiritualité. Les animaux, eux aussi, se joignirent à la fête en ayant droit à une double portion de foin, malgré les moyennes fenaisons de l'été. Ah, que nous aurions, tout de même, préféré écrire cet article pour le 25 décembre, ou lors d'une autre fête religieuse d'importance selon les traditions de vos provinces,... Hélas, le Pape Zosime prit certainement la demande de nos évêques pour un caprice, ne comprenant pas la portée qu'une sacralisation du premier jour de l'an aurait, en terme de symbole. Un jour sacré pour point de repère fondamental de notre calendrier civil. Que ça serait beau et positif. Bonne année quand même !
Le monde est-il entrain de se déglobaliser ?
5 janvier 2031
C'est indéniable, la terre eut un avant et un après G-30. L'état du monde est bien curieux : les ambassades somnolent, les flux marchands mondiaux ralentissent, la production effrénée cale, les cours boursiers stagnent ou s'érodent, les touristes consommateurs voyagent moins, le Saint-Empire ne bombe plus le torse et les superpuissances se taisent. Nous assistons à un renouveau, cette fois mondial, du fait local, pas national, entendons-nous bien, mais purement local. Les peuples redécouvrent leurs villes ou leurs villages – les activités, les traditions et les coutumes qui y ont cours – et participent davantage à la vie politique proche, après avoir été abreuvés d'internationalisme et de globalité obligatoire. Au Makara, on remet la main sur des savoirs anciens, n'est-ce pas un signe des temps ? Chez-nous, l'État-nation est un concept anachronique, en sera-t-il de même ailleurs dans le monde ? Face à ce phénomène que d'aucuns qualifieraient volontiers de déglobalisation, seuls les échanges culturels, les missions et les pèlerinages (qui existaient avant 1950) subsistent. Dans son histoire récente, le Thorval chercha toujours à voguer à contre courant. Le courant semble avoir, depuis peu, prit la même direction.
Une édition, un proverbe de nos pays.
« Plutôt pauvre avec honneur que riche avec déshonneur. »[/justify]
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Bonne année !
5 janvier 2031
Sur de vibrants TE DEUM, 2030 fit place à l'an de Grâce 2031. Pour les réveillons, on allia convivialité et spiritualité. Les animaux, eux aussi, se joignirent à la fête en ayant droit à une double portion de foin, malgré les moyennes fenaisons de l'été. Ah, que nous aurions, tout de même, préféré écrire cet article pour le 25 décembre, ou lors d'une autre fête religieuse d'importance selon les traditions de vos provinces,... Hélas, le Pape Zosime prit certainement la demande de nos évêques pour un caprice, ne comprenant pas la portée qu'une sacralisation du premier jour de l'an aurait, en terme de symbole. Un jour sacré pour point de repère fondamental de notre calendrier civil. Que ça serait beau et positif. Bonne année quand même !
Le monde est-il entrain de se déglobaliser ?
5 janvier 2031
C'est indéniable, la terre eut un avant et un après G-30. L'état du monde est bien curieux : les ambassades somnolent, les flux marchands mondiaux ralentissent, la production effrénée cale, les cours boursiers stagnent ou s'érodent, les touristes consommateurs voyagent moins, le Saint-Empire ne bombe plus le torse et les superpuissances se taisent. Nous assistons à un renouveau, cette fois mondial, du fait local, pas national, entendons-nous bien, mais purement local. Les peuples redécouvrent leurs villes ou leurs villages – les activités, les traditions et les coutumes qui y ont cours – et participent davantage à la vie politique proche, après avoir été abreuvés d'internationalisme et de globalité obligatoire. Au Makara, on remet la main sur des savoirs anciens, n'est-ce pas un signe des temps ? Chez-nous, l'État-nation est un concept anachronique, en sera-t-il de même ailleurs dans le monde ? Face à ce phénomène que d'aucuns qualifieraient volontiers de déglobalisation, seuls les échanges culturels, les missions et les pèlerinages (qui existaient avant 1950) subsistent. Dans son histoire récente, le Thorval chercha toujours à voguer à contre courant. Le courant semble avoir, depuis peu, prit la même direction.
Une édition, un proverbe de nos pays.
« Plutôt pauvre avec honneur que riche avec déshonneur. »[/justify]
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Zaldora
[justify][center]La houe et la faux
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Société des écrans, drogue numérique.
15 janvier 2031
Des pays se sont entièrement tournés vers le numérique, pauvres d'eux. D'autres ne l'adoptèrent qu'à moitié : a rester au milieu du gué, on se noie. Il est donné à tout à chacun de comprendre intuitivement l'effet néfaste des écrans pour l'homme, pour les petiots à plus forte raison. Nous savons désormais par la science que les ordinateurs, les tablettes, les téléphones intelligents et les consoles de jeu sont une forme de drogue numérique. Des recherches scientifiques récentes en imagerie cérébrale montrent qu'ils affectent le cortex cérébral, c'est-à-dire la partie du cerveau qui contrôle la fonction exécutive et les impulsions, à la façon de drogues telles la Cocaïne. Ces technologies seraient en outre si stimulantes qu'elles parviendraient à augmenter le taux de dopamine, neurotransmetteur le plus actif dans la dynamique de l'addiction. La télévision n'est pas en reste non plus, sa dépendance est largement connue et considérée comme un trouble psychologique. Dans les années 90, des psychologues adéliens étudièrent les facteurs psychologiques liés à l'addiction télévisuelle. Il était notamment question du niveau d'excitation procuré par le petit écran, de ses effets sur l'imagination et la fantaisie de la vie, et d'un schéma d'utilisations/gratifications propre à celui-ci. Le résultat indiqua que si la télévision permettait, au départ, à un individu de se détendre et d'oublier ses problèmes, le plaisir éprouvé pouvait pousser l'individu à devenir dépendant et à en user de manière excessive. A la vue de ces études, le principe de précaution serait à l'image du tabac : ne jamais s'y mettre, ou, le cas échéant, s'en débarrasser. Non de vendre les produits électroniques, ni de les donner, cela ne rendrait service à personne, mais à bel et bien les détruire. Fondamentalement, l'homme n'a guère besoin de ces gadgets pour vivre heureux et s'épanouir dans la Foi chrétienne.
Libre de la grippe équine.
15 janvier 2031
La grippe équine est derrière-nous, aucun nouveau cheval malade n'a été détecté ou déclaré depuis trois longues semaines. Le bilan de l'épizootie est lourd : au total, 1005 chevaux ont souffert de la maladie, pour treize poulains morts. Si la propagation semblait en novembre se cantonner au sud-est et au nord-est, la grippe bifurqua ensuite vers le nord-ouest, jusqu'à atteindre le Midriager et le Møldrup, deux provinces frontalières du domaine royal Adurstedois. Celui-ci n'y a d'ailleurs pas échappé avec trois chevaux de ferme atteints. L'épidémie aura, durant les mois de novembre et de décembre, fortement dérangé les débardages forestiers et les économies liées aux foires, toutes annulées jusqu'à récemment (10 janvier). L'épisode eu néanmoins le mérite de montrer le niveau de préparation insuffisant des services sanitaires de la Couronne. Entre l'hypothèse de la vaccination massive et l'amélioration de la veille, c'est la seconde option qui semble l'avoir emportée.
Une fois n'est pas coutume, de humour (avec un fond vrai) !
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/36/1473094099-humour.png[/img][/justify]
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]
Société des écrans, drogue numérique.
15 janvier 2031
Des pays se sont entièrement tournés vers le numérique, pauvres d'eux. D'autres ne l'adoptèrent qu'à moitié : a rester au milieu du gué, on se noie. Il est donné à tout à chacun de comprendre intuitivement l'effet néfaste des écrans pour l'homme, pour les petiots à plus forte raison. Nous savons désormais par la science que les ordinateurs, les tablettes, les téléphones intelligents et les consoles de jeu sont une forme de drogue numérique. Des recherches scientifiques récentes en imagerie cérébrale montrent qu'ils affectent le cortex cérébral, c'est-à-dire la partie du cerveau qui contrôle la fonction exécutive et les impulsions, à la façon de drogues telles la Cocaïne. Ces technologies seraient en outre si stimulantes qu'elles parviendraient à augmenter le taux de dopamine, neurotransmetteur le plus actif dans la dynamique de l'addiction. La télévision n'est pas en reste non plus, sa dépendance est largement connue et considérée comme un trouble psychologique. Dans les années 90, des psychologues adéliens étudièrent les facteurs psychologiques liés à l'addiction télévisuelle. Il était notamment question du niveau d'excitation procuré par le petit écran, de ses effets sur l'imagination et la fantaisie de la vie, et d'un schéma d'utilisations/gratifications propre à celui-ci. Le résultat indiqua que si la télévision permettait, au départ, à un individu de se détendre et d'oublier ses problèmes, le plaisir éprouvé pouvait pousser l'individu à devenir dépendant et à en user de manière excessive. A la vue de ces études, le principe de précaution serait à l'image du tabac : ne jamais s'y mettre, ou, le cas échéant, s'en débarrasser. Non de vendre les produits électroniques, ni de les donner, cela ne rendrait service à personne, mais à bel et bien les détruire. Fondamentalement, l'homme n'a guère besoin de ces gadgets pour vivre heureux et s'épanouir dans la Foi chrétienne.
Libre de la grippe équine.
15 janvier 2031
La grippe équine est derrière-nous, aucun nouveau cheval malade n'a été détecté ou déclaré depuis trois longues semaines. Le bilan de l'épizootie est lourd : au total, 1005 chevaux ont souffert de la maladie, pour treize poulains morts. Si la propagation semblait en novembre se cantonner au sud-est et au nord-est, la grippe bifurqua ensuite vers le nord-ouest, jusqu'à atteindre le Midriager et le Møldrup, deux provinces frontalières du domaine royal Adurstedois. Celui-ci n'y a d'ailleurs pas échappé avec trois chevaux de ferme atteints. L'épidémie aura, durant les mois de novembre et de décembre, fortement dérangé les débardages forestiers et les économies liées aux foires, toutes annulées jusqu'à récemment (10 janvier). L'épisode eu néanmoins le mérite de montrer le niveau de préparation insuffisant des services sanitaires de la Couronne. Entre l'hypothèse de la vaccination massive et l'amélioration de la veille, c'est la seconde option qui semble l'avoir emportée.
Une fois n'est pas coutume, de humour (avec un fond vrai) !
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/36/1473094099-humour.png[/img][/justify]
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Zaldora
[justify][center]Voix Nordique [/center]
Le chemin de croix doit cesser !
20 janvier 2031
La Nation tombe en lambeaux et nous tenons Sa Majesté pour responsable de ce désastre.
Non contente d'avoir décentralisé la Nation à l'extrême, autorisant les provinces à voter leurs propres lois et à suivre des coutumes particulières, qui peuvent être contradictoires d'un terroir à l'autre,
Non contente d'avoir confier la quasi-totalité de l'instruction aux curés, sans y exercer aucun contrôle et offrant ici encore d'immenses libertés dans une variété de domaines (programmes, manuels, horaires etc),
Non contente d'avoir plus que permit à l'Église d'assurer ses autres devoirs sociaux (santé, charité, etc), au détriment du rôle providentiel que l'État-nation doit endosser pour son peuple,
Non contente d'avoir déstabilisé la langue nationale en laissant libres cours à la pratique des anciens dialectes, langues de cochons, celles des ploucs, poussant ainsi les administrations, la justice, la radio, la presse etc à ne plus s'exprimer en standard,
Non contente d'avoir encouragé les particularismes culturels locaux, jusqu'au plus petit village, détruisant de fait toute idée de culture nationale, et affaiblissant jusqu'à l'anémie le sentiment national,
Non contente d'avoir supprimé le service militaire obligatoire, outil indispensable pour l'apprentissage et l’appréhension des valeurs nationales et patriotiques, au profit du volontariat ou d'une formation ridicule, chez soit, quelques heures par semaine, au maniement des armes et aux tactiques militaires, sans que les pouilleux qui y participent soit mobilisables !
Non contente d'avoir beaucoup fragilisé l'économie nationale en favorisant l'agriculture, la pêche, l'artisanat et, dans une moindre mesure, les services, au détriment de l'industrie, notamment lourde, qui dû subir nombre de démantèlements, et limitant aussi à l'extrême l'aménagement moderne du territoire, rendant de fait, si ce n'est impossible, du moins très difficile, toute réelle politique de puissance,
Non contente d'avoir autorisé des tziganes slavians à prêcher leurs croyance gnostique absurde, sans effet grâce à Dieu, le Saint Esprit veillant aux bêtises des hommes, ici, d'une femme,
Non contente d'avoir soumis la Nation à un marmot impérial, nous faisant honte et trahissant du même coup nos traditions de liberté et d'indépendance,
Là voici qui offre au Duc de Qabar, Harald, la possibilité d'être présent à la Diète du Saint-Empire et de participer aux débats. A quand le même privilège à toute nos provinces ???
Le règne d'Annabelle II est désastreux pour la Nation. Nous ne croyions jamais le dire, mais Sa Majesté est devenue une nuisance pour la pérennité du Thorval. Face à la décadence de la monarchie, nous appelons à un sursaut national, pour sauver la Nation, en grave délitement.[/justify]
Le chemin de croix doit cesser !
20 janvier 2031
La Nation tombe en lambeaux et nous tenons Sa Majesté pour responsable de ce désastre.
Non contente d'avoir décentralisé la Nation à l'extrême, autorisant les provinces à voter leurs propres lois et à suivre des coutumes particulières, qui peuvent être contradictoires d'un terroir à l'autre,
Non contente d'avoir confier la quasi-totalité de l'instruction aux curés, sans y exercer aucun contrôle et offrant ici encore d'immenses libertés dans une variété de domaines (programmes, manuels, horaires etc),
Non contente d'avoir plus que permit à l'Église d'assurer ses autres devoirs sociaux (santé, charité, etc), au détriment du rôle providentiel que l'État-nation doit endosser pour son peuple,
Non contente d'avoir déstabilisé la langue nationale en laissant libres cours à la pratique des anciens dialectes, langues de cochons, celles des ploucs, poussant ainsi les administrations, la justice, la radio, la presse etc à ne plus s'exprimer en standard,
Non contente d'avoir encouragé les particularismes culturels locaux, jusqu'au plus petit village, détruisant de fait toute idée de culture nationale, et affaiblissant jusqu'à l'anémie le sentiment national,
Non contente d'avoir supprimé le service militaire obligatoire, outil indispensable pour l'apprentissage et l’appréhension des valeurs nationales et patriotiques, au profit du volontariat ou d'une formation ridicule, chez soit, quelques heures par semaine, au maniement des armes et aux tactiques militaires, sans que les pouilleux qui y participent soit mobilisables !
Non contente d'avoir beaucoup fragilisé l'économie nationale en favorisant l'agriculture, la pêche, l'artisanat et, dans une moindre mesure, les services, au détriment de l'industrie, notamment lourde, qui dû subir nombre de démantèlements, et limitant aussi à l'extrême l'aménagement moderne du territoire, rendant de fait, si ce n'est impossible, du moins très difficile, toute réelle politique de puissance,
Non contente d'avoir autorisé des tziganes slavians à prêcher leurs croyance gnostique absurde, sans effet grâce à Dieu, le Saint Esprit veillant aux bêtises des hommes, ici, d'une femme,
Non contente d'avoir soumis la Nation à un marmot impérial, nous faisant honte et trahissant du même coup nos traditions de liberté et d'indépendance,
Là voici qui offre au Duc de Qabar, Harald, la possibilité d'être présent à la Diète du Saint-Empire et de participer aux débats. A quand le même privilège à toute nos provinces ???
Le règne d'Annabelle II est désastreux pour la Nation. Nous ne croyions jamais le dire, mais Sa Majesté est devenue une nuisance pour la pérennité du Thorval. Face à la décadence de la monarchie, nous appelons à un sursaut national, pour sauver la Nation, en grave délitement.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]Le clocher d'Helgenfrelser
Journal local hebdomadaire en patois[/center]
Le clocher du 4 mars 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474498643-theatre-de-village.png[/img][/center]
Du 3 au 6 avril, une troupe de saltimbanques interprétera quatre pièces de théâtre sur le parvis de l'église paroissiale Sainte Ingrid d'Helgenfrelser. Attention, l'estrade et les décors seront installés le matin même. Comme de coutume, y assister sera gratuit, vous rémunérerez les artistes que s'ils l'ont mérité, et de la somme que vous aurez choisit. Gare toutefois à ne pas être injuste, sinon ils ne reviendront pas ! Des bancs seront disponibles pour les vieux, les enfants et les faibles. Les autres seront debout ou s'assoiront parterre. Voyez le programme :
Le 3 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront La concertina magique (drame marin), du dramaturge Andreas Sørensen.
Le 4 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront Cirque des savants (comédie), du dramaturge Mathias Nicolaj Poulsen.
Le 5 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront Le jeu du veuf (drame semi-liturgique), du dramaturge Annabelle Persen.
Le 6 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront La Passion (drame liturgique), du dramaturge Peter Jensen.[/justify]
Journal local hebdomadaire en patois[/center]
Le clocher du 4 mars 2031
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/38/1474498643-theatre-de-village.png[/img][/center]
Du 3 au 6 avril, une troupe de saltimbanques interprétera quatre pièces de théâtre sur le parvis de l'église paroissiale Sainte Ingrid d'Helgenfrelser. Attention, l'estrade et les décors seront installés le matin même. Comme de coutume, y assister sera gratuit, vous rémunérerez les artistes que s'ils l'ont mérité, et de la somme que vous aurez choisit. Gare toutefois à ne pas être injuste, sinon ils ne reviendront pas ! Des bancs seront disponibles pour les vieux, les enfants et les faibles. Les autres seront debout ou s'assoiront parterre. Voyez le programme :
Le 3 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront La concertina magique (drame marin), du dramaturge Andreas Sørensen.
Le 4 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront Cirque des savants (comédie), du dramaturge Mathias Nicolaj Poulsen.
Le 5 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront Le jeu du veuf (drame semi-liturgique), du dramaturge Annabelle Persen.
Le 6 avril à 21h00, les Compagnons de Saint François interpréteront La Passion (drame liturgique), du dramaturge Peter Jensen.[/justify]
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Zaldora
[justify][center]La Cité
Journal local trihebdomadaire en Adurstedois (langue standard)
Parution les Lundi, Mercredi et Vendredi.[/center]
La messe d'entrée de Mgr. Smedensen.
17 mars 2031
Ce dimanche 16 mars 2031, les Adurstedois ont tourné la page de trente-et-un an de règne archiépiscopal. La messe d'entrée de Mgr. Smedensen a réuni deux mille sept cent fidèles, cinq cent prêtres, vingt évêques et archevêques, dont Mgr. Møller, ainsi que l'ensemble des membres du Conseil royal. Le peuple de Dieu s'est déplacé en nombre pour accueillir dignement son nouvel archevêque, et chef de l'Église catholique locale, mais aussi pour saluer Mgr. Henrik une dernière fois avant son départ. Celui-ci doit partir ce matin en bateau pour Vigenbjerg, où un fiacre le conduira jusqu'à son lieu de retraite spirituelle, chez les bénédictins du Monastère Notre-Dame des Douleurs, près de Valborg.
Une cérémonie fervente et réussie dont la seule zone d'ombre aura été l'absence remarquée de Sa Majesté, qui préféra ne pas changer ses habitudes et assister à la messe célébrée en l'église de la Trinité, à Tolne. De sérieux doutes existaient sur sa présence à Adursted et ils furent hélas confirmés. La famille royale fut représentée par le commandant de la garde et oncle de Sa Majesté, le prince Gunnar, toutefois difficile d'occulter le malaise né d'un tel camouflet. Nous savons la reine pas enthousiaste à l'endroit de Mgr. Smedensen, à cause de ses idées théocratiques qui pourraient bouleverser, et faire changer de nature, l'alliance du Trône et de l'Autel.
Sa Majesté appréciait beaucoup l'ancien Primat, Mgr. Henrik, tant pour sa Foi, que ses qualités morales, et sa charité. De plus, leurs vues convergeaient sur les relations que l'Église et la Couronne devaient entretenir : une alliance, des liens étroits, en vue du Bien Commun. Cependant, à aucun moment il n'était question qu'un prélat devienne Grand Chambellan ou contresigne les édits royaux, de même que notre souveraine nomme des évêques ou se mêle de dogmes, de théologie et de morale. En bref, la crosse et le glaive s'entendaient et travaillaient ensemble, mais ne se mélangeaient pas. Cela permettait d'éviter les deux extrêmes que sont la théocratie et le césaropapisme.
Cette situation témoigne bien de l'inexistante marge de manœuvre de la Couronne quant aux affaires de l'Église. Sinon, elle ne se serait pas retrouvée dans une position si embarrassante avec un primat décidé à s'ingérer profondément dans le pouvoir temporel. Nous pensons donc que le royaume doit négocier un accord avec la papauté pour disposer d'un droit de regard minimal et respectueux quant à la nomination des évêques. Rien de plus. Il ne s'agit évidemment pas d'imiter certains pays, laïcs de tout leur saoul, mais qui s'ingèrent, sans gêne et sans honte, dans la sphère religieuse, poussant le Pape à « attendre l'aval des autorités » pour proclamer un nouvel évêque !
Prions que les relations entre Sa Majesté et le Primat catholique de Thorval ne s'enveniment pas.[/justify]
Journal local trihebdomadaire en Adurstedois (langue standard)
Parution les Lundi, Mercredi et Vendredi.[/center]
La messe d'entrée de Mgr. Smedensen.
17 mars 2031
Ce dimanche 16 mars 2031, les Adurstedois ont tourné la page de trente-et-un an de règne archiépiscopal. La messe d'entrée de Mgr. Smedensen a réuni deux mille sept cent fidèles, cinq cent prêtres, vingt évêques et archevêques, dont Mgr. Møller, ainsi que l'ensemble des membres du Conseil royal. Le peuple de Dieu s'est déplacé en nombre pour accueillir dignement son nouvel archevêque, et chef de l'Église catholique locale, mais aussi pour saluer Mgr. Henrik une dernière fois avant son départ. Celui-ci doit partir ce matin en bateau pour Vigenbjerg, où un fiacre le conduira jusqu'à son lieu de retraite spirituelle, chez les bénédictins du Monastère Notre-Dame des Douleurs, près de Valborg.
Une cérémonie fervente et réussie dont la seule zone d'ombre aura été l'absence remarquée de Sa Majesté, qui préféra ne pas changer ses habitudes et assister à la messe célébrée en l'église de la Trinité, à Tolne. De sérieux doutes existaient sur sa présence à Adursted et ils furent hélas confirmés. La famille royale fut représentée par le commandant de la garde et oncle de Sa Majesté, le prince Gunnar, toutefois difficile d'occulter le malaise né d'un tel camouflet. Nous savons la reine pas enthousiaste à l'endroit de Mgr. Smedensen, à cause de ses idées théocratiques qui pourraient bouleverser, et faire changer de nature, l'alliance du Trône et de l'Autel.
Sa Majesté appréciait beaucoup l'ancien Primat, Mgr. Henrik, tant pour sa Foi, que ses qualités morales, et sa charité. De plus, leurs vues convergeaient sur les relations que l'Église et la Couronne devaient entretenir : une alliance, des liens étroits, en vue du Bien Commun. Cependant, à aucun moment il n'était question qu'un prélat devienne Grand Chambellan ou contresigne les édits royaux, de même que notre souveraine nomme des évêques ou se mêle de dogmes, de théologie et de morale. En bref, la crosse et le glaive s'entendaient et travaillaient ensemble, mais ne se mélangeaient pas. Cela permettait d'éviter les deux extrêmes que sont la théocratie et le césaropapisme.
Cette situation témoigne bien de l'inexistante marge de manœuvre de la Couronne quant aux affaires de l'Église. Sinon, elle ne se serait pas retrouvée dans une position si embarrassante avec un primat décidé à s'ingérer profondément dans le pouvoir temporel. Nous pensons donc que le royaume doit négocier un accord avec la papauté pour disposer d'un droit de regard minimal et respectueux quant à la nomination des évêques. Rien de plus. Il ne s'agit évidemment pas d'imiter certains pays, laïcs de tout leur saoul, mais qui s'ingèrent, sans gêne et sans honte, dans la sphère religieuse, poussant le Pape à « attendre l'aval des autorités » pour proclamer un nouvel évêque !
Prions que les relations entre Sa Majesté et le Primat catholique de Thorval ne s'enveniment pas.[/justify]