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Posté : lun. août 08, 2011 3:08 pm
par Sébaldie
L’admiration que la mosquée a suscitée chez Ketty Halsen fit également plaisir à Karina Rawald. Elle aussi était passionnée d’art mais pas autant que son homologue quantarienne. La vice-présidente sébalde aimait ces discussions qui sortaient des convenances diplomatiques, des traités et tout ce qu’elle appelait la « paperasse ». Elle aimait donner un aspect humain à la politique diplomatique à laquelle on donne bien généralement un accueil froid, artificiel et convenu. Karina Rawald retrouvait cet aspect humain chez Ketty Halsen qui n’avait pas peur de montrer ses sentiments. La vice-présidente ne put que sourire face à cette attitude, en guise d’approbation :
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Karina Rawald : « Ne vous excusez pas. La politique est bien heureusement faite d’hommes et de femmes sensibles – comme vous et moi - et non d’automates qu’il m’est déjà arrivé de rencontrer. Revisiter le passé est un excellent moyen de préserver les traditions et de les rendre attractives en les mettant au goût du jour. Vouloir rompre avec le passé, c’est vouloir rompre avec l’humain qui l’a construit. Et c’est en quelque sorte ce que je reproche aux formes artistiques et architecturales les plus modernes, austères et froides. D’autant qu’un lieu de culte doit réserver le meilleur accueil possible à ses visiteurs ; de telles formes ne sont donc pas envisageables. Ceux qui prônent la modernité à tout-va et la rupture totale avec ce qui a été préétabli en architecture, comme en politique, ne prônent en fait que la régression.
Je suis très heureuse de l’accueil que vous avez réservé au monument. Votre respect et attachement aux traditions est tout à votre honneur ; la Sébaldie est également très reconnaissante du soutien que vous apportez pour la candidature de la mosquée de Kavas au patrimoine mondial. »
La Sébaldie et le Quantar avaient beaucoup plus en commun que ce que la vice-présidente sébalde imaginait. En dehors des conversations de salons des ministères, cette entrevue dans une région rurale dépaysait Karina Rawald qui invita son homologue à poursuivre la visite…
Posté : mar. août 09, 2011 5:50 pm
par Bonaparte N
L'art et la culture devait être un point commun solide entre le Quantar et la Sébaldie. Même langue, même goût pour l'architecture et de tous ce qui rapporte de prêt ou de loin à l'art en général, des échanges en ce sens n'était pas envisageable mais bien nécessaire.
A défault d'avoir les mêmes idéaux, ayons les même goûts culturel et cette même passion du raffinnement, se disait Ketty Haslen.
Karina Rawald était en tous cas beaucoup plus à l'aise dans ce domaine que l'économie ou la diplomatie. Ce qui en soit était tout aussi honorable.
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[quote]Ketty Haslen:Je m'ouvre à tous types d'architecture et je pense que l'architecture moderne trouvera sa place dans l'histoire de l'art en général. Enfin, il y a Arts et arts, je pense que certaines oeuvres, notamment moderne, n'ont pas d'âme et n'inspirent aucunes émotions et réactions. Mais bien entendu, ce sont des commentaires et point de vues personnels. C'est en tout cas là, un des seuls points conservateurs du Quantar, l'Arts [sourire]. Enfin, nous n'empêchons pas l'art moderne, bien au contraire, mais bon nombre d'artistes du passé, de son histoire, de ses grand maîtres et de ses oeuvres. C'est comme vous dîtes, préserver les traditions et de les rendre attractives en les mettant au goût du jour. [/quote]
Ketty Haslen avait hâte de poursuivre cette rencontre qui, d'un côtés, l'a changeait de tout ce protocole et travaille diplomatique très pesant.
Posté : mar. août 09, 2011 11:29 pm
par Sébaldie
Suite à ce petit échange sur l’architecture, Karina Rawald avança en compagnie de la ministre quantarienne. Les deux femmes arrivèrent dans le quartier commerçant de la ville, un lieu qu’appréciait particulièrement la vice-présidente de Sébaldie dont elle exprimait les raisons :
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Karina Rawald : « Nous voici à la Place des Tonneliers qui était, jadis, le centre commerçant de Kavas, lieu de passage obligé entre citadins, commerçants, artisans puis industriels. On y retrouve la diversité des couleurs des bâtiments même si la place n’a pas toujours été aussi colorée. Au moment de la révolution de la Sébaldie pour l’indépendance, les Sébaldes ont pratiqué la terre brûlée contre eux-mêmes. En incendiant leurs propres commerces, champs, manufactures et usines, ils ont voulu montrer leur détermination face à l’Empire du Khabarovsk, en voulant faire de la Sébaldie un… « boulet » - si je peux m’exprimer ainsi – audit empire, en réduisant son activité économique à néant de sorte à ce que la Sébaldie devienne inutile au Khabarovsk pour ainsi légitimer l’indépendance sébalde. De fait, la grande majorité des ateliers artisanaux ont malheureusement anéantis et peu d’entre eux ont repris leur activité initiale. À l’exception du tonnelier, qui a échappé aux flammes. C’est la raison pour laquelle, durant la reconstruction de la ville, cette place a été rebaptisée « place des Tonneliers ». Comme je vous l’ai dit, Kavas est une ville viticole, qui vit beaucoup du vin produit dans la région du Feldan. Par ailleurs, la Sébaldie est un pays de sylviculture ; sa variété et son importance du bois permettent une collaboration directe avec les tonneliers, qui donnent goût au vin. Aujourd’hui, le métier de tonnelier n’est plus et l’atelier a été reconverti en musée de la tonnellerie. »
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Karina Rawald : « J’avoue avoir une certaine fascination vis-à-vis de tous ces anciens et très nombreux métiers. Ce n’est plus à notre époque actuelle que l’on trouvera facilement des gantiers, des mandeliers ou des sabotiers par exemple. Et pourtant, ces métiers ont été exercés sur cette même place, il y a deux siècles de cela. Y a-t-il de ce genre d’artisans, exerçant un métier très ancien, au nombre réduit, qui font la réputation du Quantar ? »
Posté : mer. août 10, 2011 11:06 pm
par Bonaparte N
La place ressemblait, à quelques exceptions seulement, au reste de la Ville. Toutefois on y remarqué toute une culture viticole qui ajoutait un charme non négligeable à la petit place trônant au milieu de la ville. Il n'était pas rare de voir de telles places au Quantar mais celle ci revêtée une allure particulière qui plaisait beaucoup à la ministre qui en resta bouche bée
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg[/img][/url]</center>
[quote]Ketty Haslen: Je dois saluer cette grandeur et détermination sébalde. La politique de la terre brûlée est une lourde décision aux conséquences terribles. Mais je constate avec plaisir que votre peuple a pu s'y relever et conserver une activité industrielle noble et riche d'un patrimoine tant professionnel que matériel. Et comme on dit au Quantar "un bon tonneau fait un bon vin" et je ne doute pas que cette devise s'applique aux sébalde. J'ai en tout cas pu admirer l'étendue viticole de la région et les Quantariens pourront également prochainement goûter votre vin qui, je n'en doute pas, est d'une grande qualité. Votre réputation nous conforte dans ce point de vue. Le Quantar est également une nation viticole dont la production se fait essentiellement tout le long du Dann et du Dalien. Mais la bière reste incontestablement la boisson nationale. Et à cela les métiers qui tourne autour de la bière comme brasseur et malteur font partie des métiers rare et ancien du Quantar ou encore tailleur qui se spécialise dans les tenues typiquement quantarien comme la célèbre Lederhose ou la dirndl [/quote]
Posté : jeu. août 11, 2011 7:23 pm
par Sébaldie
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Karina Rawald : « Il est certain que la relève a été très difficile, si bien qu’un certain nombre de révolutionnaires ont douté des apports de l’indépendance et se sont alliés à la Restauration, un groupe formé de monarchistes et de Sébaldes favorables au retour de l’Empire. La Sébaldie a bien failli ne pas naître.
En tout cas, si je peux me permettre, je suis certaine que les Sébaldes sont d’autant bons vivants que les Quantariens. Il arrive qu’une nation productrice de vins, de bières ou d’alcools en tout genre soit raillée à l’étranger. Ce serait oublier que la production d’alcool et plus généralement, la gastronomie, est un art et qu’il nécessite un savoir-faire. La vente d’alcool est depuis très longtemps un monopole de l’Etat sébalde et ce, pour plusieurs raisons : assurer le respect de l’interdiction de vendre de l’alcool à un mineur ; avoir le pouvoir de fixer des quotas et garder une représentation importante de la production sébalde… Mais les produits quantariens auront leur place dans la vitrine… » **Sourire **
Posté : ven. août 12, 2011 5:42 pm
par Bonaparte N
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg[/img][/url]</center>
[quote]Ketty Haslen: Vous n'avez pas du tout tord et votre affirmation est plus que vrai. Il suffit d'allait faire un petit à Oktoberfest dans le Land d'Hessen ou la Cannstatter Volksfest de Zweibrücken pour s'en convaincre. Joie de vivre et amusement sont de pair, tout en prenant bien le soin de consommer la bière avec modération bien entendu. Mais nous nous préoccupons très peu stéréotypes étrangers, nous savons pertinnement que le bière est un élément pilier de la culture quantarienne, et comme vous le dîtes si bien un savoir-faire et un art, et cela nous suffit. Visiblement aux étrangers aussi puisque qu'Oktoberfest réunis tout autant d'étranger. Et je pense que les touristes venus en Sébaldie ne repartent pas sans avoir bu un bon cru [sourire]. Le Quantar n'a pas le monopole de la production de l'Alcool toutefois des réglementations stricte encadre sa production et sa vente, ne serait-ce que pour protéger les mineurs mais également la qualité, pilier essentiel pour la reconnaissance mondiale. Mais nous comprenons votre réglementation, et nous sommes honnorés également que nos produits puissent honorer vos vitrines. Nous invitons également les autorités sébaldes à proposer votre vin au classement du patrimoine immatériel de l'Humanité. Il aura sa place sans aucun doute.[/quote]
Posté : ven. août 12, 2011 10:38 pm
par Sébaldie
<center>[img]http://img710.imageshack.us/img710/4099/karinaralwad200px.jpg[/img]</center>
Karina Rawald : « Vous nous prenez de court puisque nous avions justement l’intention de présenter les vins, ainsi que l’artisanat de la tonnellerie au patrimoine immatériel de l’Humanité. Nous ne pouvons que vous remercier de votre soutien. Moi-même, si j’étais une touriste au Quantar, je ne repartirais pas sans avoir goûté à la bière quantarienne… ni même sans avoir goûté à son pain puisque j’ai remarqué que le Quantar l’avait également proposé au patrimoine immatériel… Cela tombe bien puisque nous arrivons devant une boulangerie que j’affectionne. »
<center>[img]http://img534.imageshack.us/img534/6477/kavasboulangerie.jpg[/img]</center>
Karina Rawald se rendait quasi-systématiquement à cette boulangerie lorsqu’elle descendait sur Kavas. Malheureusement, cette habitude était parvenue aux oreilles des journalistes qui se sont empressés par dizaines de s’installer face et à l’intérieur de ladite boulangerie, au grand dam de la vice-présidente sébalde qui ne les appréciait guère. Mais il était difficile de revenir en arrière… Aussi, Karina Rawald préféra avertir son homologue quantarienne en lui murmurant :
Karina Rawald : « Je suis désolée de vous infliger la présence de ces vautours, corbeaux et autres charognards. »
Karina Rawald ne mâchait pas du tout ses mots quand il s’agissait des journalistes. Effectivement, en intime, elle les surnommait de ces noms d’oiseaux. Des journalistes de Nova-Media, le journal d’opposition au gouvernement, étaient également présents. Si elle avait si peu d’estime pour les journalistes, c’est parce qu’à leur tour, ils avaient peu d’estime pour elle et l’avait traînée dans la boue d’une manière que Karina considérait comme ignoble. L’un d’entre eux tenta une question :
Journaliste de Nova-Media : « Madame la Vice-présidente, que répondez-vous aux responsables de l’opposition qui considèrent votre venue comme un « écran de fumée, destiné à faire de la propagande auprès des Chefs d’Etat étrangers et à faire oublier les vraies préoccupations des Sébaldes » ? ».
Karina Rawald refusa d’y répondre ; elle n’était pas en conférence de presse, rien de l’obliger à leur donner le plaisir de répondre. Elle s’efforça juste à afficher un petit sourire, à saluer les boulangers et à diriger Ketty Halsen vers un plateau garni de petites parts de pâtisseries locales.
Karina Rawald : « Je ne pouvais m’empêcher de vous amener ici pour vous faire goûter quelques spécialités locales. La pâtisserie sébalde est riche en fruits et plus particulièrement en fruits rouges. N’hésitez pas à les goûter, ces pâtisseries ont été confectionnées à l’occasion de notre visite. De gauche à droite, nous avons le jagodier qui ressemble beaucoup au fraisier à cela de différent que le jagodier est vanillé, est préparé avec légèrement moins de crème et plus de fraises. Il y a ensuite le sandmalina, un sablé citronné aux framboises. Puis, enfin, le révolutionnaire, un moelleux aux cerises qui tient son nom du fait que le premier arbre planté après la révolution sébalde ait été un cerisier. Je vous laisse y goûter et n’hésitez pas à dire quelle est votre pâtisserie préférée parmi les trois. »
<center>[img]http://img812.imageshack.us/img812/1904/jagodier.jpg[/img] [img]http://img153.imageshack.us/img153/2764/sablauxfambroises.jpg[/img][img]http://img856.imageshack.us/img856/1303/moelleuxauxcerises.jpg[/img]</center>
Posté : sam. août 13, 2011 11:34 pm
par Bonaparte N
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg[/img][/url]</center>
[quote]Ketty Haslen: Oui, je suis moi même particulièrement fière que le comité est accepté la bière et le pain quantarien. C'est là une reconnaissance de notre gastronomie.[/quote]
Ketty Haslen n'aimait pas spécialement non plus les journalistes. Et ceux pour plusieurs raisons professionnels et personnels. Mais dans un monde où la médiatisation fait rage, il fallait faire des concessions. La Ministre était toutefois habile pour manipuler les journalistes, sport qu'elle aimait plus que tout. Devant cette attroupement de journaliste, elle ne put toutefois un certains agacement, mais surtout très diplomatique afin de ne pas spécialement froissé son homologue, ni même les télespectateurs sébalde. Pour rassurer son homologue, elle lui répondit également en murmurant:
[quote]Ketty Haslen: Ce n'est rien, je comprends parfaitement. L'acharnement des médias est parfois inhumain, mais il faut faire avec. C'est le succès d'une bonne entente, ou du moins d'une neutralité peu hostile.[/quote]
A la question des journalistes, Ketty Haslen senti la gêne de son homologue sébalde mais également la fracture qu'il y avait entre Karina Rawald et les journalistes et le peuple sébalde. Cette femme était sans nul doute forte pour supporter autant de pression et la Ministre quantarienne en ressentit de l'affection et de l'admiration. Elle posa amicalement sa main sur l'épaule de son homologue, se risquant à un geste peu diplomatique, et lui sourit.
Dans la boulangerie la diplomate était aux anges. En tant que grande amatrice de patisserie, elle se trouvait dans un réel paradis, destinés au plus gourmand, et les confections étaient tout simplement divines. Le Quantar n'était pas très réputé pour ses patisseries, il en comptait quelques unes mais visiblement beaucoup moins connue. Elle goûta donc les trois spécialités présentées avant d'échanger quelques paroles avec patissiers et employés de la boulangerie. Ketty Haslen était une femme de contact, elle aimait parler avec "le peuple", pas dans le sens péjoratif du terme, et surtout le contact. Un bon politicien se doit d'être au contact des gens. C'est bien pour cela qu'elle était la meilleure prétendante à succèder à Abby Venternen à la Chancellerie Fédérale.
[quote]Ketty Haslen: Les trois sont tout simplement sublime. [s'adressant aux pâtissiers] Vous faîtes messieurs, dames un travail tout à fait remarquable et plus qu'un travail, c'est un réel art. Je suis navré que vos pâtisseries ne soient pas aussi connues, goûtées et appréciées au Quantar. Ce n'est qu'une question de temps [sourire]. J'ai toutefois une petite préférence pour le jagodier. Je ne résiste jamais au fraises et ce soupçon de vanille, provoque une réelle explosion de goût sur le palais, c'est un délice autant pour les papilles que les pupilles.[/quote]
Posté : dim. août 14, 2011 1:25 am
par Sébaldie
Karina Rawald avait été sensible au soutien de son homologue quantarien face à l’acharnement des journalistes. La vice-présidente et les journalistes entretenaient des relations tendues depuis près de vingt ans maintenant, depuis qu’elle avait candidaté pour les législatives de 1994 et qu’elle avait été accusée de financement illégal de campagne par ces mêmes journalistes. Les relations se sont détériorées davantage à l’occasion des élections présidentielles de 2005 et de 2009 où elle était parvenue au second tour sans accéder à la présidence toutefois en raison des articles qu’elle avait jugé élogieux à l’égard de son opposant et ignoble à son égard. Sa nomination à la vice-présidence par le Président Stefan Zavek, si elle a été mal vécue par l’électorat et les journalistes, constituait une revanche pour Karina Rawald. Touchée par le soutien de Ketty Haslen, elle lui rendit le sourire. Une fois les dégustations terminées, les boulangers remercièrent très fermement, avec un très grand sourire, la ministre quantarienne.
Boulanger : « Nous vous avons préparé un petit lot de jagodiers à emporter au Quantar, madame la ministre. Nous vous sommes très reconnaissants. »
Toujours aussi nerveux et bruyants, les journalistes se marchaient sur les pieds pour prendre le meilleur cliché possible des deux femmes politiques. Ils s’agitaient comme des veaux au son de la cloche. Cette attitude agaçait profondément Karina Rawald mais elle s’efforça de ne pas montrer cet agacement. Soudain, une journaliste travaillant pour Le Libéralé, journal privilégiant les sujets de l’économie et de l’international, posa une question à Ketty Haslen, avec les habituelles phrases bien balancées que pouvait pondre un journaliste :
Journaliste du Libéralé : « Madame Haslen, y a-t-il d’autres parts du gâteau dont vous voulez vous emparer, dans les années à venir ? Je pense notamment à la Chancellerie du Quantar… »
À cette question, Karina Rawald roula les yeux vers le ciel. On était là dans l’exercice du journalisme le plus sordide, à la recherche du moindre scoop, de la phrase choc, avec des comparaisons qui ne volaient guère haut. La vice-présidente sébalde fit un signe discret à sa collègue pour lui faire comprendre que si elle ne voulait pas répondre à la question, elle pouvait la laisser parler à sa place.
Posté : dim. août 14, 2011 1:48 am
par Bonaparte N
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_489429angelamerkelavezphotographiestar4275221.jpg[/img][/url]</center>
[quote]Ketty Haslen:Je vous remercie beaucoup. Je pense ne pas pouvoir résister longtemps à la tentation de ces pâtisseries dans l'avion mais j'essayerai de les ramener sains et sauf au Quantar [large sourire][/quote]
A la sortie des deux femmes politiques, les journalistes étaient encore là. Aussi enragés et excités qu'auparavant. La Ministre quantarienne prit donc les devant. Saisit la main de son homologue sébalde, en s'excusant de ce geste si prompt, et posa devant les journalistes sur une longue poignée de main. Elle espèrait définitivement se débarasser des journalistes. C'était sans compter sur la présence d'une question plutôt gênante de la part d'un journaliste. Une gêne qu'elle ne pu laisser échapper. Répondant au signe de Karina Rawald, elle choisit de s'exprimer en restant toutefois très vague sur la réponse, la langue de bois en d'autre terme, au point même de ne pas y répondre. Si son ambition de la Chancellerie Fédérale n'était pas connue en Sébaldie, au Quantar, elle était très visible.
[quote]Ketty Haslen:Monsieur le journaliste, je dois dire que votre question est un peu sordide et pas du tout en adéquation avec le contexte actuel. Pourquoi ne pas m'interroger sur l'actualité internationale ou la culture quantarienne. Votre question, tout comme votre métier, prendrai tout son sens. Toutefois, je suis honorée que vous portez une attention particulière aux élections fédérales quantariennes. Malheureusement pour vous, elle ne débuterons qu'en 2017 au plus tôt, et je crains que la patience devra être de mise. La Chancelière actuelle a démontré toutes ses compétences voire plus et à toute ses chances d'être réélu. En tout cas le Quantar ne pourra que bénéfiquement en profiter. Ainsi le seul gâteaux que je me permettrait de prendre sont vos merveilleux jagodiers dont vous pouvez être fier. J'espère avoir répondue à votre question.[/quote]
Sur ces mots, elle regarda son homologue sébalde l'invitant à ajouter elle aussi deux ou trois mois afin de mettre fin à cette mascarade journalistique.