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Posté : sam. mai 30, 2015 11:14 am
par Johel3007
Recherches Universitaires

Faculté des sciences appliquées

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Même si les partenariats croisés entre l'Université de Wapong-City, l'Union Minière Wapongaise et Yamato Shipyards sont de plus en plus nombreux, ce n'est pas tous les jours que les trois entités organisent ensemble une conférence de presse, surtout sur les docks d'Anali où, devant un parterre de journalistes issus des différentes publications scientifiques mais aussi des principaux médias traitant de sujet économique, UMW a annoncé le lancement de sa première plateforme d'extraction minière en haute mer. En l’occurrence, il s'agit d'un parc de filtrage de l'eau de mer visant à en collecter les particules d'uranium présentes. Avec une production prévue d'une tonne pour 2027, la plateforme vise surtout à obtenir des données quant à l'opération continue et à moyenne échelle de cette méthode de filtrage déjà testée depuis quelques années par l'Université de Wapong-City. Bien que 7 fois moins rentable que l'extraction et raffinage classique de minerai d'oxyde d'uranium, la méthode devrait permettre à UMW d’accroître sa production et donc de préserver sa place sur le marché mondial de l'uranium, menacée par les acquisitions récentes de mines au Zanyane par des concurrents du Raksasa et par le désarmement Rostov.

Bao Khai :
Responsable R&D de l’Union Minière du Wapong
« -Nos analyses prévoient une baisse de 20 à 30% du prix de l'uranium sur les 3 prochaines années en raison de l'accroissement de la production des mines du Zanyane et de la baisse de consommation du complexe militaro-industriel Rostov. Si cette tendance est néfaste à court terme pour notre industrie, révélant une surcapacité, des prix bas dans la durée pourraient encouragé à nouveau le développement de technologies faisant usage de l'uranium, aussi bien comme sources d'énergie que pour d'autres applications. Notre pari est d'être prêts lorsque la demande résultant de ce développement grimpera en flèche.
Si la production d'uranium par filtrage marin est peu rentable aujourd'hui, elle ne s'effectue tout de même pas à perte et contribuera au moins à l'autofinancement des recherches dans ce domaine. Travailler à une amélioration de l'efficacité de cette technologie ne peut que nous être profitable à terme, en particulier si nous pouvons conserver le monopole en la matière.
Il faut aussi considéré la nature ponctuel de cette hausse de l'offre : l'uranium enrichi venant du désarmement nucléaire rostov d'une part, qui repose sur un stock fini et assez limité et donc épuisé d'ici trois à cinq ans. Mais surtout le développement de l'infrastructure minière du Zanyane et plus spécifiquement du Mahaji. Quand on voit la situation politique de la région sur ces dix dernières années et les évolutions récentes, il ne fait aucun doute pour nous que le Mahaji ou les pays limitrophes replongeront tôt ou tard dans un conflit rendant impossible l'extraction d'uranium à grande échelle.
Disposer à ce moment-là d'une technologie mature et des infrastructures permettant de capitaliser dessus pourrait garantir de très gros profits à l'UMW et à ses actionnaires.»

Posté : dim. mai 31, 2015 6:58 am
par Johel3007
Recherches Universitaires

Faculté de médecine et biologie


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Les bénéfices secondaires accidentels d'un projet de recherche sont souvent aussi nombreux qu'inattendus, en particulier dans le domaine des sciences émergeantes. Conçu comme un projet de recherche visant à améliorer les capacités cognitives de l'être humain via des impulsions électriques contrôlées, "Smart Guy" a mis en évidence un effet bénéfique secondaire de ces impulsions lorsque appliquées de manière mesurée à des tissus endommagés.

Dr Cohen Kadosh :
Neurochirurgien
"-L'hypothèse de départ n'était pas trop fantaisiste, quand vous observez l'effet des stimulations sur la plastique cérébrale. Nous avons procédé en plusieurs étapes sur un panel de 400 patients choisis parmi les hôpitaux de la Wai Health Corporation et présentant des cas de plaies diverses sur lesquels les traitements classiques avaient échoués même après six semaines. Sur chaque patient, une des plaies fut traitée par usage d'impulsions électriques pendant deux semaines tandis que l'autre fut laissée exposée au processus de régénération naturelle des tissus, en guise de contrôle. L'idée générale était que les impulsions électriques devraient pouvoir stimuler la création de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogénèse), un phénomène constaté lors de nos observations des cerveaux soumis à la stimulation électrique transcraniène. Une formation accélérée de nouveaux vaisseaux sanguins signifie une hausse de l'apport en sang vers les chaires entourant la plaie et donc une diffusion plus importante de plaquettes et autres éléments nécessaires à la cicatrisation, ce qui devait en toute logique accélérer la guérison. L'observation du traitement a révélé effectivement une guérison de l'ordre de 40% plus rapide qu'une plaie simplement désinfectée."

Pour ces révélations, "Smart Guy" a décroché une nouvelle ligne de subsides de la Wai Health Corporation. La technique de traitement sera également transmise en détail aux différents sponsors internationaux, qui seront alors libres d'expérimenter à leur guise. Wai Health Corporation, pour sa part, a indiqué être satisfaite des résultats actuellement obtenus et a déclaré lancé une période d'essai à grande échelle sur volontaire d'une année dans chacune de ses 80 cliniques locales avant, selon les résultats obtenus, de généraliser ou d'abandonner la procédure. Si cela ne saurait remplacé les antibiotiques, désinfectants, anti-inflamatoires et autres suppléments chimiques, il est espéré pouvoir réduire leur usage à terme, simplifiant considérablement les traitements.
En parallèle, l'équipe du projet "Smart Guy" a annoncé qu'elle comptait bien approfondir cette ligne de recherche en étudiant la régénération cellulaire suite à l'utilisation d'impulsions électriques non pas directement sur les alentours des plaies mais sur le système nerveux des patients, dans le but d'éduquer et conditionner celui-ci à générer par lui-même les impulsions nerveuses autour des plaies. Il est espéré que l'aspect "command & control" du système immunitaire humain pourrait s'en trouver améliorer, ouvrant alors la voie à de possibles synergies avec le projet "Small Steps" dans le domaine de l'interface esprit-machine.

Posté : mer. août 26, 2015 6:58 pm
par Johel3007
Recherches Universitaires

Faculté de médecine et biologie


[img]http://s7.postimg.org/jse554bwr/Synthorx_1x519.jpg[/img]

Suite à une avancée majeure dans le domaine de la génétique au sein des équipes de recherche de l'Université de Wapong-City, la vie telle que nous la connaissons pourrait s'en trouver radicalement modifiée. Si le projet "Life Bringer" visant à la création d'un utérus artificiel viable stagne, d'autres avenues visant à briser les frontières entre le vivant et l'artificiel sont explorées. L'une d'elles a récemment permis au Professeur Floyd Rampelberg, expatrié Pelabssien, d'étendre considérablement le "vocabulaire de la Vie" comme il aime à l'appeler. En travaillant sur les cellules-souches en vue d'étudier les effets d'altération de celles-ci chez des organismes unicellulaires, l'équipe du professeur a créé de toute pièce deux pairs de nucléobases complétement synthétiques, baptisées "X" et "Y". Ces pairs ont ensuite été introduites dans le code génétique d'un colibacille via une protéine transporteuse. Laissée à elle-même dans une solution nutritive saturée en nucléobases "X" et "Y", la bactérie se multiplie naturellement, répliquant de ce fait son ADN modifié de telle sorte que ses descendants génétiques deviennent une nouvelle espèce à part entière et parfaitement viable. Avec l'addition des nucléobases synthétiques "X" et "Y" au coté des nucléobases existantes (A, T, G et C), le nombre de combinaisons possibles au sein du vivant s'en trouve démultiplier exponentiellement.

[img]http://s12.postimg.org/vrsjj4kb1/how_it_works.png[/img]

Floyd Rampelberg :
Professeur de biochimie
L'ajout de nucléobases synthétiques à l'ADN et leur réplication in vitro ne sont pas nouveaux. Le réel progrès vient ici de la capacité d'un organisme unicellulaire à répliquer et maintenir ces nucléobases. Cette réplication par un organisme semi-synthétique (le colibacille modifié) est une opportunité sans précédent de mettre la pleine efficacité et diversité de la biologie au service d'une vaste variété d'applications médicales et industrielles. Les mécanismes cellulaires fournissent toute la complexité connue dans le domaine vivant et le font avec une efficacité qui est difficile à répliquer avec des techniques industrielles. Donner à une cellule l'accès à un "vocabulaire génétique" étendu revient à lui donner l'opportunité d'exécuter des réactions catalytiques complexes qui résulteront en de nouveaux matériaux aux propriétés tout aussi nouvelles. Nos connaissances en biologie mais aussi en chimie pourraient s'en trouver améliorées et même mieux : peut-être l'Humanité arrive-t-elle à un cap de son évolution où elle cesse de simplement analyser les règles naturelles existantes... et commence à en créer de nouvelles ?
Les bactéries, les levures, les algues et autres ont été essentielles à l'avancée de la recherche en laboratoire et de la production industrielle de substances comme les anti-corps ou les biocarburants. Les organismes unicellulaires actuellement utiliser dans l'industrie biologique sont restreintes à travailler avec les éléments de base existants déjà à l'état naturel, limitant les combinaisons et donc les types et fonctions de chaque protéine, enzymes, ARN et ADN qu'elles peuvent générer.
Avec cette technologie, nous avons l'opportunité de créer de nouvelles substances, de nouvelles protéines, de nouveaux vaccins, plus sûrs, plus efficaces et à moindre coût. Dans la même ligne, des réactifs chimiques nouveaux peuvent voir le jour, améliorant la précision des diagnostics et de la recherche. Des matériaux comme les nanocordes et nanocircuits, actuellement produits en petite quantité, par des méthodes extrêmement coûteuses et nécessitant des outils de très haute précision, pourront bientôt être créé à une échelle nouvelle, à la fois rapidement et massivement. Certaines industries, et je pense notamment à la manufacture additive, très en vogue en ce moment avec les imprimantes tridimensionnelles de dernière génération, bénéficieront de meilleurs matériaux de revêtement et de conducteurs plus efficaces aux propriétés nouvelles, ouvrant du même coup de véritables boulevards pour l'innovation !!


Des déclarations optimistes auxquelles font déjà écho des cris d'alarme d'âmes prudentes, inquiètes d'un scénario de "grey goo" d'un nouveau genre, où des organismes semi-synthétiques ultra-adaptés et ultra-adaptables coloniseraient sans mal toute la biosphère jusqu'à la consumer. Pire encore : un scénario où les organismes naturels verraient leur ADN contaminés par ces nucléobases synthétiques par la simple interaction (ex : ingestion, respiration) d'organismes semi-synthétiques, altérant leur patrimoine et le rendant non-viable après quelques générations, provoquant une série d'extinction de masse. L'Université de Wapong-City n'a pas oublié ces gens-là, précisant d'emblée que des mesures de contrôle étaient en place afin de limiter de tels risques. Ainsi, deux des principaux contrôles ont été révélés et expliqués :
Le premier tient dans la protéine transporteuse nécessaire justement à l'assimilation des nucléobases synthétiques au sein de l'ADN. Il s'agit d'une protéine synthétique, créée spécifiquement en laboratoire et non-existante dans la nature. Sans elle, aucune cellule ne peut acquérir les nucléobases "X" et "Y" au sein de son ADN.
Ensuite, le deuxième contrôle tient dans la réplication des nucléobases d'une génération à l'autre : lors de leurs divisions, les cellules puisent les matériaux nécessaires dans ce qu'elles trouvent autour d'elles. Hors, comme les nucléobases X et Y sont inexistantes à l'état naturelles pour l'instant, aucun scénario de multiplication exponentielle infinie n'est possible. Le seul environnement où une cellule semi-synthétique peut se reproduire est un environnement disposant de nucléobases "X" et "Y" en suffisance. Sans eux, le code génétique des nouvelles cellules reviendront au code de base, construit sur les nucléobases C, G, A et T largement disponibles à l'état naturel.

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L'Université admet toutefois que, dans un contexte future où la production de nucléobases synthétiques aurait lieu à une grande échelle en vue de combler les besoins des industries produisant les substances dérivées de celles-ci, l'abondance de ces nucléobases dans la nature, à l'image du plastique dans les océans actuellement, pourrait augmenté jusqu'à fournir un environnement propice à la croissance d'organismes semi-synthétiques échappés des laboratoires et industries. D'avantage d'études sont donc nécessaires avant d'envisager l'application de cette technologie à des fins commerciales.


(IRL : http://www.synthorx.com/)

Posté : sam. sept. 05, 2015 8:50 pm
par Johel3007
Recherches Universitaires

Faculté des sciences agronomiques


[img]http://s30.postimg.org/u0ssbxpcx/muufri3.png[/img]

Cela a la couleur, la texture, l'odeur, le goût et largement la même composition moléculaire que le lait de vache... mais ça n'en est pas ! Le breuvage contenu dans les berlingots offerts aujourd'hui aux écoliers du Collège Saint-Ramiro, à Anali, sont en fait un savant agglomérat de protéines de lait originaire d'une levure génétiquement modifiée. Surnommée "le pit sans vache", la méthode développée au sein de la faculté des sciences agronomiques de l'Université de Wapong-City pourrait contribuer à révolutionner la production de produits laitiers dans la décennie à venir. Le produit final diffère des laits de soja et autres dérivés végétaux en cela qu'il a le même goût mais aussi les mêmes bénéfices nutritifs que le véritable lait de vache. En fait, si ce n'est son origine, il s'agit chimiquement en tout point de lait de vache.
En soit, reproduire chimiquement du lait n'est pas une prouesse : celui-ci contient moins de 20 composants différents et l'un d'eux, l'eau, représente 87% de la masse. Des expériences bien antérieures parvenaient ainsi déjà à reproduire le lait de vache en laboratoire mais jusqu'ici, les processus utilisés étaient coûteux et difficiles à étendre à une échelle industrielle. Ici, en se basant sur un procédé similaire à celui déjà utilisé par l'industrie pharmaceutique pour synthétiser en masse de l'insuline, les chercheurs sont parvenus à créer un type de levure contenant certaines séquences de l'ADN d'une vache Fiémançaise. La levure ainsi créée est ensuite cultivée dans des silos qui servent de « boites de pétri » à l’échelle industrielle. Après quelques jours, une quantité suffisante de protéines de lait est produite que pour justifier la récolte. Il y est ajouté des graisses végétales ainsi que du sucre et des compléments minéraux comme le calcium et le potassium, le tout dans des proportions qui permettent sans mal d’imiter le goût et les qualités nutritives du lait de vache. Mais à priori, rien n’empêcherait de modifier d’avantage le breuvage pour, sans en altérer substantiellement le goût, augmenter les qualités nutritives.

Ce lait synthétique, s’il est actuellement plus cher à produire que du simple lait de vache, a plusieurs avantage selon ses créateurs. Tout d’abord, en raison de l’absence de bactéries présentes dans le lait traditionnel, sa conservation s’en trouve facilitée et allongée, la pasteurisation n’étant plus nécessaire. Ensuite, de par l’absence de vaches comme « unités de transformation » des nutriments en lait, des milliers d’hectares dédiés au pâturage et au fourrage pourront être affecté différemment. L’absence de vaches en elles-mêmes signifient aussi un processus de production beaucoup plus efficace en terme d’infrastructures et de quantité de nourriture et d’eau nécessaire à la production d’un litre de lait, ce qui contribuera à réduire d’autant la pression environnementale. Enfin, si le prix est actuellement plus élevé, il est espéré qu’il puisse être radicalement abaissé une fois la production à grande échelle lancée. Dans cette optique, YummiCorp et les chercheurs de l’Université de Wapong-City ont créé une entreprise, Milky Yeast, chargée d’élaborer un processus de production le plus efficace possible en vue de satisfaire un tiers de la demande en lait du Wapong d’ici 2030. C’est cette entreprise qui, dans le cadre des préparatifs marketing, procède actuellement à des distributions d’échantillons-tests parmi les écoliers, en vue de pouvoir garantir le caractère sain et sans risque de son produit mais aussi le faire connaitre. Sitôt cela prouvé, il est envisagé de contacter l’OMD en vue de négocier un programme de production laitière à grande échelle dans les pays où l’élevage du bétail laitier est en compétition direct avec les agriculteurs pour les terres arables.
L’entreprise envisage aussi de décliner sa production en fromages, yaourts et autres produits laitiers variés, avec la certitude que, dans la course à une bonne gestion des ressources planétaires, la création alimentaire à l’échelle moléculaire est la solution du future.


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