Page 7 sur 15

Posté : mer. avr. 20, 2011 10:32 am
par Vladimir Ivanov
Complot entre Directeurs... ?

Grigori Riazanov : « Je sais que tu as déjà mesuré l'ampleur de mon potentiel, ou plutôt... de notre potentiel. Tu as ce dont j'ai besoin et moi je te donnerai non-seulement la gloire, le confort mais aussi la survie. Et pour courroner le tout, je suppose que tu as conscience de la nature des répercussions de ce qu'un repli sur soi de ta part pourrait entrainer... je suis soucieux de ton avenir et de ta bien portance, camarade ! Nous avons des points communs nous deux, nous ferons je pense un excellent duo. »

Ivan Terienkov : « Si Saratova est mon ennemie, sa dignité est encore indemne, on se souviendra d'elle comme une grande personnalité de l'Histoire de ce pays. De votre côté, je ne vois qu'un pitoyable opportuniste vereux, stipendié par l'argent, que les eaux glacées du calcul égoïste submergeront dans l'oubli et le déshonneur.
Tu connais, camarade Riazanov j'en suis sûr, l'identité de la seule personne que je sers en ce monde.
 »

Posté : mer. avr. 20, 2011 1:00 pm
par Vladimir Ivanov
1er Novembre 2014
AVENIR DE LA ROSTOVIE, AVENIR DU PACTE DE NOVGOROD : LES TROIS DIRECTEURS S'AFFRONTENT AU SOVIET SUPRÊME

Grigoriï Riazanov : A vrai dire, c'est une des rares fois où je suis en plein accord avec Terienkov.
Il faut bien l'admettre : c'est lui qui a relancé notre machine industrielle en la remettant sur pieds, c'est lui qui a restructuré notre système politique et administratif (en ruine, rappelez-vous, dans les années 1990), c'est lui qui a logé et donné du travail à tous les sans abris, SDF et chômeurs -très nombreux en 2005 (la veille de son arrivée) et quasi-inexistant aujourd'hui-, c'est lui qui a relevé notre armée au rang de n°1 mondial, c'est lui qui a mit fin à la corruption, et surtout c'est lui qui a mené la Rostovie vers les nouvelles technologies. Vladimir Kirov était un drôle de type, et même un vrai salopard. Mais je l'avoue, la phase collectiviste était nécessaire pour résoudre les erreurs de la première expérience néo-capitaliste des années 2000. Et Kirov s'est occupé de cette tâche avec grand succès, on ne peut pas lui enlever ça.
Mais il est temps aujourd'hui de retenter cette expérience, la deuxième fois est toujours la bonne. Le socialisme ne peut que préparer l'inévitable arrivée du capitalisme.
Je n'ai aucune raison de m'en prendre à la Présidente, Nina Saratova, surtout que j'approuve ses propos concernant l'identité profondément chrétienne de notre pays. Néanmoins, pour faire avancer l'économie rostove vers la modernité et l'efficacité, et cela tout en respectant les coutumes et traditions populaires, il faudra privatiser, libéraliser. Le système, s'il poursuit dans cette direction comme le propose ce demeuré de Terienkov, commencera à s'étouffer. Certes, l'économie se porte bien pour le moment, mais viendra un jour où elle entrera dans une crise profonde, et succombera dans le tombeau bureaucratique que l’État lui a ordonné de construire.
Je réclame une privatisation économique lente, programmée et contrôlée, doublée d'une modernisation politique et administrative profonde, pour en finir avec la bureaucratie.

Ivan Terienkov : Votre logique est celle qui est imposée par l'idéologie de la compétition individualiste, philosophie occidentale. Qui n'est donc pas la notre puisque la Rostovie est une puissance orientale.
Vous dites, de façon sans doute très hypocrite, que nos coutumes et nos traditions, soi-disant étouffées sous Kirov, seront préservées par le capitalisme. Et qu'en est-il de la déchristianisation du Quantar ? De la perversion de la religion aux U.S.P. ? De la dépravation culturelle au Raksasa depuis la mort de Hsu Ier ?
La technologie non-maîtrisée stimulée par une croissance effrénée, le tout dans une économie libérée, ne peut que faire table-rase du passé. Le capitalisme a un raisonnement parfaitement logique, celui de l'égoïsme compétitif, dont le but est d'être premier, de croître, de s'enrichir. Cette somme d'intérêts individuels a besoins de l'innovation pour profiter à l'intérêt général et même tout simplement, pour fonctionner. Et l'innovation, en créant le nouveau détruit l'ancien. Il met impitoyablement fin au passé pour avancer vers le progrès. Le présent est une perpétuelle révolution perverse, un renouvellement continuel et infini, qui ne s'arrête que momentanément lors des crises cycliques de Kitchin, Juglar, Kouznets et Kondratiev. La petite église romane de Paumé/loin en Midland pourrira face aux désertions des jeunes, partis vers les villes. Les vieillards, déprimés de voir leur dernier jour se rapprocher, ne vont à l'église que pour se réconforter psychologiquement, sachant très bien que Dieu n'existe pas mais s'imaginant qu'il les attends à bras ouvert. Les petits désespérés jouissent de l'instant présent, les grands se combattent pour le pouvoir, la richesse ou le prestige.
Ce système fonctionne très bien, il est fort, il est puissant parce qu'il est rationnel. Mais ce n'est pas le notre et n'est pas la seule solution. Malheureusement, l'alternative proposée a été écarté il y a quelques mois. Je n'ai donc aucun espoir face à cette inéluctabilité.
Je me tire une balle dans le pieds car ne peux faire que cela. Camarade Riazanov, vous êtes, si mes calculs sont justes, gagnant sur tous les plans.
La logique finit toujours par l'emporter.

Grigoriï Riazanov : Eh bien... en effet très cher Terienkov, vous venez de démontrer qu'il n'y a pas besoin de solution puisque la logique capitaliste n'est pas un problème. Elle est même la seule alternative pour notre survie.

Ivan Terienkov : Vous êtes gagnant je confirme. Cependant, vous le savez, mon seul but est de vous nuire, et j'userai personnellement de l'énergie du désespoir en vue d'accomplir ma mission.

Ivan Davanrov : La Rostovie n'est rien de tout cela. Riazanov, vos idées seront combattus par moi-même avec la même ardeur que l'a fait et le fera Terienkov, mais d'une façon plus confiante, avec une énergie d'espoir nouvelle. Celle du Patriarche, celle de la Présidente.
Le christianisme fait son grand retour dans la société rostove, et vous deux, êtes soumis à la vision de pensée athée amenant soit à l'absurdité, soit au désespoir. L’athéisme rétrograde de l'ancienne époque communiste n'est plus d'actualité. Celui de l'ère capitaliste n'a fait que frôler notre pays. Responsable de totalitarisme, de génocide ou de tyrannie durant plus d'un demi-siècle, de dépravation, de misère et d'injustice pendant une dizaine d'années, l’athéisme est le principal responsable de la malédiction rostove. Ne serait-il pas temps d'y mettre fin ?
Vous savez, autant Riazanov que Terienkov, Saratova n'avait nullement envie de vous nommer. Vous êtes tous les deux des partisans de la souffrance populaire, de l'épouvante universelle. Mais elle n'a pas eu le choix, pour diverses raisons. Je parle au nom de celle qui vous a trop respecté, de celle qui méprise vos idées mais vous aime en tant que personne humaine, que frère de sang et agent de l’Exécutif.
Pas de perversion inhumaine planifiée : une édification sociale ordonnée mais humaine et libre. Pas de déconstruction dépravée individualiste : une édification morale, collective et solidaire.

Ivan Terienkov : J'ai un grand respect pour la Présidente et lui obéirait en tant qu'agent subordonné. Mais nos conceptions transcendantales du Monde sont radicalement différentes.
Je ne suis pas d'accord avec vous non plus bien-sûr, camarade Davanrov... Vous devriez demandez à un rostov lambda ce qu'il pense réellement de Dieu. Pas dans la rue, pas dans un restaurant, non : chez lui, seul à seul, lorsqu'il a toute sa tête. Et vous comprendrez que l'avenir de la Rostovie ne passe que par deux voies. Ces deux types d'avenir ont un point commun, infaillible, indestructible, omnipotent, invulnérable et inévitable. Son nom : « l'Ultra-Progressisme ».

Grigoriï Riazanov : Votre discours m'a pour le moment que partiellement convaincu Camarade Davanrov. Mais il m'a touché ! Comme je l'ai dit, mon respect pour la Présidente est total, et mon admiration est grande et sincère. Les chrétiens conservateurs ont des idées tout à fait dignes, tout à fait louables. Vous êtes, camarade Davanrov, une personne que j'admire aussi particulièrement. Vous êtes un grand personnage qui, contrairement aux vieux kiroviens-markoviens, mérite toute sa place sur la scène politique rostove. En fait... Je vais réfléchir à votre théorie. Je raisonne peut-être trop mathématiquement j'en ai bien conscience, et votre apport moral Camarade Davanrov, est pour moi un privilège difficilement accessible, mais tout à fait honorable. C'est pourquoi, je vous exprime mon accord pour une collaboration fructueuse, alliant respect de la morale chrétienne et des valeurs traditionnelles, avec les « trois P » : propriété, prospérité et progrès.

Ivan Davanrov : Camarade Riazanov, je vous remercie sincèrement. Même si je pense que cette collaboration présentera des difficultés -vu la profondeur de l’abime qui sépare nos deux philosophies, je reste ouvert à toute proposition concrète et raisonnable.
Camarade Terienkov, je suis en partie d'accord avec vous. La foi des rostovs est fragile car peu profonde, j'en suis parfaitement conscient. Et c'est par des initiatives politiques réelles et concrètes que Saratova arrivera à éclairer notre peuple. Lui faire découvrir la Lumière de la Vérité, cette Vérité que vous nié sans cesse, mais qui pourtant a guidé notre pays pendant un millénaire.
C'est pourquoi, je confirme ma revendication : faire entrer la Rostovie dans la Sainte-Alliance. Nous admirons la Reine Annabelle pour sa pureté d'Esprit et la Dignité morale qu'elle a offert à la société thorvalienne, nous admirons le système numancien qui a réussi à allier Justice sociale, efficacité économique et Grandeur culturelle.
Je peux poursuivre dans ce sens : Saratova a vivement martelé son souhait de réconcilier la Rostovie avec la Fédération d'Aquanox. Pays en grand froid avec la Rostovie depuis longtemps en réalité, il a pourtant toujours œuvré pour le Tiers-Monde dans une ligne plus honnête que quiconque. Je partage l'avis du gouvernement tarnois sur (l'ancienne ?) Union des Traîtres Mondialistes. Je soutiens le souhait de Saratova de se réconcilier pleinement avec ce grand pays du sud-vicaksaran, réconciliation qui n'a rien d'un désir d'accaparement en métaux ferreux, car il s'agit d'une initiative de pardon, de pardon au peuple tarnois que nous avons trop longtemps ignoré. Et l'acier produit dans ce grand consommateur de fer nous interdit tout désir de perfidie mercantiliste, nos intérêts ne seront alors, quoiqu'il en soit, que secondaires. Pays de la Sainte-Alliance, Saratova et moi-même espérons même faire de la Fédération d'Aquanox un allié et frère stratégique. Il s'agit d'un premier grand pas vers l'adhésion à la Sainte-Alliance, le second sera celui du Laagland puis, le dernier pour le Schlessien, plus « riazanoviste » que les précédant.
Le Pacte de Novgorod n'est plus maintenu que sous perfusion. Que voulez vous voir comme avenir après une telle chute ?

Ivan Terienkov : Je ne m'oppose pas à cette redéfinition géopolitique, et je prends note de votre franche conclusion face à l'effondrement du communisme. Mais nous ne devrions pas détruire le Pacte pour autant. Si vous le faite, c'est l'honneur de notre pays qui est réduit à néant, la mort d'un passé, d'une tradition géopolitique, et l'avènement d'un néo-capitalisme qui progressera à une vitesse exponentielle, sur le dos d'un christianisme rampant. Une morale chrétienne ralentie par le vertige nihiliste apporté par la chute du bloc de l'Est, ne poussant qu'à adopter l'autre extrême : le capitalisme libéral.

Grigoriï Riazanov : Bien... Le Camarade Davanrov réclame l'adhésion de notre pays à la Sainte Alliance. Et vous, Terienkov, réclamez un maintien dans l'organisation communiste... alors que le Kirep et l'Eran l'ont quitté et qu'elle est devenue inopérante. Elle n'a plus raison d'être, il est inutile de vouloir resté dans un association gelée de vieux cocos périmés par le temps.
Par deux voies contre une totalement irraisonnée, j'en conclue qu'il faut mettre fin au Pacte de Novgorod.
La logique finit toujours par l'emporter, camarade Terienkov.

Posté : lun. avr. 25, 2011 3:29 pm
par Vladimir Ivanov
1er Décembre 2014
AVENIR DU PACTE DE NOVGOROD...

Grigoriï Riazanov : Alors Terienkov ? Tu es seul contre tous, tu dois céder maintenant. Ton communisme est mort, et si tu persistes à cracher tes saloperies rovostranistes, alors dégage au Kirep ! Le kirovisme, le gakisme, le communisme éranéen... tout est en train de moisir. L'avenir géopolitique du Makara, c'est le Raksasa, pas l'Eran. La Cubalivie est paralysée. Gak essai de se constituer une série d'alliés "artificiels" sans espoirs, la plupart affaiblis par l'influence raksassienne. Et pour couronner le tout, c'est le Kirep, votre seul espoir, qui vient de quitter le Pacte. Ce club est vide, il n'a donc plus de raison de vivre.

Ivan Terienkov : Je n'ai pas le choix. Tu as gagné une bataille, mais la guerre n'est pas finit, Grigoriï. La Rostovie va entrer dans un âge très sombre. Cet âge ne sera qu'une transition.
Et lorsqu'on y mettra fin, ma vengeance sera terrible.

Posté : sam. mai 07, 2011 7:53 pm
par Vladimir Ivanov
UNE FIN IMMÉRITÉE
21 Janvier 2015

Le « Pope » dormait paisiblement dans son domicile de Permiatiéiévo dans la banlieue d'Ivanovgrad à quelques centaines de kilomètres à l'Est de la Capitale. Il venait d'inaugurer, la veille, la plus grande Cathédrale de la ville, sous les plans de l'ancienne, détruite sous Ovskorine il y a plus d'un demi-siècle de cela, puis oubliée de l'Histoire de la ville.

Djokhar : Eh Zelim ! Défonce moi ce vieux pope puant !

Djokhar Salmanovitch Antarbaïev et son apprenti, Zelimkhan Abdoulmouslimovitch Saïdouliev, avaient pénétré dans la résidence du chef religieux rostov, de façon très étrange et sans grande difficulté...

C'est alors que Zelimkhan poignarda le prêtre sur la poitrine. Se réveillant sur le coup par la douleur, le chrétien orthodoxe tomba sur le sol.

Les deux karatchaïs regardaient le rostov agonisant.


Djokhar : Vas y mon frère, au nom d'Allah et d'Insanlik-Tanri.

Zelimkhan frappait fort, violemment, brutalement. Les coups de poing au visage, les coups de pieds sur tout le corps de la victime allongée sur le sol, l'islamiste semblait gaspiller son énergie : sa victime était toujours en vie... et toujours consciente.

Djokhar : T'es vraiment une tafiole mon pauvre ! C'est pas comme ça qu'on travaille... je vais te montrer moi. ALLAH AKBAR !

Le Pope couvert de sang… s'en était bientôt finit de lui. Le chef d'équipe enchaînait les frappes. Mais trois suffirent pour l’assommer.
Quant soudain, la police était déjà là...


Djokhar : Bon aller mon frère, on se casse ! -il crache sur la carcasse du pauvre homme, lui inflige une dernière frappe sur le crâne, mesure son pouls, puis s'en va à la hâte.

La police, ne faisant qu'établir un périmètre autour de la résidence, n'avait pas encore appris que les terroristes recherchés y étaient déjà depuis longtemps. Ces derniers parvinrent à s'enfuir aussi facilement qu'ils étaient arrivés.
Le lendemain matin, à 11H, on retrouva la dépouille du plus grand chef religieux que l'Église orthodoxe avait connu depuis plus d'un siècle.

Posté : jeu. mai 19, 2011 12:42 pm
par Vladimir Ivanov
« странный сон »
IL Y A 3 MOIS...
Décembre 2014

Dans un lieu tenu secret, une sorte de prison souterraine éclairée de lumières blanches artificielles, Saratova n'était ni plus ni moins en face de « l'Immortel », son plus redoutable ennemi. Celui qu'on appelait il y a encore 2 ans « le Messie » était mis à l'épreuve aux échecs par la jeune chrétienne. Elle était une excellente joueuse : elle mangea le dernier fou qui restait sur le plateau de jeu de son adversaire affaibli..

Saratova : Quelles sont tes nouveaux plans Vladimir ?

Kirov : Comme le dit le proverbe éranéen, le clou qui dépasse appelle le coup de marteau. N'est-ce pas Nina ?

-il avance son roi d'une case, dans le but de faire pat-

Saratova : Tu n'as donc pas changé...

-elle déplace une tour-

Kirov : Une jeune chrétienne insouciante, pleine d'espoirs et de bonne volonté, qui ose m'affronter. Es-tu, s'il existe, un ange au service de... « ton Dieu » ?

Saratova : -sourire- Non, je ne suis qu'une humaine et tu le sais.

Kirov : -il sourit à son tour- Bien-sûr, et mon talon d’Achille...
-silence bref-
Pourquoi viens-tu ici ? Ne vois-tu pas que je ne suis plus rien ?

-comprenant la stratégie de sa rivale, il recule d'une case son roi, geste de résignation.-

Saratova : Je suis ta sœur, et la tâche que je dois accomplir ce résume ainsi : te sauver de cette prison.

Kirov : Pourquoi me sauver ? C'est au nom de Dieu et de l'Humanité ? Tu sais Nina, en vérité je n'existe pas. Kirov est un démon fictif, une émanation scripturale, il est le fruit de votre imagination. La réalité : tu combats un simple idéaliste en colère, un petit bouc émissaire. Dans ce monde, je suis un immortel disparu depuis longtemps, je suis l'exception qui confirme la règle.

Saratova -fixant son puissant adversaire droit dans les yeux avant d'inspirer profondément et de dire avec un grand sourire : « Le clou qui dépasse appelle le coup de marteau. »

-elle déplace sa tour : échec et mat.

Kirov : Cette règle dont je parle, c'est l'inéluctabilité de l'évolution humaine. Et je compte accélérer le processus. Voilà ma seule et humble mission.
Tu n'es pas naïve. Tu sais ce que je prépare. Tu sais aussi quelle sera l'issu du conflit à venir.

Saratova : Tu représentes le plus grand danger que l'Humanité ai connu. Ta puissance sera telle que mes premiers ennemis, dont les plus ignobles et machiavéliques, seront balayés de ton simple revers de main. Toutefois, je ne sais si ta folie atteindra son but et je garde espoir pour que ce jour n'arrive jamais.
Mais peu importe la finalité, c'est la persévérance qui est ma force, elle est mon ultime arme contre ta folie :
-elle le fixe droit dans les yeux une seconde fois- tu me trouveras toujours en face de toi, mon vieil ami.

Saratova victorieuse quitte la salle, Kirov resté assis, fait tomber -en bon perdant- son propre roi d'un geste de la main.
Il attendra pour sa revanche.


___________________

Saratova se réveille en sursaut, dans son lit, à l'intérieur des enceintes du Kreml'.

Posté : mer. mai 25, 2011 5:00 pm
par Vladimir Ivanov
LA CHUTE DU DERNIER KIROVIEN
27 Février 2015

Au Soviet Suprême, se faisaient face les 150 chrétiens-conservateurs du Front pour l'Orthodoxie (son sens religieux comme national et politique... "Фронт для Православия"), les 75 démocrates du Front Libéral pour la Démocratie (Либеральный Фронт за Демократию) et les 75 partisans et nostalgiques du kirovisme, membres du Front National-Révolutionnaire (Националь-Революционный Фронт).

Chacun à la tête de leur rang politique, Riazanov, Davanrov et Terienkov (libéré entre temps par manque de preuves), débattaient sur la question de l'entrée de la Rostovie dans la Sainte-Alliance. Dans un climat de sérénité parlementaire -la présence de Saratova apaisait les foules- la question fut réglée : le Soviet Suprême approuvait par 202 voix contre 98 (67% au total, unanimité du côté des chrétiens-conservateurs, 30 voix du côté des kiroviens et seulement 22 voix du côté libéral !) l'entrée du pays dans la Sainte-Alliance.

_______________________________________

Mais une fois la Présidente partie pour des raisons primordiales de politique étrangère, le débat continuait... c'était la question "Terienkov"...

Grigoriï Riazanov : Alors, vous savez tous ici, je suppose, qu'un assassin est parmi nous.

-il est hué du camp communiste.-

Un homme ici, a engagé deux islamistes karatchaïs pour assassiner le Patriarche Alexis III. Un homme dans cette salle, doit être jugé pour meurtre et trahison envers sa Patrie. N'est-ce pas ? -il regarde Terienkov-

Ivan Terienkov : Mensonge ! C'est un complot ! Ce salopard m'accuse d'une chose qu'il a fait soi-même. Oui mes frères, Riazanov est le responsable : n'est-ce pas lui le chef de la milice anti-terroriste ? Comme par hasard...
Croyez moi, si vous ne faites rien pour l'en empêcher, cette ordure va dans les mois à venir sombrer notre pays dans la pire des décadences sociale et sociétale.

Grigoriï Riazanov : -rire- Vous plaisantez j'espère monsieur Terienkov ? Toujours les mêmes arguments ! Vous ne changez donc jamais de disques...
Vous savez très bien, tous autant que vous êtes, qui est le meurtrier.
Qui est le kirovien ? Le plus grand disciple de Kirov, l'ex-chef des cévékazes qui organisa la Terreur au côté de Markov ?! QUI EST-CE ? MOI OU LUI ?

Ivan Davanrov : Nous n'avons aucune preuve, monsieur Riazanov au sujet de cet assassina, votre accusation est déplacée, il faut savoir être honnête et s'il vous plait, mettez de côté, tous les deux, vos dissensions personnelles.

Grigoriï Riazanov : Son agressivité est un signe suffisamment explicite.
Les kiroviens ont fait subir assez de souffrances à notre pays, sachant que trop peu ont été jugé, vous n'allez pas en plus leur refaire des concessions ?
C'est inadmissible qu'il y ait encore des kiroviens dans cette salle ! Je m'adresse aux conservateurs-chrétiens : les communistes, qu'ils soient kiroviens ou gakistes, sont responsables de la mort de 50 millions de nos confrères. 2010 et les opérations secrètes de "sécurité intérieure" ! 2011 et Marcienko ! 2012 et la nouvelle Terreur du NKRD ! 2013 et Kherovitch ! Rappelez vous de ça nom de... Cela suffit ! Pour l'amour du ciel, chers membres du Front pour l'Orthodoxie, réveillez vous ! Nous les démocrates, nous ne baisserons jamais les bras face au risque pervers du kirovisme, son tyran et ses génocides !

Ivan Terienkov : Je m'adresse à vous monsieur Davanrov, parce qu'il n'y a que vous qui pouvez me comprendre. Cet homme -il montre Riazanov- a des liens directs avec les narcotrafiquants juvniens, et en premier lieu Ahradinur. Il est l'ami personnel de Terrerov et complote sous vos yeux contre Saratova. Vous allez me dire que je n'ai pas de preuve, eh bien c'est vrai. Mais vous devez me croire : j'ai de l'expérience et sait reconnaître les pièges. Et vous le savez mieux que quiconque, camarade Davanrov.
Le Directeur Grigoriï Riazanov est en ce moment même en train d'user d'une bonne vieille méthode politique de domination : la célèbre tactique du Salami. Une fois que j'aurai été éliminé, il se chargera de vous, monsieur Davanrov... et sa 3ème cible ne peut être que la Présidente de notre pays.

Grigoriï Riazanov : Bien, très bien. Voilà que notre ami le kirovien sanguinaire vient nous faire une leçon de morale...
Vous ne me croyez pas ? Vous pensez que Terienkov est un gentil défenseur de la Rostovie chrétienne ? Et moi bien-sûr, je suis un méchant comploteur anti-saratovien... Alors je me vois contraint d'employer les grands moyens : voici une vidéo tournée il y a 4 jours à peine. Je voulais la sortir dans un lieu idéal et légal, mais là, vu la situation, c'est impératif.
Je vous annonce donc, maintenant, la nouvelle : mes hommes viennent de capturer un certains Zelimkhan Abdoulmouslimovitch Saïdouliev. Il est un des deux terroristes qui assassina le Patriarche. Regardez...

Des hommes apportent un vidéo-projecteur et descendent un film blanc apposé sur une grande surface murale, juste en face de l'Assemblée.

Dans cette vidéo, les membres du Soviet Suprême virent le terroriste karatchaï Saïdouliev, qui scandait des louanges à Kirov... il était en face d'une équipe de contre-terroristes.

Un homme armé lui dit :
_ Que c'est-il passé ? Qui était le cerveau ?
Le terroriste répond :
_ C'est un des trois Directeurs ! Il est votre cheval de Troie ! Il fera revenir Kirov d'entre les morts ! Car il est notre seul maître bien-aimé, et bientôt, il reviendra pour se venger contre tous ces imposteurs saratoviens !
L'homme armé répète, en colère :
_ QUI EST LE CERVEAU ? POURQUOI AS-TU ASSASSINE LE PATRIARCHE ? QU'A-T-IL FAIT POUR MÉRITER CELA ?
_ C'est le cheval de Troie qui m'a chargé de le faire. Vous connaissez sûrement Terienkov... et bien c'est lui qui tuera Saratova pour la gloire du Kirovisme ! Grâce à lui, Kirov reviendra ! Et cette enflure de Patriarche n'ira plus vomir ses inepties sur le peuple rostov !


-Riazanov coupe la vidéo-

Ivan Terienkov : Mais c'est impossible ? Non ! C'est impensable !

-tous sont indignés...-

Grigoriï Riazanov : Alors, mes amis ? Je voudrais savoir qui était et est encore aujourd'hui, le plus fidèle ami de Kirov ? Vous allez peut-être me dire son nom ?

Ivan Terienkov : Vous ne croyez tout de même pas qu'un karatchaï va soutenir Kirov ? Celui qui a ravagé son "pays" lors de la Guerre contre Youri ?
C'est un montage ! Ce n'est pas logique ! Les islamistes karatchaïs sont des sbires de Youri, sûrement pas des kiroviens ! Vous le savez tous !

Grigoriï Riazanov : JE RÉPÈTE A TOUS ICI-PRÉSENT DANS CETTE ASSEMBLÉE, J'AIMERAI ENTENDRE SON NOM !

-tous crièrent le plus fort possible : "IVAN TERIENKOV !"

Grigoriï Riazanov : Inutile de vous défendre monsieur Terienkov, vous êtes finis. Vous avez été reconnu, par la foule et par la Raison. La Vérité a été dévoilé. Nous avons suffisamment de signes désormais. Et cette vidéo n'en était même pas un, c'était une preuve.
La preuve de votre mégalomanie ! la preuve que vous êtes encore du côté de la tyrannie et du génocide ! La preuve que vous souhaitez le retour du kirovisme ! LA PREUVE QUE VOUS AVEZ ASSASSINE LE PATRIARCHE !

-tous crièrent en direction de Terienkov : ASSASSIN ! KIROVIEN !

Grigoriï Riazanov : Les hommes de votre genre, ennemis de la Liberté, meurtrier, lâche, menteur et comploteur, ne mérite que la mort. Mais je vais être compatissant, généreux et respectueux en laissant la Justice faire son travail.
Si vous n'êtes pas condamné à mort, vous finirez vos jours au Perelag !

-tous scandèrent une nouvelle fois contre Terienkov : MENTEUR ! MEURTRIER ! SUPPÔT DE KIROV

Grigoriï Riazanov : -hausse la voix dans ce chahut- TU AURAIS DU FUIR AU KIREP PENDANT QU'IL ÉTAIT ENCORE TEMPS, MON FRÈRE !

-tous hurlèrent en direction de Terienkov : ASSASSIN ! MEURTRIER ! COMPLOTEUR ! BRÛLE EN ENFER ! VIEUX DÉBRIS DE KIROVIEN !

-Face à ce déchaînement de haine et de colère passionnelle de la foule contre l'ancien Directeur déchu, Terienkov se rapproche de Riazanov pour lui dire discrètement :

Ivan Terienkov : Face à cet amoncellement de conneries que tu propages avec tant de lâcheté, j'ai le soutien de l'Armée, tu le sais. Ne t'attends pas à ce que les militaires croisent les bras.

Grigoriï Riazanov : Pas si Davanrov et Saratova te reconnaissent coupable. L'Armée a fait allégeance à la Présidente, si elle me suit, tu auras enfin ce que tu mérites car l'Armée lui obéira comme il se doit.

Ivan Terienkov : Tu es vraiment le pire des salopards, Grigoriï Riazanov... Et félicitation, tu as gagné la partie.

Grigoriï Riazanov : Tu avais deux chances de t'en sortir mon frère : soit t'allier à moi, soit fuir au Kirep. Tu es resté dans ton pays et n'as pas saisit la chance que je t'ai donné.
Adieu, mon frère !

Sur ordre de Davanrov, la police s'empare de Terienkov et le remet en détention provisoire.
Le lendemain, le Justice le reconnaîtra coupable et le condamnera à mort. Saratova lui accordera sa grâce sous pression de l'Armée qui, malgré tout, obéira à ses ordres : les militaires enfermeront Terienkov pour le restant de ses jours au camp de travail de l'île de Severovostok.

Posté : mar. juin 07, 2011 9:30 pm
par Vladimir Ivanov
LA CHUTE D'AHRADINUR ?
21 Avril 2015

Au Soviet-Suprême, la Présidente de la République Sociale-Chrétienne de Rostovie et femme la plus puissante du monde, Nina Saratova, déchaîna sa furie contre un tout petit État : la violente objurgation qu'elle lança à l'encontre du "Leader-Glorieux" juvnien avait quelque peu bousculé le Conseil Suprême, à tel point que même les chrétiens furent saisis de frayeur... tandis que les libéraux déchaînèrent leur colère. La "Pucelle" serait-elle aussi redoutable que Kirov ?

[img]http://img96.imageshack.us/img96/3336/ninasaratova3.jpg[/img]
La Présidente Saratova fait parfois très peur... et avait perdu son beau sourire lorsqu'elle aborda le sujet "Ahradinur"...

Nina Saratova : Connaissez vous la République Populaire Démocratique de Juvna ? Connaissez vous vraiment les capacités financières de celui qui est à sa tête ? Connaissez vous le nom du principal conseiller d'État ? Saviez vous que ce petit pays contrôle 40% du commerce international de la Rostovie ? Saviez vous qu'il est la porte d'entrée du désenclavement de tous les pays riverains de la Mer Bleue ? Saviez vous que Juvna est le premier producteur mondial de l'opium raffiné, l'héroïne ? Saviez vous qu'il détenait le monopole de l'héroïne brune consommée par de plus en plus de jeunes rostovs ? numanciens ? thorvaliens ? schlessois ? quantariens ? et j'en passe...
L'empire d'Ahradinur s'étend bien plus loin que les frontières légales et juridiques de son pays. Ses barons de la drogue sont des nomades multi-millionnaires qui se reconvertissent dans les affaires. Business légaux après blanchiment d'argent, ou business illégaux, tel le proxénétisme, une nouvelle activité économique extrêmement lucrative dans le pays.
Mes frères, le commerce de la drogue et du sexe sont des prétextes suffisants pour intervenir militairement.

-huées...-

Vous contestez mon idée, mais que proposez vous à la place ? Rien ? la patience ? Ce cancer appelle la chimiothérapie. Il y a urgence. Personne ici ne connait l'étendue de ces abominations et le niveau d'horreur qui y ait pratiqué par l'État juvnien.

-nouvelles huées, insultes : "impérialiste !", "sorcière !", "kirovienne !", "La Rostovie ne déclenchera pas de guerre mondiale !", "l'armée, ça suffit !", "faites l'amour pas la guerre, Juvna est un État libre et indépendant !"-

Là où il y a prostitution, même volontaire, il y a esclavage sexuel. La prostitution, l'idée de vendre son corps pour gagner de l'argent, est le signe, et même la preuve d'un système économique et politique absolument immonde. La prostituée, même volontaire, est une victime du sadisme des riches. Mon avis sur le sujet, vous le connaissez. Je suis une partisane du socialisme chrétien. Tout aussi socialiste que les kiroviens, tout aussi conservatrice et chrétienne que le Parti Monarchie et Patriotisme du Thorval.
Vous vous faites des illusions sur le Juvna. Il n'est pas un exemple de progrès et de développement. Il est un pays torturé par un monstre.

En Juvna, d'après nos espions et services de renseignement, une femme sur trois est une esclave. Un enfant sur deux est sous l'emprise de la mafia, donc, sans père ni mère. Les lois sociales n'existent pas pour protéger les miséreux et pire encore... la pédophilie est un véritable loisir d'État... Vous n'imaginez même pas l'envergure du satanisme de l'élite juvnienne dans ce pays et ailleurs.

Connaissez vous les "agents de la mort" ? Des paramilitaires juvnaro-rostovs qui exécutent les ordres du premier conseiller juvnien dans le cadre d'un trafic d'organes d'une ampleur abominable qui rapporte déjà d'après les estimations les plus récentes, plusieurs dizaines voire centaines de millions d'euros.
Et j'oubliais, qui est ce premier conseiller ? Vous connaissez son nom ? Il s'agit de Vladislav Terrerov, terroriste et ancien plus grand collaborateur de Kherovitch. Ne me dites pas que son nom ne vous dit rien ?

-cris et insultes : "menteuse !", "Terrerov est mort depuis longtemps !", "Ahradinur n'a rien à voir avec lui !", "sorcière !", "kirovienne !"-

Je vois que dans ce Soviet-Suprême, il y a beaucoup d'hommes corrompus qui ne cherchent qu'à accentuer les inégalités sociales en s'enrichissant sur le dos d'un peuple qui a déjà trop souffert. Ahradinur vous payerait-il ?

-"sorcière !", "kirovienne !", "va rejoindre ton amant Kirov !", "tu travailles pour le Rovostran !"-

Vous devriez, pour beaucoup d'entre vous, passer une quinzaine d'années dans nos camps de travail. Cela vous ferait beaucoup de bien. Je ne peux tolérer la présence d'opportunistes véreux dans l'équipe législative qui doit en théorie, représenter le peuple rostov. Il y a ici, même parmi les chrétiens, bien trop de libéraux. Et, telles des bactéries, nous devons les éradiquer au plus vite.

-Retourne dans les bras de ton Kirov chérie d'amour !-

Je suis la plus anti-kirovienne dans cette salle. Alors épargnez-moi vos injures ridicules.
Quoique vous en pensiez, je gagnerai : la Rostovie interviendra militairement.

Après ce très intense conflit, Saratova s'était enfin aperçu d'une chose : ce n'est pas l'armée qui lui fait barrage, mais les futurs oligarques... Elle discuta ensuite longuement, et en secret, avec Davanrov, dans le but de purger au plus vite la vermine libérale...

Posté : jeu. juin 23, 2011 12:05 pm
par Vladimir Ivanov
AHRADINUR, DE RETOUR ?
mi-2015

Conversation téléphonique top-secrète

Ahradinur : Excellent cette mise en scène !

Inconnu : Un jeu d'enfant.

Ahradinur : Les médias ont tout tilté ?

Inconnu : Oui en effet, d'ailleurs... comme est-ce possible ? J'ai jamais vu une telle stupidité en Rostovie...
-bref silence-
Tu y es pour quelque chose je présume.

Ahradinur : En effet, je suis aux commandes de la Novaya Gazieta. Mes tentacules s'étendent mon ami ! Je tiens le pouvoir législatif par les bourses, la presse est mienne, la Justice est tienne, et bientôt tu contrôleras l'exécutif.

Inconnu : Eh bien mon ami, le compteur est en marche et la Pucelle devrait bientôt n'être plus que l'ombre d'elle-même.

Ahradinur : Bientôt, la Présidente rostove, je la dépucellerai moi même, tu verras.
D'ailleurs, il y a une oujasse demain soir. Tu veux venir pour fêter notre inévitable victoire ?

Inconnu : Niet spaciba, j'ai encore du travail. J'ai besoin de tout mon temps disponible. Prendre le pouvoir dans le plus puissant pays du monde, ce n'est pas une chose facile.

Ahradinur : Le plus puissant de tous les pays, c'est nous.

Inconnu : Pas encore... Jean-Paul. Lorsque la Rostovie aura purgé ces salopards de kiroviens ou de nationalistes, nous deviendrons véritablement les maîtres du Monde. Et plus personne ne pourra remettre en cause ta place dans le commerce international.

Ahradinur : Qu'en sera-t-il de ta politique ?

Inconnu : Une fois que la Justice aura fait le ménage, je commencerai les préparatifs de libéralisation. Ne rien faire du jour au lendemain en ce qui concerne l'économie, car l'Armée risque de ne pas apprécier. Je vais user de la plus précieuse de mes stratégies : la patience. L'Église orthodoxe s'effondrera d'elle-même, naturellement, face à l'invasion progressive des bienfaits du capitalisme.

Ahradinur : Une chatte bien humide attire toujours plus de monde que la barbe d'un vieux pope.

-rire-

Inconnu : Niveau politique extérieure, il faudra chasser la dernière de toutes les menaces : le Kirep.

Ahradinur : Le Kirep ? C'est la Sainte-Alliance qu'il faut baiser en premier. Le Kirep est un petit garçon seul en train de bouder dans son coin. Il est inoffensif. Kirov est probablement mort depuis, le communisme est déjà enterré.
Je rappel que la Sainte-Alliance, avec le couple Saratova-Davanrov, me menace militairement !

Inconnu : En Rostovie, vous n'avez pas de souci à vous faire. Davanrov sera condamné à mort, et Saratova sera complètement ligotée. Ce pays se sauvera comme il se doit des idéologies et religions cancéreuses qui ont pourri son Histoire depuis plus d'un millénaire.
La Sainte-Alliance non-seulement est impuissante face à votre empire commercial, mais elle n'est rien politiquement, sans l'appui militaire d'un supergrand.
La menace vient du Kirep. Et vous connaissez la raison, n'est-ce pas ?

Ahradinur : C'est vrai que d'un certain côté, il réduit mes bénéfices commerciaux...

Inconnu : Et pas qu'un peu. C'est exactement ce dont je veux parler. Les pays de la Sainte-Alliance ne sont pas des régimes totalitaires, il est facile d'y entrer, facile d'y sortir, facile d'y fonder des réseaux de prostitution ou d'y faire passer de la drogue. Le trafic d'organes et d'enfants est présent partout. De l'Aquanox au Numancia, du Quantar au Jeekim, sans oublier le Raksasa. Un seul pays, pourtant voisin géographique du Juvna, entrave votre croissance. Vous le savez, Jean Paul.

Ahradinur : Vous avez raison, nous devrions neutraliser au plus vite cette merde qui constipe les échanges internationaux.

Inconnu : Et n'oubliez pas Markov qui s'y cache à l'heure où l'on parle. Nous n'avons plus eu de nouvelles de lui depuis longtemps. Mais il n'a pas abandonné sa mission.

Ahradinur : Terrerov lui brisera le cou et lui fracassera le crâne. Il subira le même sort que Kirov.

Inconnu : Vous pensez que Kirov est mort ?

Ahradinur : A vrai dire, personne n'est sûr de rien avec lui...

Inconnu : Je confirme donc : la menace vient du Kirep. Et cet État subira notre fureur libératrice. Lorsque ce géant démographique et voisin géographique vous ouvrira ses portes, vos bénéfices quintuplerons. Vous aurez conquis un nouveau marché d'enfants, de femmes, de gigolos et je ne parle pas de tous ceux que vous incorporerez dans vos milices et vos armées de mercenaires. En plus de cela, votre Empire sera appuyé par la première armée et première économie du Monde.

Ahradinur : Grigoriï Vassiliévitch, tu es mon sauveur !

Inconnu : Tu remercieras aussi Vladislav Terrerov, c'est lui qui a organisé la prise d'otages. La mort du Patriarche Alexis III n'est pas du au hasard non-plus... car c'est son assassinat qui a déclenché le compte à rebours. Mais tu le sais déjà tout ça. Cet ancien haut-conseiller de Kherovitch est un génie, il est vraiment notre meilleure arme.
Et levons nos verres à la mémoire de Davanrov, car son âme rejoindra bientôt les cieux !

-rire-

Ahradinur : Dernière chose, vous rejoindrez l'O.T.H. une fois au pouvoir ?

Inconnu : Les gouvernements occidentaux sont d'une incroyable naïveté, ils n'utilisent pas toutes leurs cartes pour des raisons "d'éthique" germées par un christianisme perverti, ce qu'ils appellent "droit de l'homme". C'est pitoyable, mais nos alliés sont des couilles molles. Aujourd'hui, comme le dit Vladislav, nous sommes obligés de tout faire soi-même. Il faut faire avec ce que l'on a.
La prochaine cible : Ivan Davanrov. Regarde faire l'expert !

Posté : jeu. juin 23, 2011 5:20 pm
par Vladimir Ivanov
QUE LA BATAILLE COMMENCE
10 Juin 2015

-SECRET ABSOLU-

Sous les ordres directs de Nina Saratova et sans consultation du Parlement, la flotte rostove de la Mer de Carù se rassemble près du port militaire de Koba (Rostovie du Sud-Est), les bombardiers s'arment en bombes à implosion et en ogives chimiques en Rostovie du Sud-Ouest, au Bangiso, en Tripi et à Robespierre, les soldats de l'ANR présent dans le port rostov d'Atyrau (rive de la Mer Bleue) se préparent à embarquer pour le Sud et les missiles de portée intermédiaire sont tous pointés en direction du Juvna... pendant que les satellites-espions surveillent le Nord de l'Océan Barebjalien.

[quote]A part moi-même, Davanrov et les généraux, personne ne doit rien savoir avant le feu vert. Les forces étrangères suivront.[/quote] Nina Saratova

[img]http://img15.imageshack.us/img15/2955/attaquejuvna.png[/img]

Les drapeaux représentent les forces militaires rostoves (T pour armée de terre, A pour armée de l'air et M pour marine de guerre)

_ Flèches vertes : mouvement prévu des forces rostoves
_ Carré jaune : installation temporaire des forces alliées (Aquanox, Varlovie, autres pays...)
_ Flèches jaunes : mouvement prévu des forces alliées (Aquanox, Varlovie, autres pays...)
_ sphères rouges : zones-cibles

Posté : dim. juin 26, 2011 3:28 pm
par Vladimir Ivanov
UNE CRISE IMPRÉVUE : JUDAS ISCARIOTE ET LA VICTOIRE DU PORTEUR DE LUMIÈRE EN ROSTOVIE
12 Juin 2015

Au Parlement...

Grigoriï Riazanov : Messieurs, J'ai une grande nouvelle : la Rostovie va enfin pouvoir se débarrasser d'une de ses bactéries létales. Nous venons de détecter le traître parmi les hommes du Gouvernement. La Présidente Nina Saratova sera heureuse de mon travail, j'en suis certain. Dommage que Dzerine soit en voyage en Esmark, parce qu'il loupe un grand moment.

Konstantin Tambov, chef du Parlement : Nous vous écoutons monsieur Riazanov.

-Davanrov écoutait très attentivement cette conférence d'État réalisée devant le Parlement. Si officiellement, ce dernier était loin d'avoir tous les pouvoirs, son influence était très étendue et sa portée symbolique plus qu'importante. Le second du pouvoir rostov sentait que quelque chose de grave allait arriver.
Pendant ce temps, Saratova se tenait à sa place de Présidente (un peu en hauteur, juste en face du Parlement). Elle semblait différente de d'habitude, étrangement calme et passive. Personne ne savait vraiment ce qui lui était arrivé...


Grigoriï Riazanov : Bien. Je vais dévoiler au peuple rostov une vérité qui dérange, mais qui doit être dite. Suffit les tabous et les hypocrisies. Le peuple à droit au savoir et à la vérité. Je milite depuis toujours, vous le savez, pour la transparence politique.
Eh bien voici les faits : une école a été prise en otage ce 31 Mai par des terroristes. Ils n'étaient pas islamistes. Ils étaient kiroviens. Des insignes communistes étaient fièrement exhibés : l'étoile rouge était inscrite sur leurs uniformes.
Ces hommes sont des experts, des véritables commandos au service du tant redouté Joseph Markov, ancien chef des services secrets sous Kirov. Si Markov lui-même était leur cerveau, le Kirep étaient leur fournisseur matériel et financier, leur réserves illimitées en armes, en argent et en hommes. Vliduj Gak espère mettre fin au christianisme en Rostovie. Nous lui prouverons qu'il a tort.
Si j'ai réussi à mettre fin à cette prise d'otage, c'est parce qu'ils avaient encore en eux la possibilité de retrouver leur famille en renonçant à l'esclavage qu'apporte la société communiste ou les kiroviens rostovs exilés au Kirep. Ces preneurs d'otage ne sont que des chiens enragés tenus en laisse et dressés au combat par Markov, les kirepiens et les kiroviens.

Ivan Davanrov : Je ne suis pas sûr que...

Konstantin Tambov : Laissez-le finir, monsieur Davanrov !

Grigoriï Riazanov : Donc je disais : si Kirov est certainement mort à l'heure qu'il est, la menace kirovienne existe, et le Kirep lui sert bien plus que de base arrière. C'est une banque, une réserve humaine et militaire. Ce pays est notre ennemi n°1, et il est grand temps que vous vous en aperceviez.
Mais là n'est pas le sujet.
On m'a donc tenu d'interroger les terroristes. Voici une vidéo explicite :

Comme avec Terrerov, Grigoriï Riazanov exposa aux yeux de tous par vidéo-projecteur la preuve de son accusation

[quote]
-Interrogatoire n°1

_ Prisonnier n°1 : Je suis désolé... je vous promet que je ne recommencerai plus ! Je vous dirai tout ce que vous voudrez, je ne veux pas finir au Perelag !

Dites nous tout et votre peine sera fortement réduite, vous pourrez en plus de cela voir votre famille régulièrement pendant celle-ci.

_ Prisonnier n°1 : Je suis rostov, mais j'ai émigré au Kirep après l'avènement du bicéphalisme. C'est là bas qu'on m'a formé et entrainé intensément "pour le Communisme, le Gakisme et le Kirovisme" comme ils disaient.

Qui "ils" ?

_ Prisonnier n°1 : Les officiers kirepiens !
Le but était de tuer la Présidente Nina Saratova. Vliduj Gak lui-même, mais aussi Joseph Markov, voulaient sa tête !

Quel est le rôle de Joseph Markov ?

_ Prisonnier n°1 : C'était lui qui nous donnait les ordres. Il répétait sans arrêt : "Vous faites cela au nom de Gak, de Quing et de Kirov". Il était le boss, et il ne fallait jamais le contredire. Il a plusieurs fois menacé de tuer ma famille !

Mais comment savais-tu qu'il en était capable ? La Rostovie est la première puissance du Monde, tuer un chef d'État aussi puissant [Saratova] n'est pas une chose très simple... Vous comprenez ce que je veux dire ?

_ Prisonnier n°1 : Eh bien... je... euh...

Votre peine aura lieu sur l'île de Severovotsok et durera 40 ans...

_ Prisonnier n°1 : Non, d'accord je vous le dit ! Mais vous me promettez de protéger ma famille ?

Elle le sera, je vous le promet. Nous savons où vous habitiez, et là bas, la police est loin d'être au dépourvue.

_ Prisonnier n°1 : Joseph Markov contacte régulièrement une haute-personnalité rostove... je...

Quelle est-elle ?

_ Prisonnier n°1 : C'est Ivan Davanrov, mais par pitié, ne faites rien à ma famille, c'est moi le responsable, ma famille n'y est pour rien !

Au contraire, vous êtes un héros. Vous venez de démasquer le traître qui met en danger la sûreté de l'État et la vie de la Présidente.

_________________________________

-Interrogatoire n°2

_ Prisonnier n°2 : Joseph Markov est vraiment la pire des enflures. Il a menacé plus d'une fois de tuer ma famille si je n'obéissais pas à ses ordres ! Oui, c'est vrai, j'étais communiste. Mais je n'appréciais guère servir ce taré sans humanité qui...

Comment saviez-vous qu'il avait accès à votre famille ?

_ Prisonnier n°2 : Hum... eh bien...

Votre peine, Vassili, elle risque de s'allonger !

_ Prisonnier n°2 : C'est Ivan Davanrov ! C'est lui, sa propre voix que j'ai entendu alors que j'étais au Kirep. Par téléphone, il m'a décrit exactement là où résidait ma famille. J'en fait encore des cauchemars : il m'a dit mot pour mot que si je n'obéissais pas à Markov, il irait "faire un petit tour à l'école Andreï Gromyko", c'est celle fréquentée par mon fils...

Et cette prise d'otage ? C'est Markov ?

_ Prisonnier n°2 : Markov n'a fait que nous former. Le planificateur de cette horrible opération, c'est votre Directeur Davanrov. Avec l'approbation de Markov, il nous a dit en parlant des enfants : "vous les tuerez sans pitié s'il le faut".

_________________________________

-Interrogatoire n°3

_ Prisonnier n°3 : Au Kirep, Markov me disait qu'il avait des contactes précieux avec des hauts représentants rostovs. Et que là était la clé dans la prochaine révolution kirovienne.

A-t-il sorti un nom ?

_ Prisonnier n°3 : Vous allez me prendre pour un fou...

Non, absolument pas, vous savez que je suis moi-même très inquiet pour la vie de la Présidente Saratova, et qu'un de ses collaborateurs est un traître. Est-ce un des trois Directeurs ?

_ Prisonnier n°3 : Oui.

Riazanov, Dzerine ?

_ Aucun des deux...[/quote]

Ivan Davanrov : Mensonge ! Que des mensonges ! Tu es un vrai salopard, Riazanov !

Grigoriï Riazanov : Ivan Davanrov est directement responsable de la prise d'otage à l'école de Kolgol. Une petite école reconstruite après la guerre civile et la chute de Youri, qui n'est aujourd'hui plus qu'un lieu de recueillement pour les victimes traumatisées et les mères qui sont sous le choc. Ces preneurs d'otage étaient sous votre commandement.

Ivan Davanrov : Riazanov est un manipulateur ! Il a tout fait derrière mon dos pour me destituer, et voilà qu'il veut me condamner. Vous êtes un manipulateur pervers, un égoïste corrompu et complice du régime d'Ahradinur. Toutes ces preuves, se ne sont qu'en fait des indices que vous fabriquez vous même...

Grigoriï Riazanov : C'est vous le manipulateur ! Le menteur et l'hypocrite ! C'est vous qui manipulez Saratova pour une cause idéologique absurde et arriérée ! C'est vous qui mettez des bâtons dans les roues de l'État pour notre entrée dans la Sainte-Alliance ! C'est votre hypocrisie qui voile la terrible réalité : la Présidente est harcelée et menacée, tandis que les kiroviens complotent déjà pour un retour au totalitarisme. Vous êtes plus qu'un complice, vous faite partie des cerveaux de l'opération. Vous chantez des louanges à la SA, mais par derrière, vous profitez de sa naïveté pour préparer le retour de la dictature kirovienne, par votre amitié avec Markov et vos liens directs avec l'Armée populaire et les services secrets du Kirep.

Ivan Davanrov : Je vois que vous utilisez la même tactique que celle qui a mit sous les verrous Terienkov. Vous êtes de vrais salopards.

Grigoriï Riazanov : Et voilà qu'il défend son ami Terienkov... Que c'est pas mignon ?
-s'adressant à haute voix aux "députés" : PEUPLE ROSTOV ! QUE VOULEZ-VOUS D'AUTRE ? Qu'on montre tous les messages privés de son téléphone portable ?

-Davanrov pris son téléphone portable et vit en effet, avec stupeur, des messages envoyés à Markov.-

Grigoriï Riazanov : Ne faites pas votre innocent, monsieur Davanrov, vous auriez du les supprimer avant de venir ici !

Ivan Davanrov : Nina ! Dis leur que ceci n'est que mensonge ! Tout a été monté pièce par pièce ! Je n'y suis pour rien ! Mon seul tort est de n'avoir pas su éviter ce véritable coup d'État.

Grigoriï Riazanov : Je suis comme Davanrov, je réclame l'avis de la Présidente. Il est tant de l'écouter.

-silence absolu, Nina Saratova inspirait et expirait profondément, elle transpirait et se tenait la tête entre ses mains. Lorsqu'elle leva la tête, la tête de Davanrov faisait un détour droite-gauche à grande vitesse, les murs du bâtiment tremblèrent, la pièce pivotait très vite et les députés volèrent comme des oiseaux... -

Grigoriï Riazanov : Quelque chose ne va pas ?

-La Présidente tombe sur le sol comme une masse-

Konstantin Tambov : Mais qu'est-ce qui lui arrive ?

-Après un gros brouhaha, des médecins se hâtèrent et l'emmenèrent à l'hôpital d'urgence.

Grigoriï Riazanov : Vous allez peut-être réussir à l'assassiner à temps, monsieur Davanrov, si vous continuez à assister son cuisinier...

Ivan Davanrov : Maintenant vous m'accusez de l'avoir intoxiqué ? Mais bon sang, vous vous rendez compte du ridicule de toutes vos accusations ?

-un cri dans la foule : "Davanrov au Perelag !"

Grigoriï Riazanov : Oh non, ce n'est pas le Perelag qu'il mérite. C'est la peine capitale !
Haute trahison, atteinte à la sûreté de l'État, mensonges contre le peuple, hypocrisie contre les autres nations, manipulation, harcèlement et tentatives d'assassinat contre la Présidente, complot avec nos pires ennemis pour le retour à un totalitarisme sanguinaire, prise d'otage et assassinat de 17 personnes dont 5 enfants.
En Rostovie, des gens sont condamnés à mort pour leur orientation sexuelle. Pourquoi pas les traîtres kiroviens assassins en série ?

-un cri dans la foule : "A mort Davanrov !"

-tous crièrent : "A MORT DAVANROV !"

Alors que la police se prépare à embarquer l'accusé, Riazanov se rapprocha de Davanrov pour lui glisser à l'oreille avec un grand sourire : "j'ai gagné, tu as perdu !"