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Zaldora

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Ce que pensent quelques personnalités thorvaliennes à propos de Bush Idokhan.
(entre le 15 et 21 juillet 2013)

S.M Annabelle II, Reine du Royaume de Thorval

« Monsieur Idokhan est un imposteur ne possédant ni le caractère, ni les compétences nécessaires pour être chancelier. Selon toutes vraisemblances, il s'agit d'un feu de paille qui s'étendra à la première brise venue. »


S.E Gudmund Karlsen, Haut Commissaire Royal

« Monsieur Idokhan est un personnage odieux vivant dans un monde d'illusion qui tombera très bientôt de son piédestal et ne s'en relèvera pas. »


Mgr Henrik Benthe, Archevêque et Primat du Thorval

« Monsieur Idokhan est une brebis égaré dans les ténèbres du paganisme sud-Vicaskaran. J'interprète son agitation récente comme un appel à l'aide. Il est de notre mission de lui faire voir la lumière en lui comptant l'Évangile. »


Général Hans Karlsen, Chef de l'Etat Major de l'Armée de Terre Thorvalienne

« Idokhan est un hippie bobo de gauche dont le cerveau a été endommagé par la drogue. S'il continue comme ça, nous allons être dans l'obligation de lui calmer ses ardeurs nous même. »


Sylvester Wilsen, Thorvalien lambda

« Bush Idokhan ? J'en ai un peu entendu parler l'autre jour. Mais c'est tout. »
Zaldora

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Les fourberies de Bødker (suite).
(4 aout 2013)

Bødker était devenu quelque peu paranoïaque. Quelles en étaient les causes ? Le revers subit lors de la course au poste de Commissaire royal à la sécurité intérieure et le renforcement du contrôle de la vie politique amorcé après l'assassinat de Tosen. Il l'avait d'ailleurs froidement constaté lors d'une visite de la police royale à la mairie de Tversted le 29 juillet dernier. C'est pourquoi, désormais, lorsqu'il voulait parler du complot, il ne le faisait plus que par échange écrit, face à face.

Résidence principale de Bødker, Tversted - 17h55.

Bødker : [quote]L'État me surveille, la prudence est de mise.[/quote]

Bäckman : [quote]Pas seulement vous mais l'ensemble des politiciens de ce pays.[/quote]

Bødker : [quote]Pauvre naïf. Je suis tout particulièrement dans le collimateur. [/quote]

Bäckman : [quote]Mais non ! Enfin, du moins pas encore ... mais ça ne saurait tarder. [/quote]

Bødker : [quote]Plus un mot. Je suis ton chef et tant que tel, tu me dois obéissance. Ton avis, je m'en fou. C'est moi qui décide. Désormais, ça sera oui chef et puis c'est tout. [/quote]

Bäckman : [quote]Comme vous voudrez. [/quote]

Bødker : [quote]C'est mieux comme ça. J'ai déjà en tête notre future opération et crois moi elle sera DÉVASTATRICE. Grâce à elle je serais chef d'État.[/quote]

Bäckman : [quote]Comment ?[/quote]

Bødker : [quote]Je ne te donnerais aucun détail pour le moment. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'elle aura lieu le 16 octobre 2013, de nuit. En attendant, je te charge de me trouver des hommes entrainés sans conviction et qui ne jurent que par l'argent.[/quote]

Bäckman : [quote]Des mercenaires ?[/quote]

Bødker : [quote]Voilà, mais soit le plus prudent possible ![/quote]


Le dialogue s'arrêta là. Le maire se saisit des morceaux de papier et les brûla avec un briquet.
Zaldora

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Les fourberies de Bødker (suite).
(16 aout 2013)

Eidur était la taupe. C'est sa coopération qui avait permis à Bødker de connaitre l'itinéraire du convoi transportant feu Son Excellence Arthur Tosen. Depuis un bon mois et demi, Eidur était de moins en moins tranquille, l'étau de la police et des services de renseignement se resserrait autour lui et il ne pouvait pas dormir. Néanmoins, l'appât du gain l'avait poussé à recommencer. En effet, Bødker lui proposait dix mille $USP pour voler des informations concernant la surveillance de la propriété Belvédère, celle ou résidait la famille royale depuis le mois d'aout. Et c'était chose faite, Eidur se trouvait devant la résidence du maire de Tversted pour lui remettre les documents.

Marta : Oui ?

Eidur : Je voudrais voir Monsieur Bødker, c'est urgent.

Marta : Monsieur se trouve dans la piscine et ne veut voir personne. Puis-je prendre vos coordonnées ?

Eidur : Non, je dois le voir tout de suite !

Il bouscula la servante et se dirigea vers l'arrière de la maison ou était la piscine. Bødker s'y trouvait, allongé sur une grande bouée et sirotant un cocktail.

Eidur : Monsieur Bødker, j'ai ce que vous m'avez demandé.

Bødker : Es tu sûr de ne pas avoir été suivis ?

Eidur : Certains. J'ai zigzagué dans toute la ville pour éviter les filatures.

Bødker : Très bien, pose ça là et casse-toi.

Eidur : Pardon ? Et mon argent ? Et la protection que vous m'avez promis ?

Bødker : Ah ouais. Demande à Martha, elle te passera les billets. Concernant la protection, je m'en occupe. Trois hommes de mains se présenteront à toi ce soir. Fais moi confiance.

Eidur : Merci parce que je commence à vraiment avoir peur.

Bødker : Oui, oui, oui d'accord. Hors de ma vue, vite.

L'homme de quarante ans obéit. Il rentra dans la maison et demanda son argent à la servante, qui lui remis une enveloppe, avant de l'accompagner jusqu'à la sortie. Une fois dehors, Eidur monta dans sa voiture et s'engagea sur la route. Un passager clandestin était présent sur le siège arrière.
Zaldora

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Les fourberies de Bødker (suite).
(22 aout 2013)

Il était tard. Bødker se trouvait dans sa propriété entrain de surveiller de près le travail de Siméon Davidsen, un faussaire très connut dans le milieu pour sa polyvalence. En effet ce dernier savait imiter beaucoup de choses : œuvres d'arts, permis de conduire, diplôme... néanmoins la mission en cours était singulière : il devait fabriquer un faux d'une lettre de la Reine Annabelle II. Les deux hommes avaient du mal à s'entendre en raison du volume de la chaine-hifi qui était pas loin du maximum. En effet, le maire était paranoïaque et redoutait la présence de micros.

Bødker : T'es sûr qu'elle écrit comme ça ?

Davidsen : Absolument, je suis un pro.

Bødker : J'espère pour toi sinon tu ne seras pas payé.

Davidsen : Ce ne sont pas les termes du contrat, soit vous me garantissez un payement, soit j'arrête tous ! Je vous préviens !

Bødker : OK, tu auras ton cash...

Tout à coup, Bødker sursauta et faillit tomber à la renverse. Qui lui avait toucher l'épaule ? Relax, ce n'était que son adjoint Bäckman.

Bødker : Ne me fais plus jamais cela ! Au faite, qu'est-ce-qui t'amènes ?

Bäckman : Est-il vraiment nécessaire de mettre le volume à fond ?

Bødker : Sans aucun doute, il y a des micros dans cette maison. Je n'ai pas envie que ces salauds du S.N.S.I m'entendent parler du complot.

Bäckman : Que fait l'autre gars ?

Bødker : C'est un imitateur, le meilleur du marché. Il imite une lettre de la Reine dans laquelle elle explique son suicide, ainsi que sa volonté sur la question de succession. Tout va en ma faveur bien évidemment.

Bäckman : Attendez, je ne comprends rien.

Bødker : C'est parce que je ne t'aii rien dit. Les mercenaires du GSI sont arrivés hier et je les ai dispatché dans la ville pour ne pas éveiller les soupçons. Des guerriers d'élites au nombre de trente. Le Jour J, ils attaqueront la villa dans laquelle séjourne la famille royale à un horaire bien précis. Grâce aux informations fournis par la taupe, nous avons les horaires précis des relèves dans les rangs de la garde : 6h00, 12h00, 18h00 et 00h00. J'ai choisis celle de minuit. Nous profiterons de ce moment de faiblesse pour lancer l'attaque, tuer la famille royale, déposer cette lettre et maquiller la scène en suicide collectif ! Tout devra prendre moins de dix minutes. Génial non ?

Bäckman : C'est un bon plan m...

Davidsen : J'ai terminé. L'argent !

Bødker : Oui. PETER !

Peter : Oui, Monsieur ?

Bødker : Donnes à Davidsen ce qu'il mérite.

Peter : Aucun problème.

Le garde du corp attrapa l'imitateur par derrière et d'un coup sec lui brisa les cervicales.

Bødker : Excellent. Débarrasses toi en.

Peter : Que préférez-vous, l'incinérateur ou la mer ?

Bødker : Fais le cramer.

Peter : Très bien.

Peter emmena le corps inerte sur son dos.

Bødker : Une dernière chose Bäckman, la date de l'opération a été avancé. Le regard de la Couronne est actuellement dirigé vers les Lochlannais et moins vers nos magouilles. Nous devons en profiter. C'est pourquoi, le coup de grâce à la monarchie aura finalement lieu le 31 aout prochain.

Bäckman acquiesça de la tête, sans faire de commentaires, pour une fois.
Zaldora

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Les fourberies de Bødker (fin).
(31 aout 2013)

L'opération Crépuscule Monarchique allait avoir lieu comme prévu. Les montres affichaient 23h57. Les mercenaires se trouvaient dans trois camionnettes, chacune étant garé à quelques encablures de la propriété Belvédère. Pendant ce temps, Bødker était resté au chaud dans sa résidence de Tversted alors que son adjoint, Bäckman, s'occupait de sa mère tombé malade.

Mercenaire en chef : C'est bientôt l'heure. Appelle l'éclaireur.

Mercenaire I : Oui, chef... ALLO, quelle est la situation ?

Éclaireur : Les gardes s'apprêtent à faire les changements. Ils seront en nombre réduit durant environ dix minutes, c'est là que se situe votre chance.

Mercenaire I : Parfait... Tout va bien chef.

Mercenaire en chef : La mission commencera à 00h02.

Comme prévu, la relève débuta. Un certain nombre de gardes monta dans un véhicule de transport, alors qu'un autre faisait le chemin inverse mais se trouvait encore à plusieurs kilomètres de là.

Mercenaire en chef : C'est le moment. Jorgen a toutes les unités, l'opération est lancé.

Le moteur des camionnettes vrombit dans le silence de la nuit. Pieds au plancher, les mercenaires foncèrent jusqu'à l'entrée de la villa. Les gardes présents firent feu à vue. Deux mercenaires furent touché mais le déséquilibre était trop grand, trois gardes moururent.

Garde : Ils sont trop nombreux ! On se repli dans la maison !

Les sept gardes encore en vie entrèrent à toute vitesse à l'intérieur en se battant pour éviter les rafales tirés par les mercenaires.

Mercenaire en chef : A l'assaut !

Ils fondèrent sur la villa et pénétrèrent dans le salon.

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Pendant ce temps, Bødker était assis sur le canapé et attendait avec impatience le coup de fil signifiant la réussite de la mission. On sonna à la porte.

Bødker : MARTHA, va ouvrir !

La servante obéit, elle ouvrit et laissa un homme entré.

Bødker : C'est vous Monsieur ! Et bien, je ne m'attendais pas à votre visite !

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Retour la propriété de Belvédère. 00h04, les mercenaires avaient pénétré dans le salon. Le chef alluma la lumière.

Mercenaire en chef : Il n'y a personne ici. Surement les gardes se sont regroupé dans la chambre ! Allez me les chercher tous, y compris la famille royale !

Une contingent de quinze mercenaires partit vers la chambre.

Mercenaire en chef : Jap et Oliver, venez m'aider à préparer la pièce. Les autres, restez sur vos gardes jusqu'à leur retour.

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Pendant ce temps, Bødker en était venu au mains. L'homme le tenait au sol et l'étranglait alors que Martha regardait la scène sans bouger.

Non ! Arrête ! Tu lui rendrais service en le tuant - s'écria une personne qui venait d'entrer. Sur ces paroles, l'homme relâcha prise.


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00h06 dans la villa de Belvèdère. Le maquillage de la scène était terminé mais les "expéditionnaires" tardaient à revenir des chambres. Cela énervait considérablement le chef. Il décida de les retrouver lui même quand le contingent revint essoufflé.

Mercenaire II : Chef ! Il n'y a absolument personne dans cette villa. Tout le monde s'est fait la mâle, y compris les gardes !

Mercenaire en chef : QUOOOI ?

Mercenaire III : Heu chef, vous feriez mieux de venir voir par cette fenêtre... on va avoir de la compagnie.

Mercenaire en chef : Que veux-tu-dire ?

Mercenaire III : Par le nord, il y a une armada de policiers qui foncent droit sur nous ! Les contreterroristes sont là également !

Mercenaire IV : Et il en arrive de tout les cotés ! Nous sommes cerné !

Mercenaire en chef : Nous sommes piégé, Bødker s'est fait avoir comme un bleu !

Cinquante voitures et fourgons policiers encerclaient la maison. Ils braquèrent leur pistolets et mitraillettes. Le Chef de police se saisit d'un mégaphone.

Chef de police : Pas le temps de faire les présentations ! Bødker reçoit en ce moment même une petite visite d'invités bien spéciaux. Tout est fini ! A partir de là, vous avez deux choix : soit vous collaborez et aurez donc une chance de repartir libre, soit vous décidez de jouer les héros et dans ce cas, c'est la mort qui vous attends au bout.

Les soldats de la GSI ne pouvaient rien faire car cernez de toute part. Le mercenaires en chef devait prendre ses responsabilités.

Mercenaire en chef : NON, non non ! On vous connait bien les Thorvaliens ! Nous savons très bien que nous mourrons quoi qu'il arrive.

Chef de police : Vous voulez jouer à ça ? Sûr ? Soit. Nous avons placé assez d'explosifs dans cette maison pour vous envoyer directement sur la lune ! Si vous ne sortez pas, la déflagration arrachera vos corps d'infâmes sous merde puantes ! Ce n'est pas du bluff, vous avez dix secondes pour ramener vos culs ici ! 1....2.....10 !

Il actionna le détonateur, enclenchant une forte explosion, qui annihila la Belvédère. Les mercenaires étaient morts, totalement carbonisés.

Chef de police : Avec les compliments de la police et des services de renseignements. Si vous croyiez que nous n'allions pas voir votre petit jeu.

Policier I : Chef ! Êtes vous certain qu'il était nécessaire de détruire la villa ?

Chef de police : J'ai eu carte blanche pour cette mission. Pas de problème. Allez, on retourne au bercail !

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A Tversted, Bødker était toujours au sol entrain de reprendre petit à petit de la strangulation qu'il venait de subir. Se tenait devant lui, le prince, la Reine Annabelle II et Peter le garde du corps ???!! (ainsi que des gardes royaux derrière)

Bødker : Peter, tu m'as trahis.

Peter : Sergent Mark Rosstinger, police royale.

Bødker : Mais... que...

Annabelle II : Vous avez jouer avec la confiance de la Couronne et cela a toujours de terribles conséquences.

Aussitôt Bødker sauta au pieds de la Reine et la supplia en larmes. Les gardes voulurent intervenir mais Annabelle les retint par un signe de la main.

Bødker : Ma Reine, je vous ai toujours vénéré ! Ne me tuez pas ! Ayez pitié d'un vieil homme qui a donné sa vie pour son pays ! Vous n'êtes pas cruelle comme Thomas X ! Mettez moi en résidence surveillée, je me tiendrais à carreaux ! S'il vous plait !

Annabelle secoua sa jambe gauche afin que le maire la lâche.

Annabelle II : Lâchez moi, vous êtes ridicule. Debout !

Bødker : Oui, oui tout de suite Votre Majesté !

Annabelle II : Très bien ! Je vais accéder à vos pleurnicheries. Vous ne connaitrez pas les prisons Thorvaliennes.

Bødker : Ah, merci, merci mille fois ! Vous êtes généreuse et...

Annabelle II : En effet, je vais vous permettre de découvrir un nouveau pays. Dès demain, vous serez transféré dans la colonne pénitentiaire de Severovostok, en Rostovie.

Bødker : Mais, mais...

Annabelle II : Emmenez le.

Deux policiers l'attrapèrent et l'emmenèrent vers le véhicule de police.

Bødker : Je m'échapperais et cette fois, je réussirais mon coup !

Erik : Pour cela, il faut savoir nager.

Annabelle se tourna vers Peter, alias Mark Rosstinger.

Annabelle II : Beau travail. Je pense que vous avez prouvé votre loyauté et que l'épée de damoclès au dessus de votre tête n'a plus lieu d'être. Votre sombre passé dans les prisons sera retiré de votre dossier.

Mark Rosstinger : Merci, Votre Majesté, de m'avoir offert cette chance.

Un policier entra dans la pièce et s'avança vers la Reine d'un pas hésitant...

Policier V : Hum, Votre Majesté ?

Annabelle II : Oui ?

Policier V : Les mercenaires ont été neutralisé comme prévu mais pour cela, nous avons dû exploser la villa.

Annabelle II : S'agissait-il de votre dernier recourt ?

Policier V : Pour être honnête, Votre Majesté, pas vraiment.

Annabelle II : Bien, ce n'est pas très grave. L'important est qu'ils ne représentent plus aucun danger.


Le complot est mort, tout comme les mercenaires et la carrière de Bødker. Ce dernier allait terminer sa vie dans la toundra glaciale Rostov, en compagnie de son adjoint Bäckman qui avait été arrêté un peu plus tôt.
Zaldora

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Propagande sur les murs thorvaliens.
(4 septembre 2013)


[center][url=http://www.casimages.com][img]http://nsm05.casimages.com/img/2010/11/21//101121112932991967164413.png[/img][/url]


Ordoéconomisme et traditionalisme chrétien ![/center]
Zaldora

Message par Zaldora »

Congé maternité.
(15 septembre 2013)

Après l'arrestation de Bødker, la famille royale au complet était revenu au Palais Royal car il s'agissait de l'unique option vu que la villa Belvédère avait été détruite. Annabelle se trouvait dans le Grand Salon, assise à coté d'une fenêtre qui donnait sur les jardins. Elle contemplait la beauté des espaces verts. Les jardiniers sont excellents, peut-être faut-il les récompenser? se disait-elle. Sa contemplation prit fin avec l'entrée de son grand père dans le salon. Ce dernier s'assit dans un fauteuil. C'était un homme en forme, malgré son age

Robert : La démonstration de force contre les franc-maçons athées a fortement impressionné tes Sujets. La police royale en sort grandie et encore plus respectée.

Annabelle II : Elle a toute ma confiance, je suis fière de son travail. J'ai d'ailleurs demandé à Monsieur Pakersen d'accorder une prime aux unités ayant prit part.

Robert : N'es-tu pas en congé normalement ?

Annabelle II : En effet mais cela ne m'empêche pas de participer par moment à la vie du Royaume.

Robert : Ah ! C'est un geste généreux en tous cas ! Néanmoins, je me pose une question à propos de l'Ordre du Serpent, est-il vraiment mort ?

Annabelle II : Mort, sinon mutilé, faible et agonisant. De toute façon, une troisième opération est prévue si celle-ci s'avérait insuffisante.

Robert : Bien, très bien. A propos, as-tu eu vent des derniers propos du leader des progressistes ?

Annabelle II : Oui, on m'en parlé.

Robert : Et qu'en penses-tu ?

Annabelle II : L'initiative est courageuse, je respecte cela. Néanmoins, ses efforts sont vains car je ne laisserais pas faire. La libération des mœurs est tel un feu de forêt : elle se propage rapidement et dévaste tout sur son passage. Le Thorval ne mérite pas cela.

Robert : Belle image, et tu as complètement raison. En terme de propagation, on peut dire que les communistes ne sont pas en restes.

Annabelle soupira.

Annabelle II : L'automne nordique et la Sainte Alliance ont un point commun. Lequel ? Les jours de l'un comme de l'autre sont comptés. Si le bloc rouge ne cesse de se développer et de se renforcer, alors nous ne tiendrons pas longtemps. La zone grise dans laquelle nous sommes nécessite un équilibre des blocs, un monde véritablement multipolaire. En ce moment, ce n'est pas le cas, nous avons l'ogre rouge face à la chèvre bleue, molle, pathétique et sans volonté. Nikelson est un lâche, quant à Venternen... non rien. Il ne faut pas compter sur les démocraties pour lever le petit doigt, nous allons devoir nous débrouiller seul

Robert : Ne faudrait-il pas s'opposer plus fermement au Pacte par exemple ?

Annabelle II : Non, la phase de revitalisation diplomatique avec la Rostovie est en cours, il ne faut pas tout gâcher. Le Pacte regroupe différentes tendances et pourtant, il est impossible de s'opposer à une nation en particulier sans se prendre toutes les autres sur la tête. Systématiquement.

Robert : La fraternité socialiste ma petite.

Annabelle II : Oui. Cependant, grâce à Dieu, elle dispose de failles qui peuvent nous être utiles.

Robert : Tu penses à la dispute Rosto-Kirépienne ?

Annabelle II : Exactement. Un jour, la Rostovie adhèrera à la Sainte Alliance.
Zaldora

Message par Zaldora »

Complication ?
(27 septembre 2013)

L'obstétricien attitré de la Reine qui avait suivit sa grossesse depuis le début fut appelé en urgence au Palais Royal. Ce dernier entra dans le Grand Salon et s'approcha d'Annabelle qui était au repos dans le sofa et avait l'air inquiète. L'horloge montrait 11h30.

Docteur Gaduursen : Ma Reine, je suis venu le plus vite que possible.

Annabelle II : Ah Docteur ! J'ai ressenti trois fortes et longues contractions ce matin. Mon ventre est devenu dur comme de la pierre, et pourtant l'accouchement n'est prévu que dans un peu plus d'un mois. Que se passe-t-il ?

Docteur Gaduursen : Il est normal de ressentir des contractions dans le dernier trimestre cependant elles sont faibles et de courtes durées. J'ai bien peur que...

Annabelle II : De ? Je vous en prie, soyez franc.

Voyant la Reine paniquée et au bord des larmes, le docteur décida de sourire.

Docteur Gaduursen : Ma Reine, calmez vous je vous pris. Il n'y a rien de grave, ni pour vous, ni pour vos enfants. Je voulais donc dire que les contractions que vous avez subit sont le signe avant coureur d'un accouchement prématuré.

Annabelle II : Prématuré ?

Docteur Gaduursen : Oui, les accouchements prématurés sont presque systématiques dans les cas de grossesse multiple. Il n'y a rien de catastrophique à cela ! Vos triplets arriveront avec un peu d'avance et vu que vous compléterez le huitième mois dans quelques jours, ils seront prématurés normaux, pas encore complètement développés mais suffisamment robustes pour que leur vie ne soit pas remise en cause.

Annabelle II : D'accord, merci. Quand estimez-vous que pourrait avoir lieu la naissance ?

Docteur Gaduursen : Tout dépend de la fréquence de vos contractions. En avez-vous eu d'autres depuis les trois premières ?

Annabelle II : Non, aucune.

Docteur Gaduursen : Et bien l'accouchement sera imminent lorsqu'elles deviendront très fréquentes et que les médicaments pour calmer l'utérus ne réagiront plus. Cela peut très bien se produire ce soir, dans trois jours, voir dans une semaine.

Annabelle II : Très bien. Que faisons-nous ?

Docteur Gaduursen : Je recommande une hospitalisation immédiate afin que nous pussions suivre l'évolution de près. Je vais également réunir l'équipe qui m'assistera lors de la césarienne.

Annabelle II : La césarienne ?

Docteur Gaduursen : En effet. Bien sûr la possibilité d'accoucher par voie basse existe cependant pour les grossesses multiples, je recommande une césarienne. Cette procédure est beaucoup plus sûr pour vos enfants et pour vous. Ne vous inquiétez pas, c'est une technique très bien maitrisée de nos jours.

Annabelle II : Soit, je vous fais confiance.

Docteur Gaduursen : Voulez-vous une anesthésie générale ou péridurale ? La seconde option vous permettrait de vivre la naissance. Par ailleurs, elle réduit considérablement les risques anesthésiques.

Annabelle II : Je choisis la péridurale.

Docteur Gaduursen : Excellent choix Votre Majesté ! Je vais appeler l'hôpital, nous irons ensemble dans l'ambulance.

Annabelle II : Aurais-je le droit à des visites ?

Docteur Gaduursen : Oui mais pour de courtes durées.


L'obstétricien prit son téléphone et contacta l’Hôpital Saint Marc de Médecine Militaire...
Zaldora

Message par Zaldora »

Retournement.
(14 octobre 2013)

Le Régent du Royaume rangeait ses papiers en vue de quitter les lieux. Ce dernier venait de décréter la mobilisation partielle, la nation se préparait à la guerre et il devait absolument aller se cacher. Soudain, des bruits de pas se firent entendre dans le couloir et étaient de plus en plus pressant. Gudmund Karlsen se demanda ce qu'il se passait quand la porte de son bureau s'ouvrit violemment. Se tenait devant lui la Reine en chemise d'hôpital accompagnée de plusieurs gardes.

Annabelle II : Monsieur Kalin, qu'est-ce-que tout ceci signifie ?

Gudmund Karlsen : Nous... nous allons entrer en guerre contre le Lochlann.

Annabelle II : AVEZ-VOUS PERDU L'ESPRIT ? Quand comptiez-vous me prévenir ?

Gudmund Karlsen : Bien, vous veniez d'accoucher et j'ai donc pensé que...

Annabelle II : Silence ! Je ne veux rien entendre ! En tant que Régent, vous ne DISPOSEZ pas des prérogatives nécessaires pour engager le Thorval dans un conflit. Attaquer le Lochlann ! Souhaitez-vous la mort de tout un peuple ?

Gudmund Karlsen : Je...j'ai fais une erreur. Veuillez accepter mes excuses.

Annabelle II : Elles le sont. Néanmoins, je vais devoir vous démettre de vos fonctions et vous placer en résidence surveillée à partir de maintenant. Une personne de confiance vous remplacera jusqu'à mon retour.
Zaldora

Message par Zaldora »

Quelques jours après l'accouchement.
Retour dans le passé ... (6 octobre 2013)

Annabelle se trouvait dans une chambre individuelle de l'Hôpital Royal de Médecine Militaire. Elle sentait des tiraillements au niveau de la cicatrice et préférait ne pas bouger. Kjeld et Mathilde avaient été directement amené a ses cotés après que les tests post-nataux eussent été satisfaisants, malheureusement ce ne fut pas le cas pour Poul qui se trouvait, lui, dans une couveuse le temps que son immaturité pulmonaire disparaisse. Un garde frappa à la porte et entra.

Garde : Votre Majesté, Madame la Régente Beatriz Rocasolano y Ortiz du Numancia est présente et souhaite vous rendre visite.

Annabelle II : Ah, faites là entrer !

Beatriz : Bonjour, Votre Majesté. Comment allez-vous ? Comme promis, je viens vous rendre visite, même s'il n'a pas été facile de trouver un trou dans mon emploi du temps !

Annabelle II : Bonjour ! C'est très gentil de venir nous rendre visite. Grâce au Seigneur, nous allons tous très bien ! Poul doit sortir de sa couveuse dans environ quatre jours selon les médecins.

Beatriz : C'est une bonne chose que le potentiel futur Roi du Numancia soit en bonne santé malgré quelques complications à l'accouchement. Quant à Kjeld et Mathilde, comment vont-ils ?

Annabelle II : Kjeld et Mathilde ont eu plus de chances et n'ont souffert d'aucun problème aux organes. Ils prennent du poids petit à petit, ce qui est très bon signe. Je suis heureuse que tout se termine pour le mieux car une grossesse multiple comporte des risques...

Beatriz : C'est en effet une excellente chose. Je me souviens que l'accouchement de mes deux petits jumelles, Leonor et Laura, avait été difficile. Dieu merci, elles se portent très bien aujourd'hui. Y a-t-il eu des dispositions particulières concernant l'avenir du petit Poul ?

Annabelle II : Sachant qu'il pourrait un jour devenir Roi du Numancia, nous avons prévu de lui fournir une éducation mixte. Je m'occuperais de la partie Thorvalienne et le Prince Erik de la Numancienne. Un problème subsiste néanmoins, il s'agit de la religion.

Beatriz : C'est en effet problématique. Il n'y a pas d'énormes différences entre le rite catholique thorvalien et le rite protestant numancien, étant donné l'ambiguïté bien connue de la réforme philippique.En revanche, de nombreux points de dogme sont très distincts. S'il est encore trop jeune pour les saisir, viendra l'heure où il devra s'y intéresser. Par ailleurs, les catholiques ont pour coutume de baptiser les enfants, ce que les calvinistes numanciens ne font pas : ils ne sont baptisés que sur leur propre initiative, à l'âge adulte.

Annabelle II : Je vois. C'est embêtant car nous nous voyons mal baptisé Kjeld et Mathilde tout en laissant Poul de coté. En toute logique, il le sera en même temps que ses frères et sœurs.

Beatriz : Il pourra être baptisé pour la forme, mais s'il vient à régner au Numancia, ou s'il prend une autre voie pour des raisons personnelles, il se convertira forcément au calvinisme.

Annabelle II : Très bien.

Beatriz : C'est en effet l'essentiel : le christianisme nous rapproche. L'important est que Kjeld, Pablo et Mathilde soient en bonne santé.

Annabelle II : Bien sûr! Mes prières sont désormais pour eux, que le Seigneur leur apporte santé, bonheur et les écarte des perversions de ce monde. Nous vivons à une époque... bien trouble.

Beatriz : C'est malheureusement le cas. Espérons que le monde trouve la paix et la voie du Seigneur ! Très bien, les médecins ne m'ont donné que cinq minutes et ils ont raisons, vous devez vous reposer. A bientôt !

Annabelle II : Au revoir et merci encore !
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