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Posté : sam. juil. 08, 2017 9:18 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]

      24 juillet 2033

      À Marinduque, un propriétaire amarantin d’aliénés se fait condamner par la justice locale[/center]

      À Marinduque, un homme d’origine amarantine a été arrêté le 4 juin dernier en possession de trois femmes aliénées, qualifiées d’esclaves par la [url=http://www.simpolitique.com/post316013.html#p316013]presse locale[/url]. Douze jours plus tard, l’accusé - un homme d’affaires en relation avec plusieurs clans kaiyuanais influents – a comparu devant la justice et a été condamné à six ans d’emprisonnement et au paiement d’un dédommagement de 37 800 $ pour chacune des « victimes ». Durant son procès, la défense a fait valoir son droit de propriété sur ces femmes, deux originaires d’Amarantie et une de l’Empire Luciférien, achetées au marché du Barnique. Cette affaire judiciaire a posé une question de droit sans précédent au Kaiyuan et la défense pointe le caractère anticonstitutionnel de la décision, qui contrevient au droit à la propriété, reconnu par l’Empire du Kaiyuan. Le procureur de la Couronne a quant lui considéré que des humains ne peuvent être considérés comme des biens… conformément à une autre disposition constitutionnelle de l’Empire. En fonction de ce que prévoit l’organisation juridictionnelle kaiyuanaise, l’homme a décidé de faire appel de cette décision.

      L’affaire a connu un important retentissement en Amarantie pour plusieurs raisons. La première tient aux relations très fortes que la Ligue garde avec la Cité Libre de Marinduque, cet ancien comptoir de la Ligue rétrocédé au Kaiyuan, où se situe la plus grande diaspora amarantine. La seconde est que la nouvelle survient dans un contexte où l’Etat du Barnique s’engage dans une [url=http://www.simpolitique.com/post315832.html#p315832] opération de communication pour promouvoir son territoire[/url]. La troisième enfin, tient à la [url=http://www.simpolitique.com/post312292.html#p312292]résolution AE-2033-21-04[/url] « appelant les ressortissants amarantins à respecter, à l’étranger, les us et coutumes des pays dans lesquels ils se trouvent ». La résolution, votée à une large majorité (sauf par la Céjanosie… et le Barnique qui ont voté contre), prévoit notamment que la Ligue Amarantine se garde le droit de se désengager de sa politique d’assistance à ses ressortissants si ceux-ci ne sont manifesté pas soumis à la législation locale, ce qui est le cas ici. Le Conseil Exécutif a en effet annoncé que la Ligue ne porterait pas assistance à l’homme condamné par la justice kaiyuanaise et qu’il se refuserait à procéder à son transfèrement. Autrement dit, l’homme est totalement dans les mains de la justice kaiyuanaise et exécutera sa peine là-bas. Le Barnique, gêné par cette affaire, ne l’a pas commentée officiellement, provoquant l’ire de l’Association des Propriétaires d’Aliénés qui estime que « l’administration barniquoise a honte de ce qu’est le Barnique et refuse d’assumer ses traditions ». Alors qu’aux élections parlementaires barniquoises, les propriétaires d’aliénés disposent en plus de la leur d’autant de voix qu’ils possèdent d’aliénés, le Gouverneur de l’entité, Ajakso Mondregor, est en très mauvaise posture pour être reconduit à son poste en 2035.

      [right]Ovidio Denas[/right][/justify]

Posté : lun. juil. 10, 2017 8:52 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]

      31 juillet 2033

      VSV et donc la Fagrasie passent sous pavillon vrye

      [img]https://i.imgur.com/qOQPyxw.png[/img]
      VSV contrôle cette petite entité bien à l’étroit[/center]

      La banque vrye Van Rothshild a annoncé il y a quelques fois avoir [url=http://www.simpolitique.com/post316151.html#p316151]racheté, à hauteur de 52 %, le conglomérat Van der Sar Vennootschap[/url], l’un des plus puissants du monde. Cette acquisition, dont les plus fins traders ont pu voir les prémices ces dernières semaines, est aujourd’hui acté et dans la foulée, le conseil d’administration a été remodelé au profit de cette dynastie vrye. Deuxième fils du directeur de la banque du même, Thomas Van Rothshild prend ainsi la direction du groupe, originaire de l’ancienne Fritzie et très présent en Amarantie, dans les secteurs de l’aéronautique, des chantiers navals, de l’électronique ou de la mécanique. Les Van der Sar passent ainsi le relais à une autre dynastie néerlandophone. Famille la plus riche du Vryheid, les Van Rothshild ont connu une incontestable success story. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’arbre généalogique, cette famille de peau noire était condamnée à subir la politique d’apartheid de l’Aleka dont elle était originaire. Ce n’est qu’à la fin du XXe siècle que ce nom devient le plus important de la politique vrye. Le patriarche Oswald Van Rothshild, simple employé de la bourse de la capitale alekane, décide de partir pour la Dytolie et tenter sa chance en Britonnie, une opération couronnée de succès, qui permet aux Van Rothshild de peser aujourd’hui près de 9 milliards de dollars et d’avoir un poids politique inégalable.

      La Cité-Etat de Fagrasie, condamnée à la faillite dans les années 1980, avait été contactée par les Van der Sar pour y implanter un aéroport international. Construit en bord de mer, l’aéroport est plutôt exigu compte tenu de l’étroitesse de l’entité sur laquelle VSV détenait dès lors son pouvoir, donnant lieu à ces images incroyables d’avion atterrissant quelques mètres à peine au-dessus de la tête des plagistes. Cette nouvelle infrastructure, qui a subi les foudres des mouvements écologistes, a toutefois permis d’assainir les finances de l’entité, la sauvant de l’exclusion de la Ligue. VSV est ainsi de très loin le premier employeur de l’entité. Même si la Cité-Etat de Fagrasie n’est pas à proprement parlant la propriété de VSV, elle l’est dans les faits : le gouvernement est élu démocratiquement, mais il est issu d’un parlement composé à moitié de représentants du peuple et de l’autre moitié de représentants amarantins des actionnaires. Tous les quatre ans, particuliers et actionnaires se rendent ainsi aux urnes pour élire leurs représentants. Ces institutions empêchent mécaniquement une majorité hostile au nouveau conglomérat vrye. Les prochaines élections, qui doivent normalement avoir lieu en mars 2034, risquent d’être avancées. Pour tenir compte du changement de direction, l’actuel chef de gouvernement de la Cité a annoncé son imminente démission. L’occasion sera ainsi donnée pour les Van Rothshild de détailler leurs projets pour la Cité-Etat. Le nouveau CEO s’est promis de ne faire aucune purge dans l’effectif actuel de VSV et mise sur le développement du potentiel aéroportuaire de la Fagrasie. Ces annonces restent toutefois insuffisantes pour rassurer les Fagrasiens, qui connaissent leur premier bouleversement politique majeur depuis plus de cinquante ans. Le reste Conseil exécutif se montre quant à lui très méfiant, craignant une ingérence de l’Algarbe dans les affaires amarantines, dans un contexte où le Barnique s’est déjà allié avec l’Empire Luciférien.

      [right]Lotario Karmenoj[/right][/justify]

Posté : sam. juil. 15, 2017 10:57 am
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]

      14 août 2033

      Les projets de VSV pour le port de Fagrase vont raviver la compétition portuaire en Amarantie[/center]

      D’après une information du [url=http://www.simpolitique.com/post316412.html#p316412]Waarheid[/url], le conglomérat VSV, récemment passé sous pavillon vrye, entend redynamiser le port de Fagrase, en projetant d’en doubler la superficie, notamment en gagnant du terrain sur la mer. Cette décision est un nouveau coup de théâtre pour une entité qui ne vivait jusqu’à présent essentiellement du transport aérien et de ses nombreux emplois indirects. Le port de Fagrase, resté longtemps atone, pourrait reconnaître une seconde jeunesse sous l’impulsion du Vryheid qui voudrait en faire le port d’entrée et de sortie des produits en provenance et à destination du Vryheid mais aussi de tout le Commonwealth, en Amarantie. Ce trafic est actuellement drainé par le port de Marejno, de la République maritime de Dentegorie, avec laquelle la Cité-Etat de Fagrasie se partageait les rôles. À la Dentegorie l’exclusivité des grands trafics maritimes, à la Fagrasie celle du transport aérien. Une relation d’interdépendance que le VSV des Van Rothshild entend cesser, d’autant que la Fagrasie est bien plus dépendante de la Dentegorie que la Dentegorie ne l’est de la Fagrasie.

      Cependant, la Dentegorie et le reste de l’Amarantie sont conscientes du potentiel énorme de la Fagrasie, qui pourrait à moyen terme se transformer en la première zone aéroportuaire du pays. Ces nouvelles ambitions ravivent non seulement la jalousie des autres entités qui avaient failli par le passé exclure la Fagrasie de la Ligue, mais aussi et surtout elles raviveront la compétition portuaire, une situation qui rappelle l’Amarantie des premiers siècles, celle de cités-Etats indépendantes, voisines, s’adonnant à une concurrence acharnée. Cette situation entrouvre déjà la possibilité d’une baisse des tarifs maritimes dans le pays, mais aussi la recherche d’innovations pour offrir des services à valeur ajoutée pour les clients. Si la Fagrasie capte la clientèle du Commonwealth au détriment de la Dentegorie, les autres entités vont devoir de nouveau développer leur propre diplomatie et se chercher leurs propres alliés, douchant ainsi les rêves des partisans d’une Amarantine fédérale et non plus confédérale. Parmi les autres challengers, les ports du royaume de Forluno souhaitent miser sur les bonnes relations entre le royaume et Siraccuzzia pour développer leur trafic, tandis que la Principauté de Movopolis mise sur sa classe nobiliaire pour obtenir de nouveaux marchés.

      [right]Lotario Karmenoj[/right][/justify]

Posté : mar. juil. 18, 2017 9:04 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      24 août 2033

      1 % du parc immobilier amarantin est composé de conteneurs maritimes

      [img]https://i.imgur.com/fDhpbWb.jpg[/img][/center]

      En Amarantie, on n’a pas de pétrole mais on aurait des idées ? C’est en tout cas le leitmotiv de plusieurs cabinets d’architectes, qui ont fait fortune dans la réhabilitation de conteneurs maritimes en logements, destinés principalement aux ménagés d’une ou de deux personnes. C’est que le container fait partie intégrante du paysage amarantin : la Ligue est une puissance mondiale du commerce maritime et la concurrence entre ses ports, relancée par l’arrivée de VSV en Fagrasie, a historiquement pris un tournant avec l’arrivée du conteneur, ce caisson métallique de 20 pieds de long, soit un peu plus de 6 mètres, pour une hauteur avoisinant les 2.50 mètres, et une largeur les 2.30 mètres. Cette prouesse technique toute en fer issue de la guerre et de ses besoins en ravitaillement a complètement harmonisé le marché mondial du transport maritime. Solide, étanche, modulable, il n’est pas souvent souligné pour ses qualités esthétiques, loin de là. Seule sa praticité compte.

      Néanmoins, c’est à partir de la fin des années 2010 que l’idée de les réhabiliter comme logements émerge. Le constructeur Kestdomo est le premier à concrétiser cette idée folle, en dotant en urgence un campus universitaire de la République de Caducée, de près de 200 logements. L’objectif était de pouvoir accueillir en nombre suffisant des étudiants, toujours plus nombreux, tout en garantissant des loyers faibles. Il a fallu à peine quatre mois pour bâtir l’essentiel du parc locatif, et c’est un délai que le constructeur garantit encore aujourd’hui aux particuliers qui font appel à lui. Habiter dans un conteneur exige nettement moins de gros œuvre que pour un habitat dit « classique », et celui-ci peut être aménagé sur mesure, le tout pour un prix défiant toute concurrence, en moyenne inférieur à 900 lires amarantines le mètre carré, près de 50 % moins cher qu’une construction classique. Mais au-delà de ce baptême du feu réussi, Kestdomo comme d’autres ont mené une longue et difficile campagne de communication pour séduire le grand public, initialement peu attiré à l’idée de vivre dans « un caisson en fer riquiqui qui pue le poisson ». Depuis quelques années maintenant, le marché de la construction de logements-conteneurs affiche une progression annuelle de 7 à 10 %. Une barre symbolique a été franchie en 2033 : désormais, 1 % des logements en Amarantie prend la forme de conteneurs aménagés, soit près de 250 000 logements. Après avoir parcouru le monde entier, les conteneurs passent donc une utile retraite au service des Amarantins.

      [right]Kaeso Petreius[/right]

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      [center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]

      À quoi pourrait ressembler une « union céruléenne » ?[/center]

      L’idée n’est pas nouvelle, certains la remontent même à l’Antiquité au temps des cités-Etats recouvrant le littoral : l’union céruléenne serait une nouvelle fois à l’étude, selon des sources proches de la diplomatie amarantine. L’idée que le bassin céruléen, composé d’une majorité de pays riverains à la mer du même nom, puisse être un ensemble suffisamment homogène, aux ambitions semblables, est mise en valeur par les partisans du projet. Jusqu’ici, aucune coopération formelle n’existe entre ces pays. Le partenariat le plus avancé est celui concrétisé le 13 avril 2032, par le [url=http://www.simpolitique.com/post304044.html#p304044]Traité de Duzzo[/url] entre la République de Siracuzzia et la Ligue de Montalvo. Ce traité aborde plusieurs volets, et jette les bases d’une politique de défense militaire commune, d’un espace économique commun par l’abrogation des droits de douanes, d’un espace de libre circulation des navires et de procédures facilitées pour la circulation des hommes. Les deux pays, qui entretiennent une amitié ancienne, ont ainsi mis en place une mini-organisation hostile aux comportements protectionnistes et nationalistes qui mineraient selon eux la coopération économique et diplomatique. Le Conseil exécutif amarantin, qui salue la mesure du traité, a déjà fait part par le passé de sa volonté de se joindre à un telle organisation, si les pays signataires le souhaitent.

      Des pays comme le Royaume des Deux-Lucagnes ou même l’Aminavie seraient intéressés par une telle union. Le premier entend faire peser ses importants effectifs militaires dans la balance, mais ses positions tranchées dans le conflit caskare risquent de lui être préjudiciable, d’autant que le Caskar est certainement le plus céruléen des pays de ce monde. La logique d’une politique de défense militaire commune sous-entend une certaine harmonisation de la diplomatie des pays signataires, ce qui, compte tenu des ambitions militaristes lucanciennes, risque d’être difficile. L’Aminavie estime quant à elle sa place légitime dans une telle union en raison de sa position géographique, bordant la Mer Céruléenne et étant voisine du territoire de la capitale montalvéenne et du territoire algarbien des Deux-Lucagnes. Or, l’épisode du blocus aminavien contre l’Empire Luciférien, au début de l’année, rappelle que la paix n’est pas vraiment effective au sein de la Cérulée. Et le conflit interne au Caskar en est là encore la plus belle illustration. C’est plutôt la coopération économique la Ligue amarantine recherche, par l’abolition de droits de douanes avec son voisin montalvéen, mais aussi avec la République de Siracuzzia, avec laquelle l’Amarantie ou tout du moins certaines entités comme le Royaume de Forluno ont des relations plus que cordiales. Nulle mention pour l’instant d’une union militaire. Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno résume ainsi les enjeux d'une telle union :
      • « Avant de parler de politique de défense commune en Cérulée, il faut que la paix règne dans la même Cérulée. Et pour obtenir la paix, les pays céruléens doivent commercer en toute intelligence, avec le minimum de barrières entravant cette activité. Le chemin de l'Union Céruléenne devra être très progressif et se décomposer en plusieurs étapes bien distinctes. D'abord, un travail de réflexion doit être fait autour des exportations et des importations de chaque pays céruléen, pour savoir où se situent les besoins et où se situent les fournisseurs. Inutile d'aller chercher en Ventélie ce que l'on peut trouver en Dytolie. Une fois cette étape franchie, les gouvernements des pays signataires doivent abolir les barrières douanières tarifaires et non tarifaires : cette étape est symbolique car c'est à ce moment que les pays actent officiellement qu'ils se font confiance mutuellement et qu'ils ne voient pas dans leurs voisins des concurrents, voire des ennemis qui pourraient menacer leur économie domestique. Ainsi interdépendants, les conditions de la paix entre les pays céruléens sont réunies, et une politique de défense militaire commune est envisageable. Cela peut prendre plusieurs années. »
        [right]- Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno[/right]

      [right]Tiberius Baro[/right][/justify]

Posté : mer. juil. 19, 2017 9:50 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      27 août 2033

      Hadeso Kavaliro élu à la présidence de la République maritime de Dentegorie

      [img]https://i.imgur.com/bX7auZJ.jpg[/img][/center]

      Le chef de file du Parti libéral-démocrate, Hadeso Kavaliro, a été élu à l’issue d’un scrutin sans surprise qui s’est déroulé au Parlement de la République de Dentegorie. Inconnu dans le monde politique il y a à peine trois ans, l’homme de 45 ans a très vite monté les échelons du pouvoir. Une ascension qui s’est accélérée lorsque le président sortant annonça en février dernier sa démission pour des raisons de santé. Peu préparé à cet évènement soudain, le parti libéral, largement majoritaire au Parlement, s’est engagé dans une âpre bataille interne pour désigner le successeur. En Dentegorie, c’est le Parlement qui élit le président de l’entité pour un mandat de cinq ans. Dans le régime présidentiel qui caractérise l’entité, le président a un rôle certain puisqu’il conduit la politique intérieure, représente la république à l’étranger, et détient d’autres pouvoirs dignes d’un monarque. La Dentegorie est par ailleurs la première puissance économique de la Ligue amarantine, elle représente plus de 20 % du PIB du pays national, lui conférant une certaine mainmise sur les affaires non plus seulement dentegoriennes mais amarantines.

      Au terme du congrès du parti libéral-démocrate, le nom de Hadeso Kavaliro, s’est finalement imposé comme figure du renouvellement. Eloigné du profil du militant classique, Hadeso est avant tout un héritier, celui de l’empire naval constitué par Zmitro Kavaliro, ancien transitaire maritime qui a réinvesti sa fortune gagnée dans plusieurs opérations de fusions-acquisitions dans le secteur. Sa plus grande opération fut l’entrée dans le capital de [url=http://www.simpolitique.com/post304569.html#p304569]Navigroso[/url], le constructeur siracuzzain de navires de transport et de plaisance. À ce titre, Zmitro partage ses semaines entre Marejno, la capitale de la Dentegorie et la Città. Le jeune Hadeso accompagne très souvent son père dans ces déplacements et apprend les rouages du métier. Loin de s’adonner aux loisirs de ses jeunes de son âge, Hadeso a toujours préféré la compagnie des adultes. Peu disert sur sa vie privée, Hadeso Kavaliro cultive son propre style jusqu’à sa tenue vestimentaire largement inspirée des modes masculines de la République Sérénissime. C’est précisément ce que lui reprochent ses opposants : n’être qu’un cheval de Troie siracuzzain dans l’arène politique dentegorienne et amarantine. Il s’en défendra et rappellera, de manière humoristique qu’il n’est pas le cheval mais le cavalier qui le monte. « Kavaliro » signifie en effet « chevalier » en espéranto. Un brin orgueilleux, assurément ambitieux, il affirme n’avoir aucune honte d’apprivoiser le cheval ailé qui orne le drapeau de la République Sérénissime. Se défendant par ailleurs d’être un simple héritier, Hadeso Kavaliro met en avant ses propres réussites économiques, en convainquant notamment le croisiériste [url=http://www.simpolitique.com/post310869.html]Haltamar Krozoj[/url] de se constituer une flotte composée de navires de Navigroso. Définitivement pressé, le tout nouveau président fera sans surprise son premier voyage officiel à l’étranger auprès du petit Etat de Siracuzzia, sans qui rien n’aurait été possible pour lui.

      [right]Maximus Lurio[/right][/justify]

Posté : jeu. juil. 20, 2017 10:03 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
      31 août 2033

      L'économie de moins en moins réelle du Lianwa

      [img]https://i.imgur.com/6h1F6xm.png[/img][/center]

      La République du Lianwa a voté aujourd’hui une [url=http://www.simpolitique.com/post316781.html#p316781]loi visant à garantir davantage le secret bancaire sur son territoire[/url]. Une décision peu surprenante qui survient dans un contexte de concurrence internationale entre paradis fiscaux, contre lequel même le quotidien amarantin pro-business Marborda Anoncanto a mis en garde dans [url=http://www.simpolitique.com/post312660.html#p312660]son édito du 30 avril dernier[/url]. Déjà, il y a quelques mois, les Abrigs avaient eux aussi décidé d’aller plus loin dans la garantie de leur secret bancaire, y voyant un moyen de sortir de sa crise économique actuelle alors que c’est au contraire la cause de cette même crise. L’histoire tend à se répéter : le Lianwa perdra probablement en 2034 son statut de première puissance mondiale au profit de la Ligue de Montalvo ou même de la Ligue amarantine, et tente par cette loi de réaffirmer sa suprématie. Seulement, à qui profitera le secret bancaire lianwandais ? Essentiellement aux activités les plus capitalistiques, déconnectées de l’économie réelle, c’est-à-dire en premier lieu la finance. La machine industrielle, en revanche, reste en panne : le Lianwa ne produit rien à proprement parler à part du riz et quelques produits de la mer, il n’est qu’un facilitateur de la circulation de capitaux sur lesquels il s’octroie une généreuse rente.

      Les opposants au secret bancaire le rappellent bien assez souvent : le secret bancaire est un cadeau que l’on offert aux malfaiteurs voire même aux organisations terroristes, en leur proposant de blanchir leurs fonds, en empêchant les autorités publiques d’accéder aux comptes des administrés suspects. Mais au-delà de ce cas extrême, pas si rare cela dit, le secret bancaire avait été conçu comme n’importe quel secret professionnel qui astreint certaines professions comme les médecins ou les avocats, d’empêcher les Etats de geler les avoirs de leurs administrés en temps de guerre notamment, de s’immiscer dans leurs comptes à des fins politiques. Protéger à la fois l’intégrité physique et la propriété des citoyens. Une intention a priori louable, rapidement détournée, utilisée afin de s’extraire de ses obligations fiscales. Le Parlement du Lianwa ne s’en cache d’ailleurs pas : s’il renforce son secret bancaire, ce n’est pas pour protéger les comptes bancaires mais pour dévoyer de riches entreprises et particuliers. Il est toujours regrettable de voir un pays qui dépense autant dans l’éducation de ses citoyens et à leur développement de leurs savoirs mais aussi de leur esprit critique se soumettre autant aux intérêts économiques et stratégiques d’entreprises très majoritairement court-termistes, qui ne regardent que la rentabilité à trois mois. Parmi tous les paradis fiscaux, nos confrères de Marborda Anoncanto portaient des espoirs dans le Lianwa alors qu’en réalité, il ne fait que suivre aveuglement le chemin suivi par de très petits pays insulaires. Ce secret bancaire n’est pas à la hauteur d’une première puissance économique mondiale qui se respecte mais au contraire l’aveu d’un pays qui ne croit pas en ses ressources productives, et qui se laisse bercer par les complaintes d’une poignée de financiers dépourvus de la moindre vision à long terme.

      [right]Virga Naŭsilo[/right][/justify]

Posté : dim. juil. 23, 2017 11:33 am
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      8 septembre 2033

      L’Empire Luciférien vote pour sa recentralisation après un scrutin douteux

      [img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/06/20/170620125730978633.png[/img]
      Marie-Claire Boyer, Première Ministre d’Orlanie, est la grande gagnante de ce scrutin[/center]

      Depuis plusieurs mois, les six sociétés lucifériennes s’engageaient dans un âpre débat : faut-il ou non réformer les institutions de l’Empire, notamment par une recentralisation de la diplomatie et des prérogatives militaires ? Autrement dit, l’Empire Luciférien doit-il adopter une organisation semblable à celle de l’Amarantie, avec une armée et une monnaie communes, le reste des prérogatives restant décentralisées ? Cette réforme, qui a émergé après les hostilités entre différentes sociétés, vise officiellement à empêcher tout conflit militaire interne, mais dans les faits, elle vise à ce que le Royaume d’Orlanie et son allié la Principauté de Mélogne obtiennent la mainmise sur tout l’Empire. La Générale Marie-Claire Boyer, Première ministre du royaume d’Orlanie, devient ainsi la femme forte d’un Empire, qui a ces dernières années rapidement balayé plusieurs siècles d’isolationnisme sur la scène internationale. Une victoire qui ne risque pas de satisfaire la République d’Aminavie, plus au nord, contre laquelle l’Empire s’était affronté au cours du blocus maritime.

      Comment cette réforme, impensable il y a encore un an, a pu-t-elle être adoptée ? Le procès-verbal de la séance du Conseil Impérial rend compte de la mystérieuse absence de la Reine Néfertiya IV d’Hyptatie, une des plus virulentes opposantes à cette réforme, à côté de Torok Ier, Protecteur de la Fédération de Kaluna et, dans une moindre mesure, du roi de Tyronar, Hector Ier. Une absence d’autant plus étrange quand on sait que la Reine, qui quitte rarement son royaume, mettait un point d’honneur à assister à cette séance. Seul le Grand Vizir du Royaume de Hyptatie, Son Excellence Rekhmirê, pouvait la remplacer mais celui-ci était au même moment en Amarantie, au Royaume de Forluno, loin, trop loin de l’Empire. Un désastreux concours de circonstances pour les opposants à la réforme, qui remettent déjà en cause la sincérité du scrutin. Officiellement, la Reine Néfertiya IV était souffrante mais dans son entourage, on affirme que même à l’agonie, elle se serait rendue au Conseil Impérial et on ne croit nullement à ce motif, de quoi alimenter tous les soupçons. Une situation que connaît trop bien l’Amarantie, qui ne compte plus le nombre de fois où elle s’est confrontée à des scrutins aussi troubles, sur des réformes pourtant essentielles. L’Empire luciférien est plus que jamais amarantin.

      [right]Lotario Karmenoj[/right]

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      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

      La Baronne Ottilia Renarde-de-Feu lance sa ligne de mode

      [img]https://i.imgur.com/M2zyWzc.png[/img][/center]

      La Baronne Ottilia d’Urnavuk a officiellement lancé son projet de ligne de mode de luxe baptisé [url=http://www.simpolitique.com/post316963.html#p316963]Rød Vixen[/url]. Présente uniquement sur Internet, la marque propose ses premiers articles à destination du monde entier. Rød Vixen est l’aboutissement de longs mois de travail de la Baronne, qui a mis en place une stratégie de concentration verticale, en se fournissant directement auprès de ses propres élevages caprins, pour obtenir la douce laine angora nécessaire à la confection. La fourrure et la soie sont quant à elles importées du Vonalya et du Kaiyuan. Toutefois, cette année, la production de laine est en demi-teinte, moins importante que prévu. Cela risque de se ressentir sur les stocks finaux, et Rød Vixen pourrait avoir beaucoup de difficultés à honorer ses commandes de produits à base de cette matière noble. Le cheptel ne s’est pas encore adapté au rythme de la tonte régulière, et il peut s’écouler plusieurs années avant qu’il s’y suive ce rythme semi-industriel. Plusieurs agences de mannequinat amarantines ont également exprimé leur souhait de travailler avec cette nouvelle marque.

      [right]Giancarlo Roscoe[/right]

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      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]

      Ibrahim Ould Abbès veut imposer le football-spectacle à Movopolis[/center]

      Malgré l’échec de ses investissements, le Baron Ibrahim Ould Abbès, qui échappe encore la banqueroute grâce à la bonne santé financière du Crédit Movopolitain, ne semble pas découragé. Après quelques mois d’existence à peine, le journal Movopolis Times a tiré son dernier numéro tandis que le centre commercial Nokostous a fermé ses portes, laissant aujourd’hui près de 12 000 mètres carrés en vente. Mais c’est surtout la passion pour le football qui anime le noble aminavien. Ses fastueux travaux de rénovation du stade de Movopolis ne seront pas amortis avant plusieurs décennies et pour cause : le Movopolis et plus largement l’Amarantie ne sont pas des terres de football. La Ligue a toujours préféré les sports privilégiant les contacts corps-à-corps masculins, et au premier chef la lutte gréco-romaine, jugé comme un sport beaucoup plus noble que le soccer, d’origine britonne, moins médiatisé et sponsorisé cela dit. Ce n’est pas dans un stade que le Baron aurait dû investir mais dans un dojo. À bon entendeur.

      Cette information aurait pu être amusante si l’Aminavien n’avait pas décidé de gâcher ses terres arables au profit de la construction de centres d’entraînement de football, en pleine campagne. Si même le Prince de Movopolis – pourtant discret sur les investissements de ses nobles - s’en émeut, au point d’envisager le veto sur ce projet, c’est qu’il y a urgence. Un mouvement d’opposition à Ibrahim Ould Abbès s’organise et le Prince, pourtant si prompt à encadrer ce genre de mouvements hostiles à l’ordre public, semble laisser faire. Sa Majesté n’a visiblement pas perdu toute sa tête. Les autres nobles, eux, se murent dans le silence, laissant leur homologue s’empêtrer dans ses investissements en espérant sa faillite personnelle.

      [right]Faenia Natalis[/right][/justify]

Posté : lun. juil. 24, 2017 9:47 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      12 septembre 2033

      EDITO – Sengaï : une Gay Pride, pour quoi faire ?[/center]

      Note : Un édito n’engage que la responsabilité de son auteur, il ne saurait être représentatif ni de l’opinion du journal, ni de celle de tous les Amarantins.

      Que le monde étranger observé sous la loupe amarantine paraît fou. Le Sengaï a [url=http://www.simpolitique.com/post317061.html#p317061]sévèrement réprimé une « marche des fiertés » organisée à Pan Ranong[/url]. Dans les sociétés hétérocentrées, c’est au moyen de couleurs et de déguisements que les homosexuels revendiquent leur présence. Mais déjà, revendiquer sa présence, c’est admettre sa soumission à l’ordre hétérosexuel. Nul homme qui aime la compagnie des hommes ne devrait s’excuser de ne pas préférer de passer son temps avec un sexe faible. Si le Sengaï semble nourrir depuis plusieurs années une certaine obsession sur l’homosexualité, il aurait tort de la considérer comme une marque de modernisme, elle est et restera éternelle. La vraie camaraderie des hommes n’est pas dans ce défilé de mode, mais là où on ne l’attend pas. Dans le monde islamique, qui peut imaginer que les fidèles d’une mosquée ne s’adonnent aux ablutions que par impératif religieux ? Les hommes musulmans éprouvent éminemment du plaisir à s’observer et à s’aider « entre frères », l’islam n’étant là qu’une couverture. Sur les chantiers, où les femmes sont exclues, qui peut imaginer que les hommes n’éprouvent pas un minimum de plaisir à sentir la transpiration de leurs collègues pour pouvoir travailler avec eux quotidiennement, toute la journée ? Des exemples comme ceux-ci peuvent se multiplier à l’infini. Le Sengaï ne fait pas exception à la règle et adopte d’ailleurs la même position que l’Amarantie, à savoir que la « Gay Pride » dégrade l’image des homosexuels. Depuis des décennies, l’Amarantie et plus particulièrement la Céjanosie promeuvent le retour à des formes de camaraderie plus viriles, où il n’est nulle question d’adopter les codes vestimentaires du sexe faible, comme le proposent les marches des fiertés. Le Sengaï perd son temps à bannir ces relations de camaraderie nécessaires à l’unification de sa société. L’union avec le sexe faible manipulateur et spoliateur affaiblit et appauvrit l’homme tant financièrement qu’intellectuellement. La veuve noire dévore son partenaire une fois la semence déposée et c’est précisément ce qui se passe dans les sociétés modernes. Une fois le sexe faible ensemencé, l’homme doit fuir, et vite.

      [right]Horasiu Zamfir[/right]

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      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]

      Avortement : les nobles movopolitains condamnent les femmes violées à la double peine[/center]

      Habituellement endormi, le Conseil Nobiliaire de la Principauté de Movopolis se fait entendre depuis quelques jours. En cause, un [url=http://www.simpolitique.com/post317108.html#p317108]projet de loi assouplissement l’accès à l’avortement[/url], déposé par la baronne Alexandrine Tar D'Omnes. Le texte de loi ne prévoit que d’étendre la possibilité de l’avortement aux cas des femmes violées et aux maladies mentales attestées, mais l’opposition est particulièrement virulente. En tête de ce front d’opposition, la Baronne Ottilia Renarde-de-Feu a été très active sur les réseaux sociaux pour défendre le status quo, à savoir un accès très restrictif à l’avortement, dans le cas où la vie de la mère est engagée. Une femme violée doit-elle subir la double peine ? Après le viol, l’obligation pour elle d’élever un enfant né dans la haine et la violence qui lui rappellera chaque jour l’agression dont elle a été victime ? Les opposants prétendent se soucier du sort de l’enfant. Mais que lui répondra-t-on quand il demandera à connaître son père ? Car cette question le taraudera jusqu’à sa mort. Et la solution du baron thorvalois Påske Froskersen d’abandonner l’enfant dans des orphelinats, même gracieusement financés, est-elle souhaitable ? L’enfant portera tout au long de sa vie le fardeau de l’être abandonné, de la même manière que la mère aura porté le fruit non voulu d’une agression qui l’a encore moins été.

      La Profanino témoigne de son soutien à la baronne Alexandrine Tar D'Omnes contre les attaques gratuites et idéologisées dont elle est victime. Dans un pays où les hommes perçoivent les femmes comme des réceptacles à semence, sa parole est courageuse. La Communauté des Melgares et la Cité-Etat des Octaves ont par ailleurs eux aussi témoigné de leur soutien, face à cette opération de lynchage public.

      [right]Egina Marcidor[/right]

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      Brèves
      • L'AMARANTIE, PAYS DES LIBERTÉS INDIVIDUELLES ? C'est en tout cas l'enseignement que l'on peut tirer du rapport 2033 de l'Indice de Considération des Populations, relayé par les [url=http://www.simpolitique.com/post317123.html#p317123]Brèves Eskhanes[/url]. Un titre qui n'a pas manqué de faire bondir les mouvements féministes et anti-esclavagistes d'Amarantie. Autre curiosité : l'indice n'attribue qu'un faible 7/10 au critère "Etat de droit", alors que les Amarantins ont une culture de l'Etat de droit plus qu'imprégnée en eux, avec des [url=http://www.simpolitique.com/post310711.html#p310711]rites[/url] et [url=http://www.simpolitique.com/post315270.html#p315270]d'autres[/url] à la limite de l'absurde, mais qui témoignent pourtant de la force symbolique qu'ils accordent à la Loi. Tous ces critères font au final l'Amarantie le deuxième pays du classement, à la surprise générale, derrière le Vonalya, mais largement devant le voisin montalvéen. Le Conseil exécutif amarantin s'est félicité d'un tel titre, après avoir digéré tant bien mal celui de [url=http://www.simpolitique.com/post301583.html#p301583]pays le plus corrompu du monde[/url] en février 2032.
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Posté : jeu. juil. 27, 2017 8:47 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      21 septembre 2033

      L’eau, source de conflits en Alilée, a encore manqué cet été

      [img]https://i.imgur.com/398fEZ8.png[/img][/center]

      L’accès à l’eau potable est un problème de très longue date en Alilée, remontant à la fin de la colonisation de l’île au XIXe siècle. Longtemps restée un habitat hostile, l’Alilée concentre aujourd’hui environ 40 % de la population amarantine, une envolée due au potentiel économique certain de l’île, mais surtout grâce aux progrès initiés par le Royaume de Forluno en matières d’irrigation et d’assainissement de l’eau. À la base de cette invention, Eŭstaĥo Nistor, fondateur de la dynastie royale régnant encore sur ces terres, qui s’inspire de ce qui se pratique à Siracuzzia pour l’appliquer en Alilée. C’est que l’eau est à la fois un problème et une carence en Alilée : un problème lorsqu’il était sous sa forme marécageuse, vectrice de maladies, un problème aussi quand elle inonde les cultures généralement juste avant la moisson, après des pluies torrentielles en septembre et octobre. Mais elle est une carence en été, où la pluie se fait rare, en particulier dans les zones semi-arides de Spongorie ou de Haute-Alilée, contraignant les entités concernées à des mesures de préservation de cette denrée raréfiée, souvent au détriment de l’économie locale.

      Les entités estiment être les victimes d’un Royaume de Forluno, qui s’accapare l’eau dans des proportions plus que nécessaires. Le dogme populationniste du royaume, et son économie tourné vers l’agriculture et l’industrie chimique et agro-alimentaire, des activités très consommatrices d’eau, sont pointés du doigt. La Principauté de Movopolis dénonce, quant à elle, un chantage politique de la part du Forluno, qui est son principal fournisseur en eau assainie. Le mètre cube d’eau peut être 50 % plus cher à Movopolis, en Spongorie ou en Haute-Alilée qu’au Forluno. Mais ce litige aquatique ne semble pas soucier le Conseil exécutif outre-mesure, la majorité des entités se situant en Amarantie continentale et ne connaissant pas les problèmes de leurs homologues insulaires. Pour lutter contre l’ogre forlunien, les autres entités aliléennes souhaitent mutualiser les moyens mais entre une principauté à la botte d’une classe nobiliaire soucieuse de ses intérêts propres, un Etat autonome de Haute-Alilée qui consacre la liberté comme valeur absolue – y compris celle de remplir sa piscine privée – et une République de Spongorie mafieuse dont l’industrie minière est gourmande en eau, l’entente risque difficile et le problème… insoluble.

      [right]Vaclavo Minea[/right]

      Brèves
      • REMUE-MENAGE AU MOVOPOLIS. La rentrée de septembre est très animée pour la classe nobiliaire. Le Baron Ibrahim Ould Abbès, attristé par le décès de sa mère et pénalisé par des investissements infructueux, a tenté vainement de se donner la mort. Visiblement dépassé par les évènements, le Thorvalois Påske Froskersen, déjà en marge de cette classe, ne compte pas renouveler son titre et le propose aux enchères. Enfin, le conflit sur réseau social entre la Baronne Ottilia Renarde-de-Feu et la Baronne Alexandrine Tar D’Omnes s’éternise. Les deux femmes, qui s’étaient initialement écharpé sur la question de l’avortement, entretiennent aujourd’hui une relation d’adversité, qui ne semble pas s’atténuer.
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Posté : ven. juil. 28, 2017 7:17 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
      24 septembre 2033

      Le lobby des semenciers mène la guerre contre la République de Grande-Rufade

      [img]https://i.imgur.com/oUeqnuo.png[/img]
      L’objet du délit se trouve dans ces petits sachets : des graines non adoubées par le lobby semencier[/center]

      Les armes du capitalisme sont impitoyables, et la République de Grande Rufade en sait quelque chose. Cette grande entité, au nord-est de l’Amarantie, qui a le malheur de pratiquer une agriculture restée essentiellement traditionnelle, se trouve aujourd’hui en difficulté. Son tort est d’utiliser des semences non homologuées, c’est-à-dire non conformes à la liste éditée par la Commission de l’agriculture du Conseil exécutif de la Ligue amarantine. En raison de l’autonomie accordée aux entités, cette liste a un intérêt uniquement consultatif et vise à recenser les semences « capables de répondre aux défis économiques et sanitaires ». Une liste essentiellement dictée par les grands noms agroalimentaires tels que le konzern alekan Astoriaz ou le groupe soverov RIG (Rog Izobiliya Gruppa). La Grande-Rufade, elle, pratique avec succès le partage de ses semences. On ne parle pas ici d’organismes génétiquement modifiés (OGM), interdits dans l’entité, mais de variétés présentant des spécifiques particulières, qui font la renommée des fiefs de la Grande-Rufade. Pour se protéger de toute appropriation commerciale, les codes génétiques de ces semences sont inscrits au domaine public, et tout le monde peut les utiliser.

      En 2030, plusieurs agriculteurs grand-rufadais ont été poursuivis par les géants agricoles cités pour avoir réutilisé les graines de leurs semences issues d’une première récolte. C’est pourtant ainsi que tourne le monde puis des millénaires : toutes les civilisations font repousser leurs cultures de l’année précédente grâce aux graines obtenues par la moisson précédente. Plutôt que de payer des royalties indues, les agriculteurs ont privilégié le retour à des semences locales, pour n’avoir plus de compte à rendre auprès de ces groupes. Perdant ainsi leur moyen d’action, les semenciers ont exercé un lobbying très fort auprès de tous les dirigeants amarantins pour interdire la culture de semences non homologuées, de semences « clandestines » pour reprendre leur terminologie ! Le Conseil exécutif n’a pas obtenu la majorité nécessaire pour répondre à cette exigence mais la commission d’agriculture a édité une « liste indicative » pour « guider » les exploitants agricoles. Risible selon le lobby, qui dégaine alors son nouveau plan d’attaque : faute de mesure sur tout le territoire amarantin, il décide de faire pression sur la Grande-Rufade autrement. Moyennant quelques échanges de bons procédés et de pots-de-vin, il convainc des pays tiers et d’autres entités amarantines de ne plus importer de produits agricoles en provenance de la Grande-Rufade, mais de privilégier au contraire le Royaume de Forluno, en passe de lui substituer le titre de « grenier de l’Amarantie ». Le cas de la Grande-Rufade émeut très peu de monde, les entités voisines n’attendant qu’à ce qu’elle chute pour s’accaparer quelques terres de sa grande superficie.

      [right]Egina Marcidor[/right]

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      [center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]

      La guerre des chiffres du Wildhorn[/center]

      [url=http://www.simpolitique.com/roi-trefle-dame-coeur-t14896.html#p317651]Près de 650 000 personnes se seraient retrouvés partout au Wildhorn[/url], pour manifester contre la Britonnie spencériste, marquant ainsi le divorce, depuis longtemps pressenti, entre la république gaélique et l’Union Panocéanique. Cette mobilisation semble toutefois bien trop importante pour être réaliste, puisque cela signifierait que près de 65 % de la population totale du Wildhorn ait battu la pluie annonciatrice de l’automne pour marquer son mécontentement. D’autant que le motif de ce rassemblement paraît bien futile, trouvant son origine dans le conflit entre la présidente wildhorner Kate Nightingale et la Première ministre britonne, Margaret Spencer, que les plus sceptiques qualifient de « crêpage de chignon ». Quelle que soit l’authenticité des chiffres annoncés par le Wildhorn, la surprise vient de la formidable capacité de mobilisation des ultra-nationalistes. Près de 65 % de la population totale du Wildhorn ne trouve aucun inconvénient à être affilié de près ou de loin à l’extrême droite. Le nationalisme est certes très présent au Wildhorn, mais jamais encore les mouvements radicaux n’ont pu en profiter et concrétiser ce soutien. Ils sont aujourd’hui aux portes du pouvoir, en la personne de Jack Hammerkop, prétendant au trône, suppléé par son futur Premier ministre Anthony Grebe. Aussi peu probable que la mobilisation fût d’une pareille ampleur, il est improbable que le nouveau soit soutenu de manière sincère. Un changement aussi soudain de régime pose naturellement des questions quant à la culture politique de la population wildhorner, prête à un saut dans l’inconnu. Malgré leur degré de politisation officiellement élevé, les Wildhorners mêlent l’espoir et l’insouciance au profit d’un homme à qui ils donnent les clés du pays, à moins que ce ne soit un chèque en blanc.

      [right]Prospero Kraŭzol[/right][/justify]