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Posté : mer. mars 09, 2016 3:25 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


L'astronomie, discipline scientifique maitresse.
26 juillet 2029

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/10/1457534635-tour-d-astronomie-abbatiale.png[/img]
Observatoire abbatiale, photo prise le 28 mars 2029
à l'abbaye Sankt Magnhild de Viborg.
[/center]
Les Thorvalois ont les yeux rivés vers le Ciel et peuvent oublier ce qui se passe sur terre. Depuis le début de la décennie, le pays fait face à un intérêt grandissant pour l'astronomie. La discipline, aussi vieille que le monde, se marie bien avec le fort sentiment religieux, et celui-ci semble être la cause première du renouveau. Les cieux fascinent et subjuguent. Il est difficile d'user du télescope, de patiemment y observer les astres et d’humblement étudier les mystères de l'immense firmament, sans penser au Créateur de tout ceci ; dont les étoiles et les nébuleuses racontent la gloire. Pour cela, il suffit de tendre l'oreille. Dès lors, déceler les mécanismes et l'ordonnancement de l'Univers revient à se rapprocher de Dieu et à en approfondir la connaissance. Il n'est alors guère étonnant que les membres des communautés d'astronomes et d'astrophysiciens du royaume affirment sans retenue leur croyance en Christ et présentent leur métier comme un puissant soutien à leur Foi. L'observation professionnelle se réalise sur douze sites associés aux universités thorvaloises, et qui sont bâtit soi en zone semi-rurale, dans la périphérie des villes, soi intramuros. Les dits observatoires sont pour la plupart des tours d'apparence néogothique ou néo-renaissance, de trente à quarante mètres de haut avec un dôme au sommet. Le haut, auquel on accède par un escalier à colimaçon ou un petit élévateur, comporte la salle d'observation munit en règle générale d'un télescope, d'une lunette astronomique, de tables-bureaux et d'un planétarium. L'étage inférieur accueille la bibliothèque et les étagères d'archives scientifiques. Enfin, les niveaux les plus proches du sol comportent une chapelle, un réfectoire, une cuisine et des chambres. Ce sont en effet de véritables lieux de vie, alors que les astronomes thorvalois savent, lorsque les observations sont les plus fréquentes, c'est-à-dire par nuit dégagée, s'y enfermer pendant un mois entier. Les journées sont faites d'écrits, de lectures, de travaux divers et de repos, tandis que les nuits sont complètement dévouées aux astres. Les champs d'études sont l'astronomie et l'astrophysique en général, toutefois, chaque site possède sa spécialité parmi lesquelles figurent la planétologie, la recherche stellaire, la recherche solaire, la recherche galactique et la recherche inter-galactique. Les professionnels sont en contact avec les amateurs dont la curiosité pour le firmament sert et aident aux travaux des premiers. Ainsi, il n'est pas rare au Thorval de trouver des clercs astronomes amateurs, ni de tomber sur abbayes et monastères possédant leur propre petit observatoire communautaire. Le monde laïc n'est pas en reste non plus avec les nombreuses confréries locales d'astronomes amateurs, patronnées par Saint Dominikus. Du reste, il n'est pas nécessaire d'être équipé, il suffit de lever la tête et de contempler le ciel constellé d'étoiles à l’œil nu. Les gens le savent parfaitement. Les politiques économiques récentes couplées aux directives sur l'éclairage public urbain (éclairage très peu fréquent à la campagne) ont rendu un fier service à tous les observateurs des astres en amenuisant de manière significative la pollution industrielle et lumineuse. Si bien que la nuit tombée, trouver un endroit adapté n'est pas difficile. On a l'embarras du choix aussi bien dans les faubourgs, que directement en ville, et à la campagne à plus forte raison encore. Ces réalités ne sont pas qu'au Thorval et on les rencontre en Alméra centrale, notamment dans l'espace Fiémançais. En dépit de ces excellentes conditions, les astronomes thorvalois de métier ont un regret : celui de ne pas profiter d'un satellite pour l'observation depuis l'espace. Des projets existent pour les en doter mais n'avancent qu'à pas de tortue, à cause de l'annihilation du parc satellitaire mondial par l'URKR en 2022, toujours fraiche dans la mémoire des élites.[/justify]

Posté : mar. mars 15, 2016 5:09 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


Essai pour des drones postaux.
16 août 2029

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/11/1458061250-facteur-thorval.png[/img]
Vue d'artiste d'un facteur thorvalois.[/center]
Au Thorval, la distribution du courrier s'effectue via des facteurs qui se déplacent soit en bicyclette, soit à pied, soit à dos de cheval ou de mulet pour les pays montagneux. Le crédo est de maintenir le service peu importe la météo et de ne mépriser personne, pas même les villages les plus isolés et les plus reculés du royaume. Dès lors, l'idée de se doter d'un ou deux drones fit peu à peu son chemin. Les facteurs s'en inquiétèrent mais on les rassura bien assez tôt, arguant que les machines ne seraient déployées que dans des cas précis et qu'eux resteraient encore longtemps, l'épine dorsale des services postaux. Tout était donc prêt pour l'essai du 14 août, devant relier la cité de Tversted à Lundhaus, village de bûcherons sis sur une clairière de l'Aslefden, dense forêt conifèrienne qui tapisse les environs de la ville. L'appareil décolla à sept heure du matin et progressa sans encombre quand, à un kilomètre au nord-ouest de la forêt, et alors qu'il survolait le hameau Sankt-Anders, le drone essuya plusieurs tirs de carabine et vint s'écraser près d'une rivière. A la suite de l'incident, Thøger Knudsen, en charge de l'expérience, a déclaré celle-ci concluante, et la possibilité d'user d'engins volant a sans doute été abandonnée.

Cinq malades liés à l'ours.
16 août 2029

Cinq villageois de Dronninglund, situé dans la banlieue rurale d'Adursted, ont été conduit durant la nuit à l’hôpital royal Saint Michel pour des fièvres, des vomissements et des nausées. Divers examens permirent de diagnostiquer une trichinose. Un traitement leur a été administré afin de tuer les vers logés dans l’intestin et d'éviter leur prolifération ailleurs dans le corps. Les services sanitaires de la Couronne se sont rendus sur place et ont demandé à examiner les restes de la viande d'ours qui fut mangée lors du banquet villageois à l’occasion de l'Assomption de Marie, dans la soirée du 15 août. L'examen de la chair laissa le personnel perplexe. Celle-ci était cuite comme conseillée et présentait une couleur brune à cœur, sans trace de parasite. Personne d'autres dans le village n'était d'ailleurs malade, en toute logique. La réponse arriva quelques heures plus tard via l'un des contaminés qui admit que lui et ses compagnons avaient consommé un petit morceau de viande crue au moment de dépecer l'animal, le 13 août dernier. Le traitement rapide après les premiers symptômes et l'infestation peu massive (d’où la phase silencieuse des trois jours suivant l'infection, du 13 au 16 août, sinon les effets seraient apparus au bout de quelques heures) devraient permettre aux cinq malades de s'en sortir sans complication, ni séquelles.[/justify]

Posté : mar. mars 29, 2016 1:44 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


L'ambassade Viertenstenoise a été « repeinte ».
26 septembre 2029

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/13/1459258280-drapeau-du-viertenstein.png[/img][/center]
Sept messages anti-impériaux inscrit à la peinture jaune ont été découverts ce matin sur la façade sud de l'ambassade du Viertenstein. Les auteurs seraient au nombre de trois ou quatre, selon la police royale, et auraient, à la faveur de la pénombre, trompé la vigilance du veilleur de nuit. L'édifice ne possède en outre pas de caméras de surveillance. Les premiers soupçons se portent naturellement sur les cercles nationalistes, réduit à quelques quartiers de la capitale, mais qui se sont toujours montrés très critiques vis-à-vis des politiques menées ces dernières années pour étioler le sentiment national. La probable adhésion du Thorval au Saint-Empire aura été la goûte d'eau d'un vase plein. Néanmoins, cette explication est trop facile pour la simple raison qu'il ne faut pas nécessairement se dire nationaliste pour ne pas porter l'idée impériale dans son cœur. Aujourd'hui, la bannière or provoque, au sein de milieux très divers, plus de méfiance et de rejet, qu'elle ne suscite d'espoir. Les coupables pourraient être n'importe qui et l'enquête afin de les retrouver s'annonce longue. Le ministre royal des affaires étrangères a fait part de ses regrets à la principauté nord-occidentale et s'est ensuite exprimé sur le dossier impérial, affirmant que le nouveau Saint-Empire n'aura d'impérial que le nom et les apparences, qu'il fallait plutôt y voir une coopération améliorée de nations libres, une structure dépourvue de liens vassaliques entre l'empereur et les souverains-élécteurs. Une équipe du service d'hygiène d'Ardusted s'affairait avant midi au nettoyage des murs souillés de la représentation alémanique, tandis que la sécurité autour de l'édifice se voyait renforcée par une patrouille supplémentaire.

International : Ou en est le pays de la lagune ?
26 septembre 2029

Depuis sept ans, soit le nombre d'année de coma du doge monseigneur Adso Rezzacci, la sérénissime vit telle une cité fantôme. Adossées, au moins officiellement, à la personne dogale, les institutions politiques sont paralysées et incapables de maintenir l'autorité. L'activité économique fonctionne au ralentie après que plusieurs guildes aient fait faillite, destin à imputer à la répression du soulèvement royaliste du quartier des Bâcles, poussant une large portion de la population ouvrière à fuir le pays vers le duché voisin. Seul secteur encore en état de marche, le tourisme. Coté politique, aucune décision n'a été prise depuis longtemps et on raconte qu'une majorité de sénateurs a quitté l’atmosphère humide de la lagune. La Soffitta ne connait hélas pas meilleure fortune et ne donne plus signe de vie, alors que l'Université peine à se maintenir et que les Archives vivent en complète autarcie. La crise prendra-t-elle fin un jour ?[/justify]

Posté : dim. avr. 03, 2016 3:55 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


L'ère de l’hydrogène ?
9 octobre 2029

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/13/1459698195-phare-vierge-ete-2029.png[/img]
Phare de la Vierge, été 2029.[/center]
On assiste, dans le monde, à un fort engouement pour l'énergie à hydrogène depuis la mise au point de centrale de production électrique et le lancement prochain d'une locomotive à pile combustible. A terme, le réseau ferroviaire du royaume pourrait se tourner vers cette nouvelle source d'énergie. Les trains (ndlr : les chemins de fer thorvalois sont 100% électrifiés) n'auraient alors plus besoin de caténaires et obtiendraient par là le même niveau d'autonomie que les locomotives diesels, tout en conservant la propreté des modèles électriques. La pile combustible à hydrogène aura-t-elle un jour la capacité d'alimenter un engin à grande vitesse ? Le Thorval n'est pas intéressé mais d'autres pays habitués au TGV doivent se poser la question. De façon plus immédiate, le ministre-paysan chargé de l'aménagement du territoire, Ulrich Thomsen, a fait part de sa volonté de remplacer les groupes électrogènes au gaz qui alimentent les phares d’ilots par des modèles à H. On recense deux-cent-soixante-dix phares sur les côtes thorvaloises dont quarante trois en pleine mer. Bâtît en pierre ou en briques, les bâtisses sont toutes encore en service, elles aident les bateaux à éviter les zones de brisants et à repérer les ports maritimes. L'ensemble a été électrifié à la fin des années soixante, devant l'efficacité de l'électricité par rapport aux autres moyens d'éclairage. Le Phare de la Vierge (image-ci dessus), situé sur le rocher de la Vierge à neuf kilomètres de la côte de Damsholte, pouvait, au début du vingtième siècle, consommer jusqu'à sept cent kilos de bois par nuit. Si électrifiés, les phares du royaume ne sont pas automatisés et c'est environ mille individus qui en réalisent le gardiennage par relève toute l'année. Pour être exact, il y en a bien un à être géré automatiquement depuis la côte : le phare Syrad Ø à neuf cent mètres au large du Syradgård (nord-ouest du pays). Selon plusieurs histoires, le phare serait maudit et l'endroit hanté chaque nuit par l'âme de son premier gardien. Des témoignages de marins vinrent corroborer les peurs en affirmant qu'une soudaine et mystérieuse brume se lèverait lorsque l'on s'approcherait trop près du rocher. Confrontés à une baisse drastique des volontaires pour son gardiennage, les services maritimes se sont finalement résolus à l'automatiser en 1997.[/justify]

Posté : sam. avr. 09, 2016 3:31 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


Du fumier bouche l'entrée d'une ambassade.
27 octobre 2029

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/14/1460214657-transport-campagne.png[/img]
L'arme du crime : une charrette tirée par un cheval
« Transport dans la campagne thorvaloise au 21e siècle »
Huile sur toile de Henrik Vilhelm Vilhelmsen.
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Période compliquée pour les ambassades étrangères. Une pleine charrette de fumier ovin gisait ce matin devant l'entrée du bâtiment diplomatique de la Rostovie. Mais contrairement aux peigneurs anti-impériaux qui court toujours, les auteurs du déversage se sont eux même rendus au guet urbain d'Adursted (police locale) vers onze heure, expliquant qu'ils s'étaient trompés : « En fait, on voulait répondre au gars du Slavisk Forbund qui a déversé du fumier sur notre Foi » explique Asgerd, qui est fermier dans le voisinage de la capitale au village Syvulveunge. Lui et ses camarades entendirent parler du livre anti-catholique slavian, posant des questions dont les réponses existent déjà et cela depuis quelques décennies, en se rendant hier au port à la recherche de harengs à acheter. Les marins les gratifièrent également de divers autre récits incluant des krakens et un vaisseau fantôme couvert de glace. Malgré que son lieu de travail ait été inaccessible durant une bonne partie de la matinée, le diplomate rostove a décidé de ne pas porter plainte, permettant la libération des paysans après le repas du milieu de journée. Afin de se faire pardonner, ces derniers ont invité l'ambassadeur à vider avec eux une ou dix chopine(s) dans une taverne de la capitale. Ceci est la deuxième affaire impliquant une bâtisse diplomatique en moins d'un mois et pose la question du niveau de sécurité autour des légations au sein du pays. A propos de leurs actions, les paysans ne pouvaient que se tromper car aucune ambassade de la CESS n'existe au Thorval et les relations avec la confédération straminienne sont rompues depuis son repli sur soi en 2027. Ils auront probablement confondu les slaves entre eux. Cela montre aussi qu'une partie plus ou moins grande des communautés d'habitants ne sait pas dissocier un Kirepien d'un Oustrien et encore moins faire la différence entre les cyrilliques. Dans l'ensemble, le monde slave parait brumeux et mystérieux à beaucoup de gens.[/justify]

Posté : ven. avr. 15, 2016 12:09 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


Brèves.
14 novembre 2029

[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a2/Fregatte_Mecklenburg-Vorpommern_F218.jpg/280px-Fregatte_Mecklenburg-Vorpommern_F218.jpg[/img]
Priorité à la Marine royale
(photo : Frégate Opemont, catalogue du CDI)
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Armées royales. Après les avoir négligées de longues années durant, la Couronne semble enfin au chevet des armées, avec la ferme volonté de les doter efficacement. Cette année a été témoin de l'acquisition de vingt DCA stratégiques SRA-500 ; dix corvettes Stereguschiï et cinq destroyers Udaloï-III. Sa Seigneurie le connétable, Kjetil de Mølleaen, a fait savoir que la politique se poursuivra en 2030 et que l'accent sera mis sur la marine de guerre, pendant que la force royale aérienne promet d'être complètement délaissée. La société civile ne devrait toutefois pas subir de militarisation et les effectifs resteront stables autour de 4,36 soldats pour mille habitants, soit 0,44% de la population engagée dans les armées. Le CDI devrait cette fois être privilégié grâce à une raisonnable baisse de ses prix, notamment le destroyer HOCHBURG qui précédemment culminait à la somme faramineuse d'un milliard de dollars RAK.

Plates excuses. A la suite de la montagne de courriers de lecteurs mécontents reçue depuis la publication de l'article « Du fumier bouche l'entrée d'une ambassade », Søren Henriksen et l'ensemble de la rédaction voudraient faire amende honorable pour les conclusions tendancieuses et spéculatives insérées dans le texte. Nous regrettons ces abstractions et particulièrement celles sur les slaves lorsque nous affirmions que les Thorvalois ne savaient pas dissocier les slaves entre eux. De quelques cas, nous avons fait une généralité et rendus mauvaise justice à des familles entières mais aussi à des institutions (système éducatif par exemple) qui ne le méritaient pas. Notre propos visait simplement à souligner que les cultures slaves étaient anonymes dans nos contrées et que la cause se trouvait dans la béante fracture idéologique qui sépare le continent depuis des décennies. Aussi, nous nous excusons et promettons à nos lecteurs plus de rigueur à l'avenir dans le respect de la déontologie journalistique.[/justify]

Posté : jeu. avr. 28, 2016 4:50 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


Quand un banni revient d'exil.
24 décembre 2029

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/51/1450640508-main-sceptre.jpg[/img]
La main de justice,
régalia symbolisant la charge de justicier
de Sa Majesté.
[/center]
Le félon Asbjorn XVII est revenu ce matin d'exil pour être au chevet de son épouse qui souffre d'une pneumonie aiguë récalcitrante. Les médecins ont à ce jour peu d'espoir et tout laisse à croire que la dame se trouve sur son lit de mort. Voyant les chances de survie de sa mère se réduire à peau de chagrin, le fils Asbjorn prit l'initiative de plaider la cause de son père à la Cour, afin d'expliquer la situation à Sa Majesté et de la supplier d'offrir son pardon avant qu'il ne soit trop tard. Le lendemain, le pardon royal était accordée et toute la famille fut très reconnaissante. Avant sa traitrise, Asbjorn XVII était Général dans l'Armée royale et seigneur du duché de Vimmerland. Déchu de son rang pour une sombre affaire de corruption, le billot fut au dernier moment commué en exil sur l'île Sankt-Marinus von Wittelsbohen, au large du Viertenstein. Pendant deux ans et trois mois, l'ancien noble vécu de repas frugaux – soupes et morceaux de pain, poisson une fois par semaine – au sein d'une fermette dépourvue de confort, seul avec sa conscience. Un prêtre lui rendait visite chaque semaine. Des heures de méditation que seul un léger travail manuel au potager (35m²) rompait. De retour au pays, Asbjorn XVII vivra sans faire de vague dans la menue ferme familiale près d'Hjørring, tandis que son fief a depuis été concédé sous la forme d'une franche seigneurie aux paysans de la communauté villageoise... d'Hjørring. Ce n'est pas la première fois que la royauté punit avec exemplarité la noblesse. En 2024, c'est le Duc de Molnland qui perdit les grâces de Sa Majesté pour avoir, parmi d'autres méfaits, brutalisé ses serviteurs. Il tomba de haut et depuis travaille en tant que colporteur de laine et journalier agricole lors des moissons en été. Historiquement, les Årsted n'ont fait montre d'aucune complaisance avec les hauts barons. Pour en trouver la cause originelle, le retournement, il faut remonter à 904 après Jésus-Christ lorsque, essayant de réparer ses erreurs, le faible Jens II fut assassiné par une ligue de comtes révoltés. Le traumatisme fut grand et toute complaisance était dès lors devenue impossible. Son fils, Jens III, "détruisit" les féodaux rebelles et se soucia ensuite de soumettre les grands vassaux. Autre évènement symbolique de cette lutte qui se propagea pendant des siècles : 1179, Niels III soutint la révolution communale en offrant des chartes aux villes et aux villages. Certains seigneurs ne l'entendirent toutefois pas de cette oreille et se rebellèrent. Niels III les mata et fit raser quarante de leurs manoirs disséminés sur la rive-sud du Sankt Hyacinth. Un combat sans merci, même si les rois s'évertuèrent quand même de dissocier les bons, des seigneurs brigands, tant en terme d'action que de relations.[/justify]

Posté : ven. mai 06, 2016 7:10 pm
par Zaldora
[justify][center]Providence[/center]


Vive la presse locale !
18 janvier 2030

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/18/1462560846-crieur-de-journaux.png[/img]
Au sein de chaque bonne ville,
ils crient les journaux
chaque matin.
[/center]
Sommes-nous au bord d'un important rebattage des cartes en ce qui concerne la presse écrite ? Les quotidiens à diffusion nationale édités à Adursted sont en perte de vitesse par rapport aux gazettes régionales et locales en pleine ascension. Si les journaux comme Voix Nordique (nationalisme) ou Tribune Progressiste (gauchisme rose bonbon) ont vu leur diffusion s'effondrer depuis belle lurette, et sont en plein marasme depuis des années, d'autres grands canards comme Courrier Thorvalien, Providence ou Voix des Métiers ont substantiellement reculé pour la première fois depuis leur fondation. Pourtant, les prix sont abordables et les lignes éditoriales pas si différentes des bulletins de village ou de cité provinciale. Le problème devient alors évident : la langue. En effet, la presse Adurstedoise continue d'imprimer en langue standard et fait peu de cas des évolutions linguistiques – la primauté des dialectes – depuis au moins 2024. La vie locale, le patriotisme de clocher, voici ce qui tourmente, et tourmentera à l'avenir la grande presse si elle ne s'adapte pas. Et qu'elle ne s'attende pas à recevoir des aides de la Couronne qui s'est désengagée de la presse voici sept ans et n'est pas prête à revenir sur sa décision.

A l'heure actuelle, il existe près de cinq cent gazettes locales et régionales, toutes impriment en parler du dit-pays. Peut-être que la diffusion n'est que villageoise ou provinciale, peut-être que la périodicité n'est qu'hebdomadaire, bihebdomadaire ou mensuelle, peut être que la présentation est moins soignée, toutefois, en dépit de toutes ces prétendues faiblesses, force est de constater que les Thorvalois, dans leurs différents particularismes culturels, préfèrent ces publications-ci, plus proches de leur identité et de leurs racines. De menus canards tels que Le petit pastoureau, L'écho des lacs, Le bulletin des chasseurs, Le roi du pont, L'Archange, La houe et la faux, Libertés, La feuille des bons gars, La gazette des clochers ou Les frères mendiants sont entrain de nous damer le pion.[/justify]

Posté : mer. mai 25, 2016 7:20 pm
par Zaldora
[justify][center]Le roi du pont
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]

Solidarité avec les rois ovelsburgeois.
15 mars 2030

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/21/1464200119-triste-pecheur.png[/img][/center]
Ovelsburg sur l'archipel Hohenhoffois est morose car un drame s'y joue depuis quelques semaines. Des dizaines de rois crient leur désespoir, qui n'est pas entendu, tandis que le saccage de l'estuaire de l'Osvel se poursuit inlassablement. Ce sont des foyers et un mode de vie qui sont sur le point d'être détruit. Le déversement quotidien de tonnes de gravas pour construire un ensemble d’ilots artificielles transformera à jamais la zone et les traditionnelles pêcheries qui y sont pratiquées depuis fort longtemps ne seront plus possibles. Aussi humble et honorable que cultiver la terre, la pêche est sacrifiée par l'Empire sur l'autel de l'industrie et d'histoires de puissance. Le progrès en marche. Le ministre impérial répète souvent que les nations membres ont un retard industriel à combler et que le sacrifice de quelque uns est nécessaire à la préservation de millions d'autres. Seulement, ce sont les petits de la profession qui sont le plus durement touchés, car leurs barques ne peuvent s'aventurer plus loin en quête de poisson. Quel choix ont-ils ? Aucun. Par élan chrétien, nous compatissons au sort des pêcheurs Ovelsburgeois et espérons pouvoir mobiliser nos corporations afin de leur fournir assistance. Tout ceci aurait pu arriver chez nous, du coté d'Adursted par exemple. Heureusement, le royaume eut la présence d'esprit de passer son tour et d'ainsi préserver le milieu nécessaire à l'épanouissement de la pêche des humbles, bien loin des navires-usines Hokkaïs qui violent et pillent les mers tous les jours. Au fond, ils mériteraient de... arrêtons ici avant de déraper.[/justify]

Posté : dim. mai 29, 2016 11:33 pm
par Zaldora
[justify][center]La houe et la faux
Journal local bihebdomadaire en patois.[/center]

Inventaire sur nos moulins.
28 mars 2030

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/22/1464566295-moulin-a-eau.png[/img]
Moulin à eau d'Haraldgård, petite village dans le Søndermandland. Sert à moudre le grain.[/center]
Parsemant nos terroirs, trônant sur la berge de nos cours d'eau et envahissant même la vie citadine, les moulins ont une valeur stratégique dans le royaume. De nos jours, nous en avons répertoriés quatre vingt quatorze mille répartis de façon plus ou moins égale entre les modèles à eau et à vent. Le léger écart est comblé par les moulins à sang, encore présents et mus par la force animale grâce à un dispositif en forme de manège. Nous les retrouvons principalement dans les villages septentrionaux du Vordingborg et du Taarbaek. Aucun des moulins présents dans le royaume n'est automatisé, ni complété par un moteur électrique/essence. Les meules sont en effet entièrement actionnées par les énergies hydraulique, éolienne et manuelle. Chaque paroisse rurale ou presque est pourvue d'un moulin, tandis que la capitale Adursted en compte une bonne dizaine. Ces différents moulins sont à grande majorité (~97%) dédiés à moudre le grain pour obtenir de la farine, alors que les seconds usages regroupent des domaines aussi variés que le tannage, le textile, le tournage sur bois, la forge ou l'extraction d'huile des oléagineux (huile d'olive sur Vor Frue). Ils tiennent une place tout à fait spéciale dans l'imaginaire villageois, qui n'est pas prêt de s'en séparer, ou de les voir disparaitre. Le meilleur témoignage remonte à l'année 1975. Au sein d'un contexte déjà compliqué pour les agriculteurs, un gros mouvement social d'origine paysanne vit le jour pour s'opposer à l'injuste installation de trois minoteries industrielles dans le Gudme. Au final, et après des mois de lutte quotidienne, le gouvernement se résolut à reculer devant la détermination paysanne. Diverses autres jacqueries suivirent ensuite tout au long des années 1980 pour saboter les livraisons de grains pelabssiens arrivant par le libre-échange. Heureusement, la situation paysanne est incomparablement meilleure aujourd'hui et nous sommes enfin considérés comme il faut. A ce titre, nous avons aussi étudié l'épineuse question de la propriété qui intéresse nombre d'entre nous. Neuf-dixième des moulins sont sous le régime des communaux, alors que le reste se partage entre la propriété privée paysanne, d'artisans (boulanger ou autres) et nobiliaire. A ce jour en effet, seul un moulin est banal, guère utilisé par la population qui plus est. Le vestige d'une ancienne époque et nous pouvons donc dire que dans les faits, les banalités n'existent plus. Que les communautés villageoises aient la propriété d'un si primordial outil est une excellente chose, un réel progrès ![/justify]