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Posté : lun. mai 14, 2018 7:46 am
par Arios
11 février 2036
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Les premiers réfugiés aminiens arrivent en Arovaquie

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Au port de Primonica, plus de 3 500 réfugiés débarqués.

  • "On ne voulait pas les Affranchis amarantins. Bon. Voilà. On a les Aminiens. Très bien. On va faire avec, c'est normal. Ils ont la guerre, eux, il faut s'en souvenir. On va leur faire une place. Pas trop grande non plus." rires" explique une habitante, sortie pour faire son marché sur les quais, alors qu'en contre-bas descendent d'un cargo sur-chargé des milliers de réfugiés aminiens, embarqués la veille au matin dans le port de Lébira, au sud de la Nazalie.

Autour des hôtels payés par la collectivité publique pour accueillir le trop-plein de réfugiés qui s'entassent dans les Riaggiadi nazaliennes, la population est perplexe. Compréhensive, au moins officiellement, des raisons qui poussent le pays à ouvrir les bras à ces réfugiés, compatissante aussi de ce qui a motivé ces personnes à quitter leur pays... mais non sans interrogations. "Pourquoi ne vont-ils pas dans les campagnes aminiennes ?" "Pourquoi ne viennent-ils pas des villes bombardées ?" "Pourquoi ne restent-ils pas en Nazalie, c'est leur climat, non ?".

Posté : lun. mai 14, 2018 8:31 am
par Arios
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Delando : "Il faut un homme légitime, je voterai pour l'élection présidentielle au suffrage universel"

Alessandro Delando a changé d'avis. Finis "l'écran de fumée", "l'usine à gaz", "la diversion". Il y croit désormais, le contexte a changé. Appuyé sur les arguments de la légitimité et du besoin très latin d'homme providentiel, le Président aliléen a annoncé son soutien à la proposition d'instaurer une élection présidentielle à deux tours au suffrage universel. Un moyen pour le "Président des familles" de se faire pardonner par Raimondo Mazzola, qui lors des troubles qu'a connu (et connait encore) l'Alilée, lui a mis ses militants et son parti à son service, jusqu'au Sénat, malgré le fait que le candidat conservateur eut gagné seul contre le centre et les forces de contestations lors des présidentielles de 2034.

  • "Je crois que nous avons besoin d'un dirigeant avec une forte légitimité, une plus forte légitimité que le Président du Conseil actuel, malgré tout le respect que je lui conserve. Il a eu le courage de poser le problème sur la table et nous avons eu le réflexe politicien de nous y opposer dès le premier instant, or c'était une erreur, d'autant que moi et mes collègues du Conseil avions préalablement remis cette légitimité en cause en lui demandant de se retirer, après la catastrophe de Filipiada. Il a eu encore une fois raison de nous réclamer un délai, au vu de cet apocalypse qui se préparait en Cérulée et que nous n'avons eu que l'intuition timide d'envisager, rapport au terrorisme qui frappait et aux suites du conflit céjanois... Heureusement que nous avons le Président du Conseil aujourd'hui, mais pour l'avenir nous devons avoir un homme choisi par tous les Montalvéens. Il y aura les Cantons, pour ce qui est d'accroître la visibilité des territoires et des marges, mais il ne faut pas confondre les combats. J'appelerai les Aliléens, le Parti Conservateur et nos alliés au Sénat aliléen, à voter favorablement aux deux propositions du Président." a déclaré Alessandro Delando.

Filipiada : Un cimetière-mémorial sera inauguré sur la mer

L'entreprise de BTP Filakleo a remporté le contrat de 14 millions de Lires pour l'aménagement d'un grand cimetière mémorial, du moins la partie bâtiments, terrassements et emplacements mortuaires. L'aménagement des jardins, de la buvette et du monument-mémorial en lui-même (peut-être un Musée ?) n'ont pas encore été attribués. Filakleo devrait lui-même proposer des sous-traitants pour l'aménagement du futur parking (qui sera gratuit une demi-heure), ainsi que l'agrandissement de la route partant des quartiers Est de Filipiada pour rejoindre la corniche où s'installeront les futurs aménagements.

  • "Nous ferons un cimetière écologique, car des carrés de jardins et un sentier passant au milieu de 1 400m² végétalisés et ensemencés en espèces de plantes menacées afin de soutenir la biodiversité. Et améliorer le cadre de repos de nos disparus." déclare Marino Vespacci, porte-parole de la chambre d'urbanisme de Filipiada.

Les terrains sont en passe d'être rachetés à un forestier arovaque et deux autres plus petits propriétaires. La vue imprenable sur la ville est pour l'instant encore assez glaçante, laissant voir les quartiers très abimés par les tirs montalvéens, ou les places saccagées par les Céjanois. Filakleo s'est également porté preneur sur divers chantiers dans la ville.

Posté : lun. mai 14, 2018 9:25 pm
par Arios
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12 février 2036[/center]
[center]La Bourse de Cartagina est fermée jusqu'à nouvel ordre[/center]

Les mouvements d'oscillation et les importantes pertes des dernières heures, comme prémonitoires, ont apparemment convaincu les autorités de fermer la Bourse. La place boursière est donc fermée, le MIP est suspendu et ne sera plus actualité pour les jours à venir. Cette décision, extrêmement rare, a jeté un vent de panique sur les échanges... désormais informels ou privés. Le thermomètre a été volontairement "cassé" par les autorités, redoutant que de trop grandes fluctuations entrainent une série de prophéties auto-réalisatrices.

Le MIP devrait rouvrir dès que la situation régionale se stabilisera.

Le gouvernement a appelé à la prudence et à la confiance des entreprises.

Beaucoup s'attendent au pire, alors que la Répression des fraudes et la Brigade Nationale de Sécurité du Travail ont apparemment pris le contrôle des ports pour opérer des vérifications et éviter la fuite de machines ou la délocalisation non prévue d'activités, vers l'extérieur ou le reste de la Ligue de Montalvo.

Posté : mer. mai 16, 2018 8:19 pm
par Arios
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18/02/2036[/center]

"Notre priorité est et restera la souveraineté aminienne"

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Une partie de la population accueille les occidentaux en libérateurs[/center]

Alors que les troupes parachutistes montalvéennes ont posé le pied sur l'île italique de Degirba pour sécuriser les positions occidentales dans le Détroit contre un éventuel soutien par la mer à l'adversaire, la capitale aminienne est désormais totalement coupée du reste du pays et la population d'Ittinifer hésite entre attente et rébellion contre le peu d'effectifs loyalistes gardant la ville afin de l'ouvrir plus rapidement à la coalition menée par les Ligues céruléennes, et son projet de paix souveraine pour une Aminavie qui apporterait les garanties de sa démilitarisation frontalière et de la dé-islamisation de ses élites gouvernantes et services secrets.

Le Président de la Ligue Raimondo Mazzola a pris ses distances avec les médias, depuis la fermeture de la Bourse de Cartagina qui a choqué tous les milieux économiques même si beaucoup de financiers lui reconnaissent raison. Il a envoyé son ministre de la défense, Silvio Ipsilanti, au charbon pour défendre le choix de l'intervention militaire montalvéenne. Rappelant la nécessité, selon lui, de "contre-intervenir" alors que les Lucifériens gagnent chaque heure du terrain sur une République Populaire au bord de la dissolution, il a insisté sur la volonté "occidentale" de "garantir la souveraineté de l'Aminavie" et marquant de deux principes la construction du futur État : l'épuration contre les réseaux panislamistes et terroristes, et garantie d'une démilitarisation durable de la frontière pour assurer à l'économie des deux pays l'assurance d'une tranquillité sur le long-terme.

Le Ministère de la défense a insisté sur la nécessité de palier aux manques de l'État et aux problèmes de l'approvisionnement dans les zones occupées, promettant des mesures fiscales au nom du gouvernement, un accès garanti à l'alimentation, l'eau et le suivi sanitaire pour les populations occupées, les déplacés et réfugiés, le rétablissement du commerce par le cours légal maintenu de la monnaie aminienne ou d'autres...

  • "Sans l'intervention montalvéenne, beaucoup seraient en train de bombarder les immeubles civils dans l'espoir de toucher un canon ou un entrepôt. Les Aminiens l'ont compris et ils nous livrent eux-même les lieux où les défenseurs de l'État-terroriste tentent de cacher, en se servant des villages comme boucliers humains, leurs équipements."

Posté : ven. mai 25, 2018 2:25 pm
par Arios
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60ct ---------- 9/03/2036
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Départ forcé : "Personne n'a à forcer les Éterans à partir"

Le Ministère de l'Information a réagi à la polémique qui enfle dans la Ligue suite à l'exigence de la part de la République Éteraine que Cartagina force les Étérans présents sur son territoire à rejoindre leur pays d'origine, qu'ils ont tous fait le choix sciemment de quitter pour venir travailler dans la Ligue de Montalvo. Pourtant, la République étéraine semble placer son devoir de mère-patrie au-dessus des considérations personnelles de ses enfants l'ayant quitté pour de meilleures conditions de travail et de vie, puisque le gouvernement du pays a indiqué qu'il n'était pas possible aux Étérans de refuser ce "retour" à la maison.

Cartagina, indésireuse de participer à un trafic d'être humains par souci de se conserver l'amitié d'un État étranger, a été assez clair par le biais du Ministre de l'Information et de la Politique, qui a déclaré que "personne n'avait à forcer les Étérans à partir, qu'ils étaient libres de le faire et libres de rester, aussi protégés que les autres habitants en situation régulière."

La Ligue doit compter autour de 55 000 étrangers permanents originaires de l'Étéra. Cette immigration est [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=336956#p336956]particulièrement plébiscitée[/url].


Contexte boursier et économique : le gouvernement assumera un retour de l'endettement

Les fortes chutes de la bourse à la fin de l'année 2035 consécutives à l'opération de sécession de la Céjanoise et de la ville de Filipiada, puis le coup de froid sur le marché au début du conflit lucifero-aminavien, enfin la suspension sine die de l'indice boursier MIP à Cartagina ont raison du moral des entreprises et des ménages, alors que la perte de près d'un quart de la Bourse en fin d'année dernière avait suffis à faire dire aux économistes que les entreprises devraient forcément licencier de façon importante en 2036 pour rentrer dans leurs frais.

L'État pourrait ne pas donner l'exemple, à fin justement d'aider les entreprises à surmonter ce coup de grizou économique. Pour "éviter les licenciements", nouveau mot d'ordre du Ministère de l'Économie, la plupart des "dossiers de difficultés" déposés par les entreprises selon la procédure prévue suite à la panique boursière de décembre devrait être observée positivement, signe annonciateur d'un possible gouffre d'endettement pour la Ligue de Montalvo qui s'évertuait pourtant depuis 6 ans à réduire sa dette et son déficit de façon spectaculaire au détriment des secteurs publics comme l'éducation, la santé ou même l'écologie.

Qu'importent les résultats de la suite politique après les soubresauts de février, le futur gouvernement sera forcé par l'acceptation des dossiers envoyés par les entreprises autant que par les efforts militaires anti-terroristes en Aminavie, de rentrer à nouveau dans un spirale de l'endettement afin d'assurer les nombreuses politiques sociales mises en place jusque-là auprès des agriculteurs, pêcheurs, chômeurs, retraités, femmes au foyer, familles en Alilée, et la dynamique de hausse régulière des salaires des fonctionnaires afin de contrer les effets d'une inflation jusque-là à peine contenue.

Posté : ven. mai 25, 2018 2:40 pm
par Arios
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Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 12/03/2036
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VRYHEID/VURUJUD : Le pays sombre une ultime fois dans le chaos

Le royaume aux pratiques fiduciaires tribales de l'étalon-or, en proie à des dérégulations monétaires induites par la spéculation sur le métal, vient d'interdire les transactions en Lires électroniques... et les remboursera probablement en sa monnaie OR auprès de ses nombreux citoyens qui avaient fait le choix de la modernité scripturale en Algarbe, jouissant de la stabilité exemplaire de la Banque centrale montalvéenne. Donc le Vryheid, ou le Vurujud selon les situations, va racheter massivement des Lires électroniques à ses citoyens pour constituer un paquet qu'il devra forcément écouler discrètement sur le marché...

En plaçant la plupart des pays impliqués dans le conflit (mais plutôt les gens de l'hémisphère nord quand même), les Pannoirs nationalistes du parti au pouvoir dans cette jeune et deusexmachinienne royauté mettent un coup peut-être fatal à leur commerce, privent les pays développés de quelques débouchés mais assurent un peu plus de misère à leur population exclue un peu plus de fait du commerce mondial, et lui promettent un peu plus de marginalité pour la suite.

Posté : ven. mai 25, 2018 4:11 pm
par Arios
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06/03/2036[/center]

Suite au double échec référendaire, Mazzola prépare ses valises

Approuvez-vous la mise en place d'une collectivité territoriale nouvelle à l'échelle du Canton ? - NON à 54%
Voulez-vous l'instauration d'une élection présidentielle générale à deux tours au suffrage universel pour désigner le Président du Conseil ? - NON à 62%

Le 20 février dernier un double référendum à l'initiative du Président du Conseil Raimondo Mazzola a été perdu, sur les deux tableaux, par le chef de l'exécutif montalvéen. Si les conditions particulières de la votation ont poussé les soutiens du Président à arguer de la non-sérénité du pays et de l'inadaptation de la date, le Palazzo a pris acte de l'opinion majoritaire et Raimondo Mazzola, déjà engagé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=337400#p337400]à se retirer au 1er mai prochain[/url], a fait savoir que les propositions de réforme seraient tout simplement rangées au placard... des archives.

Paradoxal, c'est le mot qui revient sous la plume des commentateurs. Les Montalvéens ont largement voté sur un critère personnel, s'opposant aux propositions des référendums pour s'opposer au Président actuel, et non dans une démarche d'analyse et de réflexion institutionnelle de long terme. Les enquêtes montrent que les régions rurales hostiles se pensant souffrir de déclassement ont voté contre la cantonisation, alors même que l'échelon aurait été directement utile pour faire remonter leurs problèmes et servir de lien entre les différentes échelles. Beaucoup avouent également avoir voté contre l'instauration d'une présidentielle générale, pour éviter que les Présidents puissent disposer d'une légitimité incontestable.

Le Président du Conseil demeurera nommé par les trois Présidents de Province et la Région restera la plus petite collectivité territoriale, mairies exclues.

Le canton demeurera une entité statistique régulièrement mobilisée, plus réaliste pour l'analyse et l'étude du champ politique.

Posté : ven. mai 25, 2018 9:36 pm
par Arios
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06/03/2036[/center]

Isolée et esseulée, l'armée montalvéenne improvise

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Soldats montalvéens en faction près d'un point d'eau[/center]

L'improvisation est le maître mot. Loin des déclarations flamboyante d'un gouvernement en fin de course, l'Armée montalvéenne répartit ses petits soldats le long d'une vaste frontière militaire de près de 1 000 kilomètres et dans un territoire grand comme la Nazalie, pour tenter d'assurer l'ordre sans trop savoir pourquoi elle se bat ni pourquoi elle perd tant de ses camarades, déjà plus de 1 200 hommes tous entrainés et préparés à la guerre moderne. La coalition occidentale qui vient d'être trahie par le Morino n'a d'autres choix que d'écouter les remontées du terrain, d'officiers d'état-major qui eux-mêmes apprennent davantage de leurs hommes que jamais dans leur carrière de bureaux ils n'ont su envisager. Le premier travail du militaire est pourtant l'anticipation, et l'intervention "coalisée" en Aminavie démontre que cette anticipation n'était pas au rendez-vous, car jamais l'armée montalvéenne n'avait été pensée pour l'invasion et l'occupation.

Concrètement la vie des Aminiens sous occupation "coalisée", aujourd'hui amaranto-montalvéenne, ne change guère. Le dinar et la Lire amarantine ont été rejoints par une Lire papier montalvéenne, obscurément gérée par la Banque centrale de la Ligue afin de faciliter la reprise de l'économie en territoires occupés, et les soldats sont chargés de permettre au mieux la poursuite des activités productrices, essentiellement agricoles dans ce "vaste désert jaune-vert" de l'Aminavie non-désertique, qui ne compte que trois villes d'envergures dont la principale, Aït Tinifer (Ittinifer' en transcription italique et non francisante) la capitale, est désormais occupée sur une initiative là aussi unilatérale du Grand-Duché de Waldberg. Ainsi les soldats "occidentaux" veillent à ce que les bergers puissent continuer leur travail, les agriculteurs le leur, les artisans et commerçants locaux poursuivre leurs activités, profitant par ailleurs de la consommation des occupants. Les soldats gardent souks, places, ports, assurent la sécurité des Mosquées et des bibliothèques, veillent sur les routes et bataillent auprès de l'officier de liaison pour obtenir peut-être un véhicule d'ici la fin du mois si l'on veut bien leur en trouver un et leur envoyer afin de faciliter leurs missions.

Mais le retrait précipité de la Ligue de Morino a mis un coup au moral à l'ensemble des troupes, privant la Coalition occidentale qui se rêvait en embryon d'une UDO/WCU élargie de capacités de pénétration, la poussant à réduire ses ambitions et tenter de colmater rapidement des lignes d'attaques mutées en lignes de positions défensives. Ne pas avancer trop près des montagnes au nord, pour ne pas subir la foudre et la folie des chasseurs berbères enrôlés de force dans les unités de défense islamique du peuple, et craindre le Désert qui demain sera le théâtre d'une guerre totalement différente de celle menée jusqu'à présent et dont les succès territoriaux ne sont le fait que de la stratégie aminienne de concentration de ses efforts sur l'invasion luciférienne au sud.

Difficile dans ce contexte d'incertitudes, de peur et d'abandon partiel de la part de nations qui se prétendaient respectables mais semblent avoir préféré la voie de la spoliation minière en sécurité chez elles à l'aventure libératrice et vengeresse des victimes passées et futures du terrorisme en Algarbe-du-Nord et Cérulée, de poursuivre sereinement une oeuvre de pacification sur un territoire large et qui déjà a connu, malgré la fin de la guerre traditionnelle sur celui-ci, les premiers actes de violences de la part de prétendus civils isolés contre des soldats se pensant alors à l'abri. L'apparente sympathie de nombreux villageois ne doit faire oublier les objectifs déterminés de véritables soldats extrémistes de l'Aminavie ou d'Allah, qui se dissimulant derrière le bouclier humain de la société locale, sont toujours prêt à sortir un couteau pour égorger une sentinelle ou violenter celui qu'ils considèrent comme un traitre.

Mais l'essentiel de la population aminienne reste pragmatique et acte la victoire provisoire et limitée mais réelle de la coalition et des Céruléens sur l'État aminien, trop longtemps complice, ne serait-ce pas omission, des crimes commis au nom du nationalisme et de la religion. La peur du nettoyage ethnique n'est plus d'actualité chez les Aminiens de l'Ittiniferois, dont le quotidien ressemble beaucoup à ce qu'il était dans de nombreux villages de Nazalie il y a cinquante ans, quelques différences culturelles en plus.

D'un point de vue purement militaire, l'avenir est pavé d'incertitudes autant stratégiques que politiques... les soubresauts électoraux de l'intérieur dans la Ligue de Montalvo rendent plus méfiants encore les soldats s'en remettant à leurs grands officiers pour y comprendre quelque chose et recevoir les consignes sur la suite des événements. La Ligue mobilise plusieurs dizaines de milliers d'hommes dans la région mais manque de matériel de guerre, son impréparation et son dispositif humains pourraient être rapidement dépassés par une potentielle contre-offensive aminienne. Et les sourires de la population ne doivent pas faire oublier qu'il est peu probable que les Aminiens occupés se rangent du côté montalvéen pour combattre la contre offensive de l'armée régulière aminienne, toujours plus teintée d'islamisme et de socialisme d'inspiration janubienne... à moins que les Ittiniferois ne fassent le deuil rapide de l'unité nationale fictive les unissant aux Aminiens du sud, aux habitants de la façade déchinésique et aux montagnards ou bédouins du centre du pays.

Posté : sam. mai 26, 2018 5:57 pm
par Arios
[right]10 marzo 2036
Stampato a Atomia[/right]

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L'Illythie accepte d'accueillir 14 000 prisonniers aminiens

Ils sont soldats, membres de partis dangereux, professeurs, islamistes, ingénieurs ou travailleurs fidèles du régime républicain, et l'Illythie a accepté la proposition montalvéenne de les accueillir pour qu'ils purgent une peine de rétention provisoire dans le Royaume chrétien, plutôt qu'en Aminavie où leur influence peut-être dangereuse auprès d'autres détenus. Depuis deux ans, l'Illythie possède un dispositif de camps de détention important, en Hathosorie et Eupotamie essentiellement. Des camps de travail, oui, mais respectant toutes les conditions humaines d'accueil, même si elles sont rudes et exigeantes pour le corps.

En "décapitant" les élites urbaines de l'Aminavie, la Ligue de Montalvo joue néanmoins un jeu dangereux pour l'opinion. Efficace, puisqu'il s'agit de priver une nation soumise de ses forces de contestation intellectuelle, mais sujet à critique pour les défenseurs d'une justice de guerre à la régulière. Beaucoup des 14 000 prisonniers n'ont pas commis d'acte plus grave qu'une motivation ostentatoire à la résistance contre l'occupant, mais Cartagina veut protéger ses soldats et son opinion publique en évitant les attentats, tout en s'assurant du plus grand concours de la population aminienne en Territoire Occupé.

Les hommes arrivent à Atomia et Tobisote par bateau, après une navigation sûre dans la mer pacifiée d'Algarbe, puis sont dirigés en caravanes dans différents camps habituellement destinés aux clandestins arrêtés et aux prisonniers de droit commun illythes. Leur traitement pourrait être néanmoins un peu meilleur, condition pour des négociations sereines de la paix.

Posté : sam. mai 26, 2018 6:34 pm
par Arios
16 mars 2036
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Addolorata Pozzi veut un droit de veto militaire pour les Présidents de province

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La Présidente arovaque souffle sur les braises de l'anti-mazzolisme

Encore un mois et demi, pense-t'elle. Bientôt, Raimondo Mazzola claquera les portes du Palazzo, avec au bilan la continuité de la politique sociale de Maometto Buazizi, le détachement du bloc UPO, la formation de l'Union Douanière, les bisbilles avec la Ligue de Morino et un engagement militaire qui aurait pu menacer directement la survie d'une partie de la Ligue... du moins l'en accusent ses opposants. C'est sur ce point que la Présidente arovaque revient, dans une nouvelle interview accordée à nos confrères, pour signaler que selon elle il faut revoir les lois de souveraineté, et particulièrement le processus d'engagement militaire de la Ligue de Montalvo.

Lorsque l'État a été créé entre 1950 et 1953, la Constitution à condamner l'Armée montalvéenne à n'être qu'une force de défense, en privant le pays de toute possibilité de prétention interventionniste. Pourtant, dans le cas aminien, c'est bien la Ligue de Montalvo qui a attaqué en rejoignant la Coalition occidentale, même si le Président du Conseil et son gouvernement ont expliqué leur action comme une mesure à la fois "préventive" donc défensive, et répondant aux attentats ayant ponctué la vie du pays depuis plusieurs années - les derniers en date, à Dabalabed et San-Cristiano dans les Riaggiadi, ayant fait près de 80 morts.

Si les Nazaliens sont plutôt favorables au conflit, d'autant qu'un vent de soulagement les anime alors que l'Aminavie frontalière semble se structurer autour d'un gouvernement fantoche collaborant avec l'armée montalvéenne, les Aliléens et les Arovaques sont indifférents, voire hostiles à cet engagement. Si aucune roquette n'est tombée en Arovaquie, et pour cause, ses habitants jugent le bilan de cet engagement forcément négatif, créant du danger supplémentaire et surtout chahutant l'épée de Damoclès économico-financière qui s'agite autour de nos têtes, alors que la Bourse a été suspendue, que l'État a annoncé renoncer au recul de la dette provisoirement, et que le krach de décembre n'avait toujours pas été épongé à la suspension dernière du MIP.

Accorder un droit de veto aux Présidents de province pour l'engagement militaire, la mesure séduira-t'elle davantage de partisans d'Avanti Arovachia ? Un pas de plus vers l'autonomisation de la Province serait franchi.