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Posté : mar. avr. 12, 2016 7:44 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
La branche cadette des Magarcides se réveille
Le prince Jafar se fait connaître
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L’arrivée au pouvoir de la dynastie des Magarcides a plus que jamais secoué l’arbre de l’histoire de l’Alamut. Depuis, les livres d’histoire s’arrachent dans les librairies, on veut en savoir plus sur qui sont ces Magarcides qui ont repris leur trône. D’où viennent-ils ? Qu’ont-ils fait pour la nation ? Pourquoi s’étaient-ils effondrés ? Les documentaires et même les émissions radios pullulent à ce sujet.
Une autre activité qui a refait surface suite à cette restauration dynastique est liée à l’histoire et aux racines de notre civilisation : la généalogie. Les archives, parfois enfermées depuis des siècles dans des salles souterraines, ont été exhumées et ont servi à de nombreuses personnes à savoir d’où elles venaient. Ainsi, des dizaines de familles se sont trouvées des liens et ont pu en jouir, par des mariages ou de véritables banquets, pour le plus grand bonheur des Magarcides.
Et justement, ces Magarcides, visiblement, n’échappent pas non plus à ce retour en force de la famille et des racines. Bien que la Sultane ait sans doute essayé de mettre en sourdine les autres branches de la famille, l’une d’elles s’est réveillée : la branche cadette. Le grand-père de Sherazade, fils unique du dernier sultan, a eu deux fils, à quinze ans d’intervalle. Le premier est le père de Sherazade, et c’est lui qui a reçu tous les droits liés à sa position. Le second, qui aurait dû recevoir la satrapie d’Alamopolis, est tout simplement tombé dans l’oubli, survivant grâce à quelques sources rentières à droite à gauche. Sa branche ne s’est cependant pas éteinte…
Aujourd’hui, le descendant de ce fils cadet a 33 ans, il s’appelle Jafar Al-Magar, et jouit d’un haut poste dans l’armée alamienne. Non marié, sans enfant, sa personnalité excentrique a poussé la Sultane Sherazade a reconnaître cet homme, qui est donc son cousin, comme un parent de la dynastie, avec tous les avantages et prérogatives que cela suppose. Le prince Jafar passera ce soir dans une émission télévisée afin de livrer à tous les Alamiens son ressenti sur la restauration dynastique. La Sultane et ses héritiers ont, quant à eux, poliment applaudi au premier discours du prince à Shariz, lorsque celui-ci remercia la famille d’avoir « réintégrer sa branche dans l’histoire de notre glorieuse nation ». Jafar entend bien prendre de l’importance et du poids dans les années à venir, souhaitant devenir une personnalité importante du régime. On ne sait pas encore exactement quel bénéfice on pourrait en tirer…
[center]Vers une pénétration économique du Zanyane ?
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L’ouverture des relations diplomatiques et économiques avec le Maok a poussé bon nombre d’experts à réviser leurs positions vis-à-vis du Zanyane. Ce continent, riche en matières premières et aussi en matière grise, contrairement à ce que l’on croit, dispose d’un grand nombre d’opportunités économiques qu’il s’agit de saisir.
Aujourd’hui, ce n’est pas moins de 75% des Alamiens qui pensent qu’ouvrir des portes au Zanyane pourrait représenter un bénéfice à terme pour l’Alamut. Sages paroles. Ainsi, Sherazade a décidé d’ouvrir au ministère des Affaires Etrangères une annexe « Perspectives zanyanaises » où les meilleurs géopoliticiens, ethnologues et experts en intelligence économique liguent leurs forces pour préparer des dossiers en béton sur les nations opportunes du Zanyane.
Ces dossiers, dont certains sont déjà sur le bureau de Sherazade, abordent différents points : quelles sont les zones de troubles à éviter ? Quelles sont les industries les plus rentables ? Quelles nations sont les plus ouvertes à la discussion ? Quels peuples sont les plus travailleurs ? Est-ce qu’une diaspora musulmane, de préférence chiite, pourrait servir de relais à l’implantation d’activités économiques alamiennes ? Les locaux seront-ils favorables à cette pénétration économique ? Quels sont les degrés de stabilité économique des banques locales ? Les fonds d’investissements alamiens sont-ils prêts à investir dans ces pays ?
Des négociations sont en cours avec de nombreux acteurs. Des entreprises étatiques sont en première ligne, afin d’engager l’initiative privée dans son sillage, pour préparer des programmes carrés, nets et solides, pour optimiser les résultats et évidemment limiter les éventuels dégâts.
La partie ne sera pas de tout repos, bien sûr : les régimes hostiles à l’ouverture économique seront de farouches opposants, ainsi que les panzanyanistes trop zélés, les nations non pas ennemies, mais protectrices de leurs intérêts, ne voulant pas que l’on vienne marcher sur leurs platebandes, les terroristes, les corrompus, les pourris en tout genre, les tsunamis les sécheresses, bref, les obstacles ne seront pas absents sur le chemin et il va falloir jouer avec.
Le Vizir, Azad Al-Mandana, a récemment rencontré l’ambassadeur maokorien afin de se renseigner sur l’état des pays voisins au Maok notamment. Les possibilités de création d’entreprises alamo-maokoriennes ont aussi été abordés, ce qui pourrait octroyer à l’Alamut des avantages certains sur les autres acteurs, almérans ou makarans par exemple. Pour le moment, les projets sont donc activement à l’étude, et tout doit être fait dans l’intérêt du Sultanat et de son peuple.
[center]Vingt-deux soldats morts dans une fusillade au Sud-Ouest du pays
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Hier après-midi, dans la satrapie du Marais-de-pierre, une fusillade a éclaté entre l’armée alamienne, alors en manœuvre, et un groupe encore non-identifié. Les circonstances exactes de l’attaque ne sont pas encore élucidées et commencent par ailleurs à faire jaser parmi les journaux d’opposition et même à l’étranger.
Les faits : vers 14h, les régiments Mamelouk et Oman s’affrontaient dans un exercice à balles blanches sur les collines de pierres d’Al-Awhar Stun. Au bout de quelques minutes, un homme du régiment Oman tombe, blessé en plein cœur par une balle réelle. Croyant que les munitions blanches et réelles ont été malencontreusement échangées, les colonels sur place interrompent immédiatement l’exercice. Cependant, des balles réelles continuent de fuser et d’autres hommes sont touchés. C’est alors que des dizaines d’hommes encagoulés ont été aperçu dans les montagnes voisines, tirant sur l’armée alamienne.
L’armée n’a pas voulu communiquer davantage d’informations quant à l’identité de ces hommes. Du peu que l’on sait, il devrait s’agir de brigands, peut-être des forçats échappés des prisons tchoconaliennes, la frontière n’étant pas très loin, ou encore des Garamantènes débordent hors du désert. Un berger qui conduisait ses troupeaux de chameaux non loin de là aurait entendu les membres de ce groupe crier « Ah, où est le bar ?!?!? » en tirant sur les soldats. Il s’agirait donc probablement de nomades, touchés par la sécheresse, cherchant à boire et n’ayant pas trouvé mieux à faire que d’attaquer l’armée en exercice pour taxer leurs provisions. En effet, la sécheresse, traitée dans notre précédente édition, a sévèrement touché l’Alamut ces derniers mois, ne laissant que peu de régions intactes.
Etait-ce une erreur de laisser les régiments sans possibilité d’accès à de réelles munitions ? En effet, la seule échappatoire a été la fuite pure et simple vers la base. Une fois un ordre rétabli et de véritables munitions prises, des hélicoptères et des chars ont sillonné la zone pour faire fuir les assaillants, tandis que l’infanterie récupérait les cadavres des vingt-deux hommes tombés dans les montagnes. Jamais une telle attaque n’eut fait autant de morts, de manière aussi violente et rapide, dans une région pourtant réputée extrêmement calme, car peu habitée…
Posté : mar. avr. 26, 2016 7:43 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
Incendie criminel d’une discothèque à Shariz
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UNE BOÎTE DE NUIT PART EN FUMEE, LA PISTE AKBHARISTE « NON-ECARTEE ». C’est dans la nuit de vendredi à samedi que les pompiers de Shariz ont été appelés pour un incendie. Sur place, c’est un immense brasier qui attend les soldats du feu. Pris au dépourvu, et en manque de moyens, les pompiers n’ont pu que faire évacuer les zones alentours et contenir le feu, qui a fini par s’éteindre après toute une nuit de lutte et une arrivée de renforts que l’on n’attendait plus.
Le bilan a pu être dressé au petit matin : deux adolescents ont péri dans les flammes, asphyxiés, dix-huit autres ont été emmenés aux urgences, pronostic vital engagé pour trois d’entre eux. Les « adultes responsables » du bâtiment (directeur, videurs et autres) sont en garde en vue. En effet, il semblerait que l’incendie n’ait pas été accidentel. Il ne peut être un hasard que les issues de secours et toutes les portes aient été, étrangement, les premières attaquées par les flammes. Le but était bien de tuer les personnes à l’intérieur. Heureusement, il n’y avait qu’une trentaine de personnes ce soir-là, que des hommes, et la plupart s’est échappé par les fenêtres ou en courant au travers des flammes. Les patrouilles de police n’ont pas réussi à intercepter des suspects sérieux.
ACTUALISATION. Les interrogatoires sont terminés, et la plupart des suspects sont innocentés. La thèse du règlement de compte ou du simple voyou est écartée. Quelle piste reste encore à explorer ? Un nouvel élément a fuité. Tout le monde le sait, personne ne le dit : la boîte ayant brûlé était un haut lieu de rencontres entre sodomites. De plus, parmi les blessés, les médecins ont relevé à leur grande surprise des blessures par balle, de très petit calibre. Il semblerait que les incendiaires tiraient aussi –mais très mal- sur les adolescents ce soir-là. L’un d’eux, sortit du coma, a décrit un jeune homme qui se tenait au-dessus du muret, à l’arrière de la discothèque, au moment de la fuite précipitée, et qui tentait de viser les victimes. D’après lui, il portait une cagoule noire aux replis blancs et une inscription dessus. La nuit et la précipitation ne lui ont pas permis de voir plus. Impossible de savoir s’il y en avait d’autre.
Les enquêteurs se penchent à l’heure actuelle sur la piste akbhariste. Ce mouvement extrémiste en pleine résurgence suite à l’effondrement de la République Islamique n’a sans aucun doute pas fini de faire entendre parler de lui. Ni la Sultane, ni le Vizir, ne se sont exprimés sur l’attaque, en dehors d’une visite d’Azad Al-Mandana aux blessés.
[center]Le prince Jafar épouse Roxane, descendante du Prophète
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LA TÊTE DE LA BRANCHE CADETTE DES MAGARCIDES EPOUSE UNE DESCENDANTE DE MUHAMMAD. Depuis quelques semaines, le prince Jafar, cousin de la Sultane Sherazade, a fait son apparition sur la scène politique du pays et a rapidement marqué son intention de devenir une figure du régime sultanique. Si la branche aînée des Magarcides a accueilli son retour avec une indifférence polie, les anciens tenants de la République Islamique étaient franchement hostiles. La personnalité de Jafar a de quoi repousser toute personne ayant un sens moral un peu aiguisé. Connu pour ses libertinages et son tempérament colérique, le prince avait provoqué un mini-scandale il y a vingt ans en se faisant attraper dans une bagarre à la sortie d’une boîte de nuit.
Cependant, il semblerait que les cartes aient été largement redistribuées. Une brève comparaison entre une interview du prince Jafar d’il y a 6 mois et son discours d’avant-hier est assez troublante. Certains diront qu’il est atteint du « syndrome de Titus », en référence à cet empereur romain dépravé qui, lorsqu’il monte sur le trône à la mort de son père, prend ses responsabilités en main et abandonne toute sa vie de débauches pour se consacrer à ses nouvelles fonctions. Le prince Jafar doit en faire partie : son dernier discours est, rien que sur la forme, beaucoup plus affiné, doté d’un vocabulaire plus riche et savant, et sur le fond, il prouve une élaboration intellectuelle digne d’un politique de talent. On peut relativiser cela en regardant de plus près, ce que nos reporters ont fait : le jeune prince trentenaire s’est entouré d’un staff de talent, composé d’un conseiller en communication, d’un écrivain, d’un imam de renom et d’un expert en intelligence économique. Bien qu’il apparaît peu souvent avec eux, ils sont là, dans l’ombre, et secondent le prince avec assiduité.
Nous relayons aujourd’hui la dernière action en date de Jafar, son mariage. Il était de notoriété publique qu’il fréquentait des femmes depuis de nombreux mois mais il a bel et bien décidé d’en épouser une, et pas n’importe laquelle. Il s’agit de Roxane Al-Talib, descendante du Prophète Muhammad lui-même. Le mariage a eu lieu à Shariz en début de semaine, en grande pompe. Chose étonnante pour l’occasion : la Sultane Sherazade n’est pas restée plus d’une heure, le temps de féliciter les époux. Le Vizir Azad Al-Mandana est resté, lui, toute la journée, en tant que représentant du Sultanat. La princesse Roxane, telle qu’il faut à présent l’appeler, est une femme discrète, dont on ne connaît pas grand-chose. Ses parents sont issus de l’ancienne haute aristocratie alamienne. Les Al-Talib ont toujours été de grands ennemis des Magarcides, pour une raison très simple : contrairement à de nombreux pays arabes, l’Alamut n’a jamais eu à sa tête un descendant du Prophète, pas une seule seconde. Les Al-Talib ont toujours voulu en devenir les premiers. Cependant, leur allégeance au chiisme les a toujours coupé des autres branches des successeurs de Muhammad.
Le prince Jafar et la princesse Roxane ont évoqué leur désir d’enfant devant toute la foule d’Alamiens rassemblés ce jour-ci, sous les applaudissements…
[center]Une ancienne cité découverte sous les sables du Néguev
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LE DESERT DEVOILE UNE VILLE AU PASSE EBLOUISSANT. Les tempêtes de sable sont systématiquement suivies de repérages par de nouvelles technologies pour savoir ce que l’Al-Neguev a décidé de dévoilé. Cette fois-ci, c’est à la frontière de la nation garamantène, dans le Sud du pays, qu’un ancien oasis a été découvert sous le sable. Des roches gigantesques ont surgi comme des récifs à marée basse. Les dispositifs de protection ont été installés par une équipe d’archéologues dépêchés sur place : en effet, dans ces roches, des mini-cavernes ont été découvertes, artificiellement creusées, et des bas-reliefs finement ciselés ont été mis à jour. Le style est en tout point semblable à ce qui se faisait sur les terres de l’empire d’Alamopolis il y a 2200 ans environ.
Que l’on retrouve un style identique à ce qui se faisait des centaines de kilomètres plus au Nord n’est pas rare : de vastes entreprises de colonisation étaient menées en ces temps-là. En fouillant encore plus le sol, les archéologues ont découvert des ruines nombreuses, et notamment des murailles particulièrement larges. Cette dernière indication tendrait à prouver que cette colonie a été fondée par un détachement de vétérans des armées de l’empereur, venus ici à la frontière (à l’époque, très agitée) pour la peupler et la renforcer. La plupart des soldats possédait un savoir-faire, généralement. Ils étaient tous agriculteurs et guerriers, mais aussi artisans, et notamment artistes, ce que l’on différenciait à peine à l’époque. Les bas-reliefs gravés sur la roche montrent d’ailleurs des soldats chargés de butin en route vers le Sud : c’est sans aucun doute une preuve de l’origine coloniale de cette petite cité-forteresse.
Ce qui a aussi marqué les archéologues, c’est l’extraordinaire richesse architecturale de la ville : des plaques d’or –certes en mauvais état- ont été retrouvées sur certaines maisons, et même des joyaux incrustés sur les linteaux de certaines portes ! La ville-forteresse apporter un nouvel éclairage sur les fonctions de ces villes, justement : avait-elle une valeur de propagande ? Montrer sa richesse à l’ennemi, faire de sa ville une vitrine pour agacer les nobles d’en face et attirer la main-d’œuvre ?
Posté : jeu. mai 12, 2016 8:16 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
Sherazade en visite à Urquba - Interview
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LA SULTANE D’ALAMUT SHERAZADE RAPPELLE L’HISTOIRE D’URQUBA ET REPOND A NOS QUESTIONS. A deux kilomètres des dernières habitations de banlieue de Shariz se tient la ville d’Urquba. Cette cité fut pendant longtemps la résidence des Sultans, qui y habitaient et se rendaient chaque jour au palais de Shariz pour administrer le Sultanat. Aujourd’hui, leur descendante Sherazade a visité le grand palais d’Urquba, tout juste rénové en musée sur la dynastie des Magarcides. Elle découvrit avec un sourire un peu gêné que la dernière salle lui était dédiée, ce qui est normal, puisque le parcours à l’intérieur du musée suit un ordre chronologique. Chaque salle est décorée selon le style d’époque et contient de multiples objets représentatifs de la période présentée. Pour le moment, il est encore fermé au public, et ouvrira la semaine prochaine. Il est bien évidemment déjà inclus sur les parcours des agences de tourisme alamiennes.
D’autres sujets ont été abordés aujourd’hui devant les échevins de la ville d’Urquba. En effet, la question de la connexion entre Urquba et Shariz n’est pas totalement réglée. Il y a une quatre voies gratuite et en bon état, ainsi que des lignes de bus régulières, mais le projet d’installer un long tramway entre les deux centres-ville est à l’étude. Cela permettrait notamment aux employés de ne pas perdre du temps dans les bouchons, accessoirement de diminuer l’empreinte écologique et bien évidemment de gagner du temps. Sherazade a clairement annoncé que la participation de l’Etat à ce projet sera minime et qu’il faudra avant tout se reposer sur les impôts locaux. Les échevins ont donc demandé à la banque nationale alamienne un prêt d’un million de dinars pour financer les travaux, prêt qui devrait être remboursé par les gains rapportés par les utilisateurs de la ligne, ce qui reste assez… bancale. En effet, si l’on en croit les sondages, il faudrait près de sept ans d’utilisation pour être sûr que la dette soit remboursée, à moins de contracter ce prêt auprès d’une banque islamique (taux d’intérêt à 0%), avant que ces dernières ne soient définitivement avalées par la banque nationale, qui ne fait 0% que pour les particuliers.
Après la visite, Sherazade nous a accordé quelques brèves minutes d’entretien :
Moujirad Kalima : Votre Altesse, l’actualité de ces derniers jours est très chargée, il y a notamment la question sébalde qui agite les nations du monde, quel est votre avis à ce sujet ?
Sherazade, sultane d'Alamut : Il est clair, à mon sens, que le texte de loi adoptée par le gouvernement sébalde est un rétablissement d’une forme de servitude moderne. Cependant, j’aimerais tout d’abord rappeler que l’Alamut est très attachée au devoir de non-ingérence. Les Sébaldes sont souverains en leur nation et n’ont de rendre de compte à personne. Si le peuple décide de se soulever contre cette loi, je crois qu’ils en ont largement la capacité, et qu’ils le feront. Deuxièmement, ce n’est pas la première fois dans l’histoire que certaines personnes demandent à être esclaves, ou même serfs, pour x ou y raison. Et pour terminer sur la question, je pense que cette loi est très représentative de ce que peut donner le système ultra-libéral ultra-individualiste poussé au bout de sa logique. Alors là, on peut bien sûr déplorer les conséquences… ou saluer l’honnêteté de la ligne politique sébalde, qui s’assume comme société libérale, surmontant donc ses contradictions. Nous, en Alamut, avons le rempart qu’est l’islam, ainsi qu’une longue tradition qui nous interdirait de mettre en place un tel système, et que nous ne souhaitons bien évidemment pas.
Moujirad Kalima : Qu’en est-il d’ailleurs du développement du réseau diplomatique alamien à l’heure actuelle ?
Sherazade, sultane d'Alamut : Nous avons pris contact avec l’Oustrie et l’Aiglantine dans le but de débuter des relations avec ces deux nations, et nous espérons en tirer le meilleur parti possible. Pour le moment, ça se présente plutôt bien, et nous avons à persévérer sur cette ligne. Je tiens d’ailleurs à saluer le travail des employés de notre secteur touristique et culturel, qui font un travail absolument exceptionnel, chacun à leur niveau, pour donner à l’Alamut cette image si agréable au travers du monde. Nous avons, au gouvernement, des retours toujours plus positifs de la part des dirigeants ou des touristes. D’ailleurs, pour donner un chiffre significatif, le nombre d’étudiants étrangers ayant demandé à faire une année d’étude en Alamut est en augmentation de presque 33% cette année, c’est remarquable et cela continuera.
Moujirad Kalima : Cette proximité avec certaines nations ne risque-t-elle pas un jour ou l’autre de nous mettre dans une situation inconfortable ? Le jour où, par exemple, une nation amie attaquera une nation avec laquelle nous n’avons aucun lien… cette dernière nous verra comme l’amie de son ennemi, ce qui n’est pas une position très enviable.
Sherazade, sultane d'Alamut : Vous faites allusion à la guerre qui se déroule actuellement au Nord. Comme je l’ai rappelé précédemment, le Sultanat ne transgressera jamais le devoir de non-ingérence, et nous n’interviendrons que si nos intérêts sont directement menacés ou si les belligérants demandent notre médiation, ce à quoi nous sommes toujours disposés. Nous souhaitons en toute circonstance œuvrer pour la paix.
Moujirad Kalima : A l’intérieur du Sultanat, nous avons vu récemment l’arrivée sur la scène politique de Jafar, votre cousin, de la branche cadette des Magarcides et…
Sherazade, sultane d'Alamut : … ce n’est pas une arrivée sur la scène politique, du moins pas vraiment. Le prince Jafar a jugé bon, et je pense qu’il en a eu le bon sens, et le droit d’ailleurs, de rappeler aux Alamiens qui il est, ce qui est tout à fait logique. Je ne crois cependant pas qu’il ait eu envie à un quelconque moment de se présenter comme une nouvelle pièce sur l’échiquier politique, je crois d’ailleurs que c’est un monde qui l’a toujours un peu répugné.
Moujirad Kalima : Vous lui avez pourtant accordé une aile du palais sultanique de Shariz, c’est un symbole fort.
Sherazade, sultane d'Alamut : Nos coutumes fonctionnent ainsi. Nous lui avons donné ce qui était à lui, ou plutôt à la branche cadette de notre dynastie, et il l’a gracieusement accepté. Le prince Jafar est un homme de guerre, c’est un général, pas un politicien, ni même un gestionnaire acharné, et je crois qu’il est bien à sa place, et que, maintenant qu’il a reçu les honneurs qui lui revenaient de plein droit, il est à sa place, tout simplement. D’ailleurs, son mariage avec une descendante du Prophète, Roxane, a été vécu au palais comme un très joyeux évènement, et je suis moi-même ravie d’avoir accueillie Roxane à Shariz. Il est important de montrer les liens qui nous unissent, montrer aux Alamiens que nous sommes forts et cohérents, et pas du tout déconnectés des réalités quotidiennes de chacun d’entre eux.
Moujirad Kalima : Votre Altesse, merci de nous avoir accordé votre temps.
Posté : mer. mai 18, 2016 12:41 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
Azad Al-Mandana présente le plan économique de l’année à venir
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Le VIZIR D’ALAMUT A DONNE HIER SOIR LES GRANDES LIGNES DE L’ORIENTATION ECONOMIQUE DU SULTANAT POUR LES MOIS A VENIR. Alors que le mois de février se termine, l’économie alamienne enregistre toujours une croissance tout à fait surprenante. Le défi du gouvernement sultanique étant de maintenir ce développement économique et même d’en accélérer le rythme. C’est dans cet objectif ambitieux que le Vizir a présenté les grandes lignes qui allaient être mises en place dans les mois à venir. Les conseillers du ministère de l’économie ont passé des jours, et parfois des nuits, entiers à détailler le nouveau programme et à envoyer les directives aux grands acteurs économiques alamiens, grandes entreprises, PME et syndicats. A l’heure actuelle, la plupart des entreprises alamiennes appartiennent à l’état (quelques 75%), et les directives engagées seront donc massivement suivies. Reste à se questionner sur la suite que donneront les entreprises privées. Des clauses seront soumises à leur approbation tandis que d’autres modifications macro leur sont de fait imposées. Quelques oppositions de principe (?) se sont faites ressentir dans les milieux de la petite et moyenne entreprise, et des négociations sont d’ores et déjà en cours, parfois avec Al-Mandana lui-même qui se déplace pour rencontrer les petits patrons.
En effet, toute la subtilité de ces nouvelles lignes réside dans leur volonté d’abaisser les barrières économiques tout en protégeant l’emploi alamien. Pour le moment, le chômage en Alamut frôle les 3,5%, ce qui est tout à fait honorable, et quelques économistes « dissidents » estiment que le nouveau plan du gouvernement pourrait multiplier par 2 ce chiffre, notamment chez les jeunes. Ce calcul ne repose sur aucune base solide puisqu’il oublie un très grand nombre de facteurs, qu’il faut cependant prendre en compte. Le plan d’Al-Mandana peut se résumer selon les points suivants :
1. Déblocage de fonds pour l’industrialisation des régions en marge du développement économique alamien.
2. Corpus législatif visant à pousser le secteur public à acheter des produits alamiens en priorité.
3. Mise en place d’un budget pour aider à la délocalisation d’entreprises choisies.
4. Renforcement des compétences du ministère du budget dans le domaine de la gestion de la valeur du dinar alamien.
5. Rétablissement de mécanismes de soutiens à l’agriculture alamienne (partenariats avec les vendeurs locaux etc.).
Ces points ne sont que des résumés très brefs et ne peuvent rendre l’entièreté du programme suivi pour l’année. Des copies de tout le plan économique sont disponibles dans les mairies et chaque citoyen peut en demander une gratuitement.
[center]Majles : vers une légalisation du port d’arme en Alamut ?
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DES ASSOCIATIONS DEMANDENT LE DROIT DE PORTER LES ARMES, AINSI QUE LES MILICES ISLAMISTES : DONNE-T-ON LE BÂTON A L’ENNEMI ?. Les représentants du Parti pour le progrès et le développement (parti islamiste d’Eskandar Fatemeh) ont déposé en début de semaine une motion visant à légaliser le port d’armes pour les citoyens alamiens. Ce projet a immédiatement suscité de fortes réactions au sein à la fois du gouvernement et de la population. Les arguments favorables à ce projet de loi sont la responsabilisation du citoyen et sa protection. En effet, les défenseurs du projet rendent publiques des études dans d’autres nations qui, ayant légalisé le port d’armes, ont vu leur taux d’homicides et de criminalité en général, baisser. Leurs opposants arguent alors que les mentalités des peuples sont différentes –ce qui est cependant bancale, car les Alamiens ne sont pas un peuple de guerriers et ne l’ont que rarement été dans notre histoire- et que le fait que chacun porte une arme ne fera que renforcer le sentiment de méfiance et de suspicion générale. Toutefois, il faut signaler que le marché de l’arme de poing a connu une nette augmentation en Alamut : les opposants au libéralisme économique supposent qu’il s’agit là d’une conséquence de l’ouverture économique du pays, qui engendre un individualisme croissant, qui engendre une volonté d’écraser les autres, qui engendre l’achat d’armes. Quelle serait la prochaine étape ?
Cependant, un coup de tonnerre a retenti hier sur les bancs du Majles, en présence de la Sultane elle-même. Eskandar Fatemeh lui-même est monté s’est levé pour prendre la parole, accueilli par des huées et des applaudissements, et, d’un ton sec, a demandé à la Sultane ce qu’il en était des récentes attaques (sur des militaires et des civils) dont les commanditaires étaient peut-être des akhbaristes. Contre ces gens-là, ne vaut-il pas mieux que les Alamiens soient armés ? Les huées ont immédiatement cessé, et même les applaudissements, comme si ce sujet était tabou. Un blanc de quelques secondes fut tranché par Sherazade, qui se leva et rappela à Fatemeh toutes mesures mises en place par le ministère de l’intérieur ainsi que par l’armée pour mettre un terme aux exactions de ces groupes dont on ne sait toujours rien. A l’heure actuelle, le débat sur le port d’arme n’est toujours pas terminé et le vote aura lieu la semaine prochaine : il semblerait pour le moment que la loi soit approuvée, mais une grande partie du Majles flotte (ce qui signifie qu’un nombre de députés suffisant pour renverser la tendance hésite). Le sujet, par ailleurs, ne semble pas mobiliser les Alamiens plus qu’autre chose. En effet, et peu ose sortir ses statistiques, mais quasiment tous les Alamiens des campagnes possèdent au moins une arme à feu, et se contrebalancent royalement de la légalisation ou nom de la possession de ces armes. En ville, où la criminalité ne cesse de diminuer, posséder une arme serait presque superflu, et les citadins ne s’en enquiert que peu…
[center]Exposition « Calligraphie alamienne » à Ismaïl
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L’ECRITURE, SOCLE DE LA CULTURE, A L’HONNEUR CE DIMANCHE. Le farsi est sans aucun doute l’une des langues les plus difficiles à apprendre dans le monde, et pourtant, c’est sans aucun doute l’une des plus belles. L’alphabet arabe, multiséculaire, peut s’écrire selon des coups de plume qui en font un véritable art. Il s’agit de la calligraphie, pratiquée par près de 60% des Alamiens, étant donné que de nombreuses écoles proposent en option ce type de matière. D’ailleurs, encore dans les universités, les titres calligraphiés font gagner quelques points. Cela montre tout le raffinement de la culture alamienne et ce qui la différencie d’autres cultures utilisant le même alphabet : en effet, dans son ouvrage Histoire culturelle de l’Alamut (un pavé de 1200 pages, aux éditions « Saladin »), Mahmoud Ibn Wahan parvient à montrer magistralement que l’importance donnée à la forme, et pas uniquement au fond, est une composante majeure de la culture alamienne. Les formes les plus extrêmes rejettent d’ailleurs complètement le fond, et se contentent juste de copier le Coran ou les Contes des mille et une nuits en innovant la calligraphie. Il s’agit cependant d’un écueil, du point de vue de la plupart des Alamiens, qui pensent que forme et fond doivent s’unir dans le plaisir de l’esprit et des yeux.
Dimanche, précisément, la ville d’Ismaïl accueillera une grande exposition, sur plusieurs centaines de m², mettant à l’honneur les plus belles calligraphies de notre histoire d’un côté, les plus grands calligraphes vivants de l’autre, et de rapides cours d’écriture. La fille de Sherazade, la princesse Nymeria, sera présente durant toute cette journée ; ouvrira et fermera l’exposition. Plusieurs milliers de personnes seront attendues et l’évènement sera retransmis à la télévision. Un pan entier de la salle sera dédié à un coin librairie, où il sera possible d’acquérir à la fois des tableaux présentant de splendides calligraphies, mais aussi des livres plus généraux sur la culture alamienne. A priori, on ne devrait pas être à sec, tant les imprimeurs ont prévu le coup. Il est aussi à noter que les ambassadeurs, touristes et étrangers sur place sont gracieusement invités à se rendre sur place, pour rencontrer la princesse d’une part, et d’autre part à découvrir ce côté éblouissant de la culture alamienne…
Posté : jeu. juin 02, 2016 9:35 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
Sherazade au Dîner des Ambassadeurs
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LA SULTANE A PRESIDE LE DÎNER DES AMBASSADEURS, SOUS LES APPLAUDISSEMENTS. Chaque année, au palais de Shariz, a lieu le Dîner des ambassadeurs, durant lequel tous les ambassadeurs et consuls présents sur le sol alamien sont conviés par la famille Al-Magar. Cette année ne déroge bien évidemment pas à la règle. Une table ronde est mise en place afin qu’aucun ambassadeur ne se sente lésé par rapport à un autre, et on mange selon les traditions et les coutumes alamiennes, sauf pour les vêtements. Les contrastes sont parfois amusants et fertilisent l’imagination des dessinateurs satiriques : un ambassadeur biturigeois en costard cravate en train de manger des loukoums dans un ensemble de draperies rembourrées classiques peut avoir son charme. En tout cas, Sherazade et sa fille Esmeralda se tenaient à l’entrée, saluant par leurs noms chaque ambassadeur. Autre fait étonnant : la présence du prince-cadet Jafar, en uniforme, avec son épouse Roxane, qui a attiré bon nombre d’ambassadeurs musulmans, ravis de baiser la main d’une descendante de Muhammad. La princesse Imane, quant à elle, a préféré s’absenter, ainsi que le Vizir Al-Mandana, tous deux retenus par des affaires urgentes. Lorsque tout le monde fut arrivé, que l’on eut bien discuté, la Sultane sonna le début de la ripaille avec son discours.
Les journalistes sur place relevèrent plusieurs points dans ce discours, tous aussi instructifs les uns que les autres sur l’actuelle position diplomatique alamienne ainsi que les choses à venir. Non contente de rappeler encore à quel point la diplomatie alamienne était ouverte et étendue sur tout le globe, Sherazade invita chaque ambassadeur à se présenter brièvement, ce long tour de table a permis de montrer précisément l’étendue de ces relations. En dehors de quelques incidents, notamment un petit pois de l’assiette de l’ambassadeur kirepien qui a accidentellement atterri dans l’œil de l’ambassadeur raksasan, la Dîner s’est admirablement bien passé, comme à l’accoutumée. En ce qui concerne les évolutions à venir pour la diplomatie alamienne, elles se résument facilement : « Toujours plus d’ouverture ». Les opposants au gouvernement ont rappelé que le bien de l’Alamut résiderait bien plus dans une ouverture économique plus que diplomatique. Le débat sur la porosité des frontières économiques, décidément, se colporte à présent à toutes portes.
[center]Les réformes agricoles sur la sellette ?
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LE MAJLES MENACE DE BLOQUER LES SUBVENTIONS AUX JEUNES AGRICULTEURS. Mardi matin, un pan entier du Majles a proposé d’amender plusieurs articles de la loi sur l’agriculture, mise en place il y a presque 8 ans par le colonel Ben-Garsiv. Cette loi proposait différents éléments : tout nouvel agriculteur désirant lancer son exploitation se verrait remis par l’état du bétail, des outils, des machines et éventuellement un prêt à 0% pour la construction de hangars/étables. Cette loi avait été passé dans l’objectif de développer l’agriculture alamienne, et son résultat avait été plutôt positif : durant les 8 dernières années, près de 18 000 jeunes agriculteurs ont débuté leurs exploitations. La loi a été maintenu sous la République Islamique mais se heurte maintenant aux velléités libérales présentes au Majles. Le Parlement, rappelons-le, n’a pas le pouvoir d’abroger une loi, mais peut en revanche en abroger des articles, sauf si ceux-ci ont été protégés par des articles constitutionnels au moment de sa promulgation. Ainsi, le Majles s’en prend à un article non-verrouillé qui assure l’octroi de subventions par la Banque Centrale aux jeunes agriculteurs pour l’achat de terres, et uniquement pour l’achat de terres. Un amendement est en cours de rédaction par les libéraux et les ayatollahs pour l’ajout de l’intérêt à ce prêt.
Les arguments avancés sont d’ordre variés. Les ayatollahs pensent que la terre, donnée par Allah, a une valeur que les hommes doivent rembourser sous forme d’une forme de dîme aux ayatollahs locaux. La Banque Centrale ne servirait que d’officine de redistribution dans ce cas-là. Les libéraux, quant à eux, dénoncent les abandons de jeunes agriculteurs qui, achetant une fois les terres, les laissent en friche, n’ayant ni la force, ni l’envie de les travailler : ils profiteraient juste du prêt sans intérêt pour acquérir le maximum de terres et s’en occuper éventuellement par la suite. C’est du gaspillage, bien évidemment. Leur imposer un prêt à intérêt les pousserait à mesurer leurs actions : ils ne prendraient que la terre dont ils auraient besoin et sur lesquelles ils pourront se concentrer pour en tirer le meilleur rendement. Cela limiterait l’accaparement inutile et pousserait à une augmentation de la productivité. Cet argument est bel et bien propre aux libéraux laïcs purs, car les ayatollahs condamnent l’usure mais approuvent cette loi en vertu du prix de la terre. Des intérêts divergents se confondent ici dans une seule volonté : augmenter les rendements de la terre en faisant pression sur les agriculteurs. Reste à trouver le juste milieu pour que la pression fasse d’eux des diamants, et non des éclats de roches éparpillés.
[center]Un ayatollah arrêté dans le Sud du pays
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UN AYATOLLAH AU DISCOURS EXTREMISTE EMPRISONNE APRES PLUSIEURS PLAINTES. Tollé général ce mardi après-midi dans la salle des émirs (maires) locaux d’Ismaïl. Plusieurs d’entre eux en sont venus aux mains après l’arrestation dans la nuit d’un ayatollah, dans la petite ville de 5000 habitants de Kahoun, par la police. Cet ayatollah, dont l’anonymat sera conservé ici, était connu des services de police et surveillé depuis quelques années déjà pour ses discours ultra-radicaux. Les circonstances de son arrestation sont rocambolesques d’ailleurs : des personnes habitant non loin de sa mosquée (qui est aussi son lieu de résidence) se sont plaints de tapages nocturnes, lui et ses fidèles chantant des nasheeds à tue-tête jusque très tard dans la nuit. La police arrivant sur place en profite pour fouiller un peu les lieux et tombe sur des armes dans une pièce adjacente à la salle de prière. L’ayatollah, sans résistance opposer, se rend au commissariat et explique que les armes servent à « rétablir la justice d’Allah en Alamut ». Les émirs d’Ismaïl demandent à voir cet homme et un débat intense s’ensuit : doit-il, oui ou non, être condamné ? Il n’existe pas, dans la loi alamienne, de « délit d’extrémisme ».
Car s’il n’y avait que le tapage nocturne ! Cet ayatollah se revendique de l’akhbarisme. En effet, nombre de ses fidèles sont connus pour leur pratique quasi-ascétique de l’islam. Les enregistrements de ses prêches révèlent un discours d’une violence inouïe à certains moments, affirmant par exemple que la musique, si elle n’était pas halal (nasheeds, chants de muezzin…), était d’origine démoniaque, ou encore que les Juifs d’Alamut devaient être massacrés jusqu’au dernier et les chrétiens asservis ou chassés. Attaquant aussi violemment la Sultane pour sa « mollesse » face aux attaques d’une monde judéo-chrétien destructeur, il propose ni plus ni moins que sa destitution. Après ces écoutes, certains émirs ont argué la liberté d’expression et d’exégèse en matière d’islam, chaque ayatollah étant compétent pour lire et interpréter le Coran, tandis que d’autres ont évoqué l’éventualité d’un retour à une autorité islamique suprême en Alamut pour « juger » de la validité ou non des discours des ayatollahs et une autre frange encore des émirs a tout simplement voulu emprisonner cet homme pour incitation à la rébellion, port d’armes illégal, tapage nocturne et appel à la violence et à la haine. Bref, le débat n’est sans aucun doute pas à négliger et une réponse sévère doit provenir de l’Etat.
Posté : mer. juin 08, 2016 11:33 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
Un œil sur les expatriés alamiens
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QUI SONT EXACTEMENT CES DEUX CENT MILLE ALAMIENS VIVANT HORS D’ALAMUT ?. En Alamut vivent 33 millions d’Alamiens, et 200 000 Alamiens supplémentaires vivent eux à l’étranger. Pour un pays en développement et à l’industrialisation en cours d’achèvement, c’est une proportion tout à fait importante. Voire même trop importante pour certains. Le ministère de l’Immigration a commandé la création d’une enquête pour savoir quelles étaient exactement les motivations et les profils des expatriés. Certains s’inquiétaient de voir les cerveaux quitter massivement le pays, mais heureusement, il semblerait que le résultat de l’enquête ne montre rien de tel. En fait, il y a désormais plus de cerveaux qui arrivent en Alamut que de cerveaux qui s’en vont. Excellente nouvelle ? Pas sûr, car beaucoup de ces « cerveaux » qui viennent sont des remesas, et ne s’implantent pas, tandis que ceux qui quittent l’Alamut le quitte généralement pour de bon. Ainsi, le ministère de l’économie travaille sérieusement à élargir le système de remesas pour tous les ingénieurs ayant trouvé opportunité ailleurs : ils iront travailler là-bas pour une durée indéterminée et promettent de rentrer. Durant leur « expatriation » temporaire, un poste leur est créé en Alamut pour assurer leur retour.
Cependant, l’étude est très claire, beaucoup demeurent à l’étranger pour de longues périodes. Qui sont ces expatriés ? En première ligne, les étudiants. Les nombreux partenariats tissés par le ministère des affaires étrangères ont créé des opportunités extraordinaires pour un grand nombre de jeunes (fortunés) alamiens, qui quittent les universités alamiennes pour aller étudier dans un pays qui leur procurera des diplômes mieux reconnus à l’international (universités raksasanes en priorité). Là aussi, un dispositif de retour devrait être mis en place afin de faire revenir en Alamut ces jeunes gens contre un poste confortable. En deuxième ligne des expatriés, les diplomates. Eh oui ! Tout juste derrière les étudiants, et en passe de les dépasser d’ailleurs, les diplomates sont plusieurs dizaines de milliers à agir aux quatre coins du globe pour tenir le très vaste réseau diplomatique alamien et le développer au maximum. Son efficacité demande de fait une main d’œuvre extrêmement nombreuse, et par ailleurs coûteuse, mais en retour, il semblerait qu’on y gagne plus qu’on y perde. Et enfin, dernière catégorie d’expat, les chefs d’entreprise qui délocalisent ou ouvrent des filiales à l’étranger. On compte aussi dans cette catégorie les nombreux cadres de ces entreprises qui partent gérer les filiales à l’étranger ou former les ouvriers. En somme, on constate que l’expatriation, bien qu’importante en Alamut, ne concerne que des parties ultralocalisées de la population et absolument pas une majorité, dans le sens où les groupes nombreux (ouvriers, etc.), ne sont quasiment pas touchés…
[center]Nouvelle offensive libérale au Majles
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LE SYSTEME EDUCATIF ALAMIEN POINTE DU DOIGT. Dans la nuit de lundi à mardi, lors d’une séance du Majles, les députés d’obédience libérale, aidés comme à l’accoutumée par les ayatollahs, ont proposé un vaste plan de privatisation de l’éducation en Alamut. Tollé général au Majles, et la nuit s’est terminé en pugilat, avec un député qui a terminé à l’hôpital avec un nez brisé. Si le débat a suscité tant de controverses, c’est parce que le système éducationnel alamien a toujours été sujet de controverses… en effet, sous l’Etat Alamien de Charaman Ben-Garsiv, l’école a été massivement utilisé comme outil de propagande de l’état et rendue obligatoire, pour le meilleur (alphabétisation de la population) et pour le pire (désislamisation). La République Islamique a ensuite jeté du lest mais la tendance est générale ces dernières décennies : le secteur primaire et secondaire en Alamut est de mauvaise qualité et se dégrade. Le gouvernement a toujours tout misé sur les universités, la recherche, le secteur supérieur, délaissant alors les autres. Les professeurs sont recrutés avec des critères de plus en plus ambigus, arguent les opposants à la nationalisation, ce à quoi on leur répond que l’alphabétisation du peuple a tout simplement réhaussé le niveau plus vite que ce que les profs ont pu encaisser, provoquant un heurt et donc une diminution qualitative de l’éducation. Bref, au-delà du constat, que personne ne conteste vraiment, il y a les solutions.
Deux positions s’affrontent ; conservatrice et libérale. Les conservateurs désirent reprendre en main l’école et augmenter le budget de l’état alloué à cette part ô combien importante de la société. Les libéraux désirent eux privatiser le primaire (pour le secondaire, ils sont divisés) afin de lâcher cette lourde part du budget étatique et reporter les crédits gagnés sur le secondaire ou le supérieur, en augmentant encore la qualité. Ils avancent notamment le fait que les tâches du primaire (apprendre les bases, lecture, maths, histoire…) peuvent être facilement enseignées sans l’encadrement de l’état et qu’un grand test national à la fin du secteur primaire permettrait d’évaluer les jeunes et d’inspecter donc les établissements aux résultats « louches ». Même argument pour le secteur secondaire, bien que celui-ci pose plus de problèmes, les compétences apprises demandent un degré de qualification plus importante et seules des personnes précisément qualifiées pourraient tenir un collège. C’est cependant sans aucun complexe que les libéraux demandent la privatisation de ce secteur aussi, ou bien une marque plus nette entre public et privé, un partage équitable, si l’on veut. Si la motion passe, que faire de l’argent gagné ? Là encore, le débat est ouvert : faut-il améliorer la qualité des équipements du supérieur ? Créer des bourses pour rendre le supérieur gratuit ? Ou alors carrément verser le seau de dinars dans un autre bassin, comme l’industrie ? Bref, les citoyens sont appelés à se renseigner et à exprimer leurs opinions…
[center]Les ayatollahs se réunissent à Urquba
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LES REPRESENTANTS DU CHIISME ALAMIEN S’ASSEMBLENT POUR DELIBERER DE QUESTIONS PRESSANTES. En Alamut, il y a, rappelons-le, seulement 33 ayatollahs, 3 par satrapies environ, et des milliers de mollahs. Le clergé chiite est infiniment plus réglé et hiérarchisé que le clergé sunnite, qui, d’ailleurs, n’existe quasiment pas. Et dans l’histoire, il est vrai, l’évolution de l’influence des ayatollahs s’est faite ressentir. Tantôt impuissants, tantôt aux commandes, tantôt esseulés, tantôt épaulés, ils ont toujours été partie intégrante du paysage politique alamien. Leur centre historique est la ville d’Urquba ; initialement d’ailleurs, c’est ici que se réunissaient les sages et les aristocrates, souvent les mêmes d’ailleurs, et qui délibéraient des affaires de ce bas-monde en prétendant à tort ou à raison être inspirés d’Allah. En ce qui concerne le statut actuel d’Urquba, elle demeure ville-centre de la foi chiite alamienne… Une fois par an, à cette période de l’année, tous les ayatollahs se réunissent donc dans leur ville historique, se rassemblant au sein de la grande mosquée de la ville et traitent de tous les sujets chers à leurs vieux cœurs. Et s’il est vrai que les questions religieuses sont évoquées, elles le sont de moins en moins, le Rassemblement de cette année en est une des marques significatives.
Sans aucune hiérarchie, les ayatollahs prennent la parole à tour de rôle, les sujets ayant été définis à l’avance. Ces hommes, et les lecteurs étrangers ne doivent pas s’y tromper, ne sont pas seulement des hommes de foi… ils ont aussi pour la plupart d’entre eux des fonctions administratives et parfois même politiques. Sur les 33 ayatollahs, il faut signaler que 27 sont députés au Majles, généralement rangés du côté des libéraux. Au début du siècle, seuls 3 d’entre eux avaient des fonctions de ce type… Ainsi, la politique s’est immiscée de manière extrêmement violente et brutale, si l’on peut dire, au sein des Rassemblements.
En ce moment, les sujets évoqués sont des plus surprenants : quel éclairement la foi chiite donne-t-elle sur la privatisation ? Faut-il tendre la main aux nations infidèles ? Faut-il pénaliser le non-respect du ramadan ? Faut-il faire fouetter les jeunes hommes/femmes s’habillant indécemment ? En fait, on aurait presque l’impression d’entendre la question : le Sultanat est-il réellement chiite ? C’est à se demander s’ils évoquent le Coran dans leurs discussions…
Posté : jeu. juin 23, 2016 12:01 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
Les bals de fin d’année divisent les Alamiens
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CEUX QUI PARLENT DE « CONSERVATISME RELIGIEUX FANATIQUE » FACE AUX « LIBERAUX DECADENTS MODERNISTES ». La fin d’année scolaire, décidément, déchaîne les passions. Dans la nuit de samedi à dimanche, les rues de Shariz se sont emplies d’étudiants tout droits sortis des salles d’examens. Âgés entre 16 et 26 ans, la plupart d’entre eux se sont tenus correctement et sont calmement rentrés chez eux. Cependant, ce ne fut pas le cas pour une grande minorité, appelons-le comme ça. En effet, des photos circulaient sur les réseaux sociaux, comme celle présentée ci-dessus, montrant des jeunes gens en pleine débauche, chichas et alcools comblant les trop nombreuses parcelles de peau trop visibles. De nombreux habitants des grandes cités alamiennes se sont plaints par ailleurs du tapage nocturne, des jeunes filles en tenue trop courte, des adolescents alcoolisés dans les rues et de bien d’autre désagréments encore. Les autorités universitaires et scolaires n’ont quant à elle pas réagi, si ce n’est un appel à la tenue prononcé du bout des lèvres à la fin des examens. En tout cas, il semblerait qu’au sein de la société alamienne, les positions sur un sujet qui pourrait paraître marginal semblent nombreuses et opposent partis politiques et sujets.
Sont montés au créneau les ayatollahs et les mouvements les plus marqués par l’islam afin de s’en prendre à ces jeunes, accusés de sombrer dans la luxure moderne, dommage collatéral d’une politique trop laxiste et d’une charia mal, voire pas du tout, appliquée. Cela provoque une fissure au sein de la branche libérale de l’arbre politique alamien, car les libéraux purs, eux, ne sont favorables qu’à une sanction des délits « normaux » (alcoolémie trop élevée, tapage nocturne…) et rien de plus. De l’autre côté du spectre politique, l’argument « laissez-les s’amuser » a été monté par la petite bourgeoisie des villes, qui est en fait l’ensemble des parents des étudiants en question. Il faut comprendre que ces jeunes sont la génération née lors du boom économique de l’Alamut durant les années 2010. Ils ont grandi sous Ben-Garsiv et la République Islamique, et le Sultanat représente pour eux une véritable libération du point de vue des mœurs. Cependant, la Sultane a pris une position extrêmement mesurée par rapport à ces évènements, appelant à la condamnation des délits et à une réglementation plus dure des mœurs car, on le sait, si les traditions se perdent au profit de la moralité moderniste, la culture de la nation en perd sa saveur et ne représente plus rien, sinon les ruines d’une nation jadis brillante. Personne ne désire « être jadis ».
[center]Le prince Jafar sur le Kirep : le mot de trop ?
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LE PRINCE-CADET A VIOLEMMENT CRITIQUE LA POLITIQUE ANTIRELIGIEUSE DU KIREP, SOUTENU PAR UNE PARTIE DE LA POPULATION. Une interview donnée dans le journal des ayatollahs alamiens a pu provoquer un tollé sur la scène internationale. Le cousin de la Sultane Sherazade, le prince-cadet Jafar, n’a pas mâché ses mots lorsque l’ayatollah d’Ahmerrad lui a demandé son avis quant à la politique antireligieuse du Kirep. « Les mosquées transformées en musées de l’athéisme sont une belle allégorie du gouvernement kirepien : une belle architecture pleine de vide ». Comme si cela ne suffisant pas, à une question que lui posait l’intervieweur sur communisme et islam, Jafar répondait : « Il est une évidence que le communisme est fondamentalement athée, mais jamais vous ne me ferez croire qu’ils sont des areligieux et irréligieux. Le communisme est une religion païenne, de l’homme par l’homme pour l’homme ». Rappelons au lecture que l’islam est de loin l’une des religions principales du Kirep… une révolte des musulmans kirepiens est-elle envisageable, demandait-on ? Après tout, la pratique religieuse demeure autorisée dans la sphère strictement privée. « Fumisterie, répond le prince, la réduction de la pratique au privé est un masque de l’athéisme prosélyte, et quand bien même, qu’est-ce que le privé dans un système totalitaire ? ». « Il est fort dommage, continuait-il, que le Kirep ait promulgué cette loi dans le seul but de s’opposer à d’autres nations. Régler sa société en fonction des agissements des autres est une marque de la faiblesse d’un état dont les ateliers idéologiques sont en panne. La fin semble proche pour un tel état ».
Immédiatement, une part entière de la population s’est reconnue dans les propos de Jafar et certains ont même demandé à ce que le Sultanat coupe ces relations avec le Kirep. En effet, la Sultane Sherazade, elle, n’avait pas exprimé son opinion sur la question, principe de non-ingérence et de neutralité oblige. Dans sa philosophie politique à elle, un état est souverain en sa terre et peut réglementer son organisation comme il l’entend. Si cette position peut provoquer le respect des autres peuples, elle peut aussi laisser dubitatif le peuple alamien, qui a soif d’engagement et de controverses, comme si celles que l’on avait au sein de notre politique ne suffisaient pas. Obligée de briser le mur du silence, Sherazade a répondu que le débat était autorisé et que le peuple alamien avait bien évidemment le droit d’exprimer son opinion sur les engagements des autres nations, sans pour autant négliger ceux d’ici. Elle a par ailleurs rappelé à l’ordre son cousin Jafar, notant que celui-ci, en tant que tête de la branche cadette des Magarcides, avait des responsabilités et une voix plus forte qu’un citoyen lambda, et que ses propos devaient être mesurés en conséquence, ce qui, juge-t-elle, n’a pas été le cas ici. De telles paroles pourraient provoquer un incident diplomatique. La nature provocatrice du prince semble facilement « titillable ».
[center]Sherazade en visite dans les écoles de la capitale
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ALORS QUE LE DEBAT SUR LA PRIVATISATION DE L’ECOLE PRIMAIRE BAT SON PLEIN, LA SULTANE PREND LA TEMPERATURE. Depuis quelques semaines, et comme nous le rappelions dans notre dernière édition, les débats font rage au Majles pour savoir si oui ou non, la privatisation de l’école primaire devrait se faire. Rappelons les principaux arguments : une école privée peut quand même apprendre à lire et à écrire, et les économies réalisées sur la « dénationalisation » (joli mot utilisé autant par les détracteurs que les défenseurs du projet de loi) pourraient être réinvesties dans le secondaire voire même le supérieur et en augmenter considérablement la qualité. Bref, les arguments ne manquent pas et le gouvernement sultanique a encore du mal à trancher la question. Seuls des rapports de terrain, commandés par une administration compétente et décidée peut, et c’est normal, offrir les données nécessaires à l’élaboration d’un projet de loi solide. Alors que des inspecteurs sillonnent le pays et dressent des constats et des sondages d’une redoutable rigueur. Tout doit être fait dans le plus grand intérêt du peuple d’Alamut.
La Sultane elle-même a décidé de se rendre sur le terrain. Durant tout le début de la semaine, elle s’est rendue dans une dizaine d’écoles primaires de Shariz, discutant longuement avec les professeurs ainsi qu’avec les écoliers. On y jaugea aussi la qualité des équipements : peut-on l’améliorer ? Si oui, combien cela coûterait-il ? L’Etat peut-il se permettre d’autres dépenses ? Comment une privatisation serait-elle considérée ici ? Les parents d’élèves ont été incroyablement surpris d’aller chercher leurs enfants à l’école et se retrouver devant la Sultane elle-même, qui en a profité pour discuter, parfois longuement avec eux. Evidemment, leur seul et unique but est que leurs enfants soient instruits, peu importe comment. Pour les professeurs, leur seul et unique but est d’avoir le matériel adéquat, et aussi relativement uniforme : que les programmes ne varient pas trop d’une école à l’autre. Ainsi, une privatisation devrait aussi être mesurée : que les programmes gardent des pivots centraux et des méthodes similaires, tout en laissant une marge de manœuvre suffisante. Tout est question de mesure. Quant aux petits écoliers qui s’agitaient ce matin devant l’incarnation de leur histoire, ils ne demandaient qu’à grandir, pour pouvoir un jour aider leur nation à se hisser haut sur la scène internationale. Ils lisaient et comptaient fièrement devant la Sultane pour lui montrer à quel point ils étaient doués. Sacrés chenapans.
Posté : jeu. juin 30, 2016 6:22 pm
par luc57
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Moujirad Kalima
Une série de lois concernant le secteur bancaire alamien créé la polémique
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Le Majles a voté ce matin un corpus de loi appelé « Le code Aljane » et qui, déjà, suscite l’émoi parmi la population. Beaucoup d’Alamiens trop connaisseurs du fait parlementaire savent qu’il faut surveiller de près les lois passées en juillet, période du farniente et des vacances. Triste tendance des pays à fort parlementarisme, mais quasi-inutile dans une population aussi politisée que celle d’Alamut, où aucune loi ne peut passer inaperçue. D’autant plus, pour ajouter au mystère, que le code Aljane n’a pas été soumis par le gouvernement, du moins pas directement, mais par les députés libéraux et islamiques du Majles. A croire que la grosse offensive libérale de cette année n’a pas fini ses cartouches. Et pour autant, c’est près de 60% des députés qui ont validé ce code, qui sera mis en place dès le mois prochain. La Sultane ne s’est pas opposé à la plupart des articles mais a déjà utilisé son pouvoir pour y inclure divers amendements. Plus de cent articles proposent une réforme profonde du système bancaire et financier de l’Alamut. Nous allons résumer ici les principaux points du code Ajlane qui a déjà provoqué des distributions de tracts et des pétitions pour son retrait immédiat et sans condition. Pourquoi ce code provoque-t-il tant de controverses ? Une lecture plus approfondie est disponible de la même manière que les lois sont accessibles pour chaque sujet d’Alamut : une simple visite/requête à la mairie locale.
- Diminution du taux d’imposition des entreprises. Ce point-ci n’a pas provoqué un grand intérêt soudain pour le code Ajlane, il faut le préciser, c’est le moins controversé, mais il est accusé d’être l’arbre qui cache la forêt. Cela fait longtemps maintenant que les entrepreneurs Alamiens demandent la diminution des charges qui pèsent sur leurs entreprises, sans réponse, les régimes précédents ayant joué une politique très socialisante, puis plus ambigüe. Ainsi, une bouffée d’air frais pour les entreprises s’avère nécessaire, et c’est effectivement l’un des pans du Code Ajlane. Les dinars ainsi économisés pourront être réinvestis, créant de l’emploi et de la richesse. C’est du moins l’effet escompté. D’autres facteurs, qui compliquent les calculs, sont à prendre en compte. Une critique est cependant présentée à la face des libéraux par les protectionnistes les plus radicaux : cette diminution s’appliquera à toutes les entreprises sur le sol alamien, et donc aussi aux entreprises étrangères, qui pourraient voir là une possibilité d’optimisation fiscale et donc, créer un appel d’air, plutôt qu’une bouffée d’air…
- Diminution drastique de la taxation sur les non-résidents. Longtemps débattu, ce point n’a cessé de diviser les religieux et les libéraux, mais un accord est finalement tombé : il n’y aura pas suppression des taxes sur les personnes physiques, mais une diminution colossale de ces taxes sur les non-Alamiens vivant régulièrement en Alamut. Quel but ? En fait, il semblerait que l’objectif soit d’attirer au maximum les investisseurs, cadres et techniciens étrangers. Pourquoi ne pas baisser les taxes sur les Alamiens alors, répondent les opposants au Code Ajlane ? La réponse est toute trouvée : les Alamiens doivent faire vivre la terre de leurs ancêtres et donc payer des taxes, en revanche, les étrangers eux, n’ont pas ce besoin. S’ils viennent sans payer de taxes, ou très faibles, cela donne un effet symbolique d’hospitalité, mais bien sûr, la contrepartie est l’enrichissement d’Alamut et peut-être même la création d’emploi. Ainsi, ce double-objectif, symbolique et économique, a suffi à produire, dans la tête des députés, un déclic qui a fait passer ce corpus comme une lettre à la poste.
- Liberté des changes absolue. Ce point est passé un peu inaperçu car il demande une certaine maîtrise du vocable financier pour être compris. Jusqu’à hier matin, toutes valeurs mobilières détenues par un Alamien ou n’importe quelle personne sur sol alamien devaient être déposées dans une banque particulière (il n’y a que deux banques en Alamut, de toute manière). Cela n’est désormais plus nécessaire, n’importe qui peut détenir et négocier ces valeurs sur les marchés, sans aucune formalité de change. Cette mesure vise à fluidifier l’activité financière et augmenter les possibilités d’investissements étrangers et alamiens. Exporter, importer, délocaliser, relocaliser, investir… toutes ces actions enrichissantes seront désormais beaucoup plus faciles, disent les tenants du code Aljane. Les opposants eux, estiment que la diminution des taxes de change ne fera que « faire passer » l’argent étranger en Alamut, sans le retenir, et fera du pays rien de plus qu’une plaque tournante de la finance internationale, sans en être à proprement dit un acteur, donc…
- Secret bancaire total et absolu. Voilà le point qui rend le code Aljane « louche ». La volonté de mettre sous scellé absolument tous les comptes bancaires en Alamut est très mal vu par grand nombre d’Alamiens et le sera sans aucun doute encore plus par les autres nations du monde. Il est dit que l’argent stocké en Alamut ne doit pas filtrer, il ne doit y avoir aucune faille, car l’Alamut tient à son image de « roc protecteur ». Protéger les biens des personnes semble être l’un des premiers devoirs. Plusieurs problèmes se posent : les étrangers aussi sont concernés, pourquoi pas les Alamiens uniquement ? Est-ce que la police pourra quand même briser le secret bancaire ? Est-ce que cela a un intérêt direct dans le développement économique de la nation ? En fait, il semblerait que cela soit surtout un gage devant les investisseurs et les étrangers : l’oseille est en sécurité chez nous, sous-entendu nous sommes un acteur tout à fait fiable et surtout, stable, ce qui est, comme on le sait, très important sur les marchés financiers.
- Facilitation d’installation de sociétés étrangères sur le territoire. Mesure qui prend simplement ici une ampleur supplémentaire. Alors que déjà, installer une entreprise en Alamut n’était pas bien difficile, ce le sera désormais encore moins. En fait, cette mesure très libérale fait qu’il est maintenant à peine plus difficile pour un étranger que pour un Alamien de venir développer son business sur les terres des mille et une nuits. C’est sur ce point que Sherazade a énormément discuté, afin de ne pas faire de l’Alamut un dépotoir et un pays d’où l’on tire une main d’œuvre peu chère. Plutôt que de démolir les statuts des salariés, essayons d’attirer les investisseurs par une situation fiscale alléchante, et c’est là le véritable but de cette loi, qui s’inscrit donc dans ce code Aljane.
Pour conclure, le code Aljane demeurera dans les têtes des Alamiens comme un texte très libéral, les uns proposant d’un côté un gros coup de fouet à l’économie du Sultanat, les autres prétextant qu’il fait de l’Alamut un paradis fiscal et financier…
Posté : jeu. juil. 14, 2016 7:09 pm
par luc57
[center]Moujirad Kalima
Le prince Kanya visite le matériel militaire dernier cri
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L’ACQUISITION DE MATERIEL MILITAIRE DE HAUTE TECHNOLOGIE PROVOQUE L’EMOI PARMI LA POPULATION ALAMIENNE. On le sait, l’Alamut n’est pas une grande puissance militaire, pas même au Barebjal. Cependant, on sait aussi que l’Alamut produit chaque année des ingénieurs et des inventeurs de génie qui ont le potentiel nécessaire à l’élaboration de nouvelles techniques, qui concernent aussi le cadre militaire. En effet, l’année scolaire est terminée, et l’on sait maintenant que le fils de la Sultane, le prince Kanya, a décidé d’orienter ses études vers l’ingénierie militaire afin de terminer sans doute ingénieur en développement militaire. Fascinant et destructeur, comme dirait l’autre. En tout cas, sa passion pour le numérique et le « neuf » s’est traduit hier après-midi par la visite de la base militaire alamienne la plus avancée technologiquement. Située non loin d’Ahmerrad, où le prince étudie, elle canalise les meilleurs ingénieurs en développement et reçoit le matériel importé de l’étranger en priorité. Et c’est justement sur cette base que le ministère de la défense a choisi de « tester » les dernières acquisitions/inventions, pour cause de logistique principalement.
Il serait faux de croire que le dernier cri en matière militaire consisterait simplement en une arme qui tue mieux. Non, aujourd’hui, ce qui fait gagner la guerre, c’est avant tout la différenciation technologique : les meilleurs radios, les meilleurs drones et les meilleures antennes. C’est à peine caricatural. Dans la base visitée par le Prince, ce dernier a pu constater l’utilisation de petits drones incroyablement précis, efficaces et « obéissants » qui donneront un avantage certain dans un tas de domaine : destruction de cibles, repérages topologiques, constitution de cartes à paramètres variés etc. A côté de cela, les nouvelles radios, très résistantes aux brouillages et d’une facture impeccable vont bientôt relier toutes les bases militaires alamiennes entre elles, avec des connexions aux navires de guerre pour pouvoir anticiper au mieux une agression quelconque. La menace pirate, qui sévissait sur les plages alamiennes, a été éradiqué par le développement de la radio, ne l’oublions pas. Kanya d’Alamut se réjouissait pour chaque nouvel modèle présenté et se montre à présent, selon ses dires, « très optimiste quant au développement militaire de l’Alamut ».
[center]L’Alamut devient-il un paradis fiscal ? La réponse d’un économiste
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MAHMOUD IBN NAHOUL, ECONOMISTE DE LA BANQUE PRIVEE AHL-MINA, SUR LE RECENT CODE AJLANE. Le Code Ajlane, que nous avons déjà traité ici-même, est une série de lois portant sur le secteur bancaire et financier d’Alamut. Proposé majoritairement par les libéraux et passé un peu à la va-vite, il est accusé par ses opposants d’être la porte vers la dérive mondialiste. Mahmoud Ibn Nahoul donne son opinion.
« Personne n’a réellement cherché à cacher les intentions du Code Ajlane et de ses promoteurs, sincèrement. Ce qui a provoqué la polémique, dans un peuple comme le nôtre, est une crainte liée aux conséquences de certaines lois, et non pas de toutes. Vous avez ici même listé celles qui causaient des soucis. En fait, les Alamiens estiment que ces lois pourraient faire d’Alamut un paradis fiscal. On ne peut pas répondre oui ou non comme ça, dans le vent. En fait, certains alinéas vont dans ce sens, oui, mais d’autres vont dans le sens inverse, comme des barrières de sécurité. Le projet initial, de l’aveu même de son promoteur, était bel et bien de libéraliser au maximum le secteur bancaire alamien, dans le but d’attirer un maximum de capitaux étrangers pour grappiller quelques dollars par-ci par-là. L’intervention des hommes de la Sultane a, il est vrai, atténué ce projet, mais il faut bien comprendre que les points essentiels demeurent. Ce qui va dans le sens du paradis fiscal sont notamment la diminution des taxes sur les non-résidents, le secret bancaire absolu et la liberté des changes. Ces points, que l’on soit bien clair, vont faire de l’Alamut un pays extrêmement attractif pour les étrangers, et en particulier pour les riches étrangers. On peut ensuite reprocher au secret bancaire de ne pas faire le tri entre les blanchisseurs et les simples grands entrepreneurs, c’est vrai, mais ça, voyez-vous, c’est du ressort du ministère de l’intérieur, pas du ministère de l’économie. Nuance de taille. La liberté des changes permettra de faire de l’Alamut une plaque tournante de l’échange monétaire, sur lequel subsistera une taxe ridiculement faible. Ce point-là est passé un peu à la trappe et est pourtant crucial. Peu de nations dans le monde permettent de faire cela. En ce qui concerne la diminution des taxes sur les non-résidents et les entreprises, cela provoquera un coup de fouet énergisant sur les entreprises, qu’elles soient alamiennes ou étrangères, avec un petit bonus pour ces dernières. Vous savez, dans la mondialisation, ce n’est plus la main d’œuvre peu chère que l’on cherche, et le grand intérêt du code Ajlane est justement de créer un autre aimant, vu que les salaires alamiens sont de plus en plus élevés. De ce point de vue-là, le Code est remarquablement prévoyant et grand précurseur : la main d’œuvre bien payée alamienne ne devient plus qu’un souci de second ordre, car ce qui compte, c’est de créer un environnement –notamment fiscal- favorable aux entreprises, et c’est ce qui est fait là. L’argent perdu sur les salaires est largement récupéré sur les économies faites au niveau fiscal. Donc si l’on reprend la question de départ, si l’Alamut devient un paradis fiscal ou non, je crois que l’on peut répondre oui, tout en nous défaisant de la connotation négative de ce terme. Les conséquences économiques et financières vont être très bénéfiques, on peut en être sûrs. Après, il reste encore à faire de la publicité, si l’on peut se permettre ce terme, à l’étranger, pour attirer les investisseurs, entrepreneurs, et surtout leurs capitaux, qui serviront à booster l’économie alamienne et sans aucun doute, à sa prospérité dans de nombreux domaines ».
[center]Les usines d’assemblage informatique en pleine expansion
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L’ALAMUT SE FAIT CONNAÎTRE A L’INTERNATIONAL PAR SON INDUSTRIE LEGERE, EN PARTICULIER DANS LE DOMAINE DE L’ELECTRONIQUE, QUELLES EN SONT LES CARACTERISTIQUES ?. L’électronique est un secteur qui connaît et connaîtra une expansion remarquable dans les années à venir. L’Alamut est déjà en première ligne. Plus que jamais, les demandes de constructions de nouvelles machines en tout genre affluent des quatre coins du globe. Les carnets de commande sont pleins. Un nouvel ordinateur vient de sortir ? Immédiatement, des dizaines d’hommes et de femmes travaillent jour et nuit pour que l’Alamut soit la nation la plus à même d’en produire, avec tous les soucis que cela impose d’ailleurs (les premières rumeurs d’espionnage industriel et de « plagiat technologique » sont déjà en vogue). La grande force de l’industrie alamienne repose ici : sa capacité d’adaptation et de réaction aux nouvelles modes est surhumaine. En fait, c’est l’une des plus rapides au monde pour un pays qui ne développe pas (encore) ses propres outils et engins. Cela doit se coupler avec des réseaux de communication étendus, fiables et rapidement accessibles pour intégrer au mieux les produits aux circuits de la mondialisation. En parlant de circuit justement, rappelons que petits circuits intégrés électroniques sont une spécialité des usines alamiennes.
Le défi est de taille : maintenir à un haut niveau une production de pointe nécessite des ouvriers formés, parfois par/à l’étranger, des matières premières de bonne qualité et bien sûr des investissements conséquents. C’est la tenue correcte de ces trois outils, en amont, qui permet une grande performance. Les nombreux partenariats liés par le Sultanat permet une grande mobilité niveau formation/étude/remesas et donc de compléter le premier point. Le seconde repose sur une exploitation intelligente de nos propres ressources ou des circuits d’importation, et nous en développons chaque jour un peu plus. Le troisième point, battant un peu de l’aile, va sûrement connaître un petit philtre de puissance, via le Code Ajlane d’une part, et d’autre part par le développement des relations internationales. En fait, tout est à parier que l’Alamut saura, dans les années à venir, s’imposer dans le domaine de la technologie de pointe, et déjà les universités mises à fond sur les formations extrêmement pointues, jusqu’à ce que les élèves dépassent les maîtres, car c’est bien là le signe d’un développement performant…
Posté : jeu. juil. 21, 2016 10:50 am
par luc57
[center]Moujirad Kalima
La foi bogomile renaît de ses cendres
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DANS LA LOINTAINE CESS, LE BOGOMILISME, ANCIENNE RELIGION DU MOYEN ÂGE, DEVIENT RELIGION D’ETAT. Coup de tonnerre dans l’Alméra et dans le monde : La Confédération des Etats Socialistes Slaves, patrie longtemps athée puisque communiste, basculant dans une forme d’évangélisme depuis quelques années, a décidé d’officialiser son adhésion au renouveau spirituel qui parcourt le monde comme une vague sur l’océan. Non contente de rallier la foi chrétienne, consubstantielle à l’Alméra, il semblerait qu’elle ait choisi d’intégrer une religion propre à la culture slave, quoique. Il s’agit de la foi bogomile. Cependant, il semblerait que le bogomilisme, bien que très slavisant, ne soit pas réservé aux Slaves. A vrai dire, il est tout à fait possible, selon certains historiens et experts, que la CESS ait ressuscité cette religion pour l’étendre au monde entier, et donc, réussir là où les bogomiles médiévaux ont échoué : étendre leur croyance bien au-delà des frontières slaves. Les prédicateurs bogomiles, de plus, ont toujours été reconnus pour leur qualité oratoire supérieure. Nous verrons bien comment les choses évoluent.
Au Maok, le clergé catholique a pris les devants et rappelé le caractère hérétique de la religion bogomile. Il est vrai qu’elle avait été décrété telle il y a mille ans. Pourquoi suscite-t-elle autant de controverses ? Il semblerait que le problème majeur soit tout simplement que le bogomilisme ne considère par les Ecritures et la Tradition comme les piliers de la foi, comme l’Eglise catholique. En fait, ils renient carrément la Tradition et relèguent les Ecritures au second plan, en considérant comme tout aussi divin d’autres écrits, comme ceux de Mani ou même des pans de l’Avesta de Zoroastre, considérés comme païens, voire sataniques, aux yeux de beaucoup de prélats orthodoxes et catholiques. Les bogomiles ont une vision dualiste du monde, mais surtout gnostiques, c’est-à-dire qu’ils reconnaissent l’existence du bon Dieu mais relativiste son rôle et même sa puissance. De quoi susciter des controverses, on en conviendra. Cependant, un autre point est à rappeler : les bogomiles obéissent aux « Trente-Deux Canons » publiés récemment dans le journal confédéré par leur patriarche Boleslas Komarov, et demeurent majoritairement désintéressés par la politique. Vivre leur foi, hérétique ou non, est la seule chose qui les intéresse. De plus, rappelons quand même que la Confédération est une nation souveraine et que l’exercice de sa souveraineté la plus absolue dans ses terres, y compris en matière religieuse, ne doit pas être contestée.
[center]Les réunions ministérielles s’enchaînent : réformes en vue ?
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LA SULTANE SHERAZADE ET SES MINISTRES N’ONT, SEMBLE-T-IL, JAMAIS AUTANT TRAVAILLER QUE CES DERNIERES HEURES : REFORMES OU MANŒUVRES ? Non pas qu’il soit étonnant de voir des politiciens travailler, surtout dans nos contrées, mais les journalistes notent un incroyable regain d’activité dans la classe politique alamienne. D’un côté, le gouvernement multiplie les conseils ministériels et les réunions d’urgence, de l’autre, le Majles voit son nombre de sessions parlementaires exploser et de l’autre encore, les émirs augmentent considérablement leur proximité avec le peuple. Qu’est-ce que cela signifie ? Deux opinions s’affrontent. Il y a ceux qui pensent que l’entrée de plein pied de l’Alamut sur la scène internationale impose de fait une charge de travail tellement importante que tout le monde travaille comme jamais, pour tenir haut la barre. Et il y a ceux qui pensent tout simplement que les bénéfices de la mondialisation pleuvent sur l’Alamut et donc que chacun essaie de bosser de son côté pour avoir le plus grand entonnoir et les plus longues gouttières. On le voit, en fait, certains pensent qu’on développe l’Alamut, d’autres pensent que l’on se bat pour son leadership.
Toute la question repose là-dessus : travaille-t-on plus ensemble ou les uns contre les autres ? Adoptons-nous le second modèle, libéral et ultra-compétitif, ou le premier, plus socialisant et fait d’entraide ? En fait, est-ce que c’est vraiment à nous de choisir ? Notre ouverture au monde a fait de l’Alamut un nœud où se croisent différents flux, mais aussi des idées. Les idées libérales, socialistes et autres, se heurtent au sein de notre pensée politique, et certaines se concrétisent dans le monde réel. Il semblerait, à vrai dire, que le compétitif gagne du terrain en Alamut. Interrogée sur la question, la Sultane a cependant nié cette idée, comme quoi la compétition était créatrice. Non, disait-elle, c’est le besoin qui est créateur, ce qui radicalement différente. Il faut donc bien se mettre en tête qu’innover en matière numérique, pour prendre cet exemple, relève du besoin. Nous avons besoin de matériel plus moderne, et non pas d’écraser notre voisin qui essaie lui aussi d’en fabriquer. Cette variable doit s’inscrire dans notre façon d’envisager le monde : mon voisin alamien est un allié potentiel dans la course sur la scène international. Le compétitif doit être réservée à la chasse, à l’amour et à l’international.
[center]Les femmes Alamiennes bousculent le spectre politique du Sultanat
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UNE FOIS ENCORE, LES HOMMES SE COGNENT POUR DES FEMMES. Nous parlions d’amour justement. Nous savons que les femmes alamiennes ont pris une importance supérieure depuis qu’une femme est à la tête d’un état fort. Cependant, là encore, différents courants s’affrontent. D’un côté, une portion des femmes alamiennes est profondément intégrée à l’islam : elles portent le voile, partout, et intégral, bien sûr. On estime que près de 20% des femmes alamiennes sont en permanence sous le voile. Cela fait partie de la culture alamienne et ne sera pas questionné. Une écrasante majorité des femmes portent le foulard, simplement, et une dernière minorité est habillée à l’occidentale. En fait, ce sont les deux extrémités (voile intégral et foulard) qui posent soucis. Les mollas du Majles estiment que le voile intégral devrait être obligatoire, les libéraux pensent qu’il faudrait « laisser faire » intégralement, et que les communistes sont pour une laïcité intégral. Aux dernières nouvelles, la liberté intégrale est laissée aux femmes alamiennes. Est-ce que cela va durer ? Peut-être pas, et ce débat de société n’est pas près de se terminer.
De plus en plus, les femmes alamiennes travaillent. En quelques décennies, on est passé de 5 enfants par femme en moyenne à seulement 3, et le voile intégral, porté par la moitié des alamiennes en 1980, ne concerne plus qu’un cinquième d’entre elles. Et à côté, de plus en plus, la vente de cosmétique et de bikinis augmente. Il n’est plus du tout rare de voir des femmes en maillot de bain sur les plages alamiennes, de même que voir certaines d’entre elles avec du mascara et du rouge à lèvres dans les rues de la capitale n’est plus une excentricité. De plus, des groupes de jeunes femmes seules dans les rues de grandes villes après 23h est aussi de plus en plus commun. Toutes ces évolutions quant au statut de la femme sont vues différemment : les jeunes générations y sont favorables, mais plus on augmente en âge, moins c’est le cas. Les pères n’aiment pas voir leurs filles trop voyantes, c’est assez compréhensible. Il semblerait d’ailleurs que les mouvements les plus ancrés dans l’islam commencent sérieusement à s’agacer de tout ce remue-ménage…