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Posté : dim. févr. 19, 2012 3:11 pm
par Jacinto
<center> TÉMOIGNAGE DE L'ASSAUT - LETTRE D'UN GARDE DU PRINCE FELIPE À ANNABELLE II
Azibi... à feu et à sang...
[img]http://img259.imageshack.us/img259/5481/canalettothegrandcanala.jpg[/img]
L'heure est venue... Les socialistes pilonnent les alentours de la ville à coups d'artillerie, nous sommes obligés de nous replier vers le port et le Centre-Ville à l'Est, si nous voulons pouvoir reprendre l'avantage. Les socialistes n'ont pas perdu de temps. La ville a perdu la magie qui l'animait... Les cadavres des valacides baignent dans le sang. Les civils n'ont pas pu s'échapper à temps, ils sont pris au piège et participent, contre leur gré à une bataille qui ne les concernent pas. Des enfants sont tués, des vieillards handicapés sont assassinés, des nonnes sont prises en piège dans leurs églises en flammes écroulées, des soldats sont démembrés. Les socialistes commettent là un génocide... La rage vous anime lorsqu'une scène aussi affreuse s'offre à vos yeux... Nous avons fait se réfugier les survivants, essentiellement des enfants, dans le palais royal, du moins ce qu'il en reste après l'attentat d'avant-hier. Notre artillerie n'est pas en nombre suffisant. Nous avons besoin de plus d'engins de guerre pour survivre. Le prince Felipe, quant à lui, a tenu à participer aux combats, aux côtés de ses fidèles. Il est au front et se bat comme un soldat régulier. Son courage, sa bravoure, dépasse celle de n'importe quel dirigeant socialiste. Barka n'a jamais osé sortir le nez de son palais présidentiel, alors que l'héritier contre qui il se bat risque sa vie chaque seconde pour son peuple... La médiocrité l'emporte sur la grandeur... Le loup injuste et puissant dévore l'agneau faible et innocent... Mais ne perdons pas espoir. Nos alliés nous soutiennent... Nombre d'agents thorvaliens et schlessois participent à la bataille. Ils tentent de repousser les chars ennemis, de retarder leur entrée dans la ville. Ils ont saboté quelques-uns d'entre eux. Ils sont très agiles et très utiles. Toutefois leur talent ne suffira pas à anéantir l'armée du diable. La ville semble désormais être divisée en deux... L'Ouest socialiste, l'Est royaliste...
Occupation d'Azibi :
Socialistes : 19% (↑)
Royalistes : 81% (↓)
Posté : mar. févr. 21, 2012 10:47 pm
par Jacinto
<center> TÉMOIGNAGE DE L'ASSAUT - LETTRE D'UN GARDE DU PRINCE FELIPE À ANNABELLE II
Azibi... à feu et à sang... [SUITE]
[img]http://img821.imageshack.us/img821/8491/felipemort.png[/img]
Le sol tremble, sous l'effet des explosions et des écroulements. Une partie de la ville est en ruine. Nous nous replions pour atteindre la zone encore contrôlée par les forces royalistes. Les agents thorvaliens et schlessois ont échoué. Ils sont tous morts. Mais nous avons réussi à survivre... Nous devons protéger le prince jusqu'au bout, quoiqu'il arrive... Toutefois il refuse de rester à l'arrière des combats, il ne veut rien entendre. Cette bataille lui coûtera la vie... comme nous tous d'ailleurs. Nos chances de succès sont inexistantes. Nous sommes 8 à le protéger, nous courrons vers l'Est, où ce qui reste de notre artillerie bombarde ceux qui nous poursuivent. Mais un groupe de socialiste a débarqué à notre droite, par surprise, ils ont tiré sur tout ce qui bouge, sans se soucier de savoir qui ils attaquent. Ils sont 4, et ils ont tué 7 des 8 gardes du prince. Je suis le seul survivant. Mais je suis blessé. J'ai une balle dans la jambe et une autre dans le bras. Je ne peux plus bouger. Felipe, qui a été assommé, a vite repris conscience et désespéré quand il a vu le massacre. Mais il s'est aperçu que je suis encore en vie. Il n'a pas réfléchi une seule seconde a m'a porté sur ses épaules. Il courre, un peu étourdi, vers la zone encore sécurisée. Elle est à une cinquantaine de mètre, mais chaque minute, chaque seconde où l'on entend les cris des femmes assassinées, où l'on sent la ville s'effondrer sous le coup de bombes, où l'ont voit défiler les cadavres de civils, d'enfants et d'amis, nous paraît interminable. Le temps se rallonge, on craint pour sa vie, sa famille que l'on a laissé chez sois, on craint la répression socialiste, on craint... la mort... la douleur, le martyre, la souffrance d'une existence valacide lorsque l'on porte un idéal autre que celui qu'on nous impose. Le souffle du roi est lourd et rapide. Il est à bout de force, cela fait plusieurs minutes qu'il court, et mon poids semble le fatiguer d'avantage. Mais je n'ai pas la force de parler, de lui expliquer que sa vie vaut mieux que la mienne. Nous sommes à dix mètres de nos confrères, mais le temps qu'ils se retournent et entendent les appels à l'aide du prince, nos poursuivants nous ont rattrapés. Avant que les soldats royalistes comprennent et se mettent à courir vers nous pour nous protéger, ils ont déjà fusillé Felipe. Il ne crie pas. Son souffle s'arrête. Son pou se ralentit. Ses battements de cœur s'assourdissent. Il s'écroule sur le sol, prenant soin de ne pas me faire tomber trop brutalement de ses épaules. Nos frères royalistes fusillent les assassins... ils appellent tous les survivants royalistes réfugiés derrière l'artillerie... ils accourent pour comprendre ce qu'il se passe, et pleurent de désespoir on voyant la scène. Felipe a les mains en sang. Il porte ma tête sur ses genoux, je ne peux toujours pas bouger. Il se couche lentement sur le sol, on vient lui porter secours... Je l'entends murmurer quelques paroles. Des prières... Des prières pour son peuple, pour nous. Puis je n'entends plus rien... Ses yeux se ferment lentement, ses muscles se relâchent... son pou... s'arrête.
Occupation d'Azibi :
Socialistes : 69% (↑)
Royalistes : 31% (↓)
Posté : mer. févr. 22, 2012 11:55 am
par Jacinto
<center> TÉMOIGNAGE DE L'ASSAUT - LETTRE D'UN GARDE DU PRINCE FELIPE À ANNABELLE II
Azibi... à feu et à sang... [3ème partie]
[img]http://img840.imageshack.us/img840/4849/iconecran.png[/img]
Les tirs ennemis se sont arrêtés quelques minutes après la mort du prince. Quelqu'un a dû les informer de sa mort. Nous avons envoyé trois hommes non-armés afin de pour-parler avec les socialistes. Leur commandant est obèse, il sent l'alcool et le porc. Quand il sont arrivés, il était en train de fumer un cigare, allongé sur un siège molletonné. Il est décoré de dizaines de médailles et croix-d'honneur. Il les a regardé méchamment, d'un regard méprisant. Il s'est levé, a jeté son cigare sur un cadavre, et s'est approché d'eux. Il a dit : "i Están muertos !". Il s'est mis à rire, son rire est pire que diabolique. Il a craché sur le visage d'une femme Felipiste morte. Il leur a tourné le dos et est entré dans une maison azibienne qu'ils ont aménagé comme un poste de commandement. Il a crié depuis l'intérieur : "i Entren, hijos de puta !". Ils sont entrés, entourés de soldats socialistes armés jusqu'aux dents. Certains ne sont que des civils fanatisés. D'autres sont des soldats réguliers barkistes endurcis et rendu diaboliques. Ils les ont forcé à s'asseoir devant un écran assez sophistiqué que l'on a pas l'habitude de voir dans ce pays rural et en voie de développement. Le commandant s'est assis derrière eux, puis il a ordonné que l'on allume l'écran. Nos hommes sont restés pétrifiés. Barka est en liaison avec le poste de commandement. Ils ont vu son visage, il est fatigué, la peau blanche, malade surement. Mais il est aussi cruel. Il les regarde méchamment.
Un des trois felipistes : Nous sommes là pour demander un cessez-le-feu.
Les barkistes rigolent violemment et se moquent des deux royalistes.
Barka : Alors ça y est ? Cet enculé de gamin imberbe, cette tapette royale, a décidé de rendre l'âme ? Quelle joie.
Un des trois felipistes : *mal à l'aise, insistant * Nous sommes là pour demander un cessez-le-feu. Pas pour déclarer défaite.
Barka : Et pourquoi vous ferais-je cette faveur ? Vous ne méritez pas ma clémence. Vous êtes à ma merci, je pourrais vous faire exécuter d'une minute à l'autre.
Un des trois felipistes : Je vous le répète monsieur. Nous demandons un cessez-le-feu. Sa majesté Felipe I d'Azibi a le droit, tout comme tous ceux que vous avez assassinés durant ce siège, à des funérailles honorables, dignes de son rang.
Des rires retentissent encore une fois. Un barkiste donne une petite tape sur la tête du royaliste.
Barka : Allez va, sale chien galleux ! Va annoncer à tes petits amis que nous vous accordons 2 jours. Pas plus. C'est indiscutable. En garantie, je conserve tes deux autres copains. Si vous trahissez le cessez-le-feu ils seront égorgés vivant. C'est compris ?
Un des trois felipistes : Quoi ? Non, ils rentrent ave...
Les soldats socialistes le prennent de force, ils le jettent dehors, face au poste de commandement, dans la boue de sang. Ils lui crachent au visage, puis rentrent dans la bâtisse en refermant le porte à clé. Il entend ses deux confrères prisonniers à l'intérieur se débattre, puis crier de douleur. Puis plus rien. Assommés ?
Quand il est rentré pour nous raconté tout cela nous n'avons pas réussi à le croire. Barka est encore bien plus cruel qu'on ne le pensait. Nous organisons quoi qu'il en soit des funérailles gigantesques dans l'Église Santa-Maria Añoranza (Sainte-Marie nostalgique). 5.000 corps seront enterrés demain. Un cortège funèbre traversera la ville du palais royal, jusqu'à l'immense église où aura lieu la cérémonie. Ils seront enterrés en lieu secret, afin que leur tombe ne soit pas profanée. Le cercueil de Felipe sera envoyé au Thorval, où il reposera en paix... dans l'abbaye qui l'a vu grandir. Paix à son âme.
Occupation d'Azibi :
Socialistes : 70% (↑)
Royalistes : 30% (↓)[/quote]
Posté : lun. févr. 27, 2012 1:57 am
par Vladimir Ivanov
LA CHUTE ET LA RENAISSANCE
21 Juin 2017
[img]http://etoile.touteleurope.eu/public/170609%20stop%20barroso.jpg[/img]
5 Juin 2017, Hornoz.
Le Président Barka était heureux. Il avait vaincu les royalistes et réunifiés son pays.
Le prince était mort durant le siège d'Azibi, massacré par ses hommes. Avec la prise de la capitale monarchiste, Barka en profita pour déchainer sa cruauté, satisfaire ses pulsions colériques. Bref, une malheureuse parenthèse qui, une fois refermée lui redonnera les pleins pouvoirs. Néanmoins, une menace subsistait, un véritable obstacle sur sa route, devenu plus dangereux encore que les ennemis d'hier : la Main Noire.
Les relations se sont en effet nettement dégradés entre Barka et Saraïev.
L'organisation paramilitaire rosto-juvnienne lui avait d'abord déconseillé de faire entrer ses troupes à Azibi ; du moins pas avant le mois d'Août. Il avait refusé ses premiers conseils. Ensuite, la Main Noire lui avait demandé d'épargner le prince après sa chute. Et ce, afin de le juger et de le condamner à mort comme il se doit mais d'une manière légale, sans anarchie ou autre passion collective incontrôlable qui nuirait à la notoriété du socialisme valacidien. Il n'écouta pas ce deuxième conseil. Enfin, on le pria de respecter le cessez le feu décidé par les deux parties. Il le viola. Ainsi par ces trois rebuffades voulait-il montrer qui était le chef, qui était le seul à décider dans ce pays : Barka comptait bien rallier à sa cause l'armée des volontaires pour chasser la Main Noire de son pays.
Après la chute d'Azibi, Barka retourna fièrement à Hornoz, la nuit tombée, à la tête d'un régiment : des camions de l'armée protégés par des blindés légers et des hélicoptères de combat. Il se préparait à célébrer sa victoire et surtout... réaffirmer son autorité sur le pays après le massacre du prince et de ses gardes.
Lorsque le premier blindé du "cortège présidentiel" s'arrêta entrainant avec lui toute la colonne.
Barka : Que se passe-t-il ? On est pas encore arrivé !
"Monsieur le Président, la route est bloquée !"
Barka : Eh bien qu'on l'a débloque bande de...
Officier Ramirez : C'est un barrage militaire. Sans doute une mutinerie.
Il réfléchi quelques instants
Barka : Ou la Main Noire...
Officier Ramirez : Il faut vous évacuer par hélicoptère, une question de sûreté.
Un bruit infernal, tel une série de coups de tonnerre, effraya Barka, qui sorti précipitamment du camion, avant de voir un hélicoptère s’écrouler contre le sol.
C'était des soldats d'élite de la Main Noire, qui usèrent de lance-roquettes rostovs dernière génération "[url=http://www.simpolitique.com/post125888.html#125888]Mamba Noire[/url]".
Mais le plus étrange venait de ses propres défenseurs. La plupart des soldats de Barka ne ripostaient même pas : sans même utiliser leurs armes, ils se bastonnaient les uns contre les autres à coup de poings, de pieds et de morsures... tels des chiens enragés. Un spectacle d'horreur qui le fit violemment frémir. Le Président valacide n'en croyait pas ses yeux : sa propre armée était emportée par la folie !
Barka : Mais... QUE FONT-ILS ?!!!!
Officier Ramirez : Ne perdez pas de temps, il faut s'en aller au plus vite ! Mettez ce masque !
Il lui tendit un masque NRBC alors que les deux valacides courraient à pleine vitesse en s'éloignant de la route, dans l'obscurité.
Une fois éloigné de la zone de combat :
Barka : Mais qui était-ce ? Que s'est-il passé ? Pourquoi mes hommes s'entretuaient ?
Officier Ramirez : Seules les unités de la Main Noire peuvent entreprendre une telle opération contre l'armée, surtout avec des armes chimiques de cette sorte.
Barka : "De cette sorte" ?! Vous voulez dire qu'ils peuvent transformer les gens en zombie ?
Officier Ramirez : Il faut se méfier de ce qui vient de Rostovie. Il y a dans ce pays des scientifiques déments qui mettent au point un tas de produits douteux.
Barka : Je n'aurai jamais du leur faire confiance à ces salopards de ruskoffs. Il nous faut trouver un échappatoire au plus vite. Une fois de retour, j'écraserai sans pitié ces traîtres rostovs !
Mais alors qu'ils avançaient au milieu d'une zone forestière, des hommes armés, une dizaine seulement, les capturèrent d'une facilité déconcertante. Barka avait un instant cru qu'il était tombé aux mains des royalistes. Dieu merci, c'était des valacides socialistes membres de l'Armée des volontaires !
Barka : Je vous remercie pour votre fidélité et votre protection mais... ou m'emmenez vous ? et où est l'officier Ramirez ?
Un "volontaire" : Vous le retrouverez demain. Là nous vous emmenons à Hornoz, le Bras armé de la Main Noire vous gardera la nuit qui précédera votre jugement.
Barka : Mon quoi ? Mon JUGEMENT ? Mais vous vous fichez de moi ? J'ordonne qu'on me libère de suite !
Un "volontaire" : C'est votre avenir qui se jouera demain. Alors restez calme et gardez des forces pour cette nuit parce que vous n'aurez pas d'avocat.
Le Président destitué fut placé dans une forteresse tout-près d'Hornoz, tenue par la Main Noire.
Après une nuit de sommeil très réduite, on l'envoya au Tribunal révolutionnaire, organisme judiciaire mis en place par Saraïev lui-même au centre-ville de la capitale.
Barka s'avança vers le siège des accusés, entre ses "accusateurs publics" et des centaines de personnes munis du titre "d'observateurs publics".
Tout était mise en scène, et Barka n'était pas bête : il savait qu'il s'agissait d'un procès organisé et truqué, dont l'issu ne pouvait aboutir qu'à deux échappatoires : l’acquittement... ou la mort.
Accusateur Public : Alors Monsieur Barka, je crois que vous avez à vous expliquer de toutes les accusations dont vous êtes l'objet.
L'accusateur public était un homme extrêmement froid et insensible. Fronçant les sourcils, il fixait Barka de ses yeux menaçants.
Barka : Mais de quoi suis-je accusé ?! C'est une mascarade ! Vous me diffamez alors que je suis le PRÉSIDENT du Valacida !
Accusateur-assistant : Vous n'êtes plus Président, monsieur Barka. Vous êtes un accusé et vous devez répondre à chacune de vos condamnations.
Barka : Je vous écoute !
Accusateur Public : Vous êtes accusé de n'avoir pas respecté le dernier cessez-le-feu. Vous êtes accusé d'avoir massacré dans la pire des malhonnêtetés et le plus grand déshonneur des innocents désarmés alors qu'ils assistaient à une procession funéraire.
-huées de la foule-
Barka : Ce sont les monarchistes qui l'ont violé ! Cette opération militaire a été réalisé à la suite d'une ignoble agression monarchiste contre des républicains valacides !
-Barka mentait, mais il n'en avait pas moins beaucoup de dextérité : c'était un politicien !
Accusateur Public : Vous êtes également accusé, monsieur Barka, d'avoir commis des pratiques honteuses pour un homme qui se prétend socialiste. Les dossiers qui nous viennent du Juvna montrent que vous aviez importé du Juvna des jeunes mineures de 9-14 ans, sans parler des femmes royalistes que vous avez capturés, violés et assassinés et se comptent par dizaines.
-étonnement de la foule-
Barka : C'est FAUX !!! Que des calomnies !!!!
Accusateur Public : Vous avez un mot à dire, monsieur Ramirez ?
Barka : Ramirez ? Vous êtes là ?!!! Mon ami, dites leur qu'ils ont tort !
-Ramirez assistait au jugement de Barka. Les suées qui s'écoulaient de son front semblait indiquer un sentiment d'angoisse profond.
Dites leur, Commandant Ramirez, que je suis le seul Président légitime du Valacida et que ces calomnies procèdent d'une tentative d'un misérable coup d’État !
Officier Ramirez : Je... -l'angoisse le paralyse un instant-
Accusateur Public : Alors monsieur Ramirez...
Officier Ramirez : Eh bien... euum... je confirme... -inaudibles- je confirme les accusations exposées par le Tribunal Révolutionnaire. -il baisse la tête-
Barka : Mais... que... SALE TRAITRE !! MON AMI, REGARDES MOI, TU M'AS TRAHI !
Accusateur Public : Monsieur Barka, vous êtes coupables d'avoir trahit le cessez-le-feu pour un faux prétexte, vous êtes responsable du massacre indigne de plusieurs centaine de milliers de personnes présentes au cortège funèbre de Felipe. Vous êtes formellement accusé d'avoir profané des églises, vous êtes accusé de trafic avec la mafia d'Ahradinur, de proxénétisme et de viols en série sur mineures. Vous êtes également accusé de corruption massive depuis que vous gouvernez ce pays.
Barka : C'EST UN COMPLOT ! La Main Noire est derrière toute cette mise en scène ! C'EST LA ROSTOVIE KIROVISTE QUI PRÉPARE L'ASSERVISSEMENT DU VALACIDA ! Souvenez-vous citoyens ! C'est un kirovien qui me succédera ! Ils vont vous...
on le bâillonna.
-Barka avait raison, mais malheureusement pour lui, son empire au Valacida s'était déjà effondré depuis quelques jours. Les hommes armés de l'accusateur public, membres de la Main Noire, l'arrêtèrent.
La foule se dirigea à la hâte vers la place centrale de la ville. Elle était déjà noire de monde, la masse encadrée par des unités internes à la Main Noire qui gardaient un passage, le dernier, de l'ancien Président valacide.
La règle à respecter était simple et bien connue chez les kiroviens : "quiconque applaudira sera déporté, quiconque l'insultera sera fusillé".
Barka, toujours bâillonné, n'essayait plus de résister : il se savait perdu. Avançant lentement jusqu'à échafaud en surélévation à la vue de tous les valacidiens assistant, impuissant et dans le silence total, à la mise en œuvre de la condamnation de Barka par le nouveau Tribunal Révolutionnaire. En montant ses dernières marches, Barka regardait avec angoisse et épouvante la guillotine, dont la lame neuve étincelait aux premières lueurs d'un soleil matinal encore bas dans le ciel. On l'attacha à une vieille planche, on immobilisa sa nuque juste en bas de la redoutable structure. Il resta silencieux jusqu'au bout, terrorisé par l'imminente venue de la mort. Tambours battant, le couperet tombe.
Après une petite minute de silence totale, Vladimir Saraïev s'adressa au peuple valacide du haut du balcon de l’hôtel de ville d'Hornoz, tout proche du lieu d’exécution du tyran :
[quote]Citoyens !
A partir d'aujourd'hui, la guerre est finie, la tyrannie est tombée. C'est par cette exécution que le Valacida vient de tourner une page de son histoire. Le peuple de la République démocratique du Valacida respire enfin l'air pur d'un socialisme honnête qui préfigure déjà une société nouvelle : celle de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. La première contre les fauves cernés par les barreaux du marché satanique, l'égalité contre la pyramide des privilèges d'une élite décadente et hypocrite, la dernière contre le communautarisme identitaire et toute sorte d'égoïsme groupusculaire.
Là bas dis-t-on, Barka est un horrible assassin. Moi je dis que Barka est un corrupteur dépravé.
-acclamations de la foule-
Là bas dis-t-on, Kirov veut vous asservir. Moi je dis qu'il vous a libéré.
-acclamations-
Là bas dis-t-on, le Valacida n'est plus qu'un tas de ruine, un pays en perdition. Moi je dis qu'il vient à peine de naître, l'espoir et la prospérité représentent son avenir.
-acclamations-
Un avenir radieux, oui, un avenir lumineux !
-acclamations-
Le Monde s'étonnera bientôt de la vitesse à laquelle ce pays se relèvera : je vois ici-même un peuple fort, volontaire et surtout uni. Je vois ici-même l'énergie d'une idée matérialisée par des êtres humains dignes, tournés vers la lumière de l'ultra-progressisme vertueux.
La Terreur est à l'ordre du jour contre les corrupteurs dépravés. Tremblez ennemis de la Nation ! Vos âmes en putréfactions cesseront bientôt de souiller la Grande et Majestueuse Patrie valacidienne !
-acclamations-
Pour la Peuple, le Socialisme et la Patrie, pour Kirov et le Valacida,
En avant vers la Renaissance !
-acclamations-[/quote]
[img]http://newsimg.ngfiles.com/203000/203132_Nod_Wallpaper_by_Caboose4e.jpg[/img]
La Main Noire : une armée auxiliaire au service du kirovisme, acteur majeur de la guerre civile valacidienne. Elle vaincu les royalistes et destitua Barka avant d'organiser la renaissance de la Nation. Un valacidien dit "national-kirovien" se prépare à succéder au défunt tyran avec la bénédiction de tout le Pacte de Novgorod.
Posté : mar. avr. 03, 2012 2:14 am
par Vladimir Ivanov
Il y a quelques mois, à la fin de la guerre civile... (Juin 2017)
Vladimir Saraïev, dirigeant de la Main Noire, était aussi le Vicaire du Rovostran, le 5ème homme fort de la secte (autrement dit le cinquième plus puissant rostov).
Il était au courant du "schisme" qui avait frappé l’État rostov en opposant Kirov et Terienkov.
Le premier était considéré comme trop indulgent par les partisans du second. Les "kirovistes" au sens strict considéraient le deuxième comme trop "intransigeant". Un paradoxe : Kirov n'était pas assez kirovien et Terienkov l'était trop ?
Ce qui est sûr, c'est qu'il s'avère que le plus fanatique de la troïka à la tête du Rovostran n'est autre que Joseph Markov. Là où Terienkov arrivait très bien à dissimuler sa colère et son fanatisme derrière une grande sérénité, un calme étrange, voire effrayant... Markov se mettait souvent dans des colères monstres, surtout quand on abordait le thème "Saratova". Il la haïssait, il ne rêvait que de voir brûler et agonir "la sorcière" dans les souffrances les plus atroces. Plus globalement, sa haine contre l'être humain le rendait impatient. La Rédemption : quand ?
Terienkov, plus calme et posé, n'en demeure pas moins brutal. Il a exactement les mêmes desseins que Markov, mais les garde au fond de lui avec une grande quiétude.
Kirov, lui, semblait ne pas vouloir la mort de la jeune Pucelle et semblait exprimer un peu moins de mépris contre l'humain. En plus de cette longue période de coopération qu'on appelait "le bicéphalisme", il avait déjà plusieurs fois laissé Saratova partir alors qu'il avait les pleins pouvoirs.
Terienkov douterait-il de la loyauté de Kirov envers le Rovostran ? Kirov était-il un traître ? Aurait-il cédé aux charmes de la jeune femme ?
Et appuyant encore cette thèse, Saratova pensait que Kirov était le seul de la Troïka a avoir gardé une once d'humanité. Peut-être était-ce vrai finalement ?
Pourquoi Terienkov avait-il déporté Kirov au Perelag pendant une année ? Était-ce vraiment Kirov ou un de ses sosies ? Mais où était donc le vrai Kirov ?
Une histoire bien louche...
En tout cas, Saratova était restée au Valacida jusqu'à la fin de la guerre civile. Malgré les dangers et les difficultés, elle mena à bien son travail de résistance jusqu'à la mort du roi Felipe. Quand elle appris son décès elle perdit espoir -mais continua la lutte. Quand on lui dévoila la prise et le massacre d'Azibi par Barka, tout s'effondra autour d'elle : il fallait qu'elle parte au plus vite si elle voulait survivre. La Main Noire était à ses trousses. Vladimir Saraïev, un "terienkoviste" convaincu qui doutait déjà de la pureté de Kirov, savait qu'elle était là et la traquait depuis quelques mois déjà.
Alors qu'elle revînt à Azibi pour être escortée en lieu sûr, elle croisa sur son chemin Fernando Ortega -le chef de la section de la MN au Valacida, et ses hommes.
Saratova et Ortega se faisaient face, chacun d'eux couvert par une dizaine d'hommes armés qui se fixèrent en rangées, prêts à faire feu. Un petit équilibre de la terreur se mit en place et laissa la parole libre aux deux protagonistes.
Fernando Ortega : Alors comme ça on prend la fuite ? Votre lâcheté devant la défaite me déçoit beaucoup. -sourire-
Nina Saratova : C'est Saraïev qui vous envoie n'est-ce pas ? Que veut-il ? Me tuer ?
Fernando Ortega : J'ai reçu l'ordre de vous capturer vivante. Vous avez de la chance : je ne risquerai pas de déclencher une guerre immédiate car aucun de nous n'en sortirai vivant.
Nina Saratova : Vous n'avez strictement aucun pouvoir sur moi monsieur Ortega. Vous avez été formaté par Saraïev, lui-même un sbire de Terienkov.
Fernando Ortega : [url=http://www.simpolitique.com/post142884.html#142884]Il m'a montré la voie de la Raison[/url], après les innombrables crimes perpétrés par vos hommes... ces chiens de royalistes hypocrites.
Nina Saratova : Savez-vous ce qui est arrivé à votre famille ?
Fernando Ortega : Elle a été massacré par des gens comme vous, des pitoyables créatures avides et sanguinaires. Et vous prétendez suivre une morale...
Nina Saratova : Votre famille [url=http://www.simpolitique.com/post143128.html#143128]est encore en vie[/url]. Et nous, les "pitoyables créatures sanguinaires" comme vous dites, l'avons libérés de la prison de Barka. Nous lui avons sauvés la vie.
Fernando Ortega : Vous plaisantez j'espère ? C'est bien le mensonge le plus minable que j'ai jamais entendu. -rire-
Nina Saratova : Votre femme et vos deux enfants sont sous bonne garde, actuellement réfugiés au Thorval car menacés de mort par le CVK rostov.
Fernando Ortega : -il entra soudainement dans une colère monstre- NON ! FERMEZ-LA !!!! Je veux rien entendre !! Ma famille est morte je vous dit ! Elle a été massacré par les royalistes suite à la trahison d'un ami !
Nina Saratova : On vous a menti monsieur Ortega. Les services secrets rostovs sont des habiles manipulateurs, il ne faut jamais leur faire confiance.
Fernando Ortega : FOUTAISE !!! VOUS MENTEZ !!! J'AI VU LEURS CADAVRES !! MA FEMME A ÉTÉ PENDUE !
Nina Saratova : C'était un montage ! Cette histoire a été monté de toute pièce pour mieux vous duper ! Je peux vous le prouver : ils n'attendent plus que vous, là bas. Il n'est pas encore trop tard, vous pouvez encore les rejoindre ! Votre femme...
Fernando Ortega : MA FEMME EST MORTE ! MES ENFANTS SONT MORTS ! VOUS MENTEZ !
-il ordonna à ses hommes de charger leurs armes-
Les hommes de Saratova voulurent faire de même mais Saratova leur pria de garder les canons contre terre.
Quand soudain, un homme à la longue veste noire apparu derrière Ortega : Vladimir Saraïev, le chef de la Main Noire et Vicaire du Rovostran.
Vladimir Saraïev : Saratova est une sorcière et une menteuse. C'est elle qui manipule les autres avec son joli visage, un ange traître et perfide qui se sert des émotions des autres pour mieux les détruire.
Nina Saratova : Ne l'écoutez pas monsieur Ortega ! Si vous permettez à l'un de mes hommes d'utiliser son appareil de télécommunication, il pourrait directement joindre par appel téléphonique l'agence thorvalienne qui s'occupe en ce moment même de votre famille !
Vladimir Saraïev : Elle essaie de vous charmer monsieur Ortega... ne l'oubliez pas... n'oubliez pas votre nouvel enseignement !
Désemparé, Ortega cède et accepte la proposition de Saratova.
Le Vicaire et N°2 du CVK rostov observait avec de plus en plus de méfiance cette situation qui pourrait rapidement se retourner contre lui. Sa colère monta d'un niveau lorsque l'un des gardes de Saratova pris contact avec un thorvalien.
Saratova mis le haut-parleur...
Femme de Ortega : Allo ? Fernando ! Fernando tu m'entends ?
Ortega : Julia ?!! c'est toi ?!!!
Après la réponse de sa femme, Ortega l'a reconnu, puis éclata en sanglot.
Vladimir Saraïev : Fernando, mon ami... qu'êtes vous en train de faire ? Regardez dans quel état on vous a mis ! Ne voyez-dont pas que cette voix n'est qu'un vulgaire "montage" ?
Nina Saratova : Ecoutez votre conscience. On a tenté de vous recruter dans une secte en simulant une tuerie contre tout ce qui vous étais cher.
Fernando, en pleur, se mit à genoux. Julia, sa femme, l'entendait encore.
Vladimir Saraïev : Bon, très bien... Je pense que cette pièce de théâtre touche à sa fin.
Le chef redouté de la Main Noire se retira des lieux, se fondant dans l'obscurité aussi vite qu'il était venu.
Les hommes de Fernando paniquèrent et tergiversèrent. Ceux de Saratova emmenèrent le valacidien dans leur côté.
Quand soudain, une vingtaine d'hommes, sans doute des agents à Saraïev, firent feu sur toutes les personnes présentes. Tous les anciens co-équipiers de Fernando tombèrent, tandis que les agents de la SNSI s'enfuirent avec Fernando et Saratova.
Posté : mar. juil. 31, 2012 6:21 pm
par Jacinto
Cette sous-partie pourrait-elle être verrouillée et/ou déplacée, la révolte ayant été matée depuis un bon petit moment ?