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Posté : dim. juil. 22, 2012 2:40 pm
par Johel3007
Défense

Services Spéciaux

Réseaux d'espionnage
Groupes paramilitaires

La sécurité des biens et des personnes a toujours été un problème au Wapong.
L'instabilité du pouvoir centrale, les allégeances claniques et la corruption ont jadis empêcher l'institution d'une police nationale efficace.

Au lendemain de la guerre civile de 2012, le gouvernement de Wapong-City ne désira pas désarmer les différentes factions.
La principale raison fut d'éviter de voir une faction s'opposer au gouvernement pour conserver son influence régionale.
Mais une autre raison fut qu'il n'y avait aucune police unifiée d'allégeance purement nationale pour faire régner l'ordre à la place des factions.
Plutôt que d'essayer d'incorporer les groupes disparates en une seule force à la loyauté questionnable, Nute Fan laissa chacun conserver son autonomie.

"-Mieux vaut un ennemi bien visible face à vous qu'un faux ami dans votre dos."

Ainsi, des milices privées, souvent liées à des partis politiques mais aussi simplement à des groupes d'intérêt locaux, font régner l'ordre.
La justice qui en résulte est expéditive et rarement impartiale.
Mais elle a le mérite d'être honnête et rapide.
C'est ce que demande la majorité des gens, lesquels ne se privent pas de faire justice eux-mêmes si le verdict ne leur convient pas.

Toutefois, le Directoire a quand même pris sur lui de maintenir un certain niveau de contrôle.
Un contrôle indirect, qui consiste à infiltrer chaque faction et à identifier les individus-clés pour ensuite gagner leur loyauté.
Celle-ci ne s'achète pas : l'argent ne sert à rien si vous ne pouvez pas survivre assez longtemps pour en profiter.
Les individus ciblés reçoivent donc, comme pour les chefs de cellules locales dans d'autres pays, des "coups de pouce".
Armes, équipement, dollars, contacts, informations, services divers...

Après maintenant plus de cinq années, les Services Spéciaux ont un réseau très vaste et complexe.
Nationalistes, communistes, trafficants, mercenaires, syndicalistes,... il n'est pas une seule faction armée au Wapong qu'ils ignorent.
Et la majorité d'entre elles sont infiltrées par des informateurs qui, sans même le savoir, renseignent les Services Spéciaux.
Grâce aux Services Spéciaux, les informateurs se sont souvent issés dans des positions haut placées.
Des positions qui leur donnent un grand contrôle sur leurs collègues et un large accès à l'information.
Et qui, le cas échéant, leur permettent d'agir en faveur de la République sans même le savoir.

Ainsi, au Wapong, les milices se font concurrence pour le contrôle des ressources économiques et des populations.
Mais alors même qu'elles sont opposées les unes aux autres, la main invisible du Directoire influence leurs actions pour limiter la violence.
Discrètement, indirectement, sans trop remettre en cause le statut-quo qui empêche la guerre civile de redémarrer.

Une faction qui se révélerait incontrôlable pourrait facilement être isolée en montant les autres factions contre elle.
Par la suite, quelques incidents justifieraient sa destruction par les forces armées régulières.
Plusieurs milices locales du SSP furent victimes de cette stratégie dans les années 2012-2015.
Les démonstrations massives de force contre le SSP cessèrent une fois celui-ci complétement infiltré.

Il est prévu qu'en cas d'invasion du Wapong ou de conflit civil, les Services Spéciaux utilisent ces groupes paramilitaires.
Pour mettre en place un réseau de résistance avec l'aide des milices opposées à l'envahisseur.
À cet effet, le Directoire a poussé les milices à constituer des caches massives d'armes légères dans les districts ruraux et urbains.

[img]http://img809.imageshack.us/img809/2190/983413traceandidiscussi.jpg[/img][img]http://img16.imageshack.us/img16/5224/timthumbqq.jpg[/img]

Posté : dim. nov. 04, 2012 1:46 pm
par Johel3007
Défense

Services Spéciaux

Résumé :

[img]http://img842.imageshack.us/img842/1546/servicesspciauxwapong2.png[/img]

Budgets :

2019 : 2.417 millions $USP (9,30% PIB 2018)
  • Agents Tourterelles : 350 millions $USP (1,35% PIB 2018)
  • Groupes Armés : 67 millions $USP (0,26% PIB 2018)
  • Aide Pelabssienne : 2.000 millions $USP (7,69% PIB 2018) (donation ==> hors PIB)

Posté : lun. avr. 22, 2013 6:01 pm
par Johel3007
Défense

Force de Sécurité Territoriale du Wapong

Résumé (2020) :

[img]http://img694.imageshack.us/img694/615/fdtwapong.png[/img]

Posté : ven. juin 14, 2013 11:40 am
par Johel3007
Histoire

1955-1965

Business as usual

Avec la rébellion écrasée au Nord et le soutien de compagnies minières étrangères, la République repart sur des bases plus saine mais les les problèmes demeurent toutefois les mêmes qu'avant la 1er guerre civile.
Les profits miniers vont principalement vers une élite politique et vers les familles proches de leurs clans, privilégiées pour les emplois et contrats publics.
Avec la fin des combats, les programmes "humanitaires" visant à motiver le désarmement via des distributions de nourriture gratuite cesse.
Il en résulte des famines dans les régions les plus isolées, la population majoritairement rurale demeurant occupée à l'agriculture de subsistance.
Seul le souvenir récent des souffrances endurées empêche chaque faction de prendre les armes pour imposer son point de vue ou défendre ses intérêts.

Le loup est dans la bergerie

En 1950, dans la lointaine Rostovie, une clique de socialistes menés par Vladimir Kirov est arrivée au pouvoir.
Cela débute une ère de terreur organisée, avec l'élimination de larges portions de la population, souvent parmi les plus instruits, vu comme "dangereux" car capables de réflexion et donc moins obéissants.
En dépit de cela, le régime connait un certain succès économique et fait l'admiration de plusieurs autres mouvements socialistes à travers le monde.

En 1953, Ovskorine succède à Kirov, accélérant les réformes, sans regard pour le coût humain, largement maintenu secret aux yeux du monde.
Si les moyens et sacrifices réels sont tenus secrets, les résultats sont largement publiés par le régime de Novgorod.
Ils encouragent une mouvance socialiste au Wapong, surtout parmi les jeunes intellectuels diplômés durant la guerre civile.
Ceux-ci peuvent ainsi suivre au quotidien les réalisations des premières années de l'URSR et en faire les louanges, posant le "kirovisme" en exemple.
Leurs paroles sur la redistribution égale des richesses nationales, l'abolition de la propriété privée et la fin des classes sociales séduisent les paysans dépossédés pour des raisons évidentes.
Ainsi, alors que le gouvernement de la RNW ralliait les forces vives de la nation pour écraser les rebelles du Nord, un autre ennemi germait en son sein.
Mais le mouvement reste largement docile et loyal à la République (ou au moins neutre dans le conflit).
En partie parce que la base de son soutien populaire dépend des donations en nourriture venant du gouvernement et financées par les nations Almérannes.

La situation change avec la fin des combats :
Le gouvernement diminuant les donations de nourriture et délaissant les couches populaires, celles-ci se tournent vers une autre source d'espoir.
Le Parti Socialiste Réformateur verra le jour dans ce contexte :
Une union de socio-démocrates, de socialistes, de kirovistes, de communistes, d'anarchistes, de mutualistes et bien d'autres.
Largement en désaccord sur la vision future du Wapong mais unis quant à ce qui doit être fait.
Pendant les 12 mois suivant la réunification du pays, le PSR concentrera ses efforts à diffuser son message et à établir une superstructure politique à l'échelle nationale.

Du début à la fin, le PSR aura ainsi reproduit le schéma de la révolution socialiste de Rostovie :
Laisser ses adversaires s'affronter sur le champ de bataille, se saigner à blanc et aliéner le peuple par les taxes, la destruction et la conscription.
Profiter du vide sociopolitique et de la précarité pour séduire les masses avec des promesses simples et un idéal pacifiste.
Lancer une vague d'assassinats et attentats ciblés pour paralyser le vainqueur apparent et saisir l'initiative.
Pour enfin prendre les armes de manière ouverte et conventionnelle.

La Fronde Rouge

Le premier acte sera le 08 Août 1956, avec l'occupation des docks, des gares et des silos à grain du gouvernement par une foule de manifestants.
Les dirigeants du PSR avaient initialement envisagé une action plus tardive mais l'annonce d'élections pour la fin de l'année les força à agir :
Dans la course électorale, les factions du PSR auraient couru le risque de se désolidariser en envisageant la voie légale pour l'accès au pouvoir.

L'occupation est vue comme un moyen de pression pour obtenir immédiatement des concessions sociales.
C'est aussi un moyen de raffermir l'unité des factions du PSR en mettant les moins bellicistes au pied du mur :
L'affrontement est là, il faut avancé ou être écrasé sur place par nos ennemis.
Mais c'est surtout un coup de publicité à l'intention du petit peuple pour démontrer qu'au-delà des mots, le PSR a les moyens de changer les choses.

Le gouvernement se montrera inflexible.
Il est dominé par des nationalistes grisés par leurs succès et le flux de revenus provenant du secteur minier.
Et soutenu par des généraux endurcis par vingt années de conflits victorieux contre le colonisateur, l'envahisseur et les "traîtres".
Peu habitué à faire dans la tendresse et le dialogue, il attendra trois jours quand même avant de faire simplement tirer dans la foule.

Le 12 Août 1956, les presses nationale et internationale relaient la répression.
Tandis que plusieurs unités de l'armée sont en mutinerie ouverte après que les soldats, parfois membres du PSR, aient refusé de tirer sur la foule.
La révolte gagne rapidement tout le pays.
Là où la Sécession du Nord avait une base avant tout régionaliste, la Fronde aura une ampleur nationale.
Les batailles rangées des premières heures de la 1ère Guerre Civile seront ici remplacées par un chaos simultané dans tout le pays.

La Longue Attente

Toutefois, le gouvernement ne panique pas :
Une situation similaire avait émergée au milieu de la 1ère Guerre Civile, signalant que la rébellion était fracturée et à court de ressources.
La République elle-même n'avait pas été en grande forme à ce point, épuisée par trois années de conflit.
Mais elle avait maintenu un commandement unifié et le contrôle de Wapong-City, clé pour le commerce avec le reste du monde.

Le gouvernement adoptera ici la même politique d'attrition, rappelant les unités loyales vers la capitale pour les utilisant pour contrôler la ville.
Puis reprendre une à une les grandes villes, laissant les dissensions internes aux clans et factions soutenant la Fronde Rouge affaiblir celle-ci.
Il faudra trois ans pour que les loyalistes reprennent Pâsindal.
Et si leur résolution est ferme mais, cette fois-ci, la division attendue de l'ennemi n'est pas au rendez-vous.
Au contraire, celui-ci ne manque pas de troupes et, contrairement aux rebelles lors de la Sécession du Nord, le PSR évite les batailles rangées.
Il accorde aussi d'avantage d'importance à l'idéologie, à l'éducation politique de ses cadres et de ses recrues.
De même, il maintient un semblant d'administration civile qui aide à maintenir sa cohésion.
Ceci alors que des discussions ont lieue avec Ovskorine à Novgorod pour un possible soutien.
Le soutien en question ne se matérialisera toutefois pas avant la mi-1960, Ovskorine craignant d'antagoniser l'Empire d'Eran, alors neutre dans la guerre froide.

Le soutien de l'URSR au PSR, sous forme de nourriture, d'armes et d'instructeurs, signera la mort de la stratégie de la Longue Attente pour la RNW.
Mais il faudra deux années de plus pour que les bandes de "gardes rouges" du PSR deviennent une véritable armée et capturent Wapong-City.
Toutefois, entre temps, la majorité du pays aura déjà été réorganiser selon la méthode Kiroviste, afin d'inaugurer le début de l'USSM :
L'Union Socialiste du Sud-Makara.

Du socialisme au kirovisme militariste

L'USSM devant sa victoire à l'URSR, il fut normal que la faction kiroviste gagne en importance et reçoive la majorité des postes à responsabilité.
De même, là où ses membres n’exercèrent pas directement une fonction dans le nouveau gouvernement, leur influence demeura active.
Hors, le PSR était loin du "socialisme dans un seul pays" qui pointait son nez dans une Alméra Orientale largement annexée et satellisée à l'URSR.
On voit déjà le socialisme s'étendre comme une tache d'huile aux autres nations de la région, d'abord via des "Partis populaires" mobilisant les masses et affaiblira le gouvernement.
Puis via des "guerres de libération" où le Wapong formera l'avant-garde, passant les frontières et écrasant les armées conventionnelles.
À commencer par celle de l'Hakoim et de la Simbokie.

Au Lychaka, Kim Min Bak règne sans partage depuis 1946 sur le Parti Communiste local.
Par sa seule existance, le communisme Lychakien mobilise les forces militaires de l'Hakoim au nord de l'île.
La majorité des dépenses de l'Hakoim vont à la flotte, affaiblissant ses forces continentales.
Un assaut simultané par le Lychaka et l'USSM mettra à terre cette petite nation déjà affaiblie et formera la tête de pont vers l'Eran et le Viek Kiong.

En Simbokie, la minorité coloniale a déclaré son indépendance à l'égard de sa métropole Alméranne.
Mais le régime de ségrégation qui a découlé de cette prise de distance maintient les Simboks sous le joug des Almérans et de leurs métisses.
Agiter les masses sur base de cette injustice ethnique et leur offrir le socialisme comme facteur d'égalité est évident.
De sorte que sitôt l'Hakoim "libéré", les forces rouges du Makara seront littéralement invitées par les Simboks.

Tel était le plan et, dès 1963, des négociations débutent avec le Lychaka et l'URSR, avec la date de 1970 pour les opérations militaires conventionnelles.
Une date tardive mais voulue par l'URSR, qui a ses propres plans en Eran et ne veut pas risqué un alignement de l'Empire sur le Pelabssa.
En échange de sa patience, l'USSM reçoit une aide massive pour s'industrialiser et préparer ses armées.
À tout les niveaux de la société, la "Lutte Finale" reçoit la priorité, avec l'armement recevant priorité sur le confort ou la modernité :
Il sera toujours temps d'instruire la génération suivante une fois le monde libéré du capitalisme.
Mais cette génération-ci doit surtout savoir obéir et manier le fusil.

Opposition des militaires

Arrive alors Dr. Hideki Yoko.
Il est un agent impérial Eranéen envoyé en 1962 en mission au Wapong sous couvert d'un échange universitaire avec le PCE.
Durant ces deux années, il aura eu le temps de mettre en place le "Parti Nationaliste Makiran", une société secrète à travers laquelle les idées panmakiranistes sont diffusées parmi les jeunes candidats officiers.
Puis parmi les officiers eux-mêmes.

En dépit de l'enthousiasme politique, nombre d'officiers sont opposés pour des raisons pratiques à l'idée d'une "guerre totale" avec leurs voisins.
Les deux pays ciblés sont plus riches et plus peuplés, avec le Pelabssa et l'Eran en compétition pour les faveurs de l'Hakoim.
Le conflit pourrait donc s'avérer beaucoup plus coûteux que prévu et même être une catastrophe si l'Empire s'y joignait en soutien à l'Hakoim.
Le nationalisme qu'Ovskorine encourage chaque peuple à adopter est de plus en plus bouillonnant parmi les militaires.
Et cela exacerbe la méfiance à l'égard des Lychakiens, fruit d'une rivalité millénaire faite de conflits entre pêcheurs, marchands et pirates.
Voir le gouvernement écouter les conseillers militaires Lychakiens plutôt que leurs généraux est vécu comme un affront par ceux-ci :
Ils ont été les premiers défenseurs de cet idéal national depuis déjà maintenant 25 années... avec seulement 21 mois de paix.

Mais ils demeurent une force neutre sur la question des réformes socio-économiques, obéissant aux ordres du gouvernement selon le processus légal mais sans factionalisme.
Ce sont les soldats qui assistent dans les purges politiques au sein des classes intellectuelles et bourgeoises.
Ce sont les soldats qui confisquent les terres des grands et moyens propriétaires pour le compte de l'État.
Leur prestige est grand, leur influence réelle bien qu'ils n'en abusent pas, trop heureux de voir la nation unie au son d'une même voix.

Une unité que le Parti considère pourtant comme menacée quand, en Mai 1964, plusieurs jeunes candidats officiers, lors d'un cour d'éducation politique et à quelques semaines de leur diplôme, argumentent contre les guerres de libération.
Leurs questions honnêtes et purement intellectuelles, portant sur la faisabilité et le coût plutôt que sur le principe, seront vue avec intolérance.
Deux semaines après avoir reçu le rapport, le Parti envoie une note à l'État-Major, exigeant l'exécution des élèves en question.
Dans l'intérêt supérieur de la nation.
L'État-Major obéira... mais l'incident sera vu comme une ingérence dans les affaires internes de l'armée par le politique.

La ligne officielle jusqu'ici, adoptée après la prise de Wapong-City et afin de réconcilier la nation, avait été que l'opinion politique d'un soldat importait peu tant qu'il faisait son devoir avec loyauté.
Elle avait permis d'épargner les purges à l'armée, notamment aux officiers, pour la plupart compétents et ultranationalistes.
Le changement expose désormais les militaires aux réalités civiles de l'USSM, y compris aux purges politiques, souvent aveugles et expéditives.
Ironiquement donc, c'est en voulant écraser une menace politique imaginaire que les kirovistes la rendront bien réelle.

La Fronde des Généraux

Les idées panmakiranistes n'ont, en règle générale, pas été combattues par le PSR de l'époque ou par les kirovistes en général.
Ovskorine et Kim Min Bak n'y voient eux-mêmes qu'une rhétorique identitaire bénéfique au projet d'unification sous la bannière communiste.
Le traditionalisme qu'elles véhiculent est ignoré comme une simple référence culturelle, pas de taille à endurer la révolution.
Hors, c'est autour de cette idée d'une "civilisation makiranne purifiée de toute souillure culturelle barbare" que le PNM recrutera.
Une clique d'officiers, allant des simples cadets jusqu'aux généraux, se ralliera en secret au projet, sans réellement savoir qui le dirige.

Le coup aura lieu le 01/02/1965.
Il marquera le début de la Fronde des Généraux et sera l'une des guerres civiles les plus courtes de l'Histoire du Wapong moderne.
En 6 jours, 85% des haut dignitaires du PSR sont passés par les armes.
Les rares unités de l'armée à ne pas se joindre au coup durant cette période doivent prendre le maquis ou se barricader.
Ceci alors que les cadres Rostovs et Lychakiens fuient clandestinement.
Le 8 Février 1965, alors que des combats font encore rage dans certaines grandes villes, l'État-major, unifié, annonce l'état d'urgence.
Les fonctionnaires publics et les soldats reçoivent l'ordre de se présenter à la garnison la plus proche.
Si les symboles socialistes ne sont pas touchés, tout ce qui se revendique
Kiroviste est mis en pièce comme une "corruption occidentale".
La résistance des derniers partisans de l'USSM et du kirovisme durera encore 8 mois, avec des affrontements mineurs dans la région des Cinq Pics.
Mais le 06 Novembre 1965, la IIème République Nationale du Wapong est proclamée.
Dr. Hideki Yoko devient le Président, avec soutien de son nouveau chef d'état-major, le Général Sin Ma Ré.

Posté : jeu. juil. 11, 2013 7:37 pm
par Johel3007
Histoire

1965-1970

Duocratie et chamboulement du paysage politique

Après leur prise de pouvoir à la fin 1965, les généraux proclament la IIème République Nationale du Wapong.
Le Dr. Hideki Yoko, un universitaire originaire de l'Empire d'Eran et membre du PCE, est nommé Président afin d'offrir une figure civile au nouveau gouvernement.
Il partage le pouvoir avec le nouveau chef d'état-major, le Général Sin Ma Ré.
Une gouvernance qui se passe relativement bien, les deux hommes ayant des positions officielles similaires :
Une nation forte, à l'identité solide et au bras armé vigoureux, afin d'être le fer de lance de l'unification du continent et son émancipation à l'égard des barbares.

C'est le nationalisme panmakiran, une idéologie née dans l'Empire d'Eran mais utilisée par l'USSM pro-kiroviste afin de rallier la population derrière ses projets de conquête.
D'autres variantes, comme le socialisme panzanyanais, le "tiers-mondisme", la "fraternité slave", ect... émergent alors de par le monde.
Ils font partie des campagnes de propagande qu'Ovskorine, le maître de l'URSR, espère accélérer la décolonisation alméranne pour ensuite faciliter la satellisation kiroviste.
Au Wapong, cela se retournera contre les kirovistes en donnant aux insatisfaits du régime, principalement des militaires, une autre bannière à laquelle se rallier.

Mais si le kirovisme en lui-même meurt avec la Fronde des Généraux, le socialisme a encore une influence non négligeable dans les faits.
La société reste orientée dans l'idée d'un état-providence et d'une certaine idée de solidarité qui, un jour, mènera à une société sans classe.
Il est toutefois abandonné dans les discours officiels et le PSR est interdit en tant que parti politique officiel.
Les membres du PSR ayant survécu aux purges et désireux de rester actifs en politique se divisent en deux factions.

La majorité rejoignent le parti au pouvoir, créé clandestinement au sein des universités et écoles militaires durant l'USSM :
Le Parti Nationaliste Makiran.
Ils en forment l'aile gauche et, par leur allégeance, assure aussi bien leur propre futur que la légitimité civile du PNM.

Les socialistes les moins favorables au kiroviste et autres idéaux autoritaires forment un nouveau parti : le MLC.
Le Mouvement pour la Liberté Citoyenne rassemble alors des gens venant de tout les horizons.
On y trouve aussi bien des socialistes modérés que des libéraux ayant dû vivre dans la peur sous l'USSM.
Les libertariens sont alors peu nombreux et peu influents, principalement en raison même de leur absence de réelle hiérarchie.

Pendant ce temps, au gouvernement, le Président Yoko et le Général Ré mettent au point leur plan pour la République.
L'idée d'invasion de l'Hakoim et de la Simbokie demeure d'actualité et les préparatifs continueront dans cette voie.
Mais officiellement, la 2ème République Nationale vise avant tout à reprendre contact avec l'Empire d'Eran afin d'apporter prospérité à son peuple sans dépendre des barbares Rostovs ou Pelabssiens.

Le Président-Espion

Pour les militaires comme Sin Mah Ré, les raisons du rapprochement sont claires :
Le Wapong ayant récemment lâché l'URSR et n'ayant aucun amour pour les USP et les Almérans, il doit se trouvé un allié puissant au Makara.
La Roumalie est alors encore en plein marasme, incapable de représenter une véritable force sur l'échiquier.
Le Sionving est empétré dans des révoltes coloniales agitée justement en sous-main par l'URSR et les USP.
L'Empire d'Eran semble le meilleur choix, en particulier considérant sa neutralité dans la guerre froide et sa frontière avec l'Hakoim.
S'assurer des bonnes grâces de l'Empereur En Ke Taï est vu comme vital si les conquêtes à venir doivent réussir.

Le plan initial mis au point par l'état-major sous l'USSM est revu :
Il est toujours prévu d'attendre jusqu'à au moins 1970, quand le Lychaka attaquera la pointe nord de son île, occupée par l'Hakoim.
Mais au lieu d'attaquer l'Hakoim pour soutenir le Lychaka en ouvrant un front continental comme prévu, le Wapong attaquera la Simbokie.
La victoire est considérée comme pouvant être accomplie rapidement :
Les dirigeants de la Simbokie sont des almérans qui ne confient des armes qu'aux métis, les Shankhaï.
Une bonne partie des Simboks, majoritaires, se rallieront sans doute aux armées Wapongaises contre leur gouvernement.
Pendant ce temps, sans le soutien du Wapong, le Lychaka sera enlisé dans une guerre d'usure contre l'Hakoim.
Il est prévu de laisser les deux pays se saigner à blanc et de mettre à profit ce délai pour lever une armée de volontaires Simboks.
Puis d'attaquer l'Hakoim lorsqu'il sera à son plus faible, dénonçant l'incompétence du gouvernement soit-disant pro-Pelabssa.

Ce plan est présenté au Président Yoko qui l'approuve, présentant même ses félicitations à Sin Mah Ré pour "son génie stratégique".
En vérité, les mots du Président ne serviront qu'à amadouer l'état-major tandis que le plan en lui-même sera envoyé à In-Tao.
Car en réalité, le Dr. Hideki Yoko, soit disant membre du PCE, n'a rien d'un communiste et est même un fervent partisan de l'Empereur.
Il est un agent provocateur envoyé par l'Empire d'Eran au Wapong pour faire chuter l'USSM avant de prendre le contrôle du pays temporairement.
L'idée est ici de faciliter le grand retour de l'Empire comme une puissance mondiale, avec d'abord une réaffirmation de sa main-mise régionale.

L'Empire d'Eran désire avant toute chose resté neutre dans la guerre froide et maintenir le Makara hors de celle-ci.
Dans cette optique, SON plan pour le Wapong, comme il sera découvert plus tard via la correspondance du Président Yoko, était différent :
Le Wapong attaquerait bien la Simbokie afin d'en chasser le gouvernement pro-alméra.
Mais l'Empire prendrait l'Hakoim pour lui-même, l'attaquant dès que le Wapong débuterait sa propre attaque sur la Simbokie.
Il justifierait cela comme sa réponse à ce qui n'aurait été qu'une guerre sous-traitée entre l'URSR (Lychaka) et l'Hakoim (Pelabssa).
Fort d'une frontière commune avec le Wapong désormais aggrandi et dont le Président serait un de ses agents, l'Empire négocierait une unification.
Pour "un premier pas vers la confédération des peuples".

Ce grand plan dépend toutefois d'un facteur :
La date de l'attaque du Lychaka contre les possessions Hakoimites au nord de son île.
L'ensemble est aussi décidé avant tout par l'Empereur et ses généraux plutôt que par le 1er Ministre Atiko Yorani, conservateur modéré mais ayant déjà montré des sympathies pour le Pelabssa.
L'homme a évoquer, souvent publiquement, les avantages d'un possible rapprochement stratégique avec Hellington.
Mais la majorité des Eranéens, encore frustrés par la défaite de 1950 et ne voyant pas l'utilité de s'impliquer dans la guerre froide, refusent.
Mais cette attitude ouverte est ce qui lui vaut sa popularité et son poste.
Il n'empêche que l'Empereur, l'armée et nombres des autres politiciens conservateurs ne veulent SURTOUT pas d'une alliance avec les USP, voyant celle-ci comme une vassalisation.

Au Wapong, le Président Yoko poursuit donc une politique nationaliste visant à une "autarcie makiranne" via un rapprochement avec l'Empire.
Tout en détournant d'importants moyens vers des préparatifs militaires pour une campagne dont la date sera décidée indirectement... par la Lychaka.
Mais Hideki Yoko est aussi conscient que son principale rôle est de maintenir tranquille militaires et politiciens Wapongais :
Un retour du kirovisme ou le triomphe d'idées libéraux pro-pelabssiens au Wapong pourrait être désastreux pour l'Empire.

La deuxième option, en soit, cessera d'être un problème en 1967.

Fin de la mascarade

En Octobre 1967, le PCE tente un coup d'état contre le gouvernement Eranéen ainsi qu'une attaque contre la famille impériale.
C'est un échec total mais cela suffit à propulser l'Eran dans la guerre froide, brisant l'apparente neutralité de l'Empire.
Une semaine après le coup avorté, le Premier Ministre Atiko Yorani rencontrera le Président des USP pour discuter l'établissement de base.

Au Wapong, la nouvelle de la rencontre aura l'effet d'une bombe politique.
Parmi les panmakirans du PNM, y compris la quasi-totalité de l'état-major, on fulmine, outragé par la trahison Eranéenne.
D'une part car l'Eran était alors le principal soutien politique de la République, isolée entre la Simbokie pro-alméranne, l'Hakoim pro-Pelabssien et le Lychaka pro-URSR.
Mais surtout, du coté des généraux, car cela complique très sérieusement les plans pour la campagne à venir.
Avec un Eran pro-Pelabssien, envahir l'Hakoim pourrait devenir impossible d'abord car l'Eran réagirait négativement.
Mais surtout car le Lychaka lui-même n'osera plus se lancer dans une aventure, l'URSR refusant sous doute de soutenir son protégé dans une guerre d'usure contre le Pelabssa ET l'Eran.

Dans cette situation et le front Ouest étant plus que probablement à oublier, le Général Sin Ma Ré donne pour instructions de préparer une campagne plus courte, concentrant le gros des moyens sur la Simbokie.
Les moyens prévus pour l'Hakoim seront détourner pour une campagne contre le Luveing.
Le Président Hideki Yoko s'oppose à une campagne au Luveing.
Il argumente que le Wapong n'a pas les ressources humaines pour une campagne en haute montagne et sur de telles distances.
De plus, cela risquerait de provoquer la Roumalie qui, si elle pourrait voir d'un bon œil le départ des Almérans présents en Simbokie, s'opposerait farouchement à une attaque contre son ancienne province du Luveing.
Ce sera le premier réel désaccord entre Sin Ma Ré et Hideki Yoko, lequel sert toujours en secret l'Empire d'Eran mais légèrement à contre cœur.
La situation d'Hideki Yoko au sein du PNM est également difficile, considérant qu'il est de nationalité Eranéenne.
Son poste de président n'était dû qu'à son mérite et au besoin d'un vrai symbole de panmakiranisme transcendant les frontières.
À présent, il est un dirigeant non-élu, marionnette de militaires qui le méprisent à cause de sa nationalité et agent d'une nation dont il n'est plus en plein accord avec la tendance politique.
D'autant que l'Empire lui demande maintenant de tout faire pour modérer l'ultranationalisme militariste au Wapong.

La situation continuera de se dégrader entre l'état-major et la présidence jusqu'en 1970.
Il s'agit là de la dernière année de mandat de Hideki Yoko.
À cause du rapprochement Eran-USP, il a perdu beaucoup en popularité alors même que les premières élections se rapprochent.
On présent une victoire du MLC, dont la popularité a augmenté rapidement, une frange importante de la population appréciant les idéaux libéraux "de gauche" qu'épouse alors le mouvement.
L'élection est prévue pour Janvier.
Elle n'aura jamais lieu :
Le 9 Octobre 1970, faisant suite à une dispute lors d'une discussion avec le Président et une menace de limogeage quelques jours plus tôt, le Général Sin Ma Ré lance un coup d'état.
Hideki Yoko parviendra à fuir mais laissera derrière lui quantité de documents compromettants qui révéleront sa nature d'espion pour l'Eran.
L'ensemble ne sera toutefois pas rendu public avant Mars 1972 mais la connaissance du fait que l'Eran est au courant des plans d'invasion en Simbokie poussera Sin Ma Ré à agir avec précipitation.