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Posté : jeu. oct. 10, 2019 10:02 am
par Arios
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30/04/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

Nuit meurtrière : 178 attaques au couteau dans le pays

Des groupes nationalistes turciques revendiquent

Le gouvernement réuni en urgence avant le déploiement de l'Armée dans les EATs


C'est le premier "attentat" sous l'ère Kone et il est particulièrement sanglant. Cette nuit, à partir de 1 heure du matin, des centaines de personnes ont été prises pour cible par des attaquants isolés ou en groupe, principalement aux abords des boîtes de nuit et autres lieux de vie noctambule. Il y aurait au moins 178 morts, mais les forces de police parlent ce matin de "plusieurs centaines" d'assaillants repérés, et des milliers d'appels téléphoniques durant la nuit, dans tout le pays, pour alerter sur des tentatives d'assassinats. À cette heure la situation est "maîtrisée", selon Frixos Gavras, le Ministre de l'intérieur. Pour autant, lors d'une prise de parole vers 4h30 ce matin, la Première Ministre a dénoncé un "acte de guerre" qui "entraîne la Cybistrie dans un nécessaire nouveau chapitre défensif" et demandé aux Cybistriens de rester chez eux ce 30 avril.

En milieu de matinée, le Groupement nationaliste Turcique et le Contingent Pacha Renaissance, deux groupes terroristes connus des services cybistriens, ont revendiqué l'action conjointe et appelé, via les réseaux internet, à "pleurer leurs héros morts ou arrêtés" et "se tenir prêts à les suivre sur le chemin de la résistance". La Justice reste prudente sur la revendication et veut comprendre la genèse complète de cette action de masse, même si la préparation et la collaboration entre plusieurs groupes rivaux semblent évidents.

Une trentaine d'assaillants a été tuée lors des assauts ou après, par des policiers ou militaires se trouvant dans les alentours, participant aux dispositifs réguliers de maintien de la sécurité. Un terroriste aurait également été tué par plusieurs civils s'interposant lors d'une tentative de poignardage, au sortir d'un bar dansant. Quatre-vingt personnes auraient déja été arrêtées, la plupart peu après les faits. Le Procureur général d'Héraclée a annoncé vers 11h que "deux cent personnes environ sont recherchées". Les victimes de cette nuit sont pour beaucoup encore en cours d'identification, plusieurs semblent avoir eu des responsabilités politiques locales, ce qui laisse penser que certains assassinats pourraient avoir été ciblés.

Si vous êtes sans nouvelles de vos proches depuis plusieurs heures, ou disposez de renseignements sur une attaque, les autorités vous invitent à contacter ce numéro : 87 567 432. Le temps d'attente peut dépasser 10 minutes.

Posté : ven. oct. 11, 2019 6:55 pm
par Arios
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3/05/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

Le bilan total de la nuit du 29 monte à 247 morts

Treize corps ont encore été retrouvés cet après-midi, après les tragiques nouvelles de ce matin et la découverte de deux familles, assassinées chez elles dans la nuit du 29 (soient 7 personnes). Difficile, 72h après le massacre, de dresser un bilan global de l'impact de l'attaque sur la société cybistrienne, mais le bilan devrait cesser de croître, selon les autorités policières, alors qu'un travail de référencement sans précédent a été mené dans tout le pays, pour contacter de très nombreux habitants. Les reports de manque de nouvelles de proches se sont taris ce soir ; le Gouvernement n'exclue pas de nouvelles découvertes dans les heures et jours qui viennent, mais la probabilité est dite faible.

La Cybistrie entre dans dix jours de deuil, annoncés par le Gouvernement. Cette période accompagnera les très nombreuses funérailles. Pour des raisons de saturation de nombreux services d'urgence et de départements funéraires des centres médicaux, où de nombreuses autopsies sont encore programmées, de nombreuses familles doivent attendre encore plusieurs jours avant de pouvoir commencer à organiser des obsèques.

Dans le même temps, dans les enclaves autonomes, l'Armée cybistrienne prend position. L'objectif des opérations est de prévenir tout mouvement insurrectionnel, mais surtout de permettre aux enquêteurs des forces de maintien de l'ordre et des services anti-terroristes spéciaux, de mener de nombreuses investigations. Le Ministère de la Justice a annoncé la mise en place de procédures spéciales, prévues dans le cadre d'attaques militaires, afin de permettre aux services d'enquête de mener de nombreuses perquisitions, notamment dans les EATs, sans dépendre de mandats délivrés normalement dans le cadre d'enquête et suivant des délais pouvant être importants. A Gözléri, 14 000 personnes ont manifesté en soutien aux victimes de l'attaque en Cybistrie, plusieurs incidents ont gâché la fin de la marche, entre des militants nationalistes soutenant l'attentat, et des anonymes réunis dans la marche, qui auraient été pris pour cible par des jets de mobilier urbain.

La plupart des victimes a déjà été identifiée. Le Ministère de l'Intérieur confirmait dans l'après-midi les rumeurs sur la sur-représentation de personnes ayant eu des responsabilités civiles locales. Plus d'un quart des victimes est composé de gens étant ou ayant été en poste au niveau municipal, comme responsable de commune ou membres du conseil local.

Posté : dim. oct. 13, 2019 6:41 pm
par Arios
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22/04/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

Kosbaal IV d'Akadon et Kosbaal V de Gar pourraient avoir été la même personne

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Émoi dans la communauté muséographique et universitaire liée à la période[/center]

Nous sommes en 1344 avant Jésus-Christ, et Akadon est une cité prospère dont la population, environ 8 000 habitants, se partage entre les métiers agricoles, et le très important négoce sur mer. La ville, située dans les alentours de l'actuelle Ponte Livino, est sous la menace grandissante de l'Empire de Babel, qui veut conquérir les ultimes terres situées sur la mer. Les rivalités historiques, commerciales, dynastiques et linguistiques qu'entretient Akadon avec les autres cités phéniciennes, toutes relativement hostiles les unes aux autres à l'époque, l'empêchent de constituer avec ses voisines une ligue qui permettrait de tenir en respect les troupes impériales s'avançant, année après année, vers le littoral.

Akadon a alors un monarque, Kosbaal IV, fils de Tabnazor (1362-1348). La demi-douzaine de tablettes hiéroglyphiques nous étant parvenues sont la seule base d'historiographie du règne de cet homme, et d'autres, à Akadon. Datées d'un demi-siècle après le règne de Kosbaal IV, elles dressent le portrait d'un monarque éclairé et combattant, intéressé aux choses de l'économie comme expérimenté dans l'art de défendre la cité. Le fils de Tabnazor est notamment apprécié de la population agricole, pour l'allègement de l'impôt sur le nombre de cornes des troupeaux d'aurochs, pour l'empierrement de plusieurs canaux d'irrigation, et pour avoir fait reposer l'effort fiscal sur les seules classes mercantiles, notamment les marchands originaires d'autres cités et faisant négoce sur le territoire d'Akadon.

À l'époque, dans la deuxième moitié du quatorzième siècle (av. J-C.), les cités phéniciennes de l'actuelle Cybistrie connaissent une relative période d'autonomie, par rapport à un millénaire de dominations et vassalités, de grandes puissances étrangères, et notamment commerciales. Plusieurs couronnes céruléennes ont pris l'habitude de s'appuyer sur les marchands et exploitants phéniciens pour se fournir en bois de qualités, bois d'ouvrage et essentiellement à destination navale, qui poussent alors avec davantage de vigueur qu'aujourd'hui dans les massifs de Mytidie et du Schyntos - alors couverts d'immenses cèdres. Des routes commerciales, nées de cet appétit pour le bois mytidien, sont ouvertes depuis longtemps, jusque vers l'Algarbe... Au second millénaire, les cités côtières en Cybistrie subissent moins les jeux d'influences des grandes puissances qu'elles ne sont bien souvent à l'origine des conflits nés des rivalités entretenues les unes contre les autres.

On savait jusque-là qu'en 1329, régnait à Gar, ville située sur l'actuel Lac d'Athina, alors appelée Mer d'Ogush, un dénommé Kosbaal, le cinquième du nom, que l'on croyait assez légitimement le fils de Kosbaal IV de Gar, indiscutablement membre de la lignée d'Amobaal, dont le royaume avait couvert deux siècles durant une bonne partie de l'actuelle vallée du Tourkiki. Le déchiffrage d'une copie sur pierre d'un papyrus apologétique, datant du 5ème siècle av. J-C., louant les mérites de Tabesos de Mytidie, leader d'une confédération de 12 cités phéniciennes en lutte, indépendante, contre une coalition hellénique de cités cybistriennes, rebat les cartes. Dressant avec une précision remarquable la généalogie glorieuse du chef de guerre Tabesos, elle cite Kosbaal IV d'Akadon comme le vainqueur et maitres des Garites. Plusieurs spécialistes ayant consacré une partie de leur vie à prétendre que Kosbaal IV de Gar était infirme (cause selon eux de son assassinat par son épouse babélienne, Kuragliab), se trouvent confortés dans cette idée - certains prétendaient que le roi infirme aurait pu adopter, la thèse d'un remplacement par un monarque vainqueur étranger semble plus plausible aujourd'hui.

Kosbaal IV d'Akadon, fils de Tabnazor, aurait ainsi pu soumettre, en 1327, Gar, à quelques 200 kilomètres plus au sud. Homonyme de son rival, tué quelques mois avant la prise de la ville lacustre, Kosbaal IV d'Akadon aurait ensuite régné à Gar, sous le nom de Kosbaal V. Les Tabnazorides auraient ainsi bien été les maîtres de Gar à la fin du quatorzième siècle, ce qui ne devait pas empêcher, quarante ans plus tard, l'ensemble de la ville d'être déportée quelques 2 500 kilomètres plus à l'Est, par de nouveaux maîtres décidés à lui faire payer sa résistance trop longue.

Posté : lun. oct. 14, 2019 10:08 am
par Arios
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11_05_2040 - Haberci[/Center]

Suite au massacre du 29, la Cybistrie veut étanchéifier les limites des EATs

Le Ministre de l'intérieur, Frixos Gavras, issu de la droite, a déclaré une série de mesures de renforcement des contrôles entre le territoire de la République de Cybistrie pleine et les enclaves autonomes. Lors d'une nouvelle conférence de presse cette semaine, alors que Héraclée est priée de faire rapidement la lumière sur le parcours des terroristes du 29, nombreux hélas, il est apparu assez nettement que le Gouvernement Kone espérait faire la démonstration de son action en insistant sur le sujet des enclaves autonomes. Ce alors même que plusieurs assassins, au moins 7 d'après les derniers communiqués du Procureur de Césaride. Au moins trois Karmali, un Karsais, un Santognais, et deux Valdaques, seraient impliqués aux rangs des assaillants. Des étrangers pourraient également figurer parmi les organisateurs logistiques de cet attentat multiple, alors que des distributions de gilets pare-balles et de couteaux d'attaque ont été avérées au moins pour une partie des assaillants.

De nombreuses libertés des Enclavés sont menacées par le renfort de sécurité du Gouvernement Kone, qui appuyait sa légitimité à la conquête du pouvoir sur sa capacité à lutter contre le terrorisme, et doit aujourd'hui donner des gages de capacité aux électeurs. On sait que les syndicats d'étudiants turciques apprenant en Cybistrie sont inquiets, suite à plusieurs perquisitions sans mandat, et le rsque d'un durcissement du droit d'accès aux universités cybistriennes. Le regroupement familial des travailleurs turciques en Cybistrie pourrait également être diminué. Enfin, c'est l'emploi de Turciques lui-même qui pourrait être forcé à la baisse. Héraclée n'a pour seule option, au vu de ses positions idéologiques, que de durcir le mur légal et géographique entre terriyoires helléniques et enclaves autonomes. Si les Cybistriens attendaient une réaction pessimiste du "on ne peut rien faire de plus contre le risque, sinon accorder l'égalité dans un État mixte", ils n'auraient pas voté de cette manière lors du scrutin de février.

Alors que la tragédie politique et juridique menace, en réaction au drame humain, lui succèderait la tragédie sociale, d'inégalités croissantes faisant croître ressentiment et injustice. Une source d'espoir, dans les derniers propos de la Première ministre, désireuse de "faire la lumière sur toute implication planifiée depuis l'étranger", comme pressentant que la Cybistrie pourrait avoir été, au-delà de ses rivalités propres, le jeu de quelconques marionettistes étrangers.

Posté : jeu. oct. 17, 2019 2:10 pm
par Arios
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20/05/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

La visite remarquée du Patriarche de Cartagina en Cybistrie

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Agostino Comuzzi, Patriarche latin de Cartagina[/center]

Pour beaucoup il n'est qu'une sorte de Père Noël vestige du passé, pour d'autre c'est un des parrains de la Mafia nazalienne, pour certains encore il ne s'agit que d'un people de plus au pays des sacs-à-main, sorte de caution religieuse de la démocratie libérale. Certes, Sa Béatitude a une voix politique, pour ne pas dire politicienne, comme lors des dernières élections arovaques où il a appelé à demi-mot à voter contre le Jernland, en fait à voter contre le gouvernement lébirien. En vain, ou presque, car les Chrétiens-sociaux ont réalisé un très bon score, ce qui n'est pas un chèque en blanc à Vesperto dans sa stratégie d'apaisement.

Mais le Patriarche latin de Cartagina est surtout une figure. Son portrait est encore accroché au-dessus de nombreuses cheminées nazaliennes, et illythes. Symbole, il porte une essence, comme écrit de lui un célèbre historien des religions. Son titre, son poste déja, est hérité de l'époque des Croisades, quand Altek comme Zibbibo n'existaient pas et bien avant l'invasion du monde par les lowphones kaiyuanais. À l'époque, bâtissant de fragiles États chrétiens sur les sites du souvenir des glorieuses cités latino-berbères de l'antiquité chrétienne, les Croisés comme l'Église ont besoin d'un sous-Pape, couleur locale, pour représenter la hiérarchie. Est ressucité le patriarcat du Bas-Empire, Cartagina sera son siège.

En Nazalie les dynasties croisées ont toutes été vites étouffées par l'essor marchand du territoite, et ses républiques urbaines diverses. Mais est demeuré jusqu'à aujourd'hui ce représentant de l'autorité papale, qui n'appartient pas aux rangs des cardinaux. Dans les faits, ce représentant du Pape en est surtout un concurrent direct dans les cœurs et les âmes.

Sa Béatitude s'est donc rendue en Cybistrie pour quelques jours, invité par la Conférence des Évêques de Cybistrie, réunion catholique dans un pays aux racines on ne peut plus orthodoxes. Le caractère récent de la présence catholique, qui a démarré au dix-neuvième siècle sous l'effet des missions parties d'Occident à destination des pauvres, des chrétiens (orthodoxes) en terre d'Islam, rend la communauté apte aux crises de Foi, bien que majoritaire aujourd'hui. L'Affaire de Hiérosolyme, dans laquelle la parole du Saint Père a paru cautionner tous les tordages de bras d'apprentis hégémonistes, et la position délicate et remontée du Patriarche de Hiérosolyme contre sa hiérarchie, ont causé de grandes discussions dans l'Église de Cybistrie.

Le Patriarche de Hiérosolyme est souvent apparu comme le représentant et défenseur des catholiques en Marquésie. Mais sa mise en grandes difficultés par l'imbroglio hiérosolymite, qu'il a assumé lui comme un coup d'État karso-valdaque, tend à pousser les catholiques de Cybistrie à élargir leur cercle de référence et chercher peut être un nouveau guide en la personne d'Agostino Comuzzi. De quoi rester fidèle au Pape sans cautionner ses papiètreties.

Posté : ven. oct. 18, 2019 12:30 pm
par Arios
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20/05/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

Le Primat Cristodulos de Césarée "inquiet" de l'ouverture archavêne

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Christodule de Césarée, chef des Orthodoxes de Cybistrie[/center]

C'est non sans humour que le Primat orthodoxe de Cybistrie, lors d'un prêche, s'est plaint de l'actuel rapprochement entre l'Archavêne et son voisin flavien. Évoquant le projet de loi en préparation en Flavie instaurant l'autorisation du mariage homosexuel et faisant avancer la reconnaissance des personnes se prétendant au-dessus ou à côté des genres sexuels traditionnellement admis, masculin et féminin, le Primat a parlé de "lois et désirs en dehors du chemin humain" qui mettent en péril encore davantage la civilisation dytolienne. Mais c'est d'abord semblant se plaindre de la discrimination malhonnête qu'elle projette d'instaurer que le Primat a ironisé : "Ces sales choses sont bonnes pour le bas peuple, puisqu'on n'interdirait aux hommes et femmes de la noblesse de contracter pareilles unions. Je suis révolté, attristé, car avec un nom et un titre comme le mien, je n'aurais même pas le droit d'épouser un autre homme !".

Les rires dissimulés en sourires ont parcouru la sobre assistance de son office. De vieilles paysannes, cheveux couverts, ou autres femmes et hommes de la campagne, où se concentre l'orthodoxie cybistrienne, tous se sont montré sensibles à ce discours fustigeant le mariage homosexuel. Mais l'attaque de Christodule se veut plus profonde. Pour le Primat, la monarchie flave est corrompue, et corruptrice, bien que ce jour-là il ne reprit pas cette analyse, par ailleurs présente dans plusieurs de ses livres. La gravité de son observation portait davantage sur la récente entente diplomatique entre l'Archavêne et la Flavie, qui inaugure des liens profonds.

"Les Porphyre-Gombet semblent céder à l'appel de la sécularisation des dynasties. Sont-ils aveuglés, trop heureux de rencontrer d'autres têtes couronnées, dans un cadre doré, qu'ils font l'impasse sur le fond idéologique des Couronnes qu'ils tutoient ?" interroge un suivant du Primat, à la question de notre journaliste.

Les réserves de la petite Église orthodoxe de Cybistrie, ressuscitée en 1923, et depuis mise en minorité par le catholicisme de milliers d'immigrants hellènes occidentaux faisant valoir leur droit au retour, s'expliquent en grande partie par les liens qui unissaient le clergé orthodoxe, dans la dernière partie de la domination des Musulmans, à la monarchie archavêne, qui paraissait alors le phare occidental annonçant la restauration future de la liberté hellénique. Et les Archavênes, au XIXème siècle, y avaient beaucoup travaillé. Mais c'est à partir de 1921 que l'espoir se concrétisa et il fut plutôt le résultat de l'influence des démocraties modernes et mouvements nationalistes les accompagnants - puis à partir des années 40 et jusqu'à la dernière guerre, ce sont les Montalvéens et consorts catholiques libéraux qui jouèrent ce rôle de grand frère là quand il faut.

"Ce n'est pas en essayant d'être cool que l'Archavêne restaurera sa grandeur. L'alliance avec le maçonnisme flave est une erreur." affirme l'un des proches du Primat.

Posté : mar. oct. 22, 2019 10:27 am
par Arios
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1/06/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

Tuerie du 29 avril : un Valdaque arrêté et des questions

La police cybistrienne a mené une 74ème perquisitions depuis fin avril, dans le cadre des procédures d'urgence de l'enquête sur la tuerie de la nuit du 29 avril, au cours de laquelle 247 personnes, civiles, ont perdu la vie. C'est dans la banlieue de Césarée, à Ogamekon, qu'un homme de 48 ans qui pourrait être lié à l'appareil logistique décisionnaire ayant planifié les attaques a été interpelé à son domicile, avec son compagnon.

L'individu, C. Agescu, est un Valdaque présent en Cybistrie depuis 2022, où il a travaillé jusqu'en 2037 pour une entreprise de transport par camions. Il avait fait l'objet d'une enquête confidentielle du Lykoi en 2038, après de multiples voyages vers la Nistrovie et la Valdaquie alors même qu'il prétendait dans ses documents de séjour ne plus avoir d'attaches dans son pays d'origine. C. Agescu disposait également d'une fiche de surveillance auprès du contre-terrorisme pour ses amitiés prononcées qu'il entretenait avec des Enclavés, sa fréquentation assidue de plusieurs hamams à Gökalp et ses dons réguliers à plusieurs associations sunnites des EATs.

L'homme a été placé en garde à vue et mis en examen pour complicité de terrorisme. La police le soupçonne d'être l'auteur de plusieurs messages attribué aux préparateurs du massacre, qui furent échangés sur un chat privé de rencontres gay underground la veille et l'avant veille de l'attaque. Si l'arrestation de C. Agescu fait réagir, c'est qu'Héraclée et les commentateurs de tous bords sont à la recherche d'une explication étrangère à la genèse de cette tuerie, que les experts du contre-terrorisme jugent pour beaucoup trop bien préparée pour être exempte d'implication de services secrets professionnels.

L'attaque du 29 avril avait vu la coordination de 130 assaillants, sur l'ensemble du territoire cybistrien, qui s'étaient mis à attaquer au couteau de nombreuses personnes, pour un bilan de 247 morts et 320 blessés, plus 27 attaquants abattus.

Posté : mar. oct. 22, 2019 6:44 pm
par Arios
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3/06/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

Le Lykoi rappelé à l'ordre suite à ses initiatives diplomatiques

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La Première ministre a convoqué une demi-douzaine de responsables et annoncé trois limogeages[/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357997#p357997]Le 2 juin, les services de sécurité de la République de Cybistrie avaient pris l'initiative de réclamer[/url] directement aux autorités étrangères intéressées des informations sur un suspect important dans le cadre de l'enquête sur l'attentat multiple de la nuit du 29 avril. L'enquête, menée parallèlement par la police régulière et par les services contre-terroristes du Lykoi, semblait s'orienter ces dernières semaines vers la piste d'une implication étrangère, au moins dans la finance et dans la logistique des attaques, qui expliquerait l'ampleur du massacre et le manque de prévention et d'anticipation des services de sécurité.

Si le Lykoi était jusque-là épargné par la réaction politique, et un Gouvernement prudent dans son appréhension de la colère des citoyens face à ce drame, désireux de ne pas troubler les équipes afin de faciliter l'avancée de l'enquête et la gestion de crise, notamment en cas de potentielles répliques terroristes, les dernières initiatives des services de sécurité de l'État ont agacé à juste titre. Ioanna Kone a annoncé trois limogeages au sein de la direction de ces services : le Général Adam Serafeim, vice-directeur du département du contre-terrorisme, le Colonel Valerios Zoien, en charge des communications du Lykoi, le Colonel Porfirio Merizzi, qui dirigeait la partie de l'enquête menée par le contre-terrorisme.

La Première Ministre, qui a peu après dans l'après-midi annoncé ces départs devant la Vouli, a été copieusement applaudie par les bancs de l'assemblée, tous camps confondus, à l'exception de quelques députés issus de l'extrême-gauche pro-turcique. Si de nombreux députés se font le relai d'une véritable grogne montante au sein de la population devant l'attentat de trop, la chambre est très sensible aux questions de partage des pouvoirs, au sein d'une République parlementaire minutieusement construite au XXème siècle dans la crainte d'une prise en main de l'État par les militaires, et officiers vainqueurs de la Guerre de libération (21-62).

Interrogé sur le scandale en cours, le Ministre de l'Intérieur n'a pas exclu la possibilité d'une décision de la Première Ministre, en accords avec la Vouli, quant à des excuses officielles adressées à la République de Valdaquie, qui s'est vue être la cible publique des réclamations peu diplomatiques des services de sécurité de la République...

Posté : mer. oct. 23, 2019 7:54 pm
par Arios
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8_06_2040 - Haberci[/Center]

Ciprian Agescu est mort en 2034 dans le naufrage de l'Algarbia Diamond

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Ciprian Agescu, d'après sa supposée ex-petite amie, en juin 2034, peu avant leur rupture[/center]

Selon celle qui se présente comme son ex-petite amie dans une vidéo de 7 minutes 34 secondes, postée il y a trois jours sur les réseaux sociaux et déjà commentée et visionnée au moins 70 000 fois, Ciprian Agescu est mort il y a six ans à bord de l'Algarbia Diamond, ce paquebot de rêve qui a été torpillé par une nation encore inconnue officiellement aujourd'hui. Silvia Deskov raconte comment, quelques jours après leur séparation, Ciprian Agescu aurait décidé de s'embarquer seul pour réaliser cette croisière qu'ils s'étaient promis ; le navire avait quitté l'Arovaquie le 11 juillet, avait fait escale au Caskar puis sur deux autres îles de Cérulée, avant d'être pris pour cible, à quelques heures de son escale nazalienne, par une torpille non identifiée officiellement. Le drame faisait plus de 2400 morts.

Cela ne pourrait être qu'un fake grandiloquent dont les réseaux sociaux entretiennent le savoir-faire, si la supposée Silvia Deskov n'apportait pas face caméra tout une série d'indices, de documents, mais aussi de photographies, décrivant la vie de celui qu'elle a connu et aimé comme Ciprian Agescu... Carnet de santé, bulletins scolaires, lettres reçues par son entourage, carte d'identité valdaque périmée, copie de l'attestation de décès délivrée par les autorités montalvéennes de l'époque à la famille de Ciprian Agescu, résidant en Algarbe-du-Sud. Car réside là le seul fait discordant par rapport au parcours décrit aujourd'hui par les autorités judiciaires valdaques et cybistriennes quant au fameux suspect arrêté il y a quelques jours dans le cadre de l'enquête sur la nuit macabre du 29 avril : le Ciprian Agescu qui serait mort à bord de l'Algarba Diamond venait d'obtenir la nationalité alekane, après une courte mission de 8 mois afférente à son travail de mécanicien spécialisé sur les poids-lourds. Sarkhovie, Nistrovie, Cybistrie à partir de 2022, puis Algarbe-du-Sud dès 2032, les concomitances entre les parcours supposés de celui qui se trouve en détention provisoire à Héraclée, et celui qui serait mort en 2034 au large de la Nazalie, sont troublantes.

Devant l'ampleur de la circulation de la vidéo, supprimée deux fois puis ré-uploadée, ce qui n'a fait qu'accroître sa popularité virale, les autorités seront sommées de réagir. Des communautés de fact-checkers en ligne ont jeté leur dévolu sur le dossier Agescu, tentant de démonter la crédibilité des pièces apportées par la vidéaste, ou/pour s'assurer de leur véracité, en quête du moindre indice visuel sur les documents brandis par l'ex-petite amie revendiquée. Plusieurs dizaines de lettres ont déjà été envoyées aux autorités nazaliennes, sud-algarbiennes, au croisiériste Townsend Thorensen, et aux autorités valdaques, pour obtenir la confirmation de la reconnaissance du décès d'un ex-valdaque devenu sud-algarbien, à bord du paquebot, à l'aube du 18 juillet 2034 au large des côtes nazaliennes.

Posté : mer. oct. 23, 2019 8:24 pm
par Arios
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8/06/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια

La Vouli plafonne le nombre d'étudiants turciques accueillis par an à 17 000 personnes

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Ils étaient 23 000 en 2039. À la rentrée 2040, dans trois mois, six mille d'entre eux ne pourront poursuivre leur cursus. Alors qu'il n'existait jusque-là pas de limite officielle en nombre, et que seul revenait aux Universités et écoles supérieures le devoir de trier les candidatures d'étudiants originaires des EATs selon les propres politiques d'établissement, la République entend désormais légiférer pour limiter ce nombre alors qu'on apprenait, le 20 mai dernier, l'implication d'au moins onze étudiants turciques dans les tueries du 29 avril, étudiants qui résidaient en Cybistrie même (en territoires helléniques) du fait de leur statut.

Le Ministre des Universités et de la Recherche, Nikitas Laganakos, s'est voulu plutôt conciliant après que son projet de loi a été adopté par l'assemblée, dans un climat que d'aucuns qualifieraient d'unité nationale, sinon d'état de grâce - à la différence près que les partis de gauche, en particulier le KCE qui est arrivé quatrième au scrutin de mars et dispose de 10% des sièges à la Vouli a pris la tête de l'opposition au texte proposé par le ministre issu de l'extrême-droite. M. Laganakos a assuré de l'intention du Gouvernement Kone de subventionner la remise en ordre des universités de Gökalp, Güzellik et Gözléri, dans un état délabrement avancé, et ne fonctionnant plus pour certaines que dans des portions réduites des complexes, dont des ailes ont été réaffectées depuis plusieurs années à diverses activités, l'une d'elle à Gökalp accueillant un hôpital associatif. La Vouli devrait se voir soumettre dans les semaines à venir un plan de refinancement de l'éducation supérieure turcique par la Cybistrie, un moyen de tarir le flux de demandes pour l'immigration étudiante en Cybistrie.

De nombreux recteurs et professeurs d'universités, de laboratoires et de filières vont donc passer une bonne partie de l'été à faire de l'écrémage dans les rangs de leurs étudiants étrangers. Initiant un mouvement de contestation, l'Université d'Amaseia a fait savoir qu'elle mettrait sur la touche prioritairement des étudiants cybistriens, afin de libérer de la place pour les étudiants turciques qui seraient rejetés d'autres Universités suite à cette Loi - une mesure illégale, puisque le plafond défini désormais par Héraclée s'applique à l'échelle nationale, ainsi une Université qui disposerait de places n'est pas en capacité d'accueillir des étudiants remerciés depuis d'autres structures. L'imbroglio traduit déjà une difficulté d'application et de contrôle de la mesure pour les étudiants déjà présents et dont les visas n'arrivent pas encore à expiration.

Le nombre de visas accordés à partir de septembre 2040 aux étudiants turciques candidats pour un parcours dans le supérieur cybistrien devrait donc dépendre des chiffres transmis par les universités sur le nombre actuel d'étudiants des EATs accueillis dans leurs murs, mais Héraclée n'entend plus dépasser simultanément les 17 000 d'étudiants des EATs. Pour beaucoup d'experts, la mesure s'annonce plus démagogique qu'utile, et aura sans doute un impact négatif sur le ressentiment de nombreux musulmans à l'égard de la Cybistrie, avant d'être un gage d'efficacité dans la surveillance des profils étrangers à risque.