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Posté : lun. oct. 07, 2019 9:13 am
par Galaad
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20. april 2040[/center]
Il y a un petit peu plus de douze mois, la Communauté des Nations Dytoliennes se dotait d'un nouveau forum entièrement dédié aux coopérations culturelles et scientifiques, dont l'un des volets importants est la mise en commun du produit des recherches fondamentales les moins stratégiques ou ne conférant pas un avantage compétitif ou monopolistique. Ainsi, depuis le 5 février 2039, de nombreuses entreprises ont saisi l'occasion de s'appuyer sur ces résultats de travaux scientifiques pour développer des produits à usage commercial. Les industries pharmaceutiques et chimiques jernlanders sont ainsi deux exemples de l'envolée de l'économie nationale, puisque Den Nordisk Kjemiskffabrikk s'est imposé par exemple comme le leader continental incontestable dans son secteur d'activité, ou encore Statskraft, l'énergéticien, qui installe de plus en plus de panneaux solaires qui alimenteront les constructions d'habitation qui sortent de terre comme des champignons et qui viennent remplacer le parc immobilier vieillissant. Le Forum Doriana Soubeyre est devenu en l'espace d'une courte période le plus important espace de collaboration scientifique au monde, puisque avec six Etats membres, il permet l'émergence de savoirs nouveaux dans l'un ou l'autre des pays, sans devoir passer par de longues tractations posant les conditions des partenariats. Tandis que beaucoup s'enthousiasment encore d'un caskar géant technologique et pourtant littéralement à genoux, ayant eu à affronter un tsunami cataclysmique, et à présent au bord de la guerre civile - mais dont les centres de recherches ont visiblement été miraculeusement été épargnés de toutes les horreurs - la Communauté des Nations Dytoliennes conserve encore une très nette avance concurrentielle, et surtout une capacité de recherche cinq à six fois supérieures à n'importe quel autre pays au monde.
Cependant, le Jernland a décidé d'aller encore plus loin dans la coopération scientifique avec ses alliés dytoliens communautaires en ouvrant dorénavant ses travaux, y compris sur les recherches considérées comme plus sensibles et stratégiques (hrp : c'est-à-dire les technologies violettes) de manière unilatérale. Ainsi, alors que des discussions sont en cours pour la préparation du prochain congrès de la Cpmmunauté des Nations Dytoliennes, Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche, a annoncé lors d'une visite de l'Institutt for forskning (ndlr. Institut pour la recherche) et de son département de la recherche génétique et des traitements du génome du vivant que le Jernland « a l'intention de se montrer novateur en matière de collaboration entre les grands centres de recherches dytoliens et de rendre plus accessibles les résultats de la recherche publique nationale » afin d'améliorer l'ensemble des écosystèmes scientifiques communautaires. Si la nouvelle a été plutôt bien accueillie du côté des attachés d'ambassade en charge des questions culturelles des Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes, du côté des professionnels scientifiques jernlanders, le ministre a dû faire preuve de beaucoup de pédagogie et de patience pour que son message puisse être compris dans son entièreté. En effet, loin d'être une voie à sens unique, cette initiative prépare surtout l'introduction d'une réciproque pour l'ensemble des pays partenaires communautaires. « Entendons-nous bien, l'ensemble de l'administration que je dirige travaille activement avec le ministère des relations extérieures pour que ce point soit très précisément à l'ordre du jour du prochain Conseil des nations et que nos amis ennissois, santognais, lorthoniens, valdaques et slézans puissent faire de même au bénéfice des entreprises et laboratoires de recherches jernlanders » précise-t-il.
Du côté des entreprises du Jernland et des centres de recherches, on se dit plutôt optimiste sur les perspectives pour la recherche nationale au cours des années à venir, puisque des partenariats ont déjà été conclus avec la République de Valdaquie pour travailler sur le génie génétique, puis dans un second temps autour des organismes génétiquement modifiés, à des fins médicales et agricoles, ou parallèlement sur la robotique industrielle, avec un important transfert technologique - la robotique de service étant encore en phase de développement avec des investissements importants des acteurs principaux de la filière, comme Hete ou NT Technologies. Oddvar Odegaard en a toutefois profité pour rappeler que ces coopérations systématiques « se limitent exclusivement aux Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes et de son Forum Doriana Soubeyre et qu'il n'est absolument pas question de rendre automatique ce type de transferts pour les pays du monde qui n'en seraient pas membres ». « Si nous avons des accords de coopération avec le Karmalistan ou le Gänsernberg sur le carburant nucléaire, ou avec le Protectorat de Liang pour les composants électroniques, nous ne comptons pas sortir du cas par cas dans les transferts, même si naturellement, au regard de la proximité géographique évidente avec notre voisin méridional, nous espérons le voir un jour rejoindre a minima se rapprocher de la Communauté des Nations Dytolienne et du Forum Doriana Soubeyre ». Les avancées jernlanders en matière de logiciels, grâce cette fois au soutien du Royaume de Slézanie, ou en matière d'énergie et de médecine, devraient dans les mois et années qui viennent rendre toujours plus intéressantes pour ses partenaires les initiatives de ce genre qui augmentent la mobilité des technologies, mais rendent aussi beaucoup plus attractif pour les scientifiques les centres de recherche nationaux, étant donné qu'ils rayonnent ensuite sur l'ensemble de la Communauté des Nations Dytoliennes. Le ministre confirme d'ailleurs ce qui apparaît comme de plus en plus évident pour l'ensemble de la communauté internationale, c'est-à-dire que le Jernland entend se positionner toujours davantage comme locomotive technologique et économique de l'alliance. « Il s'agit évidemment d'une forme d'influence mais aussi de renforcement de la position de notre pays dans les relations extra-communautaire, en témoigne l'affaire des satellites lébiriens, où grâce à sa technologie notre pays a pu influer sur la ligne diplomatique de toute l'organisation » témoigne plusieurs experts.
Posté : mar. oct. 08, 2019 12:51 pm
par Galaad
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23. april 2040[/center]
Sur la base militaire de Fosnavågøy, sur l'île de Nordostrundingen, les travaux de construction d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352471#p352471]laboratoire de classe 4[/url] pour conduire des travaux de recherche autour de souches potentiellement pathogènes et à haute létalité arrivent enfin à leur terme et le site pourra accueillir dès le mois de mai 2040 les premières unités scientifiques militaires. Placées sous le commandement du Sykdomskontrollsenter (ndlr. Centre de contrôle des maladies), essentiellement composé d'unités des forces armées, dont des chercheurs rattachés à l'un des bataillons de lutte NRBC stationné au Nordland. De même, l'hôpital de Tønsberg, particulièrement en pointe sur les questions génétiques, mais également dans le traitement des maladies infectieuses et des épidémies virales, sera associé aux avancées en matière de traitements à grande échelle des crises sanitaires en relation avec les grippes. En effet, après l'expédition makengaise et la réussite de l'isolement des souches causant des fièvres hémorragiques, Den Nordisk Kjemiskfabrikk, mais également l'Institut Hammer travailleraient à améliorer les vaccins antigrippe afin de mieux prévenir les dangers de contamination au Jernland.
Si le leader jernlander de la production médicamenteuse et de l'industrie pharmaceutique reste l'acteur majeur dans la production des vaccins et solutions médicales, les récentes avancées de nyGEN, ainsi que ses recherches pour intégrer davantage le génie génétique dans la conception de médicaments, laissent envisager des possibilités majeures pour la vaccination, potentiellement dès la campagne de cette année qui devrait débuter autour du mois d'octobre. Alors que les mutations des virus sont très rapides, il faut généralement compter environ six mois pour la production à grande échelle de vaccins. « Le génie génétique pourrait représenter l'une des solutions en comprenant mieux aussi comment mutent les souches pathogènes virales des différentes formes de grippes hémorragiques et en apportant ainsi des adaptations sur le génome même des souches utilisées » explique le professeur en charge du projet pour l'Institut Hammer.
Des vaccins pourraient à terme être obtenus par génie génétique ; c'est en tout cas le scénario sur lequel s'appuie l'armée et nyGEN, tandis que Den Nordisk Kjemiskfabrikk serait déjà en train d'adapter son outil de production mais également ses méthodes pour pouvoir intégrer les innovations à venir et qui ne tarderont vraisemblablement plu à révolutionner encore la médecine moderne jernlander. Pourtant, si les applications de la modification génomiques à des fins purement médicales ne semblent pas heurter la communauté scientifique nationale, plusieurs voix se sont faites entendre pour dénoncer les risques de dérives que pourrait représenter cette biotechnologie, avec in fine des conséquences en matière d'eugénisme et de sélection des individus. Pour rassurer l'ensemble du monde scientifique, le porte-parole militaire du laboratoire de recherche du Sykdomskontrollsenter rappelle que l'ensemble des travaux de l'unité sont soumis aux réglementations en vigueur au Jernland et qu'il n'est pas dans l'intention de l'armée de développer ce genre d'approche. Pour éteindre toute polémique naissante, le porte-parole de la présidence du Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat), et donc du chef de l'Etat, est également intervenu pour redire que « personne au Jernland n'a l'intention de pratiquer des politiques raciales de cette nature et que tous les travaux ont une vocation purement médicale et contribueront à terme à améliorer la qualité et l'espérance de vie des personnes ». Si une petite minorité scientifique a émis des interrogations, cette dernière n'a pas tardé d'ailleurs à se retrouver tancer par des collègues travaillant pour nyGEN ou pour d'autres grands noms du secteur de la recherche génétique en rappelant que souvent tous les éminents spécialistes de la génomique ont étudié, puis travaillé ensemble avant de se retrouver à la tête de différents laboratoires. « Ceux qui critiquent aujourd'hui tous ces projets sont les mêmes qui n'ont pas eu la chance d'y être associés » raille un membre du programme du laboratoire de classe 4, pointant également que les plus critiques sont pour certains justement sans véritable activité aujourd'hui...
L'Institutt for forskning (ndlr. Institut pour la recherche) a annoncé de son côté que les personnels scientifiques militaires de Fosnavågøy pourront bénéficier des avancées réalisées au cours des derniers mois, tout particulièrement en matière de ciseau génétique CRISPR/Cas. « L'animation d'une communauté scientifique est un enjeu essentiel pour améliorer également l'aboutissement des différents travaux ; d'autant plus lorsque le sujet est aussi essentiel que l'amélioration du cadre de vie et de l'espérance de vie en bonne santé ». L'objectif du Statsråd est d'ailleurs justement de considérablement faire progresser le Jernland et de le positionner en pointe sur les sujets scientifiques médicaux. Avec les réflexions de pays étrangers de faire davantage appel aux compétences jernlanders - la Ligue de Lébira avait ainsi pris attache avec des experts du secteur dans la construction et la gestion des hôpitaux et des cliniques - la stratégie gouvernementale semble porter enfin ses fruits avec une reconnaissance forte de l’expertise nationale. Pour le ministre de l’instruction et de la recherche « les ambitions de notre pays deviendront cependant véritablement concrètes lorsque le processus de génie génétique et de traitement d’organismes génétiquement modifiés seront concrètement atteints, offrant la possibilité d’entrer dans une nouvelle dimension pour la recherche fondamentale et appliquée ».
Posté : mer. oct. 09, 2019 2:10 pm
par Galaad
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27. april 2040[/center]
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352355#p352355]Netweave[/url] s'est fixé pour objectif de redevenir dans les prochaines années un acteurs importants du marché des logiciels à destination des administrations et des agences de l'Etat alors que les entreprises du Royaume de Slézanie, dont Złośliwa Firma est la plus éminente représentante, dominent assez largement le secteur de la conception et de la commercialisation des logiciels particulièrement réputés pour procurer un niveau de protection très supérieur à ce que peuvent proposer d'autres sociétés de la filière. En effet, alors que se profil d'ici l'année prochaine de nouveaux marchés publics pour équiper les postes de travail des agents des principaux ministères du Jernland, l'entreprise nationale spécialisée dans les logiciels et progiciels de gestion, se verrait bien rafler la mise et ainsi s'imposer comme un concurrent sérieux pour Złośliwa Firma. Pour mettre toutes les chances de son côté et accélérer les travaux de recherche actuellement en cours pour la maîtrise des nouveaux standards de qualité pour ces outils de travail, Netweave a décidé de renforcer ses moyens humains en recrutant plusieurs codeurs et techniciens informatiques qui rejoignent tout spécialement les équipes qui développeraient actuellement les logiciels du futurs. Pour Eigil Jensen, le président du conseil de surveillance, la perspective des appels d'offre à venir du gouvernement est surtout l'occasion de réaffirmer l'attachement à la souveraineté nationale et à la sécurité des systèmes d'information de l'Etat ; sur cet aspect [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352550#p352550]Hengelås Secure[/url] pourrait d'ailleurs être associé à la proposition qui sera formulée si les recherches avancent selon le calendrier prévu et que les versions bêta-test le permettent.
Pourtant, la volonté de monter en gamme et de moderniser ses outils pourrait ne pas être la seule innovation proposée par Netweave, puisqu'elle a choisi de complètement changer de modèle en se tournant de plus en plus vers des logiciels en ligne et donc d'opérer un basculement important puisque jusqu'à présent, c'est davantage les autres formats qui étaient privilégiés. L'idée du logiciel en ligne a d'ailleurs de quoi séduire puisqu'il s'agit d'un logiciel hébergé sur des serveurs en ligne plutôt que sur les ordinateurs ou les serveurs des clients. Si cette solution devrait a priori plutôt s'adresser à des particuliers et des professionnels davantage qu'à des organismes étatiques pour des raisons évidentes de sécurité, le Statsråd n'exclut pas à terme, lorsque les capacités technologiques assureront des niveaux de sûreté supérieurs encore, de recourir également à cette nouvelle manière de « consommer » du logiciel. D'ailleurs cette volonté de progresser sur le logiciel en ligne est venu à Netweave de récentes études commandées sur les priorités technologiques des acheteurs. Ainsi, si la majorité cite évidemment l'adaptation au web mobile, c'est à dire au format des téléphones intelligents, une part non négligeable considère que l'hébergement sur des serveurs en ligne permettrait d'accroître leurs capacités professionnelles. En effet, en n'ayant plus besoin de s'occuper de l'hébergement sur leur hardware ou sur leurs propres serveurs, les clients se libèrent de l'espace de stockage et de travail pour d'autres d'applications. C'est en ce sens que témoignent justement les responsables des services informatiques des grandes entreprises jernlanders. « Les solutions offertes par le cloud computing permettent aujourd'hui de profondément revoir les manières de travailler et les outils que nous utilisons doivent pouvoir suivre cette transition vers plus de services en ligne » estiment-ils.
Ce recours de plus en plus accru au stockage en nuage (ndlr. cloud) se confirme d'ailleurs très largement avec un envol fort des abonnements à @Cloud, le service fourni par le géant de l'informatique Altek. Ce dernier a d'ailleurs fait le choix récemment de proposer à chacun de ses clients de souscrire un abonnement pour différentes capacités de stockage. Si les cinq premiers gigas sont totalement gratuits, pour 50GB il faut débourser environ 75 dalers (ndlr. 0,5 dollars), 4,5 dalers pour 200GB (ndlr. 2,99 dollars) et 15 dalers pour 2 terrabits (ndlr. 9,99 dollars). Cette tendance à se tourner de plus en plus vers ces solutions particulièrement pratiques - elles ne nécessitent pour l'utilisateur de s'encombrer d'aucun support physique en dehors d'un appareil connecté - est en parfaite cohérence avec numérisation de plus en plus importante de la société jernlander mais également de ses entreprises, y compris les plus modestes d'entre elles. Le président du conseil de surveillance de Netweave, Eigil Jensen, confirme d'ailleurs que les petites et moyennes entreprises, à l'instar des grandes entreprises et de celles de taille intermédiaire, font le choix de la transformation numérique en retenant des solutions en « software as a service ». Néanmoins, à ce stade, seulement un tiers des recettes des principaux éditeurs implantés au Jernland proviennent des logiciels en ligne, tandis que la maintenance des modèles traditionnels reste une très importante source de revenu pour ces dernières. « Evidemment dans un avenir plutôt proche il faudra que nous réinventions la façon dont les entreprises comme Netweave se rémunèrent parce qu'une dispariition des logiciels classiques entraînera également une baisse notable du chiffre d'affaires lié à leur entretien chez les clients. Nous nous y préparons en réfléchissant à d'autres services commerciaux que nous pourrions également proposer ».
Posté : jeu. oct. 10, 2019 1:56 pm
par Galaad
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30. april 2040[/center]
C'est une étude commandée par le ministère de la santé, en partenariat avec le Trygd (ndlr. sécurité sociale) qui risque de faire couler beaucoup d'encre tant son contenu est explosif. Alors que le budget cumulé des deux administrations dépassent les quinze milliards de dalers (ndlr. dix milliards de dollars) intégralement destinés aux soins et à la couverture des risques sanitaires, le document remis par la direction du trésor révèle que les frais liés à la santé devraient littéralement exploser dans le cadre de la modernisation du réseau hospitalier jernlander, mais également dans la perspective du développement de nouveaux médicaments et traitements par les principales entreprises du pays. Alors que Den Nordisk Kjemiskfabrikk, NovoAstra, nyGEN ou encore l'Institut Hammer travaillent tous à la conception de nouveaux produits et de thérapies qui pourraient potentiellement révolutionner la médecine mondiale, cette annonce a provoqué des réactions très variées selon les interlocuteurs interrogés, mais a surtout incité le ministre de la santé à réagir en rappelant que la priorité absolue du Statsråd serait toujours d'assurer la meilleure couverture sanitaire possible aux citoyens. Le rapport pointe surtout deux éléments majeurs qui font actuellement l'objet d'investissements coûteux et qui mobilisent une partie des ressources affectées dans le budget pour 2040.
Ainsi, tout d'abord, la décision récente de mobiliser cette année jusqu'à presque un demi milliard de dalers (ndlr. 320 millions de dollars) pour des programmes immobiliers gourmands en argent public - à noter que la construction de nouveaux établissements publics de soins et leur extension mobilisera plus de la moitié de cette enveloppe, tandis que le reste servira essentiellement à la mise aux normes et à la modernisation des hôpitaux au travers l'intégration des nouvelles technologies d'hospitalisation - a retenu largement l'attention des agents des finances publiques qui pointent « un risque certain de faire croître durablement les frais liés à l'entretien et à l'exploitation des infrastructures hospitalières et médicales urbaines et périurbaines au cours de la décennie à venir ». En clair, la construction de nouveaux hôpitaux va avoir pour conséquence d'immobiliser toujours plus de crédits du ministère de la santé, avec potentiellement pour perspective de devoir procéder à des arbitrages douloureux concernant les politiques publiques de santé que le gouvernement souhaitera conduire. Pour les auteurs de cette étude, la maîtrise de la masse salariale devra dès lors faire l'objet d'une attention toute particulière puisqu'elle conditionnera la capacité des décisionnaires à concevoir et conduire d'autres actions en faveur du milieu sanitaire.
Par ailleurs, il a été mis en évidence que les récents programmes de recherche et les partenariats scientifiques nombreux avec des établissements et des entreprises étrangères, notamment en matière de compréhension de l'ADN et du génie génétique, représentent un coût non négligeable pour les finances publiques. Si c'est essentiellement le budget du ministère de l'instruction et de la recherche qui a été sollicité - ce dernier dispose de près de 4,5 milliards de dalers (ndlr. 2,96 milliards de dollars) de crédits pour la recherche fondamentale et appliquée auxquels s'ajoutent les 106 millions de dalers (ndlr. 70 millions de dollars) pour la mission « Recherche et médecine du futur » du ministère de la santé - le travail pour l'élaboration de thérapies de nouvelles générations basées sur la maîtrise du génome pèse lourd dans les dépenses de l'Etat. « Depuis le début du projet pour l'élaboration de traitements pour les maladies génétiques et les affections les plus graves, ce sont près de deux cent millions de dalers qui ont été mobilisés et engagés » estime le rapport de la direction du budget. Pour autant, le ministre de la santé a reçu le soutien de son homologue en charge de l'instruction et de la recherche qui a redit que certains enjeux dépassent largement les petites questions comptables.
Face à ce constat sur le coût croissant de la santé au Jernland, le président du Statsråd est intervenu pour rappeler que l'amélioration du système de soins constituait un engagement lors de sa prise de fonctions et qu'il entend bien respecter la parole donnée en agissant en faveur de la santé des Jernlanders. De même, il a rappelé que les très bons résultats économiques du pays amènent mécaniquement avec eux un accroissement des recettes publiques au travers les prélèvements obligatoires ; même si ces derniers devrait continuer de baisser pour accompagner la maîtrise de la dépenses publiques qui sera ainsi passée de 55% du produit intérieur brut en 2039 à 48% du PIB prévus en 2045. « C'est bien la preuve qu'il est possible de mener des actions ambitieuses, y compris sur des programems politiques coûteux comme le génie génétique et la santé de manière générale, tout en restant maître du budget et donc souverain » estime le chef de l'Etat.
Posté : mer. oct. 16, 2019 3:45 pm
par Galaad
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18. mai 2040[/center]
Avec la construction de nouveaux réacteurs par les acteurs de la filière nucléaire jernlander - Staskraft et Kjernland figurent parmi les plus importants exportateurs de centrales nucléaires - l'Energikommisjonær (ndlr. Commissariat à l'énergie) a pour objectif de renforcer la compétitivité des entreprises de la filière en accentuant le volet recherche et développement dans les travaux des organismes publics. Si le futur centre de recherche autour de l'énergie, dont notamment le nucléaire, enfoui sous les Thorkjeder et protégé très conséquemment au regard de la sensibilité des travaux, doit dans un futur assez proche faire figure de référence en la matière, le Statsråd est conscient de la nécessité d'aller plus loin et de faire émerger également des coopérations plus larges que le seul niveau national. En effet, si le Jernland maîtrise déjà un certain nombre de technologies relatives à la production d'énergie d'origine nucléaire et travaille à se doter des infrastructures pour enrichir son propre combustible issu de la fission de l'atome, lors d'une réunion au ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, les spécialistes de la filière ont émis l'hypothèse que le Jernland puisse être à l'origine d'une vaste collaboration scientifique plurinationale dont l'objectif pourrait être d'étudier les voies les plus opportunes pour améliorer la qualité des carburants nucléaires et potentiellement à terme parvenir à des innovations de rupture.
Pour Steinar Tobiassen, le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail, l'ambition du pays doit être de fédérer très largement les principaux acteurs du nucléaire, au premier rang desquels figurent évidemment le Royaume de Gänsernberg et la République du Bykova - tous deux maîtrisent l'intégralité du cycle, c'est-à-dire de l'enrichissement de l'uranium à la production d'électricité d'origine nucléaire - mais également le Jernland et le Karmalistan qui, à des niveaux différents, sont des pays d'avenir où la filière de l'atome se développe rapidement. « Si nous parvenons à faire émerger un groupe de travail et d'étude entre ces quatre nationalités rassemblant les principaux experts du secteur, nous pouvons espérer construire un monde où le nucléaire sera d'abord plus efficace, plus sûr, mais également mieux employé » résume le ministre à la sortie de la rencontre. Selon lui, l'idée n'est pas de faire fusionner les entreprises ou de réduire la souveraineté des Etats en supprimant la concurrence, mais bien que les grands centres de recherche qui s'occupent avec la question du développement et de la modernisation des installations et des méthodes de production nucléaire mettent davantage en commun leurs savoirs pour faire avancer plus vite et plus loin des projets qui pris individuellement nécessiteraient plus d'investissements financiers, plus de personnels scientifiques humains et matériels mais également beaucoup plus de temps.
Pour parvenir à la constitution de ce groupe de travail, le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail du Jernland met sur la table une proposition audacieuse de création à proximité des installations futures de l'Energikommisjonær d'un laboratoire avec vocation de devenir le plus important centre de recherche et développement au monde sur l'énergie nucléaire, qu'elle soit issue de la fission, mais également de la fusion. Avec plusieurs infrastructures nucléaires de base il deviendrait potentiellement le plus important foyer d'émulation intellectuelle et scientifique autour de la filière nucléaire qui depuis plusieurs décennies semble stagner et ne plus parvenir à faire émerger des innovations de rupture capable d'améliorer tant la capacité productive que la sûreté de l'énergie. « Bien sur que la maîtrise de la fusion nucléaire serait un bond de géant pour les pays partenaires, mais si nous pouvions déjà, grâce à des partenariats majeurs entre ces quatre pays, faire progresser nos techniques autour de la centrale nucléaire du futur, ou l'amélioration de la qualité de nos combustibles pour notamment mieux prendre en compte la question essentielle du traitement et retraitement des déchets produits par nos installations productrices, alors ce serait déjà un important pas en avant pour la science et la souveraineté énergétique de nos Etats » ajoute Steinar Tobiassen.
Pour pouvoir espérer obtenir des résultats conséquents, l'Energikommisjonær estime qu'il faudrait doter ce centre d'un budget de six cent millions de dalers (ndlr. quatre cent millions de dollars), que les quatre Etats pourraient se répartir au prorata de leurs budgets nationaux. Ainsi les puissances économiques les plus avancées contribueraient davantage que les Etats les moins fortunés sans pour autant que ces derniers ne soient lésés dans l'accessibilité aux résultats des travaux. « Bien utilisé et non dévoyé, le nucléaire est un don fait à l'humanité et nous nous devons d'inscrire notre démarche dans cette lignée et cet état d'esprit ; c'est notamment la raison qui nous pousse à proposer ce mode de financement ». Seul, le Jernland ne serait pas en mesure de financer intégralement ce centre qui verra de toute façon le jour selon le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, ce qui le contraindrait à en revoir le périmètre et revoir également à la baisse les ambitions en matière d'énergie issue de la fusion nucléaire. Ainsi, très concrètement, si le Karmalistan, le Bykova et le Gänsernberg, déjà liés pour beaucoup au travers d'accords de transferts bilatéraux, accepteraient de mettre en commun leur maîtrise de la construction de centrales nucléaires, mais également d'enrichissement de l'uranium, pour faire émerger une technologie commune (hrp : centrale électrique nucléaire ▮▮ et centrale électrique nucléaire ▮▮▮) et être à l'initiative du nucléaire de prochaine génération.