Page 6 sur 9
Posté : dim. janv. 14, 2018 5:39 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
12/02/2035
[quote]
- Par le présent traité, les nations du Sultanat du Dosalhi, ci-après désignée par le Dosalhi, et la Confédération des Principautés du Mahajanubia, ci-après désignée comme le Mahajanubia, s’accordent sur les points suivants :
- Accords de reconnaissance :
- Reconnaissance et respect mutuel de la souveraineté du Mahajanubia et du Dosalhi
- Mise en place d'un réseau diplomatique (ambassades, consulats et centres culturels) dans les deux pays
- Protection mutuelle des ressortissants mahajanubiens et dosalhi
- Culture, éducation et tourisme :
- Mise en place d'une commission chargée d'établir des accords de coopération entre les universités des deux pays
- Mise en place d'une commission chargée d'établir des accords de coopération entre les musées des deux pays
- Mise en place de programmes d'échanges culturels et de jumelage entre les villes des deux pays
- Mise sur pied de facilités d'immigration pour les artistes et chercheurs
- Accords économiques :
- Facilitation des conditions d'accès à l’entreprenariat pour les citoyens des deux pays
- Facilitation des opérations financières et échanges administratifs entre les deux pays
- Secteur spatial :
- Création du Janubian Outer Space Committee (JOSC) chargé d'organiser la coopération spatiale entre le Mahajanubia et le Dosalhi
- Mise en place d'un parc satellitaire commun dont la gestion technique est confiée à la Dosalhi Space Agency
- La prise en charge des coûts est divisée à part égale entre les Etats participants
- Les effectifs employés par la DSA proviendront du Mahajanubia et du Dosalhi
- Mise en place d'objectifs de convergence quantitatifs et qualitatifs entre le personnel dosalhi et mahajanubien
- Chaque Etat dispose d'un accès complet aux données collectées
- Exportations du Mahajanubia vers le Dosalhi :
- Implantation d'une antenne du BASC (distribution)
- Exportation de miel (Panchaayat Epikalchar Inishietiv)
- Implantation de Perugu Chemistry (chimie)
- Produits agricoles et artisanaux
- Construction d'une raffinerie à pétrole (400.000 barils / jour) pour 1,5 milliards $
- Exportations du Dosalhi vers le Mahajanubia :
- Or
- Charbon (1,25 millions t/an)
- Produits agricoles et artisanaux
- Biens et services téléphoniques (Dosalhi Mobile)
- Implantation de Yum-Yum (restauration semi-rapide)
- Implantation de NIRMAN Co. (construction et énergies renouvelables : barrage hydroélectrique)
- Implantation de la Dosalhi Container Line (transport maritime)
- Construction (20 millions $) et lancement (2,5 millions $) d'un satellite assurant les services de télécommunications de base
[/quote]
Posté : mer. avr. 25, 2018 6:08 pm
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Principauté de Aadheratkhe)
15/12/2035
Une année a passé. Une année depuis que le Conseil de la Confédération avait fondé un laboratoire d'étude pour la conception de faux billets pour plusieurs devises étrangères. Une opération clandestine disposant d'un soutien léger au regard des dépenses publiques totales du Mahajanubia. Mais un tel soutien est en fait gargantuesque en comparaison des moyens dont disposent la majorité des opérations de contrefaçons privées à travers le monde.
En plus des ressources financières et matérielles dont le laboratoire dispose, il bénéficie aussi d'un avantage non-négligeable sur tout opération mafieuse : une protection légale totale car opérant avec la bénédiction des dynasties règnantes elles-mêmes.
C'est dans ces conditions confortables que nombre de prototypes ont pu, durant l'année écoulée, être produits.
Ces échantillons furent d'abord testés aux guichets et distributeurs des banques privées du pays, où une erreur n'engendrerait au pire qu'une mise en scène où le "criminel" serait conduit en cellule pour en être sorti le soir même loin des regards indiscrets.
Une tactique peu à peu approfondie et améliorée : loin de libérer les criminels, le mot fut passé qu'il convenait aux princes d'encourager les banques à porter plainte, avec la promesse de disposer sur le faussaire d'une créance sous forme de servitude pour dette, un statut controversé mais qui fait partie intégrante du système de justice au Mahajanubia... et surtout qui permet aux victimes de tirer une compensation financière réelle même auprès des plus démunis des délinquants.
Si peu de banques se montrèrent intéressées par la possession d'esclaves modernes, elles furent en revanche toutes intéressées par l'idée de pouvoir revendre leurs créances aux Nizams, grands fermiers, capitaines d'industrie et conseils villageois. Au point qu'attraper les faussaires devint un enjeux en lui-même.
Qu'importait alors à la Confédération de racheter par des moyens indirects la servitude de ses propres agents ? D'autant qu'il devint même rapidement évident que les agents en question pouvaient s'éviter toute condamnation et même se faire un peu d'argent en jouant les riches touristes d'Eashatri cherchant à acheter des roupies Mahajanubiennes bon marché auprès de petits colporteurs de rue. Colporteurs qui se retrouvèrent ensuite bien embêtés lorsque les devises apportées à la banque s'avéraient fausses. Et encore plus honteux de leur crime lorsque celui-ci les condamnait aux chaines...
Mais pour qu'une condamnation (et donc une créance) soit possible, encore faut-il prouvé qu'il y a eu délit !! Et qui mieux que les banques elles-mêmes pour prouver la véracité d'un billet ? Mais quoi de moins impartial aussi !! Et voici donc que banquiers et inspecteurs des Rajahs travaillent main dans la main, les premiers expliquant ainsi au second les moyens de détecter un vrai billet d'un faux, exposant l'infaillibilité de leurs moyens de détection, offrant de voir leur matériel soumis à des tests pour assurer cette infaillibilité, tout cela afin d'alléger les scrupules des juges à briser les vies de potentiels innocents.
Et ce faisant, les banques étrangères les plus prestigieuses et toute leur technologie développée à grand frais pour se prémunir des faussaires furent malgré elles et à leur insu total mobilisées pour permettre au laboratoire de détecter les failles dans ses contrefaçons.
Puis vinrent les tests à l'étranger. Et où de mieux que dans des pays proches pour tester cela ? Lanfair ne fut-elle pas en son temps un grand nœud de la finance mondiale ? Ici aussi, les "riches touristes de Janubie" viennent échanger leurs billets chez les agents de change, abattant des Lires amarantines, des Couronnes Vonalyannes, des Hachs Royaux, des Lyuans, des Uars... et se faisant souvent annoncés que leurs billets sont des faux, qu'ils ont été escroqués ou qu'ils sont eux-mêmes des escrocs. Les voici en cellule et puis les voici libres : le gouvernement du Mahajanubia demande leur extradition pour des crimes bien plus graves. Et tant par diplomatie que par soucis de désengorger ses propres prisons, voici que le suzerain accède à la requête de son vassal, ... qui libère discrètement les "faussaires" une fois loin des yeux indiscrets.
La "bombe monétaire" du Mahajanubia était-elle au point ?
Le récent conflit en Alilée était vu comme une opportunité de faire un test dans d'autres régions du monde.
Posté : ven. mai 04, 2018 2:38 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
11/01/2036
[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]
Contexte :
Partout dans le monde des groupes de fidèles prennent les armes pour lutter contre l’impérialisme des gouvernements hérétiques et païens. Qu’il s’agisse des chrétiens du Montalvo, des lucifériens d’Algarbe, des mécréants Hachémites ou des polythéistes Amarantins, l’Islam est attaqué de toute part et les croyants réagissent.
Hélas, leur réaction est impulsive et désorganisée, conduisant nombre d’entre eux à devenir des martyrs précoces dont le sacrifice n’a guère contribué à la victoire sur les persécuteurs. Sur cent bons musulmans, on trouve au mieux un unique candidat possédant les aptitudes physiques et mentales à rejoindre les combattants de la foi. La mort de chacun de ces individus d’exception est une perte tragique pour l’Islam, affaiblissant le reste de la communauté face à ses ennemis.
Pour remédier à cela, plusieurs figures charismatiques au sein des divers mouvements de combattants de la foi se concertent afin de mettre en commun savoir-faire et ressources.
L’ Harakat Infadh Alshryet Al-Islamia (Mouvement pour l'instauration de la loi islamique) ou HIAAI est un de ces mouvements de combattants de la foi au sein duquel plusieurs Maulanas, avec le soutien de certaines personnalités politiques de Janubie, agissent pour accroitre l’efficacité de la lutte, limiter le nombre de martyrs et maximiser les dégâts infligés aux ennemis de l’Islam.
Les récentes débacles de Force et Islam face aux forces armées du Montalvo d’une part et la menace grandissante des mécréants Hachémites aux frontières du Sultanat du Kandjar poussent l’HIAAI à considérer ces fronts comme la priorité dans la lutte internationale pour la foi.
Les présentes fiches et les suivantes viseront à dispenser des conseils tactiques, opérationnels, stratégiques, organisationnels et politiques en vue d’assurer la victoire des combattants internationaux de la foi. Ce matériel didactique n’est néanmoins pas une fin en soit : il s’agit avant tout de matériel didactique destiné aux cadres de l’HIAAI pour les guider dans les conseils qu’ils fourniront aux mouvements auprès desquels ils seront détachés.
En Janvier 2036, l’HIAAI disposait de quelques 10.000 cadres, entrainés par le gouvernement du Mahajanubia en vue de servir de fer-de-lance sur le front d’Hachémanie dans la Guerre des Conteneurs. Ils ont vu leur formation normale de soldats de l’UPO renforcée par un endoctrinement idéologique, lui-même construit sur des fondations déjà posées durant l’enfance et qui furent un des critères de sélection initiaux des candidats.
Les cadres ne participeront pas aux combats : ils ont pour mission eux-mêmes de former des cadres locaux afin que le savoir-faire ruisselle le long de toute la hiérarchie. Mais si besoin, ils pourront occasionnellement être utilisés pour des opérations spéciales.
Posté : dim. mai 06, 2018 11:45 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
19/01/2036
[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]
Du moudjahidin moderne
Le combattant de la foi doit relevé le triple défi de mener une lutte martiale, politique et spirituelle, sans sacrifier un aspect au détriment des deux autres. Ainsi, il doit savoir quand un acte de violence contribuera à affaiblir militairement l'ennemi mais aussi quand retenir son bras car un tel acte risquerait d'attirer l'animosité de populations ou de violer les principes de la foi.
C'est une situation difficile qui demande une réflexion au niveau tactique par le simple soldat mais aussi au niveau stratégique par les généraux, ceci en passant par chaque échelon intermédiaire.
Il en va aussi bien de l'efficacité au combat que de l'image projetée par le combattant de la foi auprès du monde et donc des fidèles de l'Islam et des sympathisants à sa cause : pour obtenir les soutiens démographiques, matériels et financiers nécessaires à mener sa lutte, le combattant de la foi doit faire son possible pour offrir un exemple à suivre, combinant déchaînement victorieux de violences contre les ennemis de l'Islam avec une miséricorde bienveillante à l'égard des civils innocents.
-----------------------------------------
Le déchaînement victorieux de violence doit exactement être cela : victorieux.
Si l'ascension au Paradis comme martyr est la conclusion logique de l’existence terrestre de tout combattant de la foi, il n'est en rien nécessaire de hâter inutilement ce moment. Il y a plusieurs raisons à cela :
D'abord, comme exposer dans les fiches relatives au contexte de la lutte, le nombre de candidats potentiels pour alimenter les rangs des combattants de la foi n'est pas illimité. Chaque martyr, si il doit certes être célébrée pour son héroïsme et pour le destin merveilleux qu'il a conquis pour lui-même, est aussi une perte nette pour la cause. Sa mort est une tragédie car elle représente d'abord la disparition d'un atout tactique mais aussi parce qu'elle est un aveux de faiblesse si, en face, les pertes infligées ne sont pas elles-mêmes plus importantes.
Lorsque 300 combattants de la foi traversent un désert pour attaquer une petite garnison de soldats chrétiens et la population du village qui les soutient, le monde s'attend à avoir dans les médias la nouvelle d'un carnage spectaculaire dont les infidèles sont les seules victimes.
Apprendre que seuls 20 soldats et 40 civils ont péri tandis que les combattants de la foi étaient repoussés en débâcle avant d'être presque annihilés par une frappe aérienne, laissant 240 d'entre eux pourrir au soleil, c'est une défaite morale pour l'Islam et une victoire pour la propagande des infidèles : leurs soldats peuvent tuer les nôtres en toute impunité alors que nous sommes incapables de réussir même un simple raid.
Toute attaque doit donc être victorieuse ou, au moins, la majorité des attaques doivent l'être afin de marquer les esprits. Si un revers important est essuyé de temps à autre, ainsi soit-il : cela est un prix acceptable pour une série de victoires mineures qui saigneront à blanc les moyens humains, les ressources matérielle et la volonté politique de l'ennemi, au point que les populations locales hésiteront à s'investir pour un camp précis. Mais si les défaites s’enchaînent, alors le peuple lui-même refusera de soutenir le camp visiblement perdant.
Pire : là où le vainqueur apparent peut se permettre quelques dégâts collatéraux aux yeux de la population civile car il s'agit d'un maigre prix qu'elle paie pour sa propre sécurité future, chaque acte de violence blessant des civils par celui perçu comme le perdant sera vu comme du pillage vain car ne contribuant à rien sinon à retarder l’inévitable défaite.
Lorsque le combattant de la foi vole de victoire en victoire, causant des pertes à l'ennemi mais n'en subissant lui-même que peu ou pas, il peut légitimement clamer être martialement supérieur. La réalité objective peut être différente car seules les circonstances des victoires, chacune mineure et fruit d'embuscade trop brève pour permettre une riposte, auront permis de limiter nos pertes. Mais la perception publique n'en demeurera pas moins que les combattants de la foi parviennent à égorger des dizaines de guerriers infidèles pour chaque martyr. Si on y ajoute l'impression même que nos ennemis sont incapables de riposter de manière décisive, alors la scène sera plantée pour l'acte finale : convaincre le peuple que les candidats au martyr sont légions tandis que les guerriers infidèles ne sont qu'une poignée.
-----------------------------------------
Pour donner l'image d'une légion, il faut une légion.
Et cela est d'autant plus aisé à réaliser que quantité de gouvernements hésitent à tirer sur des civils qui manifestent pacifiquement, ceci quand bien même leurs idées seraient controversées. Les pires radicaux en faveur d'un gouvernement fort et d'une répression policière lourde dans le but d'une nation culturellement unifiée derrière les idéaux de justice et d'ordre changent rapidement de violon lorsque les premiers cadavres de femmes désarmées et d'enfants en bas age touchent le sol sous les balles de la "justice" et de "l'ordre" qu'ils appelaient à grand cri depuis le confort de leurs sièges, derrière écrans et claviers.
Que 1% d'une population soutienne avec enthousiasme une cause et ces partisans vocaux suffiront à faire taire la majorité de l'opposition, ne laissant dans la tribune adverse que les moins timorés de nos opposants... qui à présent sont visibles de tous, y compris des mires des fusils portés par les combattants de la foi. L'assassinat politique devient alors une arme d'autant plus efficace qu'elle est ciblée, visant des individus plutôt que des populations, touchant des visages et des voix identifiables et donc connectées à des causes plutôt qu'à un peuple en général :
Tuer un Nazalien, c'est faire naître un sentiment de menace dans le cœur de tous les Nazaliens, qui se chercheront un protecteur en la personne de l'armée du Montalvo, visiblement si efficace à éliminer la menace.
Tuer un Nazalien qui collabore ouvertement avec l'armée du Montalvo, c'est faire naître un sentiment de menace dans le cœur des collaborateurs... mais c'est laisser indifférents ceux qui ne collaboraient pas. Et c'est surtout faire naître de la sympathie chez ceux qui sont hostiles au Montalvo pour diverses raisons.
Ces nouveaux sympathisants viendront grossir les rangs de la légion d'auxiliaires civils qui, sans être des combattants eux-mêmes, seront autant de soutiens potentiels, de recrues potentiels ou simplement de viviers pour une nouvelle génération de soutiens et recrues à notre cause. Par leur seule voix, ils en feront taire d'autres, donnant au monde l'illusion que l'Islam dispose d'une influence politique importante dans la région et, à l'heure de la reconnexion des continents en un grand village mondial, d'une influence internationale qui ne pourra être ignorée.
Mais ce joli cycle de conquête des esprits peut facilement être brisé s'il ne s'accompagne pas parmi les combattants de la foi d'une lutte politique et spirituelle pour incarner, à l'échelle individuelle comme organisationnelle, l'exemple humain à suivre pour la majorité des sympathisants.
Le combattant de la foi doit avant tout être fort mais cela, il l'aura normalement déjà prouvé simplement en ne mourant pas tandis que ses ennemis tombent. Il doit toutefois être également généreux et (relativement) humble, acceptant l'hospitalité et les louanges comme des marques d'amitié offertes de bon cœur à un protecteur mais non comme des tribus dus à un conquérant. Et quand bien même l'enthousiasme pour sa cause et sa personne seraient hautes, il se doit de ne pas en abuser, offrant une façade de modestie et de frugalité, prenant uniquement le stricte nécessaire de ce qui lui est donné volontairement et, si cela n'est pas suffisant à ses besoins, payant généreusement pour ce qui lui manque.
Il ne déshonorera ni son nom, ni celui de son organisation, ni celui du Tout Puissant par des actes impurs. Et, plus important, il ne déshonorera pas les familles de partisans qui lui offre le couvert et le gite. Cela inclut de s'abstenir d'accepter toute proposition charnelle des locaux en dehors d'un mariage propre et durable : comment réagiriez-vous, combattants de la foi, si vos frères profitaient de l'adulation de vos sœurs et filles pour satisfaire leurs pulsions de mâles ? Les vierges qui vous attendent au Paradis seront bien assez nombreuses pour calmer vos appétits !!
Le mariage en lui-même est toutefois un outil puissant et doublement efficace car il peut être utilisé aussi bien pour gagner les cœurs et les esprits des populations neutres ou sympathisantes que pour planter la terreur dans ceux des populations ennemies.
Si le mariage ne peut être forcé selon les Saintes Écritures, il est aisé de convaincre une jeune fille de son intérêt à se marier pour obtenir la protection d'un noble et fort combattant de la foi à l'égard d'autres individus possiblement moins bien intentionnés. Enlever les filles et femmes de nos ennemis pour en tirer une rançon est un moyen de montrer à tous la vulnérabilité des populations que les infidèles prétendent protéger. C'est aussi une source bienvenue de finances. Quant aux femelles dont les familles choisiraient de ne pas payer, leur apprendre l'horrible vérité sur l'estime en laquelle leurs proches les tiennent suffira souvent à les convaincre par pur pragmatisme d'accepter la protection offerte par l'union matrimoniale.
Le message aux populations sera simple : "si vous nous soutenez, vos filles seront protégées ou vengées car elles seront nos sœurs dans la foi. Si vous vous opposez à nous, vous perdrez vos filles".
Mais plus désirable encore est le mariage d'alliance, convenu volontairement entre un combattant de la foi et la fille d'un notable d'une population locale, avec l'aval du dit notable. Une telle union lie ainsi la famille du père à la cause de son beau-fils. Elle est ainsi un symbole fort pour le reste de la population : "il y a des combattants de la foi parmi les nôtres, parmi notre tribut, parmi notre clan, parmi nos familles. Ce ne sont pas des étrangers venus lutter contre nous mais des frères luttant pour nous".
Bien entendu, ce genre d'union peut mener aux délations et traîtrises mais, même là, cela ne fait qu'offrir une opportunité : montrer à la population que nos martyrs seront vengés. Et là où des soldats ennemis peuvent être des cibles difficiles, les collaborateurs ne peuvent être tous protégés tout le temps à tout endroit.
La lutte politique implique de conquérir par l'exemple, qu'il s'agisse d'un exemple personnel par soit-même ou d'un exemple individuel par autrui. Il s'agit de marquer des symboles plutôt que de sécuriser des objectifs matériels concrets. Lorsque 1% de la population est prête à la révolte armée pour soutenir nos combattants de la foi, alors la victoire sera accomplie car celle de l'ennemi passera par un génocide qui, à défaut d'attirer de la sympathie pour notre cause, attirera de l'hostilité à nos adversaires.
Posté : lun. mai 07, 2018 1:47 am
par Johel3007
Archives de la dynastie
De : Mahesh Koshaadhyaksh, Directeur du Bureau des Approvisionnements Stratégique de la Confédération (BASC)
À l'attention de : Abdhul Bahadur, Nizam de Sindabad et Protecteur Éternel de la Confédération des Principautés du Mahajanubia
Date : 19/01/2036
Altesse,
Suite à votre demande d'analyse concernant les effets possibles d'un embargo de l'Empire de Lucifer sur ses exportations de coltan à notre égard, veuillez trouverez ci-dessous un résumé de la situation concernant le coltan et son usage industriel.
Loyauté et soumission,
Mahesh Koshaadhyaksh
Directeur du BASC
[center]--------------------------------[/center]
[quote]Le coltan, de son nom complet colombite-tantalite, est un minerai composé de deux matériaux en proportion variable, la colombite étant très nettement plus courante :
- La colombite ---> Fe++Nb2O6
- La tantalite ---> Fe++Ta2O6
Au sein de ces matériaux, seuls les atomes de Niobium (Nb) et de Tantale (Ta) ont une valeur marchande réelle au vu des difficultés d'extraction du coltan. Les autres composants, à savoir le fer, le manganèse et l’oxygène, sont présents en telle abondance dans des sources d'une pureté tellement plus importante qu'ils sont souvent sacrifiés lors du processus de raffinage du coltan. Ce processus ne laisse que des oxydes de tantale (Ta2O5) et des oxydes de Niobium (Nb2O5). Un processus d'oxydation par acide est ensuite utilisé pour former divers composant incluant les deux composants tout en éliminant autant d'oxygène que possible.
Le Tantale est un minerai particulièrement utile pour ses propriétés d'oxydant. Il est utilisé principalement dans la création de circuits électroniques, notamment pour les condensateurs et les résistances. Pour les mêmes raisons, il est utilisé dans la fabrication d'alliages métalliques nécessitant un haut point de fusion et grande ductilité, tel que par exemple dans l'aéronautique. D'autres usages plus accessoires, comme par exemple dans les munitions anti-chars, sont à considérer mais on notera que le Tantale n'est dans ces cas-là pas la seule option. Il sert aussi dans la conception de lentilles, vitres et écrans pour gadgets électroniques.
Le Niobium est principalement utilisé (90%) dans la production d'acier destiné aux projets de construction, où il est une addition appréciée pour renforcer la résistance de ces matériaux, rehaussant leur point de fusion mais donc aussi l'effet de la dilatation due à la chaleur. Il a donc un effet stabilisateur. Son second usage est dans des alliages liés à l'aéronautique. Toutefois, sa proportion reste très faible : moins 1 kilogramme par tonne du meilleur "super alliage" est constitué de Niobium. Sa présence dans l'acier structurel est encore plus résiduelle, au point qu'elle peut pour ainsi dire être ignorée, avec une moyenne mondiale d'environ 50 grammes de Niobium par tonne d'acier, tous alliages confondus.
Au total, les besoins mondiaux de l'industrie sont estimés à environ 3000 tonnes de Niobium et 130 tonnes de Tantale par an.
Les sources d'approvisionnement existantes en coltan sont en grande partie concentrées au sein de l'Empire de Lucifer, lequel produit un total estimé de 300 tonnes de tantale par an. Cela est largement suffisant à couvrir la demande mondiale. Nous n'avons pas de production estimée de niobium par l'Empire de Lucifer est inconnue mais, considérant les autres sources de ce minerai, le coltan n'en est que le médium le plus rentable.
Les autres producteurs notables sont au nombre de deux :
L'Uhmali était en son temps l'un des principaux producteurs mondiaux mais la récente situation politique a compromis l'approvisionnement.
L'Ascensus est l'actuel second producteur mondial mais loin derrière l'ELA.
Si la concentration de niobium (55% de la masse) et de tantale (70% de la masse) dans le coltan est importante et donc plus économique à extraire, le coltan n'est en rien la seule source de ces minéraux : la microlite, la lithiotantite, la wodginite, l'euxenite et le polycrase contiennent eux aussi des quantités notables.
De ces minéraux, la microlite est d'un intérêt particulier pour le Mahajanubia, en cela qu'elle est présente avec une fréquence importante dans les dépôts de lithium. Le tantale y est généralement présent à hauteur de 65-69% de la masse de microlite. Moins économiquement rentable à exploiter que le coltan et plus rare, la microlite est une alternative moins intéressante mais possible en cas de pénurie de coltan. Ses veines apparaissent typiquement de manière bien distinctes de celles des composés de lithium, de sorte que son extraction ne nécessite pas un raffinage délicat.
Une autre alternative liée aux gisements de lithium est la lithiotantite. Avec une concentration de 66% de tantale et de 11% de niobium. Plus facile à raffiner que le coltan car par simple électrolyse en vue de former de l'oxyde de lithium, lequel peut être récupérer dans la production classique de lithium, elle est aussi plus fréquente que la microlite. Le désavantage principale demeure toutefois l'addition d'un processus de raffinage dans le processus d'extraction normal du lithium, ceci pour récolter des quantités relativement faibles de tantale et de niobium tout en perdant potentiellement de sévères quantités de lithium.
On citera aussi l'euxenite, présente dans les sables noirs issus de l'érosion de roches ferreuses, qui contient autour de 18% de tantale et jusqu'à 33% de niobium. Il s'agit d'une des principales sources alternatives de niobium, bien qu'également moins rentable à extraire que le coltan en raison de la nature submergée de la majorité des dépôts.
L'abondance actuelle du tantale issu de l'ELA, exploité à bon marché par les esclaves, a découragé tout réel effort dans le développement des technologies nécessaires à exploiter les sources citées ci-dessus. Et pour des raisons économiques, le BASC recommande de ne pas débuter une production à grande échelle de tantale et de nobium à partir des gisements de lithium. Une chaîne de raffinage expérimentale pourrait toutefois être mise en place en vue de perfectionner les techniques existantes, ceci en vue de pouvoir exporter la technique vers des pays disposant de gisements de minéraux contenant du tantale et nobium. Mais l'exploitation à grande échelle serait au détriment de notre production domestique de lithium, lequel est bien plus critique à notre industrie basique que ne l'est le coltan, qui concerne surtout l'industrie de pointe.
La meilleure alternative à ce jour reste tout simplement de contourner l'embargo brouillon mis en place par l'Empire de Lucifer :
Utilisons des sociétés-écrans dans des pays tiers pour passer commande de coltan auprès d'entreprises d'import-export en gros locales bien établies qui font déjà des affaires avec l'Empire de Lucifer. La consommation du Mahajanubia ne représente au maximum 3 tonnes de tantale par an, soit à peine 2% de la consommation mondiale. De faibles variations dans les quantités importées par d'autres pays passeront inaperçu auprès de l'ELA.
Quand bien même cela serait perçu, l'achat de tantale directement auprès des grossistes de ces pays à un prix supérieur à celui du marché nous donnera priorité d'approvisionnement sans avoir un impact important sur notre économie :
Au cours actuel du coltan, le poids des importations pré-embargo sur notre économie était de l'ordre de 200.000 $ par an, dont 120.000 $ pour la matière première en elle-même et 80.000 $ pour les divers frais de distribution.
Si nous doublions ce prix pour obtenir du coltan par des moyens indirects, ce poids passerait à 400.000 $, avec le gros de ce coût (200.000 $) allant dans les poches d'intermédiaires de pays neutres.
Notre activité économique pourra sans mal encaissé une perte de compétitivité de 200.000 $ (soit 0,000277% de notre PIB) afin de soutenir l'effort de guerre du Karmalistan et de lui vendre dans les délais prévus des hélicoptères sur lesquels le gros de la valeur ajoutée va aux ouvriers, capitaines d'entreprise et actionnaires des usines, contribuant à la prospérité nationale.[/quote]
Posté : lun. mai 07, 2018 9:42 am
par Johel3007
Archives de la dynastie
20/01/2036
[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]
Électrons libres et lutte populaire
Dans l’idéal, le combattant de la foi est un soldat professionnel bénéficiant de la meilleure formation et d’un équipement sophistiqué pour accomplir ses missions. Il opère avec autonomie mais maintient un contact régulier avec sa hiérarchie. Il agit dans le cadre d’une stratégie coordonnée afin d’infliger le maximum de dégâts à l’ennemi en usant d’un minimum d’effort et en s’exposant personnellement au minimum de risques requis pour atteindre ses objectifs. Son matériel est là pour l’y aider, étendant son bras au-delà même du champ de vision ou de sa présence.
Mais parfois, le combattant de la foi n’est qu’un humble croyant n’ayant pour toute formation que le Quran et pour toute arme que le contenu normal d’un foyer familial ou d’un atelier d’honnête travailleur. Il n’a pas de hiérarchie dynamique et, quand bien même il en aurait une, rester en contact n’est pas toujours possible. Sa vision de la stratégie globale se limite à comprendre que les ennemis de l’Islam doivent mourir. Et pourtant, même un tel homme peut participer à la lutte.
En affectant un sourire et une attitude calme, en comptant sur sa connaissance de son quartier, de son village, de son pays et sur le fait qu’il est lui-même connu de tous pour sa piété mais aussi pour sa retenue, il verra s’ouvrir à lui bien des portes. C’est là sa meilleure arme : la discrétion née de son appartenance à l’environnement natif. En tant que civil paisible parmi d’autre, il est considéré comme non-combattant jusqu’à ce qu’il ait lui-même ouvert les hostilités ou se trouve dans une zone de combat.
Les soldats sont généralement formés et briefés pour garder leur distance avec la population civile pour éviter de s’ouvrir aux attaques. Mais la lassitude propre à une mission d’occupation, combinée à la volonté de l’État-major de ne pas aliéner la population locale, fera qu’il y aura toujours l’un ou l’autre soldat pour sympathiser, baissant sa garde pour discuter, partager une cigarette, échanger des vivres, prendre une photo… et c’est là que le combattant de la foi peut frapper.
Empoisonner ou piéger des biens de consommation courante est une tâche relativement facile. Et pour les plus téméraires souhaitant jeter leur vie aux quatre vents, un couteau de cuisine dans l’aorte ou dans la carotide de celui à qui l’on souriait l’instant d’avant fera des merveilles.
Si les soldats ennemis sont des cibles trop difficiles, les civils peuvent être ciblés mais le terme-clé est bel et bien ciblés : hors de question d’attaquer en aveugle en ferraillant comme un berzerker volayanais ou de faire exploser une bombe dans un bus dans le seul but de semer la terreur. Si l’objectif sera bel et bien atteint, la perception du public envers les combattants de la foi sera celle d’animaux enragés qu’il faut abattre plutôt que d’opposants politiques violents mais pas forcément hostiles à la population en elle-même. Il devra donc s’agir d’assassinats politiques ciblés : partisans affichés du pouvoir, fonctionnaires, policiers, soldats, politiciens, représentants d’autres religions, intellectuels athées ou opposés à l’Islam ou à ses mouvements militants.
Il est recommandé aux combattants de la foi d’expliquer cela auprès des populations partisanes et sympathisantes : l’objectif de la lutte n’est pas de semer chaos et destruction de manière aveugle mais bien de repousser les forces armées des adorateurs de fausses divinités, les hérétiques et les mécréants loin de nos terres afin laisser les populations libres de toute influence malveillante. Cela nécessite des sacrifices et de la violence car cela est le seul langage que l’ennemi comprenne. Mais cela n’autorise pas de transformer en martyrs des non-combattants aux opinions religieuses et politiques suffisamment indécises ou modérées que pour être à terme convertis.
Les actions isolées et hors de contrôle de quelques fidèles peuvent potentiellement avoir un effet ruineux sur notre lutte politique et spirituelle, rendant la conquête militaire plus longue et coûteuse que nécessaire. Une victoire tactique ne vaut rien si elle compromet la victoire stratégique.
En dépit du risque politique et des limitations, il peut être intéressant de susciter des vocations de martyr au sein de la population civile, ne serait-ce que pour faciliter l’essor autonome de nouveaux mouvements de combattants de la foi qui pourront ensuite être recrutés au sein de structures plus encadrées sous prétexte de leur fournir un savoir-faire et un soutien logistique.
De même, si l’objectif n’est pas le chaos, ce dernier est bien utile car il transforme effectivement des régions entières en zones de non-droit où le gouvernement local ne peut collecter de taxes ou faire sentir son autorité. Cet aspect est important car un gouvernement qui se montre incapable de protéger son peuple perd sa légitimité à gouverner aux yeux de ce peuple : pourquoi payer des taxes pour financer armée, police et justice si celles-ci sont impuissantes ?
Enfin, même sans assimilation, les mouvements locaux peuvent représenter une source de soutien ou au moins fournir une base décentralisée pour la construction d’un appareil étatique parallèle.
Posté : lun. mai 07, 2018 3:02 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
21/01/2036
[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]
Redistribution de richesses, centralisation des loyautés
Nous avons déjà exposé la nécessité pour les combattants de la foi de gagner la bataille politique et spirituelle s’ils espèrent avoir une chance dans un conflit d’attrition face à une force d’occupation. Cette bataille nécessite une base populaire de soutien local. Les précédentes fiches ont souligné l’importance de cultiver de bonnes relations avec les populations locales et de ne pas ternir l’image des combattants de la foi aux yeux de ces populations.
Mais un moyen bien plus direct de gagner le soutien des masses reste la redistribution pure et simple de richesses. Que cela soit ou non une mesure économiquement efficace est irrelevant ici : le seul objectif est que la mesure est efficace politiquement. En prenant un peu aux nantis en échange d’une protection et parfois même d’un prestige social certain, il est possible de changer radicalement le quotidien des plus miséreux. La loyauté des deux groupes envers les combattants de la foi en sera renforcée.
Le Quran précise l’existence traditionnelle de plusieurs taxes que tout bon musulman se doit d’accepter, considérant qu’elles furent implantées par les premiers califes et leur illustre prédécesseur. La plus connue est la Zakat, ou taxe sur le capital, qui prévoit que chaque croyant reverse 2,5% de ses richesses totales au-delà de 85 grammes d’or ou équivalent, avec des dispenses spéciales que les érudits et les sages élaboreront d’avantage pour ceux qui sont intéressés par de tels détails. Mais le fait est que cette taxe demeure un des cinq piliers de la foi et donc peut être invoquée comme obligation pour tout musulman. Démontrer ainsi les excès de richesse des plus puissantes élites alors même que la majorité du peuple vit chichement peut être un cri de ralliement pour une lutte armée. Mais c’est surtout un appel à la charité : « contrairement aux oppresseurs infidèles, prenons soin des nôtres ».
Avec le soutien de fonds venus des princes et entrepreneurs qui nous soutiennent à travers le monde, l’aumône de la Zakat peut être concentrée sur une petite population pour faire bien plus de bien que ne le pourrait un gouvernement ayant tout un peuple à sa charge. Elle forme la base de toute communauté spirituelle, rassemblant effectivement à terme jusqu’à 2,5% de toute la richesse créée et l’utilisant pour assurer un mode de vie décent à chacun. Dans les zones où le gouvernement perdra pieds, instituer mais surtout centraliser la collecte de la Zakat par les combattants de la foi est une nécessité pour donner l’image au peuple d’une nation en devenir qui est organisée et soucieuse de ses citoyens.
La taxe foncière de Kharaj fut instituée au Mahajanubia après les conquêtes arabes. Elle a depuis évolué mais demeure utilisée comme seule et unique taxe dans le pays. Variable d’un lieu à l’autre, elle permet au gouvernement et ses laquais de collecter entre 10% et 25% du PIB chaque année.
La taxe est à appliquée avec vigueur dans les régions nouvellement libérées. Elle s’accompagne d’expulsion musclée des familles chrétiennes, juives, lucifériennes et polythéistes. Celles-ci pourront revenir si elles peuvent s’acquitter de la Kharaj, laquelle sera redistribuée progressivement aux locaux musulmans. Les bâtiments et terrains non-rachetés seront également donner aux locaux… avant que leur propriétaire ne soit exécutés.
L’exécution devra prendre des allures de spectacle et mettre en avant le caractère non-musulman et faible et miséreux des condamnés, pauvres créatures ayant choisis la mauvaise voie car guidés par des dirigeants ignobles au cœur trop sec et au bras trop faible que pour même essayer de défendre leurs partisans. Ce meurtre joue un rôle d’exemple par autrui mais sert aussi de catalyseur aux craintes et haines collectives : l’ennemi est mort, sa maison et ses richesses sont à nous !! Le dernier effet voulu est que, légalement, la mort du précédent propriétaire ne change pas grand-chose en termes de loi : les banques viendront tôt ou tard saisir certaines terres et se faire rejeter par les locaux devenus les nouveaux propriétaires. Faire donner la police ou même l’armée pour de petits soucis d’autorité permettra de peindre le gouvernement comme complice de la grande finance mondiale. Une accusation d’ordinaire vide de sens mais sinon pourquoi soutiendrait quelques banquiers qui ont tout plutôt que de soutenir de pauvres familles sans rien ?
La taxe agricole de l’Ushr, qui consiste à prendre 10% des denrées agricoles détenues. Dans les régions les plus reculées, son usage sera plus pratique que la Zakat. Obtenir un contrôle local sur la nourriture permet de prévenir les famines et de rémunérer l’aide offerte. Mais surtout, sa mise en œuvre est un prétexte pour simuler une soudaine abondance de la terre en important des denrées venues du sponsors étrangers. En noyant les communautés ayant souffertes de mauvaises récoltes et en prétendant que cette nourriture vient de dons par les communautés en forme, l’illusion d’une bonne gestion est acquise. Un paysan est un homme superstitieux mais cette superstition a un fond de sagesse populaire. Qu’il préférera toujours le souverain dont les greniers sont pleins et ouverts à tous plutôt que celui dont les armées sont fortes mais absentes lorsque vient le danger.
Enfin vient la Jizya. La taxe sur la tête. Ici aussi, il est conseillé d’en user comme arme de terreur : enlevez les femmes et les enfants des villageois de confession impure. Puis demandez une rançon avant de la redistribuer aux bons musulmans locaux. Ceux-ci seront reconnaissants mais, ce faisant, ils se créeront peut-être des problèmes avec la loi. Une opportunité de recruter les plus motivés mais aussi les plus désespérés. Quand les juges viendront pour exiger le retour de l’argent, ils auront un village entier contre eux… et sans doute quelques snipers dans les collines.
Posté : mer. mai 16, 2018 10:12 am
par Johel3007
Archives de la dynastie
17/02/2036
[center]
Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]
Mortiers : l’artillerie tactique
Équipement concerné :
Mortier léger 2B25 « Gall »
Mortier léger 2B14 « Podnos »
Dans la lutte contre les infidèles, le combattant de la foi est souvent poussé à des actes de bravoure individuelle, armé d’un simple fusil, d’un couteau et d’un peu d’explosif dans le but de semer le chaos dans les rangs de civils ennemis. Sans possibilité de disparaitre après son moment de gloire, il achève souvent celui-ci en mourrant arme à la main, ce qui transforme toute opération en mission suicide.
Cela n’a pas à être le cas et est même, comme déjà discuté, indésirable. Le fantassin, dans les conflits modernes, n’est plus un grognard Posnan chargé de tenir la ligne en présentant son torse aux balles ennemies. Tout d’abord parce que les « balles » ennemies seront des obus, roquettes ou missiles envoyées bien au-delà de la ligne d’horizon, annihilant dans un nuage de flammes la position tenue sans même viser le malheureux fantassin. Et ensuite parce que les avancées en arme d’infanterie depuis plus de deux siècles font qu’il est désormais tactiquement plus intéressant d’interdire à l’ennemi d’occuper une position plutôt que de l’occuper soi-même.
Le mortier léger est une de ces innovations.
Avec un poids de moins de 50 kilogrammes et un design relativement compact, il est aisé pour une section dédiée d’en transporter un, même à pieds, sur de longues distances sans réellement compromettre la mobilité du groupe. Pour peu qu’un élément motorisé (ou même un chameau…) soit disponible, l’encombrance représentée par le mortier léger et ses munitions devient risiblement faible. Il est aussi une arme discrète précisément en raison de sa faible taille : là où dissimuler un canon dans une zone contrôlée par l’ennemi est difficile, une simple fosse d’un mètre cube peut contenir l’ensemble du matériel nécessaire à une batterie de mortiers légers. Son transport est invisible aux observations aériennes ou satellite tandis que le passage des frontières administratives, si il est plus compliqué, reste aisé avec un mortier qui, replié, ne prend guère plus de place qu’un vélo.
Relativement précis selon les modèles, il permet à un fantassin de faire tomber une pluie d’explosifs jusqu’à une distance effective de 4 kilomètres, ce qui en fait une arme redoutable pour les opérations de guérilla urbaine ou pour les attaques nocturnes contre des avant-postes isolés. Un obus de mortier correctement aligné sur un dortoir fera plus de victimes parmi les rangs ennemis que ne pourrait le faire une longue fusillade. Mais plus important pour les combattants de la foi et la lutte : il produira ce résultat sans exposer inutilement nos partisans.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=321810#p321810]Le 2B25 « Gall » est un petit mortier léger produit par le groupe Kormal-Kurol[/url]. Avec à peine 13 kilogrammes, il pèse moins lourd que le sac à dos que nos combattants auront parfois à transporter. Un seul homme peut donc se charger de le porter confortablement lors de très longues marches. Sa précision sur de courte distance est redoutable pour des opérateurs entrainés mais elle laisse à désirer à de longues distances, réduisant effectivement sa portée utile à 1200 mètres. Il est toutefois parfaitement adapté dans son rôle : procurer une arme de tir indirect à l’infanterie légère à l’échelon de la section ou du peloton.
Ses munitions sont des obus d’un poids individuel de 3 kilogrammes chacune. Ici aussi, un à deux fantassins par de la section mortier du peloton peuvent transporter ensemble assez d’obus que pour permettre une dizaine de tirs. Cette capacité relativement limitée est un souci pour les déploiements parmi les unités de front dans une guerre conventionnelle car elle limite la durée d’utilité de la section mortier et donc la durée durant laquelle le peloton peut combattre de manière pleinement opérationnelle. Mais ce n’est pas une considération relevant pour des sections de guérilla, lesquels n’ont pas pour objectif de tenir une position : dix obus sont amplement suffisants pour une courte série de salves tirées par surprise sur une position ennemies avant une retraite tactique.
Tirer d’avantage qu’une dizaine d’obus par mortier serait même indésirable pour une attaque surprise ou embuscade, considérant que chaque obus donne une chance aux observateurs ennemis de trianguler plus précisément la position de la batterie et donc de pouvoir riposter via un tir de contre-batterie d’une position d’artillerie proche, via une frappe aérienne ou directement via un tir de mortier de l’infanterie adverse, voir par un assaut contre la position de la batterie mortier. En réduisant la durée du barrage, les combattants de la foi limitent le temps qu’ils passeront sur une position donnée et donc le risque d’être détectés, pris dans un fusillade puis éliminés par des frappes à distance de l’ennemi. Une équipe mortier entrainée au maniement du « Gall » peut tirer jusqu’à 15 obus à la minute. Quand bien même un seul de ces obus toucherait sa cible, ce serait une victoire-éclaire… que les combattants de la foi ne seront déjà plus là pour admirer.
L’intérêt des frappes mortier tient dans cette grande flexibilité, cette facilité d’extraction, ces faibles contraintes logistiques mais aussi dans l’effet dévastateur pour l’organisation, la discipline et le moral de l’ennemi : pris au piège contre un adversaire qu’il ne peut pas voir mais qui peut frapper n’importe où sans avoir à s’exposer, l’ennemi ne peut monter de défense effective en zone urbaine contre un attentat au mortier.
Lors de la frappe, il n’est que peu de couverts efficaces derrière lesquels s’abriter… et même ceux-ci servent avant tout à se protéger des effets indirects du mortier, tel que les projections de débris et fragments à haute vélocité sur un axe horizontal. Un obus direct sur la position d’un fantassin sans une sérieuse protection blindée par-dessus est une garantie de devoir évacuer le malheureux avec un seau plutôt qu’un brancard. On comprendra donc la panique qu’une attaque mortier en pleine nuit peut induire.
L’effet des couverts face aux fragments et débris résultant d’une frappe mortier peut être partiellement neutralisé en faisant usage d’obus à fragmentation réglés pour une détonation aérienne : ici, l’obus est muni d’un altimètre, d’un baromètre ou d’une simple minuterie mécanique qui permet à l’opérateur de régler le moment de la détonation après amorce. Si ce moment est calculé pour faire exploser l’obus à quelques dizaines de mètres du sol, les fragments résultant de l’explosion tomberont à vitesse supersonique sur une large zone, passant en cela par-dessus sacs de sable, murets, véhicules ou autres obstacles derrière lesquels les malheureux fantassins ennemis auraient pu s’abriter.
D’autres effets sont également possibles : les obus peuvent contenir des capsules de gaz sous pression, par exemple pour la dispersion de fumigènes… ou d’armes chimiques. Dans la poursuite de la lutte pour la défense de l’Islam, le combattant de la foi doit faire usage de toutes les armes à sa disposition. La capacité de faire tomber des charges chimiques sur l’ennemi à bonne distance sans avoir besoin de missiles, avions ou autre méthode de largage coûteuse est un atout à ne pas négliger.
Un barrage mixant détonation à l’impact, détonation aérienne, obus explosif, obus à fragmentation et obus fumigène sera de nature à causer des ravages chez l’ennemi tout en marquant durablement les esprits. Au-delà des considérations tactiques, ce sera le message envoyé à tous : nul ennemi de l’Islam n’est à l’abri de notre fureur contrôlée.
Le mortier léger 2B14 « Podnos » est également un produit du groupe Kormal-Kurol. Il utilise les mêmes munitions que le 2B25 mais dispose d’une portée effective bien plus longue, pouvant potentiellement toucher une cible jusqu’à 4 kilomètres. Plus précis, il est aussi capable de gérer bien mieux la compression et expansion des gaz dans son tube, autorisant une cadence de tir plus soutenue et rapide encore que le 2B25 : jusqu’à 27 tirs par minute. À lire cette description, on pourrait même se demander pourquoi Kormal-Kurol proposerait même le modèle 2B25 plutôt que de se concentrer sur le 2B14. La réponse est dans le poids du mortier 2B14 : 40 kilogrammes.
Cela n’en fait pas une arme adaptée à une guérilla non-motorisée. De même, si sa cadence de tir est impressionnante, transporter 90 kilogrammes de munitions pour à peine une minute d’activité pose des soucis logistiques qu’une section de combattants de la foi pourra difficilement surmonter en préservant sa polyvalence tactique et sa discrétion.
Mais il est à préférer précisément pour les opérations motorisées, où il peut aisément être monté à l’arrière d’un pick-up et recouvert d’une bâche pour être dissimulé aux regards curieux puis utilisé en l’état avec un temps de préparation quasi-nul. Son recul limité aura un impact négligeable sur la suspension du véhicule et n’affectera donc pas les chances d’évasion des combattants de la foi. Ainsi, l’ennemi apprendra à craindre le moindre camion civil transportant des cageots de tomates entre les fermes et les villages.
Comparé à la portée de l’artillerie conventionnelle qui se compte en dizaines de kilomètres, les mortiers légers semblent bien faibles mais leur rôle est entièrement différent. Le mortier vise à offrir à l’infanterie légère un soutien d’artillerie local rapide et flexible ne nécessitant presque aucune coordination par radio. Et pour des opérations de guérilla, cette flexibilité est une option tactique inestimable. Offrir à un groupe de 6 personnes dans un camion la possibilité de raser en une seule minute une garnison et de jeter un village entier dans la panique est inestimable.
Organisation :
Une équipe mortier représente habituellement 2 personnes et un mortier. Pour des raisons d’organisation et considérant les contraintes propres à la guérilla, il est toutefois préférable de former des équipes de 12 individus et 2 mortiers par équipe.
Pour un mortier 2B25 « Gall », cela signifie 2 personnes qui transportent les mortiers tandis que 8 personnes transportent les munitions et 2 autres personnes jouent le rôle de sentinelles, protégeant les accès et surveillant l’approche d’éventuels dangers.
La section mortier se repose sur d’autres sections pour lui assurer le guidage de ses frappes ainsi que pour créer les éventuelles diversions nécessaires à sa fuite.
Avec 8 personnes transportant 5 obus chacun, cela représente 20 obus par mortier, soit un barrage de 2 minutes. Il s’agira donc d’une action très courte, dont la préparation prendra bien plus de temps que l’exécution.
La préparation en elle-même requiert que d’autres sections repèrent une cible. La variété de celles-ci est immense mais il sera donné priorité aux symboles d’autorité et de force de l’ennemi : casernes, garnisons, postes de police, check-points, bâtiments administratifs, positions d’artillerie, patrouilles dont le trajet aura été observé, aérodromes où sont stationnés des appareils, véhicules logistiques…
Le sabotage économique et politique vient ensuite dans la liste des cibles : dépôts de carburant, centres de traitement d’eau, centrales électriques, transformateurs électriques, gares de marchandise, infrastructures portuaires, assemblées politiques, domiciles de politiciens, administrations publiques, centres de formation militaire et policier,…
Une fois les cibles potentielles repérées, elles doivent être précisément localisées sur une carte à l’échelle.
Il faut ensuite repérer les possibles lieux de déploiement pour les équipes mortiers. Le choix d’une bonne position doit prendre en compte avant tout trois critères :
- -Facilité à en sortir
-Proximité des cibles
-Faible visibilité par le grand public
Le troisième critère permet de garantir un déploiement tranquille, sans avoir à craindre que des partisans de l’ennemi ne donnent l’alerte prématurément une fois les armes visibles en rue. Cela limitera aussi le risque qu’une patrouille ennemie ne tombe par hasard sur l’équipe mortier, précipitant une fusillade et donc l’élimination de l’équipe.
Le second critère est évident : si le mortier est hors de portée de la cible, il ne pourra pas agir. De manière moins extrême, une plus grande proximité avec la cible réduit l’écart de l’erreur circulaire probable des tirs, augmentant donc l’efficacité de ceux-ci et réduisant le risque de dégâts collatéraux.
Le premier critère est le plus important dans la mesure où, après les deux minutes infernales d’activité frénétique, l’équipe mortier n’aura plus qu’une seule priorité : s’échapper. De préférence discrètement en dissimulant ses armes, en enfilant des vêtements civils puis en se noyant dans le flux de civils apeurés qui chercheront à évacuer les lieux ou à se mettre à l’abri. La proximité de grands axes de circulation ou de planques potentielles est donc un atout non-négligeable.
Une fois les cibles et les lieux de déploiement potentiels connus, il s’agira de préparer à l’avance les calculs d’angle de tir pour chaque situation. La rédaction de ces tables de tir fera gagner beaucoup de temps aux équipes mortiers et permettra de limiter d’autant la durée du déploiement initial et du barrage, ce qui limitera à son tour la fenêtre de temps durant laquelle l’équipe pourra être localisée, identifiée, interceptée et détruite par l’ennemi. L’exécution en elle-même de l’opération durera ainsi idéalement moins de quinze minutes, dont à peine cinq minutes de barrage plus ou moins soutenu.
Pour la même raison, l’équipe mortier devra préparer un plan d’évacuation en vue de s’éloigner de la zone après l’exécution du barrage. Les membres de l’équipe devront mémoriser les différentes voies d’évacuation et les parcourir au moins une fois avant le jour de l’opération, pour se familiariser avec les éventuels obstacles ou surprises qui peuvent être anticipées.
Le jour de l’exécution, une section d’infanterie déguisée en civils devra se disperser, avec deux hommes prenant position sur les différents lieux de déploiement possibles et restant en contact téléphonique (ou via radio ou via la Toile ou via tout autre signal…) avec leur chef de section qui se chargera de relayer l’information à la section mortier, laquelle choisira librement son lieu de déploiement. L’information en question sera simple : est-ce que le lieu de déploiement est disponible ? Ou est-il compromis ?
Une autre section d’infanterie déguisée en civil devra se disperser pour couvrir les axes d’évacuation. Même idée : garder le contact avec leur chef, qui contacte le chef de l’équipe mortier qui lui-même agit à sa discrétion pour rester aussi peu visible et prévisible que prévu.
Une fois l’équipe mortier en place, elle alerte les chefs de section d’infanterie, qui font un appel à leurs hommes pour un ultime contrôle des lieux. Les fantassins en charge de surveiller les zones de déploiement se replieront à présent sur des positions élevées (toits d’immeuble, collines,…) afin de pouvoir guider le tir des mortiers. Sans contre-indication des fantassins qui surveillent les voies d’évacuation, le signal de début est donné et le barrage commence.
Le barrage est exécuté en deux phases : des salves d’ouverture qui serviront à aligner le tir. Celui-ci est guidé par les sections d’infanterie, qui rapporteront l’écart entre la cible et le tir. Cette phase sera assez lente mais, une fois la correction faite et le tir correctement aligné sur la cible, les salves finales débuteront, avec une pleine cadence de 10 obus à la minute.
Il s’en suivra l’évacuation. Les mortiers sont repliés afin d’être emmenés par l’équipe ou dissimulés à proximité pour une récupération ultérieure. L’équipe mortier se disperse par groupe de deux hommes et chacun s’en va par une voie d’évacuation différente. Les sections d’infanterie ont pour leur part déjà disparues lors des salves finales.
Les fondamentaux restent les mêmes pour le mortier 2B25 « Podnos », sinon qu’on comptera un seul mortier pour 12 personnes. Cela permettra de transporter la même quantité de munitions mais la cadence de tir supérieur signifie qu’il n’y aura aucun effet net. Par contre, il faudra au moins trois personnes pour transporter le mortier en lui-même. Idéalement, l’option motorisée via un camion ouvert reste la meilleure option pour ce qui est du transport et des déplacements.
Posté : jeu. mai 17, 2018 8:12 am
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Principauté de Aadheratkhe)
20/02/2036
Dixième jour de blocus.
Hausse des prix :
Nourriture : +3%
Hydrocarbure : +14%
Matières premières industrielles : +10%
Commodités courantes : +7%
Commodités spécialisées : +14%
Commodités de luxe : +0%
Conséquences et actions :
L’extension du port de Sunborg, en Horbarash, accueille une partie du trafic naval normalement destiné aux ports du Mahajanubia. Appartenant à une entreprise privée contrôlée par les principautés du Mahajanubia, les nouveaux terminaux portuaires sont organisés de manière autonome vis-à-vis de la Cité-Libre, bien que la coopération active de celle-ci soit recherchée.
Les routes du Nord de l’Horbarash sont encombrées de camions arborant des plaques d’immatriculation du Mahajanubia. Au volant, des chauffeurs issus des bataillons patriotiques levés voici maintenant déjà deux ans par le BASC parmi les masses appauvries du Mahajanubia et de l’Horbarash. L’afflux de véhicules est tel que le BASC a organisé la location de champs auprès des fermiers le long des axes routiers, dédommageant généreusement les paysans pour la perte de récolte puis utilisant leurs terres comme parkings improvisés pour les colonnes de poids-lourds. Chaque camion fait partie d’un groupe qui lui-même est attribué à un lot de conteneurs qui est planifié pour être déchargé à un moment précis. En attendant ce moment, plutôt que d’encombrer les routes, les camions attendent à l’arrêt sur les parkings improvisés. Cela n’empêche pas les accès d’être engorgés par l’activité du moment, chaque groupe représentant des centaines de camions.
Les chemins de fer s’en sortent à peine mieux et ne font que reporter le problème plus loin au Mahajanubia : les terminaux ferroviaires de Pragakaraj, Sindabad, Uddhlaahren, Nilabandaragah, Shaasvatnagar et Khalsaraj ont pris des retards considérables, les trains s’arrêtant déjà à plus de 2 kilomètres des gares tant l’attente devient importante.
Des services informels se sont développés, avec certaines entreprises arrangeant pour un déchargement « à la main » des conteneurs encore sur les trains en attente d’entrée en gare, voir parfois directement plus en amont de la chaine jusque dans les terminaux portuaires de Sunborg. Si ces initiatives sèment le chaos dans le système pour l’instant, elles permettent d’éviter aux denrées périssables de pourrir dans les wagons ou conteneurs avant même d’atteindre les centres de distribution. Et à terme, qui sait ? Peut-être permettront-elles l’émergence d’autres infrastructures pour fluidifier le trafic.
En parallèle, les bataillons patriotiques sont également à l’œuvre sur le front de la construction : la Périhorbarashienne, longue collection de routes et chemins de fer longeant plus ou moins la frontière sud du Mahajanubia et se déclinant en une séries de réseaux secondaires servant de gares informelles autour desquels un commerce frontalier fructueux s’est développé, se ramifie encore et toujours plus, poussant dans chaque direction, multipliant les redondances… à un rythme pourtant insuffisant à l’heure actuelle. Mais chaque effort compte.
Au total, avec quelques 150.000 ouvriers actifs, la Périhorbarashienne et ses ramifications progressent quotidiennement d’environ 3000 mètres à travers jungles, collines et cours d’eau, reliant les pistes de terre locale à des routes nationales. Les chemins de fer, demandant surtout de l'acier et du bois, progressent toutefois lentement car devant être calculés avec précision. Pour les routes, plus faciles à improviser, le goudron et l’asphalte sont ignorés dans ce projet, d’une part pour des raisons climatiques mais aussi en raison de leurs besoins importants en pétrole, lequel est une denrée critique. On leur préfère donc le ciment et le béton, coulé en plaques en usines puis poser directement sur le sol préalablement nivelé par les armées d’ouvriers du BASC. Cela fait des routes inégales mais robustes et durables, adaptées à leur clientèle de poids-lourds et à même de survivre à plusieurs moussons sans grand entretien.
Pour résoudre le problème du pétrole, un terminal pétrolier est actuellement en préparation pour Sunborg, alors même que la construction de pipe-lines de fortune est prévue pour longer le réseau ferroviaire jusqu’aux raffineries de Pragakaraj et Sindabad. Le projet est en phase d’étude seulement mais pourrait rapidement se concrétiser si le blocus s’éternisait, la hausse des prix justifiant l’investissement.
Des concertations ont également débuté entre le BASC et les principales raffineries d’hydrocarbure afin d’organiser un rationnement à l’échelle nationale, donnant priorité d’approvisionnement aux entreprises stratégiques et aux petits distributeurs qui coopéreront avec le système de rationnement. La mise en place d’une taxe à la source est considérée comme une mesure plus efficace que les tickets de rationnement mais le débat reste ouvert quant à comment implémenter le système.
La nourriture n’est pas un souci : producteur excédentaire malgré des rendements à l’hectare faible, le Mahajanubia n’est pas menacé de famine. 50% de sa population est employée dans l’agriculture de subsistance, la force de travail de ces familles allant entièrement ou presque à produire la nourriture qu’ils consomment eux-mêmes. Pour le reste, les surplus agricoles des grandes fermes sont complétés par de modestes importations venant du reste du continent Janubien, par désir de variété d’avantage que par nécessité.
Les matières premières sont par contre un soucis croissant en raison des gigantesques volumes impliqués, notamment en ce qui concerne le charbon du Karmalistan, à présent forcer de contourner la Janubie par le Sud, de débarquer en Horbarash et d’arriver par voie ferroviaire jusqu’aux centres du BASC au Mahajanubia, le tout sur un réseau de transport surchargé. S’y ajoute le fer et autres métaux ainsi que quantité de minéraux pour lesquels les usines ont un appétit insatiable. Il en résulte un impact direct sur les prix des denrées à la consommation mais aussi sur les cadences de production de l’industrie lourde, bien que le BASC donne priorité à cette dernière. Ici aussi, comme pour les hydrocarbures, des discussions sont en cours afin de mettre en place une taxe à la source pour faire gonfler artificiellement les prix et limiter les usages non-stratégiques.
Posté : jeu. mai 17, 2018 8:17 am
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
20/02/2036
[center]Rappel des volontaires pour les bataillons pan-océaniques
Jour 10 : 50.000 / [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326419#p326419]435.857 candidats sur les listes[/url][/center]
[center]Bataillons en cours de formation :
0 hommes
0 jour d'entrainement
▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮[/center]