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Posté : lun. févr. 12, 2018 3:08 pm
par Amaski
[center]Inflation, crise politique au Vryheid et famine en Algarbe australe
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/06/5/1518210020-south-sudan-woman-child-ogb-105061-1220x762-1518209997-96763.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Les dommages du Weltkrieg perdurent toujours et semblent même s'aggraver. L'inflation des prix au Vryheid continue pendant que l’État peine à payer les salaires des fonctionnaires suite à un budget national sous haute pression. Toutefois, c'est dans les Bantoustans dans la Confédération de l'Algarbe du Sud que la situation est la plus dramatique. Plusieurs rapports indiquent que ces territoires sont frappés par des troubles sociaux majeurs, une malnutrition généralisée et des centaines de morts de faim. Est-ce que la crise post-guerre aura raison de l'Algarbe australe ?
Les régions noires de la Confédération de l'Algarbe du sud sombrent dans le chaos. Alors que les autorités alekanes prétendaient que la situation était stable et pas dramatique, on découvre depuis plusieurs jours que ces régions sont frappées par une famine généralisée et que déjà des centaines de personnes sont mortes de faim. L'ordre social serait en pleine dislocation et des régions entières seraient tombées dans l'anarchie la plus complète. A ce stade, la plus part des médias sont d'accord pour confirmer que l'ampleur de la crise a été camouflée par le gouvernement de la Confédération. Beaucoup parlent déjà d'une tentative de nettoyage ethnique conduit par les autorités boers afin d'affamer de manière volontaire les Noirs de l'Algarbe du Sud.
Si le Gouvernement du Vryheid ne s'est pas encore exprimé sur la question, c'est qu'il doit gérer sa propre crise. Les difficultés rencontrées pour emprunter sur un marché des obligations mondial affaibli et ruiné par les crises de dette successives ainsi que l'explosion des dépenses ont conduit à une grave crise financière. Le Gouvernement semble être de plus en plus en difficulté pour pouvoir garantir les salaires des fonctionnaires pour l'année courante en raison du fait que les dépenses ont été largement sous-estimées par le Congrès et les revenus gonflés. Par exemple, les impôts sur les bénéfices des entreprises sont de presque quinze pour cent plus bas que l'avant-dernière année suite à la guerre.
En même temps, l'inflation des prix sur les denrées de première nécessité est de nouveau en hausse pour cause de l'instabilité mondiale et les difficultés d'assurer un ravitaillement sécurisé du pays. Il ne se passe pas une journée sans qu'une boulangerie soit attaquée dans les principales villes du pays et les banlieues sont dans un état de quasi-émeute permanente. Pour aggraver la situation, le Congrès est plus divisé que jamais. Les nationalistes ont officiellement annoncé leur refus de soutenir le Gouvernement et tout projet de révision du Budget qui viennent de l’Exécutif. Même son de cloche du côté des libéraux. Daruk Aertsen, chef de file des parlementaires nationalistes a justifié ce positionnement de la manière suivante.
« Geert Spoelder a soumis un budget et nous l'avons approuvé. Nous constatons désormais d'avoir été trompés. Les dépenses dépassent largement ce qui a été annoncé. On a complètement sous-évalué les frais de fonctionnement, surtout par rapport aux installations industrielles militaires. Nous voulons que le Gouvernement cesse de pratiquer une politique de la dépense immodérée et remette de l'ordre. Il faut vendre les usines et restructurer le secteur militaire pour plus d'efficacité. Aussi, le Gouvernement aurait dû savoir que le bénéfice des entreprises ne pouvait en aucun cas être identique à l'année précédente. La chute des impôts sur les bénéfices était prévisible et aurait dû être prise en compte. »
Beaucoup s'interrogent sur l'avenir du Vryheid et de l'Algarbe du Sud et s'en inquiètent. De plus en plus de membres de la société civile parlent de la nécessité de demander l'aide à la communauté internationale pour tenter d'éviter que la crise en Algarbe du Sud dégénère. Cette option est écartée par tous les principaux acteurs politiques de la République. Le porte-parole du Parti libéral a même affirmé.
« Nous n'avons pas besoin d'aide depuis l'extérieur, mais que le Gouvernement fasse son travail, Si Geert Spoelder n'est pas capable de régler la situation, qu'il démissionne. Le Congrès fera élire un nouveau chef d'Etat qui soit à la hauteur de la tâche. »
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Posté : mar. févr. 13, 2018 7:14 pm
par Amaski
[center]Geert Spoelder annonce un plan d'urgence
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/07/2/1518549235-mmm-1518549216-69145.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Confronté à une crise économique et sociale majeure, le Gouvernement vrye a annoncé la mise en place d'un programme avec une série de mesures devant aider à diminuer l'ampleur de la crise et permettre de créer les conditions pour un retour à la normale. Le plan a été développé en coopération avec la Commission des Affaires économiques du Congrès et jouit du soutien du Parti libéral, du Parti panalgarbien et du Parti nationaliste.
Suite au Weltkrieg et la déstabilisation de l’économie mondiale, le Vryheid est confronté à une grave crise de pénurie de denrées de première nécessité et de l'hyperinflation associée à cela. En plus, les caisses de l'Etat sons sous forte pression en raison du coût élevé de la maintenance des infrastructures construites pendant le Weltkrieg et le maintien d'une armée en entraînement de plus de 300 000 soldats. Après des jours de discussion entre l’Exécutif et le Congrès, à travers la Commission des Affaires économiques. les principaux partis et le Gouvernement se sont rangés derrière un plan devant lutter contre l'hyperinflation des prix des denrées de première nécessité et aussi assurer la remise à flot des finances publiques.
Pour contrer la pénurie des produits de première nécessité, le Gouvernement a décidé de suspendre la taxation de ces biens pendant une durée indéterminée. Mesure contre-intuitive à première vue, le Haut-Commissaire à l’Economie, Abélard Congo a commenté la décision face à une presse interloquée.
« Les gens pensent que face à l'hyperinflation, il faut agir par des fixation de prix. Cela est contre-productif, car accentue la pénurie. Dans ce scénario, les marchands stockent leurs biens et les revendent sur le marché noir à prix fort.
C'est pourquoi nous cherchons non à diminuer le prix par voie légale, mais à augmenter la quantité de biens en vente. C'est pourquoi les produits importés seront exemptés de toute taxe douanière et tous les biens de base sur le marché national seront libres de toute taxe sur la valeur ajoutée pendant toute la durée de la pénurie. C'est une mesure bien évidemment temporaire. Nous espérons par cela inciter les marchands à mettre leurs stocks en vente pour profiter de l'exemption temporaire sur la TVA. Par l'augmentation de l'offre, le rapport entre la demande et l'offre devrait à nouveau s'équilibrer et ainsi faire baisser les prix. »
Interrogé sur le coût de l'opération, le Ministre a présenté la seconde partie du programme, à savoir celui consacré aux finances publiques.
« Le budget national est sous haute tension et les baisses temporaires de la fiscalité sur la vente de produits abaisseront les recettes pendant quelques semaines voire mois. Toutefois, nous avons pu mettre sur pied un plan d’austérité qui devra contribuer à contrer l'inflation de nos dépenses. La réduction des dépenses aura surtout lieu dans le secteur militaire par la vente d’ateliers et d'usines militaires non-stratégiques. En même temps, nous allons proposer à une partie des recrues l'option de se reconvertir dans l'agriculture. A la place de servir sous le drapeau, ils auront l'opportunité de garder leur salaire pendant une année et d'avoir une propriété terrienne conséquente dans les îles orientales avec des prêts à bas coût pour les premiers investissements nécessaires au lancement d’une activité agricole moderne.
C'est une option qui est particulièrement intéressante pour les gens des classes les plus défavorisées qui pourront ainsi devenir des propriétaires terriens et se lancer dans la production de denrées agricoles ou l’élevage. Pour l’État, ce sont surtout l'équipement militaire et les infrastructures entourant les soldats qui coûtent très cher. Si on peut donner aux gens l'opportunité de se convertir, on peut massivement baisser la pression sur les finances sans que les personnes concernées perdent quelque chose. »
Jouissant d'un large soutien parlementaire, le Gouvernement est confiant de pouvoir lancer bientôt les premières mesures et ainsi engager la lutte contre une situation sociale et économique de plus en plus tendue.
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Posté : sam. févr. 17, 2018 9:00 pm
par Amaski
[center]Crise en Algarbe : le collapse d'une société ?
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/07/6/1518901195-hsitory-1518901177-47634.jpg[/img][/center]
[quote="Le Nationaliste"]
La malfaisance alekane n'a d'égale que leur racisme. La crise actuelle est au final que l'aboutissement d'un long processus qui désormais conduit à un vaste collapse sociétal et diplomatique. Alors que la guerre fait rage sur le continent, des dizaines de milliers de réfugiés franchissent désormais l'étroit détroit entre l'Aleka fasciste et le Vryheid ; fuyant une torride famine et la répression politique. A qui la faute ? JULIEN MARKATH
Pendant que la Milice fasciste avance dans les territoires souverains bantous, la famine et la misère continuent à ravager les campagnes zouloues. Alors que les populations algarbiennes sont poussées à la révolte, le Commonwealth observe la situation de loin ; faisant proclamation après proclamation sans jamais accomplir un seul acte réel de soutien. La vérité ne peut plus être niée : la famine a été cachée, camouflée et déguisée par les autorités alekanes afin que celle-ci puisse tuer suffisamment de Noirs. Elle n'est pas un accident. Elle a été orchestrée et organisée par le pouvoir comme témoignent des dizaines de courageux journalistes qui sont allés sur le terrain voir la véritable situation en face. Le but ? Procéder à une purge ethnique. Plusieurs fuites provenant de l'administration confédérale confirment la validité de l'existence d'un projet de génocide de la part de l'Aleka.
La République du Vryheid a été naïve de croire qu'on pouvait interagir avec la Confédération et que nos efforts collectifs en faveur des Boers pendant le Weltkrieg auraient le plus minimum d’influence sur la volonté de ces derniers de purger l'Algarbe de ses populations autochtones. Alors que les rapports et témoignages sur la famine et la purge ethnique - jadis des ruisseaux - deviennent désormais des torrents ; même le Gouvernement doit reconnaître que la politique de réconciliation est un éclatant échec.
De surcroît, le projet politique du Vryheid même est désormais contesté par une majorité de membres du Congrès. Les nationalistes et les libéraux ont proclamés hier soir une union dite restauratrice après une réunion urgence à l’Hôtel Grandia à Vry Haven. En somme, la civilisation noire ne peut plus coexister avec la civilisation boer et le Vryheid doit être repensé complètement afin de devenir le foyer d'une civilisation noire menacée d'extinction. Quand les adeptes du commerce viennent à ces conclusions, comment croire que nous ne vivons pas une crise sans précèdent ? Désormais, le Législatif négocie et planche sur ce qui deviendra un divorce sans concession avec la civilisation blanche. Les fonctionnaires publics ont d'ores et déjà reçu des consignes de préparer la mise sur pied du plus grand projet d'évacuation de l'Humanité. Le but ? Transférer le plus de Noirs de la Confédération fasciste vers les îles vrye. Demain, tout navire pouvant flotter sera mis à contribution de cette grande entreprise.
Cela a déjà commencé. Il faut savoir que les civils sont souvent plus avisés que leurs élites. Depuis des jours, les pêcheurs, commerçants et transporteurs vrye font la navette entre l'Aleka et le Vryheid. Non par appât de gain, mais par humanisme. Ils amènent quotidiennement des milliers de créatures affamées qui arrivent ainsi sur nos côtes, qui n'ont plus rien, afin qu'elles soient nourries et logées par la charité chrétienne. Les photos de ces visages décharnés ; ses enfants aux ventres gonflés font le tour du net néerlandophone. Et le choc incite davantage de gens à aller avec leurs navires privés ou ceux de leur entreprise rejoindre les côtes alekanes où ils sauvent quelques âmes damnés du fascisme du Commonwealth.
L'Exodus est désormais inévitable, car les Alekans ont montré maintenant leur vrai visage. Dans les semaines à venir, notre Nation devra accueillir le plus grand afflux de réfugies de son histoire. Toutefois, quel que soient les difficultés à venir ; c'est notre manifeste destinée de les accueillir, car ils sont nos frères et le ciment de notre future nation. La civilisation noire en Aleka se meurt, mais une nouvelle va bientôt émerger sur nos îles.
Trop longtemps, nos élites ont cru que les idées occidentales étaient la solution pour créer une nation forte. Nous avons cru pouvoir refouler les traditions de nos ancêtres et les laisser de l'autre côté du Détroit. Nous pensions qu'une alliance avec le Commonwealth serait un investissement solide. En vérité, nous ne pouvons pas être nous sans nos coutumes et en préservant ce qui est entra de disparaître en Aleka. Nous ne pouvons pas être ce que nous devons devenir en acceptant un jeu qui a abouti à anéantissement de la civilisation zoulou.
Le Zuloland se meurt ; le Vryheid va disparaitre ; mais des cendres de ces deux pays naitra quelque chose qui sèmera l'effroi dans le cœur du Commonwealth. Les Alekans ont cru qu'avec cette famine industrielle ; ils deviendraient les maîtres du continent. Ils ont que conduit à créer un adversaire dix fois plus redoutable que la Coalition ; un ennemi qui consacrera une haine millénaire aux Boers ; un ennemi dont les ports sont à quelques kilomètres de ses côtes ; un adversaire prêt à servir comme base logistique pour tout ennemi des Alekans.
Aleka delenda est.
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Posté : mar. févr. 20, 2018 10:30 am
par Amaski
[center]Deseret : Après le Lianwa, la banque Rothshild ?
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/08/2/1519122586-crise-grecque-eurozone-crumbling-1519122557-52080.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Alors que le Deseret joue la carte du défaut de paiement, les premières institutions bancaires plient leurs bagages pour quitter un pays devenu désormais un mauvais investissement. Après le départ annoncé de la banque Lianwa Trust Bank et l’ICDBank, la banque Rothshild a officiellement fait part de son intention de délocaliser ses activités situées au Deseret. Est-ce que cela est le début d'une hémorragie bancaire pour le Deseret ?
La décision des autorités du Deseret de ne pas assumer les dettes de l'EFO dévoile ses premiers effets pervers. Lassées par la politique agressive et peu respectueuse du secteur privé de la part du Gouvernement du Deseret, les banques commencent à déplacer leurs activités sous des horizons plus cléments. Les premiers à faire le pas ont été la Lianwa Trust Bank et l'ICDBank. Maintenant que le Rubicon a été franchi, d'autres institutions de crédit songent à suivre le mouvement, considérant que maintenir des représentations au Deseret comporte trop de risques juridiques et financiers.
La banque Rothshild sort très affaiblie de la crise financière mondiale, mais elle reste un acteur notable dans le secteur financier mondial. Si elle n'a pas la même implantation au Deseret comme les banques Lianwa Trust Bank et ICDBank, elle s'est spécialisée principalement dans le crédit agricole et le crédit d'entreprise. En vue de la situation de plus en plus opaque et même dangereuse pour les banques au Deseret, le porte-parole de la banque Rothshild a officiellement communiqué que l'institut de crédit réfléchissait à se retirer à son tour du Deseret après le départ de la Lianwa Trust Bank et ICDBank. La dissolution des représentations au Deseret concerne quelques milliers de postes.
Des rumeurs courent sur une décision coordonnée entre les banques du Lianwa et la banque vrye. Cela a été réfuté par le porte-parole de la banque Rothshild.
« Nous n'avons pas discuté avec des compétiteurs du Lianwa concernant l'avenir de nos investissements au Deseret. La vérité est que toutes les banques ayant des intérêts au Deseret doivent admettre la réalité suivante : le Gouvernement ne respecte pas ses engagements et dénonce des dettes selon son bon vouloir. Cette instabilité juridique empêche toute activité bancaire d'un certain volume. Pourquoi devrions-nous prendre des risques alors que nous pouvons avoir les mêmes marges de rentabilité dans des pays nettement plus stables comme le Montalvo ou des pays de la Véntelie qui offrent un cadre juridique plus intéressant? Même le Lorthon est intéressant à ce stade, car au moins la sécurité juridique est là. »
Depuis la fin du Weltkrieg, la banque de Rothshild a repris ses investissements après une série de liquidations et d’assainissements des comptes. Ce n'est donc pas seulement des activités existantes qui sont en question au Deseret, mais aussi des futurs investissements qui pourront être accomplis dans d'autres contrées, tout particulièrement dans des pays émergents comme le Kingsey et le Lorthon. Il ne semble pas possible d'estimer exactement de combien d'investissements on parle. Le porte-parole officiel a répondu à ces interrogations de la manière suivante.
« Le Deseret est historiquement un marché intéressant et donc notre banque avait tout à fait l'intention de faire des investissements conséquents, mais depuis la crise autour de la dette de l'EFO, une telle chose semble suicidaire. Nous ne pouvons pas envisager d'étendre l'offre de prêts aux acteurs économiques de ce pays si nous courrons le risque que le Gouvernement ne fasse rien pour protéger les banques de défauts de paiement volontaires et organisés. »
Est-ce que d'autres banques pourraient suivre le mouvement ? Si oui, cela pourrait représenter un défi majeur pour l'économie du Deseret qui risque de se trouver à court d'opportunités financières pour financer les entreprises de cette nation.
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Posté : ven. févr. 23, 2018 1:16 pm
par Amaski
[center]Exodus : le bonheur des îles orientales ?
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/08/5/1519391751-ship-1519391657-67615.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Alors que le flux de réfugiés ne cesse de gonfler, certaines régions du Vryheid semblent profiter e cette immigration de masse apportant non seulement une main-d’œuvre nombreuse, mais également du capital et du personnel qualifié. L’exode, après avoir été vu comme un défi majeur et une source de grande difficulté durant les premières heures, pourrait devenir un atout sur long terme pour un pays qui aspire une partie substantielle des ressources d'un Aleka embrasant son racisme primaire.
Les millions de Noirs en route semblent donner l'image d'un exode des miséreux. Cela néglige un aspect fondamental des derniers événements : ce n'est pas la fuite exclusivement des pauvres, mais de toute une société. Alors que les caméras du monde se sont focalisés sur les navires bondés de réfugies partant depuis l'Aleka vers Vry Haven, des centaines de millions de dollars ont également franchi le détroit en toute discrétion. La fuite des hommes est ainsi accompagné de la fuite des capitaux, que cela soit sous forme matériel, surtout du bétail, ou immatériel.
Ironiquement, le Montalvo, avec sa promotion de la Lire électronique, a permis à une large partie de la population d'accéder aux outils pour transférer leurs maigres économies rapidement hors de l'Aleka afin de les récupérer une fois arrivé au Vryheid. La preuve de ce transfert de capital se voit dans l'explosion des achats de terrains dans les îles orientales du Vryheid, surtout les zones en friche pouvant être exploitées sur le plan agricole. Si le prix reste encore bas, en raison de l'abondance des terrains dans ces régions peu peuplées, la frénésie d'investissement témoigne d'un transfert de capital sans précédent.
Les autorités locales des îles de l'Est en ont rapidement pris conscient au point que les communes des îles orientales ont mis sur pied des véritables programmes pour attirer des migrants. On voit ainsi à Vry Haven près du port des véritables offices d'immigration où des représentants des communes des îles orientales proposent aux nouveaux arrivants d’acheter des terrains facilement exploitables en échange de quelques centaines de dollars ; des crédits à bas coût ainsi que la prise en charge du transfert vers les régions plus reculées du pays. Sur le plan financier, ces programmes sont largement profitables pour les communes. Le revenu de la vente des terrains couvre non seulement les coûts de transfert des migrants, leur installation et les prêts qu'on leur accorde ; mais également crée un surplus qui autorise déjà les communes à planifier des investissements dans leurs infrastructures pour faire face à la hausse de la population dans la région.
Erika Laada, maire de Maasata, une petite ville sur la principale île de Dry Stenen, a ouvertement salué ce phénomène.
« Nous sommes bien évidemment tristes de voir ce qui arrive en Aleka, mais nous ne pouvons pas être menteurs en niant que l'exodus est une grande bénédiction pour nos communes. Depuis le début de l'immigration, nous accueillons chaque jour des nombreuses familles en recherche d'un nouveau foyer. Ce sont des gens pauvres, mais visiblement motivés. Nous sommes confiants qu'ils intégreront rapidement nos communautés et nous aideront à faire prospérer les villes et villages de la région. En plus, ils apportent avec eux non seulement un savoir-faire, mais aussi beaucoup de bétail, ce qui est une bonne chose. »
Toutefois, le bonheur des uns ne fait pas forcément celui de tout le monde. Vry Haven, principal point d'arrivée des réfugies, souffre d'une surpopulation aiguë depuis des semaines et le départ vers les autres régions n'arrive pas à compenser l'afflux grandissant des nouveaux-venus. On a ainsi pu constater des pannes d'électricité dans certains quartiers et aussi une forte pression sur le système de distribution d'eau. Le porte-parole de la mairie de la capitale a commenté la situation devant les médias avec les mots suivants.
« Nous faisons tout pour améliorer les conditions sur place, mais il est inévitable d'avoir des moments de difficultés en vue de l'immigration actuelle. Nous sommes certains qu'une fois que le gros des réfugies a franchi le Détroit, nous pourrons à nouveau garantir des services pleinement opérationnels. Beaucoup partent pour d'autres villes et régions, surtout vers l'Est et les îles des Six-Sœurs où existent des programmes d'aide à l'installation. Une fois que la population redescendra à des niveaux plus soutenables, nous pourrons engager des chantiers publics pour aménager des nouveaux quartiers »
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Posté : mar. févr. 27, 2018 6:42 pm
par Amaski
[center]Exodus : situation des réfugiés et nouvelles du Front
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/2/1519753344-goma-deplace-refugie-mort-tue-viol-congo-rdc-rwanda-1519753315-76539.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Un grand nombre de Noirs alekans ont réussi à franchir le Détroit. Ils ont ainsi pu échapper aux troupes de la Milice kerkiste. Alors que les combats en Aleka continuent toujours entre les Forces libres et les troupes de Florian de Klerk, l'aide internationale se mobilise en faveur des réfugiés. Egalement, les premiers programmes gouvernementaux entrent en activité pour nourrir, loger et intégrer le flot de réfugiés.
Depuis des semaines, tous les navires en capacité de prendre le large sont mobilisés dans la plus grande opération de sauvetage de l’Histoire du pays. Toutefois, l’effort semble valoir la peine car des dizaines, voire peut-être même de centaines de milliers de Noirs de l'Aleka ont pu atteindre l'archipel de Vryheid. Le pays est désormais parsemé de camps de réfugiés, construits à la hâte dans toutes les esplanades libres et zones disponibles. La plus part des grandes communes ont mis sur pied des politiques de rationnement afin de subvenir aux besoins en eau, électricité et nourriture des nouvelles populations. En parallèle du défi logistique qu’est l'Exodus, la Nation doit désormais faire face aux problèmes qui émergent avec l'arrivée brutale de tant de gens en si peu de temps. Le plus dur semble encore à venir.
L'aide internationale n'a pas manqué à l'appel. La République d'Aminavie a fait parvenir cent millions de dollars en aide alimentaire et soutien aux réfugies. En même temps, l'Union des Banques aminaviennes a annoncé d'offrir des comptes avec cinquante dollar dessus à chaque réfugié, permettant aux laissés-pour-compte de non seulement jouir de services bancaires, mais aussi d'un pécule pouvant faire la différence pour beaucoup d'entre eux. On doit aussi mentionner l'arrivée de plusieurs centaines de tonnes de riz par un navire mystérieux dont l'origine reste inconnue. Le vaisseau serait arrivé vers le matin, aurait débarqué l'aide et serait reparti immédiatement.
Le Gouvernement a aussi pris le dossier en main. Deux agences temporaires ont été constituées pour soutenir les réfugiés. La première est l'Agence à l'Emploi qui enquête auprès les immigrants pour faire l’inventaire des gens en capacité de travailler et leurs compétences respectives. Elle propose en parallèle aux entreprises vryes son service comme agence de placement. Les entreprises peuvent ainsi gratuitement recruter à travers d'elle des travailleurs parmi les réfugies, souvent pour des salaires plus bas. La deuxième institution est l'Agence pour l'Autonomie qui permet aux réfugiés de postuler pour des prêts à bas crédit afin de créer une affaire ou une manufacture. L'objectif est de favoriser la constitution de petites entreprises afin de rendre une partie des réfugiés indépendante de l'aide publique et de la charité. Le but est aussi de permettre la création rapide d’emplois afin de diminuer les effets négatifs que génère l'arrivée de réfugiés sur les salaires et l'activité économique du pays.
En même temps, les combats entre les forces zouloues et alliés continent dans la Confédération de l'Algarbe du Sud. La Milice kerkiste aurait progressé dans le territoire zoulou après avoir remporté une première victoire majeure, conduisant entre autre à la mort de l'empereur zoulou. Néanmoins, alors que les médias kerkistes annoncent la fin de la guerre, la Milice n'a pas encore pu atteindre les zones côtières où se trouvent les ports de départ vers le Vryheid. Les forces kerkistes doivent affronter plusieurs bataillons vrye-zoulou qui empêchent sa progression vers les zones côtières. Certains estiment que les Forces libres pourraient sécuriser ces zones de manière permanente suite à l'arrivée de mercenaires vryes et de troupes régulières du Vryheid sur place afin de créer un havre pour les réfugiés n’ayant pas encore pu franchir le Détroit.
Le porte-parole du Gouvernement a ainsi annoncé après moult interrogations de la part de la presse.
« La République du Vryheid ne reconnaît pas le régime mis en place suite au coup d’État de Florian de Klerk. En conséquence, nous défendons les autorités légitimes de la Confédération de l'Algarbe du Sud en vertu des accords signés avec cette dernière il y a des années. Les bantoustans sont les dernières structures étatiques légitimes dans la région et nous les soutiendront dans leur combat légitime pour défendre la démocratie contre la dictature kerkiste. C'est pourquoi nous pouvons confirmer d'avoir envoyé des troupes pour mettre un terme à l'avancée des Milices et créer sur les côtes des zones sécurisées. »
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Posté : jeu. mars 01, 2018 7:59 pm
par Amaski
[center]Intronisation de Thamsanqa IV
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/4/1519934321-myfuckingthrone-1519934279-67742.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
Suite à la dernière réforme constitutionnelle, la monarchie zouloue du Zuloland a été transférée au Vryheid et intégrée aux institutions du pays dans le but de forger une synthèse entre la tradition algarbienne et le parlementarisme induit par la Charte fondamentale. L'empereur zoulou étant mort au combat, c'est désormais son plus jeune frère, le prince Thamsanqa qui a été intronisé comme Roi des Vrye, unifiant l'ancien et le nouveau monde.
La volonté d’anéantir la civilisation noire de la part de Florian de Klerk semble rencontrer une résistance inattendue. Le Congrès et le Gouvernement ont approuvé une réforme constitutionnelle stabilisant l’Exécutif, renforçant la participation populaire au pouvoir et aussi transférant la royauté zouloue au Vryheid. L'objectif de la translatio rege est de constituer une monarchie parlementaire unifiant les populations noires des deux rives dans un nouveau système politique qui se veut héritier du libéralisme politique des Lumières et des coutumes et traditions algarbiennes. Le pari semble risqué surtout auprès de ceux qui s'affichent parmi l'électorat comme des républicains convaincus.
Après que la mort de l'empereur zoulou sur le champ de bataille en Aleka ait été confirmée, le Congrès a invité son frère, le prince Thamsanqa, à monter sur le trône institué par la nouvelle charte fondamentale. Ce dernier a accepté et a été nommé Roi des Vrye dans le cadre d'une petite cérémonie tenue dans l'enceinte des bâtiments du Congrès. C'est ainsi que le nouveau souverain a prêté serment sur la charte et s'est engagé à défendre les libertés et la démocratie avec toutes ses forces contre les menaces internes et externes. C'est de cette manière que le pouvoir exécutif sera désormais divisé entre deux pôles, la royauté et la fonction du Premier Citoyen. L’objectif est d'éviter qu'un homme puisse, comme en Aleka, faire un coup d’État et se saisir du pouvoir depuis l’intérieur des institutions du pays.
La transformation constitutionnelle de la contrée a lieu dans un contexte géopolitique particulier. La crise avec l'Aleka s'aggrave de jour en jour et évolue vers une guerre froide, prête à devenir un conflit ouvert à la première occasion d'affrontement direct. Dans ce cadre, on peut constater des mutations politiques des deux côtés du Détroit. L'Aleka prend le chemin vers plus d'autorité, de centralisme et de sécurité pendant que le Vryheid entame une tentative pour faire le syncrétisme entre les coutumes algarbiennes et les idées libérales. L'intronisation du prince Thamsanqa s'inscrit de cette façon dans un conflit plus large, embrasant toute la région et qui risque d'avoir des grandes répercussions sur l'avenir des deux peuples.
Beaucoup de réfugiés ont salué la continuité monarchique et on trouve également de plus en plus de soutiens parmi les populations installées du Vryheid. Toutefois, plusieurs manifestations contre la monarchie transférée ont eu lieu dans les principales villes du pays au cours de cette journée, animées par des associations farouchement républicaines et dénonçant une trahison de la part du Congrès. Le porte-parole de la plate-forme anti-monarchie a justifié la protestation de la manière suivante auprès de la presse.
« Le Vryheid n'a pas été créé pour servir de marchepied pour un nouvel despote venu du continent. Nous devons défendre la République avec toutes nos forces et exiger que le Congrès revienne sur une décision qui n'est pas sensée. Comment peut-on espérer assurer les libertés et les droits de chacun quand on sacre un roi ? Nous ne devons pas laisser la monarchie s'installer chez nous. Le roi Thamsanqa peut retourner sur le continent. Qu’il s’arrange avec les Alekans. C'est pour cette raison nous appelons à tous ceux qui veuillent défendre la République de manifester avec toutes leurs forces contre la nouvelle charte. »
D'autres ont pour leur part salué le fait que la population ait désormais le droit de proposer des initiatives légales et de demander le référendum sur des lois. Ces changements pourraient, selon plusieurs groupes politiques, permettre la création d'une démocratie semi-directe au Vryheid dans le sillage du nouveau régime.
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Posté : mar. mars 06, 2018 3:34 pm
par Amaski
[center]Algarbe-Marquésie 2035 : un match à égalité avec la Confédération
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/2/1520350448-burkina-faso-1520350432-24423.jpg[/img][/center]
[quote="La Waarheid"]
La Coupe d’Algarbe-Marquésie a débuté depuis une semaine et permis la tenue des premiers matchs. Le Vryheid a réalisé un premier match face à la Confédération qui a abouti à une égalité avec deux buts pour chaque équipe. La Coupe est un événement sportif qui a lieu entre les équipes nationales de football du continent de l'Algarbe et de la Marquésie à intervalle régulière. L’événement a été suivi par plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs au Vryheid.
Le début de la Coupe d'Algarbe-Marquésie s'est fait dans un climat diplomatique précaire. Les séquelles de la guerre sont encore présentes dans plusieurs pays et l'actuelle crise entre l'Algarbe du Sud et le Vryheid ne contribue pas à faciliter l'apaisement des relations régionales. C'est donc un miracle en soi que la Coupe ait pu débuter dans des conditions aussi calmes et que tous les matchs aient pu être organisés et tenus avec succès. Même, le match entre l'Algarbe du Sud et du Vryheid a eu lieu avec un minimum de heurts entre les supporteurs.
En tout, neuf pays participent à la Coupe. Le premier match a commencé le 6 juillet entre l'Hachémanie et le Kandjar. Le jour suivant ont eu lieu deux matchs. Le premier entre la Nazalie et le Swasitu et le second entre l'Aminavie et le Karmalistan. C'est le 8 juillet à 14 heures qu’a eu lieu le match entre l'Algarbe du Sud et le Vryheid dans le Stade de l'Indépendance à Aït Tinifer. C'était sans aucun doute un des matchs les plus exigeants en terme de sécurité, demandant le déploiement de plusieurs centaines de policiers dans le stade afin de garder le calme. Néanmoins, la violence a surtout eu lieu sur le gazon avec pas moins de sept cartons jaunes et trois cartons rouges. Toutefois, la tension a été palpable pendant toute la durée du match, tout particulièrement pendant les buts réalisés par les différentes équipes.
La tenue de ce match est non seulement un miracle logistique, mais également politique. Au sein de la Fédération de Football du Vryheid, des discussions avaient eu lieu pour envisager de refuser de participer au match avec la Confédération de l'Algarbe du Sud en raison des derniers événements politiques qui ont eu lieu dans ce pays. Toutefois, la décision avait été prise d’accepter de participer au match afin d'éviter de compromettre le bon déroulement de la Coupe d’Algarbe-Marquésie. Néanmoins, des informations circulent sur le fait que la Fédération serait entra de plancher sur un projet pour demander l'exclusion de la Confédération de l'Algarbe du Sud de la fédération régionale. Le porte-parole de la Fédération de Football du Vryheid a commenté les rumeurs de la manière suivante.
« Il est vrai que la situation politique dans la Confédération de l'Algarbe du Sud inquiète beaucoup de monde. Toutefois, aucune décision n'a été prise de manière définitive sur notre stratégie pour les années à venir. A l'heure actuelle, nous considérons l'équipe de foot de la Confédération comme innocente de toutes les exactions commises par le régime de Florian de Klerk. Néanmoins, il faudra sans aucun doute que des discussions aient lieu au niveau régional si nous voulons intégrer encore la Confédération dans les compétitions internationales en vue des changements survenus dans ce pays ou peut-être envisager des fortes restrictions. La décision reviendra de toute façon à la direction de la fédération régionale. »
Les derniers matchs ont été suivis par environ trois cent quarante mille téléspectateurs au Vryheid, avec une forte croissance des audiences au fil des derniers matchs. Selon l'estimation de plusieurs experts, le nombre de téléspectateur devrait augmenter au fil du déroulement de la Coupe, grâce au fait que de plus en plus de spectateurs seront attirés vers les écrans, tout particulièrement pour le prochain match que fera l'équipe nationale. Toutefois, il semble peu probable d'avoir une audience de masse pour cette édition de la Coupe comme dans d’autres pays. La raison est que toutes les chaînes transmettant les matchs sont payantes et donc accessibles uniquement à une partie des foyers de l'archipel. Néanmoins, la croissance du marché des chaînes payantes au Vryheid devrait conduire à augmenter l'audience pour la prochaine édition de la Coupe d'Algarbe-Marquésie.
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Posté : dim. mars 11, 2018 10:15 pm
par Amaski
[center]Réfugiés : les grands inconnus de l'Histoire
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[quote="La Waarheid"]
Les Noirs appauvris du Zuloland ne sont pas les seuls à fuir l'Aleka kerkiste. Parmi ceux qui décident d'émigrer vers le Vryheid, on compte de plus en plus de membres de la classe moyenne alekane, surtout des intellectuels, et également des milliers de métis qui tentent d'échapper à un système qui n'a pas de place pour eux. Ce qui est souvent dépeint comme un exode d'Algarbiens noirs et pauvres est donc bien davantage et la prise de pouvoir par Florian de Klerk semble augurer une ère d'obscurantisme pour la Confédération.
La chute d'Otakwapo ne met pas seulement fin à l'invasion du Zuloland, mais ouvre un chapitre beaucoup plus dramatique dans les relations entre l'Aleka et le Vryheid. Désormais, la rupture diplomatique est consommée et les deux pays s'engagent dans un affrontement direct. Dans le sillage de cette guerre des civilisations, on constate un flot croissant de réfugiés cherchant l'asile au Vryheid. Parmi eux, on compte non seulement les Algarbiens noirs, mais aussi des intellectuels boers d'obédience socialiste opposés à Florian de Klerk. Après la victoire de la Milice fédérale sur les forces du Zuloland, la crainte d'une répression politique contre les opposants politiques semble probable et incite les plus craintifs à chercher refuge en Britonnie et au Vryheid. La conséquence sur le long terme pourrait être lourde de conséquence pour l'Aleka, surtout si la fuite de la classe intellectuelle s'accentue.
Un autre groupe de réfugiés à qui on ne pense pas sont les métis, à savoir ceux qui sont nés de parents boer et algarbien. Leur situation n'a jamais été simple dans la Confédération de l'Algarbe du Sud, mais la prise de pouvoir par Florian de Klerk menace de compromettre les rares espaces d'autonomie et de liberté encore disponibles pour eux dans une société divisée selon les lignes raciales. C'est ainsi qu'on constate un afflux croissant des populations métis qui cherchent surtout à s'installer dans les espaces urbains du Vryheid. Leur situation particulière a attiré l'attention des autorités publiques du Vryheid au point que des programmes spécifiques ont été mis sur pied ces derniers jours pour prendre en compte leurs besoins particuliers.
Le maire de Vry Haven a ainsi officiellement ouvert un camp de réfugiés pour les métis et leurs familles. Il a défendu cette initiative devant la presse avec les mots suivants.
« Les métis ont historiquement toujours fini entre le marteau et l'enclume. Le temps est venu de changer cela. Ce camp aura pour vocation de permettre un accueil adapté. Beaucoup d'entre eux ont des parents ou conjoints boers qui risquent d'être exposés à des actes de racisme de la part des autres réfugiés. Il est donc plus que justifié de prendre des précautions afin de les soutenir dans leur quête d'une nouvelle vie. »
Une autre initiative a été mise sur pied par la Fondation Rothshild. Celle-ci a annoncé la construction d'un projet de communauté urbaine en faveur des populations métisses. L'objectif serait la construction d'une ville de taille moyenne au centre de l'ile de Vry Haven qui devra permettre d'offrir un cadre favorable à la mixité ethnique. Accusés par certains d'entretenir un projet de ghetto, le porte-parole de la Fondation s'est défendu devant la presse de la manière suivante.
« Le but n'est pas d'isoler les métis et leurs proches, mais de leur donner une piste d’atterrissage. Ils sont le fruit de deux mondes qui s'opposent malheureusement à l'heure actuelle sur beaucoup de points. Le racisme existe des deux côtés et représente un défi sociétal majeur pour nous tous. C'est pourquoi nous voulons leur permettre de s'installer dans une communauté plus favorable à eux afin qu'ils puissent acquérir les compétences et des bases solides pour ensuite aller s'installer dans une autre ville en étant bien préparés et armés. Il n'y a donc aucune volonté de créer une forme de ghetto, mais de concevoir un outil pour une intégration réussie. Tout le monde gagnera à ce que les gens avec du talent puissent mettre leurs dons au service de la société sans être handicapé dans les premiers mois d’installation par un racisme ambiant aigu. »
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Posté : mar. mars 13, 2018 10:29 pm
par Amaski
[center]Does The Empire Strike Back ?
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[quote="La Waarheid"]
Par voie d'un communiqué officiel, le Gouvernement du Royaume du Vurujud (ex-Vryheid) a officiellement affirmé de ne pas reconnaître l'Aleka comme un état souverain, mais comme une possession rebelle de la Couronne britonnique. Cette action s'intègre dans une vaste contre-offensive lancée par la Britonnie pour reprendre la main sur son ancien dominion. Certains ont été surpris par l’initiative, surtout en vue des revendications territoriales entretenues par la Couronne du Vurujud à l’égard du Zuloland.
Alors que Florian de Klerk semblait avoir l'initiative et l'avantage jusqu'à maintenant, l'Empire britonnique se réveille enfin. Par voie de courrier, la Couronne britonnique a fait appel aux autorités du nouveau Royaume du Vurujud pour soutenir une reprise en main d'un territoire qui chaque jour semble être davantage entre les mains des éléments les plus radicaux de l'extrême-droite alekane. Quelques heures plus tard, le Gouvernement a officiellement affirmé que le Vurujud ne reconnaît pas la République de l'Aleka comme un état souverain, mais comme un état en rébellion avec la Britonnie. Le porte-parole du Gouvernement a ainsi affirmé :
« L'Aleka de Florian de Klerk est un territoire en pleine sécession de l'Empire britonnique. Si nous pouvons comprendre les aspirations à l'indépendance des peuples du Sud, les dérives du nouveau régime nous conduisent à devoir refuser à soutenir leur rébellion. L'Aleka doit retourner à son statut de dominion afin que ses forces destructrices soient canalisées et que la région retrouve la paix et la sérénité. »
Depuis cette annonce, la presse s'interroge sur les conséquences de cette décision et surtout de ce qui adviendra des revendications de Thamsanqa IV sur le Zuloland. Est-ce que le Gouvernement a décidé de sacrifier l'héritage du monarque en faveur d'un alignement sur la stratégie britonnique ? Alors que dans l'entourage du Premier Citoyen, on se montrait visiblement embarrassé par cette question, le Gouvernement a été sauvé par le roi en personne. Celui-ci, en tant que Roi des Vryes et Empereur du Zuloland a publié un communiqué clarifiant la situation.
« Nous avons appris des malentendus entourant la dernière déclaration du très vénérable gouvernement de notre république. Nous soutenons pleinement le Premier Citoyen dans sa démarche diplomatique qui est sage et avisée. Ils ont affirmé que des choses correctes et nous appuyons entièrement leur politique.
Afin de clarifier les choses, nous voudrions affirmer que notre personne porte deux couronnes. Nous sommes Roi des Vryes, donc monarque de plein droit dans cette république, mais aussi souverain des zoulous et par cela, un vassal du Roi de Britonnie. Ce double statut de notre personne peut susciter interrogation et nous affirmons que c'est une chose peu aisée de démêler la complexité qu’implique le fait que le Zuloland et le Vurujud soient de facto dans une union personnelle. Pour faire plus simple, nous pouvons présenter notre titre d'empereur du Zuloland comme un titre ducal, à travers lequel nous prêtons hommage au Roi de Britonnie pour nos terres au Zuloland, mais en restons pleinement souverain et libre de tout lien de vassalité pour les terres qui sont au Vurujud.»
Si beaucoup ont salué la clarification du souverain, plusieurs groupes républicains, encore très irrités de la dernière réforme de la charte fondamentale, ont condamné l'intervention du Roi et ont aussi dénoncé ses liens avec le Zuloland. Selon plusieurs représentants républicains, le Roi des Vryes devrait renoncer à son trône au Zuloland ou y repartir en abandonnant la couronne du Vurujud. A leurs yeux, un monarque ne peut pas servir deux pays et doit faire un choix.
La question de l'union personnelle qu'entretient Thamsanqa IV n'est pas sans danger, car elle pourrait produire un conflit direct avec le Roi de Britonnie, potentiellement incité à vouloir éviter d'avoir dans l'Algarbe austral un rival. Il faut savoir que les deux souverains ne se sont encore jamais rencontrés et n'ont pas encore de relations officielles entre eux.
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