Ministère de la Culture et de l'Education
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Ramiro de Maeztu
<center>Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia</center>
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/67/7/1/b/6a00d8341bfb1653e...0d-550wi-2bbc221.jpg.htm][img]http://img67.xooimage.com/files/8/d/f/6a00d8341bfb1653e...0d-550wi-2bbc222.jpg[/img][/url]
Le fondant au chocolat, l'un des desserts préférés des Numanciens et l'une des spécialités sucrées du pays, paraîtra-t-il totalement dépassé dans vingt ans ?</center>
La récente publication d'un ouvrage de Miguel López Iturriaga, baptisé La Comida viejuna del futuro (La Nourriture vieillotte du futur, en français), a suscité un débat inattendu dans le monde gastronomique national. Son auteur, critique et rédacteur pour le très prestigieux Guide gastronomique national (Guía gastronómica nacional, en castillan), s'est délibérément inspiré pour le titre de cet essai d'un roman de Nuria Maruja Torres intitulé El Mundo viejuno (Le Monde vieillot, en français), ouvrage qui a popularisé le néologisme adjectival "viejuno" en espagnol. Dans son propre livre, Miguel López Iturriaga attire d'abord l'attention du lecteur sur des plats qui étaient très à la mode et se trouvaient sur toutes les tables il y a dix ou vingt ans. Il décrit ainsi la passion de l'époque pour le cocktail de crevettes, le melon au jambon cru ou le flan à la crème. Puis il s'interroge plus longuement sur ces plats qui enchantent toutes les papilles en 2015 mais paraîtront totalement dépassé d'ici à dix, voire même cinq années. Il ne s'agit pas du tout des plats traditionnels, comme la paella, les sempiternelles tapas ou bien encore les nougats numanciens ("turrones", en castillan). Ces préparations culinaires ont résisté à toutes les époques et ne sont ni jeunes, ni vieilles : elles sont intemporelles. Il s'agit bien davantage de ces plats qui apparaissent subitement et se répandent à la vitesse de l'éclair dans tout le Royaume Canoviste de Numancia.
Sans tomber dans le piège de la prophétie de bas étages, l'auteur propose ainsi quelques pistes de réflexion qui ont suscité une polémique dans presque toute la société numancienne. Il s'agit en somme d'une façon de s'interroger sur nos habitudes alimentaires et leur caractère relatif. Pour Miguel López Iturriaga, la première victime du temps qui passe sera ce qu'il qualifie de "manie de l'assaisonnement". Il désigne par cette expression les réductions au vinaigre balsamique mises à la mode par le grand chef numancien Pedro Jiménez. Il estime notamment que son abus généralisé dans les entrées des restaurants va finir par lasser les sujets de Sa Majesté Sérénissime, d'autant plus que le vinaigre balsamique n'est pas réellement un mets apprécié des Numanciens. Quant au foie gras d'oie pour les grandes occasions, il est d'importation quantarienne et ne devrait pas survivre plus de deux à trois ans, selon l'auteur. Il faut dire que les établissements gastronomies les plus réputés l'ont à nouveau trop mis à l'honneur, que ce soit sur les tartines grillées, les mousses, les salades, les œufs... "Et pourquoi pas sur les tartes aux pommes ?!" s'exclame le rédacteur.
Également sur la sellette pour Miguel López Iturriaga, la salade verte accompagnée de son fromage de chèvre chaud. En soi, ce plat est absolument indémodable et n'appartient pas à une quelconque mode culinaire. Mais c'est la manière de le préparer aujourd'hui qui semble condamnée à court terme pour le critique gastronomique : le fromage est disposé dans l'assiette sous forme de rouleaux. Et l'auteur de rajouter: "Et je ne vous parle même pas du rouleau de chèvre chaud avec sa laitue accompagné d'une énième cuillerée de vinaigre balsamique..." La manie de confire ou de caraméliser tous les aliments possibles et imaginables (à commencer par les oignons) s'est aussi emparée de la cuisine numancienne les dernières années, mais elle ne semble pas plus durable pour le rédacteur. Miguel López Iturriaga déclare ainsi à ce sujet : "Ce n'est pas que je n'apprécie pas ce mode de cuisson, mais à chaque fois que l'on m'en sert dans un restaurant, j'ai envie d'aller en cuisine et de demander aux chefs de jeter son sucre à caraméliser par la fenêtre et de monter un peu le feu sous ses casseroles." Quant au fondant au chocolat, il le voit purement et simplement croupir dans dix ans au fond d'un quelconque réfrigérateur, en compagnie de la tarte au whisky qui faisait fureur il y a dix ans déjà.
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Le fondant au chocolat, l'un des desserts préférés des Numanciens et l'une des spécialités sucrées du pays, paraîtra-t-il totalement dépassé dans vingt ans ?</center>
La récente publication d'un ouvrage de Miguel López Iturriaga, baptisé La Comida viejuna del futuro (La Nourriture vieillotte du futur, en français), a suscité un débat inattendu dans le monde gastronomique national. Son auteur, critique et rédacteur pour le très prestigieux Guide gastronomique national (Guía gastronómica nacional, en castillan), s'est délibérément inspiré pour le titre de cet essai d'un roman de Nuria Maruja Torres intitulé El Mundo viejuno (Le Monde vieillot, en français), ouvrage qui a popularisé le néologisme adjectival "viejuno" en espagnol. Dans son propre livre, Miguel López Iturriaga attire d'abord l'attention du lecteur sur des plats qui étaient très à la mode et se trouvaient sur toutes les tables il y a dix ou vingt ans. Il décrit ainsi la passion de l'époque pour le cocktail de crevettes, le melon au jambon cru ou le flan à la crème. Puis il s'interroge plus longuement sur ces plats qui enchantent toutes les papilles en 2015 mais paraîtront totalement dépassé d'ici à dix, voire même cinq années. Il ne s'agit pas du tout des plats traditionnels, comme la paella, les sempiternelles tapas ou bien encore les nougats numanciens ("turrones", en castillan). Ces préparations culinaires ont résisté à toutes les époques et ne sont ni jeunes, ni vieilles : elles sont intemporelles. Il s'agit bien davantage de ces plats qui apparaissent subitement et se répandent à la vitesse de l'éclair dans tout le Royaume Canoviste de Numancia.
Sans tomber dans le piège de la prophétie de bas étages, l'auteur propose ainsi quelques pistes de réflexion qui ont suscité une polémique dans presque toute la société numancienne. Il s'agit en somme d'une façon de s'interroger sur nos habitudes alimentaires et leur caractère relatif. Pour Miguel López Iturriaga, la première victime du temps qui passe sera ce qu'il qualifie de "manie de l'assaisonnement". Il désigne par cette expression les réductions au vinaigre balsamique mises à la mode par le grand chef numancien Pedro Jiménez. Il estime notamment que son abus généralisé dans les entrées des restaurants va finir par lasser les sujets de Sa Majesté Sérénissime, d'autant plus que le vinaigre balsamique n'est pas réellement un mets apprécié des Numanciens. Quant au foie gras d'oie pour les grandes occasions, il est d'importation quantarienne et ne devrait pas survivre plus de deux à trois ans, selon l'auteur. Il faut dire que les établissements gastronomies les plus réputés l'ont à nouveau trop mis à l'honneur, que ce soit sur les tartines grillées, les mousses, les salades, les œufs... "Et pourquoi pas sur les tartes aux pommes ?!" s'exclame le rédacteur.
Également sur la sellette pour Miguel López Iturriaga, la salade verte accompagnée de son fromage de chèvre chaud. En soi, ce plat est absolument indémodable et n'appartient pas à une quelconque mode culinaire. Mais c'est la manière de le préparer aujourd'hui qui semble condamnée à court terme pour le critique gastronomique : le fromage est disposé dans l'assiette sous forme de rouleaux. Et l'auteur de rajouter: "Et je ne vous parle même pas du rouleau de chèvre chaud avec sa laitue accompagné d'une énième cuillerée de vinaigre balsamique..." La manie de confire ou de caraméliser tous les aliments possibles et imaginables (à commencer par les oignons) s'est aussi emparée de la cuisine numancienne les dernières années, mais elle ne semble pas plus durable pour le rédacteur. Miguel López Iturriaga déclare ainsi à ce sujet : "Ce n'est pas que je n'apprécie pas ce mode de cuisson, mais à chaque fois que l'on m'en sert dans un restaurant, j'ai envie d'aller en cuisine et de demander aux chefs de jeter son sucre à caraméliser par la fenêtre et de monter un peu le feu sous ses casseroles." Quant au fondant au chocolat, il le voit purement et simplement croupir dans dix ans au fond d'un quelconque réfrigérateur, en compagnie de la tarte au whisky qui faisait fureur il y a dix ans déjà.
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Ramiro de Maeztu
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/71/5/7/6/crater_marte-2bc8795.jpg.htm][img]http://img71.xooimage.com/files/5/7/6/crater_marte-2bc8795.jpg[/img][/url]
Voici plusieurs clichés panoramiques de l'intérieur d'un cratère situé sur la planète Mars : les scientifiques numanciens y ont noté d'importantes variations saisonnières qui relancent le débat sur la composition de la Planète Rouge ("Planeta Rojo", en castillan)</center>
Sur la superficie de la planète Mars, sur certaines côtes proches de l'équateur, les astronomes numanciens ont remarqué d'étranges lignes obscures qui apparaissent lors de l'une des deux saisons qui caractérisent le climat martien. Ainsi, lors de la saison tempérée ("estación templada", en castillan), qui commence à la fin du printemps terrestre et s'achève au début de l'autonome terrestre, ces stries noires sont très clairement observables mais disparaissent lors de la saison froide ("estación fría", en espagnol). C'est à partir de clichés qu'une équipe d'astrophysiciens du Centre d'Investigations Royal d'Olite (Province des Islas Comodoras) ont pu établir l'apparition de ces mystérieuses raies sans qu'ils aient pu vraiment en déduire l'origine. Plusieurs conjectures plausibles occupent actuellement le champ scientifique concernant ces fameuses lignes obscures. Il pourrait par exemple s'agir d'eau salée dont la disparition à l'approche de l'automne formerait ces fameuses stries, même si aucune preuve formelle ne vient attester cette hypothèse. Il faut nécessairement que cette eau soit salée, comme celle des océans terrestres car, étant donné les très faibles températures à la surface de la Planète Rouge, de l'eau douce y gèlerait immédiatement et ne pourrait se déplacer au gré des saisons.
Par ailleurs, les températures y sont malgré tout trop élevées pour qu'il puisse s'agir de dioxyde de carbone gelé. Les membres de cette équipe numancienne qu'ils cherchent des informations complémentaires dans les clichés gracieusement fournis par la sonde d'observation rostove Ovskorine-V. C'est en effet cette dernière qui leur a permis d'établir la présence de ces lignes qui mesurent entre un mètre et demi et cinq mètres de largeur et peuvent s'étendre jusqu'à deux cents mètres de longueur. Elles apparaissent en très peu de temps (quelques jours) et ne sont donc visibles que pendant trois à quatre semaines avant de disparaître des photographies faites de la surface martienne. José Antonio Gabriel y Galán, directeur de l'équipe d'astronomes qui a fait cette découverte, nous confiait ce matin : "La meilleure explication que nous soyons aujourd'hui en mesure de fournir à ce sujet, c'est le flux d'eau salée, mais nous ne sommes absolument pas capables d'en produire une démonstration irréfutable." Malgré tout, un article complet y est consacré dans le dernier numéro du magazine national spécialisé Ciencias (Sciences, en français), avec toutes les précautions scientifiques et oratoires de mise.
L'analyse spectrophotométrique de la zone ne laisse d'ailleurs aucune trace de cette fameuse eau salée. Toutefois, José Antonio Gabriel y Galán explique largement dans son article que les fameuses stries noires observées n'ont sans doute rien à voir avec de l'humidité à proprement parler mais sont plutôt dues à la réorganisation des grains de sable et de matière géologique de la surface par les mouvements de l'eau salée. Il se pourrait aussi que ces flux modifiassent la rugosité du sol martien de sorte que ce dernier parût plus obscur. Pourtant, la disparition de ces lignes une fois les températures largement retombées et l'entrée dans la saison froide consommée est plus difficilement explicable : la glace devrait permettre de les figer jusqu'à la saison prochaine sans les faire s'évanouir. Pas moins de neuf zones de l'hémisphère sud de la planète Mars présentent à des latitudes moyennes présentent ce type de stries, particulièrement près de l'équateur. Bien entendu, ces conjectures relancent le débat scientifique mondial sur la présence d'eau à la surface de Mars ou dans les profondeurs de l'astre, débat ouvert il y a déjà de nombreux années et plus que polémique.
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Voici plusieurs clichés panoramiques de l'intérieur d'un cratère situé sur la planète Mars : les scientifiques numanciens y ont noté d'importantes variations saisonnières qui relancent le débat sur la composition de la Planète Rouge ("Planeta Rojo", en castillan)</center>
Sur la superficie de la planète Mars, sur certaines côtes proches de l'équateur, les astronomes numanciens ont remarqué d'étranges lignes obscures qui apparaissent lors de l'une des deux saisons qui caractérisent le climat martien. Ainsi, lors de la saison tempérée ("estación templada", en castillan), qui commence à la fin du printemps terrestre et s'achève au début de l'autonome terrestre, ces stries noires sont très clairement observables mais disparaissent lors de la saison froide ("estación fría", en espagnol). C'est à partir de clichés qu'une équipe d'astrophysiciens du Centre d'Investigations Royal d'Olite (Province des Islas Comodoras) ont pu établir l'apparition de ces mystérieuses raies sans qu'ils aient pu vraiment en déduire l'origine. Plusieurs conjectures plausibles occupent actuellement le champ scientifique concernant ces fameuses lignes obscures. Il pourrait par exemple s'agir d'eau salée dont la disparition à l'approche de l'automne formerait ces fameuses stries, même si aucune preuve formelle ne vient attester cette hypothèse. Il faut nécessairement que cette eau soit salée, comme celle des océans terrestres car, étant donné les très faibles températures à la surface de la Planète Rouge, de l'eau douce y gèlerait immédiatement et ne pourrait se déplacer au gré des saisons.
Par ailleurs, les températures y sont malgré tout trop élevées pour qu'il puisse s'agir de dioxyde de carbone gelé. Les membres de cette équipe numancienne qu'ils cherchent des informations complémentaires dans les clichés gracieusement fournis par la sonde d'observation rostove Ovskorine-V. C'est en effet cette dernière qui leur a permis d'établir la présence de ces lignes qui mesurent entre un mètre et demi et cinq mètres de largeur et peuvent s'étendre jusqu'à deux cents mètres de longueur. Elles apparaissent en très peu de temps (quelques jours) et ne sont donc visibles que pendant trois à quatre semaines avant de disparaître des photographies faites de la surface martienne. José Antonio Gabriel y Galán, directeur de l'équipe d'astronomes qui a fait cette découverte, nous confiait ce matin : "La meilleure explication que nous soyons aujourd'hui en mesure de fournir à ce sujet, c'est le flux d'eau salée, mais nous ne sommes absolument pas capables d'en produire une démonstration irréfutable." Malgré tout, un article complet y est consacré dans le dernier numéro du magazine national spécialisé Ciencias (Sciences, en français), avec toutes les précautions scientifiques et oratoires de mise.
L'analyse spectrophotométrique de la zone ne laisse d'ailleurs aucune trace de cette fameuse eau salée. Toutefois, José Antonio Gabriel y Galán explique largement dans son article que les fameuses stries noires observées n'ont sans doute rien à voir avec de l'humidité à proprement parler mais sont plutôt dues à la réorganisation des grains de sable et de matière géologique de la surface par les mouvements de l'eau salée. Il se pourrait aussi que ces flux modifiassent la rugosité du sol martien de sorte que ce dernier parût plus obscur. Pourtant, la disparition de ces lignes une fois les températures largement retombées et l'entrée dans la saison froide consommée est plus difficilement explicable : la glace devrait permettre de les figer jusqu'à la saison prochaine sans les faire s'évanouir. Pas moins de neuf zones de l'hémisphère sud de la planète Mars présentent à des latitudes moyennes présentent ce type de stries, particulièrement près de l'équateur. Bien entendu, ces conjectures relancent le débat scientifique mondial sur la présence d'eau à la surface de Mars ou dans les profondeurs de l'astre, débat ouvert il y a déjà de nombreux années et plus que polémique.
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Ramiro de Maeztu
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Le chanteur de flamenco numancien Pitingo, de son véritable nom Antonio Manuel Álvarez Vélez, lors de sa participation au dernier Festival de Chant Flamenco de las Minas, à La Unión (Province de Península del Ponente)</center>
Il y a sept ans, un parfait inconnu répondant au nom d'artiste de Pitingo, gagnait sur la prestigieuse scène de La Unión (Province de Península del Ponente) le Prix de la Révélation Masculine du Festival de Chant Flamenco de las Minas ("Festival de Cante Flamenco de las Minas", en castillan). Quelques heures plus tard, quels spectateurs se souvenaient encore du nom, du visage, du talent ou de la manière de chanter de cet artiste ? Vendredi dernier, lors du gala qui ouvrait le cinquantième Festival de Chant Flamenco de las Minas, il était reçu par une foule enthousiaste dans cette même bourgade de La Unión. Véritable célébrité du flamenco, cet art musical et chorégraphique séculaire propre au Royaume Canoviste de Numancia, était acclamé par un public varié, composé de passionnés de la première heure, de familles nombreuses et de très nombreux jeunes attirés par la kyrielle de grands noms du flamenco. Mais le chanteur ("cantaor", en espagnol, selon la terminologie spécifique du flamenco), qui présentait aux spectateurs son dernier disque intitulé Amén (Amen, en français), avait aussi une autre tâche de grande importance dans la soirée. Il devait en effet inaugurer, non loin du théâtre flamenco, le "Paseo de las Estrellas" ("Promenade des Célébrités", en français), sorte de "boulevard de la gloire" réservé à cette musique traditionnelle. Il s'y trouve bien entendu une plaque à son nom, mais également une autre en hommage à feu Enrique Morente, inaugurée en compagnie de la famille de ce dernier.
Lors de sa participation à ce cinquantième Festival de Chant Flamenco de las Minas, Pitingo, de son véritable nom Antonio Manuel Álvarez Vélez, a débuté par de l'art majeur ("cante jondo", en castillan), debout ou assis sur un tabouret. Il a notamment mis à l'honneur des "soleares", des "malagueñas" et des "fandangos" de sa ville natale, Ayamonte (Province de Península del Ponente). Sa voix, qui rappelle par bien des aspects celle de Juan Santos, dit Arcángel ("Archange", en français), présente aussi de nombreux échos du regretté Enrique Morente. Mais elle reste largement personnelle et inimitable et, comme le dirait le chanteur lui-même, il chante "a mi manera" ("à ma manière", en français). Malgré tout, il respecte l'ensemble des canons du "cante jondo" (le flamenco étant un art plus que codifié) et interprète de grands classiques ou des titres de son cru dans la plus pure des traditions orthodoxes. Accompagné à la guitare par Juan Carmona, ancien musicien du groupe Quetama et membre du groupement d'Habichuela, il sait s'entourer des géants de son art pour rehausser ses créations originales à la fois osées et sublimes. Il a choisi pour ouvrir le plus célèbre festival de flamenco au monde un titre d'Antonio Machín, sur un rythme de "bulería".
Il a amplement dialogué avec son public, justifiant notamment sa manière de comprendre l'art flamenco. Il a notamment confié qu'il appréciait tout particulièrement les "seguidillas", mais a aussi expliqué que, sans cet art séculaire, il n'aurait probablement pas su quoi faire de sa vie. Il a par ailleurs évoqué nombre de ses amis spécialistes du genre de la "seguidilla", comme Benito de Cádiz ou Chano Lobato, mais également d'autres chanteurs de flamenco qui ont partagé sa vie d'une manière ou d'un autre, comme Fernanda de Utrera. Mais Pitingo n'a pas nécessairement besoin de se placer sous le signe de spécialistes du genre pour être un artiste extraordinaire : il domine parfaitement l'art scénique et sait poser sa voix sur tout type de rythme et de mélodie. Il se rapproche grandement des "opéras du flamenco" ("óperas flamencas", en espagnol) qui faisaient le bonheur du public dans les années 1920 et 1930. A l'époque, c'était les Juan Marchena ou José Valderrama qui enchantaient les spectateurs par leur maestria; aujourd'hui, c'est Antonio Manuel Álvarez Vélez qui est sur le devant de la scène.
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/68/3/3/c/20110806elpepuage_2-2bcbd31.jpg.htm][img]http://img68.xooimage.com/files/0/3/1/20110806elpepuage_2-2bcbd32.jpg[/img][/url]
Le chanteur de flamenco numancien Pitingo, de son véritable nom Antonio Manuel Álvarez Vélez, lors de sa participation au dernier Festival de Chant Flamenco de las Minas, à La Unión (Province de Península del Ponente)</center>
Il y a sept ans, un parfait inconnu répondant au nom d'artiste de Pitingo, gagnait sur la prestigieuse scène de La Unión (Province de Península del Ponente) le Prix de la Révélation Masculine du Festival de Chant Flamenco de las Minas ("Festival de Cante Flamenco de las Minas", en castillan). Quelques heures plus tard, quels spectateurs se souvenaient encore du nom, du visage, du talent ou de la manière de chanter de cet artiste ? Vendredi dernier, lors du gala qui ouvrait le cinquantième Festival de Chant Flamenco de las Minas, il était reçu par une foule enthousiaste dans cette même bourgade de La Unión. Véritable célébrité du flamenco, cet art musical et chorégraphique séculaire propre au Royaume Canoviste de Numancia, était acclamé par un public varié, composé de passionnés de la première heure, de familles nombreuses et de très nombreux jeunes attirés par la kyrielle de grands noms du flamenco. Mais le chanteur ("cantaor", en espagnol, selon la terminologie spécifique du flamenco), qui présentait aux spectateurs son dernier disque intitulé Amén (Amen, en français), avait aussi une autre tâche de grande importance dans la soirée. Il devait en effet inaugurer, non loin du théâtre flamenco, le "Paseo de las Estrellas" ("Promenade des Célébrités", en français), sorte de "boulevard de la gloire" réservé à cette musique traditionnelle. Il s'y trouve bien entendu une plaque à son nom, mais également une autre en hommage à feu Enrique Morente, inaugurée en compagnie de la famille de ce dernier.
Lors de sa participation à ce cinquantième Festival de Chant Flamenco de las Minas, Pitingo, de son véritable nom Antonio Manuel Álvarez Vélez, a débuté par de l'art majeur ("cante jondo", en castillan), debout ou assis sur un tabouret. Il a notamment mis à l'honneur des "soleares", des "malagueñas" et des "fandangos" de sa ville natale, Ayamonte (Province de Península del Ponente). Sa voix, qui rappelle par bien des aspects celle de Juan Santos, dit Arcángel ("Archange", en français), présente aussi de nombreux échos du regretté Enrique Morente. Mais elle reste largement personnelle et inimitable et, comme le dirait le chanteur lui-même, il chante "a mi manera" ("à ma manière", en français). Malgré tout, il respecte l'ensemble des canons du "cante jondo" (le flamenco étant un art plus que codifié) et interprète de grands classiques ou des titres de son cru dans la plus pure des traditions orthodoxes. Accompagné à la guitare par Juan Carmona, ancien musicien du groupe Quetama et membre du groupement d'Habichuela, il sait s'entourer des géants de son art pour rehausser ses créations originales à la fois osées et sublimes. Il a choisi pour ouvrir le plus célèbre festival de flamenco au monde un titre d'Antonio Machín, sur un rythme de "bulería".
Il a amplement dialogué avec son public, justifiant notamment sa manière de comprendre l'art flamenco. Il a notamment confié qu'il appréciait tout particulièrement les "seguidillas", mais a aussi expliqué que, sans cet art séculaire, il n'aurait probablement pas su quoi faire de sa vie. Il a par ailleurs évoqué nombre de ses amis spécialistes du genre de la "seguidilla", comme Benito de Cádiz ou Chano Lobato, mais également d'autres chanteurs de flamenco qui ont partagé sa vie d'une manière ou d'un autre, comme Fernanda de Utrera. Mais Pitingo n'a pas nécessairement besoin de se placer sous le signe de spécialistes du genre pour être un artiste extraordinaire : il domine parfaitement l'art scénique et sait poser sa voix sur tout type de rythme et de mélodie. Il se rapproche grandement des "opéras du flamenco" ("óperas flamencas", en espagnol) qui faisaient le bonheur du public dans les années 1920 et 1930. A l'époque, c'était les Juan Marchena ou José Valderrama qui enchantaient les spectateurs par leur maestria; aujourd'hui, c'est Antonio Manuel Álvarez Vélez qui est sur le devant de la scène.
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<center>Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia</center>
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Sur cette roche découverte par des scientifiques numanciens au Java, l'empreinte d'une patte de tétrapode polaire apparaît très nettement</center>
Ce sont des blocs de grès détachés d'une falaise des monts volcaniques de Keahi (Confédération des États Javaïtes) qui ont permis à une équipe de scientifiques numanciens de découvrir un précieux trésor paléontologique : près de vingt empreintes diverses et variées de dinosaures. Il s'agit d'espèces ayant vécu entre 120 et 110 millions d'années avant Jésus-Christ, dont des théropodes, des bipèdes et des carnivores de tailles très différentes (du plus petit au gigantesque) et probablement de sexe et d'âge différents. "Il pourrait s'agir en partie", nous confiait par téléphone le directeur de cette expédition vicaskarane, Germán Pardo García, "d'une famille de dinosaures avec un mâle, une femelle et un petit, même si, pour le moment, il s'agit d'une pure conjecture." Les paléontologues qui composent son équipe sont tous de jeunes chercheurs frais émoulus ou des doctorants de l'Université Royale Canoviste d'Hispalis (Province d'Hispania). Ils supposent que ces traces vont leur permettre de mieux comprendre comment les dinosaures interagissaient dans les milieux polaires (la plaque tectonique vicaskarane est partiellement issue d'une ancienne plaque polaire) durant une ère géologique donnée. C'est tout du moins ce qu'ils l'ont fait comprendre dans un communiqué envoyé au Ministère de la Culture et de l'Éducation, qui finance une partie de leur voyage.
Ces dinosaures vivaient donc il y a plus de 100 millions d'années dans une région du globe aujourd'hui occupée par l'Antarctique, dans la nuit perpétuelle qui caractérise ce continent un semestre sur deux. La température moyenne de la Terre était néanmoins supérieure à celle d'aujourd'hui et le dégel printanier provoquait l'inondation des vallées. Pour Germán Pardo García, ces traces ont nécessairement été imprimées dans le sol en été : en hiver, le sol était congelé et n'aurait pu être déformé de la sorte par le passage des dinosaures. Cette découverte, une fois dument photographiée et étudiée, sera présentée dans la revue nationale spécialisée Ciencias (Sciences, en français), et constituera sans nul doute la plus importante collection de traces de dinosaures polaires découvertes dans l'hémisphère sud. Le Java, riche en fossiles et ossements préhistoriques divers, avait déjà été le lieu de grandes découvertes en la matière, mais jamais des ichnites aussi nettes et nombreuses n'y avait été trouvées. Dès 2006, plusieurs équipes de scientifiques internationaux y avaient cependant excavé des restes d'un tyrannosaure et d'un ankylosaure polaires.
Les blocs de grès situés dans la région volcanique de Keahi et qui comportent ces ichnites se trouvent exactement sur le plateau de Milanesia, dans le Parc Naturel d'Otways, où les collines et les reliefs montagneux ont en partie été formés par des sédiments accumulés durant plus de deux millions d'années. L'activité volcanique, qui présente toujours un risque dans la zone, permet de temps à autre le détachement d'importants pans de roche. C'est dans l'un de ces blocs, datés du crétacé inférieur, qu'on été découvertes les traces de dinosaures polaires. L'année dernière, Germán Pardo García avait déjà découvert un pan de grès avec trois empreintes de patte du même dinosaure, un petit spécimen de la taille d'une poule. Le deuxième bloc, découvert il y a quelques jours, a été trouvé par hasard par le guide javaïte de l'équipe numancienne, Greg Denney, habitant de la zone. Le plus grand des dinosaures y ayant laissé sa trace devait avoir la taille d'une imposante grue.
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Sur cette roche découverte par des scientifiques numanciens au Java, l'empreinte d'une patte de tétrapode polaire apparaît très nettement</center>
Ce sont des blocs de grès détachés d'une falaise des monts volcaniques de Keahi (Confédération des États Javaïtes) qui ont permis à une équipe de scientifiques numanciens de découvrir un précieux trésor paléontologique : près de vingt empreintes diverses et variées de dinosaures. Il s'agit d'espèces ayant vécu entre 120 et 110 millions d'années avant Jésus-Christ, dont des théropodes, des bipèdes et des carnivores de tailles très différentes (du plus petit au gigantesque) et probablement de sexe et d'âge différents. "Il pourrait s'agir en partie", nous confiait par téléphone le directeur de cette expédition vicaskarane, Germán Pardo García, "d'une famille de dinosaures avec un mâle, une femelle et un petit, même si, pour le moment, il s'agit d'une pure conjecture." Les paléontologues qui composent son équipe sont tous de jeunes chercheurs frais émoulus ou des doctorants de l'Université Royale Canoviste d'Hispalis (Province d'Hispania). Ils supposent que ces traces vont leur permettre de mieux comprendre comment les dinosaures interagissaient dans les milieux polaires (la plaque tectonique vicaskarane est partiellement issue d'une ancienne plaque polaire) durant une ère géologique donnée. C'est tout du moins ce qu'ils l'ont fait comprendre dans un communiqué envoyé au Ministère de la Culture et de l'Éducation, qui finance une partie de leur voyage.
Ces dinosaures vivaient donc il y a plus de 100 millions d'années dans une région du globe aujourd'hui occupée par l'Antarctique, dans la nuit perpétuelle qui caractérise ce continent un semestre sur deux. La température moyenne de la Terre était néanmoins supérieure à celle d'aujourd'hui et le dégel printanier provoquait l'inondation des vallées. Pour Germán Pardo García, ces traces ont nécessairement été imprimées dans le sol en été : en hiver, le sol était congelé et n'aurait pu être déformé de la sorte par le passage des dinosaures. Cette découverte, une fois dument photographiée et étudiée, sera présentée dans la revue nationale spécialisée Ciencias (Sciences, en français), et constituera sans nul doute la plus importante collection de traces de dinosaures polaires découvertes dans l'hémisphère sud. Le Java, riche en fossiles et ossements préhistoriques divers, avait déjà été le lieu de grandes découvertes en la matière, mais jamais des ichnites aussi nettes et nombreuses n'y avait été trouvées. Dès 2006, plusieurs équipes de scientifiques internationaux y avaient cependant excavé des restes d'un tyrannosaure et d'un ankylosaure polaires.
Les blocs de grès situés dans la région volcanique de Keahi et qui comportent ces ichnites se trouvent exactement sur le plateau de Milanesia, dans le Parc Naturel d'Otways, où les collines et les reliefs montagneux ont en partie été formés par des sédiments accumulés durant plus de deux millions d'années. L'activité volcanique, qui présente toujours un risque dans la zone, permet de temps à autre le détachement d'importants pans de roche. C'est dans l'un de ces blocs, datés du crétacé inférieur, qu'on été découvertes les traces de dinosaures polaires. L'année dernière, Germán Pardo García avait déjà découvert un pan de grès avec trois empreintes de patte du même dinosaure, un petit spécimen de la taille d'une poule. Le deuxième bloc, découvert il y a quelques jours, a été trouvé par hasard par le guide javaïte de l'équipe numancienne, Greg Denney, habitant de la zone. Le plus grand des dinosaures y ayant laissé sa trace devait avoir la taille d'une imposante grue.
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Ramiro de Maeztu
<center>Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia</center>
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/70/c/3/e/escritor_antonio_...z_molina-2bdd1dc.jpg.htm][img]http://img70.xooimage.com/files/2/1/d/escritor_antonio_...z_molina-2bdd1dd.jpg[/img][/url]
Le grand écrivain numancien Antonio Muñoz Molina, académicien depuis 1996, lors de notre rencontre avec lui, hier</center>
La dernière fois que nous avions rencontré le romancier Antonio Muñoz Molina, c'était au Palais de la Madeleine ("Palacio de la Magdalena", en castillan) de Filipina (Province d'Astur). Il venait d'achever son dernier ouvrage en date, La Noche de los tiempos (La Nuit des temps, en français) et attendait impatiemment un appel de sa maison d'édition habituelle, Planeta. Ce roman est en quelque sorte l'exemple-type des bouleversements qu'a connus le Royaume Canoviste de Numancia depuis sa naissance, à Úbeda (Province de Península del Ponente), en 1956, depuis la monarchie carliste jusqu'à la dynastie canoviste en passant par la République autoritaire. "J'ai toujours voulu relater ce passage du temps, ce voyage individuel et collectif", nous confiait-il ce matin lors d'une nouvelle rencontre, toujours au Palais de la Madeleine. "Je veux aussi démontrer", poursuivait-il, "que le passé d'un pays est inscrit en chacun de nous, surtout au Numancia où tous les sujets de Sa Majesté Sérénissime Felipe V sont si patriotes et attachés à leur nation." Nous l'avons rencontré quelques heures avant qu'il ne donne son premier cours à l'Université Internationale Menéndez Pelayo de Filipina, où il a été affecté à sa demande en juillet dernier. Pendant tout le mois de septembre et d'octobre, il a commencé par réaliser un séminaire autour du thème "Itinerarios de un aprendizaje" ("Itinéraires d'un apprentissage", en français). Un vrai succès, comme l'on pouvait s'en douter.
Il a voulu apprendre aux étudiants numanciens ou étrangers non pas comment l'on devient écrivain mais comment l'on acquiert le goût véritable de la littérature et des belles lettres, sans dédaigner d'autres champs du savoir, comme les sciences humaines. "Les éléments de la création littéraire", nous expliquait-il, "viennent de la nécessité de comprendre le monde dans lequel nous vivons." Il ajoutait, le sourire aux lèvres : "Car être écrivain n'a rien d'exceptionnel ! Même si nous ne rédigeons pas tous quelque chose, nous tentons tous d'écrire le roman de notre vie, de lui donner un sens personnel en plus de son sens collectif." Puis il nous affirmait : "Ma vie a eu la caractéristique de commencer dans un monde donné, avec ses réalités, ses atouts et ses limites, et de se poursuivre dans un monde complètement différent, avec d'autres avantages et d'autres contraintes. Nous avons la chance au Numancia de pouvoir reprendre le passé, d'en débattre, de le modifier aussi au gré de nos découvertes et de nos analyses. Cela nous sert à mieux comprendre le présent et à mieux aborder l'avenir." En plus d'un bref exposé concernant son dernier roman, Plenilunio (Pleine lune, en français), Antonio Muñoz Molina a aussi conversé avec le public du grand amphithéâtre ("paraninfo", en espagnol) de l'Université Internationale Menéndez Pelayo.
Il a donné de nombreux détails sur la création de son œuvre, vaste et complexe, sur l'identité de ses narrateurs, sur l'influence de son entourage dans la rédaction de ses romans, de ses expériences et des auteurs qu'il admire le plus, depuis le Quantarien Jules Verne jusqu'au Rostov Léon Tolstoï en passant par le Numancien Miguel de Saavedra. Si l'auteur du Jinete rostoviano (Cavalier rostov, en français) n'a pas pour habitude de se mêler de la vie politique du pays, il a tout de même dit admirer l'actuel Président du Gouvernement, Don Alfonso Nieto Soria, pour "son calme olympien" et "son labeur réformiste". Il pense aussi que le Numancia dans son ensemble doit infatigablement travailler pour son avenir car "rien n'est jamais acquis et tout est à refaire chaque jour : tout peut toujours être remis en cause, mis en danger..." Il ajoutait : "Certaines choses que nous faisions jadis étaient en soi mauvaises ou mal faites. Nous ne pouvons plus repousser la réforme de certains éléments, tant au niveau politique qu'économique ou social." Malgré tout, il refuse de s'engager en politique et nous disait ce matin : "Dans le grand fracas du combat d'idées, la littérature s'offre comme un repos, un soulagement que je ne troquerais pour rien au monde... sauf pour le paradis céleste, peut-être !"
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Le grand écrivain numancien Antonio Muñoz Molina, académicien depuis 1996, lors de notre rencontre avec lui, hier</center>
La dernière fois que nous avions rencontré le romancier Antonio Muñoz Molina, c'était au Palais de la Madeleine ("Palacio de la Magdalena", en castillan) de Filipina (Province d'Astur). Il venait d'achever son dernier ouvrage en date, La Noche de los tiempos (La Nuit des temps, en français) et attendait impatiemment un appel de sa maison d'édition habituelle, Planeta. Ce roman est en quelque sorte l'exemple-type des bouleversements qu'a connus le Royaume Canoviste de Numancia depuis sa naissance, à Úbeda (Province de Península del Ponente), en 1956, depuis la monarchie carliste jusqu'à la dynastie canoviste en passant par la République autoritaire. "J'ai toujours voulu relater ce passage du temps, ce voyage individuel et collectif", nous confiait-il ce matin lors d'une nouvelle rencontre, toujours au Palais de la Madeleine. "Je veux aussi démontrer", poursuivait-il, "que le passé d'un pays est inscrit en chacun de nous, surtout au Numancia où tous les sujets de Sa Majesté Sérénissime Felipe V sont si patriotes et attachés à leur nation." Nous l'avons rencontré quelques heures avant qu'il ne donne son premier cours à l'Université Internationale Menéndez Pelayo de Filipina, où il a été affecté à sa demande en juillet dernier. Pendant tout le mois de septembre et d'octobre, il a commencé par réaliser un séminaire autour du thème "Itinerarios de un aprendizaje" ("Itinéraires d'un apprentissage", en français). Un vrai succès, comme l'on pouvait s'en douter.
Il a voulu apprendre aux étudiants numanciens ou étrangers non pas comment l'on devient écrivain mais comment l'on acquiert le goût véritable de la littérature et des belles lettres, sans dédaigner d'autres champs du savoir, comme les sciences humaines. "Les éléments de la création littéraire", nous expliquait-il, "viennent de la nécessité de comprendre le monde dans lequel nous vivons." Il ajoutait, le sourire aux lèvres : "Car être écrivain n'a rien d'exceptionnel ! Même si nous ne rédigeons pas tous quelque chose, nous tentons tous d'écrire le roman de notre vie, de lui donner un sens personnel en plus de son sens collectif." Puis il nous affirmait : "Ma vie a eu la caractéristique de commencer dans un monde donné, avec ses réalités, ses atouts et ses limites, et de se poursuivre dans un monde complètement différent, avec d'autres avantages et d'autres contraintes. Nous avons la chance au Numancia de pouvoir reprendre le passé, d'en débattre, de le modifier aussi au gré de nos découvertes et de nos analyses. Cela nous sert à mieux comprendre le présent et à mieux aborder l'avenir." En plus d'un bref exposé concernant son dernier roman, Plenilunio (Pleine lune, en français), Antonio Muñoz Molina a aussi conversé avec le public du grand amphithéâtre ("paraninfo", en espagnol) de l'Université Internationale Menéndez Pelayo.
Il a donné de nombreux détails sur la création de son œuvre, vaste et complexe, sur l'identité de ses narrateurs, sur l'influence de son entourage dans la rédaction de ses romans, de ses expériences et des auteurs qu'il admire le plus, depuis le Quantarien Jules Verne jusqu'au Rostov Léon Tolstoï en passant par le Numancien Miguel de Saavedra. Si l'auteur du Jinete rostoviano (Cavalier rostov, en français) n'a pas pour habitude de se mêler de la vie politique du pays, il a tout de même dit admirer l'actuel Président du Gouvernement, Don Alfonso Nieto Soria, pour "son calme olympien" et "son labeur réformiste". Il pense aussi que le Numancia dans son ensemble doit infatigablement travailler pour son avenir car "rien n'est jamais acquis et tout est à refaire chaque jour : tout peut toujours être remis en cause, mis en danger..." Il ajoutait : "Certaines choses que nous faisions jadis étaient en soi mauvaises ou mal faites. Nous ne pouvons plus repousser la réforme de certains éléments, tant au niveau politique qu'économique ou social." Malgré tout, il refuse de s'engager en politique et nous disait ce matin : "Dans le grand fracas du combat d'idées, la littérature s'offre comme un repos, un soulagement que je ne troquerais pour rien au monde... sauf pour le paradis céleste, peut-être !"
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La capitale du Royaume Canoviste de Numancia, Hispalis (Province d'Hispania), échappe-t-elle à cette triste règle scientifique ?</center>
Vivre en ville, particulièrement dans les plus grandes métropoles mondiales, semble favoriser les dépressions, l'anxiété et même certains troubles psychiques plus graves pouvant aller jusqu'à la schizophrénie : c'est une hypothèse scientifique formulée il y a une dizaine d'années et généralement admise par la communauté internationale. Mais des scientifiques numanciens viennent d'en conclure, à l'issue d'une étude réalisée dans plusieurs métropoles occidentales (Hellington, Lyöns, Warrington et Amache Picha-Ak), que la ville ne convient pas au cerveau humain. Les coupables clairement identifiés aux États-Unis de Pelabssa, en République Fédérale du Quantar, au Royaume du Midland et en République Démocratique du Ranekika ne sont guère surprenants : stress, manque de liens sociaux forts, plus grande consommation de drogue... Des maux que l'on retrouve très peu dans des capitales comme Hispalis (Province d'Hispania) ou Ademtown (Royaume du Thorval), situées dans des pays où la solidarité et le facteur religieux influencent les relations sociales y compris en ville. Mais, au-delà de ces constats généraux, il semblerait que le cerveau de ceux qui sont nés et ont grandi dans une grande ville, qu'elle soit occidentale ou orientale, réagisse différemment au stress et à la pression de la vie quotidienne.
L'habitat urbain semble être l'un des principaux facteurs de schizophrénie dans le monde et ces conséquences devraient être prises en compte dans les plans d'urbanisme des mégapoles. Aujourd'hui, selon des données récemment dévoilées par la Ministre de l'Industrie, de la Ville, des Mines et de l'Énergie, Doña Carmen Vega Diego, c'est dans les 500 villes de la planète qui comptent entre un et vingt millions d'habitants que réside plus de la moitié de la population mondiale. Et, au vu des tendances actuelles, c'est 70% de la population mondiale qui y vivra dès 2030. C'est à partir des années 1940 que les premières hypothèses concernant la responsabilité de l'environnement urbain sur l'apparition des schizophrénies sont apparues. Mais, selon le directeur de l'équipe numancienne à l'origine de la nouvelle conjecture susnommée, Francisco Martínez Cordero, il manque encore la pièce-clef : la démonstration du rapport de cause à effet, la mise en évidence du mécanisme plausible qui permette de reconsidérer le problème. Responsable du Département de Psychiatrie et de Neuropsychologie de l'Hôpital de la Paix d'Hispalis, complète toutefois ses conclusions.
Bien évidemment, des maux comme la dépression ou le stress dépendent en effet aussi des réseaux sociaux des citadins, de leur accès plus ou moins important aux services sociaux ou médicaux, de leur appartenance ou non à une minorité, de leur position socioéconomique... De même, dans les familles nombreuses, la propension à ces maux mentaux est moins forte que dans les familles à enfant unique. C'est du côté du stress que les premières investigations ont été menées par l'équipe de Francisco Martínez Cordero. En effet, l'accumulation et la répétition de situations stressantes pourraient supposer d'importants bouleversements de type psychotique. C'est tout du moins la première conjecture adoptée par la plupart des scientifiques lorsqu'ils abordent le problème. Pour vérifier cette hypothèse, des ruraux et des citadins ont été passés au scanner par les chercheurs numanciens en charge de cette enquête scientifique, mais uniquement dans des situations de stress intense. L'expérience était simple : un problème était posé par écrit aux volontaires, lesquels recevaient de nombreuses désapprobations et critiques négatives de la part de l'équipe de Francisco Martínez Cordero. Selon les conclusions de cette étude, publiées dans la revue spécialisée nationale Naturaleza (Nature, en français), deux zones étaient particulièrement sollicitées chez les citadins : la zone de régulation des amygdales et des sentiments négatifs; et la zone du cortex appelée cingulum. Une association claire qui devra être confirmée par des expérimentations complémentaires.
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La capitale du Royaume Canoviste de Numancia, Hispalis (Province d'Hispania), échappe-t-elle à cette triste règle scientifique ?</center>
Vivre en ville, particulièrement dans les plus grandes métropoles mondiales, semble favoriser les dépressions, l'anxiété et même certains troubles psychiques plus graves pouvant aller jusqu'à la schizophrénie : c'est une hypothèse scientifique formulée il y a une dizaine d'années et généralement admise par la communauté internationale. Mais des scientifiques numanciens viennent d'en conclure, à l'issue d'une étude réalisée dans plusieurs métropoles occidentales (Hellington, Lyöns, Warrington et Amache Picha-Ak), que la ville ne convient pas au cerveau humain. Les coupables clairement identifiés aux États-Unis de Pelabssa, en République Fédérale du Quantar, au Royaume du Midland et en République Démocratique du Ranekika ne sont guère surprenants : stress, manque de liens sociaux forts, plus grande consommation de drogue... Des maux que l'on retrouve très peu dans des capitales comme Hispalis (Province d'Hispania) ou Ademtown (Royaume du Thorval), situées dans des pays où la solidarité et le facteur religieux influencent les relations sociales y compris en ville. Mais, au-delà de ces constats généraux, il semblerait que le cerveau de ceux qui sont nés et ont grandi dans une grande ville, qu'elle soit occidentale ou orientale, réagisse différemment au stress et à la pression de la vie quotidienne.
L'habitat urbain semble être l'un des principaux facteurs de schizophrénie dans le monde et ces conséquences devraient être prises en compte dans les plans d'urbanisme des mégapoles. Aujourd'hui, selon des données récemment dévoilées par la Ministre de l'Industrie, de la Ville, des Mines et de l'Énergie, Doña Carmen Vega Diego, c'est dans les 500 villes de la planète qui comptent entre un et vingt millions d'habitants que réside plus de la moitié de la population mondiale. Et, au vu des tendances actuelles, c'est 70% de la population mondiale qui y vivra dès 2030. C'est à partir des années 1940 que les premières hypothèses concernant la responsabilité de l'environnement urbain sur l'apparition des schizophrénies sont apparues. Mais, selon le directeur de l'équipe numancienne à l'origine de la nouvelle conjecture susnommée, Francisco Martínez Cordero, il manque encore la pièce-clef : la démonstration du rapport de cause à effet, la mise en évidence du mécanisme plausible qui permette de reconsidérer le problème. Responsable du Département de Psychiatrie et de Neuropsychologie de l'Hôpital de la Paix d'Hispalis, complète toutefois ses conclusions.
Bien évidemment, des maux comme la dépression ou le stress dépendent en effet aussi des réseaux sociaux des citadins, de leur accès plus ou moins important aux services sociaux ou médicaux, de leur appartenance ou non à une minorité, de leur position socioéconomique... De même, dans les familles nombreuses, la propension à ces maux mentaux est moins forte que dans les familles à enfant unique. C'est du côté du stress que les premières investigations ont été menées par l'équipe de Francisco Martínez Cordero. En effet, l'accumulation et la répétition de situations stressantes pourraient supposer d'importants bouleversements de type psychotique. C'est tout du moins la première conjecture adoptée par la plupart des scientifiques lorsqu'ils abordent le problème. Pour vérifier cette hypothèse, des ruraux et des citadins ont été passés au scanner par les chercheurs numanciens en charge de cette enquête scientifique, mais uniquement dans des situations de stress intense. L'expérience était simple : un problème était posé par écrit aux volontaires, lesquels recevaient de nombreuses désapprobations et critiques négatives de la part de l'équipe de Francisco Martínez Cordero. Selon les conclusions de cette étude, publiées dans la revue spécialisée nationale Naturaleza (Nature, en français), deux zones étaient particulièrement sollicitées chez les citadins : la zone de régulation des amygdales et des sentiments négatifs; et la zone du cortex appelée cingulum. Une association claire qui devra être confirmée par des expérimentations complémentaires.
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Ramiro de Maeztu
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Une maquette à l'échelle des huit planètes du système solaire, auxquelles il faut rajouter la protoplanète Pluton, retirée de la liste officielle il y a quelques années. Uranus et Neptune sont les deux planètes bleu-vert du milieu.</center>
Des huit planètes que compte notre système solaire, une seule abrite la vie (la Terre) et cinq ont déjà reçu la visite de l'homme d'une manière ou d'une autre (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne). Pour certaines, comme l'étoile du berger ou la planète rouge, des engins spatiaux s'y sont même posés pour en livrer des clichés au niveau du sol. Même Pluton, qui n'est plus compté comme une planète depuis quelques années, a vu la sonde pelabssienne New Horizons ("Nouveaux Horizons", en français) entrer dans son orbite il y a deux ans afin de mieux connaître ce corps céleste aux confins de notre système solaire. Il nous semble aujourd'hui qu'il est facile de voyager vers nos voisins spatiaux et que nous pouvons tout connaître d'eux en un claquement de doigt. Mais il n'en est rien : cela prend du temps, demande de relever d'importants défis scientifiques et coûte beaucoup d'argent aux agences spatiales du monde entier. Aujourd'hui, quelques sondes et télescopes spatiaux sont en orbite autour de planètes, comme les géantes Jupiter et Pluton. Mais qu'en est-il d'Uranus et Neptune, les deux dernières planètes gazeuses manquantes ? "Il est possible que, dans les cinq années à venir, une sonde spatiale numancienne soit envoyée depuis la base spatiale Isabel Ière vers ces deux planètes, mais rien de sûr pour le moment..."
Ce message, c'est l'un des scientifiques du Centre de Commandement, d'Entraînement et de Recherches de Palaciosrubios (Province de Península del Ponente), dans la banlieue de Nicolasol, Roberto Fernández de la Vega Lombán, qui nous l'a transmis. Mais il faudra d'abord s'intéresser à plusieurs satellites naturels de Jupiter (dont Europe) ainsi que de Saturne (dont Titan et Encelade). Et il faudra aussi développer certaines technologies, comme le principe de l'aérocapture qui permet de freiner l'entrée d'un engin dans l'atmosphère d'une planète sans avoir à utiliser de moteur. Et le célèbre astronome numancien Agustín Sánchez-Lavega de compléter : "Il serait plus qu'intéressant d'envoyer des missions astronomiques vers Uranus et Neptune, un couple de planètes très proches clairement différencier de l'autre couple gazeux, Jupiter et Saturne." Les deux géants de glace n'ont jamais été très absents des plans de l'Agence Spatiale Numancienne ("Agencia Espacial Numántica", en castillan), mais leur distance à la Terre est gigantesque, d'où le temps que nécessitent la préparation de missions non habitées vers Uranus et Neptune. Malgré tout, les plus optimistes des spécialistes nationaux estiment qu'avec l'aide de la Rostovie, une mission vers ces deux sphères sera possible dès 2020 ou 2021.
Par opposition à Jupiter, qui représente plus de 300 fois la masse de la Terre, Uranus et Neptune pèsent entre 17 et 15 fois la masse terrestre respectivement. Elles sont donc certes a priori moins riches et intéressantes que leur consœur, même si nous n'en savons pas encore aujourd'hui beaucoup sur leur compte. En attendant, Jupiter et Saturne nous offrent déjà leurs mystères par le truchement de sondes spatiales rostoves. "Jupiter et Saturne se ressemblent sans se ressembler", ajoutait Agustín Sánchez-Lavega, "tant dans leurs anneaux que leur champ magnétique ou leurs principaux satellites naturels : étudier ces différences sera dans tous les cas fondamental pour l'astrobiologie." De nombreuses inconnues subsistent aussi sur leur compte : ces planètes disposent-elles d'un cœur rocheux ? Comment apparaissent les tempêtes qui balayent leur atmosphère avec violence ? Et parvenir jusqu'à ces deux géantes est déjà une gageure : Jupiter se situe à plus de 770 millions de kilomètres du Soleil, c'est-à-dire à 5,2 fois la distance entre la Terre et le Soleil. Pour Saturne, cette distance est même doublée. Ne parlons même pas d'Uranus et de Neptune, ou plutôt parlons-en : pour la première, cette distance est de 19 fois la distance entre la Terre et le Soleil; pour la seconde, l'on va jusqu'à 30 fois. Pour le moment, de la science-fiction, donc, mais peut-être pas pour longtemps.
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Une maquette à l'échelle des huit planètes du système solaire, auxquelles il faut rajouter la protoplanète Pluton, retirée de la liste officielle il y a quelques années. Uranus et Neptune sont les deux planètes bleu-vert du milieu.</center>
Des huit planètes que compte notre système solaire, une seule abrite la vie (la Terre) et cinq ont déjà reçu la visite de l'homme d'une manière ou d'une autre (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne). Pour certaines, comme l'étoile du berger ou la planète rouge, des engins spatiaux s'y sont même posés pour en livrer des clichés au niveau du sol. Même Pluton, qui n'est plus compté comme une planète depuis quelques années, a vu la sonde pelabssienne New Horizons ("Nouveaux Horizons", en français) entrer dans son orbite il y a deux ans afin de mieux connaître ce corps céleste aux confins de notre système solaire. Il nous semble aujourd'hui qu'il est facile de voyager vers nos voisins spatiaux et que nous pouvons tout connaître d'eux en un claquement de doigt. Mais il n'en est rien : cela prend du temps, demande de relever d'importants défis scientifiques et coûte beaucoup d'argent aux agences spatiales du monde entier. Aujourd'hui, quelques sondes et télescopes spatiaux sont en orbite autour de planètes, comme les géantes Jupiter et Pluton. Mais qu'en est-il d'Uranus et Neptune, les deux dernières planètes gazeuses manquantes ? "Il est possible que, dans les cinq années à venir, une sonde spatiale numancienne soit envoyée depuis la base spatiale Isabel Ière vers ces deux planètes, mais rien de sûr pour le moment..."
Ce message, c'est l'un des scientifiques du Centre de Commandement, d'Entraînement et de Recherches de Palaciosrubios (Province de Península del Ponente), dans la banlieue de Nicolasol, Roberto Fernández de la Vega Lombán, qui nous l'a transmis. Mais il faudra d'abord s'intéresser à plusieurs satellites naturels de Jupiter (dont Europe) ainsi que de Saturne (dont Titan et Encelade). Et il faudra aussi développer certaines technologies, comme le principe de l'aérocapture qui permet de freiner l'entrée d'un engin dans l'atmosphère d'une planète sans avoir à utiliser de moteur. Et le célèbre astronome numancien Agustín Sánchez-Lavega de compléter : "Il serait plus qu'intéressant d'envoyer des missions astronomiques vers Uranus et Neptune, un couple de planètes très proches clairement différencier de l'autre couple gazeux, Jupiter et Saturne." Les deux géants de glace n'ont jamais été très absents des plans de l'Agence Spatiale Numancienne ("Agencia Espacial Numántica", en castillan), mais leur distance à la Terre est gigantesque, d'où le temps que nécessitent la préparation de missions non habitées vers Uranus et Neptune. Malgré tout, les plus optimistes des spécialistes nationaux estiment qu'avec l'aide de la Rostovie, une mission vers ces deux sphères sera possible dès 2020 ou 2021.
Par opposition à Jupiter, qui représente plus de 300 fois la masse de la Terre, Uranus et Neptune pèsent entre 17 et 15 fois la masse terrestre respectivement. Elles sont donc certes a priori moins riches et intéressantes que leur consœur, même si nous n'en savons pas encore aujourd'hui beaucoup sur leur compte. En attendant, Jupiter et Saturne nous offrent déjà leurs mystères par le truchement de sondes spatiales rostoves. "Jupiter et Saturne se ressemblent sans se ressembler", ajoutait Agustín Sánchez-Lavega, "tant dans leurs anneaux que leur champ magnétique ou leurs principaux satellites naturels : étudier ces différences sera dans tous les cas fondamental pour l'astrobiologie." De nombreuses inconnues subsistent aussi sur leur compte : ces planètes disposent-elles d'un cœur rocheux ? Comment apparaissent les tempêtes qui balayent leur atmosphère avec violence ? Et parvenir jusqu'à ces deux géantes est déjà une gageure : Jupiter se situe à plus de 770 millions de kilomètres du Soleil, c'est-à-dire à 5,2 fois la distance entre la Terre et le Soleil. Pour Saturne, cette distance est même doublée. Ne parlons même pas d'Uranus et de Neptune, ou plutôt parlons-en : pour la première, cette distance est de 19 fois la distance entre la Terre et le Soleil; pour la seconde, l'on va jusqu'à 30 fois. Pour le moment, de la science-fiction, donc, mais peut-être pas pour longtemps.
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Une photographie en noir et blanc du guitariste de flamenco Moraíto Chico (né en 1955)</center>
Nous avons appris avec regret le décès du guitariste de flamenco Manuel Morao Junquera, né en 1955 à Júcar (Province de Península del Ponente), dit Moraíto Chico en référence à la longue famille de flamenco dont il descendait. Né dans le quartier de Saint-Jacques, haut lieu de la culture du flamenco, et longtemps guitariste attitré du chanteur José Merced, était le principal représentant encore vivant de la musique dite nicolopolienne ("toque nicolopoliano", en castillan), remarquable à son rythme si particulier. Retrouvé sans vie hier soir dans un hôtel de Filipina (Province d'Astur), où il passait ses vacances, il a été transporté au funérarium de Vegaquemada, dans la banlieue de la métropole, où le public se presse déjà en masse pour aller lui rendre un dernier hommage. Veuf depuis 2002, il avait cinq enfants qui ont été les premiers prévenus du décès de leur père. Ses funérailles auront lieu, en l'absence de toute indication testamentaire, demain au Temple du Saint-Sauveur de Filipina, où sont attendues des milliers de personnes tant sa renommée était importante. Fils de Juan Morao et neveu de Manuel Morao, deux références de la musique nicolopolienne, Diego del Morao, qui venait d'éditer son premier disque chez la maison numancienne Cigarra, avait même dû remplacer Moraíto Chico ces derniers mois, dans le cadre de la tournée qu'il effectuait aux côtés de José Merced.
Sans le savoir vraiment, Manuel Morao Junquera a ainsi dit adieu à la scène et au public le 14 juin dernier, lors de sa dernière apparition pour un concert. Il jouait alors à Amache Picha-Ak (République Démocratique du Ranekika), devant l'ancienne Présidente du pays, Guillermina Marak-Ahertk en personne. Au Royaume Canoviste de Numancia, ses derniers travaux musicaux avaient été diffusés à la télévision, sur la chaîne privée régionale Canal Sur, dans le cadre de l'émission El sol, la sal, el son (Le soleil, le sel, le son, en français). Il avait également participé en mai dernier à la Biennale du Flamenco de sa ville natale, Júcar, présentant notamment un numéro remarqué lors du prologue, numéro intitulé Historias de viva voz (Histoires de vive voix, en français). Il avait enfin participé, début juin 2015, à plusieurs concerts collectifs dans tout le pays, dans le cadre d'une tournée baptisée Júcar - La uva y el cante (Júcar - Le raisin et le chant, en français). Mais Moraíto Chico était aussi admiré pour sa personnalité remarquable et son érudition impressionnante en matière de flamenco. Sans avoir jamais atteint les exploits techniques de certains autres chanteurs très doués, il interprétait ses morceaux favoris et des inédits avec une grande sensibilité et un sens inouï de la mélodie. Il avait débuté à onze ans à peine, lors d'un festival de flamenco pour jeunes organisé aux Arènes des Califes, à Júcar. Il n'a pourtant commencé à enregistrer des disques qu'à partir de 1992, avec Morao y oro (Morao et or, en français), au succès très timide.
La révélation est venue avec son second opus, simplement intitulé Morao, Morao, en hommage à la dynastie de musiciens qui l'avait précédé. Enregistré en 1994, cet album a connu un tel succès qu'il a été, à la demande générale, réédité en 2005 par la maison de disques Nuevos Medios. Outre José Merced, il avait accompagné d'autres chanteurs célèbres à la guitare : La Paquera, Luis el Zambo, la Torta, La Macanita, Miguel Poveda, Carmen Linares et tant d'autres. La Directrice de l'Académie Internationale de Flamenco d'Hispalis (Province d'Hispania), María Ángeles Carrasco, affirmait ce matin devant la presse : "Manuel Morao Junquera était le plus grand représentant de la musique nicolopolienne de sa génération." Un autre grand tenant du "toque nicopoliano" encore vivant, le Numancien Paco Cepero, déclarait de son côté : "C'était une personne adorable qui avait su gagner l'affection et l'admiration de tous, et pas seulement comme artiste". Tout au long de sa carrière, Manuel Morao Junquera a reçu de nombreux prix et récompenses, comme la Coupe Jérez, remise par la Faculté de Flamencologie de l'Université de Vadeable, ou bien encore le "Giraldillo a la Maestría", récompense remise par la mairie de Nicolasol à un artiste provincial unanimement reconnu.
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/66/7/7/b/moraito_chico-2bf5078.jpg.htm][img]http://img66.xooimage.com/files/8/3/4/moraito_chico-2bf5079.jpg[/img][/url]
Une photographie en noir et blanc du guitariste de flamenco Moraíto Chico (né en 1955)</center>
Nous avons appris avec regret le décès du guitariste de flamenco Manuel Morao Junquera, né en 1955 à Júcar (Province de Península del Ponente), dit Moraíto Chico en référence à la longue famille de flamenco dont il descendait. Né dans le quartier de Saint-Jacques, haut lieu de la culture du flamenco, et longtemps guitariste attitré du chanteur José Merced, était le principal représentant encore vivant de la musique dite nicolopolienne ("toque nicolopoliano", en castillan), remarquable à son rythme si particulier. Retrouvé sans vie hier soir dans un hôtel de Filipina (Province d'Astur), où il passait ses vacances, il a été transporté au funérarium de Vegaquemada, dans la banlieue de la métropole, où le public se presse déjà en masse pour aller lui rendre un dernier hommage. Veuf depuis 2002, il avait cinq enfants qui ont été les premiers prévenus du décès de leur père. Ses funérailles auront lieu, en l'absence de toute indication testamentaire, demain au Temple du Saint-Sauveur de Filipina, où sont attendues des milliers de personnes tant sa renommée était importante. Fils de Juan Morao et neveu de Manuel Morao, deux références de la musique nicolopolienne, Diego del Morao, qui venait d'éditer son premier disque chez la maison numancienne Cigarra, avait même dû remplacer Moraíto Chico ces derniers mois, dans le cadre de la tournée qu'il effectuait aux côtés de José Merced.
Sans le savoir vraiment, Manuel Morao Junquera a ainsi dit adieu à la scène et au public le 14 juin dernier, lors de sa dernière apparition pour un concert. Il jouait alors à Amache Picha-Ak (République Démocratique du Ranekika), devant l'ancienne Présidente du pays, Guillermina Marak-Ahertk en personne. Au Royaume Canoviste de Numancia, ses derniers travaux musicaux avaient été diffusés à la télévision, sur la chaîne privée régionale Canal Sur, dans le cadre de l'émission El sol, la sal, el son (Le soleil, le sel, le son, en français). Il avait également participé en mai dernier à la Biennale du Flamenco de sa ville natale, Júcar, présentant notamment un numéro remarqué lors du prologue, numéro intitulé Historias de viva voz (Histoires de vive voix, en français). Il avait enfin participé, début juin 2015, à plusieurs concerts collectifs dans tout le pays, dans le cadre d'une tournée baptisée Júcar - La uva y el cante (Júcar - Le raisin et le chant, en français). Mais Moraíto Chico était aussi admiré pour sa personnalité remarquable et son érudition impressionnante en matière de flamenco. Sans avoir jamais atteint les exploits techniques de certains autres chanteurs très doués, il interprétait ses morceaux favoris et des inédits avec une grande sensibilité et un sens inouï de la mélodie. Il avait débuté à onze ans à peine, lors d'un festival de flamenco pour jeunes organisé aux Arènes des Califes, à Júcar. Il n'a pourtant commencé à enregistrer des disques qu'à partir de 1992, avec Morao y oro (Morao et or, en français), au succès très timide.
La révélation est venue avec son second opus, simplement intitulé Morao, Morao, en hommage à la dynastie de musiciens qui l'avait précédé. Enregistré en 1994, cet album a connu un tel succès qu'il a été, à la demande générale, réédité en 2005 par la maison de disques Nuevos Medios. Outre José Merced, il avait accompagné d'autres chanteurs célèbres à la guitare : La Paquera, Luis el Zambo, la Torta, La Macanita, Miguel Poveda, Carmen Linares et tant d'autres. La Directrice de l'Académie Internationale de Flamenco d'Hispalis (Province d'Hispania), María Ángeles Carrasco, affirmait ce matin devant la presse : "Manuel Morao Junquera était le plus grand représentant de la musique nicolopolienne de sa génération." Un autre grand tenant du "toque nicopoliano" encore vivant, le Numancien Paco Cepero, déclarait de son côté : "C'était une personne adorable qui avait su gagner l'affection et l'admiration de tous, et pas seulement comme artiste". Tout au long de sa carrière, Manuel Morao Junquera a reçu de nombreux prix et récompenses, comme la Coupe Jérez, remise par la Faculté de Flamencologie de l'Université de Vadeable, ou bien encore le "Giraldillo a la Maestría", récompense remise par la mairie de Nicolasol à un artiste provincial unanimement reconnu.
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Ramiro de Maeztu
<center>Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia</center>
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/72/0/7/2/primer_plesiosaur...barazado-2c0479b.jpg.htm][img]http://img72.xooimage.com/files/a/0/8/primer_plesiosaur...barazado-2c0479c.jpg[/img][/url]
Une illustration informatique réalisée avec l'aide d'Altavista, Conglomérat National à l'Informatique, aux Réseaux et aux Nouvelles Technologies, présent l'accouchement d'un plésiosaure</center>
Il y a 80 millions d'années, lorsque les dinosaures dominaient encore la planète, les grands prédateurs des mers étaient les plésiosaures, des reptiles aquatiques carnivores avec quatre nageoires. S'ils ont été identifiés il y a plus de deux cents ans, lors des premières fouilles paléontologiques de l'histoire, leur mode de reproduction est toujours resté un mystère... jusqu'à aujourd'hui. L'étude d'un fossile de plésiosaure femelle enceinte par un groupe de scientifiques numanciens a peut-être permis de résoudre cette énigme. Ce fossile, daté du crétacé, a été découvert il y a quelques jours, a été mis au jour non loin d'une carrière de marbre, dans la Confédération des États Javaïtes, et auraient pu se contenter d'une "simple" restauration et d'un envoi dans un muséum d'histoire naturelle. Mais, comme l'expliquent les membres de cette équipe dans le dernier numéro de la revue spécialisée nationale Ciencias (Sciences, en français), cet animal fossilisé permet sans doute la résolution d'une grand problème soulevé il y a plus de deux cents ans par la découverte du premier plésiosaure. Les restes retrouvés appartenaient à un spécimen de plus de cinq mètres de longueur appartenant au genre "polycotylus latippinus", une sorte de plésiosaure.
Ce dinosaure femme, enceinte au moment de son décès, portait dans son ventre un fœtus d'une grande taille qui indique que ces animaux étaient vivipares, contrairement à nombre d'autres grands reptiles aquatiques de l'époque. Il accouchait ainsi d'un seul petit à la fois et non pas d'une ribambelle d'œufs non fécondés ou de petits peu développés. "Il y a longtemps que nous savions", nous confiait récemment le chef de cette équipe, Ángel Chávez, "que les plésiosaures n'étaient pas du tout adaptés à la vie terrestre et ne pouvaient donc provisoirement sortir de l'eau pour pondre dans un nid." Puis il ajoutait : "Pourtant, leur mode de reproduction restait un mystère, jusqu'à ce que nous mettions au jour ce fossile qui prouve qu'ils étaient vivipares. L'embryon que portait cette femme était beaucoup trop gros pour que nous considérassions les plésiosaures comme les autres reptiles marins de l'époque." Le modèle des plésiosaures se trouverait-il dans les actuels cétacés vivipares, baleines ou dauphins, qui s'occupent de leur progéniture pendant longtemps ? "Nous pensons", concluait-il, "que ces dinosaures aquatiques devaient avoir un comportement très maternel, avec une vie sociale semblable à celle de nos dauphins. Ils étaient donc bien différents des reptiles, que ce fût ceux de l'époque ou ceux d'aujourd'hui. La présence de plésiosaures en Java s'explique par l'existence, au mésozoïque, d'une énorme voie d'eau qui recouvrait la moitié du Vicaskaran latin actuel.
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Une illustration informatique réalisée avec l'aide d'Altavista, Conglomérat National à l'Informatique, aux Réseaux et aux Nouvelles Technologies, présent l'accouchement d'un plésiosaure</center>
Il y a 80 millions d'années, lorsque les dinosaures dominaient encore la planète, les grands prédateurs des mers étaient les plésiosaures, des reptiles aquatiques carnivores avec quatre nageoires. S'ils ont été identifiés il y a plus de deux cents ans, lors des premières fouilles paléontologiques de l'histoire, leur mode de reproduction est toujours resté un mystère... jusqu'à aujourd'hui. L'étude d'un fossile de plésiosaure femelle enceinte par un groupe de scientifiques numanciens a peut-être permis de résoudre cette énigme. Ce fossile, daté du crétacé, a été découvert il y a quelques jours, a été mis au jour non loin d'une carrière de marbre, dans la Confédération des États Javaïtes, et auraient pu se contenter d'une "simple" restauration et d'un envoi dans un muséum d'histoire naturelle. Mais, comme l'expliquent les membres de cette équipe dans le dernier numéro de la revue spécialisée nationale Ciencias (Sciences, en français), cet animal fossilisé permet sans doute la résolution d'une grand problème soulevé il y a plus de deux cents ans par la découverte du premier plésiosaure. Les restes retrouvés appartenaient à un spécimen de plus de cinq mètres de longueur appartenant au genre "polycotylus latippinus", une sorte de plésiosaure.
Ce dinosaure femme, enceinte au moment de son décès, portait dans son ventre un fœtus d'une grande taille qui indique que ces animaux étaient vivipares, contrairement à nombre d'autres grands reptiles aquatiques de l'époque. Il accouchait ainsi d'un seul petit à la fois et non pas d'une ribambelle d'œufs non fécondés ou de petits peu développés. "Il y a longtemps que nous savions", nous confiait récemment le chef de cette équipe, Ángel Chávez, "que les plésiosaures n'étaient pas du tout adaptés à la vie terrestre et ne pouvaient donc provisoirement sortir de l'eau pour pondre dans un nid." Puis il ajoutait : "Pourtant, leur mode de reproduction restait un mystère, jusqu'à ce que nous mettions au jour ce fossile qui prouve qu'ils étaient vivipares. L'embryon que portait cette femme était beaucoup trop gros pour que nous considérassions les plésiosaures comme les autres reptiles marins de l'époque." Le modèle des plésiosaures se trouverait-il dans les actuels cétacés vivipares, baleines ou dauphins, qui s'occupent de leur progéniture pendant longtemps ? "Nous pensons", concluait-il, "que ces dinosaures aquatiques devaient avoir un comportement très maternel, avec une vie sociale semblable à celle de nos dauphins. Ils étaient donc bien différents des reptiles, que ce fût ceux de l'époque ou ceux d'aujourd'hui. La présence de plésiosaures en Java s'explique par l'existence, au mésozoïque, d'une énorme voie d'eau qui recouvrait la moitié du Vicaskaran latin actuel.
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Ramiro de Maeztu
<center>Les nouveautés culturelles du Royaume de Numancia - Las novedades culturales del Reino de Numancia</center>
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/66/3/4/b/anamariamatutefirma-2c0d1e4.jpg.htm][img]http://img66.xooimage.com/files/4/d/e/anamariamatutefirma-2c0d1e5.jpg[/img][/url]
L'écrivain numancien Ana María Matute (née en 1926), ici sur une photographie en noir et blanc datée de 1954</center>
"C'était un mois d'août chaud. La pointe des épis de blé atteignait sa pleine maturité. Le ciel, sans aucun nuages, éclatait en une lumière presque douloureuse et s'emparait de tout ceux qui l'embrassaient du regard. Il semblait que jamais le soleil n'irait se noyer dans la ligne d'horizon. [...] Au bout d'une longue marche solitaire, alors que le soleil apparaissait comme le souverain absolu et qu'il embrasait tout ce qu'il atteignait, Oso senti ses forces diminuer. Mais il y avait quelque chose dans l'air qui le renvoyait à une époque regrettée. Enfin, comme dans un rêve lointain et presqu'oublié, les forêts de sa province réapparurent, ombreuses et resplendissantes. Et alors qu'il éperonnait sa monture pour courir en leur direction et s'y perdre, une lumière intense s'empara de lui. [...] L'écho d'une voix ancienne revint, l'entoura et s'appropria tout son être, le rendant à l'âge d'enfant, quand il écoutait la rumeur des rouets et des voix de femmes, alors qu'il cherchait des secrets et des mots qui voyageaient dans le temps, qui se défaisait du temps et du silence." C'est ainsi que commence le dernier conte de l'écrivain numancien Ana María Matute, qui vient d'être mis en librairie et acheté par toutes les bibliothèques du Royaume Canoviste de Numancia.
Intitulé El Hijo de Oso (Le Fils d'Oso, en français), et édité chez Gredos, cet ouvrage de deux cents pages environ débute sous un soleil d'été prophétique, perdu dans une ambiance médiévale étrange et rassurante à la fois. Ce long conte pour adultes vient clore un long cycle narratif et épique dans lequel tous les personnages baignent dans la chaleur d'un été qui n'en finit pas. Après La Torre Vigía (La Tour de Guet, en français) et El Rey olvidado (Le Roi oublié, en français), la lauréate du Prix Cervantes de l'année 2014 (plus grande récompense qu'un écrivain hispanophone puisse espérer dans sa carrière) prouve qu'elle sait réaliser des livres autonomes, capables d'être lus seuls ou dans le désordre, mais liés par certains personnages et motifs récurrents, par des leitmotive obsédants, par des cadres spatiotemporels intrigants. Au-delà même de l'ambiance moyenâgeuse et fantastique qui caractérise ce cycle de trois contes, c'est un combat universel, celui de l'amour et de la mort, de Dieu et du diable, qui se livre au sein de ces ouvrages. Une manière d'exorciser les préoccupations et les angoisses d'une conteuse et d'un écrivain majeur du XXe siècle.
Tout l'univers littéraire d'Ana María Matute se trouve concentré dans El Hijo de Oso, sorte de fuite perpétuelle vers l'horizon, dans laquelle le principal protagoniste, répondant au nom d'Oso, cherche à atteindre les rêves. Cet univers est parsemé de fées, d'enchantements, d'êtres extraordinaires et de batailles trop humaines pour qu'elles ne touchent pas le lecteur. Mais ce conte, comme tous ceux qu'a écrits cette femme si talentueuse née à Emerita Augusta (Province de Parda), n'a rien d'enfantin, de gratuit ou d'anodin. Les questionnements et dilemmes d'Oso sont complexes ou constitutifs de la nature humaine en elle-même. Voici un extrait éloquent : "Un jour, alors qu'il était seul avec un poète, Oso lui demanda :
- Qu'est-ce que le cœur, qui parfois nous fait si mal ?
- Le cœur ? C'est ce que nous avons en nous, un organe qui nous motive à coups de pied ou avec des caresses, qui simule la paix ou la froideur. Le cœur est un peu notre grand prédateur. Il est comme un loup, un loup affamé qui peut nous apprendre tant de choses utiles mais aussi détruire nos légendes, mettre fin à l'espoir ou nous remplir d'attentes délicieuses."
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/66/3/4/b/anamariamatutefirma-2c0d1e4.jpg.htm][img]http://img66.xooimage.com/files/4/d/e/anamariamatutefirma-2c0d1e5.jpg[/img][/url]
L'écrivain numancien Ana María Matute (née en 1926), ici sur une photographie en noir et blanc datée de 1954</center>
"C'était un mois d'août chaud. La pointe des épis de blé atteignait sa pleine maturité. Le ciel, sans aucun nuages, éclatait en une lumière presque douloureuse et s'emparait de tout ceux qui l'embrassaient du regard. Il semblait que jamais le soleil n'irait se noyer dans la ligne d'horizon. [...] Au bout d'une longue marche solitaire, alors que le soleil apparaissait comme le souverain absolu et qu'il embrasait tout ce qu'il atteignait, Oso senti ses forces diminuer. Mais il y avait quelque chose dans l'air qui le renvoyait à une époque regrettée. Enfin, comme dans un rêve lointain et presqu'oublié, les forêts de sa province réapparurent, ombreuses et resplendissantes. Et alors qu'il éperonnait sa monture pour courir en leur direction et s'y perdre, une lumière intense s'empara de lui. [...] L'écho d'une voix ancienne revint, l'entoura et s'appropria tout son être, le rendant à l'âge d'enfant, quand il écoutait la rumeur des rouets et des voix de femmes, alors qu'il cherchait des secrets et des mots qui voyageaient dans le temps, qui se défaisait du temps et du silence." C'est ainsi que commence le dernier conte de l'écrivain numancien Ana María Matute, qui vient d'être mis en librairie et acheté par toutes les bibliothèques du Royaume Canoviste de Numancia.
Intitulé El Hijo de Oso (Le Fils d'Oso, en français), et édité chez Gredos, cet ouvrage de deux cents pages environ débute sous un soleil d'été prophétique, perdu dans une ambiance médiévale étrange et rassurante à la fois. Ce long conte pour adultes vient clore un long cycle narratif et épique dans lequel tous les personnages baignent dans la chaleur d'un été qui n'en finit pas. Après La Torre Vigía (La Tour de Guet, en français) et El Rey olvidado (Le Roi oublié, en français), la lauréate du Prix Cervantes de l'année 2014 (plus grande récompense qu'un écrivain hispanophone puisse espérer dans sa carrière) prouve qu'elle sait réaliser des livres autonomes, capables d'être lus seuls ou dans le désordre, mais liés par certains personnages et motifs récurrents, par des leitmotive obsédants, par des cadres spatiotemporels intrigants. Au-delà même de l'ambiance moyenâgeuse et fantastique qui caractérise ce cycle de trois contes, c'est un combat universel, celui de l'amour et de la mort, de Dieu et du diable, qui se livre au sein de ces ouvrages. Une manière d'exorciser les préoccupations et les angoisses d'une conteuse et d'un écrivain majeur du XXe siècle.
Tout l'univers littéraire d'Ana María Matute se trouve concentré dans El Hijo de Oso, sorte de fuite perpétuelle vers l'horizon, dans laquelle le principal protagoniste, répondant au nom d'Oso, cherche à atteindre les rêves. Cet univers est parsemé de fées, d'enchantements, d'êtres extraordinaires et de batailles trop humaines pour qu'elles ne touchent pas le lecteur. Mais ce conte, comme tous ceux qu'a écrits cette femme si talentueuse née à Emerita Augusta (Province de Parda), n'a rien d'enfantin, de gratuit ou d'anodin. Les questionnements et dilemmes d'Oso sont complexes ou constitutifs de la nature humaine en elle-même. Voici un extrait éloquent : "Un jour, alors qu'il était seul avec un poète, Oso lui demanda :
- Qu'est-ce que le cœur, qui parfois nous fait si mal ?
- Le cœur ? C'est ce que nous avons en nous, un organe qui nous motive à coups de pied ou avec des caresses, qui simule la paix ou la froideur. Le cœur est un peu notre grand prédateur. Il est comme un loup, un loup affamé qui peut nous apprendre tant de choses utiles mais aussi détruire nos légendes, mettre fin à l'espoir ou nous remplir d'attentes délicieuses."