Page 5 sur 11
Posté : lun. août 12, 2019 4:35 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
5 novembre 2039[/center]
Région de Ruwa : six mois après, les tensions entre communautés restent à vif
[hr][/hr]
[justify]Il y a six mois de cela la Région de Ruwa s’embrasait : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352477]attaques de villages[/url], [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352336]violences entre communautés[/url] mulutsis et kivuvus, meurtres de masses. Avec un bilan de plusieurs centaines de morts et de plus nombreux encore blessés, en seulement quelques semaines, les autorités avaient été obligées de réagir en envoyant l’armée sécuriser la région, et en faisant intervenir la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352566]CNDIE[/url] pour trouver une issue au conflit foncier à l’origine des violences. A la veille de la fête nationale, la commission spéciale de la CNDIE rendait un premier avis consultatif et non définitif donnant raison aux kivuvus. Depuis, la crise ethnique s’est prolongée et les tensions entre kivuvus et mulutsis sont toujours extrêmement vives, bien que l’on ne déplore plus de morts depuis quelques mois.
La [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352645]première décision[/url] de la CNDIE donnant raison aux kivuvus dans le conflit foncier n’a pas réussie à apaiser les tensions, les mulutsis se sentant trop lésés depuis longtemps par les autorités. Même si depuis, grâce notamment à la présence de l’armée sur place, les tueries de masses ont cessés, la communauté mulutsis continue de se battre contre l’avis de la CNDIE et les décisions des autorités locales, réclamant le retour de leurs terres dans les possessions ethniques, s’appuyant principalement sur leur droit coutumier et des documents datant de l’époque coloniale. La CNDIE continue quant a elle son enquête et son travail de réconciliation tant bien que mal. Car s’il y a six mois, suites aux terribles violences, les kivuvus refusaient catégoriquement de trouver un compromis, la donne a aujourd’hui changé. Les kivuvus participent pleinement aux réunions interethniques et accepteraient même de revoir le cadastre régional des terres agricoles (ne laissant cependant sortir de leur giron que les terres les moins fertiles contre de lourdes compensations financières), au contraire des mulutsis qui refusent catégoriquement de tels arrangements.
La communauté mulutsis s’exprime d’ailleurs maintenant via le Front Mulutsis pour la Liberté Ethnique (FMLE), et s’est engagé sur le terrain politique. Ce qui n’était qu’un simple conflit foncier s’est transformé en grave crise politique. Le FMLE s’est rapproché des leaders fédéralistes, et notamment de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=354063#p353878]Pape Faty-Gouano[/url], réclamant une réforme législative afin de transformer les élections sénatoriales nationales en élections régionales, avec des parlements régionaux. Une telle réforme permettrait à une communauté ethnique soudée, telle que celle des mulutsis, d’obtenir un plus grand pouvoir de décision au niveau régional. Le rêve mulutsis est désormais clair : accéder aux plus hautes instances régionales afin de peser autrement dans les discussions interethniques et de reprendre le contrôle de leurs terres. Evidemment, sans prendre parti pour l’un ou pour l’autre camp, le président Youssouf Botamba a [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=354063#p354063]exclu l’hypothèse[/url] d’une telle réforme électorale, accusant même Pape Faty-gouano d’attiser les tensions et d’être un danger pour la concorde nationale.
Pendant ce temps, la région de Ruwa tente de retrouver son calme, mais les tensions entre kivuvus et mulutsis continuent d’exister. Depuis six mois, on compte une centaine de blessés des deux communautés, suite à des altercations ou des sortes de combats de groupes organisés, ainsi que de nombreuses dégradations de champs. La semaine dernière encore, une exploitation agricole kivuvus a été incendiée, causant la perte de 3 ha de plantations. Le FMLE nie toute implications dans ce genre d’actions, sans pour autant les condamner. Le chemin vers la paix dans la région de Ruwa est encore long, et les prochaines élections sénatoriales de 2040, dont la campagne va débuter, pourraient relancer les débats et les tensions en Ruwa.
[/justify]
[/quote]
Posté : mar. août 20, 2019 8:46 pm
par Jose-Christ
[quote=La Renaissance][center][img]https://i.imgur.com/y3TcL16.png[/img]
30 novembre 2039[/center]
De la néo-colonisation capitaliste
[hr][/hr]
[center][img]https://i.imgur.com/tegLgfC.jpg[/img][/center]
[justify]Aujourd’hui [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1211&t=17360&start=15#p355344]au chevet[/url] du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17424&p=355335#p355279]malheureux Caskar[/url], le Conglomérat du Caeturia, état acquis aux intérêts privés, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1211&t=17360&start=15#p355179]pestait il y a pourtant il y a peu de temps[/url] sur les médias de l’Empresio Comissionaris. Faisant l’objet des critiques caeturiennes, un simple [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1211&t=18014#p355158]reportage[/url] de quelques minutes évoquant la situation plus que préoccupante des néoriotes, habitants du Nuevo-Rio. En proie depuis plusieurs années à des guérillas multiples, rappelons que l’ancienne colonie léontarienne est depuis 2038 devenue « Conglomérat du Nuevo-Rio », rejetons du grand-frère caeturien, fondé sous la tutelle du groupe Lazerotte. Mais en quoi un simple reportage de quelques minutes à peine peut-il à ce point embarrassé les pontes du système caeturian, au point qu’ils se sentent obligé de lister point par point leurs réussites dans l’aide au développement au Nuevo-Rio ?
L’histoire entre le Conglomérat et le Nuevo-Rio commençait plutôt bien : une colonie sous-perfusion et dépendante de l’Empire Léontarien, un malheureux accident dans les mines d’or du pays causant une véritable crise aurifère, et voilà que le Conglomérat caeturien arrive en sauveur des néoriotes promis à une pauvreté et une misère certaine, avec une OPA du groupe Lazerotte sur le secteur minier du pays. Un mois plus tard naissait le florissant [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1336&t=17344&p=347845#p348261]Conglomérat du Nuevo-Rio[/url]. Quoi de plus réjouissant dès lors pour les néoriotes de travailler pour les intérêts caeturians ! Après l’or, ce fut au tour du phosphate, tant qu’à faire. Bref, une idylle comme l’on n’en a plus revu (jusqu’aux accord enisso-makengais). Depuis, la situation des néoriotes s’est grandement améliorée. Les guérillas déchirants le pays sont bel et bien toujours d’actualité (car après avoir lutter pour l’indépendance vis-à-vis de la Léontarie, pourquoi ne pas réclamer celle vis-à-vis du Caeturia ?), bien que combattues avec brio par le Congloméra du Caeturia. Les néoriotes travaillent désormais pour les seuls intérêts caeturians, et adopterons désormais une monnaie servant les intérêts de ces même caeturians. Ces mêmes néoriotes sont toujours aussi pauvres, mais peuvent admirer les millions d’investissements injectés par le Caeturia dans des minéroducs et autres infrastructures vitales et de premières nécessités. Et bien évidemment, le Nuevo-Rio bénéficie désormais d’une couverture médiatique caeturienne.
Trêves de sarcasmes, il serait temps d’appeler un chat un chat et de cesser de parler de Conglomérat du Nuevo-Rio. En réalité devenue colonie caeturienne pour son or et ses richesses minières, par un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342830#p344162]heureux concours de circonstance[/url], la situation néoriote est sans aucun doute l’un des cas de néocolonialisme capitaliste les plus flagrants et grossier de ces dernières années. L’ancienne Vice-Royauté n’a fait que passer d’une tutelle à une autre, n’ayant d’autres choix que de se soumettre aux intérêts privés caeturians. Si les élites néoriotes en tire sans doute partie, les principales victimes reste évidemment les populations rurales et laborieuses, toujours promis à des situations d’extrême pauvreté sans autres promesses que l’espoir d’une hypothétique amélioration de leur quotidien, un jour peut-être. Mais le sort néoriote n’est pas un cas isolé. Un autre pays, plus proche de chez nous, connaît actuellement un même scénario. Remplacez la Léontarie par la Santogne, l’Ennis ou la Valdaquie, mais gardez les mines d’or. Remplacez les guérillas par les dissensions ethniques et gardez les accords miniers à sens unique. Remplacez l’état sous perfusion du colon par des élites corrompues et toujours à vide de profit, mais gardez la population asservies et promise à la misère.
Oui, le Makengo n’est qu’un nouveau Nuevo-Rio à en devenir, aux soldes du néo-colonialisme dytolien capitaliste. C’est ainsi qu’à Révolution, nous vous appelons, makengais et makengaises, à vous révolter et à ne plus accepter. N’acceptez ni les élites corrompues, ni les accords que l’on vous impose, ni la fausse démocratie, ni la misère, ni cette nouvelle forme de colonisation que nous avons déjà trop éprouvée et payé de notre sang. Les élections sénatoriales arrivent, et si votre voix n’est pas entendue dans les urnes (et elle ne le sera pas), faites-la entendre dans la rue !
[/justify]
[/quote]
Posté : mar. août 20, 2019 9:33 pm
par Jose-Christ
[quote= Makengo matin][center]
[img]https://i.imgur.com/h5ReGAJ.png[/img]
30 novembre 2039[/center]
Tourisme : la « route de l’esclave » séduit de plus en plus
[hr][/hr]
[center][img]https://i.imgur.com/K0tpWqF.jpg[/img]
L'île d'Ohu, centre de la nouvelle "route de l'esclave".[/center]
[justify]Le Makengo étant devenu la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352199]première destination touristique algarbienne[/url], et 7e mondiale, avec 10 millions de touristes en 2038, les autorités avaient déclaré vouloir développer le secteur pour faire encore grimper le pays dans les classements internationaux et profiter d’une nouvelle source de revenue importante. Avec un nord du pays gorgé de réserves naturelles attirant toujours plus, les efforts se sont majoritairement concentrés ces derniers mois au développement du secteur touristique littoral makengais, avec récemment par exemple [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17413&p=351189&hilit#p351189]l’inauguration du dernier hôtel grand luxe[/url] du groupe karsais Laraki Wolrdwide à Lunda.
De mieux en mieux dotés en capacité d’accueil et de logement pour les centaines de milliers de visiteurs, la capitale makengaise mise depuis peu sur un autre filon : le tourisme de mémoire. Il est vrai que la capitale makengaise a, malgré de magnifiques infrastructures comme [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17670#p354076]la Basilique du Christ-Roi[/url], peu de patrimoine culturel historique à offrir. En dehors du centre historique colonial et du plus récent centre des affaires, Lunda, et les autres villes makengaises, ne font pas le poids face aux capsules historico-culturelles dytoliennes ou ventéliennes. Sorti des quelques quartiers centraux, les banlieues défavorisées des grandes métropoles algarbiennes n’attirent que peu, ainsi les touristes filent rapidement vers le nord du pays et ses étendues sauvages à couper le souffle. Cependant, Lunda et d’autres cités côtières (et situées le long du fleuve Babankogi) développent ensemble un nouveau réseau de lieux destinés à l’activité touristique, centrés autour de la mémoire de l’esclavage et de la traite négrière.
Point majeur de cette « route de l’esclave », la petite île d’Ohu, située face à la capitale Lunda, à seulement quelques centaines de mètres de la côte. Centre névralgique de la traite négrière organisée entre le Makengo et la Santogne, la petite île regroupe quelques vestiges datant des XVIIe et XVIIIe siècles, comme le fort Lomboko ou la « maison des esclaves », véritables témoins du sombre passé makengais. L’île fut d’abord le lieu d’établissement des premiers colons et marchands santognais, arrivés dès le XVe siècle sur les côtes makengaise. Avec l’affaiblissement des royaumes makengais, les santognais développèrent leur présence, et bâtirent sur l’île de seulement 250m² un fort et un port, afin d’y faire transiter les esclaves en direction de la Dytolie et des chantiers des cathédrales santognaises. Pendant près de deux siècles et demi, des millions de makengais, réduits à l’état de marchandises, transitèrent sur l’île d’Ohu. Par la suite, avec la fin de la traite négrière, l’île devint le centre du commerce de Lunda, alors encore appelée Léonville, puis avec le développement du nouveau port de la ville sur la côte, l’île resta le centre administratif, abritant la direction coloniale santognaise.
Longtemps restée à l’abandon après la décolonisation, l’île a fait l’objet d’une série de rénovation et de plan de développement depuis quelques années. Aujourd’hui remise à neuf, Ohu accueil chaque jour des centaines de touristes venant visiter les vestiges du fort de Lomboko, la « maison des esclaves » (palais privé d’un grand marchand négrier santognais du XVIIIe siècle), ou tout simplement flâner dans les ruelles entre les bâtiments colorés et les marchés emplis de saveurs exotiques. Toujours habitée par un petit millier d’âme, l’île d’Ohu voit même se développer des bars « lounge » et hôtels, prisés par la clientèle huppée venant de Dytolie. Le tourisme de mémoire, autour de l’esclavage et de la traite négrière, se développe ainsi au Makengo proposant de nouvelles visites culturelles, dans des lieux historiques remis à neuf, et parfois « inventés », faute de traces encore visibles.
[/justify]
[/quote]
Posté : mer. août 21, 2019 10:46 pm
par Jose-Christ
[quote=Le petit sportif][center]
[img]https://i.imgur.com/8pl0cBX.png[/img]
6 décembre 2039[/center]
Le Makengo décroche l’organisation Coupe d’Algarbe-Marquésie 2040
[hr][/hr]
[center][img]https://i.imgur.com/tAjwpGO.png[/img][/center]
[justify]Alors qu’on s’attendait à une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=30#p354025]candidature aminavienne[/url] pour l’organisation de la coupe d’Algarbe-Marquésie de football 2040, le Makengo est resté [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1096&t=17947#p353940]seul candidat[/url] et a donc décroché hier l’organisation de la compétition. Le Makengo accueillera donc en juillet prochain pour la première fois de son histoire la compétition intercontinentale de football, étant également le premier évènement d’envergure international organisé par le pays. « L’absence de concurrents à été un élément important dans la réussite de la candidature makengaise certes, mais nous avions des atouts à en faire pâlir plus d’un », s’est confié Jean-Philippe N’Donga, président de la fédération de football makengaise à notre journal. La candidature aminavienne a longtemps été redoutée, car le pays nord-algarbien a déjà l’expérience de l’organisation de telles compétitions, mais l’absence de candidature karsaise est sans doute le plus étonnant, tant le pays marquésien semblait idéalement placé par les bookmakers pour accueillir la compétition.
Peuple vibrant pour le football, les makengais auront donc l’occasion de soutenir massivement, à domicile, les « léopards » nationaux. Parvenant à se hisser en 8ème de finale du dernier mondial karmal, les makengais espèrent désormais pouvoir briller au niveau continental et organiser « leur » compétition. Avec des infrastructures d’envergures, même si parfois peu modernes, dont le Stade du 22 mai 1963 (80 000 places) et le Stade national Francis Ambassa (50 000 places) où évolue généralement l’équipe makengaise, et des stades concentrés dans la région de Lunda, ou dans des villes du sud du pays principalement, les déplacements pour les équipes seraient réduits. Le climat moyen makengais en juin-juillet, date de la compétition, sera idéal pour les organismes des joueurs et le public, variant généralement entre 20 et 30°C.
Le Makengo, pays de football, où la passion pour le ballon rond y est exceptionnelle (au risque parfois de dégénérer), promet alors des stades remplis et animés par la ferveur locale. Les autorités ont ainsi rassuré les décideurs du football international sur leur capacité à assurer la sécurité pour le public et les participants, dans un contexte d'élections sénatoriales en 2040 sous couvert de tensions ethniques dans les régions nord-est du pays.
Côté sportif, l’objectif fixé est ambitieux : « nous voulons atteindre la finale, c’est le minimum », a déclaré Jean-Philippe N’Donga. En cas d’échecs, il se pourrait que le sélectionneur Suwedi Matondo soit démis de ses fonctions. Les léopards makengais auront fort à faire face à des nations talentueuses. Les adversaires les plus redoutés sont les estoliens et les karsais, malgré des performances au dernier mondial du même niveau que les makengais. Après le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=30#p354025]formidable exploit[/url] de Philibert Masuwa à la VKPF 2039 (arrivant 5e en déjouant tout le pronostics), l’année 2040 pourrait bien être une nouvelle année faste pour le sport makengais.
[/justify][/quote]
Posté : jeu. août 22, 2019 5:20 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
6 décembre 2039[/center]
Pape Faty-Gouano et des responsables mulutsis du FMLE s’allient lors d’un meeting à Kifi
[hr][/hr]
[center][img]https://i.imgur.com/zgstmkY.jpg[/img]
Pape Faty-Gouano lors de son meeting à Kifi hier soir.[/center]
[justify]Devant une salle comble de 1 500 personnes hier soir, venus écoutés Pape Faty-Gouano pour relancer la campagne du Mouvement Fédéraliste Makengais en vue des élections sénatoriales de 2040, le leader du MFM a surpris l’auditoire et les journalistes en annonçant une alliance avec le FMLE (Front Mulutsis pour l’Egalité Ethnique). La formation fédéraliste nationale avait déjà affiché son soutien aux mulutsis dans le conflit foncier qui les opposent aux kivuvus dans la région de Ruwa, mais jusque-là aucune alliance officielle n’avait été annoncée notamment à cause des soupçons pesant sur le jeune FMLE quant à ses responsabilités dans les violences survenues dans la région il y a une dizaine de mois. A la surprise générale le leader fédéraliste et des responsables mulutsis se sont donc affichés dans un meeting commun hier, scellant l’alliance MFM-FMLE, premier acte de campagne important pour Pape Faty-Gouano dans sa quête des soutiens ethniques locaux. Les mulutsis étant la principale ethnie du nord-est makengais, il s’assure donc avec ce coup d’éclat politique une avance non négligeable dans la région des grands lacs, si les électeurs mulutsis suivent cependant les consignes électorales du FMLE…
Récemment [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=355476#p354063]accusé par Youssouf Botamba[/url] ainsi que d’autres ténors de l’UMD d’attiser les tensions ethniques et communautaires à des fins électoralistes, Pape Faty-Gouano semble confirmer le virage ethnique entamé par le MFM. Ainsi, il a hier soir publiquement, et pour la première fois, pris parti dans le conflit foncier kivuvu-mulutsis, en faveur de ses nouveaux alliés, profitant par la même occasion de fustiger le Conseil National du Dialogue Inter-Ethnique : « Il est évident désormais que le CNDIE n’a plus aucune légitimité ni aucune crédibilité. Si son rôle dans la gestion de l’après-crise dernière grande crise ethnique nationale (ndlr : 2007-2008) fut déterminant, elle n’est plus à la hauteur des attentes aujourd’hui. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&start=15#p352645]Ses conclusions[/url] dans l’affaire de Ruwa sont en total désaccord avec le bon sens et les réalités ethniques, locales et légales, ne servant qu’à protéger un groupe ethnique proche des décideurs locaux, voire nationaux ». Pape Faty-Gouano a par la suite présenté plus en détail le programme du MFM, sans surprise articulé autour d’un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=355476#p353878]projet de réforme électorale[/url], et encore une fois son alliance nouvelle avec le FMLE fut pour lui l’occasion de le défendre : « Il faut trouver une nouvelle fonction de fonctionner au Makengo, notamment en mettant fin à la mascarade CNDIE et son soi-disant dialogue ethnique. A la place, nous proposons la disparition des élections sénatoriales nationales, remplacées par des élections de parlements locaux et régionaux, où les tendances politiques et la diversité ethnique pourront mieux s’exprimer, et ainsi prendre en compte au mieux et régler plus efficacement la réalité locale et les conflits intercommunautaires ».
En marge de ce rassemblement, des affrontements ont éclatés dans la nuit entre partisans kivuvus et mulutsis, et au moins une vingtaine d’individus ont été arrêtés, pour une dizaine de blessés. Déjà soupçonnés dans les violences récentes au Ruwa, le FMLE n’a pour l’instant pas réagit à ces nouveaux heurts, tout comme le MFM et Pape Faty-Gouano. Il serait possible à l’avenir que les meetings ou réunions publiques faisant intervenir des personnels du FMLE soient plus encadrées, voire interdite, les autorités locales ayant peur de nouveaux débordements alors que les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=355476#p355075]tensions communautaires[/url] restent palpables dans la région. De son côté, Pape Faty-Gouano continue donc sa campagne, fort de cette nouvelle alliance locale, et cherche désormais à mieux s’implanter dans le sud du pays, largement acquis à la cause gouvernementale actuelle. Un défi de plus à relever pour le MFM, qui ne pourra pas s’appuyer dans ces régions bien plus urbanisées sur des querelles ethniques, tant le sentiment d’appartenance ethnique dans le sud du pays est désormais loin derrière et les préoccupations locales des populations s’articulant plus autour des thèmes du chômage et de la pauvreté.
[/justify]
Posté : mar. août 27, 2019 8:17 pm
par Jose-Christ
[quote=La conscience][center]
[img]https://i.imgur.com/vaG53Ka.png[/img]
20 décembre 2039[/center]
Firmin Botamba, la patte du Lion
[hr][/hr]
[center][img]https://i.imgur.com/PsmbDhU.png[/img]
Firmin Botamba, président de l'AMD, leader de la campagne de l'UMD et... neveu du président Botamba.[/center]
[justify][url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17668#p351044]Propulsé il y a un an[/url] à la tête de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17749#p351048]l’Agence Makengaise de Développement[/url], Firmin Botamba continue son ascension au sein de l’entourage présidentiel. Chargé directement par Youssouf Botamba de mener la campagne de l’UMD en vue des élections sénatoriales de 2040, le jeune trentenaire continue de prendre du galon, et voit sa côte de popularité grimper en flèche. La semaine dernière encore, le neveu Botamba, qui s’est désormais fait un nom, rassemblait les foules (et les femmes) lors d’une grande réunion publique dans le centre du pays, proche de Kongogo. Après une grande tournée dans le nord-ouest du pays (région historiquement plutôt défavorable au pouvoir de Lunda, mais pacifiée depuis l’arrivée de Youssouf Botamba à la tête de l’Etat), Firmin Botamba prendra la semaine prochaine la direction de la région des grands lacs, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=355514#p355075]au cœur de l’actualité[/url] ces dernières semaines. Son arrivée à Kifi, quelques jours après [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=355514#p355514]le grand meeting du MFM[/url] et de son nouvel allié FMLE, est très attendue et pourrait être le premier test d’envergure du jeune politicien. Pour la première fois, Firmin Botamba devra s’exprimer sur les points chauds de l’actualité makengaise, et notamment sur le conflit foncier-ethnique mulutsis-kivuvus de la région, et devrait par la même répondre indirectement au projet de réforme électorale porté par Pape Faty-Gouano et le MFM.
Après des études en Santogne en droit des affaires, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=18044#p355471]le « jeune Lion »[/url] est à la tête de l’AMD depuis un an. Sorti de nulle part et propulsé par son oncle, il gère donc désormais l’aide au développement makengaise, portant ces derniers mois plusieurs projets d’envergures (centrales photovoltaïques, programme d’assainissement des eaux, ou encore aide à au développement agricole). Ainsi Firmin Botamba s’est forgé une certaine crédibilité nationale, et a pu prouver une certaine aisance à l’international, lorsqu’il s’agit notamment d’aller conclure des accords avec des entreprises étrangères dans le but de l’aide au développement makengaise. Le jeune Botamba s’attaque désormais donc à la politique interne makengaise, soutenue par le président en personne. Pour certains, Youssouf Botamba est en train de former son successeur et de préparer le Makengo de demain.
Que cette hypothèse soit juste ou non, l’ascension rapide de Firmin Botamba et son succès médiatique et populaire (qui se vérifie à chacun de ses déplacements) agacerait en arrière-plan au sein de l’UMD et des historiques proches du président Botamba. La réussite d’un jeune d’à peine trente ans, et la possibilité de le voir passer devant « les anciens » dans la hiérarchie du parti (et du pays), sans avoir réellement fait ses preuves dans la politique nationale, serait mal vu. Or ces politicailleries et cuisine interne à l’UMD, selon un récent sondage, une majorité des partisans de l’UMD interrogés (63%) le verrait comme l’idéal candidat à la succession de Youssouf Botamba. Pour autant, la mission actuelle et les ambitions de Firmin Botamba reste bien éloignées d’une telle conjoncture. Le « jeune Lion » tiendrait pour l’instant à son poste à l’AMD, et n’aurait qu’à court terme l’ambition de mener l’UMD à une nouvelle victoire aux sénatoriales, assurant ainsi une fin de cinquième mandat tranquille pour le président Botamba (comme les quatre premiers mandats).
Selon un récent sondage, l’UMD serait largement en tête des intentions de votes (64%), loin devant le MFM, qui voit ses intentions de vote remonter en flèche après le ralliement mulutsis. Tandis que l’ULD (sans tête d’affiche d’envergure) chute dans les sondages, les fédéralistes de Pape Faty-Gouano voient donc leur campagne médiatique récente porter ses fruits, et grignotent du terrain aux candidats sans étiquettes (locaux ou ethniques). Le MSCR resterait au même niveau qu’aux dernières élections, alors que sa campagne n’a pas réellement décollé (le flou interne sur la présidence du parti pourrait même à terme joué en la défaveur des socialistes). Enfin, le PCR et le PEC ne dépassent pas la barre des 1% requise pour entrer au Sénat et ne seraient donc pas représentés, ce qui serait la deuxième fois consécutive pour le PCR qui n’arrive pas à profiter de la récente embellie internationale pour les communistes. Côté écologiste, le jeune parti pourrait surfer sur la récente polémique internationale au sujet du bombardement britton de napalm en Epibatie pour essayer de gagner en visibilité et pourquoi pas entrer pour la première fois de son histoire au Sénat.
[quote][center]SONDAGE
Si les élections sénatoriales avaient lieues demain, pour qui voteriez-vous ?
(Sondage réalisé sur un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la société makengaise)[/center]
Légende : Résultat du sondage (nombre de sièges estimés) // Rappel résultat 2035 en nombre de sièges obtenus en 2039) [Evolution en sièges]
Union Makengaise pour la Démocratie (UMD) [coalition présidentielle]
Unionisme | Présidentialisme | Libéralisme économique | Conservatisme sociétal
64% (118 sièges + 19 sièges présidentiels = 137 sièges) // 111 sièges + 19 sièges présidentiels = 130 sièges [+7]
Mouvement Socialiste pour le Renouveau et le Changement (MSCR)
Unionisme | Parlementarisme | Socialisme | Lutte contre la corruption
17% (31 sièges) // 35 sièges [-4]
Mouvement Fédéraliste Makengais (MFM)
Fédéralisme | Ethnicisme | Nationalisme régionaux
11% (20 sièges) // 8 sièges [+12]
Union des Libéraux-Démocrates (ULD)
Unionisme | Décentralisation | Libéralisme économique | Conservatisme sociétal
3% (6 sièges) // 18 sièges [-12]
Sans étiquettes
Candidats locaux et/ou ethniques
3% (6 sièges) // 9 sièges [-3]
[hr][/hr]
Seuil électoral (1%)
[hr][/hr]
Parti Communiste Révolutionnaire Makengais (PCRM)
Unionisme | Anti-libéralisme | Sécularisme
<1% (0 sièges) // 0 sièges [=]
Parti des Ecologistes Makengais (PEM)
Parlementarisme | Décentralisation | Ecologisme | Interventionnisme économique
<1% (0 sièges) // 0 sièges [=][/quote]
[/justify]
[/quote]
Posté : lun. sept. 02, 2019 5:49 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
8 janvier 2040[/center]
Youssouf Botamba annonce des mesures fortes et profite d’une croissance record
[hr][/hr]
[justify]L’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17668&p=356053#p356053]allocution présidentielle[/url] de nouvelle année était très attendue, ouvrant une année électorale charnière dans la politique makengaise, et Youssouf Botamba n’a pas déçu. Dès les débuts de son discours, le président a ainsi réaffirmé la priorisation de la lutte contre la pauvreté et s’est par la même occasion félicité des bons résultats déjà engendrés dans le domaine. En effet, selon les derniers indicateurs, le niveau de vie moyen au Makengo s’est amélioré depuis deux ans, le revenu mensuel par adulte passant de 780 kd en 2038 (soit 156 $ environ) à 1100 kd actuellement (soit 220 $ environ). Youssouf Botamba en a profité pour faire quelques annonces choc : hausse significative du budget de l’Agence Makengaise de Développement (selon nos informations, ce budget pour être doublé voir triplé), investissements massifs dans la santé publique ou l’éducation, revalorisation du salaire des agents de la fonction publique et des personnels de l’armée. Ainsi, les quelques 68 000 fonctionnaires makengais ont vu dès le 1er janvier leur salaire moyen mensuel passer de 400 kd (=80 $) à 750 kd (= 150$). Une annonce évidemment très bien accueillie par les premiers concernés, mais aussi par le reste de la population visiblement, rassemblées sur les terrasses des cafés pour suivre en direct l’allocution présidentielle.
Youssouf Botamba, outre ces annonces, a aussi réaffirmé sa ligne politique : le gouvernement actuel compte poursuivre sa politique étrangère et éconmique et signer de nouveaux accords avec des puissances étrangères afin d’encourager la croissance économique. La politique Botamba a d’ailleurs déjà portée ses fruits, puisque les résultats économiques atteignent des sommets non atteints depuis plusieurs décennies au Makengo, avec une croissance à plus de 35% cette année. Ainsi, malgré une croissance démographique toujours importante, le PIB/hab dépasse pour la première fois au Makengo les 1000$/hab (1065$/hab précisément).
En ce début d’année électorale, le président, qui avait annoncé se tenir à l’écart de la campagne sénatoriale, a encore une fois tenu à répondre à ces concurrents, tuant dans l’œuf la réforme électorale proposée par les MFM. Suite à son discours, le parti de coalition présidentiel reprendrai quelques points dans les sondages, repassant au-dessus des 65% d’intentions de vote.
[/justify]
[/quote]
[quote=La Renaissance][center][img]https://i.imgur.com/y3TcL16.png[/img]
9 janvier 2040[/center]
L’arbre « Croissance » qui cache la forêt « Misère »
[hr][/hr]
[justify]Alors que les résultats économiques makengais semblent être au beau fixe, avec des taux records de croissance, et que le président Botamba se félicite des résultats exceptionnels de sa politique, la réalité makengaise est tout autre. Car si la croissance de 35% a permis de faire artificiellement monter la richesse moyenne des makengais (le PIB/hab a dépassé pour la première fois les 1000$/hab), la grande majorité des makengais restent dans une situation d’extrême pauvreté. La presse nationale diligentée par le pouvoir se félicitait de voir le revenu moyen mensuel par habitant passer de 780 kd en 2038 (soit 156 $ environ) à 1100 kd actuellement (soit 220 $ environ), il est important de regarder le détail de cet effet d’annonce : 780 kd en moyenne, c’est surtout 622 kd (= 122 $) mensuels pour la moitié de la population -soit deux fois moins que la moyenne nationale-, et seulement 135 kd (= 27 $) pour un quart des makengais. Si l’on compare ces données à celles d’il y a deux ans, les classes moyennes makengaises ont vu leurs revenus mensuels moyen augmenter de 34%, les classes populaires ne connaissent qu’une augmentation de 12,5%, quand dans le même temps les classes aisées connaissent eux une augmentation mensuelle moyenne de 56%.
Ainsi, quand la pauvreté recul assez peu (un tiers de nos compatriotes au moins vivent encore avec moins de 1$ par jour), les inégalités explosent. La faute à une politique étrangère et économique favorisant les grands groupes étrangers, bradant les ressources nationales et privant un peu plus les makengais de liberté du travail. La croissance makengaise est fortement portée par le développement du secteur minier et agricole, aujourd’hui entre les mains des ennissois, valdaques et karsais. Encore une fois, les makengais triment, et les étrangers s’engraissent. Les élites makengaises profitent du système Botamba, et les annoncent en trompe l’œil d’augmentations générales des fonctionnaires et militaires sert encore une fois d’écran de fumée afin de masquer corruption et népotisme.
[/justify][/quote]
Posté : sam. sept. 07, 2019 4:47 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
23 janvier 2040[/center]
Le palais de région de Ruwa, à Kifi, pris d’assaut par des militants mulutsis : au moins 3 morts
[hr][/hr]
[justify]Alors que la région de Ruwa semblait relativement pacifiée et sécurisée par l’armée, une réunion politique entre les cadres de l’UMD local et le président de région a été prise d'assaut par des hommes se revendiquant du FMLE. La réunion, prévue de longue date, n’avait pourtant pas de quoi inspirer de telles violences, étant organiser hors du cadre des élections sénatoriales mais bel et bien dans le cadre des relations privées existantes en le président de la région de Ruwa, Joël Malinga, et des cadres local de l’UMD. Pourtant, une vingtaine de personnes, cagoulées ou visage couverts, on fait irruption dans la salle de réunion du palais de région, attaquant violemment à coup de barres de fer ou de pioches les membres présents. Sur la petite dizaine de participants, 3 ont trouvés la mort dans les quelques minutes d’assauts, et 6 sont grièvement blessés. Joël Malinga s’est est sorti miraculeusement indemne.
Par la suite, après intervention du personnel de sécurité du palais de région, les assaillants ont réussi à prendre la fuite, se réfugiant dans les quartiers ouest de la ville. La police recherche encore activement les auteurs de l’attaque, interrogerait à l’heure qui l’est les cadres du mouvement FMLE, dont les auteurs de l’attaque se revendiquent. Le président du FMLE, Mamoudou M’Boma, a assuré que le groupe militant mulutsis n’avait aucun rapport direct avec cette acte de violence. Si les motivations des assaillants paraissent encore floues, l’on peut supposer que la proximité du président de région avec les cadres de l’UMD local, dont la plupart sont issus de l’ethnie kivuvu (ou d’ethnies proches) serait à l’origine de la colère des mulutsis. Dans le contexte politique actuel, en pleine campagne sénatoriale, un rapprochement entre UMD et kivuvus, soutenu par les autorités officielles de Ruwa, serait évidemment vu comme une menace pour les mulutsis, toujours empêtrés dans un conflit foncier avec les kivuvu. Le rapprochement récent du FMLE avec le MFM (fédéralistes makengais) ferait de plus du FMLE un ennemi politique de l’UMD.
Outre ces nombreuses hostilités politiques et ethniques, cette attaque met en lumière de nouveaux graves problèmes sécuritaires en Ruwa. La sécurité du palais de région pose questions : comment le personnel de sécurité a-t-il pu laisser passer cette vingtaine d’assaillants ? Une enquête a été lancée par le ministre de l’intérieur Simplice Badibanga pour mettre au clair les failles de sécurités. Selon certains témoins, les assaillants auraient réussi à entrer dans le bâtiment par des portes arrières, profitant peut être de complicités internes. Ce qui est sûr, c’est que ces nouvelles violences arrivent mal : la région pourrait de nouveau s’embraser, à quelques mois de deux évènements majeurs, les élections sénatoriales et l’organisation de la coupe d’Algarbe-Marquésie au Makengo, bien que la région de Ruwa n’accueillent aucun match de la compétition.
[/justify]
[/quote]
Posté : lun. sept. 09, 2019 3:19 pm
par Jose-Christ
[quote=La dépêche républicaine][center]
[img]https://i.imgur.com/SAhUgl5.png[/img]
29 janvier 2040[/center]
Joël Malinga : « Le FMLE est un mouvement terroriste »
[hr][/hr]
[justify]Victime d’une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=356313#p356313]attaque sanglante[/url] au cours d’une réunion avec des cadres de l’UMD local, le président de la région de Ruwa, Joël Malinga est revenu sur cet évènement à sa sorti de l’hôpital. Lui n’avait pas été blessé, mais était resté auprès des six blessés graves encore entre la vie et la mort après l’attaque sanglante non revendiquée de samedi dernier. Alors qu’on apprenait hier soir la mort d’une 5e victime, des suites de ses blessures, Joël Malinga déclarait : « Les auteurs de cette attaque au cœur du palais de région de Ruwa sont des terroristes ethniques. Leur identité ne fait plus aucun doute, et même si les cadres politiques du FMLE clame le contraire haut et fort, leur organisation a bel et bien un lien avec cette attaque. Je n’ai pas peur de le dire, le FMLE est un mouvement terroriste, et il devra être combattu comme tel par les autorités ». L’enquête visant à déterminer l’identité des auteurs de l’attaque aurait en effet permis d’identifier une quinzaine des hommes faisant parti du commando ayant attaqué le palais de région. Pour la plupart sans histoire ni casier judiciaire, ils appartiendraient tous à l’ethnie mulutsis, et auraient tous un lien direct avec des membres du FMLE. De plus, les témoignages des rescapés de l’attaque permettent de confirmer que les assaillants se revendiquaient eux-mêmes du FMLE, ou du moins agissant pour « réclamer justice pour les mulutsis ».
Les cadres mulutsis et du FMLE ont néanmoins confirmé condamner l’attaque et clamer que leur groupe politique n’avait rien à voir avec de tels actes. Déjà inquiétés et soupçonnés de complicité dans les violences de Gurundi (ndlr : 600 victimes) ou les troubles à l’ordre public lors de la dernière fête nationale à Kifi, le FMLE continue de semer le trouble. Pourtant, le mouvement politique mulutsis gagne en sympathie parmi les sympathisants fédéralistes nationaux suite à l’alliance avec Pape Faty-Gouano, ainsi que chez diverses communautés non-kivuvu des régions des grands lacs. La politique locale semble de plus en plus se cristalliser autour du conflit foncier majeur de la région, et pourrait se traduire dans les urnes en septembre prochain par un duel entre l(UMD (pro-kivuvu) et le MFM (pro-mulutsis).
Les déclarations de Joël Malinga viennent renforcer cette tendance. Bien que non membre officiel de l’UMD, le président de la région de Ruwa a toujours eu des liens forts avec l’UMD de Youssouf Botamba, le soutenant même lors des dernières élections. Le gouvernement central n’a pour l’instant pas réagit, mais les multiples troubles et zones d’ombres autour du FMLE ainsi que les récentes déclarations de Joël Malinga pourrait inciter le ministère de l’intérieur à considérer le groupe politique comme un groupuscule menaçant à la concorde nationale, et ainsi interdire de fait chaque rassemblement de l’organisation ainsi que permettre la mise sous surveillance renforcée et l’arrestation préventive de ses membres. Si tel était le cas, deux questions majeures se poseraient : qu’en adviendrait-il des réunions ou meetings du MFM de Pape Faty-Gouano, entourés quasi systématiquement depuis quelques semaines maintenant de représentants du FMLE ? Et quelles seraient les retombés et conséquences sur les communautés mulutsis, affiliées la plupart du temps de manière directe ou indirecte au groupe FMLE ? La décision paraît donc primordiale pour le gouvernement, qui pourrait ainsi redistribuer les cartes dans le jeu politique des élections sénatoriales à venir, portant un coup important à la campagne du MFM (qui grimpe dans les sondages actuellement). Les tensions ethniques et communautaire en Ruwa seraient aussi ravivées, encore une fois, par une telle décision.
L’enquête ne fait que débuter, mais si d’autres liens entre le FMLE et les auteurs de l’attaque venaient à être mis en lumières, le gouvernement n’auraient d’autres choix que de réagir…[/justify]
[/quote]
Posté : lun. sept. 09, 2019 6:47 pm
par Jose-Christ
[quote=Le petit sportif][center]
[img]https://i.imgur.com/8pl0cBX.png[/img]
30 janvier 2040[/center]
Le Makengo prêt à accueillir la coupe d’Algarbe-Marquésie
[hr][/hr]
[center][img]https://fr.orangefootballclub.com/wp-content/uploads/2019/05/24095423/SAM.jpg[/img]
Simplice Kasongo, lors de la Coupe du Monde 2039 au Karmalistan.[/center]
[justify]Plus que six mois avant le coup d’envoi de la Coupe d’Algarbe-Marquésie de football 2040. Le Makengo, pays hôte, est désormais prêt à accueillir les 8 meilleures équipes des continents algarbiens et marquésiens. L’enjeu sera plus important qu’à l’habitude, puisque cette année, les vainqueurs des quatres compétitions super-continentales se verront offrir un ticket pour la compétition de football des Jeux Olympiques*, organisés à la fin de l’été 2040.
Les supporters nationaux sont impatients de voir débuter le 1er juillet prochain la compétition, avec pour une fois une équipe makengaise parmi les prétendants au titre. Derrière l’Estolie favorite, deux outsiders se détachent ainsi : le Royaume de Kars, et le Makengo. Les léopards savent que leur destin passera obligatoirement par des prestations de haut niveau, notamment face aux équipes considérées comme les plus faibles : « Il n’y a plus de petites équipes maintenant dans le football international. On l’a vu à la Coupe du monde, les teikos sont arrivés en demi-finale, alors que personne ne les voyait même sortir de leur poule… Nous devrons nous imposer face à tous, et même les matchs qui paraîtront les plus abordables seront en réalité des combats de tout instant », déclarait en conférence de presse Suwedi Matondo, sélectionneur national.
Si l’équipe makengaise semble bien armée collectivement, surtout comparé aux autres sélections algarbiennes, elle comptera évidement sur Simplice Kasongo, avant-centre star de l’équipe, évoluant en Santogne depuis maintenant 6 saisons. Star au Makengo, et star du championnat santognais, le natif de Manonga a longtemps ait le bonheur des supporters du TP Manonga (17 fois champion du Makengo). Entre 2028 et 2033, Kasongo a porté les couleurs du TP Manonga, remportant 4 titres de champion et 1 coupe nationale. Avec un transfert vers Forcastel, Kasongo devient le footballeur makengais le plus cher de l’histoire, et le mieux payé. Depuis, il enchaîne les buts en Dytolie, et porte la sélection makengaise avec son leadership naturel. Un bon parcours makengais passera forcément par de bonnes performances de Simplice Kasongo.
*HRP : si le vainqueur est un pays qui s’inscrit aux O, sinon, le finaliste sera désigné à sa place.
[/justify][/quote]