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Posté : mar. janv. 30, 2018 8:29 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Élections : estimations et récapitulatif
30 mars 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508061899-parlement-txileen.png[/img]
[cap]Le Parlement txiléen, le lieu central de la législation au Txile.[/cap][/center]
Après un sondage téléphonique opéré sur un effectif de dix mille personnes dans tout le Txile (par régions fédérales notamment) par une société téléphonique de sondage tiers, les premières estimations électorales semblent se dessiner progressivement, tandis que les politiciens restent enfermés dans la lutte interne qui les oppose aux différents membres des partis politiques pour s'assurer la direction du bloc politique : ainsi, avec l'émergence d'un nouveau titre de chef du gouvernement, nommé par la majorité électorale, celui de Kantziler (chancelier), les anciennes rivalités politiques liées au poste de Lehendakari (supprimé il y a déjà [url=http://www.simpolitique.com/legislatif-txileko-parlamentua-t15420.html#p331875]un mois et demi[/url] par Gaspar d'Esparza, afin de limiter la dualité du pouvoir exécutif) réapparaissent sous la forme de candidats indirects au nouveau poste de chef du gouvernement.
Ainsi, du côté du bloc pro-consulaire (soutenant le chef d’État qu'est Gaspar Esparza), ou « bloc conservateur-libéral », composé du [url=http://www.simpolitique.com/encyclopedie-txileko-errepublikako-entziklopedia-t15416.html#p325580]Quepezkoako Euskal Frontea[/url] (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa »), de la Eskuin Alternatiboa (EA, « Droite Alternative »), de la Zentro-Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») ainsi que d'une partie des députés social-libéraux du Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau »), un candidat jamais vu auparavant, anciennement député du canton d'Isabarrau (province d'Ikuñoa), émerge comme potentiel titulaire au poste de Kantziler (chancelier) : le libéral Iñaki Bidaurre, soutien distant du Kontsula et fervent défenseur de la démocratie libérale et républicaine.
Du côté du bloc anti-consulaire (opposé à l'ascension d'un chef d’État nommé à vie), ou « bloc socialiste », composé du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») et d'une partie des socialistes du Txilen Berritzeko Alderdia, un candidat au poste de chef du gouvernement, bien éloigné du virulent Adolfo Auleztia, semble se présenter : Temistokles Oñatebia, fervente féministe et défenseure d'une République populaire, ouverte aux masses face à l'élite aristocrate, représentée par Gaspar Esparzako, très souvent critiqué par l'aile gauche comme un pseudo-dictateur - qui, semble-t-il, reste loin d'un tel titre. Bien que le leader communiste Adolfo Auleztia ne se soit pas encore prononcé sur le fait qu'il ait été écarté des délégations officielles du bloc socialiste, il n'en reste pas moins un politicien actif.
Du côté des chiffres bruts, les sondages opérés mentent difficilement : du côté du bloc libéral-conservateur, on relève pas moins de 69,2% des effectifs sondés favorables (soit 39,4% pour le Quepezkoako Euskal Frontea, 25,6% pour la Zentro-Eskuineko Muntaia et 16,2% pour Eskuin Alternatiboa) contre seulement 24,3% des sondés en faveur du bloc socialiste (soit 59,8% pour le Txilen Berritzeko Alderdia et 40,2% pour le Txileko Alderdi Komunista). La part des indépendants dans les votes semble également se réduire, passant de 0,4% l'année dernière à 0,3% cette année. En effet, les « indépendants » représentent souvent des causes solitaires et mineures (comme le complotisme ou la défense des minorités invalides), et la plupart des causes sont déjà représentées dans le spectre des partis politiques txiléens.
On observe également un délitement rapide du Txilen Berritzeko Alderdia, dont l'échec est incarné par la démission de l'ancien Lehendakari (président) Pantxiko Eraul, qui semble avoir entraîné son propre parti dans sa chute politique. Bien qu'aucune déclaration officielle n'ait encore été faite, des discours ont été prononcés à huis clos par différents politiciens, dont les deux potentiels candidats au poste de Kantziler (chancelier), qui semblent déjà vouloir s'assurer de la majorité parlementaire et électorale avant de réellement vouloir se lancer dans une politique extérieure à leur parti. Si les élections se déroulent dans seulement vingt-deux jours, le calendrier politique et électoral semble se resserrer tandis que la date fatidique approche et que les politiciens repoussent les échéances.[/justify]
Posté : sam. févr. 03, 2018 2:31 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Limitations de vitesse : un problème pour les provinces ?
8 avril 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/05/6/1517661938-limitations-de-vitesse.png[/img]
[cap]Les limitations de vitesse, un sujet qui divise.[/cap][/center]
Alors que les constructions d'infrastructures vont bon train dans tout le pays et que des kilomètres de bitume routier sont coulés chaque jour, les limitations de vitesse sont redevenus un sujet de préoccupation pour l’État comme pour les régions fédérales. En effet, au Txile, la limitation de vitesse minimale est à cent-trente kilomètres par heure, ce qui, dans d'autres pays, représente déjà une infraction majeure passible du retrait de permis de conduite, mais pour les txiléens, vivant dans un pays où les distances sont importantes et les conducteurs peu nombreux - seulement dix millions de véhicules automobiles recensés à l'heure actuelle - le problème des limitations de vitesse ne se pose pas, ou du moins ne se posait pas jusqu'à ce qu'un premier projet de loi soit envisagé par une partie du Parlement.
En effet, face à la recrudescence des morts sur les routes et autoroutes nationales, une quinzaine de députés du [url=http://www.simpolitique.com/post325580.html#p325580]Txilen Berritzeko Alderdia[/url] (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau »), qui ont exprimé leur volonté de promulguer un projet de loi visant à intensifier les limitations de vitesse, mais aussi à régulariser les contrôles et toute l'administration de la conduite, ce qui, selon Inazio Urruzola, secrétaire général du Txilen Berritzeko Alderdia, est « une initiative louable que nous devons soutenir dans l'intérêt commun pour diminuer drastiquement le nombre de morts annuel sur les routes », car, toujours selon Urruzola, « l'industrialisation progressive du domaine routier, autoroutier et automobile peut devenir un fléau si nous n'agissons pas assez rapidement pour prévenir les conduites routières dangereuses ».
Si le point de vue humaniste est mal représenté au Txile, autant dans l'aile gauche que dans l'aile droit du Parlement txiléen, mais aussi dans les classes populaires qui ont plutôt tendance à céder aux extrêmes, la question du danger de mort sur la route se fait de plus en plus pressant, dans un Txile qui se modernise et se ré-industrialise à grande vitesse, autant dans les domaines industriel et économique que routier, où le marché s'est relativement ouvert pour les familles modestes à la recherche d'un véhicule automobile, ce à quoi la plupart des entreprises automobiles txiléennes sont à même de pourvoir, notamment grâce à l'industrie automobile txiléenne, fonctionnant largement grâce à l'acier txiléen, mais aussi d'or et de cuivre, pour les systèmes électroniques intégrés.
Mais l'industrie automobile fait également face à un problème majeur : la faible urbanisation du Txile et de ses habitants force les entreprises à miser sur des modèles de véhicules plus amortis, et donc plus cher, bien qu'une partie des entreprises de production profitent de la nécessité d'un châssis amortissant pour faire des marges, en posant des amortisseurs simples en acier. C'est notamment sur ce modèle que l'industrie automobile txiléenne souhaite se tourner pour l'exportation de masse : la production en grande quantité de véhicules bas de gamme bon marché utiles à destination des pays à un faible Produit Intérieur Brut par habitant, comme l'Eashatri, le Kaiyuan, le Posun, le Sengaï ou même l'Oyestarna, qui représentent « l'avenir du secteur automobile par tête », selon un communiqué d'une entreprise anonyme.
Mais pour le Txile, les routes restent un problème permanent : limiter les circulations et placer les limitations plus basses (passer de cent-trente kilomètres par heure à cent-vingt ou cent-dix, par exemple) entraînerait une baisse de la vitesse générale de circulation et favoriserait les embouteillages et bouchons sur des secteurs routiers très empruntés, comme les axes routiers nord-sud, qui représentent plus d'un quart des circulations routières de plus de cinquante kilomètres. Face à ce problème d'aménagement mais aussi de limitations de vitesse, une potentielle issue peut-elle être envisagée par l’État, notamment investissant massivement, comme compte le faire le Waldberg, dans les infrastructures de circulation du Txile ? Une réponse étatique est attendue dans un climat politique tendu, où la date électorale approche à grand pas et la pression du « calendrier politique » se faisant de plus en plus forte : serait-ce la dernière carte à jouer pour le Txilen Berritzeko Alderdia, et en premier lieu pour le gouvernement intérimaire, avant les élections ?[/justify]
Posté : dim. févr. 04, 2018 9:41 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Une musique soulève le problème du modèle fédéral
9 avril 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/05/6/1517678556-nino-asto-musique.png[/img]
[cap]Achik Ñaña Asto, musicien et porte-parole de la communauté quechua en Zuarralurra.[/cap][/center]
Alors que les politiciens s'affrontent encore sur le terrain électoral cantonal et national pour remporter le plus de voix, c'est une musique qui fait réagir l’État à la question politique fédérale : en effet, c'est la semaine dernière qu'Achik Ñaña Asto, porte-parole de la communauté quechua du Territoire de Zuarralurra et musicien professionnel, a soulevé le problème de l'intégration fédérale et du statut fédéré dans une République txiléenne qui a trop tendance à oublier les Territoires, ces régions privées de pouvoir financier, tandis que les Provinces, elles, conservent leur pouvoir financier et se contentent de reverser à l’État les [url=http://www.simpolitique.com/economie-txileko-ekonomia-ministerioa-t15422.html#p332624]impôts fédéraux[/url] (comme la taxe foncière ou la taxe d'habitation), ce qui donne une plus grande marge de manoeuvre notamment pour l'intérêt commun (infrastructures régionales, décisions locales).
Ainsi, les Territoires (comme la Zuarralurra ou la Nazkoa) sont très largement désavantagées vis-à-vis du pouvoir central de Donostia par rapport aux Provinces (Pomaroak, Pomaroak Behera, Ikuñoa, Berri Nafarroa et Axberiko), notamment sur le plan financier. Pour Achik Ñaña Asto, cette situation est « impensable », même s'il soutient que « la crise fédérale peut être évitée si l’État agit au plus tôt en frappant le problème à la racine », notamment en « déléguant le pouvoir financier territorial aux entités fédérales », selon ses propos. Bien que Achik Ñaña Asto soit considéré comme un activiste virulent de la cause indigène au Txile, sa prise de parole concernant la question fédérale, au-delà des intérêts politiques du musicien engagé, est également une tribune à la fédéralisation du Txile.
De son côté, bien que l’État n'ait pas officiellement agi en faveur des propositions sous-entendues du musicien quechua, le porte-parole du gouvernement a annoncé, au nom du Kontsula Gaspar Esparzako, que le pouvoir financier (prélèvement des impôts nationaux et contrôle des impôts fédéraux) serait conféré aux Territoires d'ici à l'année prochaine, au travers d'une suite de loi égalisant les pouvoirs entre les Territoires et les Provinces, supprimant de facto la seule différence entre ces deux statuts d'entités. Si le statut de Territoire n'a été créé qu'en 1951 par le gouvernement aristocratique dans un effort de remanier les privilèges des régions fédérales, une telle époque semble être « passée, et parmi les heures les plus sombres de notre histoire politique », d'après le porte-parole du gouvernement.
Cependant, si cette décision semble être pleine de bon sens, elle pourrait entraîner une lutte interne entre le pouvoir central et les pouvoirs fédéraux, car les gouvernements provinciaux verraient leur pouvoir (et avantage) diminué au profit des gouvernements territoriaux, qui se verront de facto placé sur un pied d'égalité avec des régions fédérales bien plus peuplées (comme en témoigne l'écart démographique entre l'Axberiko, peuplé de plus de trois millions et demi d'habitants, contre seulement un million et demi pour la Zuarralurra), ce qui remettrait également en cause le statut (qui deviendrait alors honorifique) de province, accordé une fois que la démographie régionale a dépassé les deux millions d'habitants.
Par son titre Ez dugu gehiago ordainduko (en euskara, « Nous ne paierons plus ») paru le 2 avril 2035, Achik Ñaña Asto décrit sa région natale de Zuarralurra comme une vaste étendue laissée en friche après le départ des industriels, bien plus intéressés par la province de Berri Nafarroa et ses nombreuses vallées ouvrières. Outre le caractère musical et touchant de sa chanson, Achik Ñaña Asto plaide à grand coup d'accords de guitare acoustique en faveur de son petit bout de terre, à l'extrême-nord du Txile, pour l'égalité institutionnelle et fédérale. Si les conseils provinciaux (ou gouvernements fédéraux) ne se sont pas prononcés vis-à-vis du caractère politique de cette musique, déjà écoutée plus d'un million et demi de fois sur les réseaux sociaux (toute plateforme confondue), les territoires de Zuarralurra et Nazkoa sont déjà devenus le centre de l'attention institutionnelle face à la montée d'un « égalitarisme fédéral » jusqu'alors resté discret.[/justify]
Posté : lun. févr. 12, 2018 5:45 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Élections : le dépouillement annonce une majorité
23 avril 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508061899-parlement-txileen.png[/img]
[cap]Le Parlement txiléen, le lieu central de la législation au Txile.[/cap][/center]
Le doute n'est désormais plus permis : hier soir, alors que les derniers bulletins venaient à peine d'être dépouillés et comptabilisés dans la grande balance électorale nationale, les scores ont annoncé une majorité claire et concise. En effet, avec 88 sièges au Parlement txiléen (Txileko Parlamentua), le QEF (« Quepezkoako Euskal Frontea », Front Euskal du Quepezkoa) est désormais le parti le plus important en nombre de députés parlementaires, contre seulement 21 pour le TBA (« Txilen Berritzeko Alderdia », Parti Txiléen du Renouveau), ayant précédemment eu le plus grand nombre de sièges lors des élections d'avril 2034. Pour les autres partis, on observe également une ascension fulgurante pour la pourtant discrète ZEM (« Zentro-Eskuineko Muntaia », Assemblée Centre-Droit) avec 46 sièges, qui semble s'afficher en allié du QEF, ainsi qu'une progression plus timorée pour la EA (« Eskuin Alternatiboa », Droite Alternative), qui peine à s'imposer aux côtés de ses deux alliés politiques, avec seulement 31 députés. Du côté de l'aile gauche du Parlement, la déconfiture est totale : le TAK (« Txileko Alderdi Komunista », Parti Communiste Txiléen) récolte seulement 22 sièges, soit neuf de moins que l'an passé.
Si la majorité parlementaire s'annonce désormais clairement en faveur du jeune Kontsula (consul) Gaspar Esparzako, l'aile gauche du Parlement txiléen, qui s'imaginait déjà retrancher Gaspar Esparza dans ses derniers retranchements avec un Parlement qui lui serait majoritairement hostile et un gouvernement de cohabitation limitant ses pouvoirs, se retrouve désormais à la rue, perdant d'un seul coup, par la faute de l'anti-capitalisme affiché du virulent chef du TAK, Adolfo Auleztia, la supériorité numérique du TBA, qui passe désormais du rang de premier parti politique national à celui de parti de « seconde zone », notamment après que ce dernier ait été fracturé entre les députés social-libéraux et les socialistes affichés, qui ont marginalisé la direction du parti vers l'extrême-gauche, le rapprochant de fait du TAK et d'Auleztia, le Lehoi Gorria, dont le populisme menchevik ne semble pas avoir pris d'engouement les foules populaires txiléennes.
Derrière cette débandade politique se cache la logique d'une croissance économique rapide (aux alentours de 15,8% cette année, soit 2,5 fois la croissance mondiale pour l'année 2034) : la politique économique et diplomatique de l’État txiléen a porté ses fruits, au point de modifier durablement le paysage politique national en plaçant l'isolationnisme et le souverainisme absolu dans les idées politiques de second rang, alors qu'elles occupaient encore il y a deux ans une place prépondérante dans le spectre politique txiléen. Si la politique générale du gouvernement de l'ancien Lehendakari [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15598#p327946]Pantxiko Eraul[/url], libéral de la première heure, a mené à d'importantes réformes souvent critiquées comme « mondialistes à tous azimuts » par les politiciens les plus réfractaires au libéralisme et à la mondialisation, elle a également été l'initiatrice d'une « libération des forces nationales » dans les domaines économique, diplomatique, politique, militaire, commercial, géopolitique et financier.
Ces éléments aboutissent à une réalité : alors que le Quepezkoako Euskal Frontea se tourne vers le centre-droit du Parlement, incarné par la Zentro-Eskuineko Muntaia, l'Eskuin Alternatiboa campe sur ses positions de moins en moins réalistes d'isolation et de traditionnalisme, tandis que le Txilen Berritzeko Alderdia se marginalise du libéralisme pour se rapprocher du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p326852]bostequisme[/url] (socialisme menchevik) et perd de ce fait une grande majorité de ses sièges au Parlement txiléen, outre la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15486&p=331000#p330533]démission de Pantxiko Eraul du titre de Lehendakari en décembre dernier[/url], entraînant de ce fait son propre parti dans sa chute politique. Désormais, les blocs politiques se sont marginalisés, effaçant la frontière floue de l'ancien plus grand parti, le TBA, au profit des extrêmes, notamment de l'aile droite - l'aile gauche étant victime de ses propres membres et perdant du pouvoir sur le Parlement.
C'est ainsi un nouveau paysage politique qui s'est lentement dessiné sur fond de guerre pendant l'année 2034 et le mois de janvier 2035, aboutissant à la refonte totale de l'équilibre politique entre l'aile droite et l'aile gauche. Maintenant que la majorité électorale parlementaire est « gaspariste » (pro-consulaire), le jeune Kontsula a désormais les coudées franches pour instaurer ses propres réformes, déjà en préparation depuis le mois de janvier 2035, afin de remodeler la République txiléenne dans un contexte mondial de plus en plus troublé par des relations internationales tendues, ce à quoi Gaspar Esparzako semble vouloir réagir en lançant le Txile dans un dynamisme fort, avec une « mise en veille » de la « République sociale », au profit d'une nouvelle République forte et capable de défendre les intérêts des txiléens jusque sur le sol étranger, ce que la nouvelle majorité politique semble largement pouvoir lui accorder. De son côté, le candidat au rôle de Kantziler (chancelier) de l'aile droite, le libéral Iñaki Bidaurre, ne semble pas encore avoir réagi, tout en semblant être le nouveau favori en lice.[/justify]
Posté : jeu. févr. 15, 2018 9:16 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Une visite consulaire relance la dynamique provincialiste
15 mai 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/07/4/1518727569-aeroport-regional-de-nakissoak.png[/img]
[cap]L'aéroport régional de Nakissoak, dans le territoire de Zuarralurra.[/cap][/center]
C'est là où on ne l'attendait pas que Gaspar d'Esparza a débarqué avant-hier, dans la surprise générale : en effet, le 13 mai 2035, Gaspar d'Esparza,Kontsula et chef d’État de la République txiléenne a posé les pieds sur le sol zuarralurran (du territoire de Zuarralurra, ndlr) après avoir été déposé par un avion protocolaire républicain à l'aéroport régional de Nakissoak, chef-lieu de la région. Le territoire de Zuarralurra, de loin le moins peuplé (seulement 1 807 500 habitants, soit 7,23% de la population txiléenne) et le plus reculé de la capitale txiléenne, Donostia, des activités industrielles de Vitorio-Erregea (dans la province de Berri Nafarroa) et des espaces agricoles de la province de Pomaroak, reste très largement en marge du reste du pays, à cause du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p325606]fédéralisme[/url] qui empêche le pouvoir central depuis Donostia d'agir en faveur du développement.
La région, très largement hantée par le spectre de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p330416]guérilla communiste des années 1960[/url] ayant pris place sur son sol, est cependant l'hôte de la principale communauté quechua de tout le pays, avec quasiment un demi-million de quechuas vivant dans l'arrière-pays montagneux du territoire. Cette communauté quechua, outre le fait qu'elle soit la principale, est également la plus virulente et dangereuse, en raison de la virulence de son leader et père spirituel, directement soutenu par le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p326852]bostequiste[/url] [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15598#p327098]Adolfo Auleztia[/url], qui a également récemment [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&p=333042#p332972]fait parler de lui[/url] dans la presse nationale en s'engageant à vive voix dans la lutte fédéraliste : Achik Ñaña Asto, musicien et chanteur vivement engagé dans la lutte autonomiste quechua.
La situation des deux régions txiléennes ayant le rôle de territoire, à savoir la Nazkoa et la Zuarralurra, est préoccupante au plus haut point pour Ñaña Asto, mais également pour le gouvernement central, comme en témoigne les propos du porte-parole du gouvernement à ce sujet : « la République txiléenne est un régime républicain fédéral, mais la méritocratie républicaine est encore de nos jours entravée par une nouvelle barrière, qui est institutionnelle cette fois-ci. La lutte fédérale doit désormais s'effectuer dans l'intérêt commun, mais également dans l'intérêt de ceux qui en ont le plus besoin, sans pour autant négliger les autres. Nous nous devons d'agir avec parcimonie, égalité et rigueur ». Si le gouvernement central est désormais engagé aux côtés des régions pour « provincialiser » le Txile et rétablir l'égalité institutionnelle entre les provinces, qui bénéficient de l'autonomie financière sur les taxes fédérales, et les territoires, qui n'ont pas cette autonomie.
Si cela peut sembler bénin, il s'agit d'une symbolique dont la chute permettrait, selon certains députés de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15416&p=325580#p325580]Zentro-Eskuineko Muntaia[/url] (ZEM, « Assemblée Centre-Droit »), de réaffirmer l'engagement du Kontsula envers la démocratie et l'égalité des chances. Mais pour des députés réactionnaires du Quepezkoako Euskal Frontea (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa »), le provincialisme proposé par Ñaña Asto serait « une nouvelle tentative de pervertir la nation txiléenne au nom de l'égalitarisme sauvage tous azimuts », ce qui, selon leur propos, est hautement condamnable. Du côté de Gaspar d'Esparza, chef de l’État txiléen, la réponse s'est donc fait attendre avant ce « débarquement surprise », véritable coup de force politique lui assurant une large popularité autant chez les minorités initialement hostiles au nouveau gouvernement central que chez les plus modérés des partis de l'aile droite.
Ainsi, la visite surprise du chef de l’État directement sur le sol zuarralurran laisse présager une issue favorable à la crise fédéraliste qui émerge doucement, opposant les provincialistes - prônant l'égalité institutionnelle entre les régions - et les particularistes - attachés aux privilèges des provinces, cultivant une forme d'élitisme -, le tout formant un ensemble disparate qui, selon les prévisions, se ralliera rapidement derrière la décision du Kontsula une fois que le Parlement txiléen aura voté la loi qui semble en préparation à ce sujet par le gouvernement consulaire. Même si les provinces redoutent de perdre leurs avantages, le Kontsula semble cependant vouloir leur accorder des compensations, notamment en privilégiant les investissements directs étrangers (IDE) directement dans ces régions, plutôt que dans l'arrière-pays (dont les territoires de Zuarralurra et Nazkoa), où les constructions semblent se produire à un rythme moindre. La dynamique régionale et fédérale sera-t-elle donc favorable à un nouveau rôle à jouer des territoires dans la nation fédérale ? Seule l'issue du voyage princier pourra y apporter une réponse adéquate, après que le chef d’État ait pu constater la présence ou non d'une telle nécessité.[/justify]
Posté : jeu. févr. 22, 2018 7:16 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Tensions en Algarbe méridionale : la démocratie, une façade
6 juin 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/08/4/1519325330-un-camp-quelque-part.png[/img]
[cap]L'Algarbe-du-Sud et le Vryheid : entre famine et hésitations politiques ?[/cap][/center]
Alors que la famine dans le Bantoustan du Zuloland semble avoir pris fermement son pied, le gouvernement déjà nationaliste et pro-alekaner de la pseudo-Confédération d'Algarbe-du-Sud a quant à lui effectué un nouveau virage politique majeur : il y a quelques jours, un coup d’État orchestré par la communauté alekaner (descendants de colons dytoliens zeederlandophones, ndlr) semble avoir placé au pouvoir un gouvernement encore plus réactionnaire que le précédent, qui s'affiche désormais comme hostile à République voisine du Vryheid, qui a eu également à faire à des virages brutaux dans sa politique interne il y a peu de temps encore, comme l'avait souligné les nombreuses nationalisations et changements de gouvernement.
Mais l'instabilité gouvernementale des nations d'Algarbe méridionale, ou « Algarbe australe » comme se plaisent à l'appeler les médias vryes, ne semble en tout cas qu'être une façade voire un prétexte pour lancer de profondes réformes sans avoir à en assumer les conséquences ; ainsi, le gouvernement élu de façon pseudo-démocratique du précédent chancelier d'Algarbe-du-Sud a été remplacé par un gouvernement bien plus radical qui opérerait les réformes pro-alekaners en des durées moindres, là où les barrières démocratiques auraient forcées l'« Algarbe-du-Sud démocratique » à s'initier aux procédures constitutionnelles, ce qu'elles ont rarement eu l'occasion de faire par le passé, au vu de l'activité de la seule chambre législative de la colonie britonnique.
Du côté du Vryheid, tous les gouvernements se succédant, autant celui datant d'avant le conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » que celui ayant pris place dans des circonstances troubles de coup d’État et de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1033&t=14095&start=15#p325967]vote parlementaire à l'unanimité[/url], mais aussi celui d'après ladite guerre, semblent tous s'asseoir sur les mêmes acquis : un chauvinisme fort, avec des idéaux panalgarbiens, et un travail commun pour l'intérêt de tous. Là se pose une importante question : la démocratie semble s'être laissée trop facilement balayée par les régimes autoritaires, généralement d'accointance les uns avec les autres ; mais la démocratie sud-algarbienne existerait-elle donc réellement ? Le Congrès vrye serait-il l'hôte de représentants du peuple, ou de représentants d'une élite éloignée des intérêts populaires ?
De même, cette rhétorique s'applique à l'Algarbe-du-Sud : dans une colonie britonnique où la métropole a la mainmise sur les affaires du pays, peut-on réellement parler de démocratie ? L'existence de régimes autoritaires au sein-même de la Confédération sud-algarbienne en laisse douter, notamment lorsque la principale entité confédérée concernée par la famine, le Zuloland, est dirigée par un régime communiste directement manipulé par l'autorité centrale. La démocratie ne serait-elle donc qu'une façade en Algarbe méridionale, où les élites s'amusent à se lancer des quolibets les uns contre les autres, au mépris des populations civiles, qui ont déjà très largement souffert d'une guerre qui n'était pas de leur fait, mais de celle de leur gouvernement ?[/justify]
Posté : jeu. mars 01, 2018 10:17 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Hausse des morts par intoxication : le plomb mis en cause
29 juin 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/3/1519852038-mine-de-plomb.png[/img]
[cap]Une ancienne mine de plomb désaffectée en Algarbe du Nord.[/cap][/center]
Récemment, c'est un chiffre qui a ému la population txiléenne, autant dans la presse que dans les médias : durant l'année 2035, 2 136 txiléens sont morts d'intoxication par le plomb, contre 1998 il y a deux ans, soit une hausse d'un peu de moins de sept pourcents. Si ces taux de mortalité par intoxication, pour une population de vingt-cinq millions d'habitants, semblent faibles, ils sont en réalité en progression depuis plusieurs années et supérieurs à la moyenne mondiale - qui se situe aux alentours de 0,0069% contre 0,0085% au Txile. La multiplication du nombre de morts par intoxication au plomb fait cependant débat : serait-ce notre mode de vie et l'accélération de la construction d'infrastructures en plomb qui augmentent ce taux de mortalité, ou serait-ce simplement une « mauvaise année », selon les propos du délégué d'une assemblée anonyme d'entreprises spécialisées dans la construction et notamment l'installation de structures en plomb.
Le plomb, ou 82Pb dans le tableau atomique des éléments - ou tableau de Mendeleïev - est un métal malléable et gris dont les propriétés de flexibilité en font un matériau commode pour la construction, notamment pour l'installation de réseaux de tuyauterie ou dans les encadrements de portes et fenêtres. Utilisé depuis l'âge de bronze, sont usage s'est intensifié durant l'Antiquité hellénique puis latine. Durant l’Ère classique et le Moyen-Âge, le plomb fut notamment utilisé pour le maquillage, provoquant un grand nombre de décès prématuré dans la noblesse - qui était friande de tels artifices, notamment lorsqu'ils étaient entourés d'un certain mysticisme ; on croyait alors que le plomb venait de la planète Saturne.
C'est à cause de cette croyance qu'on appelle l'intoxication au plomb le saturnisme. Ainsi, le plomb, pourtant cause de nombre de décès, a continué a être utilisé sans coup férir jusque dans les années 1980, où il enfin été établi mondialement que le plomb était un produit cancérigène, malgré la découverte un siècle plus tôt de la radioactivité. Mais si le plomb est encore aujourd'hui reconnu comme cancérigène et à l'origine d'un certain nombre de décès, de nombreuses sociétés de travaux pratiques continuent à installer des infrastructures en plomb, notamment dans l'immobilier au particulier, le matériau étant moins cher que les alternatives non-dangereuses. La hausse du taux de mortalité par intoxication au plomb risque cependant de mettre un terme à l'industrie du plomb pour les particuliers au Txile.
En effet, le plomb est nocif dès les premiers contacts ; il n'existe donc pas de seuil de « non-danger ». Les effets sont encore plus nocifs sur les nouveaux-nés et les enfants en bas âge, en raison de leur vulnérabilité naturelle aux produits toxiques, par rapport à un adulte d'une vingtaine d'années. Aussi, il est fortement déconseillé aux jeunes parents d'emménager dans une nouvelle maison où certaines infrastructures sont en plomb. Cela dit, au Txile, c'est l'inverse qui se produit : avec la croissance démographique rapide (3,47% pour l'année 2035), la plus haute en une dizaine d'années, de nombreuses nouvelles familles ont emménagé dans des maisons déjà vieilles, et pour la plupart pas aux normes. Ainsi, le saturnisme risque de toucher de plus en plus de personnes tant que les maisons ne sont pas « dé-plombées », et de nombreuses associations s'insurgent déjà.
Ainsi, l'association Doako eramateko Dohaintza (« un Don pour moins de Plomb ») s'en est récemment pris à une série d'entreprises accusées de poser des infrastructures en plomb dans les maisons récemment construites pour en diminuer le coût de construction tout en assurant que lesdites infrastructures « sont dans les normes », comme le souligne un reportage-choc de l'association, qui a tenté de mettre en exergue l'inaction de l’État txiléen et le lobbyisme des entreprises spécialisées dans le domaine, au grand dam de l'Osasun Ministerioa (« Ministère de la Santé »), dont le représentant a condamné les propos tenus par les investigateurs de l'association, tout en rappelant qu'un projet de loi à ce sujet était encore en train d'être étudié au sommet de l’État par le nouveau gouvernement, qui assurera « une plus grande sécurité dans l'immobilier », selon ses propos.[/justify]
Posté : ven. mars 02, 2018 9:39 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Le guano revient sur le devant de la scène
5 juillet 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/09/5/1520022224-guano.png[/img]
[cap]Le guano, fertilisant utilisé dans l'agriculture traditionnelle, mais aussi bientôt dans l'agriculture conventionnelle...[/cap][/center]
C'est un événement rare qui a agité les marchés cette semaine : depuis quelques jours déjà, le guano, cet excrément de mouette utilisé dans l'agriculture traditionnelle comme fertilisant naturel et biologique, est devenu de plus en plus côté chez les agriculteurs conventionnels. En effet, avec la suspension d'un contrat liant plusieurs firmes nord-algarbiennes d'extraction de phosphate et un conglomérat d'entreprises spécialisées dans la transformation du phosphate brut en engrais chimique, le prix de l'engrais conventionnel au kilogramme a explosé, provoquant une véritable envolée des cours agricoles, au point que les agriculteurs les plus démunis par la hausse soudaine du cours de l'engrais conventionnel ont dû se tourner vers des alternatives présentes en masse sur le marché.
Heureusement pour l'agriculture txiléenne, et par extension pour tous les marchés concernés - à l'étranger ou sur le territoire national, l'alternative agricole la moins chère et la plus rentable à l'engrais conventionnel est un produit utilisé par le passé dans l'agriculture traditionnelle, notamment lors des premières industrialisations, où la nécessité d'intensifier la production agricole se fit sentir, avant l'arrivée des alternatives chimiques comme l'engrais à base de phosphate. Ce produit, à base d'excrément de mouettes, est produit en grandes quantités dans les mines de guano, sur un archipel d'îlots étirés le long de la côte txiléenne, près de la ville d'Isabarrau ; malgré les récents bombardements (janvier 2035), la production de guano est repartie de plus belle cette année.
Ainsi, malgré la forte production des mines de guano destinées à alimenter tout le marché national et notamment l'arrière-pays et les exploitations biologiques, la plupart des petits producteurs et grossistes sont déjà en rupture de stock, tandis que les plus gros producteurs et revendeurs dans le domaine ont annoncé organiser un grand congrès pour fixer le cours du guano, à la date précise du 7 juillet 2035. Organisé à Urutzalde, ce « congrès du guano » aura pour objectif de fournir une base stable aux agriculteurs pour faire du guano une alternative bien plus répandue. Entre coup de com' et profit exponentiel, la firme du guano semble s'organiser autour d'un axe fondateur de producteurs spécialisés.
Cependant, bien que le gouvernement ne se soit pas encore prononcé sur le futur « congrès du guano », de nombreux membres du Ministère de l'Agriculture ont déjà témoigné de leur mécontentement vis-à-vis de l'indépendance manifeste des producteurs de guano, qui se sont, d'après les propos d'un fonctionnaire anonyme haut placé, « ont organisé un véritable coup de Prague, en circonvenant à l’État et en refusant de collaborer avec ce dernier pour la propagation de l'usage du guano à grande échelle ». Si, toujours d'après les propos de notre contact anonyme, l'autonomie des producteurs de guano et leur réponse indépendante du gouvernement à la crise de l'engrais est un signe de prospérité et de libéralisme évident, la fédération des producteurs de guano semble cependant « être contraire aux efforts du gouvernement dans ce sens ».
En effet, bien que l’État txiléen et particulièrement le Ministère de l'Agriculture n'aient pas encore mis sur pied de véritable réponse efficace contre le problème de la pénurie d'engrais sur le marché des agriculteurs txiléens, le guano semble désormais être envisagé, autant chez les petits agriculteurs que chez les grands exploitants mais aussi chez les industriels, comme la solution du problème récemment posé. Il reste désormais à savoir qui du gouvernement et des producteurs du « congrès du guano » l'emporteront : serait-ce une remise en cause du modèle libéral et minimaliste du rôle de l’État dans la société agricole ? Si pour certains, c'est le cas, d'autres pensent que l’État doit cependant travailler main dans la main avec les producteurs de guano.[/justify]
Posté : jeu. mars 15, 2018 3:38 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Les sympathies monarchistes effraient les ultra-républicains
12 août 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/43/1/1508776183-ikastola.png[/img]
[cap]L'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443&sid=3f8f66f93ede111268dcc5fb68407737#p325477]ikastola[/url] (école), lieu de conflictualité entre les monarchistes et les républicains...[/cap][/center]
Depuis l'arrivée au pouvoir de Gaspar d'Esparza en tant que consul de la République txiléenne en janvier dernier, de nombreuses voix s'élèvent au sujet de la proximité entre le vice-prince de Berri Nafarroa et les mouvements monarchistes, notamment face au fait que Gaspar est le principal prétendant au trône du Txile, en tant qu'héritier de la famille princière d'Esparza. La position dominante du nouveau consul en tant que chef de l’État txiléen, rang qui lui a été accordé face à l'urgence de la situation et de la menace étrangère sur le territoire txiléen, en fait de facto un candidat potentiel pour une prise de pouvoir peu démocratique, soutenue par les principaux mouvements monarchistes du pays. Du moins, c'est cette vision des desseins du chef de l’État que les dignitaires du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15416#p325580]TAK (« Txileko Alderdi Komunista », Parti Communiste Txiléen)[/url] ont récemment dénoncé, après quelques mois de flou de l'opposition au gouvernement sur ce sujet, sur fond de sortie de guerre et de changement de gouvernance.
Si le point de vue des politiciens communistes et communisants est très largement tranché sur le sujet, il n'en reste pas moins minoritaire dans la population, et dessert le parti [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p326852]bostequiste[/url] plutôt qu'il ne le rend plus populaire. En effet, au même titre que les thèses conspirationnistes, la « thèse princière », largement entretenue par l'opposition communiste, tente de dénoncer les travers monarchisants et anti-démocratiques du jeune kontsula (consul), qui ne semble pourtant pas avoir attenté à la démocratie txiléenne pour l'instant. En effet, depuis son arrivée au pouvoir, Gaspar d'Esparza a plutôt largement abondé dans le sens du fervent soutien à la démocratie parlementaire txiléenne, notamment en assurant l'organisation d'élections précipitées en avril dernier, comme promis par le Lehendakari sortant, Pantxiko Eraul, avant sa démission.
Dans ce sens, nous pouvons également relever la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=960&t=16016]privatisation[/url] des capitaux étatiques dans l'entreprise txiléenne de téléphonie nationale, la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1014&t=15681]BNTK (Berri Nafarroako Telefono Konpainia, « Société de Téléphonie de Berri Nafarroa »)[/url], qui est un pas de plus affiché du régime consulaire pour affirmer les tenants du libéralisme, et par extension de la démocratie libérale, au Txile. Ainsi, si les prétentions monarchistes du prince sont difficilement cachées, la démocratie txiléenne n'est pourtant pas en danger à ce niveau-là. De son côté, le chef de l'État a signalé dans un communiqué de presse qu'il ne tenait pas à s'exprimer sur la question étant donné « la nature douteuse des accusateurs, dont le passé trouble dans l'histoire nationale semble porter atteinte à leur légitimité à remettre en cause le bien-fondé du rôle consulaire », d'après ce même communiqué de presse.
Des arguments viennent cependant appuyer les propos des dignitaires du Txileko Alderdi Komunista : en effet, outre l'héritage princier, Gaspar d'Esparza est également au pouvoir avec une large majorité, qui pourrait lui permettre une « aventure personnelle », que de nombreux républicains redoutent déjà comme une possible fin de la République, ce à quoi le consul répond que « la démocratie est la priorité, et elle ne saurait être bafouée sans [son] désaccord ». Si le doute n'est toujours pas levé sur les intentions du consul d'Esparza face à une République txiléenne fragilisée par la guerre et la faiblesse du précédent quinquennat, la démocratie, elle, n'est pas en danger vis-à-vis du prétendant au trône, qui semble vouloir la défendre à tout prix, dans l'intérêt général (ou non, selon certaines sources sur la toile).
Sur le plan social et politique également, le monarchisme est en vogue : entre le regain soudain de popularité des Gazte Goiztiarrak(les « Jeunesses Princières »), le mouvement de jeunesse scoutiste monarchiste, depuis l'arrivée au pouvoir du consul, et la montée des idéaux monarchistes dans la population, le vice-prince surfe sur une vague de croissance et de progrès, qui lui permet sans coup férir d'agrandir la base de son électorat et de ses soutiens directs dans la population. Le système scolaire txiléen, représenté par l'ikastola (école), n'est pas en reste, puisque le Ministère de l’Éducation a récemment révisé les programmes pour y inclure les épisodes récents de l'histoire nationale : entre consularité, changement de gouvernement, conflit intercontinental et menace étrangère sur le sol txiléen, le tout nuancé par un profond respect des institutions démocratiques et parlementaires, si chères à la République. Quel sera donc l'avenir du jeune prince au sommet de l’État dans un pays où la République est profondément ancrée dans les mœurs ?[/justify]
Posté : ven. mars 30, 2018 6:18 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Triomphe du petit commerce : une société pas comme les autres ?
11 septembre 2035
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/12/6/1521901906-le-petit-commerce-triomphe.png[/img]
[cap]À l'heure du grand commerce empirique, le petit commerce de localité triomphe au Txile.[/cap][/center]
Alors que les grandes surfaces de vente s'implantent profondément dans les pays les plus libéraux, le Txile, pourtant république réputée libérale, résiste encore et toujours à l'envahisseur mondialiste. Ainsi, alors que les agriculteurs txiléens développent leur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=45#p333725]propre modèle d'agriculture intensive[/url] grâce à l'innovation traditionnelle, les commerçants txiléens eux, conservent leurs petites habitudes et entretienne une clientèle fournie, ce qui n'est pas le cas des grands commerces ouverts récemment au Txile. Ainsi, les grands supermarchés txiléens enregistrent des scores très faibles par rapport à leurs équivalent dytoliens, et le nombre de petits commerces (épiceries, marchés, boutiques spécialisées) au Txile explose depuis les dix dernières années.
En effet, depuis la crise économique txiléenne de 2024, durant le mandat du Lehendakari (président) conservateur Timoteo Goldibar, où la bulle d'importation avait éclaté, laissant les supermarchés et autres grands commerces de surface dans un état de dénuement total, rayons vides et faillite à la clé. Depuis cette période, le secteur du grand commerce ne s'est jamais réellement remis, enregistrant des bénéfices plus faibles, avec des marges moindres, et une grande hésitation de la part des investisseurs dans ce même secteur, redoutant un nouveau crash, pour les mêmes raisons que le précédent, qui entraîneront donc une seconde crise du secteur commercial. Le petit commerce de localité, lui, s'est profondément ancré dans les mœurs du pays depuis le dix-septième siècle, où il est rapidement devenu impératif aux petites localités isolées des grandes sources d'approvisionnement par de grandes distances.
Le Txile s’élèverait-il donc à un modèle sociétal unique sur la scène internationale ? En effet, entre les différentes initiatives de développement alternatif - comme la propagation du guano comme fertilisant viable alternatif - et la difficulté d'installation des symboles de la société libérale-mondialiste, comme les grandes surfaces de commercialisation ou les grands circuits d'importation au mépris des conditions humaines comme environnementales, la société txiléenne semble adopter une posture inédite par rapport au reste des autres pays, comme le souligne Bizenta Soroeta, économiste à l'université des sciences économiques d'Urutzalde : « la société txiléenne est une société unique dans le sens où nul part ailleurs, ou presque, un tel modèle n'a pu fonctionner. Voyez-vous, le Txile se situe à mi-chemin entre la société féodale, traditionnaliste et médiévale du Thorval et le modèle néo-libéral prôné aujourd'hui. »
En effet, si l'on peut souligner l'ancrage des valeurs républicaines et libérales dans les esprits, les mœurs sociétales du Txile sont difficilement avant-gardistes, et encore moins pionnières : le catholicisme, pratiqué par une ultra-majorité de la population, est le symbole du respect des traditions txiléennes. Cependant, ce respect des traditions s'accompagne d'un progrès du développement : alors que les grands travaux se multiplient dans le sud-ouest du Txile et dans les vallées ouvrières de la province de Berri Nafarroa, les ministères txiléens investissent des sommes conséquentes dans l'acquisition de nouvelles infrastructures dans l'intérêt commun ; les valeurs txiléennes, loin du « tout libéral » prôné par les mondialistes, s'ancrent plus profondément encore dans la société par une présence active des citoyens aux messes dominicales, mais aussi aux vêpres. La religion serait-elle l'élément de cohésion du groupe qu'est la nation txiléenne ?
Si l'on peut affirmer cet argument, on peut surtout l'infirmer : au-delà de la religion, de véritables traditions txiléennes euskales se perpétuent de générations en générations avec une forte participation des txiléens aux fêtes locales - religieuses ou simplement traditionnelles - et, dans un semblant de retour en arrière, les déguisements remplacent les costumes protocolaires pour préserver l'intégrité culturelle du Txile. Entre tradition et développement, le Txile serait-il un modèle de développement alternatif, plus proche de ses racines, mais aussi de son avenir ? Rien n'est si sûr, tant il est vain de prédire le futur tant que le gouvernement récemment élu du chancelier Iñaki Bidaurre n'a pas fait ses preuves dans le domaine. Le Txile sera-t-il avant-gardiste dans ses traditions et son mode développement, et montrera-t-il la voie aux autres pays du globe pour faire de même ?[/justify]