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Posté : ven. juin 28, 2019 9:53 pm
par Vladimir Ivanov
ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)

[center]Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (V)

(juillet 2034 - janvier 2035)


[img]https://i.imgur.com/xwkhLbV.jpg[/img][/center]

ANALYSE STRATÉGIQUE

Parmi les facteurs décisifs de la victoire du Commonwealth, on notera d'abord, bien-sûr, les indécisions stratégiques, les défaillances de coordination, les imprudences logistiques et les trahisons de fin de chapitre du côté de la Coalition anti-UPO.
Ces fautes impardonnables en temps de guerre semblent caractéristiques d'une forme particulière de Coalition militaire. Il est question ici de procéder à une analyse davantage "psychologique" pour comprendre une logique comportementale donnée et située, même à l'échelle d'un État.

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LE COMPLEXE DE LA HYÈNE

Cette coalition anti-UPO est donc née de ces phénomènes curieux que sont les regroupements expéditifs d’États à sang chaud, irrationnels, s'imitant les uns les autres tel un jeu de domino. Des États dépourvus de toute ligne conductrice à dessein supérieur, de tous fondamentaux idéologiques, et dont la "personnalité" mêle cette étrange combinaison entre passions belliqueuses et lâcheté d'esprit.
Conscients de leurs profondes défaillances idéologiques, ces États semblent n'avoir d'autres choix, pour se sentir exister, que d'imiter le comportement d'une recrue novice dans un gang d'enfants polissons, ou bien d'une hyène mâle dans une meute à système matriarcal. En déficit de dignité, l'Etat-hyene se sent obligé de passer du côté des oppresseurs pour ne pas être lui-même opprimé. "Suiveur de chef" jusqu'au vice, jusqu'à nuire à sa propre raison, ce type de comportement foncièrement égoïste rappelle à son auteur sa propre couardise. Son subconscient coupable, le pousse alors à réagir au moyen d'une fuite en avant : la "hyène" développera une haine totalement injustifiée envers toute forme d'originalité, toute forme de vie ou d'organisation dotée d'une souveraineté d'esprit élémentaire (à savoir un dessein supérieur rationnel), qu'il jalousera secrètement, en toute logique, cela va sans dire. Cette frustration stimulera aussi bien son orgueil que son mépris envers plus faible que lui.
Ce "plus faible que lui" désigne le plus souvent une personne ou un État à la sulfureuse réputation, justement en raison de son originalité et indépendance d'esprit. Ces indubitables qualités amènent les "hyènes" à en produire deux conclusions. D'abord, et à raison, que cet "original" est isolé et donc facile à cibler. Mais ensuite, et cette fois-ci à tort, que s'acharner en groupe contre lui servira leur intérêt, que le "bouc émissaire" ne résistera pas longtemps, que leur victoire est déjà acquise.
Mais qui fait le malin... on connait la suite.

Bien-entendu, il convient de modérer cette observation en deux remarques très importantes :
1- tous les États membres de ce genre de Coalition ne partagent pas systématiquement ce genre de défaillance d'esprit ;
2- ces défaillances profondes ne sont pas innées, et encore moins immuables : elles peuvent concerner n'importe quel État en fonction du contexte (notamment les plus immatures), puis disparaître au profit de tous et de lui-même, en particulier grâce à l'expérience, aux leçons apprises du passé.
Il en est de même de la fameuse "indépendance d'esprit" : celle-ci ne peut être que construite et déterminée, donc changeante.

Ce genre de coalition précipitée, où tous, dopés à l'adrénaline, se suivent à la chaîne pour imiter aveuglément plus fort ou plus crédible que soi, presque toujours par lâcheté et intérêt court-termiste, est condamnée à perdre.
Pourquoi ? Parce que la seule méthode efficace sur long terme, la seule qui réconcilie vertu et intérêt personnel, la seule qui soit rationnelle et finalement bénéfique à tous, c'est celle de l'équilibre stratégique : soutenir le plus faible contre le plus fort. Cela afin d'affaiblir ce dernier, renforcer le faible, dans l'espoir de les rendre "égaux" de façon à ce que le résultat mathématique de leur opposition approche le plus possible de zéro.
C'est de cette façon qu'on comprend que la lutte contre les oppresseurs n'est pas seulement une vertu (éventuellement fâcheuse lorsqu'elle est le fait de "petits-saints frimeurs" ou de ceux qui cherchent à soulager leur conscience) : c'est aussi un intérêt rationnel, jusqu'à en devenir une nécessité de l'ordre du vital, de la survie en tant que personne/État attaché(e) à sa propre souveraineté, puissance ou dignité.

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Ce "complexe de la hyène" avait déjà été décelé, ou plutôt entrevu, à l'époque.
Les experts vrys [Amaski] ont en effet élaboré une "théorie des 42 jours", applicable aux grandes coalitions de cette nature : à savoir qu'il faudrait 42 jours [14 jours IRL] pour que ce genre d'alliance objective se fissure de l'intérieur.
Une théorie qui fut confirmée lors de cette guerre : le 8 juillet 2034 au soir, l'Amarantie d'abord, suivie (grâce à son aura et sa crédibilité -membre du G4-) par l'Hachémanie, la Posnanie et l'Aminavie, rejoignent ensemble le camp de l'empire luciférien contre le Commonwealth. Exactement 42 jours plus tard, le 20 août au matin, l'Amarantie annonçait son départ précipité. Abandon qui affectera considérablement la cohésion d'une alliance qui perd son membre le plus "considéré".

Un phénomène qui explique le manque de détermination, d'endurance psychologique, de solidarité inter-opérationnelle, et finalement l'absence de fiabilité caractéristiques de ce genre d’États, les "hyènes".

Néanmoins, l'UPO ne doit peut-être pas sa victoire uniquement à l'absurdité et l'incompétence de ses ennemis.

Le Mahajanubia, membre de l'UPO dont la belligérance est de jure directe, et de facto indirecte, a joué un rôle majeur dans ce conflit en supervisant la plupart des opérations, et en prenant la tête du commandement militaire, notamment aux échelles tactique et opérationnelle (laissant les décisions proprement politiques/stratégiques à la Britonnie). Il assura la coordination militaire de tous les pays de l'UPO. Il rompit les lignes de ravitaillement ennemies avec autant d'habileté qu'il parvînt à sécuriser les siennes. Il "combla" le déficit numérique des forces de l'UPO en assurant une défense opérationnelle asymétrique et imprévisible, frappant là où il le souhaitait pour "mobiliser" un contexte naturel ou humain adapté pour rendre contreproductif les assauts ennemis, désarçonnant la coalition, jusqu'à susciter dans ses rangs le doute et la discorde. Cela, grâce à une habile combinaison entre une diplomatie sage et posée (propositions de paix, système Safeguard pour épargner les navires civils...), et un engagement militaire coriace, aussi persévérant qu'impitoyable. Au Karmalistan, cette oscillation planifiée, entre un tempérament doux, patient et prudent à titre privé, et celui d'une résistance terrible et sans pitié contre ses ennemis, on appelle ça "se comporter en chélicérate" (ou en "scorpion").

Quant à notre pays le Karmalistan, il était officiellement "neutre". Mais la vérité est autre : il fut décidé de soutenir du mieux possible le camp des agressés, à savoir celui de l'UPO. Ce choix était aussi simple et naturel que logique : l'UPO était économiquement et militairement plus faible que l'ensemble de ses ennemis. Qui plus est, aux yeux de notre peuple et de ses représentants, le satano-luciférisme de l'ELA et la phallocratie homosexualiste de l'Amarantie ne pouvaient susciter que le dégoût. Il joua ainsi un rôle fondé avant-tout sur la discrétion, donc limité par la force des choses. Toutefois, dans la victoire de l'UPO, son apport resta non-négligeable.
Outre ses livraisons massives d'armement au Commonwealth et à ses alliés, à savoir 55 avions multi-rôles, 300 hélicoptères de combat, 2 000 pièces d'artillerie et 150 batteries anti-aériennes, Karagol loua plusieurs de ses sous-marins au Mahajanubia (du temps où sa marine de guerre existait encore), notamment dans le cadre de la lutte contre le ravitaillement de la coalition durant la bataille de l'Aleka.

En revanche, sans rompre pour autant, ni s'y opposer concrètement, il convient de noter que le soutien karmali à l'UPO s'était nettement refroidi lors du blocus du Txile à la fin de la Guerre, considéré comme un aventurisme, une opération de trop.

Mais plus encore, le Karmalistan entreprit deux autres actions politiques majeures :
1- Premièrement, les diplomates karmali prirent la défense du Mahajanubia contre les critiques dont-il faisait l'objet de la part des autres nations islamiques (Aminavie, Hachémanie, Kandjar...), jusqu'à renverser leurs opinions et le faire accepter de plein droit au sein de cette communauté (la LIM était alors en cours de construction).
2- Ensuite, et c'est là un facteur substantiel... le Karmalistan ne fut pas étranger (euphémisme) dans ce processus qui conduisit au retournement géopolitique de l'Aminavie en faveur de l'UPO.

[img]https://i.imgur.com/O1wqud3.png[/img]

Posté : mar. août 27, 2019 6:50 pm
par Vladimir Ivanov
Prikaz
21 décembre 2039
[secret]

[center]TEST BALISTIQUE[/center]

[img]https://i.imgur.com/JUpAl67.png[/img]

A destination du Qurol Kutchlar
[quote]Le tir d'un prototype de missile balistique de courte portée Jebe-2, destinée à la recherche a été réalisé avec succès sur le site du désert de l'Orkod. Néanmoins ce premier test ne présente que peu de valeur, puisque la technologie visée dans le développement de ses successeurs dépasse grandement la portée effective franchie lors de l'exercice.

La doctrine d'emploi des missiles balistiques à charge conventionnelle ne peut être que très limitée : ces armes n'ont d'intérêt que pour l'offensive, à savoir frapper des sites militaires fixes, et à distance suffisante (ex : Dahar, en cas de débarquement et d'installation de bases ennemies). Les arsenaux seront donc adaptés en fonction des besoins : ceux-ci étant avant-tout scientifiques dans l'amélioration de la portée, ils seront donc, en l’occurrence, relativement faibles.[/quote]
Oerleuk Abu Bakr Safarali

Posté : lun. sept. 02, 2019 4:08 pm
par Vladimir Ivanov
[img]https://i.imgur.com/3cKl7wG.png[/img]

===> Le Centre Ulugbek, est l'Institut militaro-scientifique de coordination des laboratoires de recherche du Karmalistan. Il est dirigé par l'Oerleuk (général) syir Djötchi-Baatar. Bien que celui-ci soit formellement suspendu de son titre de chef de secteur sur le terrain (suspecté -sans preuve- par le KhAD de sympathie avec les insurgés révolutionnaires syirs et communistes), ses extraordinaires compétences scientifiques et administratives font de lui un élément trop précieux pour être déchu ou mis à l'écart.
Le siège du Centre Ulugbek est situé à Tshirshik (à quelques dizaines de kilomètres à l'ouest de Karagol). Ses laboratoires les plus sensibles sont souterrains et répartis dans toute la région. Installations anciennes datant de l'ère slave, certaines ont été laissé à l'abandon dans les années 1990-2000 (manque de financement).


Rapport du Centre Ulugbek (janvier 2040)

RECHERCHES PRIORITAIRES EN COURS

[quote]_ Carburants à centrale nucléaire
_ Système d'exploitation ▮▮▮ (Avancé) =
_ Fer : NT1
_ Ordinateur ▮▮▮ (Avancé) = Composantes électroniques ▮▮▮ + Système d'exploitation ▮▮▮
_ Centrale électrique nucléaire ▮= Composantes électroniques ▮ + Carburants à centrale nucléaire + Matériaux composites ▮▮ + Ordinateur ▮[/quote]

RECHERCHES PRIORITAIRES A VENIR
rappel : pour obtenir une rouge, il faut acquérir 10 violettes.

________________________________________

[quote]2_ Antiaérien mobile ▮▮▮▮ = Éléments en acier + Composantes électroniques ▮▮▮ + Ordinateur ▮▮▮

1_ Carburant à fusée ▮▮▮ =

1_ Matériaux composites ▮▮▮ =

2_ MRBM / Missile balistique Intermédiaires [<3000km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮ + Carburant à fusée ▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène
3_ IRBM / Missile balistique Moyens [<6500km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮▮ + Carburant à fusée ▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène
4_ ICBM / Missile balistique Long [<13000km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮▮ + Carburant à fusée ▮▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène

2_ Radar tridimensionnel à balayage électronique ▮▮▮ = Composantes électroniques ▮▮▮ + Ordinateur ▮▮▮ + Bauxite + Éléments en acier
3_ Système de défense anti-missile ▮▮ (Dôme de fer) = Radar tridimensionnel à balayage électronique ▮▮▮ + Antiaérien mobile ▮▮ + Ordinateur ▮▮▮ + Composantes électroniques ▮▮▮
4_ Système de défense anti-missile ▮▮▮ (THAAD) = Radar tridimensionnel à balayage électronique ▮▮▮ + Antiaérien mobile ▮▮▮▮ + Ordinateur ▮▮▮ + Titane + Composantes électroniques ▮▮▮[/quote]

Posté : mer. sept. 04, 2019 4:27 pm
par Vladimir Ivanov
ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (4)

A lire avant ===> [url]https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355768#p355768[/url]

[center]Histoire militaire
Étude sur la Guerre d'Aminavie (I)

(3 février - 15 juillet 2036)
[/center]

[center][img]https://i.imgur.com/VwFJ0bh.png[/img]
L'éveil des nations islamiques avec la création de la LIM : l'une des causes majeures de la Guerre d'Aminavie.[/center]

CONTEXTE D'AVANT-GUERRE

La Guerre d'Aminavie est de loin le pire et le plus sanglant conflit "mondial" de ce siècle.
La Guerre des Conteneurs en 2034 a causé environ 50 000 morts, dont une grande majorité de militaires (et "seulement" 15 000 civils). Celle d'Aminavie qui éclatera seulement deux ans plus tard, en tuera près de vingt fois plus, essentiellement des civils.

Pour en comprendre les causes, à condition d'avoir étudié la guerre précédente, qui lui est en partie liée, il faut remonter à la fondation de la Ligue Islamique Mondiale.
En juillet 2035 est officiellement fondé(e?) la LIM, organisation islamique, à la fois diplomatique, militaire, culturelle et commerciale, de pays majoritairement sunnites respectueux des valeurs de l'islam et hostiles au terrorisme islamiste. Celle-ci réunit le Kandjar - la "tête de file" formelle, le Karmalistan (considéré par certains -peut-être à raison- comme le véritable leader*), l'Aminavie et le Mahajanubia.
*Ce genre de configuration, où le véritable meneur se dissimule derrière un porte-étendard, ressemble d'ailleurs, par certains aspects, à la relation Britonnie-Mahajanubia.

Comme indiqué dans cet [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355768#p355768]article de presse kormali[/url] dont on conseillera la lecture, l'Hachémanie y était formellement invité. Ce qui n'est en revanche pas précisé par l'auteur, est ce simple fait que les dirigeants karmali de l'époque savaient pertinemment que les Hachémites refuseraient l'invitation. Il ne s'agissait là que d'une formalité diplomatique pour mettre le "candidat" devant le fait accompli.

En très mauvais termes avec l'Aminavie qu'elle qualifie d'État-terroriste, l'Hachémanie a fermement combattu son adhésion au sein de la LIM là où justement, avant 2035, elle comptait parmi les participants aux pré-fondations de cette même organisation. Une rancœur qui avait très vraisemblablement pour origine la volte-face de l'Aminavie en septembre 2034, lorsque cette dernière a tout simplement changé de camp, conduisant l'opération militaire luciféro-hachémite au désastre et à la victoire totale de l'UPO. On peut y ajouter il est vrai, les éventuelles collusions secrètes entre une partie de l’État aminien et l'organisation islamiste-radicale Force & Islam, ou du moins sa passivité. Ce qui irritera en particulier le Lébira, cible de plusieurs attaques de F&I.
Les Hachémites cherchèrent donc à se rallier l'opinion du "grand sage", de la "tête" (officielle) de l'organisation : le Kandjar, en s'efforçant de lui présenter l'Aminavie - auquel ils associent très vite le Karmalistan - comme des États criminels ou dangereux.
Mais ils faisaient fausse route...

Au même titre que l'Aminavie lorsque celle-ci fut "persuadée" et "retournée" par les Karmali et les Mahajanubiens contre ses anciens alliés en 2034, le Kandjar était à son tour "persuadé" par ces deux derniers, de la pertinence à faire adhérer en priorité l'Aminavie plutôt que l'Hachémanie.
Sans pour autant couper les ponts avec sa voisine mécontente (hormis les Aminiens, personne n'avait encore rompu avec l'Hachémanie), le Kandjar restait inflexible sur ses positions quant à la présence aminienne dans la LIM. La défense d'un statu-quo d'autant plus intéressant pour lui qu'il y tenait une place de choix comme hébergeur du siège de l'organisation lui permettant de s'attribuer le titre de "leader" officiel.

Pourquoi cette hostilité envers l'Hachémanie de la part des deux Etats les plus actifs de la LIM ? Il faut là aussi remonter à la Guerre des Conteneurs.
Ce royaume sociétalement libéral, mais politiquement autoritaire et ultra-militariste, s'est comporté en [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353050#p353050]hyène[/url], se joignant hâtivement aux plus forts pour s'attaquer sans raison sérieusement justifiable à la faction la plus "faible". En plus d'avoir été l'ennemi du Mahajanubia (qui se trouvait dans l'autre camp), ce suivisme lâche était particulièrement méprisé au Karmalistan, les Hachémites ne pouvaient donc y susciter que méfiance et dégoût. Plus grave encore étaient les principaux alliés stratégiques de l'Hachémanie. Ceux-ci s'avéraient être de la pire espèce aux yeux du Karmalistan et plus globalement, de la communauté islamique :
_ d'abord l'Amarantie, anti-musulmane (diverses humiliantes railleries envers cette communauté et sa religion, y compris à l'échelon diplomatique), pratiquant l'esclavage (Barnique) sous un régime de misogynie spécifiquement homosexualiste (l'homosexualité n'était pas seulement tolérée ou respectée comme c'est le cas dans de nombreux pays avec lesquels les pays musulmans n'ont pas de différends, mais ici institutionnalisée, au détriment des femmes et de la famille traditionnelle) ;
_ ensuite le Txile, le moins répréhensible mais autre "État-hyène" et irréductible ennemi du Mahajanubia ;
_ enfin et surtout, l'empire luciférien d'Algarbe, un État explicitement anti-abrahamique (et même sataniste en Tyronar), esclavagiste et anti-musulman.

Une confrontation, sinon directe du moins froide, était inévitable. La question portait sur la forme de ce conflit à venir. Et la faction hachémite avait visiblement choisi de perpétrer des actes de guerre.
Et c'est ainsi que la responsabilité du déclenchement de ce qu'on appellera comme un "tout", la "Guerre d'Aminavie", revient incontestablement à deux États : l'Hachémanie et l'empire luciférien d'Algarbe. Ils sont de fait, les véritables agresseurs.

Remontons aux prémices.

Plusieurs semaines avant la date fatidique du 20 août, le ciel kandjari était déjà harcelé par des intrusions aériennes "d'objets non-identifiées". Le 20 août 2036, le Kandjar, toujours allié à l'Hachémanie (de jure comme de facto !), est attaqué : un missile air-sol touche une école de sa capitale, Rashidya. Des enquêteurs indépendants commencent sérieusement à suspecter l'Hachémanie. Une [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=335960#p335960]autre enquête[/url] (partiale celle-ci, mais non-moins rigoureuse), menée par des experts karmali, a ensuite démontré mécaniquement la responsabilité hachémite : elle est présentée lors de la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=876&t=16350]Conférence de Tornuz[/url] le 20 novembre 2036 par l'Atobak (ministre) chargé des affaires étrangères kormales, Omar Sultan-Zareh. Le roi Rashid Ier nie en bloc, sans même prendre la peine de s'expliquer, puisque ses nombreux alliés le font à sa place. C'est le cas de la diplomatie caskare par exemple, et notamment à travers l'incompétence de son émissaire Ariane Dekropos qui, présente à Tornuz, persiste dans sa mauvaise foi à défendre l'innocence de l'Hachémanie jusqu'à en invoquer des contre-arguments ridicules, utilisant son ignorance comme d'une arme diplomatique (confusion entre types de missile, question sur la furtivité d'un avion assimilé à une "invisibilité totale", refus de tenir compte de l'argumentaire sur les harcèlements répétés avant l'attaque du 20 août, réponses simplistes liées à son incapacité à comprendre les enjeux de la plus élémentaire des sciences militaires...). Cela bien-sûr, uniquement pour ses intérêts politiques considérés comme foncièrement opposés à la LIM, vue comme une dangereuse menace. Le Lébira à son tour, envoie sa fameuse missive de bienveillance à destination des agresseurs hachémites, dans lequel il ose assimiler l'eschatologie islamique à un cancer... rangeant encore un peu plus l'Hachémanie - pourtant musulmane - du côté des anti-musulmans.

Une autre attaque, cette fois-ci contre l'Hachémanie, avait eu lieu le 4 novembre, soit un peu plus de deux mois après le bombardement de Rashidiya : on notera l'usage de simples "missiles anti-chars". Il semblerait que celle-ci soit une fois de plus une opération sous faux-drapeau, organisée par - ou sous la complicité de - l'Hachémanie elle-même. En effet, aucun État membre de la LIM n'a de rapport de près ou de loin avec cette agression.

D'ailleurs, entre temps, quelques semaines auparavant, le 20 octobre 2035, le Karmalistan renonçait à l'islamisme radical avec la chute de l'émir Barakzaï, précipitée par l'intervention politique au Majlis de Nazar-Babür, un allié politique socialiste d'Abu Bakr Safarali. Cet évènement sauve la vie de la reine, mais celle-ci reste suspendue. Le véritable pouvoir (toujours islamique, cela-dit) était donc désormais détenu conjointement par les "atobaks" Sultan-Zareh (officiel) et Safarali (officieux). Un changement politique qui garantissait la stabilité politique du pays derrière deux hommes compétents et déterminés, conduisant au renforcement de la position karmale en ces temps de tensions internationales.

Une première riposte de la LIM contre l'Hachémanie est alors initiée : souterraine elle-aussi, cette "opération" est nettement plus passive et pourvue d'une certaine spontanéité. En effet de nombreux oulémas à travers le Monde dénoncent la mécréance des dirigeants hachémites, y compris en Hachémanie elle-même grâce à l'implication du KhAD, les services de renseignement du Karmalistan, qui disposent d'infiltrés dans le pays.
Les oulémas et autres croyants sunnites dénoncent en effet à voix haute les innombrables méfaits de Rashid Ier en regard de sa religion, au nombre desquels :
_ ses collusions politiques avec les esclavagistes satano-lucifériens et barniques, ainsi qu'avec les homosexualistes amarantins ;
_ la réception bienveillante d'une missive de soutien anti-musulmane du Lébira ;
_ le niveau ahurissant de militarisation de son État (le plus élevé au Monde par rapport à la combinaison PIB-population, en ces temps de chute du cours du baril de pétrole), auquel s'associe bien-sûr et surtout, le bombardement aérien du Kandjar le 20 août après plusieurs violations de son espace aérien - le Kandjar qui était pourtant son allié et coreligionnaire ;
_ son mode de vie occidentalisé, vivant dans le luxe et la luxure ;
_ ou encore la construction de casinos sur plusieurs lieux saints de l'islam.

Plus tard, l'Hachémanie dirigée par le chef d'Etat-major de Rashid Ier, ben Salmane al Khalifa, se distinguera à nouveau par sa puérilité, en imposant la conversion forcée de tous les sujets du royaume (très majoritairement sunnites) à l'islam chiite ! Y compris les minorités juives et chrétiennes !

Une situation qui conduit de nombreux marquéziens d'Hachémanie à manifester contre le régime du roi.
La réaction hachémite ne se fait pas attendre : le 15 décembre, par on ne sait quel prodige, probablement grâce à des complicités étrangères (SIS, Caskar, Lébira, ELA, Amarantie...?), les forces spéciales du pays, ou certainement des étrangers recrutés par cet État, parviennent à frapper simultanément -aux explosifs- les bases navales et ports industriels de trois pays : Kandjar, Karmalistan et Mahajanubia ! Résultat : un sous-marin détruit dans le premier, une frégate obsolète dans le second, et deux cargos civils coulés dans le troisième, ainsi que d'autres installations endommagées !
Une prouesse technique qui semble révéler l'implication de professionnels distincts des médiocres services hachémites, tel que le SIS, très probablement.

Le Kandjar ordonne donc la militarisation de sa frontière, déjà fermée par l'Hachémanie quelques mois auparavant.
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=337050#p337050]Le 18 janvier 2036, après ces multiples agressions, le Karmalistan déclare la guerre à l'Hachémanie[/url] : une décision devenue logique après de telles agressions, mais qui se révéla être une erreur, connaissant la suite des évènements... à commencer par la trahison kandjari. Une porte est toutefois laissée ouverte dans le cas où l'Hachémanie engagerait excuses et réparations des dommages causés. Signe de cette "porte ouverte", aucune autre action n'est perpétrée, si ce n'est l'interdiction de passage du Dar aux cargos hachémites. L'un deux, qui tentaient de traverser en force, est arraisonné par la flotte karmale, son équipage relâché et renvoyé sain et sauf en Hachémanie, conformément d'ailleurs, à la revendication hachémite.

Deux jours plus tard seulement, le 20 janvier 1936... c'est le Kandjar qui renverse soudainement le rapport de force [HRP : annonce brutale et précipitée du départ de son joueur du forum...] : un coup d’État renverse le gouvernement et porte au pouvoir des militaires, pleutres, favorables à la neutralisation du pays alors que la guerre s'annonçait : celui-ci quitte la LIM, et contre toute logique, trahit ses alliés, arrête les soldats karmalis présents sur le territoire en soutien dans la défense du pays, tout en se réconciliant avec son agresseur hachémite !

Entre d'un côté, une troupe d'esclavagistes, de satano-lucifériens, d'homosexualistes phallocrates, d'anti-musulmans et de mécréants hypocrites, militaristes belliqueux... et de l'autre, une organisation politique internationale musulmane déjà très mal vue par les États "chrétiens", et qui devient la cible idéale en perdant son membre le plus "prestigieux"... le cocktail explosif était près.

Deux semaines plus tard, le 3 février au petit matin, l'empire luciférien envahissait l'Aminavie. Le lendemain, le 4, l'Hachémanie attaquait le Dahar avec sa flotte de guerre.

à suivre

Posté : mar. oct. 01, 2019 12:18 am
par Vladimir Ivanov
[url=https://www.youtube.com/watch?v=V43puJH1AnI]Ambiance[/url]

[img]https://i.imgur.com/f5JmPeL.png[/img]

Programme Kurgan-Tur
30 mars 2040

[img]https://i.imgur.com/WNXrbFG.jpg[/img]

"Ali Jinnah" [nom de code] : Je vous écoute.

Oerleuk Djötchi-Baatar, directeur du centre Ulugbek : L'implantation de la Confrérie a considérablement progressé, aussi bien dans le Nord qu'au Sud. Mais comme vous le savez, le règne de Mamta Shakhan commence à devenir problématique : sa politique freine le ressentiment social et sa politique anti-corruption pourrait nous nuire sur moyen terme. Peut-être faudrait-il passer à la prochaine phase ?

"Ali Jinnah" : Cela n'est pas nécessaire, du moins pas pour l'instant. La chute de la monarchie au profit des libéraux du Dahar serait incontestablement une opportunité à saisir... le moment venu. Nous n'avons pas besoin de faire le sale boulot, nous pouvons attendre. Laissons-les retirer les marrons du feu.

Djötchi-Baatar : Il est vrai que l'[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=352435#p352435]incident de 2039[/url] a retardé les plans infrastructurels : l'éveil ne se fera pas sans leur achèvement.

"Ali Jinnah" : On y échappera pas : le site principal doit être prêt avant son retour.

Djötchi-Baatar : Comptez sur nous. Le Karmalistan redouble d'efforts pour y parvenir. Après tout, il en va de sa défense stratégique.

"Ali Jinnah" : Puisque le temps joue en notre faveur, la patience est une vertu qu'il faut chérir. Ne l'oubliez-pas : ceux qui se mettront en travers de notre chemin seront ceux-là même qui nous ouvriront la voie.

[img]https://i.imgur.com/2aRU2Bi.png[/img]

Posté : jeu. oct. 03, 2019 1:08 pm
par Vladimir Ivanov
ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (4)

[center]Histoire militaire
Étude sur la Guerre d'Aminavie (II)

(3 février - 15 juillet 2036)
[/center]
[partie I, les causes du conflit : [url]https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356205#p356205[/url]]

[center][img]https://i.imgur.com/pw13qHp.jpg[/img]
[img]https://i.imgur.com/5nnn9p3.jpg[/img]
Le Giatsint-BK, canon karmal de 152mm à 44 km de portée, pourvue d'une cadence de tir semi-auto de 7 coups par minute, avec une précision redoutable (auto-orientation gyroscopique et de mesure d'angle assistée par ordinateur). Considérée comme la meilleure artillerie tractée au Monde, elle contribua à détruire le tiers de l'immense flotte ennemie qui s'était aventurée dans l'Estuaire du Dar.[/center]

LA GUERRE
Le début de la guerre d'Aminavie, et la bataille navale de l'Estuaire du Dahar

Au petit matin du 3 février 2035, l'empire luciférien envahit l'Aminavie. Cette invasion commence tout-naturellement par une vaste campagne de bombardements.
Les bases militaires, les aérodromes, les ports, les nœuds de communication, les centrales électriques et les stations d'épuration de l'eau sont visés à la fois par des frappes aériennes et des tirs de missiles balistiques.
Le missile balistique, qui est belle et bien une arme offensive, joue parfaitement son rôle : dégâts « militaires » relativement faibles, mais un impact sérieux tant contre des infrastructures vitales, et donc sur l'organisation du pays pour sa défense, que du point de vue psychologique, sapant le moral de l'ennemi, frappé sans qu'il ne puisse riposter.
Cette campagne de frappes aériennes est un succès majeur, les Aminiens, surpris, sont complètement pris au dépourvus. Leur erreur est de ne pas avoir anticipé une telle agression et de n'avoir engagé aucun préparatif sérieux. Une léthargie qui précipitera en partie ce désastre.
Néanmoins, le manque d'apprêts concerne également l'envahisseur... les opérations qui doivent être menées en amont des évènements furent trop limitées (missions d'infiltration et de reconnaissance de longue haleine nécessaire à un tel assaut), expliquant le caractère précipité d'une telle agression : ses effets pervers interviendront sur plus long terme.

Quoiqu'il en soit, aux premières heures du conflit, les Lucifériens ne perdent que 18 avions modernes, pour un résultat des plus satisfaisants :
_ 73 chars et canons
_ 205 hélicoptères
_ 70 avions
_ 124 batteries anti-aériennes
_ 9 frégates
_ 3 croiseurs
_ 2 sous-marins
_ 1 porte-avions
...détruits côté aminien.

Le bilan est largement favorable à l'ELA malgré le niveau entièrement obsolète de l'armement adverse. Mieux, l'aviation aminienne restante est désormais clouée au sol : le général de l'armée de l'air ordonne la dissimulation par l'enterrement des derniers avions de combat. La suprématie aérienne luciférienne est désormais active.

Rapport de force d'avant-guerre (en PP) :
[quote]Aminavie : 63 dont 17 pour la flotte de guerre
ELA : 52 dont 12 pour la flotte de guerre[/quote]

Après le premier jour :
[quote]Aminavie : 57 (dont flotte de guerre : 15)
ELA : 51 (dont flotte de guerre : 12)[/quote]

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Le lendemain, le 4 février, la guerre prend une nouvelle dimension avec l'assaut aéronaval hachémanien contre le Karmalistan. Curieusement, la flotte hachémanienne, plutôt que d'engager le combat -dans un premier temps- à distance raisonnable, s'introduit immédiatement et de façon bien téméraire jusqu'à proximité du littoral sur-militarisé du Karmalistan... après un périple de plus de 800 km à travers le détroit !

En clair, nous avons affaire à une flotte de grande envergure qui s'avance à l'unisson dans un passage relativement étroit, jusqu'à proximité d'un littoral non-seulement défendu par une autre flotte (bien que modeste, elle reste moderne), mais aussi et surtout appuyée par une aviation basée au sol ainsi qu'une gigantesque force de frappe d'artillerie. Le désastre hachémanien semble annoncé d'avance.

Et pourtant, cette incroyable opportunité ne sera même pas exploitée. En effet, le Dahar, la province autonome rebelle du littoral, connaissait une crise politique majeure. Dotées de leurs propres forces armées (au contrôle de l'aviation moderne, entre-autres), les élites de cette province ont été jusqu'à trahir Karagol en proposant secrètement aux Hachémaniens une alliance contre le reste du pays. Ces tractations et manœuvres diplomatiques souterraines sapèrent une composante essentielle de la capacité de résistance karmale, en paralysant (du moins au début) ses forces aériennes modernes.

Plus curieusement encore, cette proposition sera rejetée par l'Hachémanie... ! Annulant ou retardant de plus d'une décennie l'indépendance totale du Dahar, et soudant définitivement le pays contre l'agresseur.
Ce potentiel allié était donc la cible principale de l'attaque hachémanienne, qui non-seulement venait d'accomplir l'opération navale la plus absurde du XXIe siècle, mais refusait de saisir une chance inespérée.

Manifestement, l'amiral au commande de la flotte hachémite, en l'occurence le futur dictateur du pays, Ben Salmane al-Khalifa, brillait par son incompétence.

Inexpérience et inaptitude d'un côté, tentatives de trahison et instabilité politique de l'autre... la bataille navale se révélera à terme relativement « équilibrée ».
Toutefois, dans un premier temps, c'est un inexplicable désastre pour la flotte karmale, pourtant en position de force, sa très nette infériorité numérique étant largement compensée par le soutien aéro-terrestre juste à proximité des combats ! Après un retrait stratégique en amont du détroit, dans les eaux de l'Eashatri près du canal d'Ashurdabad, elle est coulée dans sa quasi-intégralité sous l'effet de l'attaque massive de l'énorme flotte hachémite.

La flotte hachémanienne vient d'engager victorieusement une bataille navale à un emplacement géographique qui lui est clairement défavorable (coincée dans un véritable goulet d'étranglement), là où l'ennemi l'attendait depuis plusieurs jours, à proximité même de son littoral, cet ennemi bénéficiant qui plus est d'une incontestable supériorité en soutien aéroterrestre... et pourtant, elle remporte là aussi une victoire aérienne : 40 avions bénéficiant d'une connaissance parfaite de la zone (dont 14 modernes), avec l'appui des radars au sol, sont détruits contre 12 seulement pour une flotte hachémanienne qui vient à peine d'arriver sans aucune reconnaissance, coincée dans un détroit hostile, et déjà aux prises tant avec l'artillerie qu'avec une flotte ennemie qui l'attendait !
Cet étrange décompte, en apparence totalement irrationnel, s'explique en réalité par la trahison du GDI, qui, clouant d'abord ses avions modernes au sol, tarda à réagir... ne s'y étant résolu qu'à partir des bombardements mer-sol ennemis contre le Dahar qu'il est sensé protéger.

[quote]Pertes hachémites : 2,3 PPM
Pertes karmales : 3,1 PPM[/quote]

Heureusement pour le Karmalistan, la situation s'inverse au fil de la journée. L'assaut aéronaval complètement insensé des Hachémites (qui eurent l'idiotie de se mettre à portée de la défense obsolète karmale) finit par être payant pour les défenseurs malgré leur complète désorganisation politique : les 250 batteries de l'artillerie tractée stationnées tout-près du littoral, avec une portée moyenne de 40 km, se déchaînent contre les bâtiments ennemis à raison de 6 à 7 coups par minute et par pièces. Le calcul est vite fait : chaque batterie comprenant 6 canons, c'est 175 obus qui s'abattent chaque seconde sur les gros et lents navires hachémites déjà pleinement engagés dans la bataille navale.
Alors que le Karmalistan n'a plus aucun navire sur place (excepté un sous-marin caché), les Hachémites perdent 8 frégates et 3 croiseurs modernes.
La ruée des avions modernes embarqués hachémites, ainsi que les salves de missiles de croisière lancés par sous-marins permettent à ces derniers de détruire quelques sites antiaériens (une centaine de pièces) et une soixantaine de batteries d'artillerie (360 unités), soit moins du quart de l'effectif présent.
Les sites anti-aériens karmali abattent une trentaine d'avions modernes, ainsi qu'une douzaine d'hélicoptères (eux aussi, tous modernes), là où le Karmalistan se contentera de 7 pertes modernes seulement et 8 hélicoptères.

Le rapport est cette fois-ci très en faveur du Karmalistan.
[quote]Pertes hachémites : 4,3 PPM
Pertes karmales : 2,2 PPM[/quote]

Rapport total après le retrait de la flotte hachémite :
[quote]Pertes hachémites : 6,6 PPM
Pertes karmales : 5,3 PPM[/quote]

Malgré un niveau de perte nettement supérieur, l'intervention hachémite reste un succès dans la mesure où, malgré les risques inconsidérés jusqu'à l'absurde qu'ils ont osé encourir, ils sont parvenus à neutraliser la flotte karmale : celle-ci n'existe plus.
Mais le prix à payé est lourd. Son aviation s'est considérablement affaiblie : non-seulement la métropole est désormais dépourvue d'avion de combat (contrairement au Karmalistan qui en possède encore plusieurs centaines), mais son aviation navale est incomplète, ses porte-avions n'en embarquant plus qu'une vingtaine chacun, soit moins de la moitié de leur capacité normale. Sans parler des unités endommagées et sous-ravitaillées.
Même si les infrastructures vitales du Dahar sont épargnées, on dénombre pas moins de 800 civils rajans tués par les bombardements aéronavals hachémaniens.

En théorie, il est important de rappeler que l'affrontement terre-mer rapproché est particulièrement dangereux (voire suicidaire) pour l'opérant naval, dans la mesure où tant les navires de surface que les sous-marins si détectés, sont particulièrement vulnérables, puisque exposés à plusieurs menaces majeures.
D'abord, et on l'a vu ici, par les défenses côtières, des missiles de croisière aux automoteurs d’artillerie... en passant par les canons obsolètes tractés : avec leur portée maximale moyenne de 40 km, le nombre compense très largement leur faible puissance de feu à l'unité et leur précision parfois insuffisante. Pour une flotte de surface, se placer à leur portée lorsque ces batteries littorales sont très nombreuses, comme ce fut le cas ici, est une erreur qui peut s'avérer fatale. Les missiles de croisière sol-mer, eux, améliorent considérablement la portée, la précision et la puissance de feu. Volant à très basse altitude, au ras du sol puis au ras des flots, il ne sera détecté que lorsque son dernier propulseur, le plus puissant, s'activera pour lui donner une vitesse super- ou hyper-sonique le rendant très difficile à intercepter.
Ensuite et surtout, par l'aviation terrestre. En effet celle-ci est capable d'engager le combat contre la flotte de guerre sans même survoler la mer et ses bâtiments, en restant tout-simplement au-dessus du territoire du pays agressé, via l'exploitation de la portée de ses missiles air-mer. Un avantage qui est supérieur à ce que l'on peut imaginer au premier abord. Parce que là où l'on rétorquera qu'un navire est généralement doté d'un système antiaérien et peut être accompagné d'avions embarqués (porte-avions), ceux-ci sont en position nettement défavorables par rapport à la terre sur la base de facteurs des plus élémentaires :
1- L'avion de la puissance terrestre est assisté par des radars infiniment plus nombreux, généralement plus perfectionnés et surtout à la gamme de recherche et d'engagement nettement plus complète que les radars embarqués sur navires qui assisteront l'aviation navale.
2- L'avion de la puissance terrestre, tirant son missile anti-navire sans avoir à quitter l'espace aérien national, est couvert, si vol à basse altitude, par la topographie terrestre, à savoir les innombrables reliefs de la terre ferme : il est par conséquent bien plus difficile à détecter et donc moins vulnérable à la DCA navale que ne le sera l'avion maritime exposé aux DCA terrestres, elles-même plus nombreuses et plus perfectionnées (meilleure assistance radar).
3- Si le porte-avions coule, toute sa cargaison d'avions sera détruite avec lui, là où l'aviation ennemie basée sur terre dispose d'une meilleure capacité tant de protection (hangars renforcés ou abris souterrains, et davantage de défenses anti-aériennes) que de dispersion (nombreux aérodromes dispersés sur le territoire).

En conclusion, si une flotte aéronavale attaque un pays aux nombreuses défenses militaires, en approchant son littoral de trop près, elle s'expose à d'inutiles et insupportables pertes.

Combattre un pays depuis la mer est un véritable "art", comme la poliorcétique dans le cadre d'une ville à assiéger. Il faut s'y prendre avec précaution et intelligence, et ne surtout pas s'avancer à l'aveuglette et avec précipitations. Une erreur commise de manière flagrante par l'Hachémanie, qui s'en est miraculeusement sortie avec des pertes lourdes mais « tolérables », cela en raison de l'instabilité politique et de la trahison daharane au Karmalistan.

Rapport de force d'avant-guerre (en PP) :
[quote]Karmalistan : 57 dont 1 pour la flotte de guerre
Hachémanie : 82 dont 19 pour la flotte de guerre[/quote]

Rapport de force d'avant-guerre (en PP) :
[quote]Karmalistan : 52 dont 0 pour la flotte de guerre
Hachémanie : 75 dont 16 pour la flotte de guerre[/quote]

Posté : ven. oct. 04, 2019 4:30 pm
par Vladimir Ivanov
[img]https://i.imgur.com/f5JmPeL.png[/img]

Secret
[center]L'enrichissement de l'uranium

[img]https://i.imgur.com/mLzOsHZ.png[/img]
Inspection d'une usine d'enrichissement souterraine (ici, des centrifugeuses "en cascade"), au combinat électrochimique de Taraz[/center]

Le minerai d'uranium (élément chimique naturel le plus lourd, avec 92 protons), est principalement constitué de 99,3% d'isotopes U238 (143 neutrons) et de 0,7% d'isotopes U235 (140 neutrons). L'U235 est le seul élément fissile naturel. C'est-à-dire qu'il est le seul élément existant à l'état naturel, capable de se fissionner (se briser en deux éléments) au contact forcé, dit "bombardement", d'un neutron supplémentaire.

L’enrichissement du combustible nucléaire consiste à augmenter la teneur en isotopes U235 au détriment de l'U238, cela afin d'en accroître le potentiel fissile et donc énergétique. Il nécessite, en plus de l'usine de conversion pour purification initiale via sublimation, l'usage d'une centrifugeuse.
La centrifugeuse est une machine cylindrique de centrifugation gazeuse, c'est-à-dire qu'elle sépare les produits chimiques en fonction de leur masse ou densité ou via des membranes filtrant le gaz d'exafluorure d'uranium. Cet appareil de haute complexité est conçu en matériaux particulièrement résistants au moyen d'un usinage de pointe. Son fonctionnement est très délicat : quelques particules de poussières ou une simple marque de doigt suffisent à enrayer un processus long et difficile. En effet, le faible coefficient de séparation oblige un "enrichissement en cascade" par multiplication des centrifugeuses reliées entre-elles.

Les 3 grandes étapes du processus d'enrichissement :

1) Extraction minière de l'oxyde d'uranium, précisément de l'octaoxyde de triuranium (U3O8), surnommée "yellow cake"
1.2) Importation de la matière première à l'étranger, si nécessaire

2) Purification du combustible dans l'usine de conversion
2.1) Premier traitement chimique : transformation de l'U3O8 en UF4 - tétrafluorure d'uranium
2.2) Second traitement chimique : sublimation de l'UF4 (état solide) en UF6 - exafluorure d'uranium (état gazeux)

3) Enrichissement par la centrifugation gazeuse
3.1) Filtration du gaz UF6 à travers des membranes hémiperméables afin de séparer l'isotope U238 du très précieux U235 (isotope fissile) ;
3.2) Mouvement à haute vélocité du rotor interne creux de l'appareil, qui suscite la force centrifuge pour générer un gradient radial (champ de vecteurs en rayon) qui fait migrer progressivement l'U235 au cœur de la centrifugeuse, tandis que le reste du combustible (U239) s'agrège sur les parois. L'objectif précis est d'augmenter la teneur d'U235 dans le combustible de 0,7% (situation initiale / naturelle) à environ 5% (taux variable de 2 à 6%), proportion nécessaire au fonctionnement d'une centrale nucléaire. Pour ce faire, le procédé de séparation isotopique est inlassablement répété : le combustible est traité d'une centrifugeuse à l'autre. Plusieurs centaines voire milliers de centrifugeuses s'attèlent ainsi, les unes après les autres, à enrichir le combustible en éléments fissiles.

[img]https://i.imgur.com/jhQjmnt.png[/img]

1) Le minerai naturel d'uranium est importé à 80% au Xilinhar. Les 20% restants proviennent du Bykova.
2) Le traitement chimique du "yellow cake" est réalisé dans les usines de conversion de Karabulak et d'Amir Barqul, de Jarqorgan, ainsi qu'à Marghilan.
3) Enfin il existe deux grandes usines d'enrichissement au Karmalistan, toutes deux souterraines : la première se situe à Taraz, la seconde est en construction à Talas-Toktogul.
Curieusement, la teneur visée en U235 lors du processus de séparation isotopique (6% maximum pour les réacteurs nucléaires) n'est pas précisément définie, aussi bien au combinat électrochimique de Taraz qu'au futur centre atomique de Toktogul.

Posté : mer. oct. 16, 2019 1:57 am
par Vladimir Ivanov
[center]LES MISSILES DE CROISIÈRE DU QUROL KUTCHLAR[/center]

Les missiles de croisière, en particulier les anti-navires à vol rasant, représentent le fer de lance de la capacité contre-offensive kormale. Leur mission prioritaire est de protéger le territoire d'une attaque navale ennemie, en permettant au pays d'engager et détruire les flottes adverses.

Malgré leur charge utile moindre, ces armes sont particulièrement efficaces dans la mesure où le guidage est plus développé que celui d'un missile balistique, tandis que leur trajectoire est horizontale plutôt qu'en parabole comme le dernier cité. Cette trajectoire principale ou permanente en basse altitude, réalisée sous guidage passif ou simplement inertiel, les rendent également très difficiles à détecter. Une fois l'ennemi averti par ses radars, il est souvent trop tard : le missile passant en "phase terminale", étape finale de sa trajectoire qui se caractérise par une vitesse soudainement accrue (souvent supersonique) et un guidage à radar actif. Son interception devient extrêmement difficile en cas de trajectoire à "vol rasant", c'est-à-dire lorsque celle-ci est parallèle aux flots, à quelques mètres ou dizaines de mètres seulement au-dessus de la surface de l'eau.
Autre particularité du missile anti-navire : la détonation est retardée de quelques secondes après l'impact, de façon à maximiser son potentiel destructeur une fois pénétré à l'intérieur du navire ennemi.

Les vecteurs reposent essentiellement sur deux composantes majeures : l'aviation et la batterie côtière (artillerie à missiles anti-navires).

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[img]https://i.imgur.com/1cLJAxY.png[/img]
L'avion "Moghol" version "KBR", rustique mais fiable, il est le vecteur principal du missile anti-navire transsonique Govsar-Babur

[img]https://i.imgur.com/4CRFHuz.png[/img]
Un TEL d'une batterie de l'artillerie côtière pour missiles Babur

Govsar-Babur (ou Babur)

Type : Missile de croisière anti-navire transsonique à courte portée

Portée maximale : 120 km
Vitesse de croisière : 855 km/h
Vitesse en phase terminale : 1 200 km/h

Charge utile : 230 kg d'explosifs ; détonation retardée après impact

Écart circulaire probable : 2 m
Guidage : inertiel puis radar actif en phase terminale

Vecteurs : avions multirôles obsolètes ; batteries côtières

Coût : 500 000 $

Commentaire : Son vecteur principal est l'avion Moghol-KBR, transportant un unique missile Babur, accompagné de deux missiles air-air pour la défense aérienne en cas d'urgence. Fabriqué en série depuis longtemps, et avec plusieurs centaines d'unités en service, il est le principal missile de croisière de l'arsenal kormal.
Son vecteur secondaire est un camion militarisé type TEL pour assurer une défense côtière rapprochée.

Inspirations IRL : missile iranien Qader, missile chinois YJ-83 (Ying Ji 83) / C-802 / CSS-N-8

Posté : mer. oct. 16, 2019 2:07 am
par Vladimir Ivanov
[center]LES MISSILES DE CROISIÈRE DU QUROL KUTCHLAR (2)[/center]

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[img]https://i.imgur.com/dKGl6hH.png[/img]
TEL d'une batterie côtière

Grom

Type : Missile de croisière anti-navire supersonique à moyenne portée

Portée maximale : 295 km
Vitesse de croisière : 2 100 km/h
Vitesse en phase terminale : > mach 3

Charge utile : 900 kg d'explosifs ; détonation retardée après impact

Écart circulaire probable : 1 m
Guidage : inertiel puis radar actif en phase terminale

Vecteurs : batteries côtières ; avions multirôles modernes ; sous-marin moderne

Coût : 1 000 000 $

Commentaire : Il s'agit d'un des missiles de croisière les plus puissants : pour une trajectoire maximale de 300 km, il projette une charge de près d'une tonne à une vitesse trois fois supérieure à la vitesse du son.
Son vecteur principal est terrestre, avec des batteries spécialement adaptées.
Quelques rares bombardiers ("avions multirôles modernes") en service dans l'armée kormale, peuvent être armés de ce missile à raison d'un seul par aéronef.
Une version sous-marine a été développé, mais seules une quinzaine d'unités ont été produite, faute de financement.

Inspirations IRL : missile chinois HY3 / Hai Ying 3 et système russe P-35B Redout modernisés

Posté : mer. oct. 16, 2019 2:14 am
par Vladimir Ivanov
[center]LES MISSILES DE CROISIÈRE DU QUROL KUTCHLAR (3)[/center]

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[img]https://i.imgur.com/MwSIyCo.png[/img]
Le TEL-vecteur du missile Granat

Granat

Type : Missile de croisière "anti-bases" subsonique à longue portée

Portée maximale : 2 000 km
Vitesse de croisière : 790 km/h
Vitesse en phase terminale : 955 km/h

Charge utile : 490 kg d'explosifs ; détonation retardée après impact

Écart circulaire probable : 3 m
Guidage : inertiel puis radar actif en phase terminale ; TERCOM

Vecteurs : TEL (tracteur-érecteur-lanceur), avions multirôles modernes ; sous-marin moderne

Coût : 1 000 000 $

Commentaire : Missile de croisière de longue portée pour frapper des cibles stationnaires terrestres. Son vecteur principal est un TEL particulièrement avancé, au très faible temps de préparation. Utilise la navigation TERCOM, « correspondance de relief du terrain » : le missile analyse la topographie immédiate et adapte sa trajectoire de basse altitude en fonction du relief.

Inspirations IRL : missiles soviétiques RK-55 Relief / S-10 Granat ("tomhawski", équivalent du Tomahawk côté URSS)