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Posté : mar. oct. 13, 2015 1:53 pm
par Alwine
[center]L'Écho de Mojaro :[/center]
[right]Le premier journal du Maok central !
Édition du 8 mai 2027.[/right]
Deux jours de pieuse fête pour Saint Acace :
Cette année, comme tous les ans, la bonne ville de Mojaro a, une fois encore, rendu hommage à Sait Acace. Relativement peu connu au niveau mondial parmi les nombreux saints chrétiens, et objet d'une vénération toute ordinaire dans la plupart des endroits du pays, ce saint est l'objet d'une grande vénération dans le région de Mojaro, et ce depuis l'époque de la christianisation. Pendant deux jours, c'est l'occasion pour les habitants d'une piété particulière, mais aussi de fêtes, pendant le repas de midi et le soir venu, où tous et toutes, après avoir écouté les paroles religieuses et communié ensemble dans la prière, peuvent profiter de l'occasion pour se détendre, boire, manger et, globalement, passer un bon moment.
Saint Acace de Tyrance était un centurion servant à Tyrance vers la fin du IIIe siècle et le début du IVe siècle, sous le règne de quelque empereur dont les maokoriens, plus intéressés par le saint chrétien que par le souverain païen, se soucient peu d'avoir retenu le nom. Pour avoir refusé de sacrifié à une effigie impériale, pour avoir refusé de donner son amour à une idole de pierre, le réservant seulement à notre Seigneur Jésus, il fut soumis à la question d'horrible façon, et se fit notamment briser la mâchoire et très souvent flageller. Malgré tout, il ne renia jamais le Christ, mais au contraire continua toujours de lui témoigner fidélité et amour si bien que finalement, de dépit de ne pouvoir le faire abjurer, ses tortionnaires finirent par le décapiter.
Outre sa piété exemplaire, exemple parlant et édifiant pour tous les croyants, et plus fortement encore à l'époque où la christianisation était encore en cours au Maok, au lieu d'être un fait établit, qui a toujours pu servir de modèle, outre son martyr qui a eu lieu sur une île à mi-chemin entre le Zanyane et l'Alméra, et qui prend donc, aux yeux des fidèles de Mojaro, une coloration zanyanaise, un autre facteur a toutefois favorisé son culte, comme souvent dans les contrées christianisée : la présence d'une relique ! Celle-ci, bien entendu, n'est pas arrivée là « naturellement », si l'on peut dire, puisque la sépulture du Saint est toujours à Tyrance, mais dans les années d'annonce de la Bonne Nouvelle, cherchant des symboles fort pour assembler les croyants, les bons pères du Viertenstein, épaulés par les Rois de Maok, parvinrent à convaincre les Patriarches de Tyrance de faire don d'un doigt du saint homme pour renforcer la foi du Zanyane.
Et ce don, d'abord pieu espoir, fut finalement une réalité. Certains, aigrit, mettent en avant les donations qui furent faites alors par la Couronne de Maok pour les églises de Tyrance, mais ce serait adopter la vision du Malin que d'y voir là un achat ! Non, ce fut de grand cœur, pour soutenir la foi tout juste naissance de notre beau Royaume, que la relique fut transmise à Mojaro, et ce fut de même par une gratitude naturelle que les souverains maokoriens aidèrent certaines églises de l'ancienne capitale impériale. Dans chaque cas, il s'agit simplement de chrétiens venant en aide à d'autres chrétiens comme ils le pouvaient. La chose n'était du reste pas inhabituelle, et c'est ainsi que la terre du Maok reçu la plupart des reliques qui se trouvent, encore aujourd'hui, sur son sol, dans ses églises, ses cathédrales et ses basiliques.
Ce dernier point, celui de la localisation exacte, posa le dernier problème dans le cas de la relique de Saint Acace. En effet, la donation avait été faite par le Patriarche de Tyrance, orthodoxe, bien entendu, mais la communauté majoritaire à Mojaro, déjà à l'époque, était la communauté catholique. Il y eu quelques tensions à l'époque pour savoir où reposerait la relique, dans l'église catholique ou dans l'église orthodoxe, mais finalement, avec la médiation d'un bon père abbé au monastère tout proche, qui, en dépit de son appartenance au catholicisme su rester neutre et objectif, une solution fut finalement trouver, consacrant ce qui allait devenir la règle en religion au Royaume de Maok : des chrétiens dialoguant, chacun avec son point de vue, sans nier ses différences, mais sans verser non plus dans une haine vaine entre des croyants qui se savaient frères et sœurs dans le Christ. Et c'est ainsi que plutôt que de vouloir s'accaparer la sainte relique, d'en faire un objet de discorde, ils en firent une raison de s'unir et de coopérer.
Ainsi fut-il décidé, et respecté jusqu'à aujourd'hui, que la relique passerait d'une église à l'autre selon un calendrier précis, et que chacun, quelque soit sa foi, serait libre bien entendu de se rendre dans l'église qui accueillait la relique pour la vénérer et se recueillir devant elle, dans le respect de ses rites. Le moment-charnière de ce calendrier, c'est la nuit qui nous sépare de la journée d'hier, celle du sept au huit mai. En effet, catholiques et orthodoxes, unis dans la vénération de Saint Acace, ne le fêtent pas exactement le même jour. Pour les catholiques, il est vénéré le huit, pour les orthodoxes, le sept. Et donc, après les célébrations orthodoxes autour de la relique du saint, hier sept mai, une marche aux flambeaux, composée des deux religions et menées par les deux évêques, marchant côte à côte, a mené le reliquaire de la basilique à la cathédrale, pour les célébration du huit mai toujours en cours aujourd'hui.
Ce rite, institué à l'époque où les deux responsables étaient des curés chargés chacun d'une église, c'est maintenue quand l'Église Saint-Acace-et-Saint-Paul de Mojaro, catholique, est devenue une cathédrale, et de même quand une basilique fut élevée par les riches maîtres-forgerons orthodoxes en lieu et place de l'Église Saint-Acace-et-Saint-Marc de Mojaro, orthodoxe. Là où les simples prêtres avaient appris à s'unir, les évêques continuent de faire de même. Et le peuple, qu'il soit catholique ou orthodoxe, ou même protestant, a pris l'habitude de fêter le saint pendant les deux journées, tout en participant aux rites spécifiques de sa foi au jour sacralisé par celle-ci. Un bel exemple à la fois de piété et de fraternité religieuse entre les différentes communautés chrétiennes, une belle incarnation donc de l'identité religieuse maokorienne.
Prions donc Saint Acace, et également notre Seigneur, de toujours insuffler dans nos cœurs cette piété, cet amour de Dieu, mais aussi cet amour de nos frères et sœurs chrétiens, tel qu'enseigné par le Christ, de sorte que la paix et la foi règnent toujours et dans nos cœurs et dans notre pays, aussi longtemps que Dieu le voudra.
Posté : sam. oct. 17, 2015 7:41 pm
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]
[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 20 mai 2028.[/right]
Nouveaux succès pour la diplomatie maokorienne :
Une fois encore depuis son ouverture, le Maok peut se féliciter des réussites de sa diplomatie ! En effet, il y a quelques jours à peine,nous avons il y a peu pu voir publier les accords avec deux puissances très chrétiennes, qui ne pourront que ravir même les plus conservateurs d'entre nos lecteurs : le Royaume Très Chrétien de Thorval et la Terre Sainte de Bardaran ! Si les liens avec ces deux états n'étaient plus un secret depuis quelques temps déjà, avec notamment les informations qui avaient filtré dans le [url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-30.html#p269905]Regard Pieux au début du mois[/url], les choses sont maintenant officialisée.
Ainsi, il y a quelques jours, [url=http://www.simpolitique.com/index-diplomatique-royaume-maok-t12117.html#p270056]les traités ont été officiellement publiés[/url] par notre beau Royaume, officialisant définitivement les liens entre le Maok et le Thorval ainsi que le Bardaran. Les deux traités, signés à deux mois d'écart environs, possèdent des similitudes, mais aussi des points de différence, qui mettent en relief le rôle que le Maok commence à prendre dans le monde : une puissance chrétienne, capable de s'affirmer comme telle, en venant en aide à la Terre Sainte par exemple, en y faisant progresser l'apprentissage et la qualité de vie matérielle et spirituelle des habitants, mais aussi comme un état conscience de sa modestie, et recevant l'aide d'autres puissances chrétiennes, comme le Thorval par exemple.
Dans les pages suivantes de notre journal, nous vous transmettrons de façon précise les détails de chacun des deux traités, mais résumons déjà les grands axes. Outre la coopération confirmée, naturellement, du Thorval et du Maok pour aider et développer Bardaran, notre royaume a signé avec la grande puissance chrétienne du nord des accords sur la culture, la défense mutuelle, l'enseignement ou encore les questions de foi. Le Thorval aidera notamment le programme de construction et de rénovation des églises maokoriennes, laissera ses ordres religieux fonder des Hôtels-Dieu qui amélioreront la santé au Maok et se chargera de la modernisation de l'Université Catholique de Lokaroum.
De plus, nos pays ont aussi conclus des accords commerciaux, le Maok fournissant du cacao aux chocolatiers du Thorval tandis que le Thorval nous fournira en poissons nordiques qui permettront d'améliorer encore l'alimentation du peuple. Ces échanges permettrons de mieux varier les menus fournis par l'importation, et de fournir les riches apports des produits marins jusque dans l'intérieur des terres. Enfin, le Royaume du Nord se chargera aussi de construire, aux frais de la Couronne Maokorienne, un barrage hydroélectrique que Maok, et de nous transférer la technologie nécessaire pour le faire fonctionner... et en créer d'autres par la suite. Cela permettra au Maok de devenir de plus en plus auto-suffisant en terme d'énergie, sans pour autant avoir à exploiter les ressources en pétrole que contient notre sous-sol.
Pour le second traité, c'est sans surprise le Maok qui, de grand cœur, apporte toute l'aide possible à la Terre Sainte, terre de naissance et de vie de notre Seigneur Jésus-Christ, qui n'a que trop connu le malheur par le passé, et mérite maintenant de s'épanouir pleinement, comme elle aurait toujours dû le faire ! Outre toute une série d'accords d'importances, comme dans le cas du Thorval, sur les questions de la culture, de l'éducation, avec des échanges d'étudiants, ou encore bien entendu, ici aussi, la foi, il y a en effet toute une série de domaine où, sans se cacher, notre beau et pieu Royaume annonce, et a du reste déjà commencer à concrétiser, sa volonté de venir en aide au Bardaran, de l'aider à continuer sur le chemin qu'il a pu emprunter avec l'aide des puissances alméranes, le Thorval en tête : celui d'une nouvelle prospérité dans tous les domaines.
Ainsi, le Maok a juré de protéger et de défendre la Terre Sainte, et concrétisera très bientôt ce serment par une aide directe, sous la forme de troupes envoyer pour aider à assurer la sûreté et la protection du Bardaran. Mais cela va bien plus loin qu'une simple aide militaire et donc, forcément, superficielle à côté de choses ô combien plus essentielles. Ainsi, le Maok s'est engagé à fournir son aide dans le domaine de l'éducation, particulièrement pour les échelons « élémentaires », en-dessous de l'université, en laissant ses ordres religieux y fonder des écoles partout où elles font défaut. Mais le rôle des bons pères, et des bonnes sœurs, ne s'arrêtera pas là, puisqu'ils ouvriront aussi des dispensaires, et, plus largement, toutes les structures dont pourra avoir besoin la Terre Sainte et ceux qui y vivent, afin que demain, eux aussi, aillant dépassé leurs derniers problèmes, rayonnent à nouveau dans la chrétienté, et le monde en général.
Dans les deux cas, avec le Bardaran aussi bien qu'avec le Thorval, la coopération sera encore bien plus riche que cela, et pourra s'incarner dans de nombreux domaines. Comme dans le cas du Viertenstein, ou de l'Agorsa'a, il s'agit ici de bâtir des relations solides avec nos frères et sœurs chrétiens, qu'ils soient du Zanyane ou d'ailleurs, dans le but que la chrétienté de demain soit une, unie et indivisible face à toutes les manigances, face à toutes les sombres tentatives que pourrait oser le Malin pour perdre les fidèles serviteurs du Christ – toujours en vain bien entendu ! Le Maok, le Thorval et le Bardaran, en s'aidant les uns les autres à tous les niveaux, en instituant des échanges, en se comprenant toujours mieux, ne pourront que renforcer l'efficacité des actions futures menées par les chrétiens, dans la paix et l'harmonie.
Prions donc le Seigneur, chers lecteurs, pour que ces fruits de la diplomatie ne soient pas les derniers, et que l'amitié entre les peuples, aussi bien chrétiens que non-chrétiens, croissent et gagnent en solidité, dans la paix et dans l'amour du Christ.
Posté : dim. oct. 18, 2015 12:58 pm
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]
[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 24 mai 2028.[/right]
Les promesses renouvelées de la diplomatie :
Alors que, [url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-30.html#p270201]il y a quelques jours à peine[/url], nous vous parlions des nouveaux succès qu'à engranger notre diplomatie, avec le détail des traités avec le Royaume du Thorval et la Terre Sainte de Bardaran, nous pouvons également nous réjouir non seulement des succès confirmés et solidement entérinés, mais également des promesses que promet notre diplomatie future ! En effet, loin de s’essouffler, la diplomatie du Maok continue au contraire d'être ouverte et dynamique, de s'enrichir toujours plus de nouveaux liens, parfois lointains, mais parfois aussi très proches. Nous pouvons ainsi nous féliciter des nouveaux liens dont le Maok a lancé la création et le renforcement, et qui prouvent que notre diplomatie tient ses promesses, continuant d'être encore et toujours plus forte, plus riche et plus dynamique, sur la scène internationale où la position du Maok, qui s'affirme peu à peu, reste pourtant encore largement à construire.
Dans le volet lointain, notre diplomatie a rencontré celle du Royaume de Tarnosia, comme nous vous en parlions déjà [url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-30.html#p269276]le mois dernier[/url]. Si nous n'avons pas encore reçu de copie exacte des discussions menées à cette occasion il semble bel et bien que l'on puisse confirmer, via quelques petites fuites venant du Petit Palais, que la rencontre fut fructueuse, et déboucha bel et bien sur des accords entre les deux royaumes. Nous en saurons certainement plus dans quelques temps, quand les textes exactes des traités auront été publiés. C'est une procédure qui prend souvent un peu de temps, car il faut le temps de fixer tous les points de détails, d'enregistrer les traités de façon officielle, et d'autres formalités, mais qui permet toujours à terme aux maokoriens de pouvoir se rendre compte de la réalité profonde des liens tissés de façon, si besoin est, à faire au mieux remonter leurs avis au près de la Couronne.
Mais, beaucoup plus proche, et également plus récent, il y a encore d'autres succès à mettre au crédit du Maok ! Ainsi, à une semaine à peine d’intervalle, notre très appréciée et très active Ministre des Affaires Étrangères, accompagnée en l'une de ces occasions, de manière exceptionnelle, de notre Premier Ministre, a reçu les représentants de nos deux plus proches voisins... par la mer. En effet, s'il est pleinement inscrit dans le Zanyane, le Maok est très proches, par la mer, du Thyroptis et du Barebjal, et, respectivement, des Républiques d'Océania et de Tchoconalie, qui ont justement été les deux invités diplomatiques de notre beau royaume. Si ces deux états ont des différences, et ont eut de violents conflits par le passé, leurs relations semblent tendre à s’apaiser, et leurs relations avec le Maok, trop longtemps réduites à rien de part l’isolationnisme de notre pays, semblent également mûres pour s'affirmer.
L'Océania est sans nul doute le mieux connu des deux, tout simplement car ce pays fut jadis membre de la Sainte Alliance, et est de culture chrétienne, respectant la Sainte Église Catholique et Urbaine, tout comme le Maok. Même si, sur bien des points, la pratique diffère entre le Maok et l'Océania, ce second pays étant beaucoup moins proches du courant traditionaliste, et connaissant une foi moins fortes, bien que vivante, par exemple. C'est aussi un des pays qui a accueillit avec enthousiastes les décisions du dernier Concile, au contraire du Maok qui a choisi, comme le Saint-Siège le lui permettait, de ne pas le faire. Néanmoins, peut-on faire reproche à des chrétiens de suivre les voies proposées par un Concile ? Une question à laquelle la diplomatie maokorienne, si elle souhaiterait assurément une autre voie proposée, a résolument répondu « non », en ouvrant de bon cœur les discussions avec l'Océania.
La Tchoconalie, arabe et musulmane, a sans doute moins d'angles de proximité avec le Maok, à première vue. Et pourtant, la République de Tchoconalie n'en reste pas moins notre voisine et, maintenant que nous sommes ouverts sur le monde, nous ne pouvons certainement pas choisir l'option de l'ignorance à son propos. De plus, ce n'est qu'en tendant la main à ceux qui sont différents, qu'ils soient, comme la République de Tchoconalie par exemple, d'une autre religion ou, plutôt des états se voulant athées, comme, au rang des partenaires déjà établit du Maok, la République d'Endo par exemple, que nous pourrons les comprendre et espérer un jour, dans le respect mutuel, leur faire connaître le Christ comme autre chose, dans les cas des musulmans, que l'homme sans pêchés qui viendra défaire l'Antéchrist aux derniers jours du monde.
Là encore, les résultats ne sont pas encore connus, mais on ne peut que les supposer et les espérer fructueux. Prions le Seigneur, chers lecteurs, pour que ces espoirs se confirment, que ces liens soient solides et durables, et que de nombreux autres liens viennent encore, à l'avenir, se tisser entre le Royaume de Maok et les autres états de notre monde, sous le regard bienveillant du Christ.
Posté : mer. oct. 21, 2015 5:49 am
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]
[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 1 juin 2028.[/right]
Les troupes maokoriennes se retirent de Bardaran :
C'est une nouvelle qui est déjà parvenue à beaucoup de nos concitoyens, et que nous évoquions d'ailleurs, brièvement, dans les pages de plusieurs de nos éditions de la semaine qui vient de s'écouler. Néanmoins, à présent, avec un regard plus apaisé par la distance, nous avons décider de vous éclairer en détail sur ce dossier qu'est le retrait, très rapide, des troupes maokoriennes qui avaient été envoyées, sur demande du Paréage de Bardaran, en Terre Sainte, dans le but exclusif d'assurer la paix et la sécurité de celle-ci, bien entendu. On se souvient que ces rumeurs, puis cette annonce officielle, ont causé de grands remous dans la population, qui a eu du mal à comprendre cette affaire, une bonne raison, donc pour y revenir !
Rappelons que, à l'origine, les troupes du Maok étaient destinées à remplacer des troupes alméranes venues en Terre Sainte depuis de très nombreuses années, dans ces mêmes buts de protection, des troupes qui, par manque d'intérêt de leur métropole pour cette affectation, commençaient peu à peu à plier bagage. Dans le but de ne pas faire peser une pression trop grande sur Bardaran, et d'encourager la formation progressive d'une armée locale, le Maok avait décidé d'envoyer une force sensiblement plus modeste que celle à remplacer puisque, de près de vingt-trois milles soldats, on passait à cinq milles, soit entre quatre et cinq fois moins. On espérait, ainsi, stimuler l'établissement de nouvelles garnisons pour renforcer puis un jour remplacer celles du Maok.
Seulement, par un étrange phénomène, qui a fait grincer beaucoup de dents voilà que, après n'avoir pas réagis pendant deux mois à l'annonce de cette arrivée, après avoir bien accueillit les soldats, certaines communautés musulmanes ont commencé à manifester, criant que c'était un « déséquilibre des forces chrétiennes », qui devenaient... trop nombreuses. Ainsi donc, tout d'un coup, en une seule fois, sans en avoir parlé avant, des musulmans ont trouvé que retirer cinq catholiques étrangers pour mettre à la place un catholique zanyanais, cela faisait trop de catholique... autant dire que la pilule est mal passée chez certains, qui n'hésitent pas à pointer du doigt une manipulation de la part d'une puissance étrangère. Néanmoins, sans preuves, le Maok a préféré ne pas s'enterrer dans une polémique stérile et respecter, de son côté, la souveraineté du Bardaran, en se retirant.
Les questions restent tout de même nombreuses, surtout sur les conséquences de tout cela. Comment Bardaran se défendra-t-il ? Le Maok y jouera-t-il encore un rôle ? Pour la première question, ce sera au Bardaran d'y répondre, puisqu'il ne veut plus accepter d'apport de troupes étrangères. Certains de nos contacts là-bas nous ont officieusement fait part d'inquiétudes, car au moins un des voisins du Bardaran est encore en guerre et que maintenant ni le Maok ni la force qu'il devait remplacé, et qui est elle belle et bien partie, ne seront là pour aider à la défense directe. La formation plus soutenue et plus vaste d'une armée nationale ? C'est possible, mais ce sera donc à la Terre Sainte décider de ce qu'elle fera. Le Maok a fait savoir qu'il se tenait prêt à offrir son aide dans ce genre de domaine si besoin était.
Et, en effet, cette précision illustre la réponse à la seconde question : oui, le Maok est encore et toujours déterminé à aider la Terre Sainte ! Toutes les autres mesures sont maintenues, notamment celles sur l'éducation, qui ont déjà commencé à être traduites en actes, et tous les accords également. Sur la question militaire, le Maok se tiendra toujours prêt à voler à l'aide du Bardaran et, comme nous l'avons dit, à l'aider de toute autre manière possible, par exemple en l'aidant dans la formation de ses futures armées, si tel est le choix des autorités souveraines là-bas. En résumé, l'amitié entre le Royaume de Maok et le Paréage de Bardaran, si récemment officialisée après de si longues années d’existences, au moins dans le cœur des maokoriens, n'est elle en rien entamée ni mise en péril.
Quant à nos soldats, bien que pour la plupart très déçu, ils ont pu au moins profiter de quelques jours sur place avant leur rembarquement pour aller en pèlerinage sur les lieux saints de la vie du Christ et de la Bible, pour visiter des églises, bref, pour faire œuvre de piété. Une expérience qui sera donc restée très enrichissante pour eux, et même positive, même si bien entendu presque tous regrettent qu'on leur ait refusé le droit à participer à la défense de la Terre Sainte, tâche pour laquelle tous et toutes étaient volontaires et se sentaient qualifier. Plusieurs pointent du doigt que c'est avec ce genre de manœuvres que l'on rallume les flammes de haines, pas avec des troupes motivées et respectueuses de chacun.
Quoi qu'il en soit prions tous, chers lecteurs, pour que le Seigneur daigne malgré tout préserver la Terre Sainte, et étende sur elle Sa main protectrice pour suppléer nos modestes fusils, la tenant ainsi, assurément, loin de tout mal.
Posté : mer. oct. 21, 2015 6:08 am
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]
[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 2 mai 2028.[/right]
Le Pape, gravement malade, reste le gardien vigilant de la Foi :
Une nouvelle terrible est venue il y a peu toucher tous les catholiques de Maok et du monde, en provenance directe d'Urba : le Pape est atteint d'une maladie grave, un cancer, qui met ses jours gravement en péril et semble en vérité, à moins d'une intervention divine pour guérir le Saint Père, condamné à une échéance assez courte. Une nouvelle qui a grandement secoué la plupart des fidèles. En dépit de certaines réticences sur des décisions passées de Sa Sainteté, notamment autour du dernier Concile, le respect dû au chef de l'Église reste immense dans notre royaume, d'autant que, dans sa clairvoyance, il avait eut l'initiative plus que sage de reconnaître à chaque église locale le droit d'appliquer ou non les décisions dudit Concile.
Dès l'annonce de sa grave maladie, et comme partout dans les états chrétiens du monde, ça a été l'affluence dans les églises de tout le pays, des fidèles oubliant parfois ce qu'ils étaient en train de faire pour venir, spontanément, prier Dieu pour le rétablissement du Saint Père. Si, contrairement à ce qui se passe notamment chez certains de nos alliés d'Alméra qui partagent nos valeurs chrétiennes, tels que le Viertenstein ou le Thorval, Monseigneur l'Archevêque n'a pas évoqué l'idée de mettre en place des neuvaines dirigées par l'église au niveau du pays, les fidèles n'ont pas besoin d'une telle structure pour dire leur dévotion. Partout dans le pays, des cierges sont allumés en grand nombre, des chapelets sont égrainés et des prières montent vers le ciel.
Sa Majesté elle-même a fait savoir son soutient au Pape, et est venu prier pendant plus d'une heure en la Cathédrale de Lokaroum, en compagnie de plusieurs membres de sa famille et au milieu de son peuple, pour le rétablissement de Sa Sainteté. De plus, il a transmis au Pape une lettre dans laquelle il lui faisait savoir le soutient qu'il apportait, lui et tout notre peuple avec lui, exprimant directement au Saint Père toute cette dévotion qui fleurit dans les églises du Royaume. Nous savons qu'il a reçu une réponse du Vatican, preuve s'il en était besoin du fait que la Foi reste toujours réactive et que notre Sainte Mère l'Église est attentive aux prières de ses fidèles, qu'elle sait répondre à l'amour que nous lui portons.
Mais, soutenu peut-être par la piété de tous les croyants, le Pape n'a pas laissé la maladie le terrassé. Au contraire, il s'est exprimé sur des questions essentielles, que sont la déviance de certains et, pire, l'apparition de faux prophètes, contre qui il a produit de nombreuses mises en garde, pour beaucoup inspirées des Saintes Écritures. De ce que nous savons, Sa Majesté lui-même lui aurait transmis la promesse, en son nom et en celui de l'église au Maok, de toujours rester vigilant à ce sujet, et de tout faire pour lutter contre ces faux prophètes, de quelque nature qu'ils puissent être. Soyons tous, que nous soyons ou non catholiques, attentif à cette mise en garde, et rappelons-nous bien, enseignons à nos enfants et à nos amis, que l'on ne doit avoir foi qu'en Jésus-Christ.
D'ailleurs, il est opportun de souligner, en parlant de questions qui peuvent, légitimement et sans peine, unir toutes les nuances de la Foi chrétienne que, bien qu'avec moins de zèle, la communauté orthodoxe a également élevé des prières, dans ses églises et ses monastères, pour le rétablissement du Pape et le salut de son âme. Par la voix de leur Patriarche, l'Église Orthodoxe du Maok a ainsi fait savoir qu'elle soutenait pleinement le Pape à la fois dans la difficile épreuve personnelle qu'il traverse, et dont elle espère le voir sortir victorieux, et dans sa lutte contre les faux prophètes, ceux qui détournent le peuple du Christ de son sauveur et protecteur. Plusieurs communautés protestantes ont également joint leurs voix à ce concert, dans des messages de même teneurs.
Puissions-nous nous en inspirer, chers lecteurs, et élever tous ensemble nos prières vers les cieux en faveur du Saint Père, mais aussi pour demander au Seigneur de bien vouloir guider nos âmes, et toujours les écarter de la tentation et de la séduction des faux prophètes que produit le Prince de ce Monde, le Malin, pour nous tenter !
Posté : jeu. oct. 22, 2015 11:28 am
par Alwine
[center]Maok Première :[/center]
[right]Radio officielle de la monarchie depuis 1967.
Programme du 5 juin 2028, 10h30.[/right]
Et après ce magnifique chant religieux chanté par la chorale orthodoxe de Mojaro , nous passons comme chaque jour à nos nouvelles de dix heures trente.
Nouvelles du monde :
*De nouveaux accords ont été conclus avec la République d'Endo, ou plutôt, cette fois, directement avec une puissante entreprise de ce pays, la Maehwasu. Cet accord fera venir d'Endo, en plus de la viande qui, depuis six mois déjà, entre peu à peu dans la gastronomie de bien des régions du Maok, en compagnie de produits venus d'Agorsa'a ou du Thorval, par exemple, des alcools typiques de ce grand pays du Makara. La gamme qui sera importée au Maok est large, reprenant des alcools de toute sorte, et l'accord prévoit notamment que ceux qui seront le plus en faveur dans la population de notre beau Royaume prennent peu à peu une place plus grande.
En échange de tout cela, les différentes Guildes maokoriennes ont accepté de fournir tout d'abord d'autres alcools, maokoriens ceux-là, mais également, la demande en face étant apparemment moindre, du bois et des épices, qui compléteront l'équilibre de l'échange. Le but n'est donc pas de faire de nos concitoyens des alcooliques, mais plutôt de leur offrir plus de choix. En effet, le rhum venu du Kweku, que nous échangeons là aussi contre des alcools locaux, a déjà eu beaucoup de succès, et les maokoriens, qui comme nos auditeurs le savent, et comme nos auditrices le déplorent peut-être, aiment se réchauffer et se détendre un peu après une journée de rude travail en s'accordant un petit plaisir alcoolisé, bien que les cas de véritable alcoolisme ou d'abus soient rare, l'Église veillant, semblent apprécier également de pouvoir varier les plaisirs en la matière.
Est-ce que les alcools venus d'Endo auront le même succès ? L'avenir seul nous le dira, mais les premiers échantillons ont semblé plaire à beaucoup, avec leur caractère assez exotique. En tous cas, cet accord, large, qui permettra d'importer du choix supplémentaire aussi bien pour le paysan que pour le noble devrait plaire à beaucoup, pour peu que le plaisir soit à la hauteur de l'attente. Interrogé sur la question, notre bon Archevêque a confirmé que, tant qu'il n'y avait pas d'abus ni de dépendance, rien n'interdisait de boire un peu de temps en temps, rappelant que les moines eux-mêmes ne boivent pas que de l'eau, mais s'accordent aussi ce même juste réconfort. « La faute commence quand l'homme se laisse dominer par ses plaisirs, comme en toute chose en vérité », nous a-t-il confirmé avec le sourire.
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*En Aiglantine c'est, depuis samedi dernier et pour deux semaines, le Salon National des artisans-horlogers. Une information qui en surprendra peut-être certain par sa place aussi tôt dans notre programme, et de façon aussi développée. La raison en est simple, c'est tout bêtement parce que... un certain nombre de maokoriens a décidé de s'y rendre. Créant un peu la surprise, la Guilde des Horlogers a en effet organisé un voyage pour plusieurs de ses membres qui en avaient exprimé le vif désir. La Guilde des Horlogers est, comme beaucoup le savent sans doute, une guilde assez modeste, mais bien implantée. Rares sont les maîtres spécialisés dans l'horlogerie de haut niveau, comparativement à d'autres pays plus prestigieux, mais des objets fonctionnels sont produits un peu partout pour le marché intérieur, tendance consacrée particulièrement pendant la période d'isolation.
Au Maok, il n'existe donc, compte tenu de la modestie relative de cette noble activité dans la culture nationale, aucune bourse, foire ou salon pour les horlogers, et, après qu'un artisan, qui a pris des vacances en Aiglantine il y a deux mois, en ait entendu parler là-bas, c'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'il a rapporté la nouvelle du Salon existant là-bas à ses confrères. Résultat, entre ceux qui ont été capables et désireux de financer un voyage et plusieurs autres qui ont pu partir aux frais de la Guilde, pour partie en reconnaissance de leur mérite, pour partie en prix d'un petit concours intérieur organisé par la Guilde, une petite vingtaine d'artisan a pris le chemin de l'île de l'ouest du Zanyane pour le Salon. Nous ignorons à l'heure actuelle s'ils pourront exposer quelque chose là-bas, mais nous avons pu interviewer un de ceux qui étaient sur le départ, il y a quelques jours.
Il nous a confirmé que l'intérêt premier était de pouvoir se plonger dans le monde de l'horlogerie dans une nation où celle-ci jouit d'un grand prestige, d'en découvrir plus sur les techniques pratiquer là-bas, d'admirer les grandes œuvres de leurs maîtres présents et passés, et pourquoi pas, même, nouer quelques contacts ! Fut-ce en observateur, les horlogers partis semblent en tous cas très enthousiastes, et comptent bien en rapporter beaucoup, en terme de profit intellectuel, à leurs camarades restés sur place. Tout de suite, nous interviewons un d'entre eux, candidat malheureux au concours interne mais qui prend la chose avec le sourire et compte bien faire le voyage l'année prochaine...
Nouvelles du Maok :
*La ferveur autour de la maladie du Pape ne baisse pas, ou en tous cas pas encore, dans les églises de tout le pays. Fidèles catholiques, mais aussi des autres branches du christianisme au Maok, quoique avec moins de ferveur peut-être, mais avec sincérité, prient pour le salut du saint homme. Ainsi, à Lokaroum, l'Archevêque a conduit hier une grande messe dont l'une des grandes intention était la guérison du Pape, et une autre la réussite de sa lutte contre les faux prophètes. Les fidèles, très nombreux...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées. Nous vous laissons avec l'orchestre de Mosoaï, qui nous fait partager une musique sans parole inspirée par le chant des vagues et l'amour du Christ.
Posté : sam. oct. 24, 2015 7:48 pm
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]
[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 12 juin 2028.[/right]
Nouvelles îliennes :
Aujourd'hui, le regard de notre journal se tournera vers l'ouest, et plus spécifiquement sur le territoire d'outre-mer du Maok. Ces derniers jours ont en effet été porteurs de nombreuses nouvelles à leur sujet, des nouvelles positives, bien entendu. Ce qui ne surprendra sans doute guère nos lecteurs, tant les prières ont été nombreuses pour souhaiter le bonheur et le bon développement à tous ceux qui vivent dans le Maok d'outre-mer, qu'ils aient quitté le territoire continental pour s'y établir où qu'ils soient des autochtones déjà sur les lieux avant l'arrivée des marins maokoriens. Des prières qui, semble-t-il, ont porté leurs fruits, car globalement la situation des îles nous revient comme très bonne, très positive. Une preuve pour beaucoup que le Seigneur approuve la politique d'ouverture du Maok en aillant mis entre ses mains ces îles qui lui donnent les moyens de rayonner sur la scène politique zanyanaise.
La première nouvelle ne provient pas directement des îles maokoriennes, mais d'une autre île du Zanyane de l'Ouest, beaucoup plus grande cette fois, à savoir l'Aiglantine. Ce pays, avec qui le Maok a tissé à la fin de l'année passée de nombreux liens forts, liens qui semblent se confirmer avec de plus en plus de force au fil des mois qui passent, a en effet accepté, par votation publique de son peuple, un traité de coopération et de contrôle mutuel au sujet des îles découvertes par l'une et l'autre des deux nations. Ce texte, proposé à l'initiative de la diplomatie maokorienne, avait déjà été accepté par la Présidente d'Aiglantine mais, comme cela est de coutume dans ce pays insulaire, il devait encore être approuvé par l'ensemble du peuple, réunis en une « votation », une sorte de grande cérémonie d'approbation, comparable, au niveau d'une nation, aux approbations publiques pratiquées jadis dans certaines tribus, et qui ont encore cours dans certains villages pour valider telle ou telle décision.
Sans surprise, les aiglantins se sont prononcés en masse pour ce texte qui pose de nouvelles bases coopératives fortes, et garantit des valeurs essentielles à la fois pour l'Aiglantine et le Maok. Selon les chiffres rapportés par [url=http://www.simpolitique.com/presse-ecrite-radio-television-aiglanaise-t11581-60.html#p270621]nos confrères aiglantins de la chaîne radiophonique Krystal Trois[/url], ce sont nonante-six pour-cents des aiglantins qui auraient approuvés le texte, soit plus de dix-neuf personnes sur vingts dans le pays ! Un score écrasant, qui prouve bien la confiance et l'amitié que le peuple aiglantin a pour notre beau Royaume de Maok, et qui vient confirmer que Sa Majesté a raison de considéré cet état, pourtant républicain, comme un partenaire de choix au niveau continental. C'est sans doute l'avantage de cette méthode des votations qui, si elle semble étrange dans notre pays, où, au niveau national, tous et toutes sont habitués à faire confiance à Sa Majesté le Roi pour les guider sans avoir besoin de donner leur avis sur tout et n'importe quoi, permet du moins de savoir ce que pense vraiment le peuple de l'Aiglantine des liens avec le Maok.
Ce traité, qui a été officiellement publié par la Couronne, et dont nous vous fournissons une copie accompagné d'une analyse détaillée dans les pages intérieures de notre journal, que prévoit-il, en quelques mots ? Hé bien, son objet peut être résumé en trois points. Tout d'abord, il prévoit un contrôle mutuel par chacun des états sur ce que fera l'autre sur ses îles, et notamment sur le respect des populations indigènes, de la faune et de la flore, choses qui paraissent naturelles aux uns comme aux autres. Ensuite, il prévoit également que chacun pourra librement envoyer toute une série d'expéditions scientifiques en tous genre pour étudier les îles de l'autre, et ainsi augmenter la connaissance des deux parties, mais aussi que les vaisseaux de l'une et l'autre nation pourront faire escale sur chacune des îles. Enfin, il prévoit également, pourvu que le reste soit respecté, que chaque nation reconnaisse et protège les territoires ultra-marins de l'autre, en admettant aussi, dans le cas de la protection, que l'autre nation ne soit pas en tord, bien entendu. En résumé, c'est un accord fort, qui montre l'amitié et la confiance mutuelles entre nos pays.
Mais les bonnes nouvelles nous viennent aussi directement des îles, bien entendu ! Les rapports venant des cinq îles, réparties en deux archipels, sont tous excellents, dans tous les cas. Particulièrement, [url=http://www.simpolitique.com/saint-severe-t12180.html#p270574]un rapport très détaillé venant de l'Île Saint-Sévère[/url] a récemment été transmis à nos service. Lui aussi est analysé plus en détail dans nos pages intérieures, mais nous pouvons vous confirmer que tout s'y passe bien. Un port d'importance est en train d'y être aménagé, l'agriculture a démarré pour de bon sur l'île, les constructions avancent bien et du verre de qualité est déjà produit, au point que, bientôt, on espère pouvoir produire les premiers vitraux de haute qualité ! Peu à peu, l'île gagne en autonomie, tout en entrant de plein pied dans le commerce international puisque, revenant du Kweku, nos navires ont commencé à y faire escale, avant de repartir vers le nord, vers le sud, ou parfois aussi vers l'ouest, à destination de l'Île Fotamba. La situation est donc florissante, et n'est qu'un exemple aux côtés de quatre autres tout aussi excellents, à l'heure actuelle.
Dans les prochaines semaines, d'autres rapports détaillés arriveront sans doute, que nous ne manqueront pas de vous faire connaître à chaque fois, que ce soit dans nos unes ou dans nos pages intérieures. Plus que jamais en tous cas, entre le soutient officiel de l'Aiglantine dans ce domaine, les bons résultats sur chacune des îles, qu'elles soient du nord ou du sud, peuplées préalablement ou non, et les diverses rencontres et communications destinées à éclaircir la situation pour les pays étrangers, l'avenir positif des îles maokoriennes semble de plus en plus assuré. Néanmoins, il faut toujours rester vigilant, car les plus beaux desseins des enfants de Dieu sont toujours ceux que le Malin tente le plus de pervertir ou de détruire. Mais si nous restons vigilants et fervents dans nos prières, si nous restons unis, nous, maokoriens, que nous soyons du continent ou des îles, maokoriens depuis des générations ou de toute fraîche date, tous unis et tous égaux, alors notre avenir, assurément, ne pourra qu'être radieux, surmontant tous les obstacles !
Prions donc tous ensemble, chers lecteurs, pour que la main protectrice et bienveillante du Seigneur continue d'assurer le bonheur sur les îles maokoriennes, ainsi que sur le Maok continental, permettant à notre beau Royaume de continuer à rayonner dans la joie et l'harmonie.
Posté : mar. oct. 27, 2015 12:03 pm
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]
[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du juin 2028.[/right]
Les choses bougent à l'ouest :
En effet, chers lecteurs, comme nous vous l'annoncions dès notre titre, les choses semblent se mettre, ou plutôt se remettre en mouvement à l'ouest, et quand nous parlons d'ouest, nous voulons bien entendu dire l'ouest de notre beau continent qu'est le Zanyane. En effet, la grande puissance de cette partie du continent et même, selon beaucoup, l'une des grandes puissances incontournable du Zanyane, le Lito, que beaucoup pensaient voir peu à peu tomber en léthargie, ou alors plonger dans une phase isolationniste, que le Maok aurait été bien en peine de lui reprocher, d'ailleurs, à récemment fait à nouveau parlé de lui. C'est la première fois depuis que notre beau royaume est sorti de son propre isolement, ce qui a bien entendu participé à capter l'attention de nos diplomates vers ce pays qui, de toute façon, n'est guère négligeable quand, comme le Maok, on a maintenant l'espoir de pouvoir parler à l'ensemble du Zanyane.
Néanmoins, ce qui est une évidence pour les diplomates ne l'est pas toujours forcément pour le peuple, et peut-être certains de nos lecteurs, voir même une grande partie d'entre eux, se demandent-ils le pourquoi ce cette attention, outre la taille et la simple puissance économique du Lito. C'est qu ce pays à la forme de gouvernement un peu étrange, sur laquelle nous reviendrons plus bas dans cet article, avait été impliqué, depuis quelques années, dans les événements majeurs du Zanyane. Par exemple, c'est lui qui avait chassé les pirates qui avaient attaqué les côtes de l'Aiglantine, et lui encore qui était, aux yeux des observateurs maokoriens le véritable moteur peut-être pas idéologique mais pratique, physique, de l'UEZL, l'Union des États Zanyanais Libres, qui a fini de si triste et sombre façon. Plus largement, il était vu comme un acteur majeur sur notre continent.
Mais, justement, la fin de l'UEZL, la Guerre de Cécopie qui, hasard de l'histoire, fut l'une des raisons qui poussèrent notre beau Royaume de Maok à sortir de son isolationnisme pour faire profiter à ses frères zanyanais de la paix et de la sérénité qui règne entre nos frontières depuis si longtemps, cette Guerre de Cécopie, donc, fut sinon un fiasco au moins un bourbier sanglant, qui mit plus ou moins fin à l'organisation, dont certains semblèrent se détacher si pas officiellement du moins dans les faits, comme les Républiques de Gowa et de Kweku avec lesquelles le Maok a depuis lors signé des traités, alors que les autres sombraient soit dans la guerre civile, soit, comme le Lito, dans cette forme de léthargie qui rendait incertaine le fait qu'il continue de participer activement à la scène diplomatique et à la vie du Zanyane.
Au Maok, on pensait généralement que ce pays allait probablement sombrer dans une période isolationniste, soit officielle soit de facto, pour, un jour, quand il serait prêt à une telle évolution, revenir revigoré sur le devant de la scène, avec, peut-être, des modifications ou des transformations subies entre temps. Néanmoins, il n'en fut rien, ou alors cette période de vie isolée fut beaucoup plus courte que ce qu'on aurait pu croire puisque, comme nous l'avons déjà dit, le Lito semble maintenant sortir de sa torpeur et redevenir actif sur le plan des communications, de la diplomatie et des actions internes. Son premier geste lors de son retour a été très fort et très marquant, puisque le Roi Idriss Ier a tout simplement annoncé son abdication sous six mois, pour laisser la place à un nouveau monarque, encore inconnu à ce jour qui, certainement, se marquera par une nouvelle façon de mener le destin de son pays.
À ce stade, la plupart doivent sûrement se demander comment un Roi peut abdiquer sans que l'on connaisse son héritier présomptif. C'est que le Lito n'est pas, ou plus, un Royaume, mais plutôt une étape hybride entre royauté et république : une République Royale. Dans ce régime, le souverain n'est pas désigné par la règle d'hérédité, ni par une élection, mais par un processus complexe d'accord, comparable à celui qui existait jadis dans certaines tribus primitives. Une sorte de haut conseil choisi un nouveau Roi, ou une nouvelle Reine, selon une procédure complexe que nous vous détaillerons dans les pages internes du journal (voir le schéma page cinq), puis le nouveau monarque se voit accorder une grande partie de ses pouvoirs pour un an, année après laquelle il présente son bilan au peuple. Si celui-ci est satisfait, alors le Roi est mis en place définitivement.
Un système qui, vu du Maok, semble certainement moins bon qu'une véritable monarchie... et peut-être moins nocif qu'une république pure, puisque le Roi, pouvait être reconduit jusqu'à sa mort même s'il existe des contrôles, peut tout de même donner au pays une union et une stabilité qu'un Président issu d'un parti et appelé à ne diriger le pays qu'un temps donné. Quoi qu'il en soit, le Ministère des Affaires Étrangères nous a déjà confirmé que, quelque soit son système, le Lito restait un état zanyanais, et que son roi était un Roi du Zanyane, chose trop rare au goût de la plupart des maokoriens, en plus d'être un acteur potentiellement à nouveau majeur du continent. Rien d'étonnant donc à ce qu'ils aient déjà tenté une prise de contact avec eux pour, peut-être, permettre au Lito et au Maok de nouer des liens d'amitié, comme le Maok souhaite d'ailleurs en nouer avec l'ensemble du Zanyane.
Prions donc, chers lecteurs, pour que ce vœux d'amitié générale se réalise et, par contagion, en vienne à amener peu à peu, pas après pas, dans la paix et l'harmonie que mérite assurément le continent où est né, a vécu et est mort le Christ, notre Seigneur.
Posté : ven. oct. 30, 2015 8:04 pm
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]
[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 29 juin 2028.[/right]
La piété encore une fois confirmée :
La récente fête de la Nativité de Saint-Jean le Baptiste, communément appelée Fête de la Saint-Jean par le peuple et, de fait, par nombre d’ecclésiastiques dans la vie de tous les jours, a permis, une fois encore, de démontrer si besoin en était la grande piété des fidèles maokoriens. En effet, l'affluence fut grande, et ce à toutes les messes, toujours célébrées, comme toutes les liturgies au Maok, selon le rite ancien et traditionnel, tel qu'il nous fut transmis jadis par les colons et les évangélisateurs du Viertenstein. Bien entendu, ladite affluence fut peut-être plus grande encore, quoique ce ne fut pas certains, aux fêtes populaires qui accompagnent cette célébration qui, si elle n'est certes pas égale en importance avec d'autres, celles qui célèbrent les moments de la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ, par exemple, ou encore de sa Sainte Mère, la bien-aimée Vierge Marie, reste, dans l'organisation de la foi autant que dans le cœur de bien des fidèles, un moment très important de l'année.
Ces célébrations, comme on en connaît beaucoup en bien des régions d'Alméra, tournent en partie autour du rite apporté par les prêtres du Viertenstein, qui avaient l'habitude, alors, de le vivre avec leur fidèle, à savoir celui des grands feux de joie, destinés à éloigner les Ténèbres et à proclamer aux yeux du Malin, toujours à l’affût, qu'en ces lieux nul, jamais, ne se détournera de la bienheureuse Lumière du Christ pour entrer dans on infernale obscurité. Réalisé traditionnellement avec du « bois perdu », c'est à dire non pas coupé pour l'occasion mais récupéré un peu partout des diverses chutes et morceaux inutilisés, complété, si besoin était, par un ou deux morceaux de bois donnés par chacun, ou encore par un arbre mort récemment dans la région, bref, de tout ce que la nature ou la charité humaine met à disposition, les feux de la Saint-Jean sont aussi une occasion de tenir éloigner tous les mauvais esprits et les démons.
D'autres rites ce sont également rajouté avec les années, ou peut-être, disent certains, ont été adaptés de célébration antérieur. Qu'importe, au fond, l'origine des rites, car, de par leur efficacité au cours des nombreuses années depuis lesquels ils sont en place et dédié à Dieu et au Saint, ils ont prouvé leur sanctification et la faveur dans lequel les tient notre Seigneur, pour daigner y attarder son regard et, parfois, accéder aux prières qui sont formées à l'occasion. Comme souvent en notre belle terre de Maok, il serait bien fou d'espérer pouvoir recenser tous ces rites, tant il es vrai que chaque village, ou presque, connaît si pas son rite propre, sa variante de tel ou tel rite régional. Preuve du caractère si vivace de la foi dont nous nous félicitions au début de notre article, ces rituels variés permettent à chacun de mieux s’approprier les rites et les fêtes et ainsi d'être plus proche encore du Seigneur, qui pas un Dieu distant, mais au contraire le berger et le guide de chacune de ses humbles brebis que nous sommes.
Nous pouvons tout de même citer, parmi les plus répandus, celui qui consiste à présenter les bébés encore à naître de la localité les uns aux autres, pour qu'ils se connaissent à la manière dont Saint-Jean, dans le sein de sa mère, reconnu le Christ alors dans celui de la Vierge, avant même leur venue au monde respective. Les deux cousins les plus saints de l'histoire s'étaient ainsi reconnus, avant même leur venue au monde. Une autre coutume très répandue est de s'immerger en procession dans le fleuve ou la rivière locale, commémorant ainsi, bien entendu, la manière dont Saint-Jean le Baptiste baptisa le Christ lui-même dans les eaux de Bardaran. De nombreuses autres coutumes pourraient être évoqués, mais nul doute que chacun de nos lecteurs a pensé, en lisant ses lignes, à la façon dont, chez lui, on honorait Jean le Baptiste en ce jour de sa Nativité.
Dans tous les cas, les rites de la Saint-Jean ne sont qu'une preuve, une de plus, de la profonde piété que connaissent les maokoriens au quotidien, tous les jours de leur vie. Même si les grandes fêtes du calendrier catholique, mais aussi, souvent, les fêtes de tel et tel saint particulièrement honoré au niveau local ou régional pour son patronage, rythme la vie des croyants, leur piété si profonde se vit également tous les autres jours de l'année, et les rites que nous vous avons cité, ainsi que ceux, certainement, auxquels vous avez pensé, ne sont que des exemples parmi les nombreux autres qui émaillent la vie de tous les citoyens de notre beau Royaume. Une piété du quotidien comme des fêtes dont nous ne pouvons qu'être fiers, et qui prouve l'attachement particulier de tous au Maok, du plus humble des sujets à Sa Majesté en personne, à Notre Seigneur Jésus-Christ et à la foi chrétienne qu'il nous a transmis.
Prions donc, mes frères, mes sœurs, pour toujours conserver cette foi qui nous anime et qui nous donne toute notre force, et pour que cette même foi se répande un jour sur tous les peuples du monde, chacun librement et à son tour, comme elle est en train de le faire, par exemple, au Tarnosia, de sorte que tous, d'où qu'ils soient sur cette terre créé par Dieu, puisse un jour être unis fraternellement dans l'amour du Seigneur.
Posté : sam. oct. 31, 2015 7:33 am
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]
[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 30 juin 2028.[/right]
La diplomatie continue à s'épanouir :
Alors que certains pronostiquaient déjà un essoufflement certains de l'élan diplomatique maokorien, particulièrement parmi ceux qui étaient et sont toujours les plus sceptiques, pour ne parfois pas dire hostiles, à l'idée de cette ouverture, les faits leurs donnent tords car, parfois avec quelques pauses, mais sans jamais vraiment retomber, ce même élan continue encore et toujours de porter notre beau Royaume de Maok vers de nouveaux horizons, de nouvelles rencontres et, espérons-le, de nouveaux partenariats qui nous permettent de toujours mieux trouver notre juste place dans le concert des nations et la scène diplomatique internationale. Sans jamais rien perdre de son identité, même face à ceux qui, parfois avec les meilleurs intentions, auraient voulu la mettre à mal, notre pays continue de s'affirmer capable de tisser toujours plus de nouveaux liens avec l'extérieur, et de tisser ainsi une toile propageant la paix et la bonne entente.
En effet, ce n'est pas une, mais bien deux nouvelles rencontres diplomatiques qui sont venues, une fois encore, enrichir la liste de ces fameux liens tissés par notre beau Royaume avec les autres pays du monde. Une de ces rencontres a d'ailleurs revêtu un caractère bien particulier, puisqu'elle a mis en mouvement, pour seulement la troisième fois de l'histoire moderne du Maok, après notre réouverture au monde, donc, non pas de simples diplomates mais bien Sa Majesté Ménélok IV en personne. Pour la seconde visite diplomatique de son règne, notre Roi bien-aimé a bien entendu, une fois encore, rencontré un autre monarque, tout comme il avait eut l'honneur, il y a un peu plus de six mois, d'aller rencontrer la Reine Très Chrétienne du Thorval, ou encore comme il avait eut le privilège, à peine plus récemment, de recevoir le Roi Suprême du Perlian.
Cette fois, Sa Majesté a donc une fois encore choisi non pas de recevoir mais bien de visiter un autre de ses royaux confrères, à savoir le jeune Grand-Roi de Roumalie, Cheng Bu-Jian, monté récemment sur le trône à la suite de la mort de son père, un souverain d'une grande sagesse qui, au cours de son règne exceptionnellement long, avait su laisser un souvenir fort et très positif à son peuple. À l'occasion de ce décès, Sa Majesté avait bien entendu fait connaître sa sympathie, mais également son envie, quand il en aurait l'occasion, de rencontrer son homologue roumalien. C'est donc chose faites et, quoique nous ignorions encore exactement le résultat de ses discussions, il semblerait, d'après les premiers échos qui nous en sont revenus, que le ton de la rencontre fut en tous cas très bon, comme, grâce à Dieu, ce fut jusqu'ici presque toujours le cas pour notre bon Royaume du Maok.
Le Grand-Royaume de Roumalie, sans doute peu connu de nos lecteurs, est situé au Makara, sur la côte est, et est donc très éloigné de nos propres rivages. Néanmoins, même si, hélas, nous ne partageons pas notre sainte Foi avec ses habitants, il y a de nombreux autres points communs entre nos deux pays, à commencé par leur attachement aux traditions. Même si le phénomène semble plus fort encore dans ce pays d'orient que chez nous, l'existence même de ces traditions toujours solides et vivaces, couplées à un système monarchique fort et solide, exempt tout à la fois de despotisme et de démagogie, tout cela forme une raison suffisante pour souhaiter un dialogue et, pourquoi pas, un rapprochement entre nos deux pays. Difficile de dire à l'heure actuelle si ce vœux a été concrétisé au cours de la rencontre, mais nous ne pouvons qu'espérer que tel sera le cas.
L'autre pays à être entré en discussion avec le Maok est lui aussi un pays de ce vaste continent qu'est le Makara, mais les raisons du rapprochement sont toutes autres. En effet, à première vue, nous devons bien avouer que les points communs entre le Royaume de Maok et la République du Mayong sont plutôt ténus. Cet état de l'est est en effet doté d'une forme de gouvernement qui semble bien étrange vu du Maok et que, pour nos lecteurs intéressés, nous détaillons dans les pages internes de notre journal. Néanmoins, l'expérience nous a prouvé, particulièrement ces derniers mois, que des liens pouvaient être établis dans le respect mutuel y compris avec des états très différents, dans l'espoir, peut-être, que tout ce qui a de bon chez nous puisse un jour rejaillir sur eux, mais aussi que nous, maokoriens, puissions exploiter, peut-être, les choses positives venus d'ailleurs, sans pour autant perdre, bien entendu, la force de notre identité chrétienne.
Ce qui a rapproché nos deux pays cette fois-ci, c'est en fait une question très différente, puisque c'est celle... des îles ! En effet, dans les deux archipels où se trouvent les îles placées sous la protection du Royaume du Maok, il se trouve aussi des îles sous la protection de la République de Maok. La chose est avérée avec certitude pour l'Archipel Mokanga, où le Maok et le Mayong cohabitent seuls, et on pense que c'est également le cas pour l'archipel encore innomé du sud-ouest, où cette fois se trouvent d'autres îles. La question de savoir si l'île du sud-ouest est bien mayongaise, comme il le semble, aura sans doute été tranché dans la discussion, qui a cette fois eu lieu, entre diplomates, à Lokaroum. Question qui, au besoin, sera bien entendu clarifié dans une édition ultérieur, dès que la Couronne aura jugé bon de nous transmettre les précisions en question. Dans tous les cas, nous pouvons réjouir de voir ainsi les relations de voisinages de ces morceaux du Maok outre-mer être, au moins en partie, clarifiés.
Nous pouvons donc, chers lecteurs, vous inviter à prier, comme nous l'avons fait à la rédaction, pour que le résultat bientôt communiqué de ces rencontres soit positif, et pour que de nombreuses autres rencontres permettent au Maok, dans l'avenir, de continuer à tisser des liens d'amitié et d'entraide et, ainsi, de construire une toile d'où faire rayonner la paix et la bonne entente que nous a donné le Christ de par le monde.