Page 5 sur 6

Posté : dim. févr. 21, 2016 8:53 pm
par Otto
Un bal à Hochburg

[center][img]http://static.uejf.org/wp-content/uploads/2012/01/Bal-de-l-Opera-de-Vienne-point-d-orgue_scalewidth_630-300x160.jpg[/img][/center]

Une activité importante avait lieu ce soir au Palais des Comtes. En effet, dans ce palais qui ne sert habituellement qu'aux cérémonies officielles et au gouvernement local était joué les plus grandes valses schlessoises. En effet, ce soir-là, le jeune prince Franz avait organisé un bal en l'honneur de celui qu'il appelait volontiers « son cousin et cher ami », le duc Ernest-Lothaire de Bassaxe, bien qu'ils ne se soient jamais rencontré et que le jeune duc vécut jusqu'à l'indépendance de la Bassaxe comme un quelconque noble franconien.

Dans la salle se trouvait une soixantaine de jeunes gens et jeunes filles, âgés entre 12 et 20 ans. Les invités étaient tous issus des plus grandes familles viertensteinoises. On pouvait rencontrer parmi cette jeunesse aristocratique Ernst et Ludowika von Luxendorff-Ligemheim, âgés de 19 et 16 ans, enfants du duc de Luxendorff, neveu et nièce d'un membre du Conseil, cousin du directeur d'une des grandes entreprises d'armement en Alméra. A leur côté se trouvait également le jeune Maximilian von Zaar, petit-fils et héritier présomptif de la Grande-Duchesse Annegeret, Henrika von Wissembach, fille du duc de Wissembach, Maria-Kristin, cousine du prince et épouse d'un prince perlianais, ainsi que de nombreux autres enfants nobles du Viertenstein.

Parmi tout ces invités se trouvait bien évidemment le prince Franz, qui reçu tout les invités en personne. Il portait un costume noir dont la veste ouverte laissait apparaître sur son torse le bandeau bleu et rouge de l'Ordre de Saint-Michel dont il était le Maître. Au niveau de son cœur était accroché la Croix de Commandeur de l'Ordre de l'Indépendance, l'ordre militaire le plus honorifique de l'Agorsa'a. Enfin, il portait un ruban rouge à côté de cette croix, symbole de son appartenance à l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Sébastien dont il était le Protecteur. Il se tenait près de la grande porte, recevant chacun de ses invités et partageant quelques mots avec ceux-ci.

Vers 20h30, un des majordomes placé près de la grande porte frappa deux fois le sol avec un grand bâton puis annonça l'entrée de : « Son Altesse Sérénissime Ernest-Lothaire von Nydersachse ». Dès son entré, le jeune homme de treize ans fut accueilli par le prince Franz, de trois ans son aîné : « Très cher cousin, c'est une joie d'enfin vous rencontrer. Laissez-moi vous féliciter encore une fois pour la libération de votre couronne qui est, avec la notre, partie intégrante de la nation Alémanique ». Il se déplaça ensuite avec le jeune duc dans la salle, lui présentant quelques-uns des invités alors que de la musique populaire dans cette jeunesse était diffusée. Il discuta avec le jeune duc de sujets peu officiels en échange sur les loisirs communs aux deux jeunes gens, la randonnée, la musique, le scoutisme…

Après un quart d'heure de discussion sympathique entre les deux monarques, le prince laissa le jeune duc en compagnie de sa sœur, Theresa, qui était âgée de quatorze ans, alors que les premières valses allaient être jouées. Le jeune duc l'invita à danser au nom du respect de la bienséance. Après quelques danses, la sœur du prince (qui portait le titre honorifique de Duchesse de Viertenstein) commença à discuter avec le jeune duc autour du buffet…

[center]---[/center]

Alors que la jeunesse dansait et que la duchesse de Viertenstein flirtait avec le duc de Bassaxe, à la Chancellerie le régent Varmick et le chancelier Wittelsreich discutait autour d'un verre de schnaps. Les deux hommes, âgés d'une soixantaine d'année, se retrouvait pour discuter d'affaires très officielles quand les monarques s'amusaient à leur bal.

Les sujets abordés étaient très sérieux. Le chancelier rappela au régent que l'indépendance de la Bassaxe était garantie par le Viertenstein et que la Franconie ne semblait pas prête à se battre pour récupérer sa province perdue : l'indépendance était donc acquise. Maintenant, il était question de connaître l'avenir de la Bassaxe. Le Viertenstein était disposé à l'aider à se développer. Pour ce faire, le chancelier proposa au régent un traité créant entre les deux États une association dans laquelle la Bassaxe ne perdra pas son indépendance : le Royaume Alémanique. Le Royaume, dont le monarque sera Franz de Viertenstein, s'occupera de la collaboration militaire entre les deux États et permettra la libre circulation des hommes et des marchandises entre ses membres. La Bassaxe et le Viertenstein conserveront toute leur indépendance diplomatique et juridique. Une assemblée législative commune, composée de délégation strictement égale des parlements des membres du Royaume, pourra se réunir si il s'avère nécessaire d'élaborer des lois communes.

La proposition de création du Royaume n'est pas acté dans l'immédiat : le régent doit en discuter avec le personnel politique de la Bassaxe. Wittelsreich, et derrière lui le prince Franz, espère de tout cœur que ce projet fonctionnera et réanimera ce vieux royaume disparut il y a des siècles.

Quoiqu'il arrive, cette rencontre entre les deux monarques ainsi qu'entre le régent et le chancelier devrait aboutir à un approfondissement des relations entre les deux pays, ce que souhaitent vivement le prince et son ministre.

Approuvé par le C-MJA

Posté : mer. mars 16, 2016 6:10 pm
par Otto
Folklore estudiantin

[center][img]http://www.offensivegegenrechts.net/wp-content/uploads/2011/09/burschis20080124185822.jpg[/img]
Réunion annuelle des Prévôts des Corporations Etudiantes d'Hochburg[/center]

Les universités du Viertenstein sont fréquentées par une infime partie des sujets des princes, la plupart des jeunes quittant l'école à onze ans pour rejoindre les corporations. Lorsque celles-ci ont besoin d'ouvriers qualifiés, elles envoient les jeunes apprentis dans des écoles corporatives pour leur apprendre le métier. Néanmoins, près d'un jeune sur dix va dans les gymnases religieux pour y suivre un enseignement général. A l'issue de huit années d'études dans le secondaire, les élèves les plus brillants peuvent tenter d'intégrer la dizaine d'universités occupant le sol du Viertenstein. Au sein des ces universités les étudiants découvrent l'univers des Burschenschaft, les corporations étudiantes.

Chaque université compte plusieurs corporations accueillant les étudiants, les aidant financièrement via des bourses et scolairement grâce à un soutien des anciens sur les nouveaux. Ces corporations regroupent la plupart du temps les étudiants par origines géographiques (on trouve ainsi la « Pieuse Corporation des Etudiants du Zaar » qui n'accepte que des étudiants venant du Grand-Duché de Zaar ou de l'Île de Fohr), bien que certaines instaurent des critères plus sociaux comme la « Corporation des Etudiants Protestants » (qui n'accepte que les protestants) ou la « Ligue des Ecuyers et Jeunes Dames du Prince » (qui est réservé aux nobles).

Ces corporations existent depuis le XIXème siècle et ont développé tout un folklore. Elles ont par exemple établies leur propre protocole. Lors de leur entrée au sein de la corporation, les étudiants prêtent serment d'allégeance sur le l'étendard. Ils jurent notamment de servir la Corporation, d'être loyaux à leurs chefs et leurs camarades ainsi que de toujours servir le Prince.

Ces corporations ont également développées tout un folklore. L'élément le plus marquant de celui-ci est sans doute la pratique de la Mensur, ces duels d'épées dont les cicatrices sont des marques de bravoures que l'on arbore fièrement. Bien que ces duels soient officiellement interdits, ils restent pratiqués et certains sont encore de véritable événements comme le duel des Juristes. Ce duel, qui oppose chaque année pour la Saint-Martin (11 novembre) les champions des facultés de droit de la Princière et de la Catholique d'Hochburg, est exécuté au nez et à la barbe des autorités officielles. En effet, bien que la date soit connue à l'avance et que les duels se déroulent toujours dans de grands espaces comme les gymnases ou les halls des deux universités de la capitale, la Milice Urbaine ne peut pas intervenir à cause d'un privilège accordé aux universités d'Hochburg en 1952 qui interdit à toute force policière d'entrer sur le sol universitaire.

Posté : lun. avr. 18, 2016 11:28 am
par Otto
Vie spirituelle

[url=http://www.simpolitique.com/post281728.html#p281728]En réponse à ce RP[/url]

Henrik Stangersen est un franciscain thorvalois arrivé au Viertenstein au mois de mai 2026, poursuivit par les tribunaux épiscopaux du Thorval pour avoir appelé à la Croisade au Lerminia. Arrivé au Viertenstien, il continua a appeler à la Croisade. Il fut également recherché par les autorités viertensteinois et il réclama finalement le droit d'asile dans le premier monastère venu. Malheureusement pour lui, il atterrit dans un monastère de l'Ordre des Capucins Traditionnels. Cet Ordre est typique du Viertenstein dans ces mentalités. Si le Thorval était médiéval, alors le Viertenstein était baroque.

Le moine franciscain découvrit alors les différences de pratique entre les deux pays. La chapelle du monastère était faite de bois blanc et de dorure. Derrière le maître-autel, une immense peinture représentant l'extase de Saint François, patron du monastère. Les Messes et les offices qui y étaient célébré l'étaient selon le rite tridentin, à grand renfort d'orgues, de divers instruments à vent et d'une chorale à laquelle participe tout les dimanches des paroissiennes du village voisin. Ces pratiques changeaient du Thorval où la pratique médiévale fait la part belle aux chants a capella et à l'orgue.

Le mode de vie des moines changeait également puisque désormais le frère Stangersen devait s'adapter à son nouveau monastère. Les cellules du monastère était des chambres simples, proche de l'idéal de pauvreté évangélique traditionnel. Il en était de même pour la salle à manger qui était sobrement meublé de tables disposés en carré et de tabourets. Néanmoins, certaines salles dérogeait à la simplicité monastique thorvaloise. La Bibliothèque par exemple était une grande pièce aux ouvrages forts anciens et très décorés. Une salle à manger d'apparat existait également, dans laquelle le carré était remplacé par des tables ouvragées. Enfin, la dernière salle au decorum chargé était la salle du trône de l'abbé. En effet, celui-ci avait reçu au XVIIème siècle l'honneur de cumuler les titres d'abbé et d'évêque. Par conséquent, une salle du trône avait été construite afin qu'il puisse organiser ses réceptions épiscopales. La salle en question était à proximité de la chapelle. C'était une grande salle dont les murs en bois blancs rappelaient ceux de la chapelle. Au mur se trouvait les portraits de plusieurs grands abbés. Contre le mur du fond se trouvait le majestueux siège de l'abbé-évêque, couvert de velours pourpre. et surmonté d'un dais.

Cette richesse ostentatoire, bien éloigné des préceptes de Saint François, était pourtant bien normale dans l'esprit des Viertensteinois : il est normal que les parties publiques d'un monastère, celles auxquelles le fidèle à accès, soient majestueuses. Elles représentent la grandeur de Dieu et doivent édifier le fidèle par les symboles présent dans les peintures, dans les vers latins des chants et dans toutes les pratiques extérieures de la foi.

Posté : mer. avr. 27, 2016 3:12 pm
par Otto
[justify]Dans la tête de la noblesse (3.)
décembre 2029

La réception battait son plein au Palais Luxendorff, à Hochburg. Le duc Wilhelm XII von und zu Ligenheim avait inventé une centaine d'invité à venir partager un buffet et passer du bon temps entre gens de bonne compagnie dans les immenses salles de réception du Palais. Outre la salle de bal, qui avait été transformé pour accueillir un buffet et quelques tables, les invités pouvaient déambuler dans trois salons annexes afin d'avoir des discussions plus privées.

Le comte avait fait venir ses cousins Henrich von und zu Luxendorff-Ligemheim, intendant aux finances, et le père Karl, directeur du Grand Séminaire d'Hochburg ainsi que Ludwig von Luxendorff-Mässerman, Gouverneur de la Compagnie Générale du Maok, de l'Agorsa'a et du Zanyane oriental, et Karl von Luxendorff-Gertz, Directeur Général du C.D.I. Mais cette réception n'était pas qu'une vaste réunion de famille : le comte avait également fait venir plusieurs nobles et politiques proches de ces idées comme Maria von Gürell, princesse douairière.

Des serviteurs passaient entre les tables et les banquettes pour apporter des boissons aux invités tandis qu'au fond de la salle de bal jouait une formation musique classique d'une quinzaine de personne. Dans cette réception, on entendait converser à propos des sujets de l'actualité viertensteinoise et mondiale. Maria von Gürell discutait avec le baron Krähen de l'avènement récent de l'Empire : « La restauration du Saint-Empire est une bénédiction pour la catholicité toute entière, déclara le baron. Avec tout le respect que je dois à Votre Altesse, il est néanmoins dommageable que Sa Majesté Apostolique ne se révèle pas capable d'agir franchement face au problème schenkennien. Sa Majesté de Schenkennie n'a pas hésité à agresser un de ses voisins, un orthodoxe pieu, au prétexte que quelques ressortissants de ce pays lui ont fait des misères. Pourtant, la Chancellerie Princière a à peine réagit lorsque nos prêtres ont été agressé. Le régime celte est un régime anticlérical et païen, qui fait aujourd'hui montre d'irrédentisme. Il continue la guerre tout en immobilisant le Saint-Empire dans des négociations sans fins. Il est de notre devoir de bon chrétien d'agir pour éviter de voir sombrer ce pays aux mains de fanatiques celtes.
- Monseigneur, commença alors la princesse douairière, nous comprenons vos positions mais les agissements de Sa Majesté Impériale ne doivent nullement inspirer les décisions de Sa Majesté Apostolique. Cette dernière ne doit pas déclencher de guerre sans juste cause. Néanmoins, vous avez raison et la situation s’envenime. Il est de notre devoir que de vous signaler que Son Altesse Sérénissime et son Conseil Secret ont décidé d'envoyer un contingent secret et des armes pour soutenir la Varlovie. Baron, si vous pouviez ré-activer les réseaux croisés dans la plus grande discrétion afin de rassembler armes et officiers pour l'armée varlove, le prince sera vous en être reconnaissant. »

Plus loin discutait un groupe d'aristocrates, en costume noir, un baudrier entre la chemise et la veste et une épée de côté. Un serviteur approcha avec un plateau et les invita à prendre un verre de vin blanc Mathernois, un des cépages les plus réputés de Bassaxe. La dégustation de ce vin leur permit de trouver un nouveau sujet de discussion : l'avenir du Duché de Bassaxe. Ils espéraient tous en la victoire du Parti Populaire afin que « une véritable société chrétienne puisse émerger dans ce pays trop longtemps écrasé sous la botte d'une Franconie libérale et laïc ».

Enfin, au fond d'un des salons se trouvait un jeune homme vêtu d'un costume militaire blanc. Ses épaulettes indiquaient qu'il était amiral. Les insignes de l'uniforme, ainsi que l'accent de l'homme, trahissaient ses origines : en effet, il parlait avec un fort accent de l'Est et des croix celtiques étaient nettement visible sur son uniforme. Parmi les invités, tous le connaissaient et le traitaient avec l'égard dus à une personne de son rang. En effet, il n'était pas n'importe quel amiral étranger, il était Son Altesse Royale Oscar von Valdin, roi titulaire de Valaryan. Son rang faisait que chacun le saluait en s'inclinant respectueusement et que nul ne lui adressait la parole sans y avoir été invité. En exil au Viertenstein, il avait aussi désiré se retirer de la grande salle afin de pouvoir discuter en privée avec quelques gentilshommes de sa connaissance. Il était seul avec deux hommes : Son Altesse Joseph-Maximilian, oncle du Saint-Empereur, et Wilhelm von Luxendorff.

« La situation au Valaryan ne s'est pas arrangé, commença le prince étranger.
- En effet Altesse, le débarquement que nous avions prévu n'a jamais pus être accomplis, répondit alors Joseph-Maximilian. Néanmoins vous pouvez être assuré du soutien du Viertenstein quant à votre cause. Contrairement au Thorval, nous refuserons toujours de reconnaître le régime païen en place dans vos frontières sans votre bénédiction.
- Oui, d'ailleurs Votre Altesse Royale, sachez que vous et vos proches seront toujours les bienvenus en mes domaines
- Merci Monseigneur, mais nous souhaitons que cette situation cesse. Votre Altesse, pourriez-vous demander à Sa Majesté de bien vouloir me recevoir pour une audience. Vous m'aviez parlé d'un comte ou d'un baron qui était prêt à soutenir ma cause.
- Oui Votre Altesse, répondit le duc. Je l'ai invité. Il s'agit du baron de Krähen, qui discute avec Son Altesse la princesse. L'hôte montra discrètement au roi titulaire de Valaryan un homme en costume noir avec à son cœur une grande médaille d'argent et d'émail, celle de commandeur de l'Ordre de Saint-Godefroid. »[/justify]

Posté : mar. mai 03, 2016 7:24 am
par Otto
Dans la tête de la noblesse (4.)
Janvier 2030

Ce jeudi soir il y avait une grande agitation autour du Palais de Tønder. Le chevalier Christian von Tønder avait organisé une réception très hétéroclite. En effet, la liste des invités comportait à la fois des grands nobles comme le Magrave du Nord, des aristocrates de la noblesse seconde comme les chevaliers von Rätt, von Lächtenberg et des roturiers comme Frederich Hohenbärnung, le prévot de la Guilde des Marchands du Nord, principale banque du Viertenstein.

La présence de ces invités surprenait à Hochburg : en effet, ils étaient issus de milieux sociaux et politiques très différents. Le but de Christian von Tønder était de rassembler le temps d'une soirée tout les opposants à l'idée impériale. Le sacre du Saint-Empereur Franz avait en effet de quoi choquer une certaine partie de la haute société viertensteinoise : certains grands avaient peur que le Viertenstein perde sa souveraineté et les protestants craignaient pour leur foi face à un Saint-Empereur. Des petits nobles s'étaient joint à cette soirée pour répondre à l'appel de la gloire. Différentes factions politiques étaient aussi présentes : les anciens parlementaires, qui ont perdus tout pouvoir depuis la fin de la régence en 2028, s'étaient joint à la noblesse et à la haute société protestante.

Les discussions de la soirée n'était cependant pas au complot. Le chevalier avait organisé une réception sur le modèle des grandes réceptions nobiliaires pour rivaliser avec les grandes réceptions des palais Luxendorff, Ligenheim ou de l'Hôtel Wittelsreich. Le chevalier veut faire pression face à ces soirées mondaines qui réunissent d'anciennes factions rivales que la politique impériale a réussie à réunir comme les Dynastes, les Alémanistes et les Impériaux.

« Monseigneur, votre réception est particulièrement bien organisé » félicita jovialement Hohenbärnung, en costume blanc. Il discutait dans une alcôve avec Christian von Tønder, en uniforme de capitaine de cavalerie, et avec un seigneur plus vieux vêtu d'un costume noir et austère dont seul l'épée sur le côté permettait de voir qu'il était noble : Heinrich von Pommärien, margrave du Nord.

« Il faut absolument que nous chassions les Luxendorff et les Ligenheim de la Cour, ils sont présents partout, au Conseil (exlude : Heinrich von Luxendorff-Ligenheim, Intendant aux Finances), au C.D.I (Aloïs von Luxendorff-Gertz, directeur-général du C.D.I), dans l’Église (le père Karl von Luxendorff-Ligenheim, supérieur des Pères Ignatiens et directeur du Grand Séminaire d'Hochburg)[/i], détailla le chevalier.
- Il n'y a pas qu'eux à chasser, il va aussi falloir faire partir tout les serviteurs de l'Empire comme les Pères Ignatiens, ajouta le margrave
- Messeigneurs, vous verrez cela quand vous aurez le pouvoir. Comment comptez-vous vous y prendre pour y parvenir ?
- Monsieur le prévôt, la politique n'est pas aussi instantanée que l'économie. Un travail long sera nécessaire, mais nous lui montrerons qu'il est essentiel pour lui de suivre notre politique. Pour l'instant, les Impériaux ont le pouvoir parce qu'ils intimident le prince en montrant leur nombre dans les salons. Si nous montrons que nous aussi pouvons être uni, il comprendra bien vite que son intérêt est de privilégié la Principauté à la politique internationaliste »

Posté : lun. mai 09, 2016 3:13 pm
par Otto
Dans la tête de la noblesse (4.)
Janvier 2030

En ce 27 janvier, le comte de Ligenheim avait organisé un dîner avec quelques-uns de ses proches comme le comte de Luxendorff, son cousin Luxendorff-Mässerman, gouverneur de la Compagnie Générale du Maok, de l'Agorsa'a et du Zanyane Orientale, ainsi que le baron néo-croisé Heinrich von Krahen. Le dîner avait lieu dans la petite salle à manger du palais Ligenheim à Hochburg. Les murs étaient couvert de riches boiseries. Sur deux des murs se faisaient face deux imposants tableaux : le premier représentait le comte Karl VII de Ligenheim remportant une victoire face aux armées schlessoise en 1742 lors de la Guerre de Succession du Schlessein, le second montrait la prise de Baradan par les croisés en 1095, parmi lesquels se trouvait le comte Othon I.

Durant ce dîner, un des convives lançant une discussion concernant la Varlovie :
« Il est inacceptable que Sa Majesté Apostolique ne fasse rien. Il est désormais claire que rien ne pourra arrêter la folie de l'empereur païen…
- Vous devez le comprendre cher ami, répondit alors un autre invité, le Saint-Empire ne peut intervenir sans passer pour être une force d'invasion étrangère. Comme l'a prescrit le Saint-Père, l'Empire est une institution purement almérane.
- Il est pourtant criminel d'abandonner à son sort la république orthodoxe de Varlovie qui, malgré ses excès fascistes, restent plus souhaitable qu'un État fantoche dirigé par un couple pagano-communiste, déclara alors le comte de Ligenheim.
- Et que proposez-vous mon cher cousin ? Demanda le comte de Luxendorff.
- Monseigneur Krähen, pourriez-vous expliquez plus en avant pourquoi je vous invité ?
- Bien sûr Monseigneur. A plusieurs reprises, nous avons mener des expéditions pour soutenir les projets que nous pensions justes face à l'injustice et la bassesse de ce monde. Désormais, notre panache doit se tourner vers la Varlovie. Tous ici, nous avons été adoubé chevalier. Ne vous rappelez-vous pas votre serment ? Nous avons juré de défendre le faible, et c'est exactement ce que nous devons faire en intervenant en Varlovie. Bien entendu, nous ne devons pas intervenir militairement, au risque de mettre en danger le Viertenstein et le Saint-Empire tout entier. Néanmoins, afin de faire la volonté de Sa Majesté, qu'elle garde bien cachée afin de ne point attirer de soucis à la Principauté et à l'Empire, nous devons envoyer des armes et des experts à la Varlovie.
- Mais comment voulez-vous faire ça ? Et puis comment un petit noble tel que vous pourrait être plus au courant des pensées secrètes de Sa Majesté que moi, un de ses serviteurs ?
- Monsieur le Gouverneur, je n'ai pas eu de discussion avec Sa Majesté, mais il paraît évident qu'elle ne souhaite pas notre inaction. Concernant notre mode d'action, je vous propose le plan suivant : en votre qualité de Gouverneur de la Compagnie Commerciale du Zanyane Orientale, vous affréterez un vaisseau qui ira en Sébaldie pour un prétexte fallacieux d'ici deux semaines. Leurs Seigneuries les comtes ici-présents nous donneront les moyens nécessaires pour acheter des armes et encourager nos experts. De mon côté, je m'occuperait de l'organisation.
- Voilà qui semble rondement organisé. Ligenheim, Krähen, vous pouvez compter sur mon soutien inconditionnel, répondit le comte Luxendorff
- Malgré mes réticences de départ, vous aurez votre bateau, mais que Dieu nous garde. »

Posté : sam. juin 04, 2016 8:30 am
par Otto
Passeport standard de l'Union Alémanique
avril 2030

[quote="couverture"][center]Syngraphus
Unionis Alemanorum


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/366827Blasonentete.png[/img]
Nihil sine Deo[/center][/quote]


[quote="page de garde"]In nomine principis, syngraphum suo domino redeo
(Au nom du Prince, nous remettons ce passeport à son titulaire + suivit du sceau et de la signature de l'agent remettant le passeport)[/quote]


[quote="Première page"]Nomen / Praenomen : X. X.
Nom / Prénom :

Qualitas :
Qualité : (Monsieur - Madame - Mademoiselle - Docteur - Professeur - titre de noblesse ou prédicat)

Natio :
Nationalité : (Agorsa'a - Bassaxe - Viertenstein - Protectorats de l'Union)

Communitas :
Communautés : (case à remplir uniquement pour les Simeoniens [Hellène - Zanyaner - Bantou - Alémanique] et les Bassaxons [Alémanique - Fiémançais])


Suivent la photo d'identité et les caractéristiques physiques basiques d'un passeport[/quote]

[quote="pages suivantes"]Portraits de saints, de grands hommes et de paysages traditionnels des pays de l'Union qui servent d'espace à tamponner par les contrôleurs[/quote]

Posté : lun. juin 20, 2016 7:50 am
par Otto
[justify]Un village le dimanche à l'église

A dix heure, le clocher de l'église Sainte-Herrade de Einsensheim sonne la Grand'Messe. Cette Messe est la seconde Messe du matin célébré par le curé de la baronnie et est la plus suivie. Cette célébration voit dans l'assistance ce mêler toute la notabilité du village ainsi que de nombreux habitants de Einsensheim et des hameaux de la baronnie. Dans les chaires du chœur de l'église siègent le curé du village, les trois frères de Saint-Joseph dispensant l'enseignement dans l'école du village ainsi les deux religieuses s'occupant de la maternité. Sur le premier banc de l'assemblée, à droite de l'autel, siège le baron et sa famille, sur des bancs ouvragés où sont inscrites leurs armes. Sur le banc gauche, au même niveau, siègent les fonctionnaires locaux comme le bailli du comte, le médecin ou les professeurs avec leurs familles. Derrière eux, sur des bancs nominatifs s'installent les grandes familles du village dont celles des grands fermiers et des artisans. Enfin, sur des bancs ordinaires siègent les simples fidèles. Au-dessus des fidèles, dans une tribune, sont installé l'organiste et une petite chorale locale d'une quinzaine de personne, essentiellement des mères de familles ou des jeunes gens du village. Tout ce peuple, installé dans l'église sous le regard de Dieu, prie à genoux en attendant le début de la célébration du Sacrifice du Christ.

Soudainement, un servant sonne l'entrée du prêtre dans l'église. Toute l'assemblée se lève tandis que depuis le fond de l'église entre, dans une procession solennel le prêtre, son vicaire et les trois servants d'autels. La chorale chante à pleine voix l'Asperges me tandis que le curé bénit la foule avec son goupillon. Sur le passage de la croix, qui précède la procession, tous se signent humblement devant le Christ. Puis, lorsque les prêtres passent devant les fidèles, ceux-ci s'inclinent tous, y compris le baron, au nom de la déférence que l'on doit à l'autorité ecclésiastique. Une fois arrivé à l'Autel la Messe commence vraiment. Le curé entonne ses prières latines à voix basse tandis que les fidèles, à genoux, le regardent à travers la brume de l'encens et récitent quelques prières de préparation à la Sainte Messe...[/justify]

Posté : jeu. juin 23, 2016 8:55 am
par Otto
Notabilité villageoise

Malgré la diversité des cultures locales au Viertenstein, il est aisé de retrouver dans les campagnes des structures sociales identiques. Tout d'abord, chaque village est dirigé par une assemblée locale composée de tout les foyers voir de tout les habitants qui se réunissent en place publique pour voter les décisions importantes de la vie communautaire comme la restauration d'une route ou l'achat de nouveaux livres pour l'école villageoise quand celle-ci ne dépend pas de la paroisse. Cependant, en dehors de cette assemblée, il existe une véritable notabilité rurale qui dirige la campagne et envers qui les villageois mettent toutes leurs confiances, ou bien les destituent si ils se révèlent incapables de servir dignement la communauté.

Le premier de ces notables est bien entendu le curé, ou pour les communautés protestantes le pasteur. Il a charge d'âme sur les habitants du village, c'est-à-dire qu'il doit tout faire pour les aider à accéder au Salut. Il administre les sacrements et conseille les villageois sur les questions matrimoniales, familiales et funéraires. Pour le soutenir dans ses charges spirituelles, il a le renfort de ses vicaires, des prêtres plus jeunes. Néanmoins, son rôle ne se limite pas seulement au spirituel : bien souvent, il administre l'école paroissiale ainsi que la bibliothèque locale. Mais sa fonction la plus importante est ni la charge spirituelle ni la charge culturelle mais bien sa fonction d'agent d'état civil. En effet, le curé catholique ou le pasteur protestant sont seuls autorisés à enregistrer les baptêmes, considérés comme des actes de naissances (il existe cependant une forme d'acte civil de naissance qui permet de passer outre le baptême, mais hormis pour la petite communauté juive du Viertenstein, cette option est peu pratiquée), les mariages et les funérailles. Le curé et ses vicaires sont les berges de la communauté villageoise, l'accueillant à la naissance, l'accompagnant à l'école, célébrant le mariage et administrant les derniers sacrements.

L'autre figure la plus marquantes des villages viertensteinois est celle du seigneur. Qu'il soit noble ou syndic élu par les villageois, le seigneur est la figure de l'autorité au sein des campagnes. En effet, même si il ne possède plus le droit de pratiquer la justice, il conserve encore un pouvoir fort sur les villages, dirigeant les milices (à la fois force de police villageoise et force d'auto-défense en cas d'invasion), louant des terres et entretenant l'église, l'école et parfois même le médecin. Il est respecté car il n'est pas un tyran : en tant que membre supérieur de la société, il a l'obligation de soutenir les faibles. A l'intérieur du village, il aide ceux qui n'ont pas de travail en les embauchant sur ses terres et offre la soupe populaire aux familles les plus démunies. Au mois de septembre, lorsque vient l'heure de la conscription, les familles savent qu'elles peuvent se tourner vers lui et vers ses contacts dans l'armée pour que leur fils soient incorporés dans le service civil, ou si ils ont été incorporés dans l'armée, pour qu'ils soient envoyés dans une unité avec leurs camarades. Il est également le grand ordonnateur des fêtes villageoises durant lesquelles il partage un moment de franche camaraderie avec ses gens.

Outre le curé et ses vicaires, l'Eglise est parfois présente localement par l'intermédiaire des moines et religieuses, la plupart du temps issu des congrégations bénédictines. Ces religieux, insérés à la vie locale, s'occupe parfois de l'enseignement ou du dispensaire. En effet, il n'est pas rare de voir dans les grands villages des religieuses entretenir une maternité ou une maison de retraite. Les quelques moines chartreux présent sur le territoire viertensteinois se tiennent souvent loin des villages car ils vivent isolement du monde. La plupart du temps, ils sont connu du village que pour leur sortie hebdomadaire où ils discutent avec les villageois.

Le bailli est le représentant local de la justice. Nommé par le seigneur et confirmé dans ses fonctions par le prince, il est parfois originaire de sa circonscription. Contrairement aux juges supérieurs, le bailli est relativement apprécié de ses concitoyens. En effet, c'est un fonctionnaire proche de ses administrés et bien qu'il doive faire appliquer les lois de la Principauté, il est plus souple et tolérant que les autres fonctionnaires.

Le médecin et le professeur représentent l'élite intellectuel dans la plupart des villages. En effet, les deux hommes ont pus faire des études en ville et reviennent dans ces villages où ils ont grandis pour participer à la vie locale. Ils sont respectés par les villageois car ils ont au service du village. Tout deux ont fait des études mais ont décidé de revenir à la campagne où un salaire ne leur est pas garantie. En effet, tout deux vivent des dons que leur font le village. Néanmoins, pour compenser les dons parfois faibles, il n'est pas rare qu'une consultation soit remboursé par un bon repas et la fin d'année scolaire est l'occasion pour le professeur de diner avec les parents de ses élèves.

Les grands paysans composent la classe économique supérieur de ces villages. En effet, peu nombreux, ils possèdent des terres importantes et ont à leur services des salariés avec qui ils travaillent. Imprégné par la mentalité corporatiste du Viertenstein, ils ont un comportement très paternaliste envers leurs employés, les logeant souvent et les payant à la fois en liquide et en nature. Ces grandes familles paysannes, conscientes de leur importance économique, participent avec le seigneur à l'entretient de l'église, de l'école et de l'hôpital. De même, sachant que tout les jeunes gens ne peuvent pas se payer des études en ville, il n'est pas rare qu'ils financent, sur la demande du professeur, l'instruction dans les gymnases urbains pour les enfants les plus doués du village.

Néanmoins, au côté de ces notables, de nombreux villageois existent, aux fonctions diverses et variés. De plus, ces notables ne sont pas dirigent pas le village seul, que ce soit économiquement ou politiquement. En effet, en terme d'économie le village vit essentiellement grâce aux petits paysans et aux petits artisans tandis que politiquement, l'essentiel du pouvoir réside dans l'assemblée paroissiale, composée de tout les villageois. Cependant, ce sont ces notables qui sont les villageois les plus estimés par leurs concitoyens et ils ont une influence non-négligeable sur la vie locale.

Posté : mar. juin 28, 2016 8:19 am
par Otto
La Terre de l'Impératrice-Louise
juin 2030

[center][img]http://orig09.deviantart.net/14e0/f/2016/181/d/e/arctiquecorrig_by_stan_de_barra-da870rk.png[/img][/center]

[spoiler="carte éronnée"][img]http://img02.deviantart.net/974d/i/2016/180/4/1/op_saint_flo_by_stan_de_barra-da81x1k.png[/img][/spoiler]

Le 22 juin, Son Altesse Sérénissime s'est rendue à la nouvelle base Saint-Florian, établie en Arctique. Le prince en a profité pour soutenir la souveraineté de la Principauté sur le Ludowika-Kaïserin Land (Terre de l'Impératrice Louise, du nom de la fiancée du jeune monarque). Ce territoire s'étend depuis la base Saint-Florian jusqu'au pôle.

La visite de du Ludowika-Kaiserin Land s'est déroulée en une seule journée (et ce bien qu'il soit nécessaire de naviguer pendant trois jours pour accéder à la Base Saint-Florian). Lors de son débarquement, le monarque fut accueilli par la garnison de Saint-Florian, composée de 300 soldats dont 60 officiers et 240 conscrits. Parmi le comité d'accueil se trouvait également les représentants civils du Bundland (le territoire de l'Union, statut administratif de la Terre de l'Impératrice Louise au sein de l'Union Alémanique). Ces représentants civils se limitent essentiellement à l'équipe de scientifique envoyée par la principauté, au Commissaire Territorial ainsi qu'au père Josef, père ignatien, scientifique, chargée de la vie spirituelle dans le Viertenstein Arctique.

Le prince prit la parole devant ses hommes et leur rappela leur devoir : défendre la souveraineté du Viertenstein jusqu'aux confins du monde. Ainsi « les frontières », qui étaient jusqu'à maintenant poreuses dans cette région du monde, « doivent redevenir stable » selon les propres mots du monarque. Il s'est néanmoins voulu rassurant envers les marchands qui traversent le pays pour éviter les routes maritimes, trop lentes et trop dangereuses : ceux-ci pourront toujours passer par le Bundland à condition qu'ils s'acquittent d'un droit de passage. Cependant, le prince s'est défendu dans son discours de toute velléité impérialiste : cette reprise de contrôle du Viertenstein dans la région a lieu avant tout pour garantir la protection des ressources halieutique et sous-marines de la région contre les productivistes de tout horizons, destructeurs de notre planète.

Après un repas partagé avec les officiers de la base, le prince se rendit à l'intérieur du Viertenstein Arctique qu'il explora en compagnie d'officiers novices issus de la conscription, à peine plus âgés que lui. L'exploration les mena à une trentaine de kilomètre de la base grâce aux véhicules de transports hivernaux récemment acquis par l'Armée de l'Union.

Enfin, vers 19 heures, le prince retourna dans son bateau, le Saint-Christophe, pour retourner sur ses terres. Il a annoncé qu'il profiterai de son voyage pour visiter ses sujets du comté de Tønder, inquiet quant à la formation du Saint-Empire.