Posté : jeu. juin 30, 2016 9:05 am
L'Informé
29/06/2030
[img]https://s32.postimg.org/6prwi3ezp/CROWS.jpg[/img]
Wa
Industrie : partenariat Bek-Yamato
Yamato Keiretsu fait décidément fortement parler de sa marque ces derniers jours. Après avoir fait la démonstration d’une arme de destruction massive flottante à la presse, voici que la première entreprise du pays annonce un partenariat avec le Clan Bek en vue d’optimiser la gamme AV proposé par leur filiale Armor Bek, spécialisée dans la conception de véhicules blindés.
Armor Bek sous-traitait déjà la fabrication de missiles au groupe Yamato. Voici maintenant que, comptant sur le savoir-faire de Yamato en matière d’automatisation pour l’équipement naval, Armor Bek a accepté un contrat pour que Yamato Keiretsu développe et fournisse des systèmes de téléguidage, avec pour objectif à terme d’offrir la possibilité d’entièrement robotiser les produits proposés par Armor Bek.
L’approche de Yamato en ce qui concerne la robotisation est foncièrement différente de celle entreprise par d’autres pays comme le Tarnosia ou l’Hokkaido. Au lieu de construire des véhicules conçus spécialement pour être des drones entièrement autonomes (comme le [url=http://www.simpolitique.com/post270458.html#p270458]Son Goku II produit par la Vasharan San Corporation[/url] ou [url=http://www.simpolitique.com/post287427.html#p287427]les metallinkiilto heavdni utilisés dans les carrières d’Anami[/url] et nécessitant des années de travail de conception spécialisée, Yamato développe simplement un interface permettant de se brancher sur les contrôles de systèmes existants mais prévus initialement pour une manipulation directe par des humains.
Song Yamato :
PDG de Yamato Keireitsu
"-Il s’agit moins d’une robotisation ou automatisation que de la mise en place d’un contrôle à distance, à la manière des drones. Cela n’est pas sans vulnérabilité, en particulier à l’heure où la guerre électronique est plus présente que jamais sur les champs de bataille. Mais cela offre la possibilité d’épargner des vies humaines et, de manière plus pragmatique encore, de remplacer une chaine d’assistance médicale lourde, délicate et coûteuse par une chaine de soutien mécanique bien plus facile à gérer pour une nation industrialisée.
Il faut des semaines, voir des mois pour qu’un soldat blessé par balle soit intégralement guéri. Et pour cela, il faut avoir des chirurgiens, eux-mêmes assistés par tout un corps médical dont chacun des membres aura dû faire entre cinq et dix ans d’étude… et dont tous les efforts ne donneront aucune garantie que le soldat, une fois guéri, puisse reprendre le service. Même en excluant le coût d’une telle structure, ses résultats aléatoires et le nombre limité de médecins font que sa capacité à traiter les blessés est rapidement plafonnée. Sans parler de l’effet des blessés et morts sur le moral de la population civile qui, de ce fait, soutiendra moins longtemps le gouvernement si le conflit s’éternise.
En comparaison, il ne faut que quelques heures en atelier pour remplacer sur un drone endommagé des pièces détachées fabricables à l’avance et stockables pendant des années en préparation d’un conflit. Le personnel nécessaire à performer ces réparations ne nécessite des formations que de quelques mois, ce qui permet de rapidement accroitre la capacité de réparation selon les besoins du conflit. Quant à l’effet des pertes sur la population civile, il ne sera ressenti qu’en termes purement financier, de sorte que la majorité des gens accepteront des sacrifices plus longs et plus importants dans la mesure où ceux-ci permettent d’éviter à leurs fils d’aller se faire tuer ou mutiler."
Le premier de ces systèmes, relativement simple, est sobrement nommé le [url=http://www.simpolitique.com/post288761.html#p288761]YEWS-001, pour « Yamato Electronics Weapon System n°1 »[/url]. Une tourelle gyroscopique dotée d’une caméra haute résolution, de systèmes audio, de senseurs infrarouges liés à un détecteur de mouvement longue distance et d’une interface de télécommunication cryptée, transmettant en temps réel les informations collectées à une station de contrôle, laquelle peut se située n’importe où dans un rayon de 300 km… voir d’avantage si des relais sont utilisés.
La station de contrôle en elle-même est composée d’un ordinateur dont les logiciels interprètent l’information reçue, l’analysent et envoient ensuite les signaux appropriés vers l’interface utilisateur. Parmi ces signaux, on retrouve une alerte d’intrusion, définie sur base de l’ampleur et la fréquence des mouvements ou différences de signature infrarouge détectés, ainsi que des suggestions de solution de tir optimale, calculées par l’ordinateur sur base des données télémétriques recueillies par les capteurs de la tourelle. L’utilisateur n’a plus qu’à sélectionner la réponse appropriée.
Un mode « automatique » existe aussi où une réponse scriptée est utilisée pour répondre à des situations prédéfinies, ceci en vue d’offrir un « robot sentinelle » pour la surveillance de larges zones où une réponse simple et systématique peut être employée, comme le mitraillage des intrus après un avertissement sonore et un délai raisonnable pour leur permettre de quitter la zone.
Hong Hac Bek :
PDG du Groupe Bek
"-Avec le YEWS-001 et ses variantes, nous proposons ni plus ni moins que la mise en place de drones-snipers, avant la possibilité d’une automatisation totale ou d’un contrôle humain variable en complexité. Ces tourelles peuvent être montées sur des stations de défense fixes ou bien sur un véhicule blindé. Les modèles AV-001 et AV-004 de chez Armor Bek sont par exemple testés 100% compatibles. Une manière comme une autre d’économiser du personnel sur le champ de bataille, laissant ainsi plus de place à l’intérieur des blindés pour des munitions, du carburant ou d’autres types de systèmes.
Il faut toutefois noté qu’une utilisation plus pratique et moins susceptible à la guerre électronique est l’installation du YEWS-001 et de sa station de contrôle dans le même véhicule. L’utilité du YEWS-001 est alors simplement de permettre un usage de la tourelle sans que le tireur n’ait à s’exposer à l’extérieur et en lui fournissant, via les senseurs et l’ordinateur de calcul de tir, une bien meilleure précision de tir face à ses adversaires. Lorsque la machine aligne automatiquement et en quelques secondes l’arme pour vous garantir de toucher vos cibles sans vous exposer directement, le gain de temps, de munition et de moral est non-négligeable. Cela vaut-il le prix de cette tourelle ? À chacun de juger pour lui-même. Mais le fait est que, équipé de ceci, le AV-001 passe de cercueil blindé à tueur de haute technologie.
Nous espérons dans un futur proche concevoir un système qui permettra le pilotage à distance des véhicules de la série AV, ceci afin de permettre aux équipages de mener leurs batailles loin du champ de bataille. Vu le rôle de transporteur de troupes du AV-001, on pourrait aussi à terme envisager un remplacement de l’infanterie elle-même par des drones terrestres plus petits, plus mobiles et plus efficaces que des fantassins humains, permettant de déployer l’équivalent d’un peloton complet à partir d’un seul AV-001.
À plus long terme, l’automatisation complète de ces systèmes devraient permettre le déploiement de bataillons de drones autonomes, dont les routines seraient adaptées en vue d’investir, nettoyer et occuper une zone précise où l’usage d’éléments humains est jugé trop risqué et non-indispensable, par exemple lorsque le risque de pertes collatérales civiles est faible et que les robots peuvent être programmés pour tirer à vue. Mais nous sommes encore loin de cet objectif… peut-être dix ou quinze ans."
29/06/2030
[img]https://s32.postimg.org/6prwi3ezp/CROWS.jpg[/img]
Wa
Industrie : partenariat Bek-Yamato
Yamato Keiretsu fait décidément fortement parler de sa marque ces derniers jours. Après avoir fait la démonstration d’une arme de destruction massive flottante à la presse, voici que la première entreprise du pays annonce un partenariat avec le Clan Bek en vue d’optimiser la gamme AV proposé par leur filiale Armor Bek, spécialisée dans la conception de véhicules blindés.
Armor Bek sous-traitait déjà la fabrication de missiles au groupe Yamato. Voici maintenant que, comptant sur le savoir-faire de Yamato en matière d’automatisation pour l’équipement naval, Armor Bek a accepté un contrat pour que Yamato Keiretsu développe et fournisse des systèmes de téléguidage, avec pour objectif à terme d’offrir la possibilité d’entièrement robotiser les produits proposés par Armor Bek.
L’approche de Yamato en ce qui concerne la robotisation est foncièrement différente de celle entreprise par d’autres pays comme le Tarnosia ou l’Hokkaido. Au lieu de construire des véhicules conçus spécialement pour être des drones entièrement autonomes (comme le [url=http://www.simpolitique.com/post270458.html#p270458]Son Goku II produit par la Vasharan San Corporation[/url] ou [url=http://www.simpolitique.com/post287427.html#p287427]les metallinkiilto heavdni utilisés dans les carrières d’Anami[/url] et nécessitant des années de travail de conception spécialisée, Yamato développe simplement un interface permettant de se brancher sur les contrôles de systèmes existants mais prévus initialement pour une manipulation directe par des humains.
Song Yamato :
PDG de Yamato Keireitsu
"-Il s’agit moins d’une robotisation ou automatisation que de la mise en place d’un contrôle à distance, à la manière des drones. Cela n’est pas sans vulnérabilité, en particulier à l’heure où la guerre électronique est plus présente que jamais sur les champs de bataille. Mais cela offre la possibilité d’épargner des vies humaines et, de manière plus pragmatique encore, de remplacer une chaine d’assistance médicale lourde, délicate et coûteuse par une chaine de soutien mécanique bien plus facile à gérer pour une nation industrialisée.
Il faut des semaines, voir des mois pour qu’un soldat blessé par balle soit intégralement guéri. Et pour cela, il faut avoir des chirurgiens, eux-mêmes assistés par tout un corps médical dont chacun des membres aura dû faire entre cinq et dix ans d’étude… et dont tous les efforts ne donneront aucune garantie que le soldat, une fois guéri, puisse reprendre le service. Même en excluant le coût d’une telle structure, ses résultats aléatoires et le nombre limité de médecins font que sa capacité à traiter les blessés est rapidement plafonnée. Sans parler de l’effet des blessés et morts sur le moral de la population civile qui, de ce fait, soutiendra moins longtemps le gouvernement si le conflit s’éternise.
En comparaison, il ne faut que quelques heures en atelier pour remplacer sur un drone endommagé des pièces détachées fabricables à l’avance et stockables pendant des années en préparation d’un conflit. Le personnel nécessaire à performer ces réparations ne nécessite des formations que de quelques mois, ce qui permet de rapidement accroitre la capacité de réparation selon les besoins du conflit. Quant à l’effet des pertes sur la population civile, il ne sera ressenti qu’en termes purement financier, de sorte que la majorité des gens accepteront des sacrifices plus longs et plus importants dans la mesure où ceux-ci permettent d’éviter à leurs fils d’aller se faire tuer ou mutiler."
Le premier de ces systèmes, relativement simple, est sobrement nommé le [url=http://www.simpolitique.com/post288761.html#p288761]YEWS-001, pour « Yamato Electronics Weapon System n°1 »[/url]. Une tourelle gyroscopique dotée d’une caméra haute résolution, de systèmes audio, de senseurs infrarouges liés à un détecteur de mouvement longue distance et d’une interface de télécommunication cryptée, transmettant en temps réel les informations collectées à une station de contrôle, laquelle peut se située n’importe où dans un rayon de 300 km… voir d’avantage si des relais sont utilisés.
La station de contrôle en elle-même est composée d’un ordinateur dont les logiciels interprètent l’information reçue, l’analysent et envoient ensuite les signaux appropriés vers l’interface utilisateur. Parmi ces signaux, on retrouve une alerte d’intrusion, définie sur base de l’ampleur et la fréquence des mouvements ou différences de signature infrarouge détectés, ainsi que des suggestions de solution de tir optimale, calculées par l’ordinateur sur base des données télémétriques recueillies par les capteurs de la tourelle. L’utilisateur n’a plus qu’à sélectionner la réponse appropriée.
Un mode « automatique » existe aussi où une réponse scriptée est utilisée pour répondre à des situations prédéfinies, ceci en vue d’offrir un « robot sentinelle » pour la surveillance de larges zones où une réponse simple et systématique peut être employée, comme le mitraillage des intrus après un avertissement sonore et un délai raisonnable pour leur permettre de quitter la zone.
Hong Hac Bek :
PDG du Groupe Bek
"-Avec le YEWS-001 et ses variantes, nous proposons ni plus ni moins que la mise en place de drones-snipers, avant la possibilité d’une automatisation totale ou d’un contrôle humain variable en complexité. Ces tourelles peuvent être montées sur des stations de défense fixes ou bien sur un véhicule blindé. Les modèles AV-001 et AV-004 de chez Armor Bek sont par exemple testés 100% compatibles. Une manière comme une autre d’économiser du personnel sur le champ de bataille, laissant ainsi plus de place à l’intérieur des blindés pour des munitions, du carburant ou d’autres types de systèmes.
Il faut toutefois noté qu’une utilisation plus pratique et moins susceptible à la guerre électronique est l’installation du YEWS-001 et de sa station de contrôle dans le même véhicule. L’utilité du YEWS-001 est alors simplement de permettre un usage de la tourelle sans que le tireur n’ait à s’exposer à l’extérieur et en lui fournissant, via les senseurs et l’ordinateur de calcul de tir, une bien meilleure précision de tir face à ses adversaires. Lorsque la machine aligne automatiquement et en quelques secondes l’arme pour vous garantir de toucher vos cibles sans vous exposer directement, le gain de temps, de munition et de moral est non-négligeable. Cela vaut-il le prix de cette tourelle ? À chacun de juger pour lui-même. Mais le fait est que, équipé de ceci, le AV-001 passe de cercueil blindé à tueur de haute technologie.
Nous espérons dans un futur proche concevoir un système qui permettra le pilotage à distance des véhicules de la série AV, ceci afin de permettre aux équipages de mener leurs batailles loin du champ de bataille. Vu le rôle de transporteur de troupes du AV-001, on pourrait aussi à terme envisager un remplacement de l’infanterie elle-même par des drones terrestres plus petits, plus mobiles et plus efficaces que des fantassins humains, permettant de déployer l’équivalent d’un peloton complet à partir d’un seul AV-001.
À plus long terme, l’automatisation complète de ces systèmes devraient permettre le déploiement de bataillons de drones autonomes, dont les routines seraient adaptées en vue d’investir, nettoyer et occuper une zone précise où l’usage d’éléments humains est jugé trop risqué et non-indispensable, par exemple lorsque le risque de pertes collatérales civiles est faible et que les robots peuvent être programmés pour tirer à vue. Mais nous sommes encore loin de cet objectif… peut-être dix ou quinze ans."