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Posté : dim. sept. 20, 2015 7:19 am
par Johel3007
L'Informé
27/02/2028

Wapong

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Le SSP préparerait des actions terroristes contre le BNI

Ce sont les accusations que lance le Bureau National d'Investigation suite à des preuves découvertes lors d'une opération lancée voici une semaine contre une collectivité urbaine à New Town (district 6). L'intervention faisait elle-même suite à une enquête débutée avant même les élections en raison de nombreuses plaintes de plusieurs commerçants du district où le Syndicat s'est lourdement implanté et, selon ces commerçants, se livraient à des campagnes d'intimidation, envoyant ses miliciens pour exiger de la nourriture ou de l'argent auprès des familles les moins pauvres. Des faits similaires avaient été reportés ailleurs dans le pays et après que des enquêtes aient permi d'identifier clairement les coupables, le BNI a décidé d'intervenir pour appréhender les suspects en prévision d'une médiation en justice.
Cette campagne d'arrestations menée à Wapong-City ne sortait en soit pas de l'ordinnaire, le BNI ayant pris une part sans cesse plus active dans la sécurité quotidienne des populations urbaines. Mais ce que les agents du BNI ont trouvé dans la collectivité urbaine de New Town les a autant surpris qu'inquiétés.


Capitaine Li Kao
12ème Brigade d'investigation
"-Nous enquêtons depuis des mois sur les activités paramilitaires et quasi-criminelles du Syndicat. Et de fait, si quantité de miliciens font juste leur travail de protection des collectivités, il y en a d'autres qui arrondissent fréquemment leur fin de mois via le racket des commerçants ou même directement des habitants des villes et villages où ils opèrent.
Cela est aussi fait par d'autres milices, entreprises de sécurité ou organisations variées donc rien d'anormal. C'est l'une des particularités de notre pays que de viser une privatisation de la sécurité civile et cela a ses lacunes. Toutefois, cela ne veut pas dire que nous devons fermer les yeux et, conformément à sa charte, le BNI s'engage auprès des citoyens et organisations qui payer le prix de nos services à les défendre contre les actes avérés de vandalisme et autres activités criminelles. De manière préventive d'abord via les patrouilles de nos brigades de surveillance mais aussi de manière répressive via nos brigades d'investigation et d'intervention. Nous avons donc agis suite aux plaintes, lancé une enquête, trouvé les miliciens responsables et déployé une brigade d'intervention pour les neutraliser.
Investir une collectivité est toujours risqué. Les civils sur place ne veulent pas de nous et plusieurs sont armés, entraînés et endoctrinés pour répondre violemment à toute incursion d'étrangers dans leur petite utopie communiste. Cela demande donc une bonne préparation afin d'avoir toutes les informations possibles mais cela demande aussi une intervention en force afin de limiter les risques d'être submerger par une résistance plus massive que prévue ou par l'arrivée rapide de renforts locaux.
Notre attaque sur la collectivité urbaine de New Town fut un succès précisément car nous avons pris le temps de la préparer et je remercie encore nos clients pour leur patience à cet égard. Au total, ce sont quelques 200 arrestations qui ont pu avoir lieu sur base de preuves solides que nous espérons faire peser lors de la médiation judiciaire à venir, avec à la clé la compensation de nos clients par le Syndicat et l'arrêt des comportements criminels par les miliciens.
Mais il y eut quand même une surprise de taille. Nous nous attendions à trouver les habituels stocks d'armes légères et de munitions ainsi qu'une partie du butin des derniers coups. Mais nous avons aussi trouvé, dissimulé sous le planché, une cache abritant un véritable poste de commandement avec, notamment, des schémas reprenant la hiérarchie du BNI et les noms de ses principaux officiers. Pire : dans les ordinateurs, il y avait des dossiers entiers reprenant les adresses et autres détails de centaines de nos agents et de leurs proches.
Le BNI fait la même chose avec tous les criminels potentiels et nous comprenons donc l'objectif d'un tel travail : faciliter des actions ciblées. Il est évident pour nous que ce ne sont pas ce petit groupe de miliciens qui ont pu organiser ça seuls et de leur propre initiative, certains d'entre eux ne sachant même pas lire. Il y a donc des consignes et des ressources qui venaient de plus haut dans la hiérarchie du Syndicat.
Nous tenons donc à prévenir Monsieur Xi Fu et ses collègues : le BNI en sait plus long sur vous que vous n'en savez sur nous. Nous nous contentons de ne viser que les éléments criminels au sein du Syndicat, afin de protéger les citoyens. Mais si vous désirez riposter en vous en prendre à nos familles, nous frapperons sans aucune réserve ou discrimination."


Alors que le Directoire a engagé une procédure d’audit des critères de sélection des membres du BNI, celui-ci fait preuve d’une efficacité redoublée. Certains disent qu’il s’agit ici pour les agents de préserver leur privilège face à la méfiance de la coalition à leur égard. D’autres que nous assistons simplement à la maturation d’un projet qui, démarré voici déjà cinq années sous l’impulsion du Raksasa, vise à doter le Wapong d’une police nationale efficace et loyale avant tout au pouvoir central plutôt qu’à un parti en particulier.
Mais à mesure que les tactiques du BNI dévoilent leur efficacité dans la prévention et répression des désordres civils, plusieurs milices et services de sécurité privé adoptent les mêmes méthodes. Si la majorité de ces groupes n’ont pas la taille suffisante à permettre une organisation similaire au BNI, les plus grandes milices comme celles du Syndicat pour la Solidarité Paysanne pourrait y parvenir. La compétition entre le BNI et ces groupes pourrait à terme faire place à un conflit territorial, beaucoup de milices dépendant de leur quasi-monopole de la sécurité sur un territoire pour leur survive financière. Interrogé quant au risque de guerre civile qui accompagnerait un tel conflit, le Général Chuyen, chef d’état-major de l’armée, s’est voulu rassurant :


Général Chuyen :
Chef d’état-major
« -De ces groupes que vous citez, seul le SSP est un réel danger. Hors, nous l’avons déjà affronté entre 2012 et 2014 : les milices populaires ne peuvent pas tenir le choc face aux chars et à l’artillerie. Nous avions gagné chaque engagement sans trop de mal à l’époque alors que nous étions purement sur la défensive, manquant du vaste réseau d’informateurs, de surveillance et d’investigation dont dispose le BNI.
Si un véritable conflit éclatait car le SSP ou « Fierté Wapongaise » se mettait en tête de s’attaquer directement aux agents du gouvernement, nous pourrions rapidement l’écraser avec un minimum de pertes et dégâts collatéraux.
Les citoyens de ce pays peuvent dormir tranquille : le communisme ne passera pas»

Posté : ven. sept. 25, 2015 9:54 am
par Johel3007
L'Informé
15/03/2028

Wapong

Coronavirus : La LNC encourage une « prudence tranquille »

Alors que plusieurs pays lancent un cri d’alarme à la nouvelle de plusieurs infections au coronavirus à travers le monde, le Directoire semble peu concerné par la situation. On notera bien quelques affiches dans les gares et aéroports informant les voyageurs des symptômes associés à la maladie et d’un numéro d’urgence mis en place par la Wai Health Corporation pour faciliter la prise en charge des malades dans leurs hôpitaux de district tandis que ceux atteint de toux ou d’encombrement nasal sont encouragés à porter un masque.
Non que la mesure soit nouvelle : avec la pollution qui recouvre Wapong-City et une bonne partie du pays, l’usage du masque est déjà de rigueur pour faciliter la respiration. Mais si la position du gouvernement est celle de la simple prévention minimum, il n’en est pas de même partout.

Ainsi, à Little Hellington, ville entourant l’ancienne base militaire de l’OTH de Fort Roosevelt, l’aile médicale de la base a été réactivée et aménagée en zone d’isolement. À l’origine de l’initiative, la Ligue National-Capitaliste, dont la mainmise sur le district 16 est pour ainsi dire incontestée. Une mesure prise en préparation d’un plan national par la LNC, dont les quartiers fermés à travers tout le pays ont effectivement fermé leurs portes hier pour un exercice de 48 heures, les employeurs des différents résidents ayant été prévenus et compensés financièrement. Derrière leur murs et clôtures barbelées, les partisans de la LNC ont stocké armes, eau, vivres et carburant pour tenir un siège de plusieurs mois, voire même d’une année entière avec un rationnement approprié. Nuit et jour, les rues sont patrouillées par des miliciens issus directement des rangs des habitants sur base volontaire.
Ils sont assistés par un système de surveillance électronique donnant en temps réel la position de chaque personne circulant à l’intérieur des quartiers fermés, ceci grâce à la puce intradermique des résidents et aux patchs remis aux visiteurs. Les caméras et un large panel de détecteurs de mouvement, de chaleur, de fumée, d’humidité et de composition atmosphérique complètent ce réseau, avec pour touche finale différents obstacles physiques comme des clôtures et portes blindées à verrouillage magnétique qui morcèlent les quartiers en sous-zones pour faciliter encore le contrôle. L’accès aux différentes zones est restreint par des serrures électroniques nécessitant les bons signaux de puces et de lecture d’empreinte digitale, de lecture optique, de lecture du schéma veineux et de reconnaissance vocale.
Un délire sécuritaire coûteux mais les résidents s’en fichent : derrière ces murs, ils espèrent enduré la prochaine épidémie, la prochaine guerre nucléaire ou plus simplement la prochaine guerre civile. Les plus vastes des quartiers ont même un héliport en vue d’accueillir une évacuation médicale, le débarquement de ravitaillement… ou l’envoi de renforts armés : la LNC maintient à Little Hellington sa propre « compagnie héliportée », capable de projeter des mercenaires Pelabssiens n’importe où dans le pays en quelques heures.


Cat Tuong :
Directeur Exécutif
« -Si nos partenaires de la coalition ne partagent pas l’intégralité de notre vision de la société, ils ne peuvent niés que les temps sont périlleux. Nul ne peut le nier mais tous n’acceptent pas le prix à payer pour survivre à de tels temps. Le meilleur moyen de convaincre le grand public quant à la nécessité des mesures mises en place dans les quartiers fermés reste donc l’exemple.
Je pense honnêtement que cette « pandémie de niveau 6 » est une tempête dans un verre d’eau qui coûtera très cher aux secteurs du tourisme et du transport en général à l’échelle internationale sans que le risque ne le justifie. Tant que la menace ne semblera pas réelle, je n’engagerai donc pas de manière autoritaire mon pays sur la même voie que d’autres nations plus prudentes.
Mais je ne reprocherai à aucune de ces nations les mesures qu’elle prenne : après tout, c’est l’indolence de jadis qui a permis à l’URKR de croitre en une théocratie militaro-industrielle vénérant la mort. Et c’est la passivité à l’égard de l’URKR, la non-acceptation de la réelle menace qu’était le Kirovisme, qui a conduit au génocide Viek, au génocide Pelabssien, au génocide Zanyanais, au génocide Kasovien, au génocide Barejbalien… bref, à la fourbe mise à mort de millions de gens qui, ’ils avaient été mieux préparés, auraient au moins eu l’opportunité d’endurer le stage initial puis de fuir.
Lors d’un communiqué, la Main Noire a revendiqué être responsable de la dissémination de l’agent infectieux. Que cela soit véridique ou pas, il faut constater que la maladie est bel et bien létale et que son apparition quasi-simultanée suppose une action humaine volontaire. Si cette action est plus que probablement accidentelle, elle pourrait tout aussi bien être malicieuse. C’est pourquoi, si le Wapong attendra d’avoir plus d’éléments avant de rejoindre l’hystérie internationale, la LNC préfère pour sa part, à sa modeste échelle prendre les devants. »

Posté : mer. oct. 14, 2015 2:27 pm
par Johel3007
L'Informé
12/05/2028

Makara

Choson : violentes émeutes à Cheongpul

Passée relativement inaperçue, la contestation des éleveurs du pays et d’autres citoyens « déçus » par la libéralisation de la société a explosé aux yeux du monde ces derniers jours, avec notamment quatre décès lors d’affrontement opposant les forces du gouvernement et les manifestants. Elle menace de virer à l’insurrection, les éleveurs reprochant au gouvernement les injustices nées du changement de rapport de force dans une société en pleine modernisation.
Inquiet de la situation, plusieurs entreprises Wapongaises actives au Choson ont fait part de leur soutien sincère au gouvernement qui « se doit de maintenir la Paix Sociale et l’Ordre Civil en encourageant la concertation entre les différentes composantes de la société mais sans pour autant tolérer ou faire preuve de faiblesse face aux factions qui choisiraient la violence pour faire avancer leur cause ».
Les directions de YummiCorp et South Transmakaran Company (STC), très actives dans la région, ont fait part de leurs craintes quant à des actions isolées des éleveurs contre les étrangers et leurs intérêts, symbole de l’ouverture de la société Choson. Faisant référence aux accords entre le Wapong et le Choson, les deux multinationales ont suggéré le redéploiement dans la vallée du Wa et le long du tracé ferroviaire de la division Wapongaise en vue de réprimer les éventuelles émeutes et actes de sabotage qui pourraient avoir lieu.
Le gouvernement Wapongais a pour sa part répondu que, sauf demande express du Choson, les troupes wapongaises se cantonneraient à leur rôle de protection des alentours de Tongsan contre une possible incursion Roumalienne.


Wapong

Lokfol : préparations pour le couronnement

Alors que la situation alimentaire se rétablit peu à peu à travers le pays, le couronnement de Sa Majesté Bo Ka se prépare. Si plusieurs questions demeurent quant à la fonction exacte du futur souveraine, il a déjà été confirmé que celui-ci aurait un rôle dans le pouvoir exécutif et judiciaire mais ne se mêlerait des questions législatives que de manière distante et purement consultative.
Le débat sur une éventuelle noblesse, classe sociale à part, est toujours d’actualité, avec une opposition au sein de l’Assemblée Citoyenne.
La faction pragmatiste encourage la vente de tels titres afin de renflouer les caisses de l’État en échange d’un abandon partiel du monopole fiscal de l’Assemblée et des Districts sur les territoires concernés, avec dans l’optique que la noblesse ainsi créé puisse à terme devenir un réel pilier de stabilité pour le futur Royaume de Wa par le simple intérêt pécuniaire que celui-ci représenterait pour l’aristocratie et, dans le pire des cas, un afflux unique de devises qui solutionnerait durablement les soucis du pays.
La faction dite « Numancienne » est quant à elle d’avantage partisanne de la constitution progressive d’une aristocratie du mérite, où des citoyens modèles se verraient anoblis en récompense de leurs services à la Nation et passerait le titre sur une seule génération, celle-ci ayant à nouveau à faire ses preuves pour pouvoir conserver le titre et le passer à la troisième génération. Les privilèges accordés à la noblesse serait ici avant tout honorifique et non fiscaux ou légaux, contribuant à cultiver une certaine morale et un patriotisme.
Sa Majesté n’a manifesté aucune préférence à ce jour.

Posté : jeu. oct. 15, 2015 12:30 pm
par Johel3007
L'Informé
15/05/2028

Vicaskaran

Esmark : les éleveurs wapongais expropriés

C’est ce que sous-entend la récente directive proclamée par le gouvernement de ce pays du Sud-Vicaskaran. Si le nombre de familles concernées reste inconnue à ce jour, on parle effectivement de plusieurs milliers d’hommes, femmes et enfants, souvent présent depuis plus de dix ans dans ce pays et ayant activement contribué à mettre en valeur ses plaines et forêts. Des familles dont l’activité, loin d’être parasitaires vis-à-vis du reste de la société Esmarkienne ou même de faire concurrence à celle de familles Esmarkiennes « de souche », ne faisait que mettre en valeur des terres autrement inutilisées, en vue d’exporter la production vers les contrées affamées du monde.
La réaction à la nouvelle n’a pas encore fait l’objet d’une réponse officielle du Directoire.
La Ligue National-Capitaliste a pour sa part annoncé via Cat Tuong « déplorer les excès dans lesquels plonge l’ultranationalisme vicaskiendien et attendre avec impatience le jour où, comme au Wapong, la politique découlant de cette rhétorique nauséabonde démontrera ses limites, forçant le peuple à changer de cap ».
Le Parti Socialiste Réformateur, s’il a applaudit la volonté du gouvernement Esmarkien de rendre au peuple la maîtrise des richesses naturelles du pays, a dénoncé le fait que le gouvernement se trompe visiblement de cibles, soulignant que peu d’éleveurs Wapongais appartiennent au « grand capital », tous étant des immigrés de première génération ayant eu à construire leurs ranchs dans les contraintes d’un régime socialiste.
Du côté du Comité pour la Libération de l’Espace, si on exprime sa sympathie pour les familles, la décision du gouvernement d’Esmark est applaudie, le Comité estimant « qu’au vu du contexte de fermeture sur soit de l’Esmark, les ranchs vont disparaitre et les terres concernées vont être en partie être réallouée à l’agriculture végétale mais en majorité libérées de toute exploitation humaine ».
Interroger par nos journalistes, le Mouvement Technocratique et le Parti Monarchiste de Lokfol ont refusé de commenter, le premier affirmant « ne pas avoir à se mêler de la politique intérieure d’une autre nation » tandis que le second déclarait simplement « ne pas être concerné par le sort des émigrés ».

On constate ainsi un changement d’attitude comparé aux réactions lors des gouvernements MLC-PNM, où des expropriations similaires en Nueva Esperanza et en Icario par les forces Tarnoises avaient poussé le Directoire à lancer une guerre à l’échelle de tout le Sud-Vicaskaran pour freiner le nationalisme tarnois et défendre les droits des communautés émigrées. Serait-ce là le signal final que les aventures extracontinentales de notre gouvernement sont finies, avec une volonté claire de limiter l’influence à la géographie plutôt qu’aux populations ? Ou s’agit-il juste de la manifestation du manque cruelle de marge d’action du Directoire, dont la majorité du budget va toujours au remboursement de la dette ?

Les partis d’opposition sont eux-mêmes divisés dans leur attitude, avec un PNM partagé en « outrage quant aux souffrances faites au Grand Peuple » et « soutien moral au gouvernement esmarkien pour réaffirmer les frontières naturelles des peuples, fut-ce au détriment d’une bande de fuyards apatrides égoïstes ».
Le SSP, parlant par la voix de Xi Fu, a estimé que « la révolution en cours en Esmark est réalisée au service du peuple et, si elle peut connaitre des errances et excès malheureux, elle demeure fondamentalement juste et bonne. Le jour viendra où les peuples pourront abattre les frontières nationales et s’unir une seule humanité libre et fière. Mais pour l’heure, le maintien des frontières créées par les dynasties de jadis pour désunir le peuple contribuent en fait aujourd’hui à limiter l’exploitation du peuple par le grand capital mondial moderne. Et toute mesure visant à limiter le mouvement des travailleurs, des biens et des capitaux est un pas en avant pour la Révolution mondiale. »

Dans tous les cas, il est à attendre le retour de plusieurs centaines de familles vers le Wapong, ce compris des familles « métisses » nées de l’union de migrants et d’Esmarkiens. Une pression démographique que notre pays aura du mal à absorber, considérant la situation actuelle.

Posté : mar. oct. 27, 2015 9:30 am
par Johel3007
L'Informé
20/06/2028

Wapong

Lion’s Gate : Enlèvement et récompense

C’est à la sortie d’un des quartiers fermés de la capitale qu’à eu lieu ce matin une fusillade spectaculaire opposant une bande de malfrats lourdement armés et les gardes du corps de Mai Doo, fille ainée de Chun Doo, Premier Délégué du District n°2, dit de la « Porte du Lion ». Les ravisseurs ont attaqué la voiture alors qu’elle quittait le périmètre surveillé du quartier fermé dit de « Fort Doo » pour conduire la jeune femme au centre commercial. Usant d’un semi-remorque pour percuter le flanc du véhicule blindé avant de le coincé contre un mur, les truands ont par la suite fait exploser le pare-brise avant à l’aide d’une charge explosive introduite par une partie de l’armature pliée par l’impact.
L’explosion aurait tué sur le coup le chauffeur et le garde du corps assis à l’avant. Un second véhicule blindé, avec un détachement de sécurité appelé en renfort depuis Fort Doo, a été éliminé par un tir de lance-roquette, auxquels les agents de sécurité survivants ont répondu par un feu nourri pendant plus de cinq minutes. Si trois des assaillants ont perdu la vie dans leur assaut, cela n’a pas empêché leurs complices de prendre la fuite avec Mai Doo.
En ce moment même, les services du BNI et de Fort Doo inspectent toutes les pistes, passant au crible les caméras de sécurité bordant les avenues de la capitale afin de retracer le parcours des ravisseurs. Le commandant du BNI s’est dit « confiant » que la jeune femme serait retrouvée, précisant toutefois que l’absence de demande de rançon est, à ce stade, des plus inquiétantes.
Mai Doo, 26 ans, est étudiante à l’Université de Wapong-City. Elle mesure 1m55, est de corpulence très maigre et a les cheveux colorés en rose. Au moment de l’enlèvement, elle portait une mini-jupe pourpre et une chemise grise foncé. Le Clan Doo offre 500.000 $RAK pour la récupérer vivante et la promesse d’une absence de représailles contre les ravisseurs si leur fille leur est rendue saine et sauve et que ceux-ci se rendent dans les 48 heures. Passé ce délai, eux et toute personne qui leur est liée seront traqués et abattus, avec des récompenses nominatives à la clé pour les citoyens diligents.


Makara

Hokkaido : destination prisée

L’Agence pour l’Immigration a annoncé dans un rapport que, au cours des six derniers mois, ce ne sont un peu moins de 40.000 Wapongais qui auraient vu leurs dossiers d’émigration vers l’Hokkaido validés. Tendance inquiétante quand on considère que près de trois candidats sur quatre disposaient d’un diplôme universitaire. La fuite des cerveaux Wapongais vers l’Hokkaido et le Choson est une situation jugée de plus en plus préoccupante, même si l’Agence tend à nuancer l’impact direct : nombre de ces jeunes gens envoient fréquemment de l’argent à leurs parents et familles restés au Wapong. Le profil des exilés est globalement le même : mâle entre 25 et 35 ans, célibataire et doté d’une bonne éducation. La prédominance masculine se retrouve aussi parmi les départs toujours plus nombreux de réfugiés Pelabssiens pour le Talequah et l’exode continu de paysans sans terre vers le Ranekika. La population masculine du Wapong voit ainsi le rapport des sexes penché chaque jour un peu plus en faveur des femmes. Une situation face à laquelle le PNM et le PML ont mis en garde, estimant qu’un fossé trop important pourrait entrainé une émigration encore plus importante à but purement matrimonial mais avec les conséquences attendues sur l’économie du pays. Le message des nationalistes se veut clair : la vallée de Wa a besoin de ses fils. Les monarchistes, s’ils partagent ce point de vue, sont plus nuancés, estimant qu’un départ temporaire à l’étranger pour que les jeunes hommes se forment et fassent leur fortune ne peut être que bénéfique s’ils reviennent par la suite. Mettre en place les conditions favorisant un tel retour est donc important.

Posté : mer. oct. 28, 2015 8:51 am
par Johel3007
Le Paysan Furieux
24/06/2028

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Discours d'un militant du Syndicat de la Solidarité Paysanne,
lisant le journal "Le Paysan Furieux" aux ouvriers du District 13 :


Mai Doo superstar : quand la grande bourgeoisie est mise au pilori numérique

« -Il en est peu parmi nous qui n’ait eu à faire le deuil d’un enfant, fut-il un fils, une fille, un frère ou une sœur. La peine dans ce genre de situation est compréhensible et le Clan Doo, si elle est l’ennemi du peuple, n’en mérite pas moins notre sympathie. Pour rappel, il y a trois jours, la fille ainée du Premier Délégué Chun Doo, membre de la LNC, était enlevée par un commando lourdement armé. Alors qu’une demande de rançon était encore attendue jusqu’à hier, il a été appris entre temps que des vidéos mettant en scène la jeune fille avaient été publiées sur la Toile. Les images sont dures, exposant les supplices que les ravisseurs ont infligés à Mai Doo. Ce « snuff movie » s’adresse aux pires penchants de la nature humaine et le Syndicat recommande donc d’éviter cet exemple de décadence capitaliste qui consiste à faire l’apologie des pires perversions en les exposant aux yeux de tous.
Aussi dur que certains pourront trouver mes paroles… le Clan Doo est victime du modèle de civilisation dont il s’est fait le partisan. Là où le capitalisme et le libéralisme laissent porte ouverte à tous les excès et où l’anarchie n’offre aucun contrôle objectif sur la société, le socialisme volontaire et le kirovisme offrent une société ordonnée, où les valeurs sont connues et hiérarchisées et où il n’est pas question de tolérer la moindre forme de complicité passive à des actes de débauche. La vie et la souffrance des autres n’est pas un bien de consommation et jamais le Syndicat ne le tolérera.

Voici pourquoi, en dépit de nos différents avec le Clan Doo sur le plan politique, le SSP annonce qu’il cherchera et punira les meurtriers de Mai Doo, autant par soucis de justice que pour faire un exemple. Il s’agit d’une première étape dans ce qui est une lutte des forces de la révolution contre les triades mafieuses, les cabales oligarchiques et autres cliques prédatrices qui se nourrissent de la souffrance du Peuple. Cette mobilisation soudaine n’est pas entièrement désintéressée non plus : hier, une autre jeune femme, fille du Délégué Adjoint Bae Hong, affiliée au MT, a été enlevée dans des circonstances similaires. Qu’il s’agisse d’une simple lutte de pouvoir en coulisse ou de l’action de groupes criminels en quête de lucre, des innocents sont pris entre deux feux et paient le prix fort. Mais aussi, beaucoup serait tenté de blâmer le SSP pour ces enlèvements. À ceux-là, nous répondons par un cri outragé que le Syndicat ne se salit pas les mains à torturer des fillettes. Notre combat, notre révolution, se livre contre les ennemis du peuple. Pas contre ses enfants.

De ce que nous avons pu obtenir comme information, le Clan Doo aurait également reçu une série de morbides paquets contenant diverses parties du corps de la jeune fille assemblées en décorations grotesques. Jusqu’ici, les motifs de l’enlèvement, de la torture et du meurtre restent un mystère complet, les ravisseurs n’ayant laissé qu’un seul message, cryptique, que les enquêteurs du BNI ont pu identifier comme étant du morse : « la prochaine fois il n'y aura même pas de colis ». Sans autre explication. Dans un autre contexte, on aurait pu y voir l’œuvre d’un fou prenant plaisir à exposer son crime, sans autre but à ce dernier que la satisfaction des délires de l’auteur. Mais au vu de la débauche de moyens mis en œuvre par les ravisseurs, on ne peut imaginer qu’il s’agisse de l’action de simples dérangés. Se pose alors la question des mobiles : pourquoi Mai Doo a-t-elle été tuée ?

Posté : dim. nov. 01, 2015 6:44 am
par Johel3007
L'Informé
30/06/2028

Wapong

Kidnapping politique : la fin de la terreur

Alors que le Clan Doo fait encore son deuil et que le Clan Hong pleure les restes dépecés de leur fille, une troisième victime a bien failli être ajoutée à la liste. Mais Nah Fan, nièce de feu Nute Fan et connue pour ses liens avec les élites politiques du pays, s'est avérée être une cible plus corriace que les autres. Après que ses gardes du corps aient été exécutés par les ravisseurs, ceux-ci ont été partiellement mis en échec par la jeune femme, celle-ci accueillant les malfrats avec une bombe au poivre dissimulé dans une dosette de parfum, un taser déguisé en rouge à lèvre, un stylet dans son talon de chaussure et un coup de poing américain camouflé en boucle de sac à main. Ajoutant insulte aux blessures de ses agresseurs qui ne s'attendaient pas à une telle résistance, la journaliste-phare de World News Network aura arraché une oreille à l'aide de ses dents avant d'être finalement maîtrisée. En dépit de l’humiliation d'avoir été mutilés par une femme d'à peine 45 kilos plus habituée aux salons de manucure qu'aux dojos, les kidnappeurs semblaient avoir triomphé et beaucoup s'attendaient à voir Nah Fan faire un ultime passage à l'écran avant d'être retrouvée découpée en morceaux.
C'était sans compter la prévoyance et la paranoïa du Clan Fan qui, l'occasion d'une liposuccion de la jeune femme voici deux ans, en avait profité pour graisser la patte du chirurgien afin qu'il lui implante une puce NANITA dans le gras de sa fesse. Joyaux technologique développé au Pelabssa et testé intensivement sur la population de notre pays, la puce NANITA dispose en outre d'un système de géolocalisation. Informé de ce détail, il n'a fallut au BNI que deux petites heures pour monter un assaut contre la planque désormais connue des ravisseurs. Renforcés par les forces de Yamato Security, les brigades d'intervention du BNI ont procédé à l'arrestation de pas moins de 12 personnes, tuant 4 autres lors de l'offensive. Nah Fan, en dehors de blessures superficielles, est à présent saine et sauve tandis que les survivants de la bande sont interrogés en ce moment-même.

Réagissant à la nouvelle, Bae Hong et Chun Doo, pères des deux précédentes victimes, disent être soulagés que les auteurs aient été arrêtés. Comme promi, le Clan Doo versera la récompense aux différents membres ayant participer à l'assaut. En parents meurtris, ils ont aussi déploré l'absence de puces chez leurs propres filles. L'un comme l'autre ont ainsi annoncé récolter des signatures parmi les Premiers Délégués en vue de faire passer un budget spécial pour généraliser l'implantation au sein de la population. Une décision à laquelle Nanoware et Wai Health Corporation, les deux entreprises impliquées dans la puce NANITA, ont réagit positivement, annonçant que plus les volumes seront importants et la fréquence régulière, plus les prix chuteront.
Après le lancement des [url=http://www.simpolitique.com/post267349.html#p267349]campagnes de vaccination et de contraception par implant[/url], cette nouvelle campagne devrait être accueillie positivement par la majorité de la population. Le SSP a toutefois déjà dénoncé la mesure comme "une fourberie bourgeoise destinée à marquer le prolétariat comme du bétail".

Posté : jeu. nov. 12, 2015 3:26 pm
par Johel3007
L'Informé
06/08/2028

Wapong

Lushan : un vaisseau négrier à quai

Cela fait bientôt 3 semaines qu’un navire de la compagnie Tráfego, entreprise de transport de la Confédération de Cabral, mouille dans le port de la cité de Lushan. À son bord, outre l’équipage de marins sud-Vicaskarans, des dizaines de jeunes gens attirés par l’idée d’une vie meilleur sur le continent Vicaskaran, avec des perspectives plus intéressantes et des garanties plus sûres que ce que les autres pays de ce continent proposent : le salaire (5000 $RAK pour trois ans), s’il reste bas comparé au salaire médian national (2000 $RAK par an), est offert pour des tâches nécessitant une faible qualification. Il faut y ajouté logement et nourriture, avantages en nature qui, alors que le prix des loyers flambent à nouveau et que la nourriture est toujours très chère au Wapong, représentent un sérieux avantage.
Pour certaines personnes actuellement payés à peine quelques centaines de dollars par an au Service Civil, le choix a vite été fait : les familles témoignent ainsi avoir reçu d’avance la somme promise sitôt leur proche arrivé dans la zone d’embarquement, laquelle consiste en un entrepôt fortement gardé où nous n’avons pu entrer. Avec pour la première fois une véritable épargne, nombre de foyers ont pu planifier une futur hors des bidons-villes.
Jusqu’ici, il n’est rien qui puisse faire douter des bonnes intentions de l’entreprise Tráfego ou de l’État de Rio de Cabral. Et pourtant… Les rumeurs esclavagistes concernant cette contrée font hésiter. Après tout, 5.000 $RAK, ce n’est pas beaucoup d’argent à sacrifier pour un esclavagiste pour faire l’acquisition d’un ouvrier qui travaillera à vie gratuitement. Surtout quand on se renseigne un peu plus loin sur le prix des esclaves Makiran dans ce pays : de 10.000 à 20.000 $RAK par tête selon le sexe, l’âge, la santé, ect… À ce prix, on comprend que cela vaille la peine d’investir 5.000 $RAK pour leurrer les proies faciles.

Le Directeur Exécutif Cat Tuong, interrogé sur la question, a déclaré qu’il ferait son possible pour établir, avec les autorités de la confédération, une série de procédures visant à limiter le risque de ce genre d’arnaque dramatique. Il a toutefois ajouté des paroles qui ont déclenché un tonnerre dans l’opposition :


Cat Tuong
Directeur Exécutif
« -La République se lève contre l’idée de l’esclavage comme institution héréditaire basée sur la race. Mais nier l’existence d’un esclavage méritocratique moderne serait hypocrite : le Service Civil, institué à l’époque où nos industries se tenaient inutiles faute de clients et où les ventres criaient famine faute d’emploi à donner aux bras supposés travailler à les nourrir, est une forme d’esclavage. Volontaire car sans barreau, chaine ou collier physique, il n’en demeure pas moins que les travailleurs qui en dépendent n’y demeurent que faute de mieux et tolère la misère crasse d’une existence sans autre horizon que le lendemain simplement car ils n’ont pas de meilleure alternative.
Prévu comme une mesure temporaire visant à offrir un moyen de subsistance à ceux que le massacre du Pelabssa avait laissé sans emploi et donc comme un répit en vue de permettre à ces malheureux de se reconvertir dans une fonction réellement en demande, il est aujourd’hui un vestige d’une période de crise au sein d’une économie certes encore fragile mais reconstruite. Son maintien revient à entretenir une classe de serviteurs dont le maître est l’État.
Dans certains cas, l’esclavage est préférable à la pire des misères. Pour le faible, le fainéant, le maladroit, le marginal dont l’existence ne tient qu’à la charité naïve d’autrui, pour celui qui ne peut ou ne veut louer sa sueur de manière efficace pour gagner sa croutte, la servitude est souvent la seule voie. C’est ce que nos ancêtres pratiquaient, récompensant les serviteurs doués avec confort, responsabilités, luxe, titres et, éventuellement, liberté. Mais pour la majorité des serviteurs, il était bien préférable de rester au service de leur maître comme esclave, où un repas et un toit les attendrait toujours, peu importe la qualité de leur travail.
À ceux qui aujourd’hui végètent depuis des années dans le Service Civil et peinent à en sortir, j’adresse ce message simple : vous serez beaucoup mieux en « esclavage » au Vicaskaran qu’à travailler « librement » ici.
Bon vent !! »

Posté : lun. nov. 30, 2015 10:25 am
par Johel3007
L'Informé
29/09/2028

Wapong

Politique : la fin de la République ?

L’ambiance était tendue à l’Assemblée Citoyenne dans la soirée d’hier, après un discours prononcé par Liu Kaï, Premier Délégué du District 64. Affilié au PML, l’élu a rappelé aux restes des délégués et plus particulièrement à ses « confrères de la coalition » que, sans la participation du PML, la coalition se retrouverait en situation de minorité, avec seulement 32 sièges sur les 81, ce qui la placerait à peine à deux votes plus haut que le SSP.

Lui Kaï :
Premier Délégué du District 64
« - Nous avons, au cours de ces derniers mois, vu que l’opposition du Syndicat consistait à s’opposer en bloque à toutes les résolutions, peu importe leur contenu, dans une optique de sanctionner la moindre défaillance dans les rangs de la coalition. Sans une majorité absolue, la coalition serait donc incapable de faire progresser efficacement son projet. Ce serait une situation où sécuriser les votes des délégués des autres partis de l’opposition, à savoir le PNM et mon propre parti, pourrait coûter très cher en compromis. C’est une situation que personne ne désire car cela rendrait le pays ingouvernable. Mais la principale raison pour laquelle les monarchistes participent à la gouvernance, c’est en vue de rétablir le trône du Lotus dans son autorité « de juré » sur la vallée de Wa. Cette exigence, nous l’avons clairement exprimée lors de la formation de la coalition et avons travaillé de bonne foi avec les délégués du Mouvement Technocratique et le Comité pour la Libération de l’Espace. Des discussions plus courtes mais néanmoins constructives ont eu lieu avec mes collègues national-capitalistes, socio-démocrates et libéraux. Et pourtant, au-delà des paroles, peu d’actions ont vu le jour.

Nous avons un texte, né d’une large série d’accords tacites entre délégués, pour poser les bases de la restauration et de la nouvelle organisation sociale qui ira avec. Quantité de maux rongeant actuellement le corps malade de la République seront soulagés par l’existence d’un monarque fort, arbitre des chamailleries idéologiques politiciennes et garant de la stabilité du pays. Premier parmi ces maux, la dette publique pourra être partiellement payée, soulageant le budget du poids de bien des intérêts futurs.

Après bientôt une année de négociations patientes, chers collègues, je vous propose ainsi une résolution appelant le citoyen Bô Ka à proclamer l’avènement du Royaume de Wa et à accepter le serment d’allégeance de l’Assemblée Citoyenne. Point ici besoin de détailler les modalités exactes de gouvernance qui accompagneront ce changement de régime. Il s’agit d’une question de principe avant tout mais aussi de pragmatisme. Si vous voulez éviter le chaos, vous avez besoin du PML pour gouverner à vos côtés. Et le PML, lui, n’acceptera de participer à un gouvernement que si celui-ci est soumis au trône du Lotus.

Ce gouvernement a besoin du PML. Mais le PML n’a pas forcément besoin du gouvernement. En conséquence, soit vous acceptez la monarchie… soit vous invitez la victoire des communistes ou, pire, la guerre civile. Notre pays déjà fragmenté par le factionalisme ne saurait demeurer uni sous un gouvernement minoritaire. Renforçons l’unité !! Restaurons le trône du Lotus !! »


Suite à ces déclarations, Lui Kaï a reçu les applaudissements des délégués du PML ainsi que d’une partie des délégués du PNM, du CLE et du MT. Accueil plus froid du côté de la LNC, du PSR et du MLC, voire carrément hostile du côté du SSP, dont l’ensemble des délégués se sont, comme à chaque séance, opposés d’emblée à la résolution, sans même attendre la lecture du texte. Bénéficiant toutefois de l’appui de 4 des 9 délégués du PNM, la résolution est passée à 45 voix en faveur, 35 voix contre et 1 abstention. Bô Ka, Premier Délégué du district de Lokfol, a immédiatement accepté, fixant la date du 01/10/2028 pour son couronnement à Lokfol, dans le palais de l’ancien Roi Lee Yu. Les Premiers Délégués et les principaux membres du Directoire ont été conviés pour présenter leur hommage et serment de loyauté au Royaume de Wa.

Posté : mer. déc. 23, 2015 1:09 pm
par Johel3007
L'Informé
07/12/2028

Wapong

La monarchie Roumalienne en exil à Lokfol... et ailleurs

C'est lors d'une audience accordée par le Trône du Lotus que Son Altesse Cheng Lei-Hai, princesse du Grand Royaume de Roumalie et soeur de son actuel souverain, le Grand Roi Bu-Jian, a demandé officiellement asile et soutien au Royaume de Wa pour elle-même et sa maisonnée. La princesse, arrivée voici maintenant deux semaines pour négocier l'éventuel achat de titres de Gongjags par des nantis et princes de sang de son pays, a été suprise par l'annonce faite au monde concernant l'arrestation de son frère par le Conseil des Cinq, groupe chargé d'assumer la régence en Roumalie en l'absence du Roi. La nouvelle a été propagée par divers médias et émanerait de Bu-Jian lui-même qui, après une brève incarcération au Pelabssa, aurait été secouru par des forces spéciales du Kirep avant de se réfugier sur l'île de Boaterra, d'où il monterait à présent un gouvernement en exil.
Le Conseil des Cinq n'a pas perdu de temps pour démentir l'annonce, déclarant que celle-ci est une tentative subversive menée par le Kirep via un sosie du souverain. Les tensions diplomatiques entre le Grand Royaume de Roumalie et la République Populaire du Kirep étaient déjà élevées suite à l'incident de la vente de l'île de Boaterra à l'Hokkaido par la Roumalie, annulée suite aux pressions diplomatiques d'Ophrone sur les deux nations du Makara.
Face à une situation relativement trouble, dans l'incapacité de démeler le vrai du faux et peu désireuse de se jeter dans les griffes d'un ennemi caché en se rendant en Roumalie ou à Boaterra, Cheng Lei-Hai a donc décidé d'elle aussi mener un gouvernement en exil depuis la cité de Lokfol, précisant toutefois qu'elle était plus que disposer à parlementer avec chacune des parties pour éclaircir la situation.


Cheng Lei-Hai:
Princesse de Roumalie
« -Des rumeurs circulaient depuis un bon moment dans les murs de la Cité Soleil quant à la situation de Sa Majesté mon frère, dont on avait plus de nouvelles directes depuis son départ pour la Géorgie. La version officielle donnée voulait que le Grand Roi s'occupait de la mise en place de la République de Géorgie et n'avait donc que peu de temps à accorder aux affaires de notre royaume, confiant sa gestion à la régence du Conseil des Cinq. Cela dit, mon frère, sans être un moderniste, est au fait des technologies de l'information. L'usage de la Toile ou même d'un téléphone satellite pour donner de ses nouvelles à ses proches lui était possible mais ne fut pas utilisé. Peut être avait-il de bonnes raisons pour ce silence et toute cette affaire n'est qu'un gigantesque malentendu.
Cela dit, je ne peux que constater les dérives de la politique des conseillés régents comparé aux idées et ambitions de mon frère pour la Roumalie. Et cela invite, à présent que cette affaire d'emprisonnement et d'évasion apparait dans les médias, à se poser des questions quant à l'intégrité du Conseil des Cinq.
En même temps, je ne peux croire aveuglément les paroles diffusées dans les médias et attribuées à mon frère et souverain. La voix, le style d'écriture et milles détails me poussent à accorder du crédit à la thèse de l'enlèvement mais je ne peux me fier à ma simple intuision quand le destin de ma patrie est dans la balance.
Il est pour ceux-ci très facile de dissiper tout malentendu : une réunion rassemblant mon frère, moi-même et un émissaire du Conseil en terrain neutre et devant des témoins étrangers de confiance ayant rencontré mon frère suffira à établir qui est l'usurpateur dans cette histoire. Si le Bu-Jian qui parle depuis Boaterra est vraiment mon frère, je saurai l'identifier, de même que je saurai révéler l'imposture de la marionnette présentée par le Conseil des Cinq. Et de même, si mon frère arrive de la Cité-Soleil au coté de l'émissaire des conseillés régents, alors la marionnette du Kirep sera démasquée.
Dans l'intervalle, je supplie Son Auguste et Sage Majesté Bô 1er de m'accorder asile en vue de constituer un gouvernement en exil et, en cas d'imposture, de prêter assistance au véritable Grand Roi de Roumalie dans le rétablissement de sa pleine autorité.»


Le Jugwonjag a accédé à la requête, confiant à la princesse l'accès au palais où avait jadis été logée la famille impériale d'Eran lors de son exil. S'il a également promi son aide à la jeune femme, il a toutefois exclu pour l'heure toute opération militaire, préférant laisser le temps à l'option diplomatique, mais rajoutant qu'il ne serait jamais trop tard pour qu'une coalition des trônes du Makara organise un soutien matériel aux forces loyalistes du Grand Royaume "qu'elles se trouvent à la Cité-Soleil ou à Boaterra".