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Posté : ven. sept. 16, 2016 1:05 pm
par Zaldora
[justify]Rassemblement paysan.
17 février 2031

Les diverses corporations paysannes se sont rassemblées le 17 février, à l'auberge des Quatre Saisons, dans le Duché de Gøvleborg, près du Lac Nymølle. Ce rassemblement n'avait rien de très formel, solennel et clinquant : on y retrouvait des paysans, et une poignée de paysannes, accoutrés de leurs vêtements habituels autour d'un verre, de jambon et de pain, dans une ambiance rigolarde et absolument pas studieuse. La précédente réunion s'était tenue il y a neuf ans et avait permit la mise en place du fameux réseau de semences paysannes, garantissant l'indépendance des peuples campagnards, et portant un coup fatal aux semenciers nationaux qui mirent la clé sous la porte en peu de temps.

Après quelques verres d'hydromel, franches rigolades et tensions liées à des désaccords, ils parvinrent à s'accorder pour fonder la Caisse Animalière Commune, une assurance commune interne aux corporations dont l'objet sera la prise en charge des soins prodigués par un vétérinaire lorsqu'une bête se sent mal ou est tombée malade. La couverture s'appliquera aux animaux de trait, au bétail, aux animaux de basse-court, aux chiens, ainsi qu'aux chats, chasseurs de rongeurs hors-pair. Il fut enfin convenu, sans que l'on su éviter de farouches passes d'armes, que l'égalité n'avait pas de sens ici et que les incorporés mieux lotis devaient davantage cotiser que les plus humbles. Enfin, on termina la journée en se remémorant les règles du bon sens paysan, socle indispensable de l'avenir paysan, et les principes du mode de vie paysan, qu'il fallait à tout prix faire vivre, et ne plus jamais laisser la banque et l'industrie prendre la campagne en otage. Les paysans vouaient en cela, une complète confiance à Sa Majesté, capable de les protéger contre les rapaces de toute race. Ils se méfiaient davantage des personnes qui pouvaient, dans le futur, s'incruster au sein de son entourage, et faire en sorte de ne pas la prévenir des problèmes, d'enjoliver la situation et de la mener en bateau.

Ce modèle s'inspire largement de pratiques Viertensteinoises et vient remplacer les anciennes caisses animalières, propres à chaque communauté, dont l'efficacité ne faisait pas l'unanimité. La grippe équine de cet hiver ne fit qu’accélérer le changement, rendu nécessaire.[/justify]

Posté : dim. sept. 18, 2016 6:45 pm
par Zaldora
[justify]Situation : de l'armement civil.
24 février 2031

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/18/1462208620-carabine-pour-vor-frue.png[/img]
Modèle de carabine vendu chez Jesper l'armurier, à Adursted[/center]
De tradition, le Thorval est un pays de chasse depuis très longtemps. Par ailleurs, le législateur a, en 2024, considérablement assouplit les conditions de vente d'armes aux civils, consacrant à chaque famille le droit de se défendre contre les dangers, y compris contre l'État. La loi autorise tout modèle, pourvu qu'il ne soit ni automatique, ni incendiaire, ni habituellement réservé aux militaires (fusils d'assaut, lances-flammes...). Le détenteur doit également être majeur, avoir appris à manier, ne pas avoir fait l'objet d'une enquête policière ou d'une poursuite judiciaire et respecter un certain nombre de principes, à la fois justes et responsables. Si bien que se forma un important appel d'air et que de nos jours, le Registre Thorvalois des Armes, crée à l'occasion, mentionne la possession légale de vingt-et-un millions neuf cent quatre-vingt mille armes à feu, soit 40,28 pour 100 habitants, faisant du Thorval une terre armée. Il s'en trouve probablement encore davantage dans la mesure où ce total ne prend pas en compte les carabines héritées de génération en génération, ainsi que celles datant de la guerre mondiale qui dorment dans une cave ou trônent fièrement sur les cheminées. Ne sont également pas comptabilisées les armes contondantes, blanches et historiques. Voleurs, terroristes, émeutiers, État qui dérape, prenez garde.


A venir, plusieurs autres messages visant à décrire les situations sur un thème donné.[/justify]

Posté : ven. sept. 23, 2016 3:25 pm
par Zaldora
[justify]Bâtir une théocratie (1).
9 mars 2031

La frange théocrate au synode, minoritaire mais que personne ne devait négliger, jubila à la lecture de la missive papale. Placer son candidat sur la liste des possibles successeurs avait été une victoire sans pareil. Avec désormais un théocrate sur la cathèdre primatiale, elle triomphait littéralement. Du coté des évêques du cercle des [url=http://www.simpolitique.com/post291470.html#p291470]dynastes[/url], pourtant majoritaires et prônant l'alliance du Trône et de l'Autel, en les distinguant clairement et en se refusant de les mélanger, on tomba des nues et mit un certain temps avant de prendre la mesure de l'évènement. Néanmoins, dans la confusion induite par le triomphe des uns et la déception des autres, on ne remarqua pas la subtilité de la missive de Zosime II...

C'est quelques heures plus tard que l'on compris. Le Père Ørnulfsen, fils spirituel de l'ancien archevêque et perdant de la course à la Primature, était, comme le stipulait la missive du Saint-Père, convoqué à la Chapelle Sixtine pour devenir cardinal. Il n'y avait aucune erreur ! Très bientôt, le Père Regnar Ørnulfsen sera, des mains du souverain pontife en personne, consacré évêque coadjuteur à l'archidiocèse d'Adursted. En vertu de ce nouveau rang, il devra non seulement seconder le nouveau primat dans sa charge d'archevêque, mais jouira en outre des droits de succession dans l'Archidiocèse. Ainsi, au moment venu, il succèdera automatiquement à Mgr. Smedensen, sans vacance entre les règnes archiépiscopaux...

Ce fut au tour des théocrates de tomber des nues, d'autant que leur tâche allait s'avérer difficile : ils n'étaient majoritaires ni aux synodes des évêques, ni au chapitre des chanoines d'Adursted et ni le bas-clergé, ni la plupart des fidèles, ne partageaient leurs idées. Les prélats opposés à la théocratie reprirent vigueur et comptaient bien leur mener la vie dure car ils savaient Zosime II derrière eux !

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Au Château de Tolne, un vent de panique se leva suite à l'arrivée d'un évêque théocrate à la Primature. Cela ne pouvait donner rien de bon pour les relations entre le Trône et l'Autel. Mais on se rassura peu après, en apprenant que le suivant sera le fils spirituel de Mgr Henrik et que lui entendait respecter la tradition de l'Église sur la nécessaire distinction des deux pouvoirs, alliés mais distincts. Annabelle II fera le dos rond quelques années, se tenant prête à ne rien laisser passer et à dignement tenir tête aux illégitimes revendications que Mgr. Smedensen espérait bientôt mettre sur la table.[/justify]

Posté : mer. sept. 28, 2016 3:12 pm
par Zaldora
[justify]Bâtir une théocratie (2).
24 mars 2031

« Voilà la Cathédrale. Annonça sobrement le capitaine après s'être signé.
- Nous y sommes enfin. Se réjouis le frère mendiant, faisant de même.
- N'avez-vous pas aimé cavaler à nos cotés, frère Per ? Demanda la reine légèrement taquine, en se signant à son tour.
- Oui-da Majesté ! s'empressa le prêcheur. Sauf que je n'ai pas l'habitude du galop. »

Ils avaient quitté le château de Tolne environ une heure auparavant, peu après l'aube, par un temps brumeux et assez frais. La brume s'était dissipée, à l'avantage d'un ciel plutôt clair, au fur à mesure de leurs cavalcades endiablées, à bride abattue, dans la campagne Adurstedoise, passant par menues fermes et bosquets, jusqu'aux portes de la Cité, où l'allure se fit ensuite essentiellement au trot. La traversée urbaine donna lieu à une multitude de saluts, de révérences, d'Hosannas et de cris souhaitant longue vie à Sa Majesté. On n'eut guère besoin d'ouvrir la route tant gens à pied que charrettes s'empressaient de s'écarter aux bruits des sabots sur le pavé, mais aussi en apercevant la reine, que l'on ne pouvait que remarquer, gracieuse sur son pur sang à robe blanche comme neige. Oies et poules filaient aussi à leur passage et seuls quelques porcs têtus, couinant et récalcitrants leurs avaient donné du fil à retordre. L'un d'eux avait faillit ruer vers le cheval du capitaine mais des Adurstedois y veillèrent, sauvant certainement la vie à l'officier ou du moins l'empêchant de se blesser plus ou moins gravement.


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/41/1412707988-cathedrale-d-adursted-entree.png[/img][/center]

L'archevêque d'Adursted et Primat de Thorval attendait sur le parvis de l'immense cathédrale gothique flamboyant, en compagnie de plusieurs chanoines. Il arborait la soutane primatiale filetée noire avec une doublure, un liseré et des boutons de couleur cramoisie, et une croix pectorale d'argent suspendue par un tissu vert et or. De son coté, la souveraine s'était vêtue d'une grande robe de laine douillette, marron et aux longues manches, la couvrant de la gorge jusqu'aux chevilles. La sobriété de l'habillement était adoucie par quelques feuilles de vignes brodées en fil d'or sur les manches et le corsage. L'ensemble était porté en dessous d'une pèlerine noire, à cape et capuche.

« Majesté, soyez la bienvenue à Adursted. Commença l'archevêque. Votre beauté n'a d'égale que votre grâce.
- Monseigneur, nous vous remercions de votre hospitalité. Répondit la reine avant de poser le genoux gauche en terre et venir baiser l'anneau épiscopal.
- Des bruits court quant à votre mécontentement, Majesté. Poursuivit le Prélat, offrant à son invité d'entrer dans la Cathédrale.
- Certaines choses nous traquassent, mais rien que nous ne saurions résoudre. Assura Annabelle avant de tremper les doigts dans le bénitier et se signer.
- Ma fille, nous avons une heure, avant Matines, pour aplanir nos divergences. Nous ne voulons pas de querelles avec le Trône. Certifia honnêtement l'archevêque.
- Pas plus que nous en désirons avec l'Autel. Rassura la souveraine. Néanmoins, il est contraire à la doctrine catholique que de mélanger spirituel et temporel.
- Votre Majesté, reprit le prélat, n'oubliez pas que votre autorité vient de Dieu. Il en est détenteur et vous n'êtes que le dépositaire.
- Nous l'avons toujours cru et respecté, Monseigneur. Se défendit la reine. La Couronne et l'Église sont les piliers du Thorval. Sans leurs travaux communs, pas de Bien Commun possible.
- Nous sommes d'accords la-dessus, Majesté.
- Et bien si nous convergeons sur le fond, la forme ne devrait pas être un si grand obstacle. »

La conversation continua, franche et cordiale, jusqu'à 9h00, où Mgr. Smedensen proposa à Sa Majesté de rester pour la célébration de Matines. Ce qu'elle fit. Les échanges reprirent ensuite et ne s'arrêtèrent qu'à Sexte. La souveraine, le frère mendiant et le capitaine profitèrent alors d'un tour de la ville, si bien qu'ils ne revinrent au domaine qu'à 15h, passé de quelques minutes.

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Le saviez-vous ? Au Thorval, les cavaliers ne portent pas de bombe (casque) pour se protéger la tête.[/justify]

Posté : dim. oct. 02, 2016 2:14 pm
par Zaldora
L'Agorsa'a ouvre la voie (3).
(2 avril 2031)

http://www.simpolitique.com/post278095.html#p278095 (1)
http://www.simpolitique.com/post278526.html#p278526 (2)

[justify]Le droit canonique autonome pour la future éparchie était fin prêt, presque deux ans après le début de sa rédaction. Un temps long qui fut consacré à la réflexion, à la discussion, à l'étude des Pères de l'Église, à la consultation des fidèles et à l'écriture minutieuse des clauses qui fixeraient les relations avec le Saint-Siège, permettant le retour de l'Église orthodoxe dans le giron d'Urba. Un texte fleuve qui garantissait l'autonomie de la nouvelle éparchie « thorvaloise-catholique » et la sauvegarde de tout les éléments qui avaient traits à son rite et à ses pratiques, développés au cours du millénaire de séparation : sa paramentique, ses chants, ses prières, sa martyrologie, son monachisme etc. Il satisfaisait les fidèles et la base du clergé (prêtres et moines), c'était le principal. Il faut savoir que les orthodoxes thorvalois étaient très différents de leurs coreligionnaires slaves ou grecs. Ils étaient de mentalité occidentale, le latin ne les rebutait pas, croyaient en l'Immaculé Conception, avaient adopté le calendrier grégorien en 2023, n'exacerbaient pas les différences dogmatiques, parmi d'autres choses.

Le Pape Zosime II se trouvait au Thorval depuis le 1er avril pour un voyage qui durera deux mois. Il venait pour bénir le début de règne du nouveau primat catholique mais aussi pour participer aux célébrations de la semaine sainte, jusqu'au dimanche de Pâques (13 avril 2031) ! Les prélats orthodoxes profitèrent de l'occasion pour se rendre à Adursted, rencontrer le Pape Zosime II et présenter la volonté d'unité des orthodoxes thorvalois. A cet effet, un conciliabule s'est tenu ce matin du 2 avril entre les envoyés orthodoxes, le Pape et ses suivants au sein du couvent des ermites de St Augustin, attenant à la Cathédrale gothique Sankt Johannes. On présenta au Saint Père le droit canonique autonome, on discuta des enjeux et chacun pu faire part de ses doléances. A la fin, Zosime II et le primat-évêque orthodoxe Mgr Karlsen échangèrent le baiser de la paix.

La suite aura lieu lors d'une séance extraordinaire du Synode des évêque (catholique), en présence des évêques orthodoxes, où le pape et sa suite de docteurs de l'Église entendront les opinions des différents clercs sur l'unité et la fin du schisme. Au terme des échanges, Zosime II prendra sa décision, pour acter oui ou non le retour des orthodoxes thorvalois dans le giron de la Papauté.[/justify]

Posté : mar. oct. 04, 2016 2:00 pm
par Zaldora
Les confréries de pénitents le Vendredi Saint.
(11 avril 2031)


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/40/1475579669-penitents01.png[/img]
Procession de pénitents à Sankt Moritz,
soir du 11 avril 2031.
[/center]

[justify]Depuis huit siècles sans discontinuer, y compris lors des interdictions post-grande guerre, les confréries de pénitents commémorent la Semaine Sainte, en particulier le Vendredi Saint. La célébration donne lieu à deux processions publiques : la première se déroule le jour, en souvenir du Chemin de Croix, où les participants portent de lourdes croix le long des quatorze stations traditionnellement admises par l'Église. La seconde se tient le soir et commémore la mise au Tombeau du Christ : au terme de l'office solennel du Vendredi Saint (Passion), les pénitents prennent le Christ en croix munit de tout les attributs de la passion et le portent lentement en procession, à bras d'hommes, à travers l'ensemble de la localité plongée dans la pénombre. Le défilé se fait aux flambeaux et voit deux longues rangées de pénitents porter des torches de cire. Le cortège arrive à destination en revenant au sein de l'église pour une représentation symbolique de la mise au tombeau. La notion de procession est l'une des expressions typiques de la Foi catholique au Thorval. Il y en a toute l'année.

Au Thorval, les premières confréries de pénitents virent le jour au XIIIe siècle. Aujourd'hui, on estime que 4,9 millions de thorvalois catholiques font partie de ces confréries, chacun issu de milieux très divers, partant du paysan à l'artisan, passant par le notable (notaire, avocat, médecin, professeur...) jusqu'à la haute noblesse et à la famille royale. Les membres participent toute l'année à des manifestations religieuses et s'adonnent à la charité. Les accoutrements ne sont pas un « folklore », mais bénéficient de motivations précises et sérieuses : la robe de bure sert à couvrir les différences sociales entre les confrères, la cagoule manifeste un désir d'anonymat et d'humilité individuelle (ne pas tirer gloire personnelle de ses activités charitables) et la corde en guise de ceinture sert à rappeler l'obéissance dû aux commandements de Dieu, aux exigences de la foi chrétienne, à l'autorité du prieur et à celle des statuts de la confrérie. Dédiées à l'origine uniquement aux mâles, on autorisa, après la grande peste, la gente féminine à former des confréries féminines ou à rejoindre les masculines qui devinrent mixtes. A la différence des hommes, les femmes doivent porter la mantille en dessous de leur cagoule.

Une confrérie de pénitents est associée à une ville, un village ou à une profession ; est indépendante des autres et évolue en dehors de tout système fédéré. Elle profite de nombreux dons et possède sa propre chapelle. Chacune s'adonne, dans la discrétion, à une action sociale (enterrement, soin des malades, accueil des pèlerins, orphelinat), sans que cette dernière n'ait de rapport avec la couleur portée. Les habits peuvent être blancs, noirs, verts, gris, rouges...

Exemples de confréries de pénitents (Thorval) : Confrérie du Saint Sépulcre, Confrérie du Très Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, Confrérie de Sainte Ingrid, Confrérie de Saint Thøger, etc.[/justify]

Posté : mar. oct. 11, 2016 11:44 am
par Zaldora
Votations populaires.
(2 mai 2031)

Les votations populaires peuvent toucher une affaire locale ou provinciale. On vote à main levée depuis le logis seigneurial, la maison communale ou bien encore le parvis de l'église paroissiale / de la cathédrale. Le suffrage est réglé, selon les traditions du lieu, par famille ou par personne (en général, les enfants participent aussi). Tous le monde a droit de proposer.

Votations provinciales du 2 mai 2031 dans le Comté de Regstål.

Loi provinciale visant la hausse de la taxe sur le papier timbré. L'approuvez-vous ou non ?

Pour : 3 personnes
Contre : 52 731 personnes
Abstention : 1409 personnes
Absence(s) : 602 personnes

Le comté de Regstål ne connaitra pas de majoration du papier timbré.

Votations citadines du 2 mai 2031 à Vidrek.

Proposition portant sur la destruction de l'enceinte de la ville, afin de permettre son développement. Êtes vous favorable ou opposé ?

Pour : 300 familles
Contre : 889 familles
Abstention : 381 familles
Absence(s) : 1 famille

Les vieux murs de Vidrek resteront intactes.

Votations villageoises du 2 mai 2031 à Birkelse.

Proposition d'interdire la chasse dans le bois communal. Êtes vous favorable ou opposé ?

Pour : 1 personne
Contre : 300 personnes
Abstention : 0 personne
Absence(s) : 11 personnes

Les chasseurs ne disparaitront pas à Birkelse.

Proposition d'abandon des semences de seigle paysannes au profit du triticale sur les biens communaux. Êtes vous favorable ou opposé ?

Pour : 1 personne
Contre : 300 personnes
Abstention : 0 personne
Absence(s) : 11 personnes

Les paysans ne perdront pas leur indépendance à Birkelse.

Proposition visant à augmenter le revenu de la sage femme de mille sept cent couronnes supplémentaires. Approuvez-vous ?

Pour : 190
Contre : 75 personnes
Abstention : 36 personnes
Absence(s) : 11 personnes

La sage-femme de Birkelse sera mieux payé à Birkelse.

Votations citadines du 2 mai 2031 à Narvik.

Élection du chef du Guet urbain (police locale). Sur qui se porte votre voix ?

Mathias Oddersen : 3337 personnes
Philip Sandersen : 3331 personnes
Rothmar Styrkarsen : 3334 personnes
Abstention : 3 personnes
Absence(s) : 45 personnes

Mathias Oddersen sera la terreur des bandits pendant cinq ans, à moins d'être destitué lors des votes de confiance annuels.

Proposition de remplacement des pavés de la ville par un autre revêtement (le type fera l'objet d'un second vote tout de suite après). Approuvez-vous ?

Pour : 499 personnes
Contre : 8320 personnes
Abstention : 1186 personnes
Absence(s) : 45 personnes

Le bruit des sabots résonnera toujours sur les pavés de Narvik.

Posté : mer. oct. 12, 2016 4:07 pm
par Zaldora
[justify]Situation : de la propriété littéraire et artistique.
6 mai 2031

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/41/1476287383-1395230451.jpg[/img][/center]

Au royaume de Thorval, la protection des intérêts des auteurs n'est de nos jours pas l'affaire d'une loi écrite apportée par le législateur. Cette situation s'explique par un évènement historique majeur : la restauration royale de 1999 – après un peu moins d'un demi-siècle de république – qui coïncida avec le retour en grâce de la coutume comme source principale du droit. C'est également à partir de ce moment que les anciens usages des communautés de métier reprirent, de manière informelle jusqu'en 2020, puis formellement grâce à la réapparition officielle des corporations. Ainsi, toutes les législations relatives aux auteurs qui furent écrites durant la seconde moitié du XXe siècle disparurent au retour du roi et laissèrent place aux habitudes que les corps de métier avaient développé les siècles suivants l'invention de l'imprimerie. Voici ce que les coutumes des professions concernées (auteurs, éditeurs etc...) prévoient :

Les « droits moraux », reconnaissant à l'auteur la paternité de l’œuvre et son intégrité, sont inaliénables (au sein de toutes les coutumes) et perpétuels (pas dans chaque territoire. La coutume notamment dans l'Hårland, le Lindesbjerg, le Stenløse ou le Mølleåen les limitent à la vie de l'auteur).

Les « droits patrimoniaux », conférant à l'auteur le droit discrétionnaire d’autoriser ou d'interdire toute utilisation ou exploitation de ses œuvres, sont limités dans le temps. Encore une fois, tout dépend de la province, voir de la localité ou d'un ensemble de localités ! Les variations sont légions mais néanmoins classables dans une fourchette comprise entre sept et vingt-cinq ans, avant de tomber dans le domaine public. A l'internationale, les droits patrimoniaux s'étendent, en général, à vie et persistent ensuite de cinquante à soixante dix ans au profit des ayants droits. Des durées si longues sont inenvisageables pour les corps de métier thorvalois car non content de limiter l'accès à la culture, elles permettent aux auteurs à succès d'être des rentiers, et donc de moins contribuer au développement culturel, et à leurs maisons d'édition, par exemple, de s'enrichir au détriment des autres membres du corps professionnel. La situation recherchée est un tissu dense d'acteurs économiques à taille plus ou moins équivalente, et non pas un seul dominant qui écrase les autres.

La propriété littéraire et artistique s'applique aux œuvres et éléments d’architectures, aux sculptures, aux peintures et aux dessins, aux œuvres littéraires, aux œuvres musicales, aux œuvres dramatiques, à la photographie, aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles, et aux œuvres radiophoniques. Pour les œuvres multimédia, il n'y a rien de prévu, c'est le vide complet.


A venir, plusieurs autres messages visant à décrire les situations sur un thème donné.[/justify]

Posté : sam. oct. 15, 2016 3:41 pm
par Zaldora
[justify]A l’hôpital...
15 mai 2031

Après son réveil, les soignants installèrent le prince consort dans une chambre individuelle. C'était un privilège quand l'écrasante majorité des lits (96%) se situait au sein de plusieurs grandes salles communes. On avait bandé une large partie de son tronc, du thorax à l'abdomen, et son bras droit était immobilisé, coude au corps, par une écharpe. La reine, les princes et les princesses étaient retournés au château ce matin, après quelques jours passés à son chevet. Erik se redressa en serrant les dents et arracha sa perfusion.

[center]---[/center]

Le docteur Andreasen lisait un document quant la sœur Maria accourut, essoufflé comme jamais.
« Docteur ! C'est Son Altesse, il s'est levé et... s'en va ! Expliqua la religieuse.
- Ventrebleu. Appelez le grand. »

Le praticien trouva rapidement le prince Erik, vêtu de ses atours, cape sur les épaules, se dirigeant d'un pas décidé vers la sortie.

« Altesse, où allez vous d'un si bon pas ? Interpella Andreasen.
- Chez moi, le chirugien. Je vais bien. Merci pour vos services, vous serez récompensé. Répondit Erik reconnaissant.
- C'est-à-dire, Altesse, vous ne pouvez déjà partir. A quelques centimètres près, vous seriez présentement auprès de Dieu. Rappela le savant.
- Cela aurait été une belle façon de quitter ce monde. Une mort honorable. Pouvez-vous faire venir un fiacre, je pars pour Tolne.
- Non mon prince, vous ne partirez pas avant au moins sept jours. Il vous faut cicatriser et débuter la rééducation, sinon votre épaule se rigidifiera. Expliqua le docteur.
- Qu'est devenu l'assassin ? Je voudrais lui parler.
- Il est mort, Altesse, on nous l’amena complètement démolit. L'Église célébra des messes pour le Salut de son Âme, avant qu'on ne l'enterre à la fosse commune.
- Bien. Je vous dis Adieu. »

Mais en se tournant, Erik se retrouva devant Jesper de Søerland, un des capitaines de la Garde, fils puiné du Comte de Søerland. Deux armoires normandes se faisaient face.

« Søerland, salua le prince, vous tombez bien. Je m’apprêtais à sortir.
- Toutes mes excuses Altesse, mais j'ai d'autres ordres. Notamment d'obéir au docteur, ici.
- Alors je vous donne un contre-ordre : prenons un fiacre jusqu'à Tolne. Nous reprendrons l'entrainement dans une quinzaine de jours, à l'endroit où nous l'avons laissé.
- Je vous affronterais avec grand honneur, Altesse. Néanmoins, il n'y a pas de contre-ordre possible à l'égard de Sa Majesté.
- Je vois. Soupira Erik. »[/justify]

Posté : mar. oct. 18, 2016 7:16 pm
par Zaldora
[justify]Souper privé avec le Pontifex maximus.
10 mai 2031 (antidaté)

Cette soirée, le pape fut convié à un dîner privé en compagnie de Sa Majesté au château. La longue table en chêne massif avait été couverte d'une [url=http://grandegoule.canalblog.com/archives/2012/04/23/24085024.html]nappe blanche brodée de motifs de fleurs[/url], bougies et couverts apprêtés de telle manière à ce que les deux participants soient face à face. On avait aussi fait l'entretien des tapisseries murales, ici religieuses, pour qu'elles rendent leur plus bel éclat devant le Pontifex maximus. Tout fut prêt jusqu'au moindre détail : cela était inhabituel en mai, mais un feu crépitait doucement dans le grand âtre de la pièce, en raison du rhume persistant dont le Très Saint Père semblait souffrir. Les salutations furent chaleureuses et révérendes, montrant que même si le Thorval pu être turbulent à l'égard du Saint-Siège depuis le Concile des Valeurs, la fidélité à l'Église et la piété filiale envers le successeur de Saint Pierre demeuraient intactes. En l'honneur de sa qualité d’hôtesse, Zosime II laissa la reine dire le bénédicité, et c'est après que les servants s'activèrent. On dégusta d'abord une chaude « soupe au chou frisé et au navet » pour ensuite se laisser aller aux saveurs de « filets de chevreuil marinés Grand Chasseur » avec lesquels furent présentés des tranches de Faarost au lait de brebis, et d'enfin terminer avec une part de « Gâteau Tolnais aux myrtilles. » Les mets et les ingrédients provenaient en majorité du Domaine royal ou de Thorval (jusqu'à l'huile d'olive produit sur Vor Frue), exception fait de certains tels que le vin rouge corsé ou le poivre, nécessaires à la marinade. Les discussions allèrent bon train :

« Votre pèlerinage est un immense privilège pour notre royaume et nous sommes particulièrement honorée de vous avoir en notre logis. Voici plus de trente jours que vous traversez nos terres et celles de nos vassaux. Nos sujets furent-ils de bons hôtes ? Comment Votre Sainteté a-t-elle interprété les accueils ? Êtes-vous à votre aise ici ? Demanda la reine avec une pointe d’appréhension.
- Vous êtes d'une gentillesse exemplaire, entama Zosime, j'ai eu l'entière hospitalité de vos gens, et je n'ai manqué de rien, rassurez-vous, mon enfant. Ce qui m'accable, de peu, est un rhume qui persiste, mais quant à cela, ne vous en inquiétez pas. Vos contrées changent de celles de mon Maok natal mais sont néanmoins enchanteresses. J'ai beaucoup aimé les prés verdoyants, les profondes forêts parcourut par de fraiches rivières, les villages pittoresques, leurs champs et leurs jardins vivriers particulièrement soignés. La route des pommiers également. Par dessus tout, néanmoins, c'est la magnificence des églises qui m'impressionna. Elles sont le témoignage que le sens du beau est toujours vivant chez vous. Hélas, dans certaines parties du monde, cela se perd. Regretta-il.
Si vous me permettez de poursuivre, repris le souverain pontife, vos régions, vos provinces pour être exact, se distinguent notablement par leurs dialectes et sous-dialectes, j'y ai vu un attachement villageois très élevé, des fils et des filles fiers de leurs identité, refusant de se fondre dans un moule national et, encore moins, international. Une fibre locale très poussée qui rejaillit par ailleurs sur les prêtres dont l'opinion, que je respecte, est que l'Église catholique de Thorval doit profiter d'une autonomie à l'égard d'Urba.

[...]

- Apparemment, dit le pontifex maximus, l'implication des inquisiteurs pontificaux en perturbent plus d'un ici. J'ai même eu vent de ce sordide événement où la prévôté aurait été victime d'un assaut de la part de magistrats Adurstedois.
- Oui, admit Annabelle, des magistrats laïcs et royaux occupèrent, pendant plusieurs jours, la Prévôté Inquisitoriale pour empêcher la reprise de ses activités. Ils réclamèrent que les inquisiteurs soient placés sous la férule de juges royaux, chose que nous n'avons pas ordonné. Nous regrettons cette affaire, qui est l'acte d'une minorité de fieffés imbus d'eux-mêmes, et vous présentons nos sincères excuses. Le comportement de ces gens, des notables, ils doivent donner l'exemple, fut indigne. Nous les avons exclut de leurs offices et exilé à Valborg, loin d'ici. Ils n'ont pas le droit de remettre les pieds dans la capitale, ni dans le pays Adurstedois, sous peine d'être immédiatement engeôlés.
- J'accepte vos excuses, Majesté, en sachant bien que ces derniers agirent seuls. Mon enfant, je suis intrigué et aimerais mieux connaître votre avis personnel sur l'Inquisition ?
- Et bien nous n'avons pas de griefs de fond sur l'Inquisition et n'en aurons guère si elle se montre juste dans ses arrêtés. Nous apprécions la coopération et le respect des inquisiteurs, en dépit du manque réel d'hospitalité et de bienveillance de la société civile à leurs égard.
- Merci de votre honnêteté, Majesté. Bien que je désapprouves la réaction des juges, j'admets que, vu la façon dont mon prédécesseur, d'heureuse mémoire, l'organisa, l’Inquisition peut effectivement donner l'air d'être invasive. Les inquisiteurs doivent être des enquêteurs extraordinaires déployés lors de circonstances l'exigeant. Le titre d'inquisiteur est lui-même une charge d'exception. Ainsi, mon enfant, je vous annonce que la prévôté pliera bagages et s'en ira avec moi au début du mois de juin. D'autres devoirs interpellent ces éléments d'investigation. En une terre où l'hérésie est encore contrôlée, comme le Thorval, l'implication d'une Inquisition n'est pas nécessaire. A la place, je suggère la fondation de licteurs diocésains pour ce qui est de la sécurité personnelle des clercs, une «garde» qui recrutera parmi les gens exemplaires du pays, qui n'aura rien de plus qu'une fonction de gardien, protecteur et aura les privilèges que la Couronne lui concédera.
- Ce ne devrait pas être un problème. Dit la souveraine buvant une goutte de cidre doux.

[...]

- Parlez ma fille. A propos de Mgr. le Primat, qui a-t-il ?
- C'est à dire, hésita la reine, Mgr. Smedensen à des revendications politiques et nous craignons que cela ne mette à mal l'Alliance entre le Trône et l'Autel. Nous craignons de devoir, à un moment ou un autre, et à notre grand regret, rappelé au Primat ses devoirs d'homme de Dieu et la doctrine traditionnelle de l'Église quant à la distinction nécessaire entre la Glaive et le Crosse, qui ne vaut pas séparation ! Grand Dieu, non ! En tant que reine de Thorval, nous sommes attachée et soumise à la Foi, à la Morale, à la Tradition et aux lois de l'Église. Nous écoutons de bonne grâce ses enseignements, ses avis et ses conseils, nous les réclamons mêmes ! Néanmoins, quant à la pratique du pouvoir et aux domaines purement temporels, la Couronne et l'Église doivent faire la part des choses. Cela fonctionne dans les deux sens, il est normal, à l'inverse, que nous n'ayons pas de pouvoir sur la nomination des évêques, la fixation de la doctrine, des dogmes, de la pastorale et de la discipline. Très Saint Père, seriez-vous prêt à nous soutenir si, Dieu nous en préserve, le Primat venait à prendre en charge notre rôle ?
- Ma fille, bien que je sois d'accord avec vous pour ne pas approuver la théocratie, je suis au regret, hélas, de vous annoncer ne pas être en mesure intervenir en votre faveur, si la Crosse supplantait le Glaive par l'intrigue des théocrates. Ni n'intercèderais pour quiconque. Les forces qui œuvrent à Urba ne partagent pas mon opinion et il m'est très difficile de m'élever contre elles. »

Tout au long de la soirée, le pape toussa, éternua et se moucha régulièrement. Inquiète de l'état du Très Saint Père, Annabelle lui suggéra de se laisser ausculter par son médecin personnel, le docteur Victor Amus Holmskjold, d'excellente renommée. Avant de le laisser partir, la reine supplia le pape de venir bénir son fils ainé, ainsi que ses nombreux autres fils et filles... Le lendemain matin, Zosime entendit le diagnostic : son coup de froid avait ouvert la voie à une sinusite aiguë d'origine virale, contre laquelle le praticien prescrivit de l’eucalyptus sous forme d'infusion et du jus de radis noir, trouvables chez tout bon apothicaire ou herboriste, à prendre pendant six jours. Il lui conseilla également de boire beaucoup d'eau et de prendre du repos.


NB. Rédigé en coopération avec le modo pontife.
Les noms de plats entre guillemets furent traduit en français.[/justify]