Page 32 sur 105
Posté : mar. nov. 28, 2017 2:43 pm
par Arios
24 septembre 2034
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]
Dématérialisation : 23% des personnes âgées oublieraient "très souvent" leur code
[img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/21/170921023535341652.png[/img]
La TestoPag est la principale carte utilisée dans la Ligue
Depuis la mise en place de la monnaie 100% électronique (la disparition des espèces) avant l'été, le contrôle de l'État sur l'économie s'est amélioré et la fraude a considérablement été réduite. Pour autant, cette transition - qui devait être brutale pour être efficace - n'est pas complètement terminée, en terme d'ancrage dans les mœurs, au point que certaines catégories de la population se trouveraient particulièrement démunies et pénalisées.
1- Les personnes âgées,
une catégorie de personnes n'ayant pas l'habitude, en proportions, d'utiliser ce moyen de paiement et ayant dû s'y faire du jour au lendemain. Selon une récente étude, elles seraient 23% à oublier régulièrement leur code, et plus de 40% à l'oublier occasionnellement. Ce qui cause des queues en salle d'attente, dans les agences bancaires et les services administratifs...
2- Les touristes,
malgré les nombreux appels publics du Ministère de l'Information et les guides distribués systématiquement dans les agences de voyage à l'étranger, beaucoup de touristes et particulièrement des frontaliers habitués à transiter par la Ligue oublient tout simplement de se prémunir de liquide ou de faire charger une carte compatible avant d'entrer dans le pays. Malgré les distributions et locations de cartes de paiement compatibles avec la plupart des terminaux commerciaux du pays, il arrive souvent qu'arrivé à la caisse d'un magasin, un touriste sorte un billet étranger, tantôt en Lires montalvéennes, dans l'espoir de payer... au point qu'illégalement, certains commerçants acceptent encore la monnaie papier. Les touristes, eux, ont le droit d'utiliser des devises étrangères, dans la limite d'un certain plafond néanmoins.
3- Les SDFs,
ils sont un certain nombre à ne pas avoir reçu de carte ni réussi à venir à bout des démarches administratives pour l'ouverture d'un compte bancaire. Sans domicile renseigné, sans adresse de résidence, les clochards sont souvent dans l'incapacité d'obtenir ces moyens de paiements, et réduits à utiliser des devises étrangères pour leurs achats. De plus en plus souvents, ils s'affilient à un centre d'accueil afin de pouvoir effectuer leurs démarches. La dématérialisation monétaire aura eu le mérite supplémentaire de permettre un meilleur suivi des gens dans le besoin.
Posté : mar. nov. 28, 2017 4:57 pm
par Arios
[center][img]https://img15.hostingpics.net/pics/120193Sanstitre2.png[/img]
60ct ---------- 24/09/2034[/center]
La liberté d'expression en recul ?
L'Université du Darylée, sur les hauteurs de Miliameni, s'apprête à publier son rapport annuel sur l'état des libertés dans la Ligue. L'université de Philosophie prépare une communication particulière autour de la publication de cette année, alors qu'à la fin du printemps dernier le changement à la tête de la Présidence générale s'est déroulé dans un climat insurrectionnel ayant poussé le Gouvernement central et le Conseil de la Ligue à agir durement. Au nom de la défense de la Constitution de 1953, le pouvoir central appuyé sur le Servizio degli Figli della Lupa, vieille permanence de l'ère fasciste, a condamné à mort sans procès les députés qui, des deux côtés de la Mer, avaient apporté leur suffrage à des prises unilatérales d'autonomie.
Une condamnation à mort très spectaculaire, loin d'une comedia dell'arte pour enfants, puisque pendant plus d'une vingtaine de jours les corps des députés-félons, comme ils ont été appelés jusque dans la presse, ont été exposés aux cordes qui avaient servi à les pendre, et ce jusqu'à ce que la gravité invite les autorités sanitaires à faire retirer les effigies. Et l'on s'interroge sur la baisse de la fréquentation touristique des capitales arovaque et aliléenne.
Mais peut-on encore parler de capitales ? fussent-elles régionales, le mot prête à la confusion, six mois après cette reprise en main virile des "provinces rebelles", dans lesquelles des élites politiques locales ont cru bon de se réfugier pour échapper aux règlements émis par l'autorité centrale. C'est aussi ce qu'interroge le rapport du Darylée, qui estime que la liberté d'expression a nettement reculé dans le pays par rapport à 2033, et il l'argumente autour de divers axes centraux de réflexion, ou "taboo" qu'il ne fait pas bon transgresser de nos jours dans la Ligue.
D'abord, la dématérialisation de la monnaie a été imposée à tout le pays en dépit des opinions provinciales. On se rappelle que Girardo Mascarpone, le président arovaque déchu, aurait quitté le pouvoir et fait nommer Addolorata Pozzi comme successeur justement parce-qu'il pensait que l'ex-candidate autonomiste défendrait l'Arovaquie contre ces projets de centralisation monétaire extrême. Pourtant, l'actuelle présidente s'est accommodée de la mesure, et contenté d'accepter le poste de la part du fuyard tout en rassurant l'exécutif central et s'y soumettant. Les Montalvéens eux-mêmes, au départ majoritairement hostiles à la fin de l'argent papier, se sont résignés et sont désormais plus de 60% à refuser un retour au système fiduciaire papier.
Aussi peut-on citer la politique sociale, qui si elle n'est pas remise en cause jusqu'à présent malgré les menaces de banqueroute du fait de la fonte des recettes touristiques, a été un pivot de l'action courte du Général Boterlo. Accompagné d'un gouvernement déjà présent sous Giuseppe Veraldini, il a maintenu le régime redistributif cher à des personnalités comme Maometto Buazizi ; un régime généreux envers les chômeurs, les retraités, et maintenant les enfants de réfugiés, mais un régime qui menace la survie même de la Ligue comme état indépendant financièrement. Pourtant, là aussi, l'opinion publique tend à se résoudre à ce mode de gouvernance économique, puisque seul 1 Montalvéen sur 6 juge la politique sociale trop généreuse.
Enfin, citons la répression contre le crime, qui s'est considérablement affirmée durant la présidence Boterlo, et qui là encore soulève peu de protestations en dehors du milieu du droit. Avec la création de la Brigata Nazionale della Sicurezza del Lavoro, soient 60 000 postes en ajout à la Répression des fraudes entre l'été et la fin de l'année, les entreprises de tout le pays ont soudain connu leurs premiers contrôles, et les plus frauduleuses y ont parfois perdu des plumes alors que les hommes de la BNSL n'hésitent pas à user, comme leur règlement les y autorise, du pouvoir de réquisition de certains matériaux, ou de destruction si impossibilité de transport, lorsque les entreprises ne sont pas en règle. Un "risque à assumer" pour plus de 56% des Montalvéens, interrogés sur le sujet de la fraude et de l'action du gouvernement.
En somme, le Darylée se demande si la liberté d'expression est véritablement en recul, ou si les Montalvéens sont sincères dans leurs changements d'opinion. Au pays de la propriété privée, du moindre-impôt et du soleil, on tolèrerait de plus en plus que les fonctionnaires fassent de l'ombre sur les petites affaires de tout un chacun. Bien ou mal, à chacun de juger.
Posté : mer. nov. 29, 2017 3:02 pm
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/06/19/170619052033210853.png[/img]
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 27/09/2034
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]
HYPTATIE : 100 associations montalvéennes tirent la sonnette d'alarme
[center][img]https://lh5.googleusercontent.com/proxy/Z57bRHMzWrIdT7PrjPq04V1YN2yn5k7Ke7mIXyl3IvoUss1LUUeaSBqDCPI0TueHcfHZIv4h2TZIW7pezr98MehgYog5_kitGRu2SRPZ1MDez0j-Zg=w1200-h630-p-k-no-nu[/img]
L'Hyptatie est un des berceaux de la civilisation occidentale[/center]
Une centaine d'associations montalvéennes a saisi le Ministère de l'Information, faisant le plus souvent remonter les craintes d'archéologues et travailleurs de la culture en Hyptatie mais aussi dans le sud de l'Aminavie, quant aux risques que fait courir le retournement d'alliance entre Lucifériens et Aminaviens. Alors que le pays musulman vient de renoncer à son alliance de voisinage afin de mieux sortir de la guerre contre l'UPO, l'Empire luciférien reste discret sur ses intentions et pourrait tenter de faire payer très cher aux nationalistes nord-algarbiens d'avoir abandonné si vite le combat contre l'impérialisme du Commonwealth.
Si une guerre venait à éclater entre l'ELA et l'Aminavie, le principal terrain de jeu de ces deux puissances super-militarisées consisterait en la campagne hyptate et sa dizaine de villes jugées d'un intérêt supérieur pour l'Humanité, par le collectif associatif SalveIttatia. Bien que doté de véritables institutions en propre, l'Hyptatie et sa capitale économique Bastipoli sont tenues par un lien féodal en renforcement à l'égard des institutions lucifériennes de l'ELA. Le monarque hyptate, Néfertiya IV, peine à soutenir l'indépendance d'une économie d'à peine 8 milliards de $, rongée par une monnaie unique qui creuse les différences de richesses inter-communautaires. Impuissant face au phénomène de l'immigration noire, qui submerge des quartiers entiers des principales villes, Néfertiya IV assume une gouvernance qui ressemble à une fin de règne - bientôt, l'ELA pourrait décider d'intégrer plus avant et définitivement ses provinces dans le mesclun centraliste et cosmopolite de son administration.
Là où l'un des principaux fleuves se jetant dans la Mer d'Algarbe forme le commencement de son Delta, à Hetips, capitale politique et symbolique de la province, on compterait selon les professionnels du secteur culturel "davantage de biens d'un intérêt culturel antique supérieur que dans n'importe-quel pays du Bassin céruléen et bien sûr de la Mer d'Algarbe". Or Hetips ne se trouve qu'à quelques 150 km du régime militaire aminavien, et les revendications pan-nord-algarbiennes et bien sûr arabo-centrées continuent de faire recette dans un pays où il faut justifier son million de militaires en dépit d'un niveau de vie qui progresse peu.
Quel avenir pour le patrimoine hyptate, pris en étau entre le prosélytisme sataniste et l'aventurisme militaire arabe ? "Cette question n'appartient pas qu'aux Hyptates, mais appartient à toute la Cérulée et plus largement à toute l'Humanité. L'Hyptatie doit sa fondation aux Phéniciens et aux Hellènes, les mêmes peuples qui fondèrent tant de pays dont le nôtre ; et nous connaissons encore trop peu de leur réalité pour laisser tant de trésor s'abîmer dans les boues goudronneuses d'un Delta à feu et à sang. Si la paix ne peut pas être sauvée là-bas dans les années à venir, alors la collaboration internationale pour sauver le trésor hyptate doit s'engager dès maintenant." pense Bruno Layubi, Conservateur du Musée hyptatologique de Lébira, cosignataire de l'appel de SalveIttatia.
Posté : ven. déc. 01, 2017 6:12 pm
par Arios
4 octobre 2034
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]
Le Président va -beaucoup- trop loin
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/01/171201063041612349.png[/img]
Mazzola veut instaurer un "Pizza day" hebdomadaire...[/center]
Après avoir inondé ses followers de photographies de sa personne en plein exercice de parapente durant une semaine de "vacances" à haute valeur de communication, Mazzola n'a pas attendu de quitter l'Arovaquie pour communiquer abondamment sur ce qui semble une nouvelle idée géniale du gouvernement, pour soutenir la restauration. Par une vidéo de 17 secondes postée sur son compte Zibbibo, le jeune Président a invité "tous les Montalvéens" à aller manger à la pizzeria une fois par semaine, et en famille de surcroit. Dans la prise de vue maladroite, on constate dans le miroir que le jeune chef d'État est bien seul à table, si l'on excepte le stagiaire qui filme, et l'on a du mal à s'expliquer la joie apparente du quadragénaire qui déguste sa pizza seul dans un restaurant vide.
Manque de présidentialité, idées com' trop drôles pour ne pas rendre mal à l'aise, sourire surfait ; c'est un sentiment de sur-réalité que renvoie la Présidence, qui subit un changement de style radical entre Boterlo et Mazzola, trop extrême pour ne pas faire douter. Toute personne raisonnable saisit bien les efforts de circonstances d'un exécutif tentant de rattraper une année plombée par le conflit international dans lequel la Ligue, qui croyait s'être dotée d'un homme fort qui conforterait son alliance commerciale avec l'UPO, avait mis à sa tête sans le savoir le futur dirigeant d'un monde en guerre et attaqué par des partenaires historiques de Cartagina.
Alors Mazzola, peut-être sans avoir été fait pour ça, est parachuté en première ligne, pour rattraper une communication, regagner la sympathie des couches touristiques étrangères et les petits consommateurs qui nourrissent l'État. Alors que certaines villes ont connu des exercices confinant à la panique générale, alors que des branches entières de fonctionnaires connaissent des retards de paiement de quelques jours à plus d'une semaine, alors que les groupes criminels se radicalisent faute d'avoir autant de liberté qu'auparavant et terrorisent d'autant plus leurs victimes, les rumeurs courent ça et là sur les préférences de la capitale dans le conflit qui ne veut pas cesser.
Ce n'est pas forcément avec un effort de communication trop appuyé et sentant la fausse bonhommie que les consommateurs retrouveront la confiance nécessaire à la circulation des capitaux qui fait tourner la machine montalvéenne. Nous fêterons bientôt le premier anniversaire d'une crise des liquidités qu'il a fallu du temps à l'État pour admettre, et dans cette période de transition historique vers l'argent immatériel les instances gouvernementales et bancaires se seraient bien passé d'un tel contexte, d'une telle crise de confiance. Peut-être faudrait-il aller manger une pizza pour se changer les idées ?
Posté : dim. déc. 03, 2017 6:04 pm
par Arios
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
8/10/2034[/center]
Au moment de l'explosion, Mazzola tournait un clip de soutien au Traité de Duzzo
[img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/03/171203062700205218.png[/img]
Le Président et son épouse à Siracuzzia...
Raimondo Mazzola n'a pas peur d'utiliser l'image glamour de sa femme, jeune et jolie, qui plus est enceinte, pour servir les intérêts de sa communication. Si cette dernière juge cela tout naturel, la soirée du 6 octobre pourrait la faire se raviser. Le couple, qui a bénéficié d'un bon repas intime (si l'on excepte quelques prises de vue) dans une des brasseries les plus vieilles de la République Sérénissime, s'est promené le long des principaux canaux (dont certains étaient privatisés pour l'occasion) avant de se mettre au service de l'équipe de journalistes web qui, contre des vacances de quelques heures, a accepté de réaliser un clip présidentiel dont le thème devait porter sur le Traité de Duzzo.
Dans l'extrait qu'il nous a été donné de visionner et qu'il ne sera probablement jamais terminé, vu que le Président et sa femme sont rentrés en urgence à Cartagina afin que M. gère les affaires courantes suite à l'explosion du Big Georges, dans les îles Lorthon, le couple ne tarit pas d'éloge pour le traité commercial que Siracuzzia a décidé de maintenir, quand d'autres ont été suspendus voire annulés par d'ex-partenaires. Même Madame s'adonne à l'éloge envers les "commerçants, politiciens, grands hommes de la Sérénissime, à l'esprit clairvoyant pour l'amélioration de la vie de tous les jours".
Le marché commun siracuzzien, inauguré le 1er janvier 2033, a ouvert une période de libre-échange entre les deux pays, profitant aux meilleurs secteurs des deux économies respectives. Mais la Ligue, qui s'inscrit au nombre des défenseurs militaires de la Cité-État, est actuellement mise devant la triste réalité de son dépassement militaire total dans le conflit dit "des containers". Par ailleurs, la Sérénissime craint que le gigantesque marché offert par l'UPO à Cartagina et acceptant de recevoir sa monnaie électronique ne mette en péril la politique de non-augmentation de la masse monétaire à laquelle se soumettent les Provinces-Unies, et qui garantit la lutte contre l'inflation à l'échelle régionale.
Posté : mar. déc. 05, 2017 11:52 am
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
15 d'Ottobre 2034[/center]
[center]Une prime de Noël pour les femmes au foyer[/center]
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/171205121634449611.png[/img]
Les femmes au foyer représentent 2,163 millions de personnes[/center]
Le Président Raimondo Mazzola a tenu à prendre la parole en personne ce matin lors d'une très courte conférence de presse au Palazzo del Governo pour annoncer le versement exceptionnel d'une prime de Noël à destination des deux millions de femmes au foyer montalvéennes, qui ne travaillent pas et ne sont pas en âge de toucher de retraite.
Chacune de ces femmes, sans conditions de ressources ou de famille, touchera 264 Lires, à destination de la préparation des fêtes de fin d'année et le plus souvent de l'octroi de cadeaux pour les potentiels enfants à charge. Un moyen de donner un coup de pouce aux familles autant qu'aux femmes isolées, alors que de plus en plus de foyers se reportent sur les retraites des anciens pour financer le Noël des enfants dans un contexte inflationniste non négligeable.
La mesure, qui devrait coûter autour d'un demi milliard à l'État, inquiète les spécialistes des comptes publics à l'heure où Cartagina s'est engagée à ne pas faire appel à la création monétaire, afin de respecter ses engagements vis-à-vis de ses créanciers. Elle intervient également quelques semaines après la peu médiatisée prise de position législative de la Ligue de Montalvo, quant à l'accueil inconditionnel des mineurs menacés par la Guerre des Containers et son financement par la puissance publique.
C'était au prix de coupes dans les dotations aux municipalités (0$ de dotations pour l'environnement en 2034) et dans les grands programme de défense industrielle (moins 300 millions pour l'établissement d'une cyberprotection efficace du pays) que l'État avait déjà dû garantir le maintien de ses politiques sociales au printemps dernier, et ce avant même un bouleversement politique et régional mettant en péril les recettes du tourisme et de la consommation dans le pays.
La prime de Noël devrait permettre, selon les économistes qui la soutiennent, de maintenir la consommation à destination de l'agro-alimentaire pour les fêtes, et la filière des jouets étrangers ou nationaux sur le territoire, cette dernière heurtée par l'inflation des dernières années.
Posté : mar. déc. 05, 2017 12:05 pm
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
15 d'Ottobre 2034[/center]
[center]"Diamanti del Ciello" : 1 milliard se volatilise[/center]
Au début de l'année, le Gouvernement annonçait discrètement dans son rapport comptable qu'un programme de sécurité générale intitulé "Diamanti del Ciello" recevait une somme secrète mais conséquente, et ses communicants de défendre le secret de la politique de défense nationale quand celle-ci touche à l'intérêt supérieur du pays.
Seulement voilà, selon les révélations de la Gazetta, le programme "Diamanti del Ciello" a dû prendre fin, en cause "la disparition des institutions dans le pays visé par le programme de renseignement a forcé le contre-terrorisme à mettre un terme au financement et aux opérations". Coût de la bévue : approximativement 1 milliard de $, parti en divers informateurs qui ne seront plus aujourd'hui inquiétés ni mis à l'épreuve.
Dans sa faillite, l'État en question fera au moins quelques heureux.
Il y a quelques temps, on s'interrogeait également sur le "Mécénat d'État" décrété à destination du Kaiyuan, où le Palazzo (sous Giuseppe Veraldini) avait décidé de financer, sans contre-partie, l'aménagement d'un énorme complexe portuaire, et ce à hauteur de 250 millions de $. Beaucoup d'argent, alors que le pays reste très endetté, et dont on ne connaitra jamais véritablement l'aboutissement. De quoi faire marcher la machine à complotisme sur les liens troubles entre gouvernants et réseaux étrangers, qui auront toucher cette année davantage encore qu'une prime de Noël.
Posté : mar. déc. 05, 2017 12:49 pm
par Arios
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
15/10/2034[/center]
Passée de 25 à 40 mille hommes, l'Armée de la Ligue reste en difficulté
[img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/171205010733406700.png[/img]
Si les stratèges militaires croyaient en la tendance historique naturelle d'un allègement des troupes en Alilée montalvéenne au profit des zones jugées plus dangereuses, frontière nazalienne ou frontière de l'Hagia Sofia, le refroidissement des relations avec la Ligue amarantine les a fait se manger leur chapeau. Une armée de désormais 40 000 hommes, mais avec peu de matériel, est toujours quelque peu efficace sur un front continu... mais éclatée entre trois zones frontalières longues et menaçantes, sans que l'on sache d'où viendra le plus grand danger, reste une armée qui rassure peu.
Fondée en 1953 à partir des restes coloniaux de l'Armée italique, l'Armée montalvéenne n'a pas cherché à se défasciser particulièrement, suivant le parallèle qui a été fait avec une politique elle-même fidèle aux vieux principes culturels, du moment qu'ils n'étaient pas mis en valeur et qui plus est dans les réunions avec les officiels et agents britonniques. La petite armée montalvéenne, limitée par sa taille jusqu'à très récemment, n'a pas hésité à recycler le passé honorifique durant ces 80 dernières années, sans que cela ne suffise à en faire une armée des plus respectée régionalement...
La modernisation technique, elle, a été plutôt réussie, alors que beaucoup d'armée contemporaines conserve du matériel ancien, l'Armée montalvéenne reste entièrement tournée vers le matériel dernier cri. Pourtant, c'est en terme tactique que les forces montalvéennes sont déclassés, qui plus est à l'heure de la remilitarisation de puissances devenus des géants démographiques qui réclament des troupes à leur échelle, comme l'Aminavie, ou en moindre mesure l'Amarantie interventionniste (Ashurdabad, UPO, Mauristan, ...). Ses dimensions et son nouveau déséquilibre entre hommes et matériel en font une force peu redoutable, alors que les pays alentours n'ont pas hésité à se plonger dans une guerre qui semble durer.
Posté : mar. déc. 05, 2017 1:54 pm
par Arios
15 octobre 2034
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]
Le buste de Lucio-Attilio Ravilla retrouvé à Suresisca
[center][img]https://i.pinimg.com/236x/fe/3f/57/fe3f5768c5096b33997638e7bfbb293e--paris-louvre-antonino.jpg[/img]
Photographie d'avant son vol en 1994[/center]
Alors que le quatrième bassin de mise à l'eau était vidangé sur les chantiers navals de Daro-di-Suresisca, pour une vérification décennale des parois, un étrange colis a été remarqué parmi la mer d'ordures restant dans les flaques au fond du bassin. Un des ingénieurs sur place crut reconnaître là une planque d'armes de la part de la Mafia, chose qui s'était déjà produite sur le site dans les années précédentes. Mais si le paquet était particulièrement hermétique, les Carabiniers appelés en renfort n'en sortirent pas des caissons d'armes lourdes mais bien le buste antique du Général latin Lucio-Attilio Ravilla, qui avait été dérobé du Musée de Cartagina en 1994 lors d'un casse historique qui avait précédé une refonte du site.
Dormant au fond du bassin depuis peut-être des années, le Général de marbre était protégé par plusieurs couches de tissus elles-mêmes enfermées dans des sacs plastiques sous-vide, démontrant là un grand souci de préserver la pièce. A-t'elle été trop difficile à écouler sur le marché noir du fait de sa renommée et des efforts déployés depuis quarante ans pour la retrouver ? Selon les spécialistes de la conservation, il est probable que quelqu'un l'ait déposée volontairement au fond du bassin afin qu'elle soit rapidement retrouvée, mais les Carabiniers se sont dits certains qu'elle avait été disposée là à destination de quelqu'un de bien particulier, qui n'aurait peut-être pas pu récupérer le colis dans le contexte d'augmentation de la surveillance des sites industriels, et du fait de l'étau boterlien s'étant resserré autour des réseaux criminels.
Ravilla, proche de plusieurs Empereurs du deuxième siècle, était un Général connu pour sa grande influence sur le Sénat de l'époque, suite à ses nombreuses campagnes menées en Nazalie contre les Berbères, et en Arcadie contre les tribus macédoniennes hostiles au pouvoir central. Selon son biographe Siphon, il aurait été empoisonné par son amante la princesse ibérique Guardalina, après qu'il eût fait une mauvaise plaisanterie au sujet de la mollesse de sa poitrine.
Posté : jeu. déc. 07, 2017 2:30 pm
par Arios
21 octobre 2034
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]
Le traité Amaranto-hachémanien "emmerde grave" la direction des raffineries de Suresisca
[img]https://www.usinenouvelle.com/mediatheque/1/6/3/000204361_5.jpg[/img]
Daro-di-Suresisca, raffineries
La basse vallée de la Beregina est une des [url=http://www.simpolitique.com/post321202.html#p321202]principales zones industrielles de toute la Ligue[/url], et concentre notamment l'essentiel du parc de raffineries de l'Arovaquie et des autres provinces montalvéennes. [url=http://www.simpolitique.com/post294171.html#p294171]Régulièrement en conflits sociaux[/url], les chantiers navals et plus largement la zone industrialo-portuaire composent le poumon protestataire d'un pays avançant irrémédiablement vers davantage de libéralisme, si tant est que la conjoncture mondiale le permette.
Le récent accord entre l'Amarantie et l'Hachémanie, dont les hommes engagés dans une guerre commune bien qu'éphémère se sont tellement bien entendus que les deux États ont décidé de se rapprocher après coup pour sceller dans la paix un pacte en faveur d'une prospérité qu'ils ne se paieront pas sur le Commonwealth, déroge à la loi de l'emmerdement descendant puisque c'est désormais la direction même des raffineries de Suresisca qui se dit profondément inquiète, et en colère, suite à l'ouverture douanière maximale des entités amarantines à destination de l'Hachémanie et d'un pétrole qui pourrait demain venir, déjà raffiné, du pays musulman.
Les centaines de millions et les milliards investis depuis des décennies dans le parc industriel arovaque, les politiques régionales et générales à destination d'un secteur ouvrier obligé de monter en gamme afin de ne pas être déclassé par les pays émergeant riches en matières premières (un concept quasi-inexistant dans la Ligue, en dehors de quelques traces de charbon et de lithium), pourraient se retrouver une fois de plus menacés si l'Hachémanie parvenait demain à raffiner son pétrole avant de l'exporter, si ce n'est pas déjà le cas.
Soucieuse depuis l'Alfranie, la Cilirie, et bien plus tôt encore de maintenir les pays approvisionneurs dans un rôle de pourvoyeurs de matière première afin de continuer de réaliser puis vendre le service de la transformation et de la valeur ajoutée, la politique montalvéenne se joint au concert de rancunes de la Mairie de Suresisca qui a "vivement déploré" officiellement, avant qu'une vidéo virale d'une conseillère maîtrisant mal la distance micro-bouche ne trahisse les véritables pensées du conseil, "l'ouverture gratuite de l'Amarantie" conséquence selon elle "d'une mauvaise gestion diplomatique du gouvernement montalvéen". Le conseil municipal, où siègent des membres d'importantes familles de raffineurs, est donc "grave emmerdé", nous apprend la vidéo pirate, et pourrait encourager les futures, régulières et incompressibles protestations du bassin ouvrier.
Les raffineries par le biais de leurs sous-traitants ont notamment touché une petite partie, indirectement, des [url=http://www.simpolitique.com/post312478.html#p312478]640 millions de $[/url] versés encore en 2033 aux PME par l'État, une somme maintenue depuis de longues années afin de soutenir l'entreprise moyenne, malgré différents montages permettant souvent aux plus grands groupes d'en profiter.