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Posté : dim. sept. 24, 2017 2:56 pm
par Arios
13 mars 2034
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Le Président Girardo Mascarpone se retire
Pour éviter la dématérialisation monétaire, le Sénat arovaque réuni en urgence
Le Sénat arovaque vote l'autonomisation et élit l'ex-candidate indépendantiste Présidente
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/09/170209104253957107.png[/img]
Candidate déçue à deux reprises en 2032 et 2033, le Sénat l'élit finalement
Le Sénat lui a donné ce que le peuple, au suffrage universel, lui avait refusé. Addolorata Pozzi, candidate du parti Avanti Arovachia aux dernières élections, a été exceptionnellement élu par le Sénat réuni en urgence à l'initiative du Président Girardo Mascarpone, qui après avoir défloré le projet tenu secret par Cartagina de dématérialisation monétaire, a annoncé se retirer, en plaçant le Sénat face au risque d'une confiscation du pouvoir provincial par la nomination d'un Président-intérimaire à la manière de Massimo Cavafella en Alilée.
Le Sénat arovaque a donc outrepasser les lois constitutionnelles et coutumières, en proclamant l'autonomie provinciale, et ce en dehors de toutes procédures existantes. Non indépendante, sinon de facto, la Province vient de faire passer ses propres lois législatives au-dessus des lois de consensus établies par la procédure habituelle. Quelques heures après le dernier soubresaut de la majorité populiste en Alilée, qui refuse une nouvelle fois au Président légal de décider de la marche exécutive, l'Arovaquie semble s'être bien gardée de quitter officiellement la Ligue de Montalvo. Pour autant, les consignes du gouvernement général n'ont pas été respectées, d'abord par la "trahison" du Président Girardo Mascarpone, en opposition officielle aux projets gouvernementaux depuis des mois.
Trop "libertaire" pour tolérer une évolution coercitive du pouvoir monétaire, comme il le pensait, le Président s'est envolé quelques minutes après l'ultime votation parlementaire, qui lui nomme un successeur jusqu'à de nouvelles élections en la personne d'Addolorata Pozzi, probablement choisie pour la connaissance de la marche à suivre dans l'autonomisation provinciale, apparemment ultime recours provincial pour éviter les lois de dématérialisation souhaitées par Cartagina.
Posté : dim. sept. 24, 2017 3:14 pm
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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13/03/2034[/center]
La Ligue s'effrite, la Lire plonge, Veraldini s'en va
Président depuis 2025, réélu en 2030 par le Conseil, Giuseppe Veraldini vient d'annoncer sa démission, devant le fiasco de la réforme monétaire, alors que la majorité populiste en Alilée a reçu et propagé l'information 72h à l'avance, et que le Président arovaque a fait sortir son propre Sénat de la légalité pour bloquer cette réforme. Alilée et Arovaquie de facto autonomes, le Président-Général rentre dans la neutralité et abandonne le projet de dématérialisation monétaire.
Giuseppe Veraldini était un président libéral bon teint, un grand soutien de la construction régionale et un progressiste sincère, sans doute trop attaché au consensus pour brusquer les choses. Durant plusieurs années, au début de son mandat, il a accompagné un redressement économique compris trop tard, ce qui ne lui laissait pas assez de temps pour un deuxième chapitre politique qui aurait été celui de l'intégration dans un voisinage renouvelé, au service de la poursuite de la croissance et de la sécurité diplomatique générale.
Serviteur de l'État, conscient des menaces et ambitieux, son amour du progrès aura été jusqu'à soutenir le mensonge par omission, nécessaire à l'instauration du nouveau système monétaire.
Alors que deux provinces sur trois semble hors de contrôle, et encouragée par les rumeurs des dernières semaines quant à l'évolution du modèle fiduciaire, la Lire s'est effondrée sur les marchés internationaux, ses détenteurs la vendant massivement pour acquérir des devises plus pérennes, qui ne font pas de bruit, rassurent, protégées par des monarques imperturbables et des économies sans questionnements. Pour autant, et sans reprendre l'argumentaire du Ministère, la crise politique actuelle n'atteint pas les capacités productives du pays, mais la demande pourrait souffrir du retour de frontières internes si tant est que l'Alilée ne libère pas rapidement ses ports, et que l'Arovaquie et la Nazalie ne trouvent pas une solution commune.
Posté : mar. sept. 26, 2017 6:40 am
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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16/03/2034[/center]
"Nous allons bouleverser ce pays dans le bon sens"
[center][img]http://www.nato.int/nato_static_fl2014/assets/pictures/stock_cv/20160912_peach_rdax_275x378.jpg[/img][/center]
Le nouveau Président général de la Ligue, intronisé par les partis de gouvernement et une Nazalie tenue à l'écart des troubles des derniers jours, s'est voulu rassurant lors de son premier entretien public. Si beaucoup de Montalvéens l'ont ainsi vu pour la première fois, difficile de faire l'impasse sur la pendaison publique des Sénateurs ayant violé la Constitution de 1953, en Arovaquie et en Alilée. Un tyran dans un costume bonhomme, c'est ainsi que le décrivent ses opposants, du moins ceux qui n'ont pas fini accrochés à une corde sur le Corso del Sole ou l'Avenue Silevicio.
Agent officiel et direct de la Britonnie, il fait entrer à marche forcée, avec la bénédiction du Ministre de l'Économie Maometto Buazizi, apparemment reconduit, dans un marché commun avec l'UPO, qui devrait essentiellement permettre l'écoulement des marchandises montalvéennes, la diffusion de la Lire (électronique) sur la scène internationale, mais dans le même temps provoquer une série de délocalisations dans les différents territoires de l'Union panocéanique. Saura-t'il adopter la Patrie de sa mère, aliléenne d'origine, ou ne fera-t'il preuve d'aucun protectionnisme au risque de perdre rapidement l'assentiment des rares personnes prêtes à le tolérer aujourd'hui ?
Ayant d'ores et déjà limogé une partie de l'État-Major militaire, hostile à l'arrivée d'un étranger à la Présidence de la Ligue, il bénéficie pour autant du soutien du SFL sous la présidence actuelle de Simone Zagri, SFL ayant pris soin de faire arrêter le personnel politique ayant violé la Constitution.
"La Ligue de Montalvo vient de payer cash son modèle politique : médiocrité du personnel public, et vétusté anti-démocratique des institutions. Emportée dans le tourbillon des élections successives, le pays est tombé au sol, et on ne sait pas de la tête ou des jambes de quoi sera-t'il handicapé désormais" décrypte Attilio Drissi, politologue.
Le gouvernement, rangé derrière son nouveau leader, approuve semble-t'il le tournant et l'accompagne pour l'avoir provoqué. Tournant vers le sud, d'abord, en renonçant de facto à la pérennité des bonnes relations avec les autres États du Nord de la Cérulée, tournant vers des choix monétaires et bancaires plus audacieux et donc vers l'économie de demain, tournant social-libéral avec le maintien de Buazizi, responsable d'une politique de redistribution, moyennement appréciée par Giuseppe Veraldini jusque-là. Mais aussi tournant policier, pour ne pas dire anti-démocratique : le renforcement du personnel anti-fraude, le discours martial de Boterlo à l'égard des Mafia, la pendaison "exemplaire" des "traitres" politiques, une décision approuvée par près de 50% de la population.
Déjà haï par ses nouveaux voisins, Edmondo Boterlo a néanmoins sur actionner les leviers nécessaires pour faire retrouver le calme aux provinces rebelles, et le Palazzo a annoncé la réouverture de la frontière aliléenne, de même que la frontière avec le Peos. Aux contrôles permanents devraient succéder des contrôles aléatoires, toujours dans la lutte contre les trafics, et les réseaux illégaux de tous types. Ce matin, à la gare-péage de Codespo au nord de Clisto, les premières cartes de crédit touristiques étaient distribuées aux rares visiteurs audacieux, essentiellement des journalistes, afin qu'ils puissent échanger leur liquide contre des Lires, dans un bureau de change ou une poste.
Devant le potentiel boycott des pays à l'opinion publique anti-britonnique, le Gouvernement souhaite, avec le Traité de Lébira, capter une bonne parties des retombées de la croissance mahajanubienne, attirer les classes supérieures du Vryheid, d'Aleka ou de Janubie, accompagner la Britonnie dans sa transformation économique, dans l'intérêt même de l'égalité de concurrence. A court terme, l'industrie profitera des bas salaires dans l'UPO, et l'UPO des rares atouts technologiques de la Ligue - un accord rendu quasi-inévitable pour des débouchés mis en péril en Cérulée par l'ouverture de l'Ascensus.
Si la gouvernance d'Edmondo Boterlo, qui vu de Britonnie est officiellement un "Gouverneur" des provinces-unies, semble annoncer un renouveau politique, elle n'est que l'appendice institutionnelle du régime institué en 1953, du tricamérisme législatif non-décisionnaire, soumis à un exécutif nommé par des Présidents provinciaux, élus au système universel au gré des humeurs parfois changeante des populations. Doit-on craindre l'appendicite finale ?
En attendant, le bon mot dans les cafés de Cartagina, est de se demander si c'est l'UPO qui a annexé la Ligue, ou la Ligue qui se prépare à annexer l'UPO. L'acceptation de la Lire électronique pour les importations montalvéennes met Cartagina face à une capacité de construction d'un capital industriel ne reposant que sur une monnaie électronique, nouvelle étape de la modernisation bancaire dans l'Histoire, mais qui n'est pas sans porter les germes d'une tentation démiurgique. Si Cartagina décidait de ne plus dépendre de ses créanciers extérieurs, notamment Siracuzziens, et de se prêter à elle-même en renforçant le lien entre politique et secteur bancaire, elle jouirait ainsi d'un pouvoir inédit, déjà en partie annoncé par les débouchés nés du Traité de Lébira.
Pouvoir monétaire ou non, le gouvernement présidé par le Duc de Conitono aura pour principal défi de réaliser le grand écart entre lutte contre la corruption et promotion du tourisme, ressource parmi les principales de la Ligue, c'est à dire entre intégration panocéanique dans la Défense et la sécurité internationale, et maintien de relations non trop froides avec les capitales céruléennes. Un défi compliqué, bien que la Ligue n'accueille pas de troupes militaires panocéaniques, mais devant la collusion démontrée jusqu'à récemment entre les réseaux criminels et les -très- nombreux gouvernements de la région.
Posté : sam. nov. 25, 2017 2:51 pm
par Arios
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15/09/2034[/center]
"Pas de renégociation de la dette" : les Siracuzziens prêts à faire confiance ?
[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1f/Venice_-_St._Marc%27s_Basilica_02.jpg/270px-Venice_-_St._Marc%27s_Basilica_02.jpg[/img]
Après avoir reçu de nombreux partenaires siracuzziens dans la semaine, le Président de la Ligue Edmondo Boterlo terminera demain soir un cycle de réunions avec les principaux prêteurs et responsables du secteur bancaire de la République Sérénissime. Malgré le contexte terrifiant de l'économie montalvéenne, qui devrait perdre 50% de ses recettes touristiques par rapport à l'année dernière, il semblerait que les deux capitales continuent leur partenariat plutôt que de prendre le chemin tortueux d'une renégociation, qui dans le contexte d'un pays aux portes de la guerre, pourrait être celui d'un refus unilatéral de payer.
Durant l'été, le Président s'était laissé aller à certains sous-entendus menaçant, arguant qu'un pays libre ne pouvait pas être un pays endetté, ou encore que la dette "comme tout contrat" était "toujours déchirable". Avec la plongée de l'Occident dans un conflit qui pourrait avoir ruiné en deux mois les efforts de nombreuses années, Cartagina semble plutôt prudente et heureuse de pouvoir discuter avec la capitale d'un pays neutre. Les termes de cet accord tacite entre la République et la Ligue consisteraient en le refus, du côté montalvéen, de faire appel à la création de monnaie pourtant d'une extrême facilité depuis la numérisation complète du système monétaire, et en le maintien voire l'augmentation du côté siracuzzien de la politique de maintien d'intérêts bas.
La victoire des défenseurs du Commonwealth contre l'agression sataniste n'en demeurerait pas moins importante pour la stabilité monétaire et donc économique du pays, alors que dans ses premiers mois d'application le Traité de Lébira avait permis, et permet encore, à la Ligue de Montalvo d'exporter massivement à destination des territoires de l'UPO, mais encore d'acheter facilement grâce à la Lire électronique reconnue par ses partenaires. Depuis quelques temps, avec les difficultés maritimes et l'incertitude sur le maintien des droits montalvéens à utiliser les voies marchandes civiles, cette position est fragilisée.
Posté : sam. nov. 25, 2017 6:13 pm
par Arios
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16/09/2034[/center]
Le président Boterlo échappe à un attentat
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Le Président de la Ligue, Edmondo Botlero, aurait échappé ce matin à une tentative d'attentat conduite par un groupe de jeunes hommes dont d'anciens et d'encore actifs membres du SFL, la police anti-terroriste de la Ligue. Alors qu'il se rendait à l'aéroport afin de regagner la Britonnie après quelques jours dans le pays, c'est au niveau d'un passage à niveau que deux voitures auraient tenté d'arrêter le convoi, puis de soudoyer les carabiniers et membres de la sécurité du Président dans une ultime tentative de déstabilisation de l'État. L'équipage de sécurité a répliqué au plus vite et probablement empêché les hommes, lourdement armés, d'attenter à la vie du responsable de la Ligue.
"Tout porte à croire qu'ils cherchaient à enlever le Président" explique un des responsables de l'enquête. Une lettre retrouvée sur l'un des assaillants tué dans la tentative d'assaut, se réfère bancalement à la Loi montalvéenne pour justifier leur essai d'arrestation, prétextant qu'Edmondo Botlero était responsable de haute-trahison pour avoir accepté de gérer conjointement les affaires exécutives de la Britonnie, et du Commonwealth plongé dans la guerre.
Posté : dim. nov. 26, 2017 5:54 pm
par Arios
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18/09/2034[/center]
Démissionnaire, Boterlo fait nommer un jeune premier de N&L
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Raimondo Mazzola, conseiller de l'ombre élu par les Présidents de Province
Deux jours après la tentative d'enlèvement, paroxysme évident de l'animosité d'une part croissante des Montalvéens à l'encontre du Président briton, Edmondo Boterlo (Edmund Butler de son nom plus international) a réuni les Présidents de Province à Miliameni, en Alilée, pour leur signifier sa volonté de se retirer "afin de mieux me consacrer à l'effort de guerre en laissant la Ligue à l'abri". Ainsi, la Présidente Addolorata Pozzi, les Présidents Abo Darfi et Massimo Cavafella ont-il procédé à un nouveau vote au sein du Conseil de la Ligue, élisant un quasi-inconnu au poste de Président.
Raimondo Mazzola, au CV d'intello, sort tout droit des couloirs noirs du siège de Nazione&Liberta à Cartagina, longtemps non-encarté et conseiller communication, il est l'auteur de deux thèses universitaires et enseignant à ses heures perdues. Du temps dont il bénéficiera désormais moins, alors qu'il s'apprête à reprendre les affaires d'une puissance déclassée dans plusieurs domaines après 6 mois de protectorat de facto. Mais personne n'est dupe, si certains vont jusqu'à contester l'existence même de Raimondo Mazzola il y a encore quelques heures, les témoignages ne manquent pas pour confirmer qu'il n'est pas un homme de paille. Pour autant, il était bien l'ami et le confident d'Edmondo Boterlo, au moins durant ses 3 premiers mois de présidence.
Posté : dim. nov. 26, 2017 6:08 pm
par Arios
18 septembre 2034
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Conflit mondial : perturbations téléphones et télévision
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De nombreuses chaines indisponibles depuis aujourd'hui
Un câble sous-marin a-t'il été endommagé durant les combats maritimes en Mer des Trois Gorges ? Si le Ministère de l'Information ne communique pas sur les causes des perturbations électroniques, les téléspectateurs et utilisateurs de téléphonie mobile sont bien handicapés depuis quelques heures, et le Palazzo renonce à donner les causes précises "afin de ne pas s'immiscer dans un conflit mondial qui ne nous ne regarde pas". Entre autres chaines, SatTv, LaMaSATtv, Satnews et Networksattv n'émettent plus, ainsi que plusieurs programmes sur d'autres fréquences.
La Radio n'est pour l'instant pas perturbée, sinon sur les ondes traditionnellement occupées par des radios étrangères, lorsque les pays émetteurs ont décidé de revoir leurs autorisations de diffusions. Le principal problème se situe au niveau des liaisons téléphoniques. Si le terrestre n'est pas endommagé, les liaisons utilisant habituellement des câbles sous-marins ou des relais pourraient être également endommagées. Le Ministère de l'Information devrait se coordonner avec les voisins dans les prochains jours afin d'assurer le maintien d'Internet.
Posté : dim. nov. 26, 2017 10:26 pm
par Arios
19 septembre 2034
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Peur d'une pénurie : la Ligue veut augmenter de 5 200% ses réserves de pétrole brut
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Raffiné à Daro-di-Suresisca, le pétrole moyen-oriental
Le Kandjar, la Hachémanie ou encore la Ciliria, principaux pays exportateurs envers la Ligue de Montalvo, peuvent se frotter les mains. Le nouveau président de la Ligue, Raimondo Mazzola, en a fait part lors de la conférence de presse suivant sa rencontre avec la présidente arovaque, Addolorata Pozzi : la Ligue de Montalvo va investir dans les infrastructures nécessaires, en Arovaquie et en Nazalie essentiellement, pour augmenter son rythme de raffinage et ses capacités de stockage du pétrole brut comme traité.
La guerre, qui ravage l'horizon de nombreux pays de la région, a au moins le mérite de rappeler aux hommes politiques combien ils dépendent de l'économie. Si demain les pays exportateurs voyaient leurs infrastructures endommagées, ce sont leurs recettes puis jusqu'à leur simple capacité à l'indépendance qui s'effriteraient. Alors que le Palazzo dépêche des commissions de rencontres et de travail à tour de bras pour faciliter les échanges avec les pays pétroliers arabes, c'est aussi là un gage d'indépendance pour Cartagina que de pouvoir continuer de dialoguer avec des pays tiers dont certains engagés dans le conflit.
Si la Hachémanie est un des partenaires majeurs de la coalition anti-UPO, le Palazzo se refuse officiellement "à tout dogmatisme qui ferait de tel ou tel pays un ennemi, de tel ou tel un allié indépassable, ce qui reviendrait à prendre parti". "Ce n'est pas motivé par un soutien indéfectible à la Hachémanie, à son économie, bien qu'indirectement cela l'aidera dans le conflit que de soutenir la hausse de la demande. C'est motivé par le besoin égoïste, pour une économie développée, de ne pas se retrouver en rade." déclarait le porte-parole du Ministère de l'Économie.
Des mesures touchant le secteur pétrochimique pourraient être dévoilées prochainement, afin de soutenir les employés du secteur, ouvriers de l'industrie et particulièrement à Daro-di-Suresisca sur la côte arovaque, principal porte d'entrée pétrolière et principal lieu de transformation du pays.
Posté : dim. nov. 26, 2017 10:54 pm
par Arios
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19/09/2034[/center]
Faut-il cesser de commercer avec le Mahajanubia ?
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Le charbon est le principal bien exporté au Mahajanubia
L'industrie du charbon est un des piliers économiques de la Ligue, pour ne pas dire une des colonnes qui soutiennent sa démocratie libérale. A l'image de la présidente arovaque, Addolorata Pozzi, membre par son père d'une dynastie charbonnière, de nombreuses personnalités de haut rang ont un lien avec le charbon : qu'il vienne de la transformation des produits forestiers, ou des mines comme dans le nord de la Nazalie. Si la ressource est au coeur de la polémique, c'est qu'elle est l'un des principaux biens exportés vers le Mahajanubia, aujourd'hui l'un des belligérants du conflit mondial affectant ou ayant affecté des alliés historiques de Cartagina.
Chaque jour, des dizaines de vraquiers ont pour habitude de quitter la Ligue à destination du pays janubien, où ils déversent en majorité de ce carburant bon marché, bien adapté aux structures vieillissantes du pays, à commencer par les industries de la côte. Un débouché exceptionnel alors que les pays occidentaux cherchent, sur une mode kvorquéno-kodomaise, à s'affranchir des énergies jugées "sales" - un poncif attaqué sans relâche par les défenseurs de la filière charbon.
Suite au Traité de Lébira qui a considérablement facilité la pénétration des pays de l'UPO pour le commerce extérieur montalvéen, il paraitrait absurde de fermer la porte aux échanges commerciaux avec l'Union Panocéanique et l'un de ses membres les plus prometteurs en terme de croissance à long terme (le Mahajanubia demeure un pays de pauvres, attendant que beaucoup de richesses se créent...). Pourtant, l'idée fait son chemin, alors le Mahajanubia devient la pierre d'angle, en terme de ressources et de main d'oeuvre, de l'effort de guerre pan-océanique.
"La Ligue de Montalvo ne peut pas continuer de soutenir par ses devises et ses échanges un tel pays au coeur d'une dynamique guerrière - si nous sommes neutres, nous ne pouvons pas faire cela" évoque Giacobo di Sancre, chef de file d'une des associations écologistes anti-charbon qui militent depuis de longues années, et membres des EpT au Sénat arovaque.
A la convergence des intérêts moraux et des intérêts écologistes répond l'indépassable besoin, pour l'industrie charbonnière, d'être comblée. "Trouvez-nous un débouché tel ailleurs qu'au Mahajanubia, et on pourra toujours réduire la cadence d'approvisionnement - en attendant, nous ne sommes soumis à aucun blocus, nous sommes un pays neutre" répondait Tommaso Grandesirio, commercial à Carbonicco, à nos confrères de la radio ce matin.
Posté : mar. nov. 28, 2017 2:25 pm
par Arios
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
24/09/2034[/center]
Pour le tourisme, Mazzola donne de son image
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Raimondo Mazzola, conseiller de l'ombre élu par les Présidents de Province
Malgré la guerre et la mauvaise saison qui arrive, il est encore temps de gagner des points auprès de la clientèle internationale, sceptique à l'idée de venir profiter de l'Automne sur les côtes encore chaudes d'un pays non loin des zones de guerre... ou en tensions vives avec son voisin. C'est particulièrement le cas des Amarantins, que si Mazzola avait su séduire (déjà parce-qu'il n'était pas Boterlo) avec son air de métrosexuel négligé, sont nombreux à avoir renoncé à leurs vacances, même de quelques heures, dans la Ligue de Montalvo.
Loin de rejouer la pièce du jeune quinquagénaire à l'allure gay venant prendre le contrôle de la feue première puissance économique mondiale (quoiqu'il faille attendre le 1er janvier pour connaître l'évolution de sa position dans le classement mondial), Raimondo Mazzola ne lésine pour autant pas sur la mise à contribution de sa famille, qui pour le moins glamour, l'aide désormais à reconquérir les parts d'image perdues dans les catalogues chics et ragots du Bassin céruléen. Avec son épouse, Marianna, leur petit garçon de 4 ans Antonio, et la petite fille qu'ils attendent, le Président de la Ligue a troqué ses dossiers pour la plage arovaque, où il profite des redoux, avant de s'envoler pour deux semaines dans le nord de la Nazalie, où il a loué un Mas.
Surréaliste, dirons certains, à quelques heures d'avion de théâtres de guerre, ou de préparation de guerre, absolument stupéfiants. Pourtant, la Présidence veut donner l'image d'un pays à part, évidemment dans la neutralité, mais qui saurait échapper au tumulte des alliances martiales et de leurs retournements, dont le plus spectaculaire et récent en date serait celui de l'Aminavie, déposant les armes face à une Union Pan-Océanique renforcée, afin de mieux l'accompagner dans son combat contre l'ELA et sa prédominance malsaine en Algarbe centrale.