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Posté : sam. sept. 07, 2019 9:51 am
par Arios
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20_01_2040 - Haberci[/Center]
Le gouvernement cybistrien surestime-t'il volontairement le nombre de réfugiés candidats potentiels au retour ?
Cette semaine lors d'une émission de débat sur la chaine hellène Eranews, la porte-parole du gouvernement cybistrien, Varvara Petridis, a avancé le chiffre totem de 2 millions de Güzéliques qui attendraient à la frontière que les droits des EAT augmentent, voire qu'une véritable autonomie soit mise sur pieds, pour "rentrer en Cybistrie". Elle répondait à un contradicteur pro-émancipation d'extrême-gauche.
Le chiffre de 2 millions a déja été entendu à la radio, sorti de la bouche de plusieurs personnalités du gouvernement cybistrien. Véhiculé depuis plusieurs années par l'extrême-droite (qui avance maintenant sans vergogne 3, voire 4 millions), il traduit néanmoins cette peur cybistrienne que la population hellénique perde son avantage démographique majeur : sur une population de près de 3,5 millions d'habitants, la Cybistrie compte 700 000 Musulmans, turciques - si 2 millions de prétendus réfugiés venaient à entrer, la situation démographique se rééquilibrerait, au grand dam des partisans d'un État exclusivement hellène. Il y a à peine quinze ans, on comptait encore 900 000 Musulmans pour 2,6 millions de Catholiques et Orthodoxes.
La saignée ethnique des 60 dernières années s'explique évidemment par les exils ayant suivi les deux tentatives armées musulmanes d'éviter la colonisation et le remplacement, notamment par des colons helléniques occidentaux n'ayant pas la plupart du temps de racines en Cybistrie ottomane. En 1950, soient 12 ans avant l'armistice, on dénombrait encore 2,2 millions de Musulmans, dont 500 000 Alévis, pour 900 000 Chrétiens, dont 40% d'Orthodoxes. En 1975, le groupe catholique dépassa les 1,1 millions de personnes et devint plus important que le groupe sunnite. Les attentats et poussées de fièvre résistante d'un côté, les retours de manivelle de l'autre, favorisèrenr l'immigration hellénique et encouragèrent l'exil vers les pays turciques et musulmans de la population originnelle.
Aujourd'hui la Cybistrie reste un enfer pour les populations des EATs. L'intégration en territoires cybistriens est un parcours du combattant, jonché d'insultes, de vexations, de racisme, pour les travailleurs et surtout les étudiants turciques qui y parviennent. La conversion par intérêt n'a pas disparu, 18% des personnes originaires des EATs et ayant effectué leurs études supérieures en Cybistrie choisissent d'épouser le christianisme passé leur 3ème année d'études en espérant trouver un travail - le nom de baptême hellénique aide beaucoup.
C'est pourquoi l'attractivité de la Cybistrie et des EATs est nulle ou presque. Les observatoires indépendants d'Héraclée estiment que le nombre de réfugiés qui pourraient revenir dans les EATs prochainement en cas d'amélioration de la situation ne dépasse pas les 300 000 personnes. Les amputations territoriales de 2037, non encore remises en cause par le nouveau gouvernement, ne facilitent pas le scénario.
Sauf un grand bouleversement, à l'issue duquel les Musulmans en Cybistrie obtiendraient un État, pourrait engendrer cette vague migratoire de retour sur ce littoral des Turciques l'ayant quitté depuis près d'un siècle. On en est encore malheureusement bien loin. En agitant des chiffres exagérés, la gauche gouvernementale essaye en réalité de décrédibiliser le KCE émancipationniste, en encourageant la peur des électeurs pour une amélioration des conditions de vie dans les EATs. La Cybistrie est entrée dans une année électorale.
Posté : jeu. sept. 12, 2019 8:18 pm
par Arios
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5_02_2040 - Haberci[/Center]
Un fourgon de police pris pour cible : le criminel de guerre westréen présumé a été tué
Il se pourrait que l'internationale du terrorisme rouge ait été plus rapide que la collaboration des États pour venger les potentielles victimes de Paul Harisson. Ce jeudi, aux alentours de 15h, plusieurs hommes armés ont pris pour cible le fourgon de police qui était chargé d'emmener le criminel de guerre présumé, Paul Harisson, alias Elias Palovacchis, à l'aéroport de Héraclée, où il devait s'envoler pour le Westrait afin d'être remis à la justice communiste du pays. C'est ce qu'explique ce soir le Procureur de Césaride, qui évoque des négociations secrètes entre les deux pays, sur les dossiers de plusieurs ex-commandants militaires, ou paramilitaires, engagés dans la période de la Terreur Blanche, coupables ou présumés tels de crimes de masses, de harcèlement meurtrier et d'actes de barbaries à l'encontre de militants communistes et simples civils innocents.
L'attaque d'un véhicule de police est rare mais non exceptionnel dans un pays comme la Cybistrie, qui utilise l'insécurité structurelle et la peur de l'altérité comme moyens de légitimer sa brutalité, ses politiques discriminatoires et son agenda d'épuration ethnique. Mais la réussite d'un tel attentat contre un convoi transportant un tel personnage pose question. Le véhicule était arrêté sur une aire d'autoroute lors de l'attaque ; le conducteur et le second policier à l'avant du fourgon étaient tous deux partis en boutique, pour régler et apparemment commander une consommation. A l'arrière du fourgon, le fameux Paul Harisson était solidement menotté, surveillé par le garde habituel, armé, dans ce genre de circonstances. Une minute après le départ des deux policiers, le troisième garde sort de l'arrière du fourgon et décide de monter la garde à l'extérieur : une attitude que ne peuvent trouver que surprenante ceux qui ont l'habitude de voir ces fourgons emporter et transporter des prisonniers, souvent innocents, faits au sein des Enclaves. C'est alors que le garde entreprend un tour du véhicule, portant son attention au loin, que quatre hommes armés sortent d'une voiture civile garée non loin. Viennent les échanges de tir, le garde policier tombe en arrière, sur le devant du véhicule, après un impact sur son gilet pare-balle ; les "terroristes" atteignent le fourgon, font sauter le verrou des portes arrières, et liquident le prisonnier, avant de reprendre leur véhicule et de fuir vers la première sortie possible.
Quelques heures plus tard, le Komünist Kurtuluş Cephesi - KCC revendique par internet l'attentat contre Elias Palovacchis, l'organisation entendant venger par-là la mort de nombreux militants au Westrait... mais surtout contre la police. Le KCC, groupuscule socialiste violent dont les racines remontent à la grande guerre de dislocation de l'hégémonie turcique en Marquésie, a quasiment disparu depuis quinze ans et il est étonnant que celui-ci puisse planifier une attaque de la sorte, surtout pour couper l'herbe sous le pied d'un allié théorique, le Westrait, sur le point de mettre la main sur un ancien criminel de guerre. Et si l'attentat visait la police cybistrienne, pourquoi ne pas avoir pris soin de s'assurer de la mort d'au moins un des policiers ? les deux autres se trouvant hors de portée. Le plus probable dans cette affaire est que le KCC ait été manipulé par plus gros que lui, pour éliminer un homme dont le parcours manque cruellement de logique : passé, d'après le récit du procureur, de la Terreur Blanche à l'aide technique à plusieurs groupes insurrectionnels anti-cybistriens. Il n'est pas impossible que Héraclée elle-même ait commandité son assassinat pour se débarrasser d'un témoin gênant, voire d'un ancien serviteur qui avait peut-être trop à raconter.
Posté : ven. sept. 13, 2019 8:44 am
par Arios
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8_02_2040 - Haberci[/Center]
Un ancien militaire affirme que Palovacchis travaillait pour le Lykoi
Klaudinos Varamias travaille à la planification anti-terroriste lorsqu'il participe, en 2035, à la supervision des stocks d'armes et de matériaux stratégiques dans le cadre des grandes simulations de mises en conditions de conflit. Le Colonel, qui a depuis quitté l'armée et changé de sexe, aurait selon ses dires croisé la route d'un certain Davide Scampuglio, présenté alors comme travaillant à la sécurité intérieure au Lykoi. Pour Varamias, aujourd'hui Mme Alexia, ce Scampuglio n'était autre que Paul Harisson, qu'elle a reconnu en découvrant les images de son arrestation dans la presse.
"C'était la même carure, le même homme. Je suis très physionnomiste, je remarque de suite les traits qui font un homme. Ce jour-là, Scampuglio se rendaient aux entrepôts avec l'accréditation nécessaire, il venait en repérage pour ses équipes, auxquelles il devait rendre un rapport pour une opération prochaine et il lui fallait les éclairer sur le matériel dont ils pourraient jouir. Nous avons échangé quelques mots, car il cherchait les toilettes. Il avait les cheveux courts et une paire de lunettes noires. Il avait un très fort accent anglophone, qu'il faisait passer pour italique." détaille Alexia Varamias.
Le témoignage n'est pas inintéressant au vu des doutes pesant sur l'attentat contre Harisson. Mais il ne fait pas la une des journaux cybistriens, préférant polémiquer sur les moyens soit disant trop faibles de la police, face à l'éternel risque terroriste. Aux intervenants un peu borderline évoquant Varamias sur les plateaux télé, le journaliste rappelle immédiatement que le Colonel en question a été démis suite à des troubles psychologiques devenus incompatibles avec ses fonctions.
Posté : sam. sept. 21, 2019 8:09 pm
par Arios
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2_03_2040 - Haberci[/Center]
Des dizaines de milliers de manifestants réclament la vérité sur Palovacchis
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Des troubles ont émaillé les manifestations, ici à Gökalp, la police cybistrienne utilisant le canon à eau pour disperser les groupes.[/center]
Elias Palovacchis, Paul Harrisson, posait-il des bombes pour le compte du Lykoi ? La rumeur folle s'est répandue, de cybercafé en cybercafé, de forum en forum, par les chaines courriels et SMS. Assez pour convaincre de très nombreux Güzéliques de descendre dans les rues des enclaves autonomes pour réclamer la vérité sur l'affaire. Le décès du suspect, qui devait être extradé vers la République du Westrait, sur une aire d'autoroute, sous les balles d'un groupuscule communiste que tout le monde croyait dissous, a avivé de nombreux doutes tandis que plusieurs témoignages, relayés par les médias libres, impliquent Palovacchis aux côtés du Lykoi.
La question que personne n'ose poser directement est celle-ci : Paul Harrisson était-il un agent du Lykoi chargé d'organiser la logistique d'attentats mis sur le dos des groupes nationalistes ? afin de salir l'image du combat libertaire des prisonniers des EATs ? De nombreuses pancartes évoquaient timidement ces doutes, cet après-midi, d'Erdan à Gözleri, et de Yilliz à Güzellik, sans accuser directement le Lykoi et la Cybistrie d'être coupables de ce genre de complots, au risque d'attirer trop l’œil des forces de l'ordre cybistriennes, promptes à arrêter arbitrairement dans ce genre de manifestations.
Selon les groupes organisateurs et leurs publications web, les manifestants étaient aujourd'hui près de 80 000 dans les rues des EATs, bien que ce chiffre soit probablement sur-estimé, du fait de l'abondance des badauds poursuivant leurs activités dehors malgré le passage de cortèges. Des manifestations similaires pour exiger la vérité sur le dossier Harrisson sont prévues en Cybistrie, à l'appel notamment de l'extrême-gauche du KCE. De nombreuses personnalités de la politique et des médias cybistriens ont réclamé la vérité, notamment l'ancienne ministre de l'intérieur Ioanna Kone, qui entend "rejeter l'idée selon laquelle les crimes et les malheurs imputables aux fanatiques turciques soient mis sur le dos d'un complot des services de la République".
Posté : mer. sept. 25, 2019 8:19 pm
par Arios
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15/03/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Législatives : Chora Mas devance la droite, son ancien partenaire gouvernemental
██████████████████████████ 26,2 CM - (Extrême-droite coercitive)
█████████████████████████ 25,4 DK - (Libéral-conservatisme,
gouvernement sortant)
█████████████ 13,9% KD - (Social-libéralisme,
gouvernement sortant)
████████████ 12,1% KCE - (Gauche intégrationniste en faveur des Turciques enclavés)
█████████ 8,4% OE - (Socialisme)
███████ 6,7% TO - (Végétarisme, anti-capitalisme, décroissance, spiritualisme)
██████ 5,2% EK - (Libertarianisme)
███ 2,6% OEA - (Ultra-droite militariste)
Projection en sièges, 2040-2045 :

12/120 Komma gia cheirafetisi kai entaxi [Parti pour l'émancipation et l'intégration] - (Gauche intégrationniste en faveur des Turciques enclavés)

9/120 Oi Ergazo' [Les travailleurs] - (Socialisme)

16/120 Koinoniki Dimokratia [République sociale] - (Social-libéralisme)

31/120 Dikaiomata kathikonta [Droits devoirs] - (Libéral-conservatisme)

34/120 Chora Mas [Notre pays] - (Extrême-droite coercitive)

3/120 Omada gia tin Ethniki Apeleftherosi [Groupe de Libération nationale] - (Ultra-droite militariste)

7/120 Eleftheriako Kómma [Parti libertarien] - (Libertarianisme)

8/120 Ta Orfika [Les Orphiques] - (Végétarisme, anti-capitalisme, décroissance, spiritualisme)
[quote="2035-2040"]

6/120 Komma gia cheirafetisi kai entaxi [Parti pour l'émancipation et l'intégration] - (Gauche intégrationniste en faveur des Turciques enclavés)

10/120 Oi Ergazo' [Les travailleurs] - (Socialisme)

24/120 Koinoniki Dimokratia [République sociale] - (Social-libéralisme)

36/120 Dikaiomata kathikonta [Droits devoirs] - (Libéral-conservatisme)

29/120 Chora Mas [Notre pays] - (Extrême-droite coercitive)

4/120 Omada gia tin Ethniki Apeleftherosi [Groupe de Libération nationale] - (Ultra-droite militariste)

6/120 Eleftheriako Kómma [Parti libertarien] - (Libertarianisme)

5/120 Ta Orfika [Les Orphiques] - (Végétarisme, anti-capitalisme, décroissance, spiritualisme)[/quote]
Posté : jeu. sept. 26, 2019 9:02 am
par Arios
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16_03_2040 - Haberci[/Center]
Ioanna Kone appelée à former un gouvernement par la Vouli
Comme l'exige la coutume, le dirigeant et candidat désigné du parti arrivé en tête aux législatives a été appelé par le parlement à former un gouvernement. L'ancienne ministre de l'intérieur, démissionnée après ses propos insultants à l'égard des Musulmans, et des entreprises karsaises qui devaient récupérer l'exploitation des gisements pétroliers du Xiros, a accepté la mission - elle aurait pu renoncer au profit du parti arrivé second, donc d'Anestis Plastiras, lui laissant la supervision d'une coalition pour faciliter le processus.
La Cybistrie est donc sous la menace d'un retour au gouvernement des années 30, terminé l'année dernière dans le divorce consécutif à l'affaire évoquée. Mais cette fois, si Kone embarque la droite du DK, c'est bien l'extrême-droite, arrivée devant, qui aura la main, avec davantage de postes importants et de prérogatives. Sur le plan extérieur, si Kone parvient à former un gouvernement, le signal envoyé en Marquésie sera assez catastrophique, notamment à l'égard du Kars qui restait sur l'expectative des élections pour renouer une relation avec Héraclée. À l'intérieur, l'ère Kone menace directement le quotidien des habitants des enclaves, alors que Chora Mas était responsable en 2037 de la dernière grande amputation de territoites subie par l'autonomie turcique.
L'autre grande nouvelle des législatives est le progrès du KCE intégrationniste, à gauche, qui double ses sièges au détriment du DK social-libéral, auquel nombre d'électeurs ont repproché son passage au gouvernement Plastiras II et le manque de résultats dans cette courte présence d'un an au pouvoir. L'opposition au probable futur gouvernement Kone s'en trouvera renforcée sur le fond.
Posté : jeu. sept. 26, 2019 11:49 am
par Arios
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17/03/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
La Justice ouvre une enquête pour corruption contre Ioanna Kone "suite à de nouveaux éléments"
En janvier 2039, la Ministre de l'intérieur Ioanna Kone mettait en garde contre l'octroi des baux d'exploitation des puits de pétroles cybistriens à une entreprise karsaise, Karsoil, car la firme dépendait d'un pays musulman, ce qui était selon la linistre une mauvaise idée. Provoquant une crise de gouvernement, la ministre était démissionnée et son parti avec, poussant la droite du DK à entamer un gouvernement de coalition avec les sociaux-libérzux du KD. Ni les uns ni les autres ne sortirent gagnants de cette expérience, eu égard à leurs résultats aux législatives.
À l'époque, Ioanna Kone essuie une vague de critiques dans son camp, personne ne semblant comprendre pourquoi la future candidate avait ainsi torpillé la coalition vieille de 9 ans entre les deux pôles de la droite. On l'expliquait par une probable envie de se consacrer aux élections de 2040 en préparation, et par le désir de fragiliser le DK et Plastiras, qui passerait pour le gaucho-compatible, et l'ami du Kars islamique à qui les contrats seraient bien accordés. Mais Plastiras sentit le piège, et ne livra jamais les excuses attendues par le Kars de la part d'un État que le Premier ministre n'estimait pas responsable des propos d'une simple ministre, démissionnée de surcroit. La Lorthon Energy remporta la mise, Karsoil se désengageant faute d'excuses.
Aujourd'hui et après son succès à la Vouli, la Justice semble avoir reçu de nouveaux éléments autour de cette affaire, assez compromettant pour qu'elle ouvre une enquête pour corruption contre celle qui est chargée de constituer un gouvernement. Alors qu'Anestis Plastiras s'apprêtait à démissionner de son poste de chef du DK, suite à la défaite, cette annonce rebat les cartes. Si Ioanna Kone visée par une enquête n'est pas empêchée de poursuivre sa tâche d'élaboration d'une majorité autour de son parti, les députés pourraient être moins enclins à voter la confiance nécessaire au gouvernement Kone.
En somme il pourrait être repproché à la future probable Première ministre, d'avoir sciemment prononcé ses propos polémiques en échange d'un important virement, sorti d'une banque ménechméenne, que les enquêteurs soupçonnent de provenir de la Lorthon Energy. La firme, en plein gain d'influence dans la CND (dont en Santogne), est un poids politique à considérer dans l'empire des lobbys que devient l'organisation dytolienne. LE aurait voulu ainsi causer la perte du contrat karsais, et l'emporter au final facilement face aux Britonniques, moins disant technologiquement.
Posté : jeu. sept. 26, 2019 8:06 pm
par Arios
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18/03/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Victoire de Chora Mas : La crainte d'un embrasement des EATs alerte les services de sécurité
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Image des manifestations violentes du printemps 2039[/center]
Dans la nuit d'hier à aujourd'hui, la police cybistrienne a procédé à 17 interpellations dans la banlieue d'Erdan, des groupes de manifestants présentant un caractère hostile, et refusant de se disperser malgré l'heure tardive. On apprenait ce matin que trois femmes avaient été arrêtées le soir de l'annonce des résultats des législatives, soupçonnées de vouloir passer à l'acte dans un projet d'attentat scruté par les services de renseignement depuis plusieurs semaines. Cet après-midi encore, c'est à Gözleri que la police cybistrienne est intervenue pour dissoudre une réunion d'étudiants turciques, dans le cadre d'un cours improvisé sur la guérilla urbaine. Les annonces du contre-terrorisme se multiplient et la fébrilité grimpe, aussi bien du côté des habitants des EATs que des Cybistriens eux-mêmes, qu'ils soient électeurs de l'extrême-droite ou non, et même farouchement hostiles à l'ancienne ministre de l'Intérieur. Beaucoup de gens craignent que la formation d'un gouvernement Kone ne mette sérieusement en péril l'avenir de la paix civile.
De nombreux Turciques et Cybistriens se raccrochent à l'espoir d'une avancée rapide de l'enquête annoncée hier par la Justice et visant celle qui est appelée à devenir Première Ministre. Ioanna Kone est soupçonnée d'avoir touchée de l'argent de la part de la firme lorthonienne Lorthon Energy pour travailler à son niveau, comme ministre de l'intérieur, au rejet de la proposition de Karsoil. Kone avait déclaré au printemps dernier qu'il lui paraissait peu prudent de confier l'extraction du pétrole cybistrien à des musulmans, provoquant une gêne manifeste en Cybistrie, une crise diplomatique avec le Kars, le retrait de Karsoil et au final la nomination de la Lorthon Energy pour l'exploitation des trois grands gisements pétroliers du Désert de Xiros. Mais selon toute vraisemblance, l'enquête prendra plusieurs semaines au minimum, car si Ioanna Kone a bien touché de l'argent, celle-ci avance les preuves de sa participation à plusieurs conférences à Césarée, entre décembre 2038 et mars 2039, qui lui auraient valu ce virement tardif pour rémunération de ses interventions. Les enquêteurs poursuivent leur travail, pour comprendre l'origine des fonds, en provenance des Ménechmes, et faire un lien éventuel avec l'implication volontaire et intéressée de la ministre de l'Intérieur de l'époque dans le choix de la Lorthon Energy contre Karsoil.
Le gouvernement devrait être présenté à la Vouli dans les jours qui viennent, qu'importe qu'une enquête vise sa constitutrice. Ioanna Kone a déclaré être en bonne voie pour l'obtention d'un contrat de coalition avec plusieurs partenaires. Les partis de gauche, KD, KCE et OE (37 sièges sur 120) ont quant à eux déclaré qu'ils ne voteraient pas la confiance au gouvernement si le groupuscule militariste représenté par l'OEA était associé au gouvernement de Kone. Le véritable enjeu de la probable coalition droite/extrême-droite à venir est sur la répartition interne des postes importants entre les deux partis.
Qu'importe l'issue politique des prochains jours, le résultat des législatives a inspiré un profond sentiment de résignation dans une part importante de la population des EATs. Si le milieu associatif, les quelques universités parvenant à tenir la route dans un contexte social déplorable, et quelques cercles intellectuels proches notamment du clergé alévi, parviennent encore de nos jours à faire vivre l'espoir d'une réconciliation générale à l'échelle de la Cybistrie entre Musulmans et Chrétiens, la saignée démographique rencontrée par la communauté musulmane confirmée par les statistiques des dernières années, et l'apparent rejet massif des Cybistriens d'une solution étatique ouverte aux deux communautés, tend à décourager les quelques habitants des EATs qui aspiraient à faire un jour pleinement partie de cette République.
Posté : ven. sept. 27, 2019 2:47 pm
par Arios
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20/03/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Ioanna Kone veut corriger à la hausse les contours des EATs imposés en 2037
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Sur la limite d'une des poches de l'EAT d'Erdan[/center]
Elle a décidé de prendre à revers les accusations venues de la gauche. La future Première ministre, dont les négociations finales avec le DK du premier ministre sortant ont été confirmées ce matin, annonce vouloir revenir sur les amputations territoriales imposées aux EATs en 2037, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Selon elle, le gouvernement de l'époque, sur sa propre initiative, a bien réagi dans l'urgence de la menace, mais sur le long terme les limites actuelles des EATs ne sont pas viables. Kone veut voir restituer des territoires aux enclaves, notamment ceux dans lesquels la colonisation avait été interdite après 2037.
C'est au risque d'irriter des membres de son propre camp que l'ancienne ministre de l'intérieur revient donc sur le tracé confirmé par ses soins à l'époque, dessiné par les experts du renseignement contre-terroriste (pour mettre d'importants bourgs à l'abri des tirs de roquettes, notamment), et approuvé par le Premier ministre, Anestis Plastiras. Alors que ce dernier, accompagné du KD, n'aura pas eu le temps ni l'audace de revenir sur ce découpage spoliatoire dénoncé par Güzellik comme par la gauche cybistrienne, Ioanna Kone pourrait utiliser le dossier pour se constituer une image de femme d'État transcendant les étiquettes et les camps, aura lui faisant certainement défaut à cette heure.
Mais la critique et les procès d'intention n'ont pas attendus. En coulisses aussi, les proches de la Première ministre en devenir veulent rassurer leurs militants les plus zélés : les pertes territoriales cybistriennes ne se feront qu'en contre-partie de garanties vitales et de concessions institutionnelles de la part des EATs. Un zibbibonaute, influenceur vidéo célèbre de la droite radicale cybistrienne, se plait à imaginer des Turciques acceptant de pucer l'intégralité de leur population en échange de la souveraineté sur des routes inter-enclaves, ou d'un droit à aller en vacances à la mer une fois par an.
Qu'importe le fond des intentions de Ioanna Kone, le débat s'annonce houleux. Mais ces effets d'annonce pourraient simplement être une nouvelle occasion de tenir son monde en attente, notamment dans les enclaves, où la résignation et le dégoût face à la victoire de Chora Mas en Cybistrie peuvent faire craindre une reprise des violences.
Posté : ven. sept. 27, 2019 8:27 pm
par Arios
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21/03/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
La Vouli vote la confiance au gouvernement Kone
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Ioanna Kone ♀, Première ministre - Chora Mas
Frixos Gavras ♂, Ministre de l'Intérieur et des Armées - Dikaiomata kathikonta
Archelaos Andreakis ♂, Ministre de l'Économie - Dikaiomata kathikonta
Irida Vestizios ♀, Ministre de l'Éducation et de la Culture - Chora Mas
Petros Sutzo ♂, Ministre de l'Urbanisme et des Énergies - Chora Mas
Nikitas Laganakos ♂, Ministre des Universités et de la Recherche - Chora Mas
Pinelopi Politaki ♀, Ministre de la Justice - Chora Mas
Ieremías Ioukiapoulos ♂, Ministre des Affaires étrangères - Dikaiomata kathikonta
Varvara Petridis ♀, Porte-parole du Gouvernement - Dikaiomata kathikonta
Derrak Yiliç ♂, Représentant des enclaves autonomes auprès du gouvernement - sans étiquette
Ioanna Kone est donc désormais officiellement Première ministre, après que la Vouli ait validé, à 71 voix contre 49, la confiance au projet de gouvernement présenté devant les députés par la cheffe du parti d'extrême-droite. C'est un gouvernement d'union des droites qui l'emporte, renouant avec le fil des années 2030-2039, mais cette fois à l'avantage de Chora Mas, la formation de droite dure qui vivait jusque-là dans l'ombre de son partenaire libéral-conservateur Dikaiomata kathikonta. La Première ministre offre donc deux postes importants à ses partenaires, qui lui ont permis de former cette coalition majoritaire à la Vouli : - l'Intérieur et l'Armée, une garantie pour les partis de gauche et pour la droite modérée que le parti de la cheffe de gouvernement ne disposera pas de ce levier critique ; - l'Économie, de quoi rassurer les libéraux au sein de DK, qui craignaient une politique trop peu regardante de Mme Kone quant aux dépenses publiques.
L'extrême-droite peut néanmoins se féliciter d'accéder enfin aux responsabilités dans plusieurs postes d'envergure, ô combien importants pour des idéologues parfois obnubilés par certaines thématiques. L'Éducation et la Culture tombent dans les mains d'une femme, militante de longue date du parti d'extrême-droite et éditrice, notamment d'ouvrages et de collections parfois sulfureuses. L'Urbanisme et les Énergies, octroyés à Nikitas Laganakos, compagnon de route de Ioanna Kone et membre du précédent gouvernement Plastiras I, offriront un pouvoir d'action direct et concret du parti sur la politique d'aménagement du territoire, de colonisation et de découpage interne avec les EATs. Enfin, la Justice revient à Pinelopi Politaki, elle aussi membre éminente du parti d'extrême-droite, et auteure d'un livre controversé il y a dix ans déjà sur l'influence jugée néfaste et trop importante des Juges sur la vie publique. DK et CM se seraient entendus sur le partage de l'Intérieur et de la Justice, pour se surveiller l'un l'autre et éviter les manœuvres négatives pour le bon déroulement de l'exercice gouvernemental, et la bonne tenue de la démocratie.
Derrak Yiliç a quant à lui été reconduit à son poste de représentant officiel des EATs auprès du gouvernement, et donc d'intermédiaire entre le tissu social turcique et le gouvernement cybistrien, et ce malgré [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351486#p351486]ses critiques et réjouissances peu dissimulées après l'éviction de Chora Mas du gouvernement l'année dernière[/url]. Là encore, Ioanna Kone entend jouer l'apaisement, et ne pas se priver d'un fin connaisseur du terrain, bien que jugé par beaucoup des siens comme trop docile, et spectateur plutôt qu'acteur d'influence de la politique cybistrienne.