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Posté : ven. mai 24, 2019 12:36 pm
par Vladimir Ivanov
Introduction au système d'exploitation : conception du Sharandj
Un système d'exploitation est un assemblage de programmes spécialisés de gestion informatique permettant d'exploiter virtuellement (software) les composants matériels de l'unité centrale ou "processeur universel" (hardware) via le langage binaire (0 avec circuit ouvert -éteint- ; et 1 en circuit fermé -allumé-) à travers une interface électronique. Il assure le démarrage du système (il guide la machine) ainsi que l’exécution des logiciels introduits dans la machine.
Un ordinateur comporte trois éléments matériels fondamentaux :
_ la mémoire, qui garantie le stockage d'informations ;
_ le processeur, véritable cerveau de l'ordinateur, qui calcule, exécute les tâches ;
_ les périphériques, pour entrée/sortie d'informations (écran, souris, clavier, imprimante).
Un ordinateur fait tourner différentes applications, aux rôles particuliers. Afin qu'ils puissent les exécuter, on utilise le système d'exploitation (OS, operating system). Ces applications ne sont ainsi pas autorisées à accéder directement à ces trois éléments matériels fondamentaux : le lien est assuré par l'OS.
Le système d'exploitation remplit ainsi deux fonctions majeures :
_ le traitement et la gestion des ressources matérielles que sont la mémoire RAM, le processeur et les périphériques, via les logiciels exécutés
_ la création, l'application et l'entretien (mise à jour régulière) de nombreux services, en particulier ceux nécessaires au fonctionnement de l'interface (qui permet de faire exécuter par l'ordinateur les décisions de son utilisateur).
En clair, l'OS est donc responsable de la bonne exécution des applications via l'affectation des ressources nécessaires à leur bon fonctionnement.
Les interactions sont les suivantes :
Interactions habituelles :
Utilisateur <==> Applications <==> OS <==> "hardware" (l'ordinateur physique)
Autre interaction possible :
Utilisateur <==> OS <==> hardware ; via les interfaces graphiques, les lignes de commande et les interfaces de programmation.
L'OS conçu au Karmalistan a été baptisé "Sharandj".
Pour l'heure, il ne permettra la gestion que d'applications basiques, tel qu'un navigateur, un éditeur de texte, un client mail, un lecteur audio et vidéo, ainsi que certains jeux et autres logiciels plus avancés. Sa configuration minimale ne nécessitera donc que 256 méga-octets de mémoire vive, 3 giga-octets d'espace disque et un processeur d'une puissance de 800 méga-hertz.
A l'inspiration des autres OS existants, le Sharandj sera matériellement constitué de quatre composants essentiels.
D'abord, le noyau, (le "kernel" de l'OS), qui est l'espace-mémoire isolé, assurant la gestion des ressources de l'ordinateur et la liaison opérative entre le matériel (hardware) et les logiciels. Il est à la fois le cœur et le cerveau du système d'exploitation.
Ensuite, un interpréteur de commande (le "shell" de l'OS), appelé aussi "interface système" ou "coque logicielle", qui assure la liaison entre l'utilisateur et le système d'exploitation par l'intermédiaire d'un langage de commande : il est la couche logicielle (composant logiciel) qui fournit l'interface indispensable à l'utilisateur pour exploiter l'ordinateur (software).
Le système de fichiers ("files system"), qui permet d'enregistrer les fichiers dans une arborescence virtuelle, ainsi que d'en assurer la gestion, l'écriture et la lecture.
Enfin, les pilotes, ou pilotes informatiques (le "drivers" de l'OS), qui sont des gestionnaires de périphériques, gérant les entrées et sorties avec les périphériques (matériel extérieur comme le clavier, la souris, l'écran, l'imprimante, la clé USB...), lesquels ont chacun leurs instructions propres pour manipulation ; l'OS s'y adaptant.
Sites de développement principaux du Sharandj :
_ Tshirshik
_ Alipur (Dahar)
Autres sites avec soutien extérieur :
_ Ahmadabad (Dahar)
_ Sujawal (Dahar)
Posté : ven. juin 07, 2019 8:34 pm
par Vladimir Ivanov
[center]ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (1)
Brèves notes sur "l'Art de la Guerre" de Sun Tzu[/center]
Ouvrage datant de 400 av. J-C, d'un hypothétique auteur ventélien (Kaiyuan ou Liang).
Riche d'enseignement, mais certains conseils sont à revoir, réanalyser ou réactualiser.
La force morale et la faculté intellectuelle de l'homme sont les deux facteurs décisifs dans un conflit. Si mal exploité ou impossible à exploiter, alors seulement on recours à la force armée.(1)
1 : mais, dans les plus brefs délais, avec le moins de pertes humaines possibles y compris chez les ennemis.
« la Guerre est d'une importance vitale pour l’État : c'est le domaine de la vie et de la mort. La conservation ou la perte de l'empire en dépendent. Il est impérieux de le bien régler. »
5 principes : doctrine, temps, espace, commandement, discipline.
Doctrine (Vertu) : « Une doctrine fait naître l'unité de pensée, elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort »
Temps (Ciel) : « 2 grands principes Yin et Yang par lesquelles toutes les choses naturelles sont formées, et par lesquelles les éléments reçoivent leurs différentes modifications, nous saurons le temps de leur union, et de leur mutuel concours pour la production du chaud, du froid, de la sérénité, et de l'intempérie de l'air. »
Espace (Terre) : « connaissance du haut-bas, loin-près, large-étroit, ce qui demeure et ce qui passe »
Commandement : équité, amour entre les hommes, courage, valeur, rigueur
Discipline (Règles) : « art de ranger les troupes, [...] ne point ignorer les lois de la subordination et les faire observer, être instruit des devoirs particuliers de chacun des subalternes, [...] savoir régler les conflits, [...] ne pas dédaigner les détails qui peuvent servir »
Chez Sun Tzu : avant toute chose, primauté de la bonté et de la justice. Deux vertus, mais aussi deux facteurs essentiels à l'échelon stratégique, qui est ainsi prioritaire sur l'échelon tactique.
Surtout célèbre pour avoir souligner le caractère crucial et décisif de la connaissance de soi-même et surtout celle de l'ennemi.
A partir de ces connaissances, un bon général doit provoquer des changements et les faire tourner à son avantage. Son excellence se manifeste par sa façon d'évoluer la situation avant l'action.
On note 13 chapitres.
I- Évaluer la guerre en fonction des 5 facteurs fondamentaux
Ces 5 facteurs fondamentaux dérivent des 5 principes fondamentaux mentionnés précédemment.
====> 1- influence morale : harmonie entre population et dirigeants ===> principe de "Discipline"
====> 2- conditions climatiques : jeu des forces naturelles ===> principe du "Temps / Ciel" (à la fois "celui qui fait" -atmosphérique-, et "celui qui passe" -temporel-)
====> 3- terrain : distance, difficulté de parcours, caractère fermé/ouvert du terrain, dangerosité ===> principe de la "Terre"
====> 4- commandement : sagesse, équité, humanité, courage, sévérité ===> principe éponyme.
====> 5- doctrine : organisation, autorité, promotion des officiers, police, voies d'approvisionnement... ===> principe éponyme (ou "Vertu")
Tout l'art de la guerre est DUPERIE :
_ si on est fort, feignez la faiblesse
_ si on est actif, feignez la passivité
_ si on est proche, faites en sorte que l'ennemi vous croit éloignés
Éviter l'ennemi là où il est fort ; faire semblant d'être en état d’infériorité et encourager-le à l'arrogance. Lorsqu'il est uni, divisez-le.
Calculer, il faut toujours calculer.
II- Conduite de la guerre
Victoire : objectif principal, ne pas trop tarder, il faut gagner rapidement. Campagne prolongée : trésorerie qui s'épuise, fatigue des hommes...
III- Stratégie offensive
Capturer l'armée ennemie vaut mieux que la détruire. Le mieux est de gagner sans combattre.
Étudiez les alliances et provoquez leurs ruptures. N'attaquez les villes qu'en derniers recours.
A 5 vs 1 attaquez-le. A 2 vs 1 divisez-le.
En infériorité numérique : être capable de battre en retraite.
Les 5 conditions permettant de prédire la victoire :
_ savoir quand combattre et quand renoncer
_ savoir comment se servir d'une armée petite ou grande
_ être uni avec objectif commun
_ être prudent et faire en sorte que l'ennemi ne le soit pas
_ disposer de généraux compétents et ne pâtissant pas de l'ingérence du souverain
IV- Dispositions
Chacun est responsable de son invincibilité / vulnérabilité. L'invincibilité est conditionnée par la défense. Les chances de succès sont conditionnées par l'attaque.
En cas de moyens tout-juste suffisant : privilégiez la défense.
En cas de moyens amplement suffisant : privilégiez l'attaque.
Généralement, rappelez-vous qu'une armée victorieuse l'est avant de chercher le combat. Une armée vouée à la défaite se bat sans espoir de vaincre.
ÉLÉMENTS DE L'ART DE LA GUERRE
1- précession de l'espace
2- l'évaluation des quantités
3- calculs (encore et toujours)
4- comparaisons
5- chances de victoire
V- Énergie
Le commandant d'un grand groupe ne se distingue pas d'un petit groupe, toujours affaire d'organisations. Même chose de commander petit et grand groupe : affaire de dispositions et de signaux.
Engager les forces normales en règle général et les forces spéciales pour les opérations décisives (frapper exactement au bon moment pour une victoire éclaire).
VI- Points faibles et points forts
Le premier qui occupe le terrain et attend l'ennemi est en position de force.
« Qui veut faire venir l'ennemi de son plein gré lui fait miroiter un avantage. Qui veut l'empêcher de venir entame ses forces. »
Affamer l'ennemi lorsqu'il est bien nourri, et pousser-le à l'action lorsqu'il est au repos.
Surgissez aux endroits qu'il vous faut rapidement atteindre.
Rendez-vous sans bruit là où ils ne vous attend pas.
L'ennemi doit ignorer où vous comptez livrer bataille ; car s'il l'ignore il devra être prêt en de nombreux points.
Agacez-le et découvrez le schéma général de ses mouvements.
Après victoire, ne pas répéter la même tactique : la varier à l'infini.
VII- Manœuvres
Rien n'est plus difficile que l'art des manœuvres.
Difficulté : faire d'une voie tortueuse la voie la plus directe, transformer la malchance en avantage.
Qui lance l'armée entière à la poursuite d'un avantage ne l'obtiendra pas.
S'il abandonne le camp afin de disputer l'avantage, il perdra son matériel.
Ceux qui ne connaissent pas les conditions géographiques ne peuvent conduire l'avance d'une armée.
Lorsque vous pillez une région répartissez vos forces.
Lorsque vous conquérez un territoire, répartissez les bénéfices.
Lorsqu'il fait semblant de fuir, ne le poursuivez-pas.
Il faut laisser une issue à un ennemi cerné ; cela afin qu'il ne se batte pas avec l'énergie du désespoir.
VIII- les 9 variables
Ne dressez pas votre camp sur un terrain en contrebas.
Unissez-vous à vos alliés sur un terrain propice aux communications.
Ne vous attardez pas en terrain découvert.
Il est des voies à ne pas prendre, des troupes à ne pas assaillir, des terrains à ne pas disputer.
C'est en leur faisant tort qu'on intimide ses voisins.
5 traits de caractère dangereux pour un général :
_ s'il est téméraire, il risque de se faire tuer
_ s'il est lâche, il risque la capture
_ s'il est emporté, il est facile à berner
_ s'il a un sens de l'honneur trop chatouilleux, il est aisé de le calomnier
_ s'il est compatissant, on peut le tourmenter.
IX- Marches
Après la traversée d'un fleuve, éloignez-vous des rives.
Lorsqu'un ennemi qui progresse franchi un cours d'eau, attendez pour l'attaquer que la moitié des troupes ait traversé le fleuve.
Lorsqu'on voit les arbres s'agiter, c'est que l'ennemi avance [à interpréter]
Lorsque de nombreux obstacles ont été placé dans les broussailles, il s'agit d'une ruse.
Lorsque les envoyés parlent en terme flatteur, l'ennemi souhaite obtenir une trêve.
Lorsque sans entente préalable l'ennemi demande une trêve, il complote.
Lorsque la moitié de son effectif avance et que l'autre recule, il tente de vous attirer dans un piège.
Les généraux dont les troupes sont désordonnées, manquent de prestige.
X- Terrain
En toute circonstance égale, une armée en attaquant une autre dont les effectifs sont dix fois supérieurs aux siens, court à la déroute.
Lorsque les troupes sont fortes et les officiers faibles, l'armée n'obéit pas aux ordres.
La configuration des lieux peut être un atout majeur dans le combat.
Si la situation favorise la victoire mais que le Souverain a donné l'ordre de ne pas attaquer, un bon général peut passer outre [entre-autres, ici à revoir : le souverain peut découvrir un intérêt stratégique dans cette fin des combats, qu'ignorera le général]
Connaissez l'ennemi, connaissez-vous vous-mêmes.
Connaissez le terrain et les conditions météorologiques.
XI- les 9 types de terrain
Lorsque son seigneur se base sur son propre terrain, il est en terrain de dispersion.
Un terrain sur lequel l'armée ne peut survivre qu'en luttant avec l'énergie du désespoir, est dit « mortel ».
En terrain frontalier, maintenez vos forces en contact étroit.
En terrain difficile, brûlez les étapes, la vitesse est l'essence même de la guerre.
Tirez parti du manque de préparation de l'ennemi.
Pillez les régions fertiles pour approvisionner copieusement l'armée.
XII- attaque par le feu
Pour se servir du feu, il faut disposer de certains moyens, et périodes favorables.
Lorsque le feu est pris au vent, n'attaquez pas sous le vent.
N'agissez pas si ce n'est pas dans l'intérêt de l’État.
XIII- intervention des agents secrets
Les ressortissants du pays par nous employés, sont désignés du terme d'agents indigènes.
Les agents de l'intérieur : fonctionnaires ennemis que nous employons.
Agents-doubles : espions ennemis par nous employés.
Agents liquidables : nos propres espions à qui nous donnons délibérément des informations forgées de toute pièce.
Agents volants : nous apportent des informations.
Qui n'est pas avisé et prudent, humain et juste, ne peut se servir d'agents secrets.
Posté : lun. juin 10, 2019 1:57 am
par Vladimir Ivanov
[center]ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (2)
Brèves notes (partielles) sur "le traité de la Guerre" de Clausewitz[/center]
Carl von Clausewitz (1780-1831)
Jeune lieutenant jernlander, fils d'officier. A développé sa pensée sur une expérience traumatique (défaite militaire de son pays)
N'a jamais pu exercer ses talents militaires sur le terrain.
Clausewitz meurt... officiellement du choléra, mais peut-être en réalité d'une conséquence de sa profonde dépression nerveuse.
L'OUVRAGE
Son ouvrage prend la forme de plein de petits brouillons que son épouse cherchera à classer et à faire publier.
Mais Clausewitz s'inquiétait beaucoup d'une mauvaise interprétation de ses écrits en raison de nombreuses et importantes contradictions inachevées.
Toute la pensée de Clausewitz s'enracine dans le traumatisme de 1806 (défaite de son pays face à une armée révolutionnaire).
Récurrent : toute grande pensée militaire prend racine dans un traumatisme, est le résultat d'une défaite.
« l'ennemi est un bon professeur, mais ses leçons coûtent chères »
L'armée prussienne battue car prisonnière d'un modèle de guerre dépassé, puisqu'entre dynasties ; plutôt qu'entre peuples.
Modèle de guerre dynastique mis en place à la fin de la Guerre de Trente Ans (1618-1648)
Guerre de Trente Ans (1618-1648), véritable boucherie
On y employait des bandes féodales et des armées de mercenaires, qui, une fois les trésoreries à sec, on leur a autorisé de se servir sur place : pillage, massacres de paysans, viols... en particulier en Dytolie centrale
==> Hobbes : Léviathan, désormais la société doit être contrôlée par l’État, et la guerre totalement encadrée par l'Etat.
Seules les monarchies on le droit de se faire la guerre.
Traité de Westphalie : cherche à limiter les formes que prendra la guerre
jus ad bellum : raisons pour lesquelles on a le droit de faire la guerre (ça marchera jamais, on oublie)
jus in bellio : ce qu'on a le droit de faire et de ne pas faire, pendant une guerre
===> interdiction de la violence contre civils
début de la promotion de l'uniforme, pour le distinguer du civil
soldat devient un automate, soumis à une sévère discipline
mise en place de service logistique performant : il faut loger, nourrir les soldats, pour éviter qu'il ne pille et massacre … ce qui expliquera la lenteur des armées !
Système qui a ses mérites. Ainsi, en Dytolie occidentale, les guerres du XVIIIe siècle, sont plus propres qu'avant et plus propres qu'après.
Guerres dépassionnées : soldats sévèrement sanctionnés en cas d'indiscipline
Objectif de l'Absolutisme : désarmer les populations (pour éviter une réédition des guerres de religion, etc...), en échange paye des impôts
Pas de service militaire
===> Armée de métier coûte très cher, pertes difficiles à remplacer...
===> très peu de batailles, on essaie de se battre le moins possible (« un général qui livre bataille souvent est un imbécile », général de Saxe) ; on se limite à attaquer les dépôts / lignes de logistique de l'ennemi pour le forcer à la retraite et occuper le terrain
Petites escarmouches...
On se bat pour des motifs territoriaux, « guerres de succession », avec enjeu limité
Les rois font un calcul de rentabilité : fiscalité gagnée du territoire conquis / coût de la guerre pour l'obtenir
Clausewitz évoque cette période dans le livre I. A l'époque, la guerre était une « diplomatie tendue ».
TOUT change avec la Révolution. Idéologie des Droits de l'Homme. Du dogme républicain. De l'Homme universel.
Guerre totale révolutionnaire, tout est légitime pour instaurer le paradis sur Terre
Danton 1793 : « Le CSP est un comité d'insurrection générale contre tous les rois de l'Univers ».
Citoyen-Soldat, mobilisation de toute la population
Guerre redevenue l'affaire du peuple.
Guerre d'Ancien Régime < Guerre idéologique / révolutionnaire / populaire
Les effectifs dans les affrontements armés explosent.
Clausewitz : la guerre est un caméléon, elle change tout le temps de forme
Très vrai : les soldats s'entraînent pour un modèle de guerre, puis sont systématiquement surpris
[spoiler="Exemple IRL"]_ veille de la 1èreGM, on a préparé une guerre de batailles décisives cadrées ==> mais guerre totale impitoyable
_ veille de la 2èmeGM, on a préparé la guerre de position ==> mais guerre blindée/mécanisée (Blitzkrieg / Art opératif)
_ après 1945, on a préparé la Blitzkrieg ==> mais guerre politique de petits détachements (Indochine, Algérie...)
_ années 1980, on a préparé la 3èmeGM contre les Soviétiques ==> mais opération extérieure de stabilisation avec rapidité de réaction (Balkans, guerre contre le terrorisme...)[/spoiler]
« Le premier, le plus important, le plus décisif acte de jugement qu'un homme d'Etat ou un commandant en chef execute, consiste dans l'appréciation correcte du genre de guerres qu'il entreprend, afin de ne pas la prendre pour ce qu'elle n'est pas et de ne pas vouloir en faire ce que la nature des circonstances lui interdit d'être. »
Premier rôle du stratège : comprendre la guerre dans laquelle il est.
La définition de la « guerre » peut aller de l'extermination à la simple observation armée (= mission d'interposition)
Donc grande interrogation de Clausewitz : comment se fait-il qu'on puisse coller un même concept (« guerre ») sur des phénomènes aussi différents, tels que l'extermination ou la simple « observation armée ».
Extrême diversité des formes qu'elle peut prendre.
« Guerre absolue » (traduction de l'allemand... mais =/= « guerre totale » en français)
Pour Platon, l'idée de cheval n'est pas un cheval. Pour Clausewitz, l'idée de guerre n'est pas une guerre en particulier.
=> Domaine abstrait
Donc pour approcher le sens du concept de guerre, « guerre absolue », il va prendre l'image du « duel ».
C'est comme une sorte de duel à mort entre deux protagonistes, avec moyens illimités.
Dans le duel, chacun dicte sa loi à l'adversaire.
L'ascension aux extrêmes : la guerre ne peut s'arrêter que lorsque l'un des deux est éliminé/neutralisé.
« Donc on ne saurait introduire un principe modérateur dans la philosophie de la guerre elle-même sans commettre une absurdité. »
===> d'où sa réputation d'être le théoricien des futures boucheries militaires
Mais... il développe l'idée que la guerre réelle ne correspond pas au pur concept, pas plus que les chevaux réels n'incarnent complèementt l'idée de chevalité (il y a des chevaux blancs, noirs...).
Domaine abstrait du pur concept.
A n'importe quel moment la guerre réelle peut rejoindre son sens abstrait (ascension aux extrêmes, pas de limite en terme de morale).
Boucherie abominable non sans trêves tacites.
Les ententes tacites arrangeaient tout le monde, peu de perte + les chefs de première lignes pouvaient écrire dans leur rapport : « violente attaque d'artillerie entre telle et telle heure », afin de satisfaire les chefs des échelons supérieurs.
Même dans les guerres horribles, il y a des pauses.
causes ===> l'homme est lâche, paresseux, faible + déficience matérielle
ce sont les déficiences de tous ordres.
Il y a aussi l'espace-temps : on ne peut réunir toutes les forces au même moment.
2 dialectiques dans la guerre :
===> ascension aux extrêmes
===> désescalade(1)
(1) : Généralement, quand l'ennemi fait une pause... l'autre camp la fait aussi ; parce qu'on est trop content de s'arrêter.
Qui l'emportera entre ces deux dialectiques ? Réponse en fonction des situations.
Donc en théorie : guerre absolue (concept) potentiellement terrible et sans limite (guerre déchaînée)
Et guerre réelle : parfois, désescalade, modération, etc... (guerre limitée)
Mais potentiellement, une guerre réelle peut tendre vers la guerre absolue.
L'ascension aux extrêmes est la logique de fond de toutes guerres.
« La guerre est une simple continuation de la politique par d'autres moyens.
L'objectif politique comme mobile initial de la guerre, fournira la mesure des efforts nécessaires. »
Cette valeur de l'enjeu initial peut pas être déterminé dans l'absolu.
C'est l'opinion publique qui va finir par donner la valeur des enjeux.
Ex : un territoire contesté au nom de deux conceptions de la nationalité : « guerre de religion » transformée en « guerre des nationalismes »
Un motif de guerre minime peut produire un effet disproportionné, une véritable explosion
Important pour le général : comprendre comment le caméléon évolue.
Étrange trinité du caméléon :
_ passion meurtrière
_ calcul des probabilités
_ raison politique
Triangle de force, dans lequel gravite toutes guerres.
But politique : la guerre est une lutte pour des objectifs politiques (à l’inverse de la bagarre de bars ou de passions amoureuses)
Passion meurtrière : la guerre tue, ce qui génère un cercle vicieux, psychoses, vengeances...
Calcul des probabilités : il n'y a aucune certitude à la guerre, on peut prévoir sans certitude, et en calculer les possibilités ; « jeu de probabilités »
Anecdote : Napoléon génie de la guerre... très souvent battu aux échecs ! (parce qu'on voit tout le dispositif ennemi et que tout est trop cadré dans le mouvement des pièces)
Plus la guerre se rapproche du pôle « passion meurtrière », plus elle est abominable.
Plus la guerre se rapproche du pôle « raison politique », plus elle est peut être contrôlée, parce que le politique en général veut un objectif à moindres frais, une guerre qui permet aux citoyens de mieux vivre, etc.
Cas de brouillage : plus la guerre est idéologique, plus y'a de chance pour que la raison politique soit effacée.
Trinité dérivée :
_ peuple (passion meurtrière)
_ armée (calcul des probabilités)
_ Etat (définit le but politique)
Mission d'interposition de l'ONU : pôle politique absorbe tout
Guerre totale : pôle où la passion meurtrière absorbe tout
Livre I, seul achevé.
Clausewitz y dit que c'est le but de guerre qui définit la guerre. But limité = guerre limitée.
Le niveau de violence doit s'adapter à l'évolution de la guerre.
Livre VIII
La seule vraie guerre, c'est celle qui se rapproche le plus de la guerre absolue. Le reste c'est du bidon, des comédies, des fausses-guerres.
Beaucoup diront : la boucherie (vagues humaines vers les nids de mitrailleuses et les gaz) c'est la faute à Clausewitz.
Mais le concept de « guerre absolue » n'est qu'une tendance, pas un idéal sur lequel la guerre « DEVRAIT » être moulée.
Qui peut le plus, peut le moins
L'armée qui pourra mener une guerre absolue, pourra mener une guerre limitée.
L'armée qui ne pourra pas mener de guerre absolue, se fera démollir par la première.
Raymond Aron : redécouvre Clausewitz, pour lui, la pensée clausewitzienne est une pensée de la limitation de la guerre.
Même si ambiguïté chez lui... ouvrages inachevés + romantisme sanguinaire propre à son époque.
Livre très faux, très brillant : « Achever Clausewitz » de René Girard.
Nombreuses erreurs historiques, mais excellent philosophe.
Clausewitz estime qu'avec la Révolution et l'immixtion des masses dans la Guerre, on a franchi une porte qu'on ne pourra plus refermer.
Girard : on est effectivement allé aux extrêmes à l'époque, mais aujourd'hui, on a affaire à une dilution de la violence dans des groupes non-étatiques, est alors peut-être lancé dans une forme de violence cancéreuse qui va finir par détruire la Planète.
A moins que les Hommes ne basculent dans le refus immédiat, permanent, absolu et total de la violence.
Pour Girard, le drame de l'Homme, « être de désir », mais il ne sait pas ce qu'il veut (inconsciemment, il désir Dieu... appel du divin qui ne trouve rien de concret sur Terre), et donc il y a une perversion de ce désir du divin, l'Homme va désirer ce que l'autre possède.
Si on convoite la femme de l'autre, c'est uniquement parce que c'est la femme de l'autre.
Enfant : encore plus net, veut le jouet de l'autre.
Rappel : la deuxième trinité n'est qu'une conjonction de la première trinité, matricielle, la plus centrale : but politique, passion meurtrière, calcul de probabilités
Clauswitz dit : il vaut mieux un chef équilibré, qu'un chef intelligent mais peu équilibré
il est ainsi plus pondéré, qu'on ne le dit
Néanmoins, si Girard a été trop loin dans la tendance irrationnelle / meurtrière de l'auteur (abîme de la violence extrême), Aron lui, a été beaucoup trop loin dans la rationalisation de la pensée de Clausewitz.
Un des principes essentiels de Clausewitz :
====> guerre défensive ; défensive stratégique à laquelle on insère une offensive tactique
Défense > attaque.
Pour Clausewitz, la position défensive doit préparer un retour offensif.
1- périmètre défensif : infériorité numérique compensée par le facteur terrain
2- l'attaquant s'y casse les dents ===> égalisation des forces
3- contre-attaque contre l'assaillant démoralisé.
Peu de batailles lors de l'époque des guerres dynastiques car même force de chaque camp et donc symétrie poussant à un nombre de pertes égales dans chaque camp : ne vaut pas le coup.
Posté : lun. juin 10, 2019 2:07 am
par Vladimir Ivanov
Archi-secret
LE MORDOR
Missive secrète de l'Oerleuk Djotchi-Baatar
A destination de ????????
[quote]Je vous informe que les soupçons de Nazar-Babür quant à l'origine accidentelle de l'accident du 26 avril 2039 sont justes. Et l'enquête du KhAD le confirmera certainement, avec probablement à la source, plusieurs défauts -certainement involontaires- de fabrication de matériaux de support à soutènements. Décidément, les conditions objectives, liées à l'état des forces productives de ce pays, sont encore loin d'être réunies.
Ainsi, à mon grand désarroi, les travaux prendront un retard considérable.
Néanmoins, ceux-ci se poursuivent à un rythme relativement soutenus, et les dégâts seront réparés. Cet évènement ne remet ainsi nullement en cause notre programme commun à moyen ou long terme.
Mais pour l'heure, nous faudra-t-il faire preuve de patience : l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=329002#p329002]éveil[/url] du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=321117#p321117]dragon[/url] ne signifie pas son retour à la lumière du jour. Il est encore trop faible.
Quant à la confidentialité du programme, soyez sûrs que nous prendront toutes les dispositions nécessaires pour éviter toute fuite d'informations, aussi minimes soient-elles. Inconsciemment, le KhAD sera de notre côté pour mener à bien cette tâche prioritaire.
[/quote]
[img]https://i.imgur.com/WNXrbFG.jpg[/img]
Posté : mer. juin 12, 2019 2:15 pm
par Vladimir Ivanov
Prikaz
5 mai 2039
[secret]
[img]https://i.imgur.com/LaRuFqQ.png[/img]
A destination du Qurol Kutchlar
[quote]Le Karmalistan lancera cette année la construction d'une dizaine de satellites al-Biruni. Ces appareils orbitaux de télécommunication et de qualité "civile" (et donc médiocre), nous permettront malgré tout, outre l'aspect symbolique qu'est cette avancée dans la conquête spatiale, d'améliorer nos moyens d'échanges radios parmi nos forces armées.
Le Karmalistan est toutefois dépourvu de moyens de lancement appropriés. Nous utiliserons par conséquent les lanceurs du Commonwealth, pour leur mise en orbite à partir de ses propres cosmodromes.[/quote]
Oerleuk Abu Bakr Safarali
Posté : mar. juin 25, 2019 10:16 pm
par Vladimir Ivanov
Prikaz
15 juin 2039
[secret]
[center]DÉFENSE ANTINAVIRE PAR LA GUÉRILLA MARITIME[/center]
[img]https://i.imgur.com/LaRuFqQ.png[/img]
A destination du Qurol Kutchlar
[quote]Les derniers conflits mondiaux ont révélé une fétichisation des marines de guerre, mobilisée aussi quasi-systématiquement que quasi-exclusivement. La dernière attaque directe contre notre pays s'est déroulée par mer (Estuaire du Dar), et en a fait l'usage exclusif avec l'aéronavale.
Pourtant, le Karmalistan est dépourvu de flotte. Pire, la construction d'une nouvelle marine de guerre suffisante pourrait durer plus d'une décennie entière. Enfin, une interposition de l'OCC pourrait ne pas avoir lieu la prochaine fois, que ce soit par volonté ou par capacité. Autant de raisons qui nous poussent à agir à notre mesure, pour assurer la défense de nos intérêts vitaux.
A ce dessein, le Karmalistan prévoie deux nouveaux plans.
D'abord, il lancera la construction de plusieurs centaines de milliers de mines marines. Elles seront placées en réserves, dans de nombreux stocks secrets, accessibles (rapidement pour les avions et hélicoptères largueurs), renforcés (entrepôts blindés souterrains) et espacés. Elles seront spécialement conçues pour assurer une ou plusieurs interdictions de zone équivalente à l'ensemble de l'Estuaire du Dar, voire légèrement au-delà afin de piéger ou entraver toute nouvelle tentative de pénétration navale ennemie dans la région. Inutile de préciser que l'étroitesse particulière de la zone concernée facilitera considérablement la tâche.
Les nouvelles usines d'armement du programme "[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349206#p349206]Baïboulat[/url]" dans la vallée de l'Iaxarte, en particulier celles de Fargana, Marghilan, Talas-Toktogul et Sürgün, en feront d'ores-et-déjà l'une de leurs priorités de production. Ainsi commencera-t-elle le plus tôt possible.
En plus des mines marines, un autre plan de construction à la chaîne sera immédiatement lancé : celui de navires mouilleurs de mines, dragueurs de mines, petits torpilleurs, vedettes et navires de d'attaque rapide. Il concernera les chantiers navals de Mirpur et de Kandrach. Ils auront pour tâche de servir à la nouvelle stratégie de guérilla maritime, en accord avec [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348700#p348700]la doctrine déjà élaborée par le GDI[/url]. Le président Sarkar Shivaji saura défendre l'intérêt de notre coopération face aux éventuelles "réticences" de McNeil. Après tout, la dernière agression extérieure, comble de la stupidité de ses acteurs, ne fit aucune distinction entre Rajans et Karmali.
En conclusion, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=348909#p348909]avec le secteur d'Artuxgar au Nord-Est[/url], bien qu'elle s'en distingue par sa nature potentielle (la première l'est en permanence), l'Estuaire du Dar doit devenir la zone la plus dangereuse au Monde ; du moins pour toute future éventuelle force navale ennemie.[/quote]
Oerleuk Abu Bakr Safarali
Posté : mar. juin 25, 2019 10:37 pm
par Vladimir Ivanov
ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)
[center]Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (I)
(juillet 2034- janvier 2035)[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/aJh1riU.png[/img]
Le système d'armes peu conventionnel à missiles de croisière "Skorpion-Klub", raison officielle de la "croisade" anti-UPO[/center]
Cette guerre fut déclenchée par l'empire luciférien d'Algarbe, une fédération autoritaire, religieuse (mais anti-abrahamique) et esclavagiste ; contre le Commonwealth, qui nous le rappelons, comprend dans son empire une entité pratiquant l'Apartheid (l'Aleka), donnant un autre prétexte à sa stigmatisation politique.
Le 5 juillet 2034, les sous-marins lucifériens torpillent par surprise un premier cargo géant briton de 150 000 tonnes, qui coule entièrement. 30 matelots sont tués, dont 26 britons et 4 alekans.
Le motif de l'attaque était le lancement du programme Skorpion-Klub par la Britonnie (nation maîtresse du Commonwealth), consistant à armer "secrètement" (bien qu'il fusse connu de tous) une partie des cargos commerciaux de l'empire briton, en missiles de croisière, mer-mer (anti-navires) ou mer-sol.
L'UPO, alliance militaire et culturelle du Commonwealth, composée du Vryheid (archipel noir au Sud de l'Algarbe), du Mahajanubia (indien) et des Lorthon (archipel gaélique du Nord de la Dytolie), lui reste fidèle, et se solidarise avec la Britonnie. Le Mahajanubia, le Vryheid et le Lorthon confirmeront même avec zèle le respect de leurs promesses à l'égard de Lanfair. Un caractère soudé qu'on ne retrouvera nullement du côté des agresseurs, membres de ce qu'on dénommera "Coalition anti-UPO".
Le Deseret, géant économique d'Olgarie, condamne l'attaque luciférienne, mais dit la "comprendre". Il propose un cessez-le-feu de 24 heures laissant le temps au Commonwealth de renoncer pleinement à son système d'armes. Sans quoi le Deseret se joindra aux anti-UPO. Les lucifériens approuvent l'initiative... qui n'aboutit pas du côté briton.
A la suite de ce premier échec des négociations, la Ligue amarantine, thalassocratie confédérale dépendante du commerce maritime, et donc vulnérable au nouveau système d'arme briton, s'est rangée aux côtés de l'empire lucifiérien. Elle est immédiatement suivie par l'Hachémanie, monarchie musulmane libérale et belliqueuse, prête à imiter instinctivement les "puissances respectées" de Dytolie pour en tirer un quelconque profit tout en minimisant les risques, cela sans tenir compte d'hypothétiques convictions, bien-évidemment. Sa flotte bloque les deux détroits séparant la mer céruléenne et l'Océan algarbo-janubien.
La Posnanie, et surtout l'Aminavie, viennent s'ajouter à la liste déjà grande des alliés opportunistes de l'agresseur luciférien, se croyant déjà -à tort- dans le camp des vainqueurs.
Cette succession de ralliements au bénéfice d'un État pourtant agresseur, ne peut s'expliquer uniquement du fait du danger que représenterait ce programme Skorpion-Klub. Le Commonwealth avait déjà initialement une sale réputation, quoiqu'au même titre que son agresseur, l'Empire luciférien.
La Ligue boréale, dominée par le Vonalya, grande puissance diplomatique d'alors, se contente de condamner le programme briton, mais, comme à l'habitude de ce pays, refuse de s'engager concrètement.
A son tour, sous l'effet de ce phénomène de mode, le Txile rejoint précipitamment la coalition anti-UPO en allant même plus loin qu'aucun autre à ce jour en terme d'initiative militaire, par le siège qu'il impose à l'enclave britonne de Yanaon, en Uhmali, un allié de l'UPO. Il commet là une grave erreur, dont-il se souviendra en 2036...
Toutefois, comme on pouvait le prévoir, contrairement à ses engagements, le Deseret renonce à intervenir aux côtés de la coalition anti-UPO. Ce qui suscitera la colère et la rancœur des Lucifériens, qui avaient commis l'erreur de croire en la fiabilité militaire de cet État.
Pour épargner des vies humaines, le Grand-Chambellan de la nation-ermite thorvalienne propose l'organisation d'un duel entre chefs d’État. Bien-sûr, il n'est pas suivi.
Sous conseils mahajanubians, les navires marchands britons changent quasiment tous de pavillon... ce qui complique la tâche des assaillants lucifériens et leurs alliés, partis à la "chasse aux Skorpions".
Les catastrophes s'enchaînent : un paquebot de voyageurs coule, noyant plus de 2300 personnes au fond de l'Océan. Parmi eux, mille ressortissants du Commonwealth et... tout autant de montlavéens (ajd. lébirans), ainsi qu'une centaine d'amarantins. Des torpilles sous-marines coulent à leur tour des pétroliers géants hachémaniens, non-loin de l'embouchure de l'Estuaire daharan, entre l'Hachémanie et le Mahajanubia, causant une immense marée noire et suscitant l'émoi international. Les incidents se multiplient en mer, avec divers porte-conteneurs coulés, déviations et collisions.
La crise est mondiale, politique, écologique, financière et boursière.
Le 21 juillet 2034, l'Hachémanie lance pour la première fois une proposition de paix... du moins s'engage-t-elle à "venir à la table des négociations", cela en échange de sommes astronomiques : 20 milliards $ versés immédiatement à son État. En toute logique, il ne sera pas écouté.
Quelques jours plus tard, c'est le Deseret qui montre son vrai visage : celui d'un État foncièrement diplomate... mais aussi incapable de s'engager dans quel conflit militaire que ce soit. En flagrante contradiction avec sa première annonce dans le cadre du conflit, laquelle promettait de s'engager aux côtés de la coalition anti-UPO du temps où les déferlements belliqueux pleuvaient contre le Commonwealth, le Deseret change radicalement de cap et négocie unilatéralement avec l'UPO via le Vryheid : le vent tourne en faveur des Britons et la rancœur luciférienne se développe à l'égard de cet allié potentiel qui l'abandonne. Celui-ci montre en revanche de réels talents en matière de diplomatie et parvient avec succès à tirer un accord : le Commonwealth renonce enfin à son système Skorpion-Klub, avec la démilitarisation de tous les vaisseaux civils et commerciaux des membres de l'UPO, cela en échange de la fin des agressions de la Coalition.
Mais comme l'anticipaient déjà certainement les membres de l'UPO, cet accord bilatéral... n'a aucune conséquence sur le déroulé du conflit, si ce n'est qu'il décrédibilise politiquement la Coalition anti-UPO.
Ces négociations bilatérales avec le Desret ont deux conséquences majeures :
_ elles dévoilent l'apparente "bonne volonté" de l'UPO, prête à reculer pour sauver la paix
_ ...et décrédibilisent la coalition anti-UPO, qui fait la sourde-oreille et continue sa guerre d'agression, désormais dépourvu de justificatif sérieux.
En clair : le Deseret vient de faire renverser à 180° le compteur de légitimité en faveur de l'UPO.
Et l'effet s'en fait sentir avec l'intervention diplomatique du très respecté Vonalya, qui semble à son tour virer de bord en se positionnant désormais dans une neutralité absolue : quiconque s'attaquerait à ses intérêts gaziers (notamment en Vryheid, où sa société a beaucoup investit), verrait l'entrer en guerre immédiate du Vonalya et de ses alliés boréens aux côtés des belligérants hostiles aux incriminés. Un message ainsi clairement destiné aux membres de la Coalition anti-UPO. Il en profite pour rappeler le rôle bénéfique du Deseret, qui a résolu le conflit d'origine "par le seul dialogue". Un autre message à charge contre les agresseurs lucifériens et leurs alliés.
A cet ingénieux tour de passe-passe diplomatique, succède une grande victoire navale : celle de la Britonnie et des Lorthon, toutes deux attaquées par l'immense -mais désuète- flotte aminienne les 23-24 juillet 2034. Cette dernière commet une erreur opérationnelle en se divisant pour attaquer deux cibles distinctes. La flotte de l'UPO, moderne et unie, profite de cette occasion inespérée pour frapper la première.
C'est un désastre côté aminien : pour une perte de 0,4 PPM (points de puissance militaire) côté UPO, la flotte aminienne en perd plus du double, soit 1,0. En quelques heures seulement, près du dixième de tous les navires de guerre d'Aminavie sont envoyés par le fond ou neutralisés. Le reste de la flotte aminienne bat en retraite pour rejoindre ses ports ravitailleurs à plusieurs milliers de kilomètres au Sud.
Les jours suivants, du 23 au 26 juillet, la première bataille navale du Vryheid voient s'affronter la marine de guerre de ce dernier avec celle, immense, de l'ensemble de la Coalition anti-UPO, laquelle escorte de nombreux navires transport et de débarquement qui semblent viser l'Aleka. Pour rappel, la coalition rassemble l'Empire luciférien, l'Hachémanie, l'Aminavie, la Posnanie, l'Amarantie et le Txile.
Sans surprise, les pertes du Vryheid -qui ne peut faire le poids- sont lourdes (1,29 PPM), mais celles de la Coalition le sont bien davantage : 1,80. En effet, malgré 5 sous-marins modernes perdus, le Vryheid n'aura à regretter dans cet affrontement la destruction que de navires obsolètes, faciles à remplacer. Parmi les navires modernes coulés, la Coalition doit déplorer au total pas moins de 3 sous-marins et 4 croiseurs ! Auxquels il faudra ajouter 1 frégate et 3 avions multirôles. Un succès qu'autorise l'isolement de la marine du Txile attaquée séparément du reste de la flotte coalisée.
La victoire est incontestablement du côté de la coalition anti-UPO, dont la gigantesque armada de 500 navires, dont 9 porte-avions, peut poursuivre son chemin "comme prévu". Mais c'est une victoire à la Pyrrhus, où le rapport des pertes est une fois de plus très en faveur de l'UPO. Un signe de mauvais augure, notamment pour le Txile...
Le 17 août, après la coûteuse et désastreuse marée noire, l'Hachémanie est une nouvelle fois visée par une attaque, désormais sur l'un de ses sites les plus sensibles : une station de désalinisation de l'eau de mer est détruite, à Fawit. Dans ce pays désertique où l'or bleu est proportionnellement plus rare et précieux que le pétrole lui-même, la crise hydrique devient gravissime. La pression psychologique intérieur en faveur d'un retrait unilatéral du conflit s'accroît.
Au Sud de l'Océan Janubien, les navires de la Coalition s'approchent enfin des archipels de l'Océan Janubien du Sud, et s'apprêtent à imposer des blocus contre l'Aleka et le Vryheid. Confrontée à de vastes champs de mines marines, elles-même responsables de nombreux dégâts sur plusieurs sous-marins obsolètes, la Coalition anti-UPO, se voit contrainte de modifier ses plans afin de ceinturer au mieux l'Aleka, et bien-sûr à distance de sécurité de l'artillerie.
L'une des plus grandes batailles de la guerre, engageant tous les types de théâtres (terre, air et mer), des missiles et des anti-missiles, en somme, une île fortifiée contre une marine d'assaut, a commencé.
[suite partie 2]
Posté : mer. juin 26, 2019 2:41 pm
par Vladimir Ivanov
ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)
[center]Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (II)
(juillet 2034- janvier 2035)[/center]
BATAILLE D'ALEKA ET VRYHEID
La Coalition anti-UPO (Empire luciférien, Hachémanie, Amarantie, Txile et Aminavie), constituée d'une gigantesque flotte de 500 navires et transportant pas moins de 200 000 soldats et marins, contourne donc l'archipel du Vryheid truffé de mines marines, pour s'approcher de l'Aleka depuis l'Ouest, et s'attaquer aux sites militaires et infrastructures névralgiques de cette grande île depuis la mer, en particulier ses aérodromes.
Les cibles situées le plus à l'Est sont visées par l'aviation des porte-avions : s'en suivent alors plusieurs affrontements aériens. Les autres cibles, plus accessibles, sont frappées aux missiles mer-sol.
Dans l'une des localités de l'île, à Moonhoek, un prototype du Dôme de fer, issu du programme de défense anti-missile du Commonwealth (l'un des plus avancés au Monde), a l'occasion de tester ses capacités : le taux d'interception s'élève à 0,5. Si en valeur absolu, le nombre de missiles ennemis neutralisés reste peu significatif, il s'agit d'un indéniable succès technologique qui confortera les chercheurs britons dans leurs efforts en ce sens.
Outres les aérodromes et aéroports, des mairies, des viaducs, échangeurs d'autoroutes, centrales électriques, usines sont visés. En définitive, les sites militaires, grâce à leur renforcement et leur position à l'intérieur des terres, sont nettement plus épargnés par les frappes ennemies que les constructions civiles. 1200 civils périssent, dont de nombreux Noirs dans les Bantoustans.
Le rapport des pertes militaires est de 1:3... à l'avantage des défenseurs. Pour un dixième de PPM éliminé dans le camp de l'UPO, plus de 3 dixièmes sont perdus côté Coalition. L'acharnement à détruire des sites civils plutôt que militaires expliquent ce rapport. Peut-être que celle-ci n'avait pas l'intention de gagner en change militaire, mais seulement de causer un maximum de dégâts socio-économiques afin d'y susciter une éventuelle rébellion ? Dans tous les cas, ce fut un échec. Et considérant la valeur exceptionnellement plus élevée du militaire sur les biens civils [HRP : extraordinaire faiblesse des points CILs], il aurait de toute évidence fallu privilégier les destructions militaires.
L'archipel du Vryheid est attaqué simultanément : la puissance de la Coalition le lui permet en effet : on frappe en même temps les positions militaires et civiles... là encore, une erreur. Les navires aminiens, obsolètes, sont forcés de s'approcher : ils sont accueillis par des batteries de défense côtière et subissent donc de lourdes pertes. A l'inverse des navires hachémites et lucifériens qui peuvent se permettre de rester à distance de sécurité tout en poursuivant les bombardements. Lesquels provoquent la mort de plus de 600 habitants.
La défense aérienne (ou plutôt "antiaérienne") du Vryheid est assurée par :
_ sa flotte, en position défensive près du littoral de la capitale, qui utilise ses canons et missiles AA, ainsi que ses diverses contremesures
_ les batteries de DCA au sol
_ ses avions-intercepteurs (/ de chasse).
Les mines marines endommagent plusieurs navires de la Coalition, leurs frappes sont imprécises et dépourvu de sens stratégique clair, tandis que leurs stocks de munitions et missiles s'épuisent très vite.
Enfin, deux cargos hachémaniens chargés de ravitaillés militairement la flotte de la Coalition sont coulés au large de l'Horbarash, avant qu'ils n'atteignent leur destination. 35 matelots hachémaniens périssent. Très vraisemblablement du fait d'une attaque sous-marine de l'UPO organisée par le Mahajanubia.
Ici encore, le rapport des pertes tourne en faveur de l'archipel assiégé : il est du simple au double au détriment de la Coalition.
Comparatif des pertes pour l'ensemble des batailles (Aleka et Vryheid) :
Coalition anti-UPO : 0,8 PPM
UPO : 0,3 PPM
Souffrant d'un rapport de pertes militaires en sa défaveur, aux manœuvres limitées à cause des mines marines, manquant de munitions et insuffisamment ravitaillée, incapable d'affaiblir la capacité de résistance ennemie, l'attaque de la Coalition se solde par un échec opérationnel majeur.
Après ce désastre, dès le 20 août, l'Amarantie se retire soudainement de la Coalition : de facto admet-elle ainsi implicitement sa défaite.
En effet, l'impopularité de la guerre déjà élevée en raison des coûts et de l'absence d'avancée concrète, atteint des sommets en Amarantie à la suite de cette défaite militaire : un vote est organisé, notamment par les entités de Fagrasie ("l'endettée", non-hostile à l'UPO), et des Melgares ("féministes") pour demander le retrait. Il est approuvé à la majorité. Néanmoins, il ne s'agit que d'un cessez-le-feu : l'état de guerre subsiste avec le Commonwealth et ses alliés.
Cette décision unilatérale décrédibilise la Ligue phallocratique, et fragilise considérablement la Coalition que la première a lâchement abandonné.
Au Nord, contre la Britonnie et les Lorthon, l'Aminavie repart à l'attaque avec sa flotte. L'issue est cette fois-ci indécise sur le plan tactique. La flotte aminienne échoue dans son opération et se voit contrainte de battre en retraite ; toutefois le rapport net des pertes est cette fois-ci légèrement en sa faveur : 0,77 PPM de pertes musulmanes contre 0,94 du côté de l'UPO.
Il s'agit toutefois d'une grande victoire politique et psychologique pour l'UPO, qui vient de repousser une seconde tentative d'invasion aminienne. Cette bataille, pourtant morne et décevante des deux côtés, annonce ainsi, à terme, une victoire stratégique décisive dans l'issue de la guerre elle-même.
Au Sud, la Coalition progresse lentement en neutralisant les mines marines avec des navires-béliers conçus sur place et à la hâte... Toujours empêtrés dans ce champ de mines à tenter de s'y frayer un chemin, les navires lucifériens, aminiens et hachémites sont plus vulnérables que jamais. La flotte brito-alekane en profite pour agir : son intervention est brève, mais violente. Un combat aéronaval a lieu, avant que l'UPO ne batte à nouveau en retraite face à la supériorité numérique ennemie. De plus, des patrouilleurs, vedettes et navires d'attaques rapides viennent harceler l'immense flotte d'assaut via diverses opérations de sabotage avec entre-autres, des poses de charges C4 sur la coque des navires ennemis. Pire encore, le Mahajanubia, aux commandes des sous-marins de l'UPO, coule pas moins d'une quinzaine de navires de ravitaillement destinés à la Coalition ! Tuant un total de 200 hommes d'équipage lucifériens, txiléens ou hachémites.
Endommagée par de lourdes pertes, entravée par les mines, harcelée par les attaques rapides ou discrètes, épuisée, manquant de munitions, d'eau douce et de rations alimentaires... la flotte coalisée est en très mauvaise posture. La tactique de "guérilla maritime" de l'UPO porte ses fruits : pour des pertes équivalentes à 0,55 PPM côté UPO, la Coalition perd quasiment le triple : 1,60.
La bataille s'annonce désastreuse pour la Coalition...
Sous la force du nombre, le premier objectif est toutefois atteint pour les coalisés : ils parviennent en effet à débarquer après bombardements côtiers et parachutages en profondeur, environ 15 000 hommes.
Néanmoins, les opérations d'appui sont des échecs tactiques : les frappes côtières sont inefficaces, certains avions de transport sont détruits en vol, tandis que les paras txiléens sont immédiatement accueillis par l'armée alekane, la police et plusieurs centaines de miliciens, lesquels les empêchent de mener à bien leurs missions d'origine.
L'opération est finalement un échec : les 15 000 hommes débarqués ne parviennent pas à progresser suffisamment, tandis que les renforts épuisés des autres navires de transport tardent à venir. Les pertes s'accumulent, avec un ratio toujours très nettement en défaveur de la Coalition.
Mais avant l'inévitable désastre militaire, on assiste à un effondrement politique. Le 21 septembre 2034, c'est au tour de l'Aminavie de quitter unilatéralement la Coalition : mais le pays musulman nord-algarbien va encore plus loin. Non-seulement il signe la paix avec l'ennemi (plutôt qu'un simple cessez-le-feu), mais forge avec lui un pacte d'alliance ! C'est le traité de Kirkenesberg : l'Aminavie et l'UPO, alors hier en guerre totale, se promettent assistance militaire mutuelle en cas d'agression ennemie et coopère déjà activement pour leur défense réciproque. Le retournement d'alliance est total et change complètement la donne.
Le lendemain, 22 septembre, c'est l'Hachémanie qui baisse armes et drapeaux en quittant la Coalition avec la même hâte et unilatéralité : c'est une nouvelle reconnaissance de défaite. Elle est suivie par la Posnanie quelques heures plus tard.
Avec le retournement diplomatique du Deseret et du Vonalya, l'abandon de l'Amarantie, de l'Hachémanie et de la Posnanie, ainsi que la trahison aminienne, la Coalition semble se dégonfler comme le ballon de baudruche qu'elle était. Elle ne compte désormais plus que deux membres actifs :
_ l'empire luciférien, désormais menacé par son ex-allié et voisin direct aminien,
_ et le Txile, désormais sous la menace d'une invasion uhmalienne ; l'Uhmali, alliée de l'UPO, déplaçant une immense flotte vers sa direction.
En Aleka, c'est la complète débandade du côté des forces lucifériennes, hachémites et aminiennes. Panique totale du côté des débarqués isolés, chaos généralisé au sein de la flotte, où des affrontements ont même lieu entre navires aminiens et lucifériens, cela sur d'étroits passages au beau milieu d'un immense champ de mines marines...
Une dizaine de navires lucifériens et posnaniens supplémentaires sont coulés par l'UPO au large de l'Algarbe.
La bataille du Vryheid et de l'Aleka est définitivement perdue pour la Coalition. Celle du Txile va commencer.
[center][img]https://i.imgur.com/hpW1twW.png[/img]
La bataille d'Aleka-Vryheid durant la Guerre des Conteneurs, prouve l'efficacité de la combinaison défense-côtière et guérilla navale. Malgré son écrasante supériorité numérique, la gigantesque marine de guerre coalisée a brillé par son impuissance face à deux petits États isolés.[/center]
Posté : jeu. juin 27, 2019 4:49 pm
par Vladimir Ivanov
ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)
[center]Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (III)
(juillet 2034 - janvier 2035)[/center]
BATAILLE DU TXILE
A la suite de la déconfiture totale de la Coalition luciférienne, tactiquement vaincue et politiquement ridiculisée, l'UPO a repris l’initiative. L'alliance du Commonwealth a accepté les cessez-le-feu, armistices et traités de paix avec la plupart des anciens coalisés... à l'exception notable du Txile (sans parler de l'ELA, qui demeure le véritable ennemi juré).
Alors qu'une conférence de paix organisée par l'empereur du Kaiyuan s'est ouverte, une force expéditionnaire aéronavale de l'UPO cette fois-ci formellement menée par l'Uhmali, avec l'assistance du commandement mahajanubian, lance une opération armée contre leur dernier grand ennemi, cet Etat dorimarien qui avait commis l'erreur de sur-estimer la solidité et fiabilité de la Coalition des agresseurs et bien-sûr à l'inverse, celle de sous-estimer son adversaire.
La conférence de Shengfeng, déjà boudée par les perdants, est purement et simplement court-circuitée par ce nouvel acte de guerre.
L'UPO s'attaque donc à une île située au Sud du Txile, la bombarde ainsi que les littoraux alentours avec ses avions et missiles de croisière, avant d'y débarquer un contingent uhmalien au moyen de largages héliportés. L'île passe rapidement sous le contrôle des envahisseurs, au nombre d'un ou deux millier(s).
En raison des distances qui séparent les évènements avec les aérodromes (le Txile est l'un des pays les plus grands et étirés au Monde), l'aviation txiléenne reste difficile à employer vu les distances. Le pays dépêche toutefois plusieurs unités à portée de tir de l'île, notamment ses batteries d'artillerie.
Le Txile se décide à contre-attaquer (cette fois-ci plus habilement que par le passé), en frappant la flotte uhmalienne à la fois par le Nord (sa flotte sous-marine) et le Sud (sa force expéditionnaire aéronavale, de retour d'Aleka, quoique épuisée matériellement et démoralisée).
L'Uhmali détient une supériorité numérique, ainsi qu'une vigueur optimiste supplémentaire.
Le Txile peut compter sur une supériorité technique, une détermination par défaut (défense de sa patrie), ainsi qu'une gigantesque et quasi-inépuisable base d'appui au sol : son propre territoire. Néanmoins, ses forces expéditionnaires viennent de subir une humiliante défaite, elles ont besoin de ravitaillement, tandis que ses matelots et pilotes sont épuisés et démoralisés.
Les Txiléens commettent une nouvelle erreur en s'efforçant de larguer dans l'immédiat 2500 des leurs sur l'île : l'opération échoue tout naturellement à cause de la DCA uhmalienne. De nombreux hélicoptères txiléens sont détruits en vol avec leur passagers. Le pays se résout donc à débarquer ses forces (40 000 hommes) sur le continent, juste en face de l'île.
Une guerre d'attrition est donc amorcée, avec tirs d'artillerie txiléens contre l'île occupée, défenses et manœuvres aériennes des deux côtés.
Contrastant avec l'idiotie des commandants de la Coalition anti-UPO lors de la bataille d'Aleka-Vryheid, les contre-amiraux mahajanubians prennent soin de protéger la longue ligne de ravitaillement maritime de la flotte uhmalienne à travers l'Océan Néchinésien. Celle-ci ne sera pas inquiétée : les tentatives sous-marines pour le rompre se solderont par des échecs. Mais le revers de la médaille est là : l'Uhmali ne peut mobiliser tous ses moyens pour couler les navires de guerre txiléens, qui peuvent se ravitailler sans souci dans leurs ports d'attache.
La prise de l'île semble être une victoire à la Pyrrhus du côté de l'UPO, bien que le décompte des pertes en valeur reste à son avantage (2,02 / 2,76 PPM perdus pour, respectivement, l'Uhmali et le Txile).
La suite des évènements peuvent se résumer ainsi :
[quote]Alors que les Uhmaliens s'attendaient à un débarquement du Txile pour les rejeter à la mer et que leurs forces se sont préparer à une telle éventualité, le Txile ne semble pas avoir l'intention de reprendre l'île immédiatement, renforçant plutôt ses défenses sur le continent.[/quote]
Face à cette impasse, le Vryheid vient en renfort avec sa flotte et plusieurs milliers d'hommes, pour rendre l'île définitivement hermétique à toute intrusion txiléenne. Mais la donne générale ne change pas pour autant.
Le 9 décembre, l'UPO prend la décision d'imposer un blocus au Txile. Opération particulièrement ambitieuse en raison du fait que ce pays, l'un des plus grands au Monde, s'étale tout en longitude le long d'un immense littoral...
Le 24 décembre 2034, c'est l'assaut frontal. Raffermi par son ravitaillement continu et sécurisé, la flotte de l'UPO, contrairement à celle des coalisés en Aleka-Vryheid, peut, elle, se permettre de frapper fort. Un déluge de missiles de croisière vrys et uhmanéens s'abattent sur les navires de guerre et positions terrestres défensives du Txile.
Dans les ports civils et militaires : navires amarrés, dépôts de carburants, hangars à unités, entrepôts à munitions... Dans les villes : manufactures et usines, entrepôts, gares, immeubles de bureaux, pistes, tours de contrôle et terminaux d'aéroports...
Toutefois, on estime que le taux d'interception accompli par la DCA txiléenne (terrestre et navale) se situerait entre 0,5 à 0,6. Un excellent résultat qui, se conjuguant avec les épaisses nuées de fumées noires des nombreuses destructions, permettant d'aveugler l'observation satellite et éventuellement aérienne, permet au pays assiégé de souffler un peu.
Parmi les pertes militaires modernes du Txile, on dénombre 2 croiseurs et surtout 1 porte-avions modernes coulés. Soit un total, avec les pertes terrestres, de 4,68 PPM. Contre aucune perte du côté des envahisseurs, si ce ne sont les coûts exorbitants du ravitaillement et de sa sécurité.
Cette grande bataille, où plutôt "deuxième phase de la guerre", fait à nouveau renverser la jauge de légitimité, cette fois-ci au profit du Txile, nation désormais sinistrée, qui reçoit les sympathies de la communauté internationale.
Une deuxième conférence de paix est organisée le 15 janvier 2035 par les pays du G4+1 (Vonalya, Deseret, Amarantie, Lianwa, + le Kaiyuan). Ces cinq pays, ainsi que d'autres signataires d'un premier traité de paix (a-partisan, pacifiste et libéral), imposent à l'UPO, considérée comme responsable de l'échec de la dernière conférence (et refusant de signer ledit traité), une discrimination commerciale, avec une hausse considérable des droits de douane (+50%).
Le 20 janvier, la guerre continue. Les navires vrys et uhmanéens, désormais renforcés par des croiseurs aminiens (l'Aminavie s'étant ralliée à l'UPO) qui imposent toujours le blocus au Txile, relancent une nouvelle vague de bombardements aériens et aux missiles de croisière.
Liste des cibles prioritaires de l'UPO (par ordre décroissant) :
[quote]Navires à quai
Chantiers navals
Hangars pouvant abriter des navires
Positions fixes de DCA
Positions fixes d’artillerie
Radars fixes
Citernes à pétrole
Centrales électriques
Transformateurs électriques
Centrales de traitement de l’eau
Casernes
Aéroports
Gares[/quote]
Listes secondaires :
[quote]Complexes industriels sur une large surface
Complexes industriels chimiques et/ou pétrochimiques
Gratte-ciel et autres bâtiments de grande hauteur
Monuments glorifiant la République du Txile, ses événements historiques et ses héros nationaux
Bâtiments gouvernementaux divers[/quote]
Les pertes spécifiquement militaires sont relativement rares, le Txile s'étant préparé aux frappes. Néanmoins, les dégâts civils et financiers sont considérables. Le carburant commence à manquer. Les pénuries d'électricité s'étendent à toutes les localités du sud du pays. Le Txile souffre, mais résiste.
C'est là que la guerre s'arrête enfin. Les coûts d'intervention deviennent insupportables pour les pays de l'UPO, et les dégâts infligés au Txile, malgré leur gravité, ne valent plus le coup, d'autant qu'ils épargnent l'autre grande menace qu'est l'empire luciférien.
[à suivre]
Posté : ven. juin 28, 2019 5:24 pm
par Vladimir Ivanov
ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)
[center]
Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (IV)
(juillet 2034 - janvier 2035)[/center]
Refusant toujours le diktat du G4, l'UPO parvient à arracher par la négociation un
nouveau traité de paix, d'abord signé par... les pays de l'UPO : Commonwealth, Mahajanubia, Uhmali, Lorthon et Vryheid.
Celui-ci appelle au
retour du statu-quo ante bellum, excluant tous dédommagements humiliants de la part des perdants (Coalition anti-UPO), mais
sans faire mention du système Skorpion-Klub, motif même de la guerre.
L'article 2 du nouveau traité insiste sur la culpabilité des ennemis de l'UPO :
[quote]Article 2 : L’Empire luciférien d’Algarbe et la Coalition [anti-UPO : ELA, Hachémanie, Amarantie, Txile et Posnanie]
reconnaissent être coupables d'avoir violé les us et coutumes de la diplomatie internationale en portant atteinte à l'intégrité des navires de l'UPO.[/quote]
Afin de renforcer la légitimité de cette nouvelle tentative de paix, est ajouté au traité un article précisant que le G4 supervisera le financement des reconstructions des pays lésés par la guerre.
La Posnanie annonce officiellement signer ce même traité, tandis que d'autres pays mettent fin à leurs sanctions commerciales à destination de l'UPO. Par défaut, dans le sillage de la Posnanie, c'est tous les pays de la Coalition anti-UPO qui signent le présent traité, ce qui met définitivement fin à la "Guerre des Conteneurs"...
et scelle l'incontestable victoire de l'UPO.
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En effet, l'Union Pan-Océanique, pourtant en très nette infériorité numérique, est tout bonnement parvenue à faire en sorte qu'une immense coalition d’États belliqueux n'atteignent aucun de ses objectifs initiaux, aussi bien militaires que politiques.
- 1- La Britonnie a été l'objet de deux attaques navales massives à des fins de neutralisation : elle est restée sauve en repoussant à chaque fois les envahisseurs.
- 2- L'Aleka-Vryheid ont été assailli par une gigantesque flotte d'invasion, à des fins d'occupation militaire : malgré des dégâts considérables, ils ont résisté et sont restés libres, et même en position de force sur le plan politique.
- 3- Dégâts en Aleka, qui furent "vengés", par la riposte militaire de l'UPO contre le Txile : si les "nouveaux buts de guerre" de celle-ci n'ont pas été atteint, les dégâts militaires et socio-économiques infligés à l'ex-envahisseur envahi sont tels qu'ils sont amplement suffisant pour représenter un "juste retour de bâton".
- 4- Le Deseret et le Vonalya, deux géants économiques (membres du fameux G4), initialement hostiles à l'UPO (condamnations de son programme Skorpion-Klub), changent de cap après une négociation bilatérale UPO-Deseret, et finissent par condamner (certes, moins explicitement) la coalition anti-UPO, laquelle est délégitimée et décrédibilisée face à l'apparence "bonne volonté" de l'UPO.
- 5- A la suite de la première cuisante défaite militaire tactique en Aleka, la Coalition anti-UPO se disloque progressivement : l'Amarantie abandonne ses alliés en août 34, l'Aminavie trahi ses alliés pour rejoindre le camp de l'ennemi le 21 septembre, provoquant le retrait de l'Hachémanie musulmane le lendemain, suivie de la Posnanie. La Coalition perd ainsi toute crédibilité en s'effritant alors même qu'elle était "techniquement" capable de continuer la guerre.
- 6- Jamais le Commonwealth n'a été contraint de renoncer à son système Skorpion-Klub : les coalisés ont donc perdus tous les affrontements de cette guerre avant de renoncer les uns après les autres, sans aucune coordination, et sans parvenir à leur objectif initial.
Tableau récapitulatif
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/35/5/1567177962-guerre-des-conteneurs2.png[/img]
Les pertes sont données en "PPM", ou "points de puissance militaire" perdus. Les PPM mesurent la capacité de nuisance d'ordre militaire des pays du Monde, en fonction de divers facteurs, aussi bien quantitatifs que
qualitatifs, sur base essentiellement -mais entre autres- de la valeur financière (coût de fabrication et d'entretien) des unités ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=322248#p322248]pour la définition approfondie des PPM, voir ici[/url]).