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Posté : sam. nov. 07, 2015 6:23 pm
par Alwine
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Le parti : Sans étiquette

Candidate : Princesse Sherazade

Le type d'actions : Visite d'une école d'art à Narra

Après un bref bouillonnement lors de l'annonce de la constitution de la soit-disant « Union Nationale » contre la Princesse, avec les réactions qui avaient directement suivit, les choses s'étaient très vites calmées à nouveau semblait-il, même si Sherazade continuait d'espérer que la chose ne serait pas définitive, et plus particulièrement quand il s'agissait d'alliés potentiels. Mais en attendant, si les discussions continuaient sans doute en sous-marin entre divers acteurs, la Princesse était de nouveau seule à occuper le devant de la scène. Si ses adversaires pensaient que leurs petits montages électoraux allaient suffire à leur faire gagner seuls les élections, ils se trompaient lourdement, à moins de réussir à réunir vraiment tous les candidats à part elle-même, mais cela semblait néanmoins fort peu probable. En attendant, elle ne comptait pas se relâcher mais au contraire, stimulée par ces petites manigances, continuait avec plus d'énergie que jamais.

Ainsi, ce jour-là, elle avait dans son programme une visite qui abordait deux points qu'elle avait souvent mis en avant lors de cette campagne : l'art et l'éducation, réunis ici de façon unique puisqu'il s'agissait de rien de moins qu'une école d'art qui, depuis quelques années, avait ouvert à Narra, soutenue discrètement par la Princesse et plusieurs de ses soutiens de longues dates, ainsi que d'autres qu'elle avait connu à cette occasion. Le but en était de ne pas se contenter simplement d'admirer l'art des anciens mais bien de continuer à produire de nouvelles œuvres, ce qui passait par la formation des nouvelles générations, fautes de quoi les futurs artistes de l'Alamut auraient bien risquer de dégénérer en de pauvres simplets incapables de créer une toile ou une tapisserie correcte, et se contentant donc de simplement barbouiller telle ou telle chose en proclamant que c'était de l'art « moderne ». Une chose que ne souhaitait assurément pas la future Sultane.

Si jusqu'ici c'était avec discrétion qu'elle avait soutenu cette noble cause qui tout à la fois évitait aux jeunes générations de dégénérer et maintenait l'art traditionnel comme quelque chose de vivant et non comme un cadavre mort à admirer dans un musée, cette fois elle avait décidé d'aider l'institution d'une autre façon, en polarisant l'attention, et donc à la fois potentiels soutiens et potentiels subsides sur elle, de sorte que, en la mettant en avant, elle permettrait avec un peu de chance son développement, en attendant de pouvoir s'attaquer concrètement à favoriser de telles initiatives, voir à les reproduire, une fois qu'elle serait au pouvoir. En attendant, elle avait donc programmé une visite dans l'école, où, bien entendu, les médias l'accompagneraient, d'autant plus du fait du manque d'actualité venant des autres candidats, qui ne faisait qu'attirer plus encore les regards sur la Princesse, plus rayonnante que jamais.

Lors de son arrivée dans l'école, elle fut accueillie par les élèves et ceux qui les encadraient, ayant droit à une démonstration de musique et de danse qu'elle reçu très positivement, l'ensemble n'étant pas sans lui rappeler la visite qu'elle avait fait d'une école plus « normale » et plus modeste plus tôt dans la campagne, en plus développé ici bien entendu. Après avoir salué la petite assemblée, la Princesse les encouragea à reprendre les cours, souhaitant voir comment ils travaillaient au quotidien, et passa la journée à passer d'une classe à l'autre, suivie par ses conseillers et les journalistes venus transmettre l'événement. Comme toujours, elle se montra ouverte aux discussions et aux éventuels débats, et se montra également ravie par les divers projets. Bien sûr, elle savait qu'on mettait en avant les plus belles pièces des élèves, pour elle autant que pour les médias, mais cela ne les rendait pas moins agréables à découvrir pour autant.

La visite fut longue et enrichissante, et la Princesse partagea autant les activités que le repas des élèves. Elle promis en souriant qu'elle continuerait toujours  « de tout faire pour aider des projets qui me semblent si nobles et si essentiels pour préserver ce qui fait l'identité de notre nation, de l'Alamut, quand je serai au pouvoir plus encore qu'au part avant » et assurant les futurs artistes de son soutiens. Il y avait quelques perles rares dans le lot, et elle ne manquerait pas de s'en souvenir... mais en attendant, elle dit au-revoir aux élèves à la fin de la journée, avec le sourire. Elle avait vue de nombreuses choses prometteuses au cours de cette visite, et elle espérait que ces promesses se concrétiseraient, de même que celles qui lui promettaient la restauration du trône perdu par son grand-père...

Posté : dim. nov. 08, 2015 9:44 pm
par Alwine
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Le parti : Sans étiquette

Candidate : Princesse Sherazade

Le type d'actions : Lecture et commentaire de poésies anciennes dans une école d'Urquba

La campagne suivait son cours et, comme la Sultane l'avait déjà pensé quelques jours plus tôt, redevenait aussi calme qu'au part avant. Visiblement, si ses adversaires avaient de la ressource pour monter tel ou tel stratagème politicien, ils n'avaient pas l'énergie pour s'investir véritablement dans la campagne, pour combattre réellement pour leurs idéaux et les idées qu'ils avaient pour le pays. Cela montrait seulement, à ses yeux, que décidément elle avait bien raison de combattre pour le retour du Sultanat, le retour d'un meilleur système où les hommes et femmes politiques ne seraient pas juste des profiteurs qui se reposeraient sur leurs acquis et sur de petits stratagèmes pour se maintenir au pouvoir, mais au contraire des gens qui auraient à cœur de toujours s'investir pour que le pays connaisse le meilleur destin possible, pour que le peuple de l'Alamut ait toujours les personnes les plus capables et les plus décidées pour la gouverner.

En attendant, l'actualité semblant s'être calmée, Sherazade, qui ne pouvait guère débattre seule, ni réagir à des événements qui n'avaient pas lieu, avait repris sa liste d'événements prévus, le programme établit par son staff dès avant le début de la campagne. Sur celui-ci s'inscrivaient encore majoritairement des événements culturels, même si quelques actions plus « politiques » étaient prévues dans les tous derniers jours de la campagne... qui se rapprochaient de plus en plus. En attendant toutefois, Sherazade ne comptait pas négliger ce qui formait la grande armature de sa campagne : la culture et le contact avec le peuple, notamment, mais aussi l'éducation. Elle avait déjà mis en avant plusieurs types d'écoles, les plus pauvres ou encore celles qui enseignaient l'art à la manière traditionnelle, permettant de garder l'art d'Alamut à la fois vivant et loin de la chute dans le modernisme, via des visites, et cette fois encore allait se rendre dans l'une d'entre-elles.

Cette fois-ci, il s'agissait d'une école dans la moyenne, mais le but n'était pas simplement d'y faire une visite et de pouvoir d'une part la mettre en avant, et toutes les autres de son type avec elle, et de pouvoir proclamer son soutient à cette école et aux autres à travers elle, mais bien d'y propager la culture, en faisant découvrir à plusieurs classes de l'établissement la poésie ancienne, en la lisant et en leur expliquant. Elle s'adressait à des adolescents, qui étaient déjà capables de comprendre le contenu du texte et son message subtile, mais encore assez jeunes pour être au mieux capables d'apprendre. Ils étaient en âge où on était passionné, et la Princesse espérait pouvoir participer, en leur faisant vivre les œuvres et la poésie des anciens, en leur prouvant que la culture était une chose vivante et passionnante, et non pas « morte » et ennuyeuse, à diriger ces passions dans la bonne direction, et à leur éviter de se perdre en suivant les sirènes de la « modernité », de la « conformité ». Si l'Alamut était un état prêt à évoluer, c'était en respectant et ses traditions et son identité, qui étaient le socle de la nation.

Et ainsi, après avoir été accueillie par l'équipe de l'école, Sherazade fit le tour de plusieurs classes, parfois groupées en un groupe plus grand pour plus de facilité, pour lire certains des plus beaux exemples de la poésie ancienne. Elle avait une belle voix, et elle lisait très bien, connaissant fort bien le texte qu'elle partageait avec eux, réussissant à rendre toute la profondeur épique des anciens récits. Quelques journalistes étaient présents, dans le fond de la salle la plupart du temps, écoutant, notant ou enregistrant les propos de la Princesse. Celle-ci, une fois la lecture terminée, expliquait le récit qu'elle venait le faire, les parties qui pouvaient paraître obscures à cause d'une référence dépassée, qui se référait à des réalités qui n'étaient plus celles de l'Alamut actuel, ou à cause d'un point difficile à comprendre, tout simplement. Elle laissait les élèves lui poser leurs questions et leur répondait en souriant, réussissant dans la plupart des cas à stimuler la classe et à créer un échange avec les jeunes gens.

Au fil des récits, elle abordait parfois des questions d'actualité, et lançait occasionnellement un petit débat avec l'un ou l'autre des élèves, ou un groupe de ceux-ci, sur les points soulevés. En s'éclairant de la tradition qu'elle faisait vivre pour eux, elle développait ses points de vue, et, aidée par son sourire et son aisance orale, réussi la plupart du temps à faire accepter ses avis aux classes. Finalement, en fin de journée, elle accorda quelques mots à un ou deux journalistes, leur soulignant que c'était seulement « en prenant le temps d'investir dans nos jeunes gens, en leur consacrant l'énergie nécessaire pour leur faire découvrir nos racines, que nous préparerons notre avenir », ainsi que le fait qu'on pouvait puiser bien des perles de sagesse encore valables aujourd'hui dans les textes anciens. Souriante, elle fini par prendre congé, heureuse des riches discussions qu'elle avait eut dans la journée et espérant pouvoir, à l'avenir, répandre la culture et la sagesse des ancêtres plus largement encore dans toutes les écoles du pays.

Posté : lun. nov. 09, 2015 9:32 am
par Alwine
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Le parti : Sans étiquette

Candidate : Princesse Sherazade

Le type d'actions : Parrainage d'un bal traditionnel à Shariz

Ces derniers temps, entre ses activités plus « médiatiques » ou directement « politiques », tout dépendant de comment voyait la chose, et les visites qu'elle avait faites directement au près de son peuple, notamment dans plusieurs écoles, Sherazade avait peut-être quelque peu négligé le côté purement et simplement culturel, ainsi que son électorat le plus aisé et le plus cultivé. Cela aurait pu poser problème à terme, mais heureusement son programme de campagne avait été bien rôdé, de ce côté-là, quoique son équipe n'ait sûrement pas prévu, ou du moins n'ait guère cru, au fait qu'il puisse être suivit si longtemps et si fidèlement. En beaucoup d'endroit, on avait prévu des événements décalables ou tout bonnement annulables, du moins dans l'agenda de la Princesse, c'est-à-dire qui pourraient se dérouler sans elle au besoin, comptant sur l'actualité politique au fur et à mesure de la campagne pour rendre nécessaires de tels aménagements. Finalement, ladite actualité s'était avérée très calme, de sorte que l'on suivait plus le rythme du programme que de celle-ci.

Et donc, Sherazade passait à l'une des activités que ses conseillers avaient prévus, sans être tout à fait certains, à l'origine, qu'elle puisse être présent pour la parrainer. Si tel n'avait pas été le cas, l'événement aurait eu lieu quand même, et on y aurait certainement parlé beaucoup de la Princesse, mais bien entendu l'éclat dont il disposait de par sa présence directe était considérablement plus grand que si s'était contenté d'organiser l'événement en son nom. Il s'agissait d'un bal, un grand bal de danses traditionnelles, en costume pareillement traditionnel, qui devait ramener ses participants directement au cœur de la vivante culture de l'Alamut. L'événement s’adressait avant tout à la frange la plus riche, la plus cultivé de son électorat, mais la future Sultane, bien entendu, avait également pensé à la représentation de l'ensemble de son peuple en invitant des danseurs plus modestes, à qui elle avait fournis le costume de danse si nécessaire.

Dans son intitulé, le bal était donné « en l'honneur de la Princesse Sherazade, célébrant son sacre prochain », ce qui était une façon plus ou moins subtil de la relier directement dans l'esprit de ceux qui viendraient, mais aussi dans celui de ceux qui entendraient parler de l'événement, de la relier à l'idée d'une personne royale en l'honneur de laquelle on donnait bal et représentations. Et bien entendu, comme cela était devenu une évidence depuis le début de cette campagne, des gens qui en entendraient parler, il y en aurait, et certainement plus de quelques uns, puisque, une fois de plus, la presse s’attacherait aux pas de la future Sultane. Une presse qui aurait sans doute souhaité que la campagne soit destinée à durer encore un peu plus longtemps, tant certaines parties de la population se passionnaient pour les actions de la jeune femme qui fournissait, de par son activité de campagne inlassable, une source sans cesse renouvelée de reportages, d'informations et autres interviews.

Ce jour-là, Sherazade portait sa tiare « princière », celle qu'elle avait abordé depuis le début de la campagne pour marquer son rang, celui de l'héritière légitime, pas encore Sultane mais en passe de le devenir, si son peuple voulait bien la porter sur le trône par ses votes et son amour. Elle était également vêtue d'une tenue de danse royale, et elle ouvrit le bal en compagnie d'un danseur expérimenté de sa connaissance, avant que les danses ne commencent pour de bon. En dehors de cette danse d'ouverture, destinée à célébrer la culture d'Alamut, Sherazade dansa très peu, non par manque de goût ou de maîtrise – ce point, elle l'avait largement démontré en ouverture – mais simplement parce qu'elle n'était pas une simple danseuse mais bien plutôt celle en l'honneur de qui les danses des autres étaient données. Elle admira beaucoup les danses, lança des félicitations aux meilleurs, passa dans la foule pour parler aux uns et aux autres.

Devant les caméras, micros ou tout simplement calepins et appareils photos qui la rejoignaient parfois, elle proclama son attachement à de tels rassemblements « qui eux aussi participent, comme nombre d'autres choses que j'ai mises en avant au cours de cette campagne, à garder toujours vivant l'esprit culturel de notre beau pays » et son plaisir de parrainer cet événement si festif et si joyeux, arrêtant l'attention des journalistes sur certains couples formés d'une personne que l'on classait comme « riche » et d'une autre classée comme « pauvre », qui dansaient avec plaisir et en harmonie, signe souligna-t-elle que « par la danse, par la culture, nous pouvons réconcilier le peuple d'Alamut autour de valeurs communes » tout en soulignant que cela ne lui ferait pas oublier sa lute pour les plus pauvres et les plus humbles, à qui elle avait déjà témoignée au cours de cette campagne une attention et une affection indéniable.

Le bal se poursuivit longtemps, et Sherazade y assista jusqu'au bout, avant, une fois les derniers danseurs repartis, de s'en aller à son tour, laissant les personnes engagées par son staff se charger de nettoyer et de ranger derrière elle. Dans la voiture qui la ramenait chez elle, elle souriait, satisfaite de cette soirée autant pour le plaisir qu'elle lui avait procurée en elle-même que pour les gains politiques engrangés, qui, si faibles soient-ils peut-être, participeraient eux aussi à la porter sur ce trône sur lequel elle était de plus en plus convaincue qu'il lui fallait s'asseoir...

Posté : mar. nov. 10, 2015 7:48 pm
par Alwine
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Le parti : Sans étiquette

Candidate : Princesse Sherazade

Le type d'actions : Parrainage d'un repas de solidarité à Ahmerrad

La campagne continuait de suivre son cours, et, qu'ils aient fini par abandonner après leur petit montage électoral qui ne leur avait pas permis longtemps de tenir la distance face à elle, et ne leur avaient même pas réellement donné le loisir, en fait, de réellement rattraper son score dans les intentions de vote, ou qu'ils préparent encore une petite manigance politique pour essayer de l'emporter, elle déchaînait toujours aussi peu de passion chez les adversaires déclarés de la future Sultane. Elle, de son côté, comptait bien tenir la promesse qu'elle s'était faite : ne jamais relâcher son effort, ne jamais se reposer sur ses lauriers, et ceci jusqu'au moment où elle obtiendrait la victoire. De plus, la plupart des actions qu'elle menait lui tenaient à cœur et si, à ce stade, elle ne pensait guère qu'elle ne puisse pas avoir les moyens de les favoriser par la suite, elle n'en tenait pas moins à continuer de les mettre en avant.

Elle avait ainsi fermement maintenu dans son agenda l'événement d'aujourd'hui, qui lui tenait particulièrement à cœur. Il s'agissait d'un repas de solidarité, ou repas solitaire, qui prenait place dans la banlieue d'Ahmerrad. Ce n'était pas une vulgaire « soupe populaire », comme on pouvait en voir en Occident, où les plus riches venaient, avec une certaine pitié, concéder quelques miettes au plus pauvres, mais une forme plus égalitaire, où tous participaient et où aucun n'était méprisé. Le principe était de réunir tous les habitants d'un lieu – cela pouvait aller d'un quartier à toute une ville – dans un grand repas où chacun apportait ce qu'il pouvait. Bien entendu, l'idée était que les plus riches, et d'une manière générale tous ceux qui pouvaient et voulaient se le permettre, apportent plus que ce dont ils avaient besoin, afin que les plus pauvres, qui auraient contribué de façon moins importante, reçoivent pourtant une belle part.

Sherazade aimait beaucoup cette idée, tout simplement parce qu'elle permettait, en faisant participer tout le monde, puis en redistribuant les parts équitablement, d'éviter l'idée, l'impression de dépendance, qui chez les uns pouvait engendrer la honte, et même les engager à ne pas venir, et chez les autres créer, au final, une véritable relation malsaine où l'indigent se voyait et était vu comme une sorte de parasite que l'on nourrissait régulièrement pour avoir bonne conscience. Ici, au contraire, même le plus humble des convives avait l'occasion de contribuer, et pouvait manger l'âme tranquille en se disant « je ne suis pas un assisté, un parasite, j'ai moi aussi apporté ma pierre à ce repas ». Tout en étant lucide sur ce que chacun faisait, on évitait ainsi de trancher entre « donnant » et « assistés ». Tous participaient et tous mangeaient ensuite aux mêmes tables, en égaux.

Cela faisait déjà un petit moment que ses partisans mettaient ce genre de chose en avant, organisaient des repas d'importance modestes dans tel ou tel quartier, mais celui-ci, bien entendu, était de plus grande ampleur. Toute une partie de la ville avait été conviés, et ceux qui venaient d'ailleurs étaient aussi les bienvenus. Bien entendu, tous n'avaient pas pu ou voulu venir, mais au final la foule assemblée sous le signe de la solidarité était tout de même considérable. De plus, l'événement avait également un retentissement médiatique, que la Princesse avait demandé à son équipe de soigner particulièrement. Il s'agissait bien entendu de continuer à faire grandir l’engouement autour de la jeune femme, mais aussi, si pas surtout, de montrer la réalité de ce genre d'événements partout dans le pays, dans l'espoir de pousser même ceux qui n'étaient pas forcément ses partisans à voir leur intérêt et à y participer voir, qui sait, à en organiser.

De fait, les journalistes qui voulaient capter images et paroles de Sherazade durent voyager dans tout l'ensemble, car c'est ce qu'elle fit elle-même. Vu l'importance de l'événement, on l'avait organisé en plein air, le soleil était de la partie, pas trop brûlant ce jour-là, qui plus est. Des tables avaient été dressées, ainsi que des tentes où l'on pouvait s'abriter du soleil, ou encore qui servaient de cuisines pour cuir ou réchauffer certains plats. Il y avait beaucoup de monde, et les plats circulaient beaucoup, chacun étant libre d'ailleurs d'aller et venir, sans distinction de rang. Et la Princesse elle-même, sans distinction sinon les journalistes qui la suivaient à moyenne distance et les gardes du corps plus ou moins proches qui veillaient sur elle, fit de même, le sourire aux lèvres, passant d'un groupe à l'autre, demandant poliment pour s'asseoir à telle ou telle table où il y avait une place de libre et partageant un peu de tel ou tel repas.

Comme d'ordinaire, elle usa avec libéralité de son sourire, et ne se priva pas non plus d'engager la conversation, discutant, comme toujours, autant avec ses adversaires qu'avec ses sympathisants. Il y avait néanmoins beaucoup de sympathisants, car nombre de très pauvres gens avaient été invités, la Princesse se chargeant d'équilibrer la nourriture au besoin, sans le proclamer mais en participant « à la hauteur de ses moyens », comme tous les autres. À ceux qui lui demandaient pourquoi elle pensait que ce genre d'événement devait figurer dans sa campagne, elle répondit en souriant « Si je fais campagne autour d'un événement comme celui-ci, ce n'est pas pour me faire bien voir, croyez-le bien. Je n'ai pas le monopole de la charité et de la fraternité, au contraire, et j'invite d'ailleurs tous mes adversaires à s'impliquer de même pour construire une solidarité forte en Alamut. Si je le fais c'est pour lui donner tout l'écho qu'il mérite, et qui ne lui avait pas suffisamment été accordé jusqu'ici. »

Finalement, Sherazade mangea plus qu'à satiété, rit et discuta beaucoup, pour ne repartir qu'à l'heure où le repas se terminait. On distribuait la nourriture en trop aux plus pauvres des convives qui en faisaient la demande, avec le sourire, un sourire non pas de pitié mais de fraternité. Et ce fut en souriant aussi, même quand elle fut seule dans sa voiture et que son sourire ne fut plus que pour elle-même, que la Princesse s'en retourna, heureuse d'avoir donné l'occasion à tous en Alamut de voir une telle démonstration de fraternité, et espérant que, dans tout son peuple bien-aimé, de tels exemples en inspireraient plus d'un.

Posté : mar. nov. 17, 2015 8:47 pm
par luc57
[center]Elections terminées

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