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Posté : sam. avr. 25, 2015 3:56 pm
par Leraptopes
[Drâcon Alatémé, secétaire de la sécurité, sérieux]
"Pardonnez moi, Monsieur le premier ministre, mais en tant que secrétaire de la sécurité, je me dois de savoir la raison pour laquelle vous souhaitez implanter une base ainsi qu'une armée sur notre territoire...et quels seraient leurs activités."

[Hermann Büchelwaft, secrétaire de l'éducation, ajustant ses lunettes]
"Et 1 à 3%...En terme de nombre de places disponibles, cela représente combien? Et comment cela fonctionnera-t-il au niveau administratif? Plus clairement, je veux parler des visas."

[alb]La présidente resta silencieuse.[/alb]

Posté : sam. avr. 25, 2015 4:03 pm
par Arios
"Oh, un Makaran !"

Edmond Villefroy : Implanter une base militaire en Aiglantine reviendrait à envoyer un signal fort aux pirates, aux terroristes et aux nationalistes de tous poils dans la région ouest-zanyanaise et océanique, pour leur spécifier que cette région vit sous le signe de la démocratie, du respect de l'homme. L'Aiglantine, comme les valeurs que nous défendons ensemble, sont inviolables. Voilà le message, et la raison, de la volonté d'engager un personnel militaire à demeure sur votre île.

Tout mouvement militaire à partir de cette base serait négocié avec l'Aiglantine pour ne pas mettre en danger ce pays.

Dans le cadre des visas, Monsieur Büchelwaft, Opemont est assez libérale et il suffit d'une rencontre fructueuse entre nos deux pays pour que notre capitale soit ouvert assez largement à vos citoyens désirant y produire quelques années et s'enrichir. Leurs enfants pourront profiter de notre système universitaire. Les déplacements d'étudiants en tant que tels, sont aussi facilités par ce principe d'ouverture. Depuis quelques mois et la menace terroriste de la Main Noire, vous devez savoir que le Raksasa et la Fiémance travaillent ensemble au contrôle à l'entrée et à la sortie des aéroports, mais aussi que la Fiémance met les moyens de gendarmerie à sa disposition pour protéger la capitale. Cette ouverture n'est pas aveugle, si cela peut rassurer les parents qui désireraient envoyer leurs enfants dans nos filières d'éducation.

Posté : sam. avr. 25, 2015 4:22 pm
par Leraptopes
[alb]Le mot attentat avait visiblement fait réfléchir, mais les aiglantins restèrent impassibles.[/alb]

[Drâcon Alatémé, secétaire de la sécurité, sérieux]

"Cette base se destine à être une base maritime, c'est bien cela? ...Quant aux attentats, pardonnez-moi une fois encore de poser la question mais peut-on savoir quelles institutions sont visés et pourquoi?"

[Hermann Büchelwaft, secrétaire de l'éducation, ajustant ses lunettes]
"Si j'ai bien compris, vous fonctionnez-donc sur un principe de libre circulation en quelques sortes? Et excusez-moi de me répéter mais, combien ce pourcentage représente-t-il en nombres de place? Si vous n'avez pas les chiffres, une estimation approximative me suffira. "

Posté : sam. avr. 25, 2015 4:30 pm
par Arios
Edmond Villefroy : Oui une base maritime. La Fiémance est dans la cible des pays visés et menacés par les dernières forces de la Main Noire. Je sais qu'Aiglantine est isolée, mais la Main Noire ne peut pas être inconnue, même chez vous.

Je ne sais pas combien de places cela représente... Je ne sais pas si un tel chiffre est pertinent. A considérer toute les structures universitaires et écolières fiémançaises, à la capitale, je considèrerai que cela pourrait monter à quelques milliers de personnes.

Posté : sam. avr. 25, 2015 4:44 pm
par Leraptopes
[Drâcon Alatémé, secétaire de la sécurité, sérieux]
"Nous en avons entendu parler, mais nous sommes bien trop isolé pour qu'ils aient pu commettre leurs méfait chez nous. Vous sous-entendez que la Mains-noir est bientôt éliminé? Autre chose, si cette base venait à s'édifier, nous souhaiterions connaître la liste de la totalité du matériel militaire qui y sera entreposé, cela inclue bien sur les véhicules et les navires. Il en va de la sécurité nationale, je suis sûr que vous le comprendrez."

[alb]La réponse du premier ministre était vague, tant pis, il ferait avec.[/alb]

[Hermann Büchelwaft, secrétaire de l'éducation]
"Je vous remercie Monsieur le Premier Ministre. Mais je m'intéresse particulièrement à un autre aspect d'un traité possible entre nos deux nations sur l'entente inter-universitaire...la formation des professeurs. Vous nous annoncez qu'en échange de l'installation d'une base, vous "envisager clairement le transfert de technologies civiles". A mon sens, cela signifierait que des professeurs Fiémançais viennent former nos professeurs...Il s'agit de perpétrer durablement le savoir ainsi acquit, et non pas de n'en faire profiter qu'une génération vous comprenez..."

Posté : sam. avr. 25, 2015 4:51 pm
par Arios
Venant en aide à son ami, Bassirou Okosso intervint.

Bassirou Okosso : Le Premier Ministre a évoqué la Main Noire en pensant que votre question portait sur la situation chez nous. Ici, il s'agirait de lutter dans l'océan contre la piraterie et ses liens avec le terrorisme. Heureusement, la Main Noire est sortie du Zanyane, mais elle peut y revenir. Le terrorisme actuel est davantage celui des Nationalistes, des fou-furieux assoiffés de sang au nom de la cause bantou principalement.
Dans tous les cas, disposer d'une force de réaction rapide dans l'Ouest du Zanyane est nécessaire pour un pays comme le nôtre.

Edmond Villefroy : En effet. Pour la question de la formation, dans tous les cas nous formerons des professeurs dans nos universités, ne croyez-vous pas ?
Pour ce qui est de l'intégration à votre pays de certains de nos professeurs, c'est envisageable, à condition de mettre en place un partenariat profond dans l'éducation.
Ne pensez-vous pas que la création, à Balthazard, d'un pôle universitaire fiémançais est envisageable et serait profitable ? Sciences, sciences humaines et matières littéraires, pourraient composer cette université éclectique.
Hm, bien sûr, il y a déjà des structures autant à la capitale que à Putambé, et ailleurs. Il faudrait créer ici un enseignement pertinent au regard de la région. Il étudierait conjointement votre milieu, s'adapterait aux cultures environnantes. Nous pourrions y créer un pont universitaire, bi-national, entre le Zanyane central et le Vicaskaran du Sud-Est, une zone ignorée jusqu'alors par notre diplomatie.
L'Aiglantine souhaiterait-elle participer à ce projet ? Il s'agirait du premier véritable pôle universitaire en dehors de nos territoires ultramarins, je vous l'avoue. Mais au regard de votre concession militaire, nous sommes prêts à faire ce geste de financement global du centre qui accueillerait 50% d'Aiglantins, et 50% d'étrangers dont fiémançais.

Posté : sam. avr. 25, 2015 5:32 pm
par Leraptopes
[Drâcon Alatémé, secétaire de la sécurité, sérieux]
"N'y voyez aucune offense Monsieur, nous sommes enclin à vous aider dans cette lutte puisque nous sommes nous même touché par ce problème de taille. Mais vous ne pouvez pas non plus imposer une telle chose, c'est à dire déployer des hommes et des armes, sur un territoire qui ne vous appartient pas. Et c'est pourquoi la diplomatie existe, n'est-ce pas? Traiter de ce genre de chose pour arriver à un accord."

[Hermann Büchelwaft, secrétaire de l'éducation, enthousiaste]
"Partenariat profond dans l'éducation? Création d'un pôle universitaire fiémançais à Balthazard? Un pont universitaire bi-national? Voilà Monsieur des termes qui éveillent toute mon attention et ma curiosité. Voilà ce que nous voulions entendre! Si un tel projet venait à se concrétiser, vous pourrez être assuré d'avoir un argument de taille pour convaincre nos citoyens d'accepter une présence militaire Fiémançaise sur nos terres!"

[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, sérieuse]
"Un pôle universitaire contre une présence militaire, c'est un peu paradoxal, mais l'idée est là."

[alb]La présidente resta silencieuse et écouta attentivement ses secrétaires et la délégation Fiémançaise.
Drâcon quant à lui réfléchissait beaucoup visiblement et se retint de poser trop de questions.[/alb]

Posté : sam. avr. 25, 2015 5:43 pm
par Arios
Le Premier ministre se détourna complètement du Makaran, et Okosso fit de même, comprenant que son maître, en quelque sorte, l'avait décidé ainsi.

Edmond Villefroy : Je suis content que nous nous entendions, Monsieur le ministre. Ci vis pacem para bellum, chère madame.

Il haïssait le pacifisme béat des femmes, peut-être autant que le militarisme industriel des communistes. En fait, il n'était pas habitué aux rencontres de femmes d'État, qui sont très différentes pensait-il désormais d'expérience, des rencontres habituelles entre hommes. Il fallait reparler de la même chose une quinzaine de fois. En fait, au jeu de la marchande, les hommes se débrouillaient bien mieux.

Bassirou Okosso : Ah oui, ce serait une belle chose. Voyez, à Putambé, nous concentrerons à terme un pôle universitaire axé sur le Zanyane du sud. Le pays bantou du sud, la Cécopie, et le pays N'Tek. La jungle, et la savane tempérée. Putambé est une ville qui appartient au golfe thyroptien, partagé avec le Makara. Ici, ce serait bien différent. Votre île est impromptue, comme ce pont rêvé entre Sud-Vicaskaran, Alméra et Zanyane central.
La Fiémance pourrait y financer une quatrième Université de Mathématiques, une quatrième Université des Lettres qui pourrait par exemple orienter ses recherches vers la connaissance des littératures et des langues du monde, dans cette grande région évoquée.

Edmond Villefroy : Laissons Monsieur Büchelwaft nous dire de quelle sorte d'université, en troisième lieu, les Aiglantins auraient besoin. Agronomie zoologie ? Ingénieurie ?

Posté : sam. avr. 25, 2015 6:06 pm
par Leraptopes
[alb]Sasha, le secrétaire de l'environnement, et Maïsha, la secrétaire de l'énergie, sentaient quelque chose qui ne leur plaisait pas. Quelque chose qu'ils avaient appris à reconnaitre, quelque chose qu'ils avait appris à discerner: l'hypocrisie. Ils restèrent cependant en retrait. Tout comme Drâcon, qui l'avait lui aussi senti.[/alb]

[Joséphine Mercier, Secrétaire générale, surprise par la langue étrange que le premier ministre venait d'employer]

"Pardonnez?"

[Hermann Büchelwaft, secrétaire de l'éducation, enthousiaste à M.Okosso]
"Ce que vous dites, Monsieur Okosso, est ma foi fort intéressant, l'étude des espèces qui compose notre planète est une chose fabuleuse génératrice d'ingéniosité! La nature a tant à nous apprendre!"
[alb]Il se tourna plus particulièrement vers Edmond Villefroy, en souriant.[/alb]
[Hermann Büchelwaft, secrétaire de l'éducation, enthousiaste à M.Okosso]
"Et bien, Monsieur, Tout ce que la Fiémance pourrait apporter aux étudiants Aiglantins, Zanyannais, Vicaskaran et Alméran. Il faut dire que nous avons de la place à Balthazard."

Posté : sam. avr. 25, 2015 6:15 pm
par Arios
Le premier ministre ne répondit pas. Il sentait dans l'air une mésentente.

Bassirou Okosso :
Ah ah ! Mais pour les meilleurs, cher confrère. Tous ne sont pas destinés à être les ingénieurs de nos sociétés de demain.