Han Jintao, Premier Ministre de l'URCM
- Encore une fois toutes mes excuses pour cette interruption, mais je crois, Monsieur Nakasone, que nous commencerons donc par la question du Viek Kong pour ce volet militaire, puisqu'il en est question. On vient de m'informer que les troupes de l'armée de libération formée et armée par le Wapong se mutine dans le nord du pays*. Cela n'apporte évidemment pas beaucoup à notre réunion je le conçois. Nos administrations respectives ont déjà en effet statué sur la position que maintiennent nos deux états dans le dossier viekongais. Néanmoins le Viek-Kong est aussi le symbole de cette unité makaranne, qui doit aujourd'hui se construire au-delà des idéologies. C'est pourquoi nous souhaiterions savoir si l'Empire exclu toujours la possibilité d'intervenir aux côtés de la coalition, même sous la simple forme du soutien d'un corps militaire assez léger. La guerre du Viek Kong est déjà gagnée par avance. Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, sauf lorsque l'ours en question est déjà au cœur d'une montagne inhospitalière dans laquelle il meurt de faim, assailli par ses chasseurs. La participation du Raksasa qui inclurait donc le partage du Viek-Kong comme défini préalablement nos états avant la guerre quand la participation de l'Empire était envisagée, mais surtout permettrait de réunir après la guerre tous les états makarans de la coalition afin de débuter la formation d'un bloc makaran après la guerre qui assurerait la paix future du Makara. Former un rassemblement d'état comme l'était l'Union Alméranne à une époque,- désormais enterrée et oubliée par amnésie de certains politiques almérans dont la mémoire est très courte - ne nous intéresse pas. Nos idées diffèrent, nos systèmes politiques également, mais cela ne nous empêcherait pas au niveau continental, reliés par nos valeurs, notre culture et notre histoire commune d'accomplir des projets importants dans l'édification d'un Makara fort et uni. Le Transmakaran est un projet ambitieux mais qui pourrait permettre à notre continent de bénéficier du premier réseau de transport ferroviaire continental relié et unifié. C'est un projet parmi d'autres, mais que nous devons encourager et auxquels nous devons participer lorsqu'ils ont une réelle utilité. La paix ne peut exister que dans une entente relative et surtout des intérêts convergents et partagés, nous le savons tous.
* : Retard dû au décalage temporel de la rencontre