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Posté : lun. avr. 28, 2014 2:45 pm
par Orès
W.Paranga
Nous avons autorisé d'autres pays à exploiter 35,000 barils par jour aux Adélaïdes, soit un peu moins de 13 millions de barils par an pour une valeur totale de 1,105,000,000$. Voici les conditions que le gouvernement impose à ces pays :
• le pays sera soumis à la législation adélaïdienne en vigueur soit 9% de taxes sur la valeur totale de la production;
• le pays versera l'équivalent de la taxe pour la production prévue de l'année suivante;
• au minimum 30% d'ingénieurs et de techniciens adélaïdiens et 15% d'ouvriers moriori lors de la construction des plateformes;
• au moins 18% des bénéfices devront être réinvestis aux Adélaïdes.
Pour le Raksasa, nous oublierons la clause qui prévoit d'obliger le pays à raffiner 70% de sa production dans des raffineries adélaïdiennes. Le Raksasa pourra disposer du pétrole comme il l'entend.

Posté : lun. avr. 28, 2014 3:05 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat


Ces conditions nous paraissent raisonnables. Le pétrole brut sera raffiné au Polao, ce qui permettra un développement mutuel de l’archipel polynésien. La Rakoil ouvrira une filiale dans votre pays afin de respecter la législation nationale et les conditions édictées par votre gouvernement pour l’exploitation de votre pétrole.

Posté : lun. avr. 28, 2014 3:13 pm
par Orès
W.Paranga
La Gold and Silver Mining Company, le leader adélaïdien de l'exploitation des mines d'argent de l'archipel, souhaiterait s'assurer qu'il ne rencontrera aucun obstacle à l'achat d'une mine d'argent au Raksasa. Quelles seraient les conditions pour l'exploitation d'un gisement d'argent au nord de l'Empire ?

Posté : lun. avr. 28, 2014 3:20 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat


Le Raksasa est ouvert à l’arrivée d’investisseurs étrangers sur son sol. Cependant, nous nous étonnons de cette annonce compte tenu du bandeau d’informations qui défile depuis une heure et qui préviens les investisseurs étrangers de la mauvaise idée que signifie un investissement au Raksasa. J’ai peine à croire que les médias économiques adélaïdiens ne travaillent pas un peu en coordination avec votre gouvernement, par conséquent, permettez-moi de vous poser la question suivante : allez-vous démentir ces fausses informations qui visent à la déstabilisation de notre économie ? Il serait malvenu d’investir au Raksasa quand vos médias le déconseille.

Posté : lun. avr. 28, 2014 3:32 pm
par Orès
Winnifred Paranga fit les yeux ronds.

W.Paranga
La presse adélaïdienne est libre. Elle publie ce qu'elle souhaite publier. The Business Chronicle est un organe de presse souvent objectif, de qualité et assez internationalisé. Je n'ai pas encore lu en profondeur son édition d'aujourd'hui. Dans tous les cas, il semble que monsieur Timberton, de la Gold and Silver Mining Company ne partage pas l'opinion des rédacteurs du Business Chronicle. C'est son droit. Nous le respectons. Et nous sommes heureux que son entreprise s'internationalise. D'autant plus que la Gold and Silver Mining Company est une entreprise privée qui n'a fait que demander au gouvernement adélaïdien de se renseigner avec la diplomatie raksasanne, chose courante quand l'on traite de contrats équivalents à des millions de dollars et dans un monde hostile aux placements à long terme au vu de l'instabilité internationale.
Je ne pense pas que le Business Chronicle cherche à déstabiliser l'économie raksasanne. Je connais plus ou moins son rédacteur en chef avec qui j'étais à l'université, et je dois avouer que c'est une personne assez droite. Si les experts du BC jugent qu'il y a un risque, ils en font part dans leurs publications. Je suis d'accord avec vous sur l'idée que parler d'un "ralentissement de l'économie raksasanne 2024" est pousser un peu loin. Lors de l'issue de cette rencontre, il semble évident que je me dirai confiante des accords faits avec votre pays, à la fois pour montrer que nous avons accompli un travail pertinent, et pour rassurer les investisseurs.

Les Adélaïdes ont quant à elles questionner le Raksasa sur l'intégralité des sujets qu'elle souhaitait aborder. Derrière moi, mes secrétaires rédigent le traité en ce moment-même. Avez-vous quelque chose à rajouter ?

Posté : lun. avr. 28, 2014 4:51 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat


La liberté de la presse est un droit que le Raksasa respecte pleinement, dans et hors de son territoire. Cependant, l’intelligence d’un gouvernement à qualifier des informations de fausses et malvenues dans le contexte que nous connaissons n’est pas une atteinte à la liberté de la presse. Vous souhaitez nouer des relations économiques avec le Raksasa, alors il vous appartient de ne pas céder aux sirènes de la liberté de la presse lorsque celle-ci met gravement en péril notre réputation sur les marchés financiers et auprès des investisseurs internationaux. Heureusement, ces derniers gardent une bonne image de notre pays et connaissent la stabilité de nos institutions, mais les grandes entreprises raksasannes, tout comme les citoyens raksasans auront à réfléchir à deux fois avant de décider d’investir ou de s’installer sur un territoire qui ne les respecte pas. Il s’agit ici de respect et non d’une hypothétique question de liberté de la presse.

S’agissant de l’appétit de la Gold and Silver Mining Company, nous sommes ouverts à l’achat d’une mine d’argent sur notre territoire. Le groupe devra se plier à la règlementation nationale comme toutes les entreprises nationales et étrangères qui opèrent au Raksasa. Il leur faudra ouvrir une filiale au Raksasa, faire du Raksasa la résidence fiscale du fruit de leur opération sur notre territoire, s’acquitter de la redevance sur l’exploitation minière et accepter que le Raksasa dispose de la priorité d’achat pour la vente de la production future.

Posté : lun. avr. 28, 2014 7:58 pm
par Orès
W.Paranga
J'en informerai la direction de la Gold and Silver Mining Company.

Pour en revenir brièvement à la liberté de la presse. Il n'est pas dans l'habitude du gouvernement adélaïdien de répondre à chaque article de presse paru dans les journaux. Le simple fait que nous signions avec vous un traité de coopération montre que potentiellement, le rédacteur de l'article du Business Chronicle a tort. À terme, les Adélaïdes deviendront probablement une plaque tournante des capitaux mondiaux, vers le Zanyane, le Thyroptis, le Jeekim, l'Alméra, voire le Makara. Le gouvernement ne souhaite pas s'immiscer dans les querelles de journalistes.

Voici le traité que mon secrétaire a rédigé. Lisez-le et dites moi si vous entrez en désaccord avec l'un des points énoncés.

[quote]<center>Traité entre le gouvernement des Adélaïdes et l'Empire du Raksasa
Issues relatives à l'exploitation pétrolière, à la reconnaissance politique bilatérale et à la coopération militaire, politique et pacifique et à la diplomatie
</center>

Section 1 : Issues relatives à l'exploitation pétrolière
1. Le gouvernement des Adélaïdes donne l'autorisation à l'Empire du Raksasa d'accréditer certaines de ses entreprises à exploiter les ressources pétrolières adélaïdiennes à raison de 35,000 barils par jour.
1.1. Les entreprises raksasannes seront soumises à la législation fiscale adélaïdienne en matière de forage et de production pétrolières, à savoir 9% de la valeur ajoutée de la production pétrolière.
1.1-1. L'Empire du Raksasa payera chaque année la taxe sur la valeur ajoutée pétrolière sur la production de l'année suivante.
1.2. La construction des installations raksasannes devra respecter un quota de 30% au minimum d'ingénieurs et de techniciens adélaïdiens et de 15% d'ouvriers moriori.
1.3. Le gouvernement des Adélaïdes n'impose aucune restriction sur la destination ou l'utilisation de la production pétrolière raksasanne aux Adélaïdes.
2. Au moins 18% des bénéfices issus de la production pétrolière fiémançaise devront être réinvestis au sein de l'archipel des Adélaïdes.

Section 2 : Issues relatives à la reconnaissance mutuelle et à la coopération pacifique
1. Le gouvernement de l'Empire du Raksasa reconnaît les Adélaïdes et reconnaît l'intégrité territoriale des territoires placés sous l'autorité de la Couronne à la date de la signature du présent traité.
2. Le gouvernement des Adélaïdes reconnaît l'Empire du Raksasa et reconnaît l'intégrité territoriale des territoires placés sous l'autorité de l'Empereur à la date de la signature du présent traité.
3. Le gouvernement de l'Empire du Raksasa et le gouvernement des Adélaïdes s'engagent à la non-agression.
3.1. La clause 3. est valable jusqu'à que l'un des deux pays n'entreprend pas d'actions militaires allant à l'encontre des territoires placés directement sous l'autorité de l'Empereur ou de la Couronne.
4. En matière de diplomatie, les deux gouvernements reconnaissent l'indépendance des positionnements diplomatiques des deux pays signataires et admettent que tant que l'intérêt direct, réel et clair de chacun des deux pays signataires n'est pas menacé par un autre pays signataire, il n'y a pas motif à la violation des clauses du présent traité.

Section 3 : Issues relatives à la diplomatie
1. Les Adélaïdes ouvriront une ambassade permanente à Jiyuan.
2. Le Raksasa ouvrira une ambassade permanente à Adelaide.

Section 3 : Issues relatives à la coopération militaire et à la coopération des services de renseignements
1. Les deux pays organiseront un entraînement conjoint du 30 janvier au 25 février dans les eaux raksasannes du Polao et dans les eaux adélaïdiennes des Adélaïdes.
2. Les deux pays s'engagent à mettre en place un entraînement commun entre les troupes de la base aéronavale du Polao et les troupes aéronavales adélaïdiennes.
3. Les deux pays s'engagent à coopérer au niveau des services de renseignements et à prévenir l'un des pays signataires si la détection d'un risque mettait en péril la sécurité nationale et l'intégrité territoriale de l'un des deux pays signataires.

Winnifred Paranga, Secrétaire d'État (Department of Foreign Affairs) pour le gouvernement des Adélaides.
S.E M. John R. Wu , Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'État pour le gouvernement impérial du Raksasa.
Fait à Adelaide, Adélaïdes, le 23 décembre 2024.
[/quote]

Notez que :
• les achats d'armement ne sont pas inclus dans le traité, étant donné qu'ils concernent des entreprises privées;
• la conférence d'Epsom qui a actuellement lieu aux Adélaïdes peut éventuellement déboucher sur l'installation d'une base militaire internationale aux Adélaïdes sous la bannière de l'union débouchant de cette conférence, menant à la présence de troupes étrangères semi-permanentes sur le territoire adélaïdien. L'union débouchant de cette conférence étant uniquement démocratique et libérale, le Raksasa n'aura pas à craindre de l'existence de cette base. Je préfère ainsi vous prévenir plutôt que de vous prendre par surprise sur ce point, pour des raisons de respect mutuel. Si une telle base devait voir le jour, elle serait située au plus loin de l'Empire du Raksasa, au nord de l'archipel.

Posté : lun. avr. 28, 2014 9:31 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat


Une dernière question : combien de ressortissants raksasans les Adélaïdes accueillent ? Ceci afin de savoir si il y aurait la nécessité pour nous d’ouvrir un consulat sur une des iles plus éloignées de votre respectable Nation ?

Posté : lun. avr. 28, 2014 9:39 pm
par Orès
Winnifred se tourna vers un secrétaire moriori de petite taille. "E hia te iwi Rakasakasia kei reira i roto i to tatou tinomoutere?" Le jeune fonctionnaire demanda quelques secondes, se saisit d'une tablette SmartBerry et la tendit à Winnifred Paranga, lisant les statistiques officielles.

W.Paranga
Je n'avais pas les chiffres en tête. D'après les statistiques ethniques du Department of Homeland Security, il y a aux Adélaïdes environ 120,000 individus d'origine makaranne, dont la majorité est raksasanne, à peu près 52%. Parmi ces 52%, 36% ont la nationalité adélaïdienne et raksasanne. La plupart des makarans vivent dans la plus grande ville du pays, Port Louis, relativement éloignée de la capitale. Nous ne pouvons que vous encourager à y ouvrir un consulat.

Posté : lun. avr. 28, 2014 9:57 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat


Bien, compte tenu de ces informations, nous souhaitons ajouter l’ouverture d’un consulat à Port Louis puis nous signerons ce traité.