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Posté : jeu. nov. 05, 2015 5:00 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
15 Juillet 2028

Le Pelabssa... libéré ou occupé ?

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/399932DrapeauduPelabviekong.png[/img]

La chute de la Main Noire au Pelabssa, annoncé par le suicide du "clown sanguinaire" le 2 février 2027 (exactement 4 ans après la défaite totale du Pelabssa face à l'URKR) et formalisé dernièrement par une signature procédurale un peu bâclée et sans conséquence (la Main Noire, par définition, ne peut pas signer d'acte de capitulation), aura mis un terme "officiel" à la guerre qui y faisait rage depuis... le 31 janvier 2022, soit il y a plus de 6 ans. Avec une estimation à 80 millions de morts (70 millions du fait direct de la Main Noire et de l'URKR), et peut-être 15 millions de réfugiés qui ont fuit dans d'autres pays, il ne devrait resté plus que 10 millions d'habitants. Si les réfugiés revenaient tous sur ces terres dévastées, désolées et irradiées, on aurait un Pelabssa (s'il était unifié) à 25 millions d'habitants. En définitive, ce conflit a laissé le territoire en grande partie vidé de sa population et complètement dévasté.
Les puissances libératrices sont principalement la Roumalie (qui a de loin le plus œuvré), le Kaiyuan, la Fiémance et le Khaldidan.
Ce sont précisément les nations qui se sont partagées la gestion du territoire libéré, avec, en plus de celles-ci, l'Hokkaido et l'autarcique (mais pas isolationniste !) Confédération des États Socialistes Slaves.

[url=http://img15.hostingpics.net/pics/485350partagepelabssa.png]LA CARTE DU PARTAGE TERRITORIAL AU PELABSSA[/url]

_ En vert, sur la majeure partie du territoire continental (centre et ouest) s'étend "l'Etat du Pelabssa", qui devient -théoriquement- le successeur de l'ancienne nation éponyme anéantie par l'URKR, désormais restaurée par les makarans (avec l'appui supplémentaire mais minoritaire du Khaldidan).
_ En bleu, tout le long de la mer de Quindicie, au Nord-Est, les NUNV, Nations Unies du Nord-Vicaskindiennes, résurrection d'une confédération de peuples autochtones pré-coloniaux, administré par la Fiémance.
_ A l'extrême Sud-Ouest, l’État de Géorgie, administrée par la Roumalie.
_ En violet, l'île de Yellowknife, ou "Etat de Talekha", sous mandat hokkaidien.
_ En rouge, sur l'île de la pointe Nord et la ville même de Hellington, ancienne capitale pelabssienne, la "Marutopia Confédérale", annexée par la CESS.

Selon l'avis commun d'une partie non-négligeable (si ce n'est majoritaire) des opinions publiques internationales, tous ces territoires, exceptée le "légitime" État du Pelabssa, ont été des prises de guerre arrachées de manière "illégale" au Pelabssa. Des conflits diplomatiques ont donc éclaté. En raison, très probablement, de sa puissance déployée sur le terrain et pour son rôle clé dans la victoire sur la Main Noire (prise de Sanrow et intervention derrière les lignes ennemies, la MN étant déjà occupée à combattre la coalition makarane à l'ouest), la Fiémance a réussi à s'imposer comme "partie légitime" dans le partage. Ainsi, l’État du Pelabssa reconnait donc l'amputation de près d'un tiers de son territoire originel total. La Roumalie, pourtant celle-là même qui a sacrifié le plus d'hommes dans le conflit, n'est pas reconnue dans ce même partage : son État de Géorgie est vivement contesté par ses voisins makarans. Pire encore, la CESS, victime de son autarcisme (dit-on suicidaire à terme), est la cible de toutes les critiques et risque fort d'être réduit à l'état de bouc émissaire : l'hypothèse d'une guerre raksasso-khaldidano-kaiyuanaise contre ses intérêts au Nord-Vicaskaran n'est pas à exclure.

La position officielle de la Rostovie est simple : maintenir la paix dans la région (quel qu’en soit le partage territorial) et reconstruire, pour le bien des populations survivantes.
En effet, notre dirigeant actuel, parlant au nom de toute l'Assemblée, Oleg Dniepropetrov (l'actuel Commissaire-Général du Peuple), a chaleureusement remercié et même encensé avec beaucoup de passion tous les pays qui ont participé à la libération, pour leur dévouement, leur courage et leur sens du sacrifice. Il n'a même pas hésité à critiquer son propre pays en avouant que la Rostovie avait sa part de responsabilité dans la situation catastrophique de nombreuses régions du monde (et pas seulement au Pelabssa), et qu'elle avait à ce titre pas de réclamation à faire ou d'intérêt à défendre :
[quote]"Avec ce lourd passé que nous supportons avec une extrême douleur, la Rostovie n'a plus aucun droit ni intérêt à défendre dans cette région du monde. Certes, nous sommes personnellement innocents, et n'avons rien à voir avec les horreurs commises par la Main Noire qui précisément nous a tous persécutés, ici dans cette assemblée, et avec nous l'écrasante majorité du peuple rostov. Mais... c'est bien la Rostovie en tant qu’État qui a détruit le Pelabssa, et le fait qu'elle ait été sous la domination d'une épouvantable secte, lui donne effectivement le droit de se dispenser de tout auto-culpabilisation suicidaire, mais en retour, ce sombre héritage lui interdit de revenir défendre des intérêts dans la région et ce de quelque manière que se soit. Après ce que notre armée a commis, nous n'avons plus aucune légitimité dans les affaires pelabssiennes."[/quote]

Viatcheslav Manturov, le leader du PKP (Parti Communiste Prolétarien) a réagit à ces déclarations : [quote]"Eh bien nous, marxistes authentiques amis du peuple, nous affirmons que la Rostovie n'est pas seulement innocente concernant les horreurs commises par Terienkov et la Main Noire, mais qu'elle a même fait partie de la coalition de lutte contre cette même secte. C'est nous, les rostovs, qui avons libérés le monde du danger que lui et se secte représentait. Je rappelle simplement l'Histoire : la Roumalie, première nation à prendre son courage à deux mains et à foncer vers l'inconnu, a fait débarquer ses troupes le 29 avril 2024 (elle ne sera suivie concrètement et massivement par ses alliés -notamment le Kaiyuan- qu'à partir de décembre 2024), soit près d'un an après la chute de l'URKR le 30 mars 2023.
Et je vais vous le dire franchement : notre pays, la Rostovie, a perdu 30 millions d'hommes dans cette guerre larvée contre la Main Noire qui l'a tourmenté pendant 6 ans, de 2017 à 2023. Je demanderai donc un peu plus de respect pour notre peuple et notre patrie. Nous avons donc toujours, légitimement, des intérêts à défendre, et ces intérêts ne sont autre que la défense de la liberté et de la Justice pour les peuples du monde entier, y compris au Pelabssa.
Ce que je vois, dans ce dernier pays depuis ce tout-nouveau "partage", et cette parodie de capitulation... (la Main Noire étant une organisation transnationale elle ne peut pas "se rendre", c'est-à-dire qu'il n'y a qu'une manière de la vaincre : la tuer, la reddition n'étant qu'une bouffonnerie médiatique), ce que j'y vois c'est la domination du nationalisme makaran. La Roumalie s'est appropriée la Géorgie. Le Hokkaido s'est approprié l'île de Yellowknife. Et surtout... le Kaiyuan s'est approprié pour lui tout-seul l'essentiel du "Pelabssa utile".
Certes, la Fiémance a gagné dans cette partie de poker face aux makarans, en conservant un vaste territoire, original qui plus est puisqu'elle ambitionne de redonner aux peuples autochtones leur civilisation (jadis anéantie par les colons ouest-almérans). Mais étant régie par une dynamique masochiste vis à vis des nations plus fortes qu'elle, la Fiémance risque de bientôt rebrousser chemin, et abandonner ses acquis et ceux des autochtones face à ce nouvel "Etat makaro-pelabssien". Je rappelle tout de même la doctrine fiémançaise, contredisant tout bon sens géopolitique : "pour survivre, il faut s'allier avec humilité -voire soumission- au pays le plus puissant d'entre tous". La base du bon sens consiste au contraire à s'allier à un maximum de puissances intermédiaires pour justement affaiblir par tous les moyens le N°1. Selon l’État fiémançais, c'est le contraire : il faut se soumettre au N°1 pour renforcer encore plus ce dernier au détriment de tous les autres, et au final, au mépris de soi-même. Ce masochisme doctrinal constitue l'axiome de la politique étrangère fiémançaise de ces dernières années, et la récente implication du Raksasa dans la guérilla en Cécopie n'a peut-être qu'à peine effleuré cette théorie absurde.
En définitive, il me semble que la reconnaissance des NUNV par le Kaiyuan ne durera pas. Un jour, avec l'appui de son éternel allié bien-sûr, l'hyperpuissance raksassane, ce pays qui tire actuellement toutes les ficelles du nouvel État Pelabssien avec la complicité du Khaldidan, à savoir l'Empire du Kaiyuan, viendra faire pression sur la Fiémance qui n'aura d'autre choix que de quitter le continent.
Mais pour l'heure, ce sont -comme par hasard- les plus faibles qui se prennent les coups : les deux autarcies que sont la Roumalie et la CESS (arrachant deux zones à l'extrême Sud et à l'extrême Nord du Pelabssa) sont actuellement les nouvelles cibles du Kaiyuan, LE maître du jeu, fondateur du nouveau Pelabssa et garant de sa sécurité. La Roumalie a commis une erreur : celle de vouloir créer son propre territoire à son profit. Dans ce grand jeu le Kaiyuan a été plus malin : celui d'établir une province lui appartenant sous couvert de renaissance de la "légitime nation pelabssienne". Ainsi ce ne sont pas les intérêts nationaux-égoïstes que le Kaiyuan défend, mais celui des pauvres pelabssiens contre la Roumalie qui lui mange des territoires ! En bref, les roumaliens vont se faire manger tout cru... ils auraient du créer "leur Etat pelabssien" à eux, ainsi ils auraient eu plus d'argument pour légitimer leur présence sur le territoire. Quant à la CESS... inutile de dire qu'elle risque, plus encore que la Roumalie, de subir une guerre lancée par les makarans, et son autarcisme diplomatique la laissera seule, et donc inévitablement défaite.[/quote]
Ce discours très violent a bien-sûr été vivement contesté au Verkhonarsov. Dniepropetrov a précisé qu'il condamnait vigoureusement ces propos et que Manturov ne représentait ni l'Union rostove, ni même son parti. Le chef de l’État a rajouté qu'il faisait entièrement confiance aux kaiyuanais et aux khaldidanais pour préserver la pleine et entière souveraineté du nouvel Etat pelabssien, en terminant sur l'idée qu'au Pelabssa, "la Rostovie n'avait plus à y mettre son nez."
Toutefois, ces critiques contre le Makara formulées par Manturov, aussi virulentes soient-elles, ne semblent pas complètement fausses selon les experts et géopoliticiens : il se pourrait bien que l'Etat pelabssien ne soit rien d'autre qu'une colonie makarane, ou peut-être "la colonie des trois empires", ces trois empires étant le Raksasa, son puissant vassal kaiyuanais, et le "renard khaldidanais", qui rôde et cherche à profiter de son alliance avec les géants makarans pour en tirer le plus de fruits possible.
On accuse donc la CESS, et à juste titre, d'avoir volé du territoire au Pelabssa... alors même qu'elle n'a nullement participé à la guerre de libération. Mais on accuse aussi la Roumalie, qui est la nation ayant le plus sacrifié d'hommes dans cette guerre, et qui a été la PREMIÈRE a osé s'attaquer à la secte au Pelabssa. Le Kaiyuan lui-aussi était déjà engagé dans la guerre contre la Main Noire avant 2024, puisqu'il a sacrifié 40 000 de ses hommes au Viek Koing. Il ne faut pas l'oublier, sachant qu'en plus il fut la deuxième nation la plus active au Pelabssa, peut-être à égalité avec la Fiémance. Mais est-ce une raison pour créer un État Pelabssien à sa botte et critiquer ensuite ses voisins (et anciens partenaires de guerre) qui font exactement la même chose, avec juste un peu plus de maladresse ?...

Evgueni Pavlovitch.

===> Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Saraï Hekmatyarov en route vers la Rostovie ?

Selon diverses informations provenant du NKRD, le terroriste le plus recherché du monde chercherait à revenir en Rostovie. Une campagne de prévention a été lancé, invitant tous les citoyens responsables à communiquer à la police toute information pouvant aider à sa traque. Des rumeurs prétendent qu'il serait actuellement en Oustrie, mais rien ne semble pour l'instant les confirmer.

Posté : ven. nov. 20, 2015 5:23 am
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
août 2028

Nouvelle compression de l'armée : le Plan Boriso-Arkhar, ou le plus gros programme de désarmement jamais réalisé dans l'Histoire

Sous proposition commune de Borisovitch (Narkom à la Défense, responsable de la baisse drastique du matériel de guerre), et d'Arkharov (Narkom à la Normalité Intérieure, responsable de la refonte des effectifs humains), le Verkhonarsov a approuvé à une faible majorité le programme de désarmement lui-même approuvé par le Commissaire-Général Dniepropetrov. Le Bloc Saratova (100% des 206 voix), les anarchistes de l'ARF (100% des 33 voix) et une partie des kiroviens (52 voix des 189, les autres s'abstenant), ont voté favorablement, soit un total de 58% des voix du Verkhonarsov.
Parmi les principaux opposants à la réforme figuraient les communistes du PKP, qui se sont longuement justifiés en soulignant le danger qu'encourait la Rostovie à désarmer aussi brutalement. Étrangement, le NSH s'est lui aussi opposé à la réforme, tout en refusant de s'expliquer.

Le titre de cet article, qui peut paraître excessif, ne fait qu'interpréter de manière plus représentative le calcul de la valeur de l'ensemble de [url=http://www.simpolitique.com/post272199.html#p272199]l'armement abandonné par l'ANR[/url], consécutivement à ce Plan de compression voté en urgence par le Verkhonarsov :
_ 10 000 pièces d'artillerie (le célèbre Uragan rejoint les pièces de musée)
_ 7 000 systèmes mobiles à missiles sol-air (le SA-11 surnommé "Buk" rejoint les pièces de musée)
_ 500 systèmes mobiles stratégiques lourd à missiles sol-air (la majorité des SRA-500 demeure toutefois opérationnelle)

_ 1 000 hélicoptères de transport (Mil-26)
_ 3 000 hélicoptères d'attaque (le Mil-24 Hind rejoint les pièces de musée)
_ 500 avions de transport lourd
_ 50 avions de transport super-lourd
_ 150 avions ravitailleurs
_ 100 avions de surveillance et de guerre électronique (quelques-uns seront vendus à l'Andaral)

_ 100 chalands de débarquement lourd
_ 100 corvettes
_ 20 destroyers
_ 22 croiseurs
_ 100 sous-marins nucléaires d'attaque (dont 40 de classe Terienkov !)

_ 23 000 SRBM tactiques sol-sol (TEL) "Scud" et "Scarab"
_ 120 SLBM stratégiques mer-sol (SNLE) R-39 Rif "SS-N-20 Sturgeon"

Selon le Narkomat à la Défense, des missiles anti-missiles et anti-satellites R-41 (nombre inconnu) et quelques SNLE KR-99 Terienkov ont également été dé-commissionnés. Les diverses reventes et les ressources tirées du recyclage financeront le démantèlement des submersibles et des têtes nucléaires, ainsi que l'enfouissement de leurs déchets (notamment l'Uranium-238 des réacteurs de propulsion navale).

La valeur estimée de l'ensemble de cette réduction dépasse sans doute très largement les 300 milliards $. Soit près d'un cinquième du PIB de la Rostovie.
Les Hil-28 Hind, les SA-11 et les Uragan disparaîtront peut-être définitivement notre arsenal militaire. Ils seront toutefois encore produits par nos usines d'armement pour l'exportation.

En ce qui concerne les effectifs humains réguliers de l'ANR, ceux-ci seront remodelés en profondeur. En résumé, ils seront divisés en trois corps :
_ les cévékazes (équipes militaires spéciales) (ou CVK - Cépétsialnyié Vaiénnyié Komandy) : 30 000 hommes, soldats pour troupes d'élite, sur-entrainés et sur-équipés, système de combat individuel ultra-moderne, combinaisons type NRBC et gilets en nanocomposants pour opérations spéciales.
_ les forces armées révolutionnaires (FAR ou RVS - Révoliutsionnyié Voorujionnyié Cily) : 300 000 hommes et femmes, soldats de troupes mécanisées, bien entrainés et convenablement équipés, système de combat individuel léger, aptes aux conflits "de fronts" conventionnels.
_ les forces armées populaires (FAP ou NVS - Narodnyié Voorujionnyié Cily) : 1 500 000 hommes et femmes, soldats de milices pseudo-civiles, bien entrainés mais légèrement équipés, aptes aux conflits asymétriques et à la guérilla.

Ainsi les forces les mieux équipées diminueront drastiquement, passant d'1 300 000 à 30 000 seulement, à savoir un niveau réservé à nos troupes d'élite (cévékazes). A l'époque de Terienkov, ces soldats aux combinaisons NRBC high-tech atteignaient 2 400 000... cette époque monstrueuse était bien notre apogée militaire, nous n'y reviendrons pas, dans le premier comme le second aspects. Les éléments les plus sanguinaires et cruels des cévékazes, ayant participé aux génocides commis par l'ancienne URKR de la Main Noire ont été bien-évidemment purgé. Toutefois, certains lieutenants-colonels et autres officiers d'escadrons, sous prétexte d'avoir été "moins impliqués", ont été conservé pour des raisons de compétence évidentes et indispensables, entre autre à la sécurité du pays.
L'armée digne de ce nom la mieux équipée pour un conflit frontal conventionnel prendra le nom de forces armées "révolutionnaires", et sera ramenée à une force minimale de 300 000 hommes. Ce sera le corps d'armée principal, la colonne vertébrale de la nouvelle ANR. La qualité du matériel de guerre utilisée (véhicules, chars, avions, navires, missiles...) devrait largement compenser leur niveau d'équipement amoindri et surtout leur faiblesse numérique extrême pour un pays qui dépasse pourtant 100 millions d'adultes en bonne santé et aptes au combat.
Une autre compensation, quantitative celle-ci, est la formation d'une véritable armée parallèle, forte d'un million et demi d'hommes et de femmes, tous des conscrits expérimentés. Ces forces armées dites "populaires" seront comparables à une sorte de géante milice nationale, où ces "faux-civils" seront armés du minimum pour mener une guerre conventionnelle correcte, donc certainement mal équipés pour un pays industrialisé et militarisé comme la Rostovie, mais tous durement entrainés (le service militaire dure 3 ans pour les hommes, c'est la 3ème année qu'une partie d'entre-eux rejoindront officiellement les forces armées sur la base du volontariat avec les femmes qui auront achevé leur unique année obligatoire, et si nécessaire, avec une forme de sélection). Ils seront donc parfaitement adaptés à un conflit asymétrique... mais aussi, comme le dénoncera Igor Arzamas, à l'effet de "chair à canon", à savoir jouer le rôle d'une masse inerte destinée à saturer les efforts de l'adversaire, opération nécessaire pour libérer les forces "utiles" de l'ANR.

L'ancien commandant en chef de l'ANR, en succession directe de Kirov (lui-même prenant la place de Pankratov, en poste durant l'ère Terienkov), et actuel commissaire du peuple à la sécurité intérieure, Vladimir Arkharov, a participé directement à la refonte des effectifs humains de cette réforme militaire qui porte son nom, tout comme l'ancienne qu'il avait effectué avec Dniepropetrov. Invoquant, et à juste titre, nos impératifs de croissance économique, Arkharov a tenu à rassurer Arzamas sur la question de cette troisième armée sous-équipée :
[quote]"[...]tous les conscrits sélectionnés pour intégrer le corps NVS auront largement de quoi affronter l'ennemi, même le plus évolué. Ils disposent tous, sans exception, d'équipements de camouflages, de très bons fusils d'assaut hérités de "l'ancienne" ANR (gigakov-2, 3 et même 4), d'un minimum de deux grenades ainsi que d'un talkie-walkie, et pour une partie non-négligeable d'entre-eux, de lance-roquettes Mamba, parmi les meilleurs de leur catégorie. Certes, --reconnait Arkharov--, nous sommes désormais loin du système de combat type "FELIN" [Fantassin à Équipements et Liaisons INtégrés, NDLR], mais leur niveau d'entrainement est exceptionnellement élevé pour une force aussi nombreuse et légère : de tous les conscrits (autour de dix millions de jeunes rostovs faisant leur service militaire chaque année), seule la moitié de ceux qui effectuent leur troisième année, sélection et volontariat parmi les meilleurs des plus expérimentés, rejoindront les NVS. La motivation, basée sur le dévouement au peuple, à l'idéal révolutionnaire et au patriotisme, ne peut être qu'excellente pour tous : bien que légèrement équipés, ils sont formés (deux ans minimum), volontaires et sélectionnés pour leurs capacités. Et cela bien-sûr, sans parler des 3 millions de réservistes très rapidement mobilisables en vue de notre savoir-faire acquis par notre passé militariste (guerres totales, bombardements atomiques...). Les armes individuelles et équipements liés les plus basiques ne manquent pas dans nos stocks."

Vladimir Arkharov[/quote]

Mais le principal contempteur de cette réforme n'est autre que Viatcheslav Manturov, le chef du PKP, qui, s'il salue et "concède" l'utilité de la refonte des effectifs humains, dénonce le brusque désarmement matériel, et en particulier l'abandon de l'essentiel de notre arsenal de missiles balistiques courte portée et de systèmes de défense anti-aérienne (plus de 7 000 unités -soit la majorité des dca- ont été dé-commissionnés).

[quote]Qu'une réforme soit indispensable pour redresser notre économie, je le conçois. Mais si le but recherché est l'ouverture de notre carapace, l'immobilisation de nos membres et l'arrachement de nos dents, nous ne ferons pas seulement qu'exposer notre peuple à une vengeance extérieure, d'où qu'elle vienne, mais nous pourrions bien amorcer le processus de notre propre démantèlement, jusqu'à la dislocation complète de notre Union en une dizaine de seigneuries à l'étroit nationalisme. Cela pourrait bien commencer avec le Turriïvostok, qui réclame plus de souveraineté depuis 2024... sans parler du Karachaï, une république autonome au sein d'une autre république autonome, province la moins "rostove" de la super-province la plus rostophobe de l'union... Si les fanatiques séparatistes de l'une de ce entités s'emparaient de nos stocks d'armes, nous pourrions être dans l'impossibilité de rétablir la paix.
Nous avons liquidé la quasi-totalité de notre arsenal de SRBM, pas moins du tiers de notre capacité de défense AA, de même pour nos forces sous-marines : près de la moitié de nos "Terienkov", fleuron de notre marine de guerre, ont été livré aux chantiers de démantèlement. Et j'oublie les 50% de nos hélicoptères de combat, qui viennent d'être jetés aux oubliettes...
Et cela, alors que d'autres programmes de désarmement sont prévus !

Au lendemain de sa libération du joug de la Main Noire, nous livrons à nos ennemis notre propre peuple, une nouvelle fois, pieds et poings liés. Le PKP luttera de toutes ses forces contre tout autre projet de ce genre. Et si le gouvernement élu trahit notre peuple, en le rendant vulnérable à tout type de menace, toujours plus grave, il faudra intervenir par d'autres moyens que la légalité.

Viatcheslav Manturov[/quote]
A son tour, Sviatoslav Borisovitch, saratovien à la tête de l'armée (Narkomat à la Défense) est venu rappeler à son collègue que l'ANR conservait sa place de première armée du monde.

[quote]A lui seul, en vingt minutes (si nous lui en donnions l'ordre à l'instant), le KR-99 serait capable de faire disparaître 160 villes de plus d'un million d'habitants. Après cette réforme, nous en posséderons encore 21. Faites le calcul.
A cela s'ajoute, encore, malgré la réforme, le plus efficace de tous les boucliers stratégiques et tactiques de défense multi-sectorielle AA, ABM et ASAT : 300 unités de SRA-600, le plus performant de tous les systèmes à missiles sol-air jamais conçu, protègent nos infrastructures vitales, et chacune d'entre-elles sont couvertes par 3 unités de SRA-500 (soit un total de 1 200+100 systèmes), LA référence mondiale en matière de dca stratégique (que les étrangers les plus militaristes s'efforcent d'égaler), lesquelles sont à leurs tours couvertes par 3 systèmes mobiles légers de défense AA Pantsir (soit un total de 2 700+300 systèmes), "carapace" spécialement conçue contre les missiles de croisière et les wild-weasel anti-dca !
Et cela, sans oublier les centaines d'intercepteurs Irkut et Berkut, et surtout les milliers de missiles anti-missiles ABM-ASAT R-41 qui protègent notre ciel via notamment notre flotte de guerre, pour aller au plus près des vecteurs-lanceurs ennemis.
Également de leur côté, notre flotte de sous-marins et notre armée de terre mécanisée demeurent toutes deux indépassées, tant en quantité qu'en qualité.

Et je ne parlerai même pas de notre mystérieux et gigantissime système de défense stratégique passif développé sous Kirov puis Terienkov, qui aura été, loin devant les effets de la guerre contre le Pelabssa, le principal responsable de la chute catastrophique de notre PIB entre 2021 et 2024. Alors que notre économie s'effondrait, notre armée toujours plus gloutonne, dévorait encore et encore des armes toujours plus nombreuses et sophistiquées. Jusqu'au paroxysme de son aveugle et misanthropique voracité : le [url=http://www.simpolitique.com/post186109.html#p186109]réarmement sacrificiel "Terien-Granat" de 2021[/url], qui permis à notre pays de gagner la guerre contre notre rival historique... pas qu'au prix de nos fragiles finances, mais surtout au mépris de notre morale, de nos valeurs...
C'est d'ailleurs pour cette raison précise que nous avions besoin d'une compression militaire massive et brutale. Une armée trop pléthorique constitue une menace pour notre propre sécurité. Le risque d'un "terrible retour" était trop grand. Que l'Histoire nous serve de leçon.

J'espère même que d'autres programmes de désarmement seront lancés dans les mois à venir.

Sviatoslav Borisovitch[/quote]

[HRP : du pognon, de l'oseille, du blé, du flouze, de la croissance, du PIB "admin", et encore du fric !
Siman, si tu veux me déclarer la guerre, c'est le moment où jamais !]

Posté : sam. nov. 28, 2015 9:03 pm
par Vladimir Ivanov
Pré-scriptum : ceci n'a rien à voir avec la réponse que je dois à Arios. Elle viendra plus tard sur un autre sujet.
Kollektiva Rabota
septembre 2028

La Rostovie : un pays rechristianisé
===> [url=https://www.youtube.com/watch?v=JUohUrWlJeE]Chant orthodoxe rostov[/url]

[img]https://i.imgur.com/XKOjxYn.jpg[/img]
L'obschina de Staryïgorod, la plus ancienne ville de Rostovie, située à quelques 100km au Nord-Est de Novgorod et au Nord-Ouest de Vladimirovo. Terienkov ordonna la destruction du site la veille de sa chute... les églises furent donc sauvées de justesse.

Le christianisme orthodoxe est désormais la religion officielle de l'idéologie d’État rostove. Plus de la moitié de la population de notre pays est chrétienne orthodoxe (+ de 52% selon les derniers recensements), dont une grande majorité de pratiquants réguliers.
Pourtant, de par notre idéologie officielle communiste (non-marxiste mais très influencée par la branche kirovienne du marxisme), de par nos doubles systèmes social-égalitaire et économique-coopérativiste qui en découlent, le monde nous taxe encore, consciemment ou non, de république laïciste, voire athée.
En effet, l'histoire récente du christianisme orthodoxe n'aide pas, elle est la plus mouvementée depuis la conversion du peuple rostov avant l'an Mil :
_ athéisme d’État et persécution sous l'URSR de 1949 à 1999,
_ résurgence chaotique aux années 2000, contrastant avec l'essor du capitalisme
_ religion respectée mais surveillée aux premières années Kirov (2007-2013),
_ religion d’État sous Saratova entre 2014 et 2015 ("République sociale-chrétienne"),
_ de-nouveau bâillonnée et persécutée au retour de Kirov à l'été 2015 (phase de "Renaissance" du Rovostran et terreur kiroviste),
_ religion tout simplement interdite et réduite à néant en 2017 (phase "d'Éveil" du Rovostran et terreur terienkoviste), déportations et exécutions de masse jusqu'en mars 2023
_ renouveau religieux depuis la famine de 2024
_ reconnaissance officielle par l’État qui érige l’Église orthodoxe au rang de religion principale du pays en 2027 (dix ans après son interdiction totale)

Le régime de Terienkov aura ôté la vie d'un total direct de 30 millions de personnes (sans compter la mortalité naturelle), il aura traumatisé la quasi-totalité de la population du pays, en provoquant des millions de veufs et veuves, ainsi que des millions d'orphelins chez les nouveaux-nés et jeunes enfants. La totalité (c'est-à-dire "sans aucune exception") des clergés chrétiens (réguliers et séculiers), musulmans (imams) et bouddhistes (moines, bonzes, chamans...) a été déporté dans les camps du Perelag à partir de 2017. On estime que la moitié d'entre eux a été exterminé, soit fusillés, soit dans les camps de la mort.
Depuis le sacrifice de Saratova et la chute de Terienkov, le vide laissé semble se remplir à nouveau. Leurs effectifs est en hausse constante : encore arithmétique chez les animistes et les bouddhistes, géométrique chez les musulmans, elle est devenue exponentielle chez les chrétiens. Les vocations sacerdotales se multiplient en particulier dans les coopératives des obschiny du Mir, au sein desquelles le clergé régulier (moines orthodoxes) joue un rôle formateur de premier plan, qu'il soit pratique (instruction au travail) ou théologique (éducation religieuse).
Le Vietché Constituant dominé par les saratovistes, ira jusqu'à inscrire dans la Constitution récemment votée, des références directes à la religion majoritaire des rostovs.
Le premier chapitre introducteur déclare ainsi, dans l'Article 2, que l'Union Rédemptoriste de Rostovie est une "République conventionnelle supra-fédérative et populaire, d'idéologie communiste et de religion essentiellement chrétienne." Il ajoute dans l'article 3 que le système du Mir, base politique du nouvel État, sera une "organisation sociale" mais aussi "religieuse". Il précise que son idéologie officielle (à savoir le rédemptorisme), est une "fusion parfaite ente communisme et christianisme".
Et paradoxalement, cette refonte constitutionnelle directement tournée contre l'athéïsme, renonçant donc -de jure- à la laïcité, fut largement soutenu par les "survivants" musulmans, bouddhistes, animistes et des autres branches minoritaires du christianisme en Rostovie. Persuadés, et à raison, qu'une religion dominante les respectera davantage qu'un athéisme dépourvu de limites morale ou méthodologique.

Sous Terienkov, jusqu'en 2022, la destruction des lieux de culte resta occasionnelle: la majorité des monuments furent reconvertis en musée, contrôlés par des jureurs assistés directement par le Rovostran ou tout-simplement fermés. Néanmoins, les destructions se multiplièrent rapidement à partir de l'invasion du Pelabssa, où la Terreur anti-religieuse décupla en Rostovie (y compris contre les "jureurs"). Certains pensent même que cette guerre consistait -certes entre autres- à éloigner une partie de l'armée rostove, dont Pankratov, et profiter ainsi de leur absence pour déchristianiser en masse avec une brutalité telle que même les plus fanatiques kirovistes en auraient été traumatisé. Concrètement d'ailleurs, c'est ce qui fut appliqué : la Terreur n'aura jamais été aussi cruelle et sanguinaire qu'après le déclenchement de la guerre contre Pelabssa. Depuis, aux côtés des vocations de nouveaux popes et imams, ainsi que de l'activité humanitariste ou éducative des moines dans les obschiny, la reconstruction des édifices religieux bat son plein dans tout le pays : cathédrales, basiliques, églises, monastères, mosquées, madrasas, temples bouddhistes... les architectes, les ouvriers, les artisans, et autres sculpteurs sont mobilisés par dizaines de milliers.
Si la participation massive de moines orthodoxes à l'aide humanitaire entre 2023 et 2026 a pu jouer un rôle dans ce retour en force du christianisme, c'est aussi le souvenir que la seule contestation active du temps de Terienkov était la résistance religieuse, chrétienne en particulier. Des croix fleuries ornaient les lieux publics avant que les agents du NKRD ne viennent tout détruire, avant de rafler la population qui avait le malheur d'avoir osé décorer leurs portes ou leurs fenêtres de symboles religieux. Véritable symbole de résistance, la croix fleurie, symbole du christianisme et de l'Amour lui-même, était le signe, et même la preuve, que le peuple rostov n'avait pas encore été totalement subverti par le régime sectaire du Rovostran.

Et justement, cette résurgence du christianisme, à l'image de la croix en fleurs, aura favorisé (aussi indirectement qu'explicitement !) le relâchement de l'austérité et de l'ascétisme spartiate extrême prôné jusque-là par tous les kiroviens et leurs successeurs terienkovistes. Il faut rappeler que ces derniers allèrent jusqu'à combattre ou supprimer l'amour conjugal, le sexe et le plaisir lui-même (mais aussi la douleur...), le terienkovisme cherchait à retirer chez l'être humain, au nom de la "Déesse Raison", toute forme de passion sensible, positive comme négative. Cette passion sensible, que ne niait pas les kiroviens malgré leur puritanisme, sera réhabilité par la renaissance chrétienne en Rostovie. Les "petits plaisirs de la vie", la naïveté, la liberté et la légèreté de la jeunesse, le droit de tomber amoureux, mais aussi le devoir d'aimer son prochain quel qu'il soit, toutes ces "nouvelles choses" seront prônées par l’Église orthodoxe, chargée de donner un sens au plaisir et à la joie de vivre, et donc une direction précise, avec ses limites, mais aussi ses libertés. Un juste milieu difficile à trouver, mais dont la quête elle-même constitue un progrès considérable entre les errements dépravés du désespoir capitaliste des années 2000, les durs excès "rationalistes" de l'ère kiroviste, et les effroyables froideurs de l'ultra-progressisme terienkovien.
Résolument anti-capitaliste, comme l'était finalement Saratova, qui dénonçait en son temps, et avec autant d'ardeur, l'économie libérale et l'athéïsme kirovien, la majorité des chrétiens rostovs s’attelleront naturellement à poursuivre leurs efforts en vue de se rapprocher de ce juste milieu idéal entre injustice décadente et totalitarisme misanthrope.
C'est ce qu'on appelle, concernant ce phénomène spécifique au Mir, le "cénobitisme libertaire" : après tant de souffrances, et malgré les impératifs de la reconstruction, les jeunes veulent s'amuser. En raison de l'absence de société de consommation, de leur (relative) pauvreté matérielle et surtout de la vie communautaire dans les obschiny, ces jeunes, orphelins pour la plupart (la Rostovie compte le plus grand nombre d'orphelins au Monde en raison des désastres passés -voir articles précédents), ayant tous perdus des proches (surtout leurs parents) dans les camps de la mort, ils veulent profiter de la vie, mais ensemble, sans épargner personne, sans exclusion. Et c'est ce qui fait la particularité et la fierté de l'obschina malgré ses nombreux défauts : la solidarité est omniprésente et universelle, elle ne connaît ni exception, ni préférences ou discriminations. Cela se répand jusqu'au travail communautaire qui est vu comme un amusement supplémentaire, une activité de loisir, un lieu d'apprentissage, de fraternité et de chaleur humaine, et matériellement utile qui plus est. Le partage des tâches permettant de donner à chacun sa part de travail pénible s'il y a.
(Rappel, sur l'obschina et le système du Mir ===> [url]http://www.simpolitique.com/post261226.html#p261226[/url])

L'enseignement religieux est désormais dispensé comme option (pour les croyants) dans quasiment toutes les écoles des obschiny du Mir. Symbole de liberté et de renaissance, la religion est sans doute vue d'une manière radicalement différente en Rostovie par rapport à d'autres pays comme le Makara-Sud ou certains pays d'Alméra occidentale ou du Jeekim-Sud. Les élèves suivent donc généralement avec beaucoup d'enthousiasme. Cet enseignement est toutefois accompagné, cette fois-ci en matière obligatoire pour tous, de cours de philosophie morale dit "civisme révolutionnaire", s'inspirant de la doctrine rédemptoriste, elle même, on l'a vu, sorte de syncrétisme entre communisme kirovien et christianisme orthodoxe.
En clair, l'épicurisme du Mir, par son culte de l'amitié et des petits plaisirs, dépasse et corrige l'hédonisme, tout en remplaçant l'atomisme d’Épicure par un mélange original de spiritualité (soumission à Dieu) et de réalisme matérialiste (la piété ne peut avoir de valeur si elle n'est pas basée sur un environnement socio-économique juste et sain, ou sur des actes concrets de la vie matérielle ou relationnelle).

A ce propos, le patriarche rostov, Sergueï II, [url=http://www.simpolitique.com/post194190.html#p194190]qui, selon la légende, fut libéré d'un mauvais sort par Saratova elle-même[/url], a résumé ce phénomène social inédit en quelques mots : "Истинная любовь сильнее террора" -istinnaïa liubov' sil'niéié tiérrora- (littéralement, "véritable Amour plus fort que Terreur"). Selon lui, cette situation ne peut être que réjouissante, et nous le devons à Saratova.
Signe politique de cette renaissance chrétienne, le personnage de Nina Saratova, qui a remplacé Kirov comme figure de proue de la nation rostove, est devenue l'héroïne nationale N°1, la jeune femme qui a donné sa vie pour son pays, et le sauva par son sacrifice. Modèle de vertu, de piété et de courage, elle incarne le nouveau patriotisme rostov, mais aussi un certain idéal féminin : femme politisée, combattante et anti-capitaliste, elle est aussi très admirée par les éléments féminins du kirovisme !

[img]https://i.imgur.com/BvtqcuC.jpg[/img]
Nina Saratova, l'héroïne nationale qui a remplacé Kirov comme personnage préféré des rostovs.

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La Cathédrale de Vladimirovo. Transformée en "temple de l'athéïsme" sous Terienkov (après avoir abattu ses croix et sa flèche), elle fut complètement rénovée entre 2024 et 2027.

Posté : lun. nov. 30, 2015 9:19 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
mi-septembre 2028

Manœuvre militaire géante kirepo-rostovique en Mer de Carù : l'opération Gak-Kirov/Kirov-Gak

L'URR et la RPDPK ont mené ces derniers jours une manœuvre militaire géante en Mer de Carù : leurs forces aéronavales respectives se sont entrainées à opérer ensemble, de manière coordonnée, contre une hypothétique invasion venue du Sud, à savoir de l'Océan Barebjalien.
Devetak (célèbre pour son cosmodrome rosto-kirepien) et ses trois grandes îles voisines Valjevo, Surdup et Metenica, ont constitué la "limite kirepienne" Sud de ce théâtre des opérations, tandis que les îles de Kunashir et d'Iturup formaient sa "limite rostove" Nord. Entre les deux, les îles de Klev et de Carù, entre l'Oustrie et la Varlovie, étaient les deux principaux foyers de tension intérieurs qu'auraient suscités des forces spéciales de ce même adversaire venu de l'Océan Barebjalien. L'île de Carù étant un pays socialiste ami (concrètement, le pays est un allié depuis près de 20 ans) à protéger contre une déstabilisation pilotée par des services secrets étrangers. En effet, dans ce scénario virtuel, une insurrection ultra-nationaliste serait survenu brutalement via des débarquements organisés depuis l'île de Klev, base arrière varlovienne des fascistes carusiens, recrutés, formés et armés par le régime fasciste autoproclamé "socialiste" de Sacha Janovitch à Senin.
Comme c'eût été réalisé lors d'une vraie guerre par le passé, les deux forces aéronavales socialistes slaves ont simulé une fermeture totale de la Mer du Carù.
La nouvelle flotte oustrienne, encore au stade embryonnaire mais promis à un grand avenir, a également participé aux manœuvres près de l'île de Carù.
Le grand souvenir qui marque cette opération binationale (ou trinationale) de grande ampleur, est celui de l'alliance Rostovie kiroviste - Kirep gakiste, conclue dès les années 2010, mais intronisée en juillet 2015 lors de [url=http://www.simpolitique.com/post115207.html#p115207]la Renaissance du Pacte[/url]. Renaissance qui abouti certes, dans l'immédiat, au désastre du Philadelphia (destruction de la station orbitale de l'OTH par une fusée ASAT rostovique), et à celui de la base du Duan au Wilal Memkile (rasée par une frappe nucléaire pelabssienne en représailles), mais couronna la nouvelle formation communiste internationale grâce à la défaite stratégique majeure du Raksasa (principal allié du Pelabssa) qui du, à l'époque (automne 2015), grâce à l'offensive coordonnée des pays socialistes du Pacte de Novgorod, abandonner ses possessions en Eussice, au Plarel et au Polao ! Le premier devenant un lieu de mémoire du génocide des autochtones commis par les raksas, le second un pays panarabe socialiste, et le dernier, une république autonome communiste rattaché au Wilal, au sein de la nouvelle Confédération Polynésienne [hrp : dédicace à notre vieil ami Tr0d Zombinologie ! que de nostalgie ! c'était l'bon vieux temps bordel !]. Cette dernière, qui jouera d'ailleurs un rôle primordial dans la nouvelle dynamique de projection militaire rostove, à savoir sa double politique de défense stratégique active (système ABM mondial mis en place par l'ANR à l'époque*), et d'endiguement de la puissance capitaliste raksas.
Le [url=http://www.simpolitique.com/post119433.html#p119433]retour de Kirov[/url] fit revenir la Rostovie dans la scène internationale en tant que superpuissance respectée, avant que Terienkov ne le trahisse, pour la transformer en "hyperpuissance de l'horreur".

L'opération Kirov-Gak aurait réuni un total approximatif de 100 navires et 300 avions (chiffres précis top secret), dont la participation notable, côté rostov, entre autres, de 3 AWACS A-50 Beriev, 50 Irkut-31, 3 cuirassés de commandement Kirov, une dizaine de croiseurs Slava-Atlant, et une quarantaine de destroyers, frégates et sous-marins (dont des modèles de la classe Terienkov). Le Kirep aura mobilisé un nombre à peu près équivalent de navires.

[quote]L'ANR et la KNA (Kirepska Narodna Armija, ou Armée Populaire du Kirep, NDLR), sont actuellement les deux seules armées du monde véritablement capables de contrebalancer l'hégémonie d'une hyperpuissance. En somme, sur le plan géostratégique, c'est grâce à nous que le reste du monde est encore libre d'agir indépendamment des exigences et des caprices du nouvel Hyper-grand que je ne nommerai pas.[/quote]
a osé annoncer un officier général rostov

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Un destroyer kirepien au premier plan, et un autre rostov en second.

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Un A-50 Beriev, l'AWACS rostov, au-dessus de la mer de Carù et, à quelques kilomètres de là, assisté par plusieurs dizaines d'Irkout-31 et Angar-34.

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Un croiseur lance-missiles Slava Atlant et un de ses hélicoptères ASW Kamov, non-loin des eaux territoriales de l'île de Klev.

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Avec son tout-nouvel avion polyvalent furtif Vitocha V-20, parmi les meilleurs de sa catégorie, l'aéronavale kirepienne est la troisième du monde.

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* Système mondial ABM de l'ANR issu du programme rostov de défense stratégique active "Polious" en 2016, soit un an après la Renaissance communiste, à l'apogée de l'axe Novgorod-Ophrone-In Tao :
L'état du Programme rostovique secret Polious dans le Monde, en Août 2016 :
[url=https://i.imgur.com/QwrYb9f.png][img]https://i.imgur.com/8GiPb7b.png[/img][/url]

Rappel : une base CPKO était une base militaire multifonction, ABM (anti-ballistic missile) et de surveillance, qui caractérisait les "murs" 2, 3 et 4 de la défense anti-missile globale mise en place par la Rostovie.
Elle abritait :
_ des DCA à missiles longue-portée SRA-600 (défense contre aviation, contre missiles de croisière et, dans une moindre mesure, contre missiles balistiques)
_ des Radars et station d'écoute électronique (longue ou moyenne portée)
_ des lanceurs de missiles anti-missiles ultrasoniques R-41 (opérationnels et prêt au lancement en moins d'une minute).
_ un Silo à missiles balistiques mirvés sol-sol
_ de nombreux lance-missiles leurres
_ quelques systèmes de brouillage radar
_ un aérodrome et des hangars abritant une dizaine d'avions intercepteurs
_ un centre de commandement et de liaison (émission et transmission des informations venues d'un des trois centres névralgiques).
_ des agents de renseignement du CVK, des centaines d'officiers militaires, soldats, hommes du génie militaire, ingénieurs et techniciens.

Source : [url]http://www.simpolitique.com/post135390.html#p135390[/url]

[img]https://i.imgur.com/ffkpKWj.png[/img]
Vladimir Kirov et Vliduj Gak : les deux héros respectifs des communismes rostovs et kirepiens. Comme l'illustrent ces deux photos, ils avaient développé leurs propres variantes du socialisme originel : l'un cherchait à façonner un homme nouveau au moyen d'un "totalitarisme volontaire", prônant la vie simple, joyeuse, fraternelle et égalitaire, mais encadrée par la terreur d’État et les hautes technologies ; l'autre cherchait à façonner un homme nouveau au moyen d'un "totalitarisme prolétarien", prônant une vie similaire mais qui tend vers l'activité autogestionnaire et plus proche de la nature. Le premier est un Rousseau de sa fin de vie, le second est un Rousseau de sa jeunesse.

Posté : lun. déc. 14, 2015 4:02 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
11 novembre 2028

Les élections annulées ! La Constitution déjà modifiée !

[img]https://i.imgur.com/PnntRtB.png[/img]
Oleg Dniepropetrov, le Commissaire-Général de l'URR, a décidé d'annuler les élections de décembre en raison d'une menace de "coup d’État"...

Le GKN, Commissaire-Général du Peuple, Oleg Dniepropetrov, a ordonné l'annulation des élections législatives qui devaient se tenir en décembre en raison de la menace ultra-kiroviste que représenterait le NKRD. Sans mentionner de nom, il est communément admis que la personne visée ici n'est autre que Vladimir Arkharov, suspecté (en tout cas le NKRD) de vouloir organiser un coup d’État contre Dniepropetrov.

Malgré les vives protestations aussi bien à gauche (Parti Kiroviste) qu'à droite (nombreux sont les "saratoviens de gauche" qui suspectent le Commissaire-Général de chercher à transformer le régime conventionnel en régime présidentiel fort, voire césariste...), c'est à la majorité absolue qu'il fut décidé de modifier la Constitution à propos des élections qui se dérouleront désormais une fois tous les trois ans : le renouvellement par tiers est donc abandonné. Les prochaines élections législatives (les publicités promotionnelles restants bien-sûr rigoureusement interdites [pas de tronche de kek au sourire-forcé avec gel dans les cheveux et costume-cravate devant des paysages radieux avec un slogan débile du genre "soyons gentils et entreprenants, tous ensembles !"... en Rostovie c'est du sérieux !]) ne seront donc organisées qu'en décembre 2030.
Plus que cette modification formaliste, c'est la question d'Arkharov et du NKRD qui fut la plus polémique au Viétché.

Bien que sans nommer son dirigeant, Dniepropetrov a accusé le NKRD de chercher à déstabiliser l’État pour renverser la nouvelle démocratie rostove. Certains prétendent que l'avant-veille, Arkharov l'aurait poussé à démissionner en le menaçant de liguer son propre camp contre lui. Et en effet, beaucoup de saratovistes se sont levés contre Dniepropetrov, et ce pas plus tard qu'hier, l'accusant de césariser la Rostovie. Des kiroviens ont même été jusqu'à le soupçonner de vouloir rétablir l'Empire dans le cadre d'un prétendu complot avec Gueorgui Alexandrovitch (le prétendant au trône de Rostovie, particulièrement anti-saratoviste).
Piotr Haïdarovski s'est montré étrangement modéré dans ses critiques à l'égard du N°1, en retournant au contraire ses plaintes contre les kiroviens, qu'il accuse à son tour d'être des agents auxiliaires du NKRD. Il a cependant surfé sur la nouvelle impopularité de Dniepropetrov en déclarant qu'il ne devait pas "cacher son jeu" pour obtenir la "confiance du peuple rostov", et que changer aussi vite la constitution pouvait représenter une menace pour la démocratie (malgré l'approbation de l'assemblée).

Certains spécialistes pronostiques un combat à mort (politiquement) entre Dniepropetrov et Arkharov, tandis que les petits partis (notamment celui d'Haïdarovski) en profiteraient pour tirer leur épingle du jeu, non-seulement entre les deux hommes mais aussi dans l'affaiblissement mutuel des saratoviens et des kiroviens, tous divisés sur de nombreuses questions.
En effet, les saratoviens sont partagés entre :
_ chrétiens nationaux-traditionalistes (aile droite, "nationaux-saratovistes"), restés fidèles à Dniepropetrov et finalement moins hostiles à l'idée d'un césarisme rostov, plus souples sur les questions d'économie et très anti-kiroviens
_ et sociaux-chrétiens miristes (aile gauche, "sociaux-saratovistes"), très critiques envers le Commissaire-Général, se revendiquant de la pensée authentique de Saratova, lesquels partagent finalement avec les kiroviens l'idéal du Mir et ses obschiny. Sviatoslav Borisovitch est un partisan de cette ligne.
Côté kirovistes, il n'y a pas de camp véritablement départagé, mais trois tendances (peut-être en formation) :
_ les progressistes pragmatiques, qui suivent la ligne de Svetozar Dzérine : alliance objective avec les saratovistes, coopération "froide mais réelle" avec le chef de l’État Dniepropetrov, respecter la volonté des électeurs même en cas de défaite.
_ les révolutionnaires réalistes, qui suivent la ligne de Vladimir Arkharov : très hostile à Dniepropetrov et aux "nationaux-saratovistes", mais prêts à coopérer avec les saratovistes de gauche sur le projet du Mir qu'ils approuvent totalement (accord sur ce point avec Dzérine, respecté lui-aussi). Igor Arzamas, l'actuel Narkom au Komgosplan (économie planifiée) fait partie de l'aile dure de cette catégorie... certains le soupçonnent toutefois d'être un "enragé" dissimulé.
_ les révolutionnaires enragés, minoritaires, qui suivent la ligne typique du NKRD : ils veulent rétablir le totalitarisme kiroviste tel qu'il était en 2015-2017. Ils sont des athées purs et durs et à ce titre, violemment anti-saratoviens. Ils sont étatistes, centralisateurs et veulent supprimer le Mir, un système social qu'ils dénoncent comme une "machine à remonter le temps", qui "produit des paresseux" dans un "vulgaire mode de vie saisonnier". Plutôt qu'un "improductif retour à une nature nostalgique et passéiste" (encore une virulente critique formulée contre le Mir), ils veulent que les rostovs se tournent vers l'avenir : le "progrès technique" sera leur salut dans le cadre du "totalitarisme volontaire".
Bien naturellement, leurs ennemis (surtout saratovistes) les taxent de "terienkovistes" ou "d'agents cachés" de la Main Noire, ce qu'ils réfutent poliment.
Les cévékazes, forces spéciales rostoves, suivent généralement cette ligne idéologique.

Concernant les autres partis, leurs attitudes varient.
Les ovskoriniens du PKP de Viatcheslav Manturov dénoncent les trois instances : le gouvernement, le NKRD et le Mir. Ils réclament le départ immédiat de Dniepropetrov et l'instauration d'une coalition avec les kirovistes contre les saratovistes, incitant les premiers à abandonner le projet des obschiny.
L'ARF (makhnovistes) a tout simplement appelé à la réconciliation dans le conflit Dniepropetrov/Arkharov. Réconciliation nécessaire selon eux à la sauvegarde du Mir, système qu'ils approuvent et défendent énergiquement.
Là où, on l'a vu, Haïdarovski a pris soin de rester observateur de ce climat de tension, le "duc" Gueorgui Alexandrovitch n'a pas mâché ses mots en déclarant :
[quote]Le saratovisme est une imposture ! La pucelle Saratova est l'égérie des lâches et des idiots utiles de ce puceau sanguinaire de Kirov !
Dniepropetrov : si tu veux sauver ton pays, laisse tomber définitivement ces deux factions de frustrés, pour fonder avec tous les chrétiens et patriotes sincères un véritable bloc national qui saura stabiliser et moderniser notre pays !
Contre l'hydre à deux têtes Kirov-Saratova, vive l'aigle bicéphale de l'Empire Rostov ![/quote]

[img]https://i.imgur.com/74l1mVf.jpg[/img]
Le sulfureux, mais franc et tonitruant Gueorgui Alexandrovitch... futur empereur de Rostovie ?

Posté : lun. janv. 04, 2016 4:56 am
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
janvier 2029

L'ARF renonce à la Chorocratie

[img]https://i.imgur.com/uxGR1eX.jpg[/img]

Après d'intenses débats entre les différents mouvements qui composent cette fédération politique qu'est l'ARF (Front Anarco-Révolutionnaire), Zelion Atamanov a finalement proclamé, avec le soutien de la grande majorité du mouvement anarchiste rostov :
[quote]Je le dis cette fois-ci avec conviction : la chorocratie fiémançaise n'est rien d'autre qu'un fascisme déguisé. Séduisant par ses aspects anti-urbanistes, ses pratiques autogestionnaires de comités paysans et ses grandes théories écologistes, il trahit complètement la pensée anarchiste non-pas seulement pour sa xénophobie latente (on le voit en ce moment à Opemont : on jette les étrangers dehors pour fiémanciser l'oppression sans jamais la remettre en cause), mais il trahit surtout pour son éloge de la conservation sociale : il faut conserver l'aristocratie sous prétexte qu'elle est invincible, conserver la hiérarchie sociale et donc avec elle, conserver la discipline, l'obéïssance, et finalement la soumission, l'humiliation, l'oppression et l'Injustice.
"Laissons-donc les aristocrates se gaver" nous disent-ils ! Bien-sûr ! Ceux-là qui prétendent défendre la décroissance... prônent désormais le gaspillage des ressources par les membres d'une classe supérieure dont l'existence aura été légitimé par un ridicule statut d'intouchabilité, de toute-puissance, et pourquoi pas d'un "droit divin". Les chorocrates ont été perverti par leur pessimisme, une fatalité née de leurs émotions qu'ils érigent arbitrairement au rang de loi divine pour légitimer et légaliser l'Injustice, le gaspillage et l'oppression.
Vous êtes vous au moins poser les questions "comment" ou "qui" ? Comment se gaveront-ils ? Qui les gavera ? Ces aristocrates repus et joueurs ? Cette nourriture, ces palais, ces étoffes apparaîtront comme par magie sous leurs yeux pour les amadouer et laisser tranquille le peuple ?!
C'est justement et précisément lorsque l'on gave l'aristocratie, lorsque l'on prétend "l'enfermer dans une cage dorée", qu'elle deviendra toujours plus vorace, toujours plus oppressive, toujours plus cruelle. Indirectement d'abord, par le sacrifice de ceux qui se tueront à la tâche pour leur offrir ces richesses, et directement, par les répercussions morales sur toute la société que les règlements du "royaume" ne pourront contenir bien longtemps.
Ce sentiment de pessimisme qui consiste à se résoudre à l'idée qu'une classe de profiteurs existera toujours et qu'elle est même nécessaire pour éduquer les "petits", bref, ce fatalisme superstitieux... nous sommes d'accord pour dire qu'il est criminel.
Pourquoi ? Parce qu'il dévoile quelque chose de beaucoup plus profond dans les consciences de ces théoriciens chorocrates : ceux-ci VEULENT préserver l'injustice ambiante. Ils veulent maintenir, conserver, préserver, faire perdurer. Ils veulent réagir quand le changement, réclamé par les marginaux, frappe à l'entrée. Ils veulent une aristocratie, et s'ils s'aperçoivent qu'elle est menacée ou en passe d'être vaincu, ils feront tout pour la défendre, par toutes les théories les plus absurdes, et en pratique, jusqu'à y donner leur vie.
J'appelle cela ni plus ni moins que de la veulerie fasciste. Le fascisme ne concerne pas seulement les oppresseurs : il touche également les opprimés, ceux qui acquièrent par désespoir la mentalité de leurs oppresseurs, et feront tout pour les défendre contre ceux qui proposent de les émanciper.
La théorie du "moindre mal" est ce qui rassemble bourgeois capitalistes et paysans fascistes : le monde meilleur n'existera jamais, il faut donc se soumettre aux impitoyables lois de l'Injustice pour survivre ; devenir méchant face aux faibles, et hypocrite face aux forts.


Zelion Atamanov, leader des makhnovistes rostovs[/quote]
Après de longs et multiples coups de gueule entre partisans et contempteurs de la chorocratie fiémançaise, cette fois-ci, une décision a été prise. L'ARF renonce officiellement à l'idéal chorocrate qu'il déclare incompatible avec l'anarchisme. Ses militants seront libres de défendre ce courant selon les principes libertaires du mouvement, mais dans les limites d'un tri à effectuer au sein d'un courant désormais idéologiquement étranger.

A l'origine de cet incident, ces [url=http://www.simpolitique.com/post271644.html#p271644]déclarations[/url] semble-t-il officielles du Sénateur fiémançais du groupe des Chorocrates, Gaston Larsac :
[quote]Mieux vaut des aristocrates qui sont libres de boire, de manger, de coucher impunément, et de se livrer à tous les travers de classe que l'on peut imaginer du moment qu'ils ne nuisent pas à autrui et à la masse du peuple, plutôt que de les encadrer, de les légiférer, de les frustrer, et d'en faire des machines à penser de vilaines choses, comme celles qui les conduiraient à souhaiter se battre, renverser, tyranniser, acquérir, abuser de ses supérieurs et de leurs subordonnés.
En Fiémance nous avons des lois subtiles contre la bourgeoisie, que d'aucun ne vienne grossir les rangs des derniers, mais nous n'en avons pas contre les aristocrates, car conscients de leur intemporalité et de leur appétit, nous préférons les gaver comme dans les contes il est fréquent que l'on gave les ogres, plutôt que de dispenser plus d'énergie à les éliminer, tant ils reviendraient en nombre sous de nouveaux noms, de nouveaux principes.
Plutôt qu'une purge sanguinaire tous les quarante ans, il est préférable de les aider à garder leur rang, dussent-ils être aidés pour les plus petites bêtises afin que la société fasse l'économie des plus grandes.
C'est pour ce genre de raisonnements que l'on nous dit décadents. Ce genre de décadents sont plus à mêmes d'être les ancêtres de demain, plutôt que ceux n'obéissant qu'aux premiers stimuli de toute situation sociale conflictuelle.
[/quote]
Les makhnovistes de l'ARF sont des athées libertaires, résolument communistes mais anarchistes et très décentralisateurs. Partagés entre kiroviens/communistes et saratoviens, ils partagent avec les premiers leur méfiance vis à vis de la religion (c'est là qu'ils rejoignaient la branche athée de la chorocratie, vénération du terroir exceptée), mais aussi la collectivisation de l'économie. Ils défendent activement le modèle du Mir théorisé par Saratova, Arkharov et repris par d'autres chrétiens sociaux. A l'opposé des anars petits-bourgeois des pays les plus capitalistes, ils respectent et défendent les saines traditions culturelles des différents peuples du monde et dénoncent la mondialisation culturelle de la débauche libérale. Prônant un retour à la vie rurale simple, heureuse et communautaire, ils admiraient et soutenaient jusqu'à récemment, les chorocrates en Fiémance.

Il est vrai que les propos de Gaston Larsac ont levé le voile dissimulant cette question majeure (en fait, résolument fondamentale) qu'est la Justice sociale telle qu'elle est considérée par les chorocrates : sous l'étrange prétexte d'éviter la violence (leur en faut-il si peu pour reculer sur un principe aussi essentiel ?), il est nécessaire de laisser les aristocrates jouir de leur richesse imméritée, ainsi ne nuiront-ils pas au peuple. Tandis qu'encadrer ou surveiller la bourgeoisie suffira amplement pour conserver la pureté du monde paysan écologique et communautaire. "Conserver", voilà finalement le mot phare des chorocrates qui explique tout. Là où les chorocrates veulent conserver la société d'antan, en préservant les classes supérieures avec leurs vices, leurs vols et leurs perversions, les communistes et anarco-communistes rostovs veulent la bouleverser pour l'améliorer, et par la force si nécessaire : parce que l'on ne renonce pas aux principes fondamentaux quel qu'en soit le prétexte... parce que nous savons tous qu'un prétexte est souvent très subjectif : surtout dans le cas où les "petites bêtises" de cette aristocratie génèrent souvent, à terme, des dégâts bien plus profonds et graves que les "grandes" causées par une Révolution populaire.

Posté : jeu. janv. 28, 2016 4:52 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
mars 2029

Vers un nouvel ordre : le Raksasa, première puissance militaro-économique mondiale (1 : introduction générale)
[url=https://www.youtube.com/watch?v=6qIP92sKsOk]Ambiance ![/url]

[img]https://i.imgur.com/yT1Mhgx.png[/img]

LÉGENDE DE LA CARTE
_ En violet, la superpuissance du Raksasa : première puissance militaro-économique mondiale, mais puissance nucléaire mineure
_ En rouge, la superpuissance de la Rostovie : unique puissance nucléaire majeure avec de loin la deuxième armée du monde, mais à l'économie sérieusement affaiblie (seulement 3ème PIB mondial)
_ En orange, les cinq grandes puissances dynamiques (ordre décroissant) : Kaiyuan, Kirep, Fiémance, Khaldidan et Aquanox. Elles ont en commun un PIB supérieur à 500 Mds $, une armée digne de ce nom (supérieure à 100 points) et une politique étrangère volontariste traduisant une réelle volonté de puissance.
_ En vert clair, les deux grandes puissances statiques (ordre décroissant) : Shawiricie et Thorval. Elles ont en commun un PIB supérieur à 500 Mds $ et une politique étrangère résolument pacifiste (à distinguer de "pacifique"), traduisant une absence quasi-totale d'ambition extérieure. La Shawiricie, par son statut de 2ème géant économique mondial entretenant la première armée du Vicaskaran, peut être qualifiée de "superpuissance potentielle".
_ En jaune, la "grande puissance potentielle" de Cyrénanie. Son PIB dépasse désormais les 500 Mds $, mais son armée est beaucoup trop faible.
_ En bleu, les quatre grandes puissances amorphes : Eran, Schlessien, Numancia et Quantar. Leur PIB respectif dépasse les 500 Mds $ (quoiqu'en état de stagnation), les armées de l'Eran et du Schlessien sont puissantes, mais leurs politiques sont entièrement passives.
_ Avec des repères carrés jaunes-foncés (actifs) ou bleus (passifs), les onze puissances moyennes qui cumulent soit un PIB supérieur à 100 Mds $ avec une armée supérieure à 100 points (CESS, Lochlann, Andaral, Ranekika, Azude, Biturige, Thaliboz, Lychaka, Lito), soit un PIB supérieur à 200 Mds $ avec une armée supérieure à 50 points (Fepuvi), auxquels on rajoutera l'Océania (armée ridicule mais PIB supérieur à 300 Mds $).

[quote]Rapport Général des Puissances militaires conventionnelles dans le Monde
selon le procédé et la méthode de calcul du Général Karanov, géopoliticien et expert militaire rostov


"Superpuissances" (>1 000)

1- Raksasa = 1 780 (+600)
2- Rostovie = 1 548 (l'erreur est dans le dernier décompte de 2025, ancien montant réel : 1 998, évolution d'env. -450)


Grandes puissances (500 - 999)

3- Kirep = 956 (+200)
4- Kaiyuan = 508 (+370)


Puissances moyennes de rang supérieur (300 - 499)

5- Fièmance = 431
6- Eran/Makan = 400 (-131)
6- Schlessien = 400 (-226)


Puissances moyennes (100 - 299)

8- Shawiricie = 290 (+80)
9- CESS (grd-Kirkstan) = 255 (+120)
10- Khaldidan = 226
11- Lochlann = 225 (estimation)
12- Andaral = 205 (+165)
13- Ranekika = 180 (-115, anéantissement de son armée au Pelabssa par la Main Noire)
14- Azude = 145 (+80)
15- Biturige = 141 (+60)
16- Thaliboz (FROPT) = 135 (+50)
17- Lychaka = 131 (+60)
18-Quantar = 127
19- Lito = 109
20- Tarnosia (ex-Aquanox) = 107


Puissances moyennes de rang inférieur (50-99)

21- Tchoconalie = 87 (stagn.)
22- Thorval = 84
23- Roumalie = 80
24- Volta = 80 (-38)
25- Wapong = 79
26- Tcherkessie = 76 (-10 estim.)
27- Valacida = 76(-10 estim.)
28- Schenkennie = 75 (+60)
29- Mayong = 71 (+60)
30- Albion = 68
31- Agounisimen = 63 (-8 estim.)
32- Cyrénanie = 58
33- Endo = 57
34- Liethuviska = 55 (-6 estim.)
35- FéPuVi (Esmark) = 52
36- Hylè = 52 (-7 estim.)


Petites puissances (10 - 49)

37- Ménovie = 48 (+4)
38- Bergenland = 48
39- Numancia = 47
40- Viertenstein = 46 (+40)
41- Franconie = 45
42- Oustrie = 43
43- Perlian = 33
44- Varlovie = 33 (+12, rectification technique)
45- Océania = 31 (+7)
46- Ampalo = 26 (-6 estim.)
47- Sébastov = 22
48- Gädhland = 16
49- Coorland = 15
50- Sébaldie = 14
51- Choson = 13
52- Hokkaïdo = 11 (+2)
53- Stalagmanque = 10


"Puissances faibles" (3-9)

54- Alamut = 9 (-36)
55- Cérésie = 8
56- Lénovin = 7
57- Maok = 7
58- Shwirtechein = 7
59- Hohenhoff = 6
60- Centralia (ETHCC) = 6 (-6)
61- Danube = 5
62- Litzburg = 3 (+2)


"Non-puissances" (0-2)

63- Casti = 2
64- Vatican = 1
65- La Culture = 0[/quote]
Ce classement des puissances militaires tel que calculé par le général Karanov considère :
_ que ces points de puissances dépendent pour l'essentiel du coût d'entretien lui-même
_ que malgré cela, le coût de l'entretien annuel des armées est loin d'être le seul facteur qui détermine la puissance de celles-ci : il faut également prendre en compte la somme dépensée lors de l'achat d'origine (coût de production ou d'importation), mais aussi la valeur militaire nette, c'est-à-dire les trois facteurs indépendants du coût d'entretien :
1- équilibre numérique, c'est-à-dire disposer d'une armée avec, par exemple, suffisamment de capacités pour l'appui aérien ou le soutien d'artillerie par rapport à ses forces blindées (facteur non-comptabilisé ici pour des raisons pratiques),
2- complémentarité sectorielle, à savoir l'impératif besoin d'une mécanisation et d'une motorisation adaptées pour la mobilité et la protection de l'infanterie (facteur comptabilisé : il réduit légèrement entre-autres, la valeur de l'infanterie par rapport à son coût d'entretien prohibitif*)
3- et surtout le niveau technologique qui, lorsqu'il est avancé, peut augmenter considérablement le rapport "qualité/prix", ou plutôt "efficacité militaire réelle / coût d'entretien annuel".
_ qu'à ce propos, si les salaires des soldats peuvent variés d'un pays à l'autre malgré un niveau technologique similaire, tous les pays auront été arbitrairement placé sur un pieds d'égalité (au détriment des armées qui se contentent de faibles rémunérations pour leurs hommes, ce qui pénalisera les pays pauvres ou autoritaires)
_ qu'il ne tient pas compte du niveau de l'entrainement des armées (au détriment des pays riches ou militaristes)
_ qu'il ne tient pas compte des armes stratégiques, balistiques, spatiales ou nucléaires (exceptés les SNLE qui peuvent être modifiés en sous-marins nucléaires d'attaque type "lanceurs de missiles de croisière" -ou SSGN-, dont les ogives sont largement conventionnels)

* il est à souligner notamment, la faible valeur militaire individuelle des matelots, en comparaison de l'infanterie terrestre.

Commentaires détaillés à venir.

Posté : sam. janv. 30, 2016 1:17 am
par Vladimir Ivanov
===> N'OUBLIEZ PAS L'INTRODUCTION JUSTE AU-DESSUS ! <===
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Kollektiva Rabota
mars 2029

Vers un nouvel ordre : le Raksasa, première puissance militaro-économique mondiale (2 : commentaires)
[url=https://www.youtube.com/watch?v=Cq3J1bcrvo4]Musique d'ambiance[/url]

Note HRP :
42 NJ
23 NNJ


[img]https://i.imgur.com/fTsRuSi.png[/img]
En vert la valeur du Produit Intérieur Brut, en rouge celle de la puissance militaire.

L’inéluctable retour des blocs : une logique consubstantielle à l'ordre qui vient

...

_ saratovistes-kirovistes rostovs (Mahaji, Makengo, Kraï terienkoviste en Rostovie, Pelabssa),
_ Kaiyuan (Pelabssa, Viek Koing),
_ URCM (Viek Koing),
_ Roumalie (Pelabssa),
_ Fiémance (Delphiné, Pelabssa),
_ CESS (Juvna-Impériak),
_ Tcherkessie (Viek-Koing, Juvna-Impériak),
_ Kirep (Viek-Koing, Juvna-Impériak),
_ Khaldidan (Pelabssa),
_ Ranekika (Pelabssa),
_ Tarnosia (Pelabssa, Viek Koing),
_ Azude (Pelabssa)
_ Ménovie (Pelabssa)
_ Liethuviska (Jeekim-Nord),
_ Varlovie (Jeekim-Nord),
_ Coorland (Jeekim-Nord),
_ Lito (Mahaji et Haturu),
_ Makengo et Bangiso (Mahaji),
_ Tchoconalie (Lerminia-Machrek),
_ Andaral (Lerminia-Machrek),
_ Mayong (Pelabssa)
_ Wapong (soutiens indirects),
_ Perlian (soutien très indirect au Pelabssa),
_ Volta (Pelabssa)

25 nations, communistes, capitalistes, traditionalistes ou technocratiques, toutes unies, coalisées contre un même ennemi. Cette union durera 7 ans : les sept années d'affrontement mondial entre d'un côté l'union des humanistes des peuples libres, et de l'autre la "Main Noire", vaste idéocratie transnationale dirigée par une mystérieuse secte rostove.
La chute de l'URKUR (le régime totalitaire de Terienkov en Rostovie) le 31 mars 2023, ébranla les fondations du règne de Terreur qu'elle imposait au monde entier depuis 2018, et renforça cette union en permettant la multiplication des croisades internationales contre l'organisation criminelle. Cette situation sans précédent de l'Histoire perdura jusqu'au 31 janvier 2027, le jour de la chute finale de la Main Noire à Turra en Rostovie avec la prise de la ZATO éponyme par les cévékazes de Kirov et d'Arkharov. Cet évènement précéda de deux jours l'effondrement de la Main Noire au Pelabssa avec le suicide du "clown sanguinaire". Puis la libération -par les forces barebjaliennes unies- du Lerminia, prise en otage par la secte depuis la guerre civile qui l'a frappé quelques années plus tôt, paracheva cette tragique épopée.

A l'approche des 2000 ans de la Passion de Jésus-Christ, ce monde si désordonné, cette Humanité si tourmentée, ces nations si meurtries par 10 années de folie misanthrope, ont enfin recouvré leur équilibre environnemental, sur les plans géopolitique et idéologique.
Cependant... l'unité du monde s'est éteinte avec l'enterrement de la Main Noire. Cet hydre à douze têtes, en disparaissant, à laisser place au retour des bonnes vieilles rivalités économiques et idéologiques entre les nations. En effet, cette menace inédite pour la survie de l'espèce entière, tel un bouc émissaire idéal, servait à canaliser la frustration de chaque État. Et paradoxalement, le danger extrême que cette secte misanthrope représentait avait permis la réalisation d'un rêve qu'aucun organisme international n'avait jamais réussi à accomplir (première ONU des années 2010, OTH, Pacte de Novgorod, UTM, autres pactes et surtout AdE...) : à savoir unifier le monde sous une seule bannière.

En ces temps là, beaucoup avaient prédit la fin de la séparation du monde en blocs rivaux -idéologiques ou culturels-, ou du moins l'espéraient-ils tellement qu'ils avaient fini par y croire au-delà des prédictions géopolitiques rationnelles.
Aujourd'hui en début 2029, quelques mois après la destruction du dernier bastion de l'organisation terroriste, le monde se divise déjà en trois blocs visibles. Bien qu’interconnectés, avec des entités internes parfois fragiles et même variables (changement d'alliances), ces blocs existent qu'on le veuille ou non.

Le premier bloc est celui des démocraties libérales capitalistes. Il est largement dominé par le Makara asiatique. Son gardien est le Raksasa.
Le deuxième bloc est celui des démocraties populaires socialistes. Il est largement dominé par l'Alméra orientale slave. Son gardien est la Rostovie.
Le troisième bloc est celui des monarchies chrétiennes traditionalistes. Il est largement dominé par l'Alméra occidentale celto-germanique. Son gardien est la Fiémance.

LE PROBLÈME "VICASKARAN"

Exceptés tous les autres continents (Zanyane, Barebjal, Jeekim et Tyroptis), qui sont dénués de puissances majeures et subissent les influences de ces trois pôles, un continent semble tenu à l'écart : il s'agit bien-sûr du Vicaskaran.
[url=https://www.youtube.com/watch?v=E-C05ClvwS0]Ce rêve d'Union du Vicaskaran, particulièrement cher au Danube[/url] [HRP : un grand bravo à Pazu pour cette vieille vidéo : très intéressante, parfaitement bien réalisée, franchement génial ! ...Pazu, reviens !], semble s'être évanouit (ou peut-être simplement mis à l'arrêt) en raison du dangereux triangle des rivalités Tarnosia-Ranekika-Khaldidan, de l'autarcie géopolitique persistante de la Shawiricie ainsi que de l'absence grandissante du Perlian sur la scène diplomatique, suivie du Danube lui-même.
Pourtant le potentiel du projet danubien était grand : un continent exceptionnel par la distance géographique -donc géopolitique et par-là même protectrice-, qui le sépare des autres continents, des nations suffisamment puissantes et influentes pour former un blocs particulier, ainsi qu'une idéologie qui aurait pu s'apparenter, sur le modèle de l'Esmark (auj. Fepuvi), à une forme de sociale-démocratie patriotique, sorte de synthèse humaniste entre la brutalité écœurante du capitalisme sud-makaran et la dureté glaciale du communisme est-alméran. Et pourquoi pas en reprenant aux monarchies traditionalistes ouest-almérane leur culture raffinée issue de leur histoire, qui jadis était la même que la leur. Avec un peu de recul, on constate même une curieuse complémentarité : le Danube pour la diplomatie et les valeurs démocratiques, l'Esmark pour son modèle social exemplaire et la Justice, le Tarnosia pour l'inestimable patrimoine culturel et historique d'un peuple équivalent à près de la moitié de toute la population du continent (!), le Perlian pour les valeurs familiales et religieuses, le Khaldidan pour sa nature emblématique aux forêts aussi vitales que luxuriantes et sa conscience écologique, la Shawiricie pour sa puissance économique et financière.
Malheureusement, un tel projet a été abandonné pour les raisons déjà évoquées. Cependant, cette aspiration n'a pas quitté définitivement ces peuples et le repoussoir des autres blocs, de "lointains étrangers", pourrait les amener à retenter le coup d'une Union continentale, au moins sous-jacente.
Nous aurons donc vraisemblablement à l'avenir, un renforcement des trois blocs continentaux ou semi-continentaux déjà existants, avec en parallèle un affrontement larvé au Vicaskaran pour déterminer non-seulement l'orientation idéologique de ce potentiel quatrième bloc continental, mais aussi l'identité de la nation qui en prendra le leadership : en effet, la FNUS, bien que de loin la première puissance militaro-économique du continent, refusera sans doute ce titre du fait de son habituelle autarcie diplomatique. Ce qui laisse planer le doute : le Ranekika n'est plus un candidat crédible depuis sa défaite cinglante au Pelabssa face à la Main Noire, tandis que la Cyrénanie est beaucoup trop excentrée. La place sera donc disputée entre ses deux "grandes puissances dynamiques" : le Tarnosia et le Khaldidan. Si ces deux pays refusent de s'affronter pour le leadership du continent, alors celui-ci perdra inévitablement son unité, et les pays devront alors se ranger comme tous les autres : soit dans l'un des trois principaux blocs extra-continentaux, soit en fonction dédits blocs si on refuse de choisir de manière définitive, par des systèmes de chantage selon de stricts intérêts nationaux, c'est notamment l'option choisie jusqu'ici par le Khaldidan.

BRÈVE ANALYSE CHIFFRÉE DU RAPPORT DE FORCE ENTRE LES BLOCS

[HRP : NJ uniquement]
Bloc national-capitaliste makaran : 6 nations pour 4 450 (Mds $ PIB) + 2 495 (points militaires)
Bloc communiste est-alméran : 4 nations pour 2 712 (Mds $ PIB) + 2 682 (points militaires)
Bloc royal-traditionaliste ouest-alméran : 5 nations pour 1 857 (Mds $ PIB) + 574 (points militaires)

Le premier rassemble, plus par nationalisme que par idéologie politique, le Pacte de Kanton et des anciens de l'OTH au Makara (Raksasa, Endo, Wapong, Mayong) et le Kaiyuan. On y ajoute l'Océania comme partageant ses valeurs de démocratie libérale.
Le second rassemble par stricte idéologie politique, trois des anciens membres du Pacte de Novgorod (Rostovie, Kirep et Thaliboz), ainsi que l'Oustrie.
Le troisième rassemble les monarchies chrétiennes conservatrices ou traditionalistes dont une de l'ancienne Sainte-Alliance (Thorval), plus la Fiémance et la nouvelle "Alliance des Trois Couronnes" : Viertenstein, Hohenhoff et Maok.

Au Vicaskaran :
_ le Tarnosia serait partagé entre le deuxième et le troisième bloc
_ le Khaldidan, dans aucun d'eux et tous à la fois
_ la Shawirice, aucun d'eux, mais elle se méfie beaucoup du Raksasa

A propos de cette hypothétique division du monde en trois blocs, des explications plus détaillées seront données au prochain chapitre sur les grandes puissances.

Les puissances au cas par cas

I- Les deux superpuissances : un flamboyant varan contre un ours qui hiberne

A vrai dire, s'il on devait donner, rationnellement, un animal à chaque pays, celui-ci se distinguerait souvent de leurs symboles culturels. Bien-sûr, excepté l'Océania : à cela pas de doute, il s'agit bien d'un Kangourou sous toutes ses formes. Toutefois, le Raksasa serait plutôt un lion : le plus puissant de la savane, fier et admiré, mais secrètement jalousé par beaucoup d'autres, telle la panthère kaiyuanaise qui pourtant garderait ses principes (lesquels enjolivent tant son superbe pelage !), ou alors la hyène khaldidanaise, fourbe, qui rôde toujours en attendant les autres s'étriper. La Fiémance prendrait de la hauteur tel un aigle royal, observant la zone et toujours prêt à fondre sur ses proies qu'elle sélectionnera avec soin. Le python tarnois, capable de changer la couleur de sa peau en muant (d'où ses alliances politiques multi-directionnelles), se tiendrait lui aussi à l'écart perché sur un arbre, prêt à se jeter sur le malheureux mammifère qui oserait l'invectiver : raison pour laquelle le lion, dans son arrogance, l'ignore sciemment et ne s'aventure plus dans la jungle pour ne pas avoir affaire à lui. La Rostovie de son côté, serait un vieux crocodile, le plus laid et âgé mais aussi le plus grand et craint de tous : seul capable de broyer le lion dans son énorme gueule dentée si celui-ci s'aventure trop près du fleuve, son cran et sa puissance ne lui sont malheureusement d'aucune utilité sur la terre ferme, où le lion, ses lionnes et autres mammifères plus agiles le harcèleraient jusqu'à l'épuisement. Allié -mais distant toutefois- du crocodile, le jaguar kirepien a été déchu de son titre de gardien du grand lac (l'océan barebjalien) au profit du lion couronné raksassan et de son gang. Solitaire et impopulaire mais puissant, il aide un petit tigreau : l'Oustrie. Pour l'instant inoffensif, ce tigreau a un grand avenir : en concurrence avec le lionceau wapongais ils s'imaginent déjà tous les deux en successeur du Roi Lion. Si le tigreau sait qu'une fois adulte, il deviendra le plus puissant des félins (le tigre est plus fort que le lion !), le lionceau, par sa curiosité et son intelligence, a une mentalité de renard doublé de la fourberie d'une hyène et de la capacité d'observation d'un aigle. En clair : il ne leur manque plus que la force physique pour gravir les échelons de la hiérarchie animale. Et lorsque ce jour arrivera, tandis que le crocodile sera probablement mort de vieillesse, le lion, du haut de son piédestal de pierre, pourrait commencer à s'inquiéter.

PLUS SÉRIEUSEMENT...

Plus sérieusement maintenant : sur l'état du rapport de force entre les deux superpuissances en 2029.
Avec 562 millions d'habitants, 3 000 Mds $ de PIB et une monnaie de référence pour le monde, un empire diplomatique sans égal, parmi les leaders en terme de progrès technique et une armée conventionnelle enfin capable de se mesurer à la Rostovie, le Raksasa talonne son tant espéré statut d'hyperpuissance. Toutefois, pour l'acquérir, il faut maîtriser au moins cinq de ces sept conditions :
_ dominer l'économie mondiale par son PIB et sa monnaie (validée)
_ être à l'avant-garde du progrès technique (validée)
_ posséder de loin la première force armée conventionnelle du monde (partiellement validée)
_ entretenir une influence diplomatique mondiale avec un réseau d'alliances fidèles et des dédoublements de frontières (validée)
_ disposer d'une capacité de projection mondiale via une flotte de guerre inégalée et un réseau de bases ou facilités militaires à l'étranger (insuffisamment validée)
_ répandre sa culture et son idéologie à travers le monde au point de devenir un rêve/modèle pour tous les peuples (invalide)
_ détenir un arsenal nucléaire (ou d'ADM) suffisant pour qu'en dépende l'équilibre de la Terreur (invalide)

S'il on part du principe que son arsenal nucléaire prendra encore de longues années avant de se constituer, il n'y a donc que deux facteurs qui lui font défaut : l'influence culturelle (dont la pauvreté a été mise en évidence par un célèbre article de presse sébalde) et sa capacité de projection. Et c'est justement cette dernière qui est particulièrement recherchée par les experts militaires du Raksasa depuis maintenant une petite dizaine d'années, cela au détriment des deux autres facteurs manquants. Pourquoi ? Par simple procédure d'élimination. D'abord, l'armement nucléaire prendra le temps qu'il faudra. Ensuite, la difficulté à percer en matière d'influence culturelle semble insurmontable tant la concurrence du vieux modèle pelabssien est rude, au point que, malgré la tragédie du "Last Judgement" (31 janvier 2022), demeure la référence principale, y compris (et même surtout) au Raksasa (!). Pire, beaucoup d'analystes et journalistes aux quatre coins du monde vont jusqu'à dénoncer au Raksasa un profond vide civilisationnel, où le consumérisme et la marchandisation généralisée rendent dérisoire la valeur de ses maigres productions cinématographiques ou musicales propres (donc non-pélabssiennes), en contraste notamment avec la richesse culturelle, la notoriété morale et la sagesse politique du Kaiyuan, qui selon eux serait d'ailleurs le seul à mériter le statut de leader du Makara.
Face au terrible constat de sa misère culturelle béante, le Raksasa a vendu son âme pour la puissance à l'état pure. Et le dernier facteur qui lui manque pour obtenir son si désiré rang d'hypergrand, n'est autre que, sans compter la force de frappe nucléaire, sa capacité de projection militaire. Heureusement pour Jiyuan, la chute de l'URKR/URKUR lui a donné une occasion inespérée pour faire un bond dans ce domaine. Pour cela, deux ingrédients essentiels :
_ s'assurer la mise en place d'une ceinture de sécurité géographique proche, que représente son propre continent et les îles qui l'environnent, en particulier bien-sûr celles de l'Océan Barebjalien : Polynésie (Polao), île-continent du Barebjal (Plarel). Cette projection rapprochée, devenue protection vitale, fait partie de la stratégie du dédoublement de frontière, autre condition fondamentale pour un statut d'hyperpuissance.
_ établir des bases militaires et des facilités aéronavales, dans le monde entier bien-entendu, mais de préférence dans les zones stratégiques, comme sur le pourtour de l'Océan Barebjalien, ses isthmes ouverts tel qu'au Juvna (ce qui est fait grâce à l'ahurissante générosité fiémançaise...), ses détroits comme celui de la Mer d'Elghinn, ou encore en Tyrance, et avec elle le pourtour de la Mer de Médie, géostratégique car elle sépare à travers ses deux détroits (Tyrance et Perejil), l'Alméra au nord avec le Zanyane au sud et l'Océan Altevum à l'ouest avec l'Océan Barebjalien à l'est.
_ développer sa marine de guerre, et construire davantage de super-porte-avions nucléaires de classe Akihito : avec près de 90 avions à son bord, il constitue à lui seul une base mouvante dont Jiyuan ne peut se passer si elle suit la même doctrine que son défunt prédécesseur et modèle pelabssien. En revanche le pays ne dispose que de 5 unités actuellement, et si cela est suffisant pour montrer les muscles, c'est à la condition que ce ne soit pas devant tout le monde... Ces super-porte-avions demeurent vulnérables en effet face à certains types d'armes rostoves, surtout lorsqu'ils ne sont pas suffisamment bien escortés.
Et justement, pour maîtriser ce facteur de "capacité de projection", il est impératif de pouvoir faire manœuvrer sur tous les océans, la plus puissante flotte de guerre.

CLASSEMENT DES MARINES DE GUERRE

1- Raksasa : 336
2- Rostovie : 328
_____________________________________________
3- Kirep : 118
_____________________________________________
4- Fiémance : 70 (estim.)
5- CESS : 56
6- Kaiyuan : 34 (+17)
7- Thaliboz : 34 (+10)
8- Shawiricie : 30 (+10)
9- Khaldidan : 40 (estim.)
____________________________________________
10- Andaral : 24
11- Aquanox : 16
____________________________________________

On le voit, relativement à celles des deux premières, les autres flottes sont ce qu'on pourrait qualifier, si vous nous le permettez, de "ridicules". Même si on pourrait nuancer ce constat en regard de la très respectable flotte kirepienne, ou grâce à l'achat par certains autres pays, de nombreux navires de guerre modernes décommissionnés par l'ANR l'année dernière. La flotte fiémançaise n'est plus ce qu'elle était depuis la destruction d'une grande partie de ses unités par l'URKR pendant la guerre du Delphiné. La flotte de la CESS est extraordinairement (proverbe au sens propre) vulnérable en raison de l'enclavement de sa métropole : elle est condamnée à passer par le canal juvnien, surveillé par le Raksasa et déjà largement exposé à l'immense flotte rostove du Sud (à elle seule presque équivalente en terme de puissance brute à celle du Kirep).
A vue d’œil, il se dessine donc entre le Raksasa et la Rostovie, rationnellement parlant, au-delà de leurs idéologies ou disputes géopolitiques respectives, une rivalité évidente. A l'avenir, la maîtrise de l'Océan Barebjalien se jouera sur ce seul rapport de force rosto-raksas.
Pourquoi seulement "à l'avenir" ? Parce que cet Océan est actuellement sous l'exclusive occupation de la flotte du Raksasa. Depuis la chute de Terienkov, la politique de Novgorod a changé du tout au tout, et dès 2024, la Rostovie y a perdu tous ses relais en les abandonnant. Un repli stratégique qui devînt donc une aubaine pour le Raksasa qui put dès lors combler le vide. Si la Rostovie y aventure tout de même certains de ses navires et sous-marins, ce n'est qu'occasionnellement, c'est-à-dire plus pour des missions concrètes spécifiques -notamment pour relier son allié le Thaliboz-, que pour jouer au plus fort en orchestrant des manœuvres géantes ou des interventions armées.
Les deux seules mers où Novgorod règne encore en maître absolu, sont :
_ la Mer Blanche et l'extrême-Nord-Makiran (des environs de Syrad ö à ceux du Nordland), à savoir grosso-modo une bonne moitié de l'Océan glacial Nordique (pôle Nord compris),
_ et bien-sûr, la mer de Carù, où elle se permet effectivement des manœuvres géantes avec son allié kirepien.

Mais le compte à rebours qui annoncera le retour en force de la Rostovie en Océan Barebjalien est lancé depuis 2028 : année de sa résurrection économique (+11%).
Par conséquent, qui sortira vainqueur de ce futur rapport de force ?
Difficile de prédire l'avenir avec des chiffres, plus encore avec une boule de cristal. On peut seulement établir deux remarques :
1- la Rostovie dispose d'une avance technologique indéniable grâce à ses sous-marins
2- le Raksasa dispose d'une avance numérique, qui risque de s'accroître au fil des années grâce à sa nette supériorité économique (près du double de son rival rostov)
Pour la première remarque, c'est tout simplement la guerre contre le Pelabssa qui a prouvé de manière incontestable l'écrasante supériorité technologique rostove sur celle du Pelabssa -dont a hérité le Raksasa aujourd'hui.
Le missile de croisière dit "intelligent" RK-42 Spasan, et son exceptionnelle plateforme sous-marine, le "Terienkov", n'ont pas d'équivalent. On dit d'eux qu'elles sont les seules armes capables d'envoyer par le fond les super-porte-avions, les ayant alors rendu désuets. Un bref rappel historique suffira à convaincre les sceptiques.

PETIT RAPPEL HISTORIQUE...
[quote]PERTES NAVALES MILITAIRES DES DEUX SUPERGRANDS UNE SEMAINE APRÈS LE DÉBUT DE LA "GUERRE DU JUGEMENT DERNIER"
===> [url]http://www.simpolitique.com/post205537.html#p205537[/url]

Pertes navales pelabssiennes au 6 Février :
-459 Patrouilleurs
-151 Frégates
-170 Destroyers
-130 Croiseurs
-31 Sous-marins
-7 Sous-marins nucléaires
-8 Porte-Avions ===> [url=http://www.simpolitique.com/post203143.html#p203143]tous coulés dès le premier jour par les missiles Sapsan des sous-marins Terienkov qui les surveillaient discrètement à portée depuis bien avant le début des hostilités.[/url] Il n'en restait alors plus qu'un. La plupart des autres navires ont également été coulé le premier jour et la première nuit.

Pertes navales rostoves au 6 Février :
-167 Patrouilleurs
-48 Frégates
-32 Destroyers
-30 Croiseurs
-1 Porte-Avions
===> la majeure partie des pertes (dont le porte-avions et son escorte) est due à une frappe nucléaire ciblée contre la IIIe Flotte rostove

Rapport pertes rostoves / pertes pelabssiennes :
Patrouilleurs : 1/2,75
Frégates : 1/3,15
Destroyers : 1/5,31
Croiseurs : 1/4,33
Porte-Avions : 1 PA moyen (50 aéronefs) / 8 PA géants (90 aéronefs)
Sous-marins : 0/38[/quote]
Ce rapport pertes/destructions sera encore plus largement en faveur de l'URKR pour les mois qui vont suivre, les restes de la flotte pelabssienne étant complètement désorganisées. Elle [url=http://www.simpolitique.com/post213532.html#p213532]perdra encore plus d'une centaine de navires dont 50 frégates, destroyers, sous-marins et croiseurs[/url], là où la flotte de l'ANR verra ses pertes réduites à 7 sous-marins, souvent victimes d'accidents... Il faudra attendre la fin de l'année 2022 pour que des initiatives sérieuses/efficaces soient prises par le Pelabssa (qui combat alors avec l'énergie du désespoir) ou certainement ses alliés (on suspecte grandement le Wapong), avec la mise en place dans les fonds océaniques du Makiran, de filets "détecteurs de champ magnétique", en relation avec des lanceurs de torpilles automatiques. Résultat : 58 sous-marins rostovs éliminés, de vieux Akula pour la plupart. Un tel système permettra un dernier baroud d'honneur au Pelabssa dans la plus terrible des batailles navales de tous les temps, qui aura envoyé par le fond l'intégralité de sa légendaire US Navy.
Et à ceux qui pointeraient du doigt l'effet de surprise comme cause majeure de la défaite pelabssienne, on ne se contentera pas de répondre qu'elle fait partie des lois de la guerre (et c'est précisément le rôle des sous-marins), mais on y rajoutera également que l'armée pelabssienne fit usage d'armes nucléaires contre nos navires, alors qu'aucune ogive non-conventionnelle rostove ne fut employée dans ce théâtre des opérations.
Toutefois, même si les SNA "Terienkov" en sont immunisés, l'ANR n'oubliera pas à l'avenir le recourt par l'ennemi à de subtiles tactiques automatisées, telles que des mines maritimes ou des filets pour détection magnétique qui a permis au Pelabssa de perdre cette ultime bataille avec un minimum d'honneur.

Je rappelle que ceci est une froide analyse rationnelle, qui ne prend pas en compte les valeurs morales : il n'est donc pas question de faire l'éloge de cette guerre affreuse, mais d'en tirer des leçons purement militaires. Au péril il est vrai, de la réputation de celui qui écrit ces mêmes lignes, mais nous nous devons de prendre quelques risques pour comprendre certaines problématiques.

LA SUPRÉMATIE DIPLOMATIQUE ET ÉCONOMIQUE RAKSAS

N'oublions pas... que la technologie militaire ne fait pas tout. La diplomatie politique et économique peut parfois s'avérer nettement plus efficace, aussi bien en tant de paix qu'en tant de guerre. Et il se trouve que les alliés du Raksasa ont un potentiel militaire bien plus importants que ceux de la Rostovie sur long terme en raison de leur très large supériorité économique.
Pour terminer à ce sujet, il est à souligner l'indéniable supériorité du Raksasa sur la Rostovie concernant la projection dans son ensemble, et cela en raison de sa domination diplomatique : la conversion de l'Eran au capitalisme a été fatal à la Rostovie comme à ses alliés communistes, la privant d'un point d'appui majeur dans la région, tandis que Jiyuan place ses pions jusqu'en Alméra. Même au Zanyane, certains pays ont abandonné la fraternité socialiste rostove en faveur du néocolonialisme raksas. Le philosophe fiémançais Étienne de La Boétie a dit d'excellentes choses sur le sujet. Bref, plus rien ne semble pouvoir arrêter le processus de réunification géopolitique du Makara en un seul et même bloc, qui, une fois constitué, dopera l'énergie du Raksasa dans sa conquête du monde... après avoir transformé l'Océan Barebjalien en "Mare Nostrum", ou "lac makaran".
Encouragé par un produit intérieur brut qui approche le double de celui de la Rostovie (alors que dix ans plus tôt, le rapport de force s'inversait en faveur de la dernière, qui valait pas moins de 4 Raksasa...), le Raksasa peut être certain de gagner la partie sur long terme, si aucun imprévu ne lui tombe dessus avant.

LE "JOKER" ROSTOV

Mais à ce rapport de force naval et diplomatique, absolument fondamental puisqu'il déterminera, à l'un ou l'autre des supergrands, leur capacité respective de projection contre l'ennemi, s'ajoute un autre rapport de force plus terrifiant...: celui des ADM.
Et en terme de guerre stratégique, l'avance rostove n'est pas grande... elle est absolue. Notre pays a déjà encaissé une attaque nucléaire de grande ampleur par les USP. Même si, bien-sûr à elle seule, cette expérience ne l'immunise guère contre ce genre de conflit apocalyptique, c'est un vaste système de défense stratégique complémentaire qui le lui permet. Au sacrifice de 30 millions de vies humaines et de 50% de son PIB (soit plus de 2 000 milliards $ de capacité de production, l'équivalent de la FNUS entière), l'URR est devenue pour ainsi dire, "invulnérable" à toute attaque nucléaire. C'est ce qu'on appelle chez nous la "sanctuarisation". Grâce à un système de défense anti-missile performant et étendu (HEL-DEW à rayons réfléchis, ABM "R-41", systèmes AA avancés et longue portée SRA-500 et 600), l'ANR a prouvé qu'une guerre nucléaire pouvait être gagnée.
Mais par-dessus tout, au-delà de ses éventuelles "bombes E", ce n'est même pas tellement sa défense stratégique active (lesdits ABM), qui terrifie les experts militaires du monde entier. Non, plus encore que tout cela, ce qui a représenté l'essentiel du sacrifice humain et économique rostov des années du totalitarisme terienkoviste, ce sont ses gargantuesques complexes souterrains qui s'enfoncent avec insolence jusqu'à plusieurs milliers de mètres sous terre, et qui vont jusqu'à rendre totalement vaines toutes frappes ciblées avec précision toutes sortes de bunker-buster. C'est la "défense stratégique passive". Les ZATO, ces villes-fermées souterraines surprotégées et sur-militarisées, sont devenues mondialement célèbres depuis la prise de celle de Karancevir en Juvna-Impériak par les forces kirkstanaises. Et celles-ci peuvent en témoigner : avec des réserves en eau ou nutritives suffisantes, rien ne peut s'emparer de ses centres par la force. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Terienkov a résisté aussi longtemps après sa chute, de mars 2023 à janvier 2027.
Une sombre conclusion : en regard des arsenaux absolument dérisoires des autres pays, personne n'aurait l'audace d'imaginer ce qui adviendra du monde lorsque la Main Noire sera de retour en Rostovie...

Sergueï Terek, géopoliticien rostov.

===> Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

La suite au prochain chapitre.

HRP :
@ "tu parles trop de la Rostovie et pas assez de mon pays"
===> c'est normal vu que ceci n'est que le premier chapitre après l'intro, la suite viendra plus tard !
===> malheureusement, je ne pourrai pas parler de tous les pays du monde non-plus.

Posté : sam. févr. 06, 2016 4:19 pm
par Vladimir Ivanov
===> N'OUBLIEZ PAS L'INTRODUCTION ET LE PREMIER CHAPITRE JUSTE AU-DESSUS ! <===
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Kollektiva Rabota
mars-avril 2029

Vers un nouvel ordre : le Raksasa, première puissance militaro-économique mondiale (3 : commentaires)
[url=https://www.youtube.com/watch?v=DZbSVxjDPXQ]Musique d'ambiance[/url]

[url=https://i.imgur.com/CjwFAMH.png][img]https://i.imgur.com/BTeX59T.png[/img][/url]
Diagramme des puissances militaires au 1er mars 2029.

Transition spéciale : relation Culture et Puissance

Cette analyse chercher à mesurer la puissance de chaque pays. La "puissance" n'est pas une notion abstraite que l'on attribut à ceux qui nous plaisent. La faute de nombreux analystes est de décrire la puissance comme une qualité qui dépend de notre appréciation personnelle. Certes, la plupart des gens (moi compris, je dois bien l'avouer) seront tentés d'offrir la palme d'or au Kaiyuan : sa culture inestimable est sans commune mesure avec son rival sud-makaran, tandis que son aura diplomatique est peut-être même bien supérieur (ce qui, effectivement, augmente sa puissance). Son PIB déjà imposant est même dopé grâce à ses immenses réserves en devises étrangères (issues des exportations massives d'hydrocarbures). Même son armée est digne d'un géant. Toutefois, qu'on le veuille ou non, le fait est que cette même armée kaiyuanaise serait balayée en quelques mois par celle du Raksasa : cela ne dépend que de la volonté de Jiyuan... dont la seule flotte est près de 10 fois supérieure ! Une fois le pays occupé, il pourrait dès lors exploiter son pétrole et son gaz à volonté. Pire, le produit intérieur brut du Raksasa, qui n'est pas une donnée chiffrée abstraite sans importance puisqu'il mesure la capacité de production annuelle totale du pays, c'est-à-dire la valeur de la richesse créée par son énergie agricole, industrielle et de ses services (R&D, transports, éducation, santé...), est équivalente à 4 Kaiyuan. C'est-à-dire que si vous superposiez 3 Kaiyuan (pour être large), ou plutôt si vous les assembliez les uns à côté des autres, le Raksasa serait encore supérieur, tant en valeur militaire qu'économique. Quant à la supériorité culturelle... elle doit être nuancée.
En terme de valeur spirituelle, humaine, morale, en terme de beauté pure, le facteur culturel est essentiel, voire fondamental. En terme de valeur brute liée à la puissance, le facteur culturel n'est pas négligeable, certes, mais il n'est qu'un facteur parmi beaucoup d'autres, voire même carrément subsidiaire.
En outre, ce facteur culturel déterminant, ne mesure pas la beauté de cette culture (donnée trop subjective) et le niveau de son approfondissement à l'intérieur du pays. Il mesure son rayonnement à l'étranger : pas seulement sa capacité à influencer et à pacifier autrui par la préciosité de son fond culturel (disons la "force féminine" d'une nation), mais aussi sa capacité à forcer les autres peuples à vivre selon les mêmes préceptes, les mêmes coutumes, voire la même langue. Est-ce qu'en Sébaldie, ou ailleurs, les gens vivent comme au Kaiyuan ? Ont-ils les mêmes mentalités ? Ont-ils les mêmes valeurs claniques ? Ont-ils la même religion ou la même philosophie de vie ? Ont-ils les mêmes habitudes ? Écoutent-ils la même musique et s'habillent-ils relativement pareil ? Permettez-nous d'en douter fortement.
Le rayonnement culturel du Kaiyuan est réel (d'où son mérite comme indéniable "puissance culturelle"), mais en définitive, contrairement à l'ancien Pelabssa, il s'exporte et s'enracine peu à l'étranger. Ce qui réduit considérablement la valeur de "l'atout culturel" comparé aux facteurs économiques ou militaires.
Tant que la culture n'est pas imposée et imitée par les autres pays, l'atout culturel de la nation rayonnante sera limité.

Rappelons les sept+un facteurs nécessaires pour obtenir le statut d'hyperpuissance :
1_ dominer l'économie mondiale par son PIB et sa monnaie
2_ être à l'avant-garde du progrès technique
3_ posséder de loin la première force armée conventionnelle du monde
4_ entretenir une influence diplomatique mondiale avec un réseau d'alliances fidèles et des dédoublements de frontières
5_ disposer d'une capacité de projection mondiale via une flotte de guerre inégalée et un réseau de bases ou facilités militaires à l'étranger
6_ répandre sa culture et son idéologie à travers le monde au point de devenir un rêve/modèle (ou cauchemar !?) pour tous les peuples
7_ détenir un arsenal nucléaire (ou d'ADM) suffisant pour qu'en dépende l'équilibre de la Terreur
8_ plus le "point Joker" -mais si cher et sacrificiel qu'il est optionnel-, à savoir l'édification d'un système de défense stratégique complet et opérationnel

Le Raksasa maîtrise absolument les points 1, 2 et 4. Il maîtrise partiellement les points 3 et 5. Il progresse dans le point 7 (mais insuffisant).
Soit un total de 3 ou 5 facteurs sur 7.
La Rostovie maîtrise absolument les points 2 et 7 (et 8 en option). Elle maîtrise partiellement le point 3 (et potentiellement le 5, mais plus effectif depuis la chute de Terienkov après avril 2023). Elle progresse dans le point 5 (potentiellement acquis) et le point 4 (toujours insuffisant).
Soit un total de 2+ ou 3+ facteurs sur 7. (on indiquera son potentiel pour le point 5 par un "+")
Le Kaiyuan maîtrise absolument les points 2 et 4. Elle maîtrise partiellement le point 6 (certes, insuffisamment, mais on le comptera exceptionnellement comme tel).
Soit un total de 2 ou 3 facteurs sur 7.
La Fiémance maîtrise absolument les points 2 et 4. Elle maîtrise partiellement le point 6 (certes, insuffisamment, mais on le comptera exceptionnellement comme tel).
Soit un total de 2 ou 3 facteurs sur 7.

Des autres puissances, seules le Khaldidan et l'Azude maîtrisent le point 2. On pourrait donner à l'Azude le point 6 pour son rôle majeur dans la Fédération transnationale (ex-technocratique).

Il est intéressant de rappeler qu'en 2022, à l'apogée de la puissance de Terienkov et lorsque le Pelabssa s'effondrait, la Rostovie ("grâce" à la Main Noire) maîtrisait absolument les points 1, 2, 3, 5 et 7. Avec en bonus le point optionnel 8.
Soit un total de 5 facteurs sur 7 au minimum. (on ne comptera pas le point 8)

"Au minimum" tout simplement parce que malgré sa diplomatie tombée au niveau zéro, l'URKR/URKUR disposait d'un dédoublement de frontières (Finnherland, Juvna, autres pays inactifs satellisés ou tampons...), ainsi que d'un réseau d'alliances fidèles au travers de la Main Noire (Finnherland au lendemain de l'attaque de l'UDJ, Angkaristan-Pelabssa, Angkar-Viek Koing, Kabaka-Mahaji et Haturu, Juvna-Impériak puis Califat...).
Concernant son économie, le PIB rostov restait de loin le premier du monde jusqu'au milieu de l'année 2023, soit après la chute de Terienkov. En 2021, le PIB rostov était près de trois fois supérieur à celui du Raksasa.
Certains ajouteraient même, dans la catégorie "partielle", le point 6 ! Car justement, même haï de tous, l'idéologie de la Main Noire représentait de manière universelle, l'ennemi suprême en fonction duquel presque tous basaient leurs propres idéaux et politiques. A chaque attentat meurtrier, à chaque assassinat ciblé, à chaque épidémie, à chaque révolution... planait l'ombre de cette organisation sectaire. Mais nous ne prendrons pas en compte cette théorie.

On peut donc en déduire qu'il n'a existé que deux vraies hyperpuissances dans l'Histoire récente (on comptera le point 8 en raison de la guerre nucléaire).
1- le Pelabssa de 1999 à 2009 (1, 2, 4, 5, 6, 7) avec -partiellement- le point 3, soit 6 facteurs sur 8.
2- la Main Noire -URKUR- de 1919 à 2023 (1, 2, 3, 5, 7, 8) avec -partiellement- le point 4, soit 6 facteurs sur 8.

Le Raksasa étant sur le point d'en devenir une en progressant sur les points 3, 5 et 7.

II- Les autres puissances de ce monde

Il existe actuellement huit grandes puissances. Cinq d'entre-elles sont qualifiés de "dynamiques" : le Kaiyuan, le Kirep, la Fiémance, le Khaldidan et la Fédération tarnoise. Les deux autres sont dites "statiques" : la Shawiricie et le Thorval. La dernière manquante, la Cyrénanie, ne profite pas assez de son développement économique pour en faire partie pleinement, en raison entre autres, de son armée trop faible (bien que le Thorval ne soit pas non-plus une puissance militaire, son PIB est largement supérieur et son armée plus importante).
Chacune de ces puissances disposent d'atouts particuliers.

KAIYUAN : DRAGON SOUVERAIN OU LIEUTENANT DU VARAN AU SERVICE DU "MAKARAÏSME" ?

La plus puissante d'entre-elles est bien-sûr l'Empire du Kaiyuan. Géant culturel et humanitaire (principal organisateur de la très honorable OMD) cette monarchie admirée sur tous les continents est en plein essor économique et militaire depuis plus d'une décennie. Elle a gravi les échelons de la puissance jusqu'à en effrayer le Raksasa lui-même sur son propre continent. D'autant que Fuxianji ne se contente pas d'une revendication bruyante à la souveraineté nationale par rapport au géant raksasan (il va de soi que personne ne se vantera explicitement d'être le vassal d'un autre... toutes les nations du monde se proclament indépendantes : certaines avec un peu de crédibilité comme l'Océania, et d'autres... beaucoup moins, comme le Mayong...), non, le dragon impérial nord-makaran applique sa propre doctrine économique (l'ordoéconomisme clanique, fonctionnement assez proche du Tarnosia) et, quoique non sans quelques tergiversations, ose s'aventurer de temps en temps vers une politique étrangère directement rivale de Jiyuan, qui pourrait même être perçu comme "potentiellement hostile". Contrairement à beaucoup d'autres nations qui se targuent d'être indépendantes en soulignant leurs divergences occasionnelles dignes de petites chamailleries avec leur maître incontesté, le Kaiyuan lui semble pouvoir choisir sa propre route de manière crédible.
Cependant, comme pour beaucoup de conclusion, il faut y revenir et savoir les nuancer. Comme en témoigne les nombreux sondages d'opinion des années 2015-2016, dates importantes puisque précédant le désastre mondial que fut la Main Noire avec le traumatisme engendré notamment chez les makarans (génocide viek...), les kaiyuanais haïssaient viscéralement les pays communistes depuis bien avant l'apocalypse de Terienkov.
Prenons en exemple, ce sondage de novembre 2016 :
===> [url]http://www.simpolitique.com/post137584.html#p137584[/url]
Il y a trois mois seulement, depuis la nuit du 11 au 12 août 2016, le Lochlann venait d'être anéanti à l'arme chimique par le Pelabssa de Lisa Kerry Brown et de son machiavélique secrétaire d’État Jack Marshall. Un tiers de sa population avait péri.
Nous constatons, tout comme en 2015 d'ailleurs, que les kaiyuanais méprisaient au plus haut point les dirigeants et pays communistes : 1% d'opinions favorables pour le Lychaka (ce qu'on pourrait éventuellement comprendre vu le contexte), 3% pour le Kirep, 5% pour la Rostovie... et même 23% pour le paisible Wilal Memkile (avait-il pour simple tort d'oser contester l'impérialisme raksas ?).
En 2015, l'adolescente-présidente quantarienne Abby Venternen recevait 90% d'opinions favorables. Le libertarien wapongais Nute Fan (serait-ce seulement pour son identité raciale ?) atteignait les 80% d'opinions favorables. Même Annabelle II mit un certain temps pour être admirée par les kaiyuanais, malgré son traditionalisme qui rappelle leur propre modèle (59% seulement en février 2016). L'empereur du Sionving puis du Raksasa, Siman II, recueillait plus de 80% des opinions favorables jusqu'à la fin 2016, où certes, il finit par tomber brutalement à 56% avant de se stabiliser. Rien de comparable avec les pays communistes comme le Kirep (pourtant plutôt ouvert et à la diplomatie dynamique avec l'UTM -Union du Tiers-Monde-), toujours inférieur à la barre symbolique des 20% à la fin de l'année 2016 puis en 2018.
Mais les sondages ne sont pas les seuls indices qui tendent à expliquer en quoi le pays risque de choisir malgré tout la vassalité au Raksasa. En effet, il y a les élections elles-mêmes : le Parti Nationaliste Panmakiran est de loin, avec 32 sièges au Conseil Impérial, la deuxième formation politique la plus importante après le Parti Nationaliste Impérial (celui de l'empereur... si l'on veut caricaturer la politique de ce pays). Étant donné que ce dernier parti est "le camp officiel du régime", presque condamné à garder sa place de leader, c'est donc logiquement le second parti qui orientera grossièrement sa diplomatie. Et nous savons à quel point les nationalistes "panmakirans" sont raksassolâtres, en plus d'être de fervents partisans d'un impitoyable capitalisme.
Enfin, pour couronner la solidité de cette alliance Fuxianji-Jiyuan, des programmes de recherche commun en matière d'armement stratégique rapprochent les chercheurs des deux pays, et à leurs côtés, ceux du Khaldidan. On se souviendra de l'idée de cet article (prémonitoire ?) sur un scénario fictif 2050 dans ce même journal Kollektiva Rabota, la "Trilatérale"... dans la mesure où le Kaiyuan remplacerait la Fiémance.
Ces données sont révélatrices de la manière de pensée des kaiyuanais : les pays conservateurs et capitalistes sont presque automatiquement vu comme de potentiels alliés, avec une aversion spéciale pour les pays communistes, et ce bien avant le désastre de la Main Noire. Dans l'échelle des valeurs : l'Empereur et les traditions claniques d'abord, puis l'ordoéconomisme : lui-même poussé progressivement par le nationalisme panmakiran vers la logique -mondiale- des libéralisations.
Le Raksasa est un pays capitaliste et conservateur. Ses ennemis irréductibles sont tous ou presque apparentés aux idéologies anticapitalistes. En prenant un peu de recul, s'il on prend soin de remarquer le succès grandissant de l'ethno-nationalisme continental au Makara, le varan austral pourrait bien ranger définitivement à ses côtés le dragon septentrional, sous prétexte de péril rouge est-alméran. Pour des raisons commerciales (pétrole et investissements mutuels), pour des raisons de nationalisme continental (panmakiran) et pour des raisons d'ennemi commun (bolchévisme alméran), le général islamo-capitaliste et son lieutenant bouddhiste-confucéen rassembleraient et commanderaient à eux deux, telle une dyarchie déséquilibrée, la résurrection makarane de l'OTH, pseudo-démocratique et avant-tout capitaliste car verrouillée idéologiquement par les deux jumeaux austro-beysinois, l'âme véritable de ce continent qui se cache derrière la belle apparence kaiyuanaise : le Wapong et sa mésentente factice avec le Mayong.

LE KIREP : UNE THALASSOCRATIE A LA CONQUÊTE D'UNE MER ET D'UN OCÉAN

La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep peut-être considérée de manière générale comme la quatrième puissance mondiale, à égalité avec la Fiémance. Avantage principal : son armée, troisième du monde, tout comme sa flotte de guerre... et même surtout elle. Parce qu'il est une chose importante à faire remarquer à propos de la grande nation communiste yougoslave : alors que la Rostovie est une tellurocratie (sa puissance prend racine sur la masse continentale est-almérane), le Kirep lui est une thalassocratie.
Principal gardien de la très stratégique mer de Carù (la Rostovie n'est que la seconde gardienne : la porte Nord de cette mer est logiquement moins fréquentée), le Kirep maîtrise une mer à défaut d'un Océan. Son inébranlable alliance avec la Rostovie, à laquelle s'ajoute la nation émergente oustrienne, qui sert de pont entre les deux, lui permet de dominer régionalement au travers de cette mer dont il possède le verrou pesakien. Toutefois, ses ambitions mondiales dépendent de son implantation dans l'Océan barebjalien : elles devront donc être revues à la baisse face à l'essor du géant raksassan qui a pris le relais dans la domination de cet espace.
Effectivement, en 2015, lors de la Renaissance communiste et de son apogée, la superpuissance capitaliste se situait au Nord-Vicaskaran (Pelabssa) et répandait ses tentacules aéronavales sur deux océans : le Makiran et l'Altevum. A cette époque donc, l'Océan barebjalien était une mare nostrum communiste : Makengo d'Abate, Bangiso d'Og'to Bissaro, île de la Pinta rebaptisée Robespierre, Juvna-Impériak, al-Machir, Sabliheir, Yémin-Plarel, Wilal Memkile et Polao, Cabalie, Tcherkessie, Eran, Thaliboz et bien-sûr le Pesak annexé... exceptés l'Aishren et deux "enclaves" idéologiques aux noms ridicules (Libertie et Liberta), eux-même en grave crise politique ou sociale, l'ensemble du pourtour océanique avec son monde insulaire intérieur était communiste ou pro-communiste. En très forte progression économique, avec le Pacte de Novgorod ressuscité et l'aide rostove, l'obtention de l'arme atomique et le dynamisme de l'UTM (Union du Tiers-Monde), le Kirep de Vliduj Gak avait atteint son apogée : il dominait (certes avec le précieux appui rostov), l'ensemble de la mer de Carù, communiste du Pesak au détroit finnherlandais, et l'ensemble de l'Océan barebjalien. Ce qui en faisait une puissance mondiale (ou du moins, "hémisphérique").
Finalement, ce sont les doubles assauts de la léthargie intérieure kirepienne et les schismes avec la Rostovie qui mirent fin à l'âge d'or : la Main Noire ayant détruit le Pelabssa, c'est le Raksasa qui prenait le relais. Bien que contenu par l'URCM, le Raksasa avait pourtant réussi deux coups de force : la reprise du Polao et du Plarel (le Kirep ayant abandonné son influence au Barebjal, s'effondrait sur lui-même jusqu'à en perdre le Pesak). Pire, le Pacte d'In Tao basé sur l'URCM en plein renouveau (l'OPS moins orienté lui succédant), dernière chance pour le Kirep de revenir sur la scène mondiale, fut réduit en poussière par le propre suicide makan, un pur masochisme au service de l'impérialisme raksas. Une trahison du communisme makaran d'autant plus cruelle qu'elle permis de réduire à néant toute forme de contre-balancier face à l'unique rival.

A la suite d'une longue crise de passivité autarcique, précédant une courte phase de déliquescence existentielle (période monarchique, perte du Pesak), le Kirep s'est redressé : il a renoué avec le communisme d'abord révisionniste puis dogmatique, a récupéré le Pesak, et s'est enfin décidé à revenir sur la scène internationale. Malheureusement le poids de son armée ralenti sa croissance économique et beaucoup d'autres pays l'ont rattrapé, reléguant alors cette nation au rang de simple "grande puissance" parmi 6 autres à peu près équivalentes.
Face à l'extraordinaire montée du Raksasa, le Kirep a besoin plus que jamais de son traditionnel allié rostov... et réciproquement. Gravitant autour du très prometteur régime oustrien, une alliance socialiste est-almérane est même en projet. Toutefois, de potentielles dissensions peuvent exister entre Novgorod et Ophrone : la première bien que se réclamant aussi du socialisme, est encore marquée par ce que les plus radicaux kirepiens pourraient qualifier de révisionnisme : christianisme institutionnel (absence de laïcité !), bureaucratie ambiante, éléments bourgeois persistants dans la société (les monarchistes et les haïdaristes), etc... De plus, le cas kirkstanais (CESS) pose quelques problèmes : est-ce encore un État socialiste ? Ne succombe-t-il pas aux sirènes du fascisme prétendument "anti-capitaliste" ? Les bonnes relations que la CESS continue d'entretenir avec la Rostovie ne vont-elles pas nuire aux autres relations inter-slaves ? De leurs côtés, les solides accords kirepo-fiémançais ne vont-ils pas aliéner la Rostovie ?
Au-delà de ces tergiversations politiques, des instabilités agitent encore cette partie du monde de part et d'autre de la mer de Carù : Varlovie, Constance et île de Klev entre autres, jusqu'au Juvna-Impériak... ni Novgorod ni Ophrone n'ont intérêt à ce que ces conflits s'enveniment.
En conclusion, surtout face à la menace d'une super-union makarane, tant qu'une alliance concrète ne sera pas mise en place entre les pays socialistes d'Alméra orientale, l'incertitude continuera de miner les perspectives de développement de ce quadrilatère Kirep-Rostovie-Sébastov-Oustrie.

LA FIEMANCE : CŒUR GÉOPOLITIQUE DE L'ALMERA

Procédant de la fusion Brestange-Terdus, le Royaume des Fiémançais peut représenter l'Alméra à lui seul : une grande nation blanche, chrétienne, conservatrice voire traditionaliste, pluriculturelle parce que multiethnique mais toujours identitaire (chacun chez soi), majoritairement rurale, exceptée un centre urbain ultra-moderne capitaliste, ouvert sur le monde. Grande puissance économique à haut niveau de développement technique, une armée moderne et imposante. Un territoire vaste, toujours plus vaste, s'étendant du Juvna au Thorval c'est-à-dire au centre géographique du continent, avec un littoral qui donne sur l'Océan barebjalien ainsi qu'un accès direct à la très stratégique mer de Médie (par la Valogne, ex-Valua centrale).
En clair, la Fiémance est un véritable empire francophone dont la culture rayonne sur tout le continent, et a même tenté de s'exporter au monde dans le sillage de l'effondrement de la Main Noire, à travers d'anciens comptoirs commerciaux et colonies sur le pourtour de l'océan barebjalien : au Makara (Nankin), au Barebjal (île d'al-Jawhar) et au Zanyane (Cécopie).
Dans la grande forêt almérane, ce prédateur peut être accompagné d'un partenaire certes distant mais qui pourrait s'avérer précieux : le Thorval, géant économique et phare du catholicisme le plus dogmatique. Dans la chasse aux gibiers, il n'a que deux rivaux : un petit, la CESS, et un grand, le Kirep. Mais aucun d'eux n'est en mesure de le vaincre complètement. Il n'existe dans cette forêt qu'un superprédateur potentiel : la Rostovie communiste. Et celle-ci s'inquiète de son expansion territoriale visiblement sans limite ni frein. Son ambition (il s'agit là d'une pure spéculation de notre part) : créer un contrepoids panalméran (blanc-chrétien) face à l'émergence panmakarane. Mais c'est à plusieurs reprises qu'échouèrent les tentatives de création d'un bloc panalméran.
A l'origine, les deux tentatives numanco-padamonaise (union panlatine) et quantaro-adélienne (union almérane -UA-), sont vites tombées à l'eau. En effet, l'union panlatine était trop limitée ethniquement, tandis que la politique risible des "sanctions" de l'UA contre les multiples États qui lui déplaisaient -pourtant plus puissants qu'elle-, n'a rien apporté de durable au continent. De plus, de sa naissance à sa disparition, l'union almérane ne fut qu'un vulgaire avant-poste pelabssien contre le fascisme lochlannais.
Après la destruction du Lochlann par le Pelabssa, c'est la Brestange, devenue Fiémance, pays francophone beaucoup plus au sud-est, qui a récupéré le flambeau de la puissance continentale almérane, blanche, chrétienne, identitaire et ultra-conservatrice (le Thorval refusant avec obstination d'en assurer la responsabilité). Amorçant la mise en place d'un véritable empire colonial, c'est le Raksasa qui, par son soutien actif aux ultra-nationalistes noirs d'Ampalo et de Volta, mis un terme à cette espérance en Cécopie.
Le Pelabssa d'abord, en détruisant le Lochlann, la Main Noire ensuite dans en détruisant le Delphiné oriental, puis le Raksasa en détruisant les ambitions coloniales fiémançaises, ont tous les trois participé à contenir le "panalméranisme". Désormais, il est possible que la Fiémance et ses ambitions panalméranes se rabatte vers l'intérieur des terres... donc, contre qui ? la Rostovie ? le Kirep ? le Thorval ou les pays germaniques à l'Ouest ? Malheureusement, la relative homogénéité idéologique des Alméra centrale et occidentale peut aboutir à l'unification des peuples germano-scandinaves et celto-gaulois... contre l'ennemi commun par défaut : à savoir les slaves communistes.
C'est en tout cas ce que craint Novgorod, qui n'a aucune envie de devoir reproduire les mêmes atrocités que la Main Noire, le Pelabssa ou le Raksasa, afin de contenir les ambitions fiémançaises.
Dans tous les cas, voici ce qui a été décidé : Radorie-Uber-Forol, ces trois nations [NNJ] d'Alméra du Centre-Est (avec le Bergenland au Nord) sont considérées par la Rostovie comme la limite orientale à ne pas franchir pour l'impérialisme fiémançais. Dans ces pays, ou au-delà, c'est la force qui sera employée comme mesure de sécurité, Novgorod elle-même n'étant située qu'à quelques deux mille kilomètres de la Ménovie. Les slaves communistes ne se laisseront pas faire dans le cas où la menace potentielle deviendrait réelle.
Concernant sa possession en Nord-Vicaskaran, l'Hannunah, résurrection (pour l'instant réussie) de l'illustre et mythique peuple vicaskindien, elle est devenue la très précieuse mais unique véritable colonie extra-continentale fiémançaise. Son apport en richesses culturelles et économiques doit renforcer le prestige du premier Royaume francophone du monde, qui, s'il s'est réorienté vers des objectifs plus continentaux, n'a pas renoncé à son rayonnement mondial. L'accord de partage et donc de reconnaissance mutuelle signé avec le Kaiyuan au Pelabssa, au mépris des trois autres puissances dans la région (Roumalie, Hokkaido et CESS), a non-seulement légitimé la présence coloniale fiémançaise mais a aussi couronné sa crédibilité et son influence diplomatique.

En conclusion, l'indépendance de la Bassaxe germanique suscitée par Opemont et approuvée par le Thorval et le Viertenstein (au détriment de la Franconie francophone), ainsi que l'annexion désormais officielle par cette même Opemont du Delphiné, de la Savoia, de la Valogne et de quelques comtés dans la vallée de l'Aumance en Fivardie (sud du Thorval et est de la Franconie) manifestent d'un processus géopolitique quasi-consensuel résolument panalméraniste. A défaut de colonies, la Fiémance se tournera vers la constitution d'un vaste bloc alméran, de l'extrême ouest (Viertenstein) au centre (Thorval-Fiémance) du plus grand continent du monde. Cette gigantesque nation, en rassemblant autour d'elle tous les autres royaumes chrétiens de race blanche, latins ou germains, pourrait -de facto bien-sûr- s'arroger le titre impérial : elle deviendrait alors la "Fiemanciae Almerae", un empire alméran catholique à visée universelle, et pourtant anti-universaliste car identitaire mais seule véritable force incarnant à la fois la chrétienté urbaine, le monarchisme traditionnel et l'Alméra comme super-famille raciale contre les hordes turco-slaves islamo-judéo-bolchéviques et les tribus makaranes cupides et débauchées.

LE KHALDIDAN ET L'AQUANOX : QUI PRENDRA LE LEADERSHIP CONTINENTAL ?

Ces deux étranges pays [pas ou peu d'équivalents IRL], sont des grandes puissances à part. Originales, proches géographiquement l'une de l'autre, elles se disputent l'hégémonie en Sud-Vicaskaran.
Leurs PIB sont à peu près semblable (autour de 600 milliards $), leurs armées le sont également (bien que la capacité militaire tarnoise soit encore sous-exploitée).
De son côté, Puerto-Alejandro est un allié du Raksasa, du Kaiyuan, de la Rostovie, et de bien d'autres pays : il mise donc sur la neutralité active et la diplomatie multi-axiale pour se développer tranquillement dans cette partie isolée du reste du monde. Le Ranekika était son seul véritable ennemi, avant qu'il ne devienne qu'un rival passif sans danger.
Pour les tarnois, la diplomatie est elle aussi multiple, mais contrairement à ses voisins, elle est orientée contre un irréductible ennemi : le Raksasa. Surtout proches des monarchies conservatrices alméranes, comme le Thorval -considéré comme le seul vrai modèle politique étranger à imiter pour les tarnois-, ces derniers ont également misé sur une intense coopération économique, militaire et scientifique avec la Rostovie. Mais plus encore que ces deux pays, l'allié premier de la Fédération tarnoise n'est autre que l'Hokkaido. Petite île sous-peuplée mais extrêmement riche, l'Hokkaido a fait part de ses ambitions d'augmenter sa démographie afin de mieux profiter de sa puissance financière. Liguant contre elle la plupart des pays de son propre continent (et même du monde), l'île nippone sera directement menacée par la flotte de guerre du Raksasa, ce qui faillît, à deux reprises, conduire à une intervention armée. Heureusement, Jiyuan finira par reculer face au Tarnosia, bien décidé à protéger son plus fidèle allié. Cela, alors que l'armée raksasse est seize fois plus forte que l'armée tarnoise ! Étrange mais vrai, la politique étrangère du Raksasa ressemble à celle du Thorval et de la Shawiricie : "vive la témérité, mais pas trop quand même".
Certes, la Rostovie a dans un premier temps apporté son soutien à l'Hokkaido, par son alliance avec le Tarnosia, et leur commune méfiance face au Raksasa. Très impopulaire, et subissant les critiques de nombreux États qui se souviennent de son très lourd passé ("malgré ses innombrables crimes, la Rostovie se permet de revenir... en-a-t-elle vraiment la légitimité ?"), ce soutien persista jusqu'à ce que la philosophie elle-même se sur-rajoute aux pressions internationales et à la nouvelle diplomatie shawiricienne (autre allié de la Rostovie). En effet, le point de vue rostov concernant l'axe Sayakon-Nakano semble avoir quelque peu évolué récemment. L’écœurante décadence morale en Hokkaido (industrie du sexe), accompagnée des politiques de libéralisation économique en Tarnosia (adoptant alors un capitalisme racial ou patriarcal corporatiste) a poussé Novgorod a prendre ses distances avec ces deux pays : aucune alliance ne sera finalement signée avec l'Hokkaido, laissée seule face aux dangers raksas et shawiricien. Tandis que le Tarnosia qui a renié le sunisme (idéal socialiste et tiers-mondiste de Gorun Sun), bien que demeurant un fidèle partenaire de la Rostovie, ne sera plus admirée ou considérée comme un modèle culturel dans la région par les rostovs. L'alliance rosto-tarnoise ne sera donc absolument plus idéologique, mais uniquement géopolitique (tournée contre la menace raksas).
Voir parenthèses sur le "Cas Vicaskaran" au chapitre précédant.

LE RETOUR EN FORCE DE LA SHAWIRICIE : UN GÉANT ÉCONOMIQUE A LA DIPLOMATIE MILITAIRE
_ la sulfureuse et téméraire Mary Barnes
_ le sécessionnisme aleziquois
_ la crise hokkai

LE THORVAL : TIRAILLE ENTRE CATHOLICITÉ ET PANALMERANISME
_ "l'autre Urba" ou "le second Vatican" : un phare admiré et respecté du catholicisme mondial
_ des réflexes identitaires qui trahissent son désir d'évangélisation
_ relation avec la Fiémance

LA QUATRIÈME PUISSANCE DU VICASKARAN : LA CYRENANIE
_ qu'est-ce que la Xénocratie ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
_ une grande île multiculturelle juive, capitaliste et libertaire
_ l'alliance idéologique et culturelle sébaldo-cyrénanienne

LA FEDERATION TRANSATIONALE (EX-TECHNOCRATIQUE) : L'ARME CULTURELLE AZUDEENNE
_ qu'est-ce que la Technocratie ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
_ la "fédération" est-elle encore technocrate ? les nouvelles valeurs de l'organisation
_ pourquoi la "fédération"... n'a pas de nom ?!

L'ALLIANCE DES TROIS COURONNES (VIERTENSTEIN, MAOK ET HOHENHOFF) : UN AXE ROYALISTE GERMANO-ZANYANAIS
_ une alliance idéologique (monarchiste) qui cherche à dépasser le nationalisme panalméran
_ l'ATC annonce-t-il une rivalité entre monarchies germaniques (Viertenstein, Thorval -?-) et monarchies celto-latines (Fiémance) ? les premières tournées vers le Zanyane (Maok, Agorsa'a, Bardaran, Qabar...), les secondes tournées vers le continent et le Nord-Vicaskaran (Hannunah)

SCHLESSIEN-LOCHLANN ET ALBION-QUANTAR-ADELIE : LE FAR-WEST ALMERAN EN DECLIN
_ la dépouille fractionnée du Saint-Empire : le Schlessien et le Lochlann
_ face à l'opposition du dynamique Viertenstein, le vieux projet quantaro-albionnais peut-il se réaliser ?
_ l'Adélie dépassée par son ombre : l'adélophonie, plus forte que sa métropole d'origine !

COINCES ENTRE ROSTOVIE ET KIREP : LES SOCIALISMES OUSTRIEN, SEBAST ET KIRKSTANAIS
_ Oustrie : un socialisme naissant, populaire et communal
_ Sébastov : un socialisme du réel qui renonce à l'anarchisme
_ CESS : vers un socialisme de droite ?

L'INVRAISEMBLABLE ALLIANCE DU THYROPTIS : THALIBOZ-OCEANIA, DEUX CAPITAINES AUSTRO-BAREBJALIENS
_ l'Océania : une démocratie libérale qui trace sa propre voie face au panmakiranisme
_ le Thaliboz : une démocratie populaire qui malgré sa fidélité, cherche à se démarquer du bloc est-alméran
_ vers un nationalisme thyroptis unioniste ?

BAREBJAL : LES TROIS PUISSANCES MUSULMANES
_ le Sultanat monarchique libéral-conservateur d'Alamut : nain militaire mais première économie de l'île-Continent, renforcée par son rayonnement culturel
_ le Royaume islamique ultra-conservateur d'Andaral : nain économique mais première armée de l'île-Continent, fragilisée par la guerre en Lerminia
_ la République arabe socialiste de Tchoconalie : une puissance modeste mais équilibrée, qui exporte son modèle politique en Lerminia

JEEKIM : LE MODELE SEBLADE S'IMPOSERA-T-IL PAR DÉFAUT ?
_ l'effondrement de la Varlovie
_ le marasme coorlandais, les stagnations finnherlandaises et liethuviskiennes
_ le hard-power sébalde : l'économie la plus prospère du Jeekim
_ le soft-power sébalde : un modèle culturel et politique original qui inspire jusqu'en Cyrénanie
_ guerre fiscale sur l'île d'Unawi : quand le capitalisme sébalde tue le capitalisme mondial

LES ÉTATS ESCLAVAGISTES : CABRAL ET CASTI
_ Cabral : un "catholicisme" qui sacralise la propriété privée
_ Casti : une monarchie clanique sataniste

L'AUSTROBEYSIN : CERVEAU DU PANMAKARISME (WAPONG-MAYONG)
_ ses ordres données aux jambes raksas (qui font avancer et progresser le continent)
_ ses ordres données aux bras kaiyuanais (qui font agir et rayonner le continent)
_ le cas endoa : les chaussures du Raksasa pour courir plus vite ?
_ le national-capitalisme : caution du nationalisme ethnique...
_ ...ou l'inverse : le panmakiranisme n'est-il que l'instrument d'un impérialisme purement capitaliste et anti-communiste ?
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III- Bref rappel historique

Bleu : démocraties libérales capitalistes
Rouge : idéocraties populaires communistes
Violet : autocraties nationales traditionalistes
Bleu-vert : régime hybride capitaliste-traditionaliste
Rouge foncé : régime hybride communiste-traditionaliste
Noir-noir : posthumanisme ultra-kirovien

De 2010 à l'anéantissement du Lochlann en [url=http://www.simpolitique.com/topic6667.html]août 2016[/url], le monde gravitait autour de deux conflits majeurs :
_ la rivalité entre Pelabssa (de Nikelson puis Borwn-Marshall) et Rostovie (de Kirov -avec intermède saratoviste-), dont les PIB dépassaient chacun les 3 000 Mds $
_ les guerres entre Quantar -avec l'Albion pour satellite- (d'Abby Venternen) et Lochlann (d'Eriksson), dont les PIB respectifs tournaient autour des 500 et 700 milliards $ (5e et 4e puissances mondiales actives après les deux premiers et la Shawiricie)

Du [url=http://www.simpolitique.com/post119433.html#p119433]1er août 2015[/url] (date de la Renaissance communiste) au [url=http://www.simpolitique.com/post172126.html#p172126]1er octobre 2019[/url] (date réelle de la domination de la Main Noire sur la Rostovie), le monde gravitait autour de deux rapports de force :
_ premier duel entre Rostovie et Pelabssa (les deux superpuissances mondiales qui se disputaient toutes les mers et les continents) avec des PIB de plus de 3000 Mds $ chacun
_ second duel entre Raksasa et Kirep (les deux grandes puissances hémisphériques qui se disputaient l'Océan barebjalien) avec des PIB respectifs de 950 Mds et de 450 Mds $

De 2019 à 2023, le monde gravitait autour des guerres de la Main Noire (URKR de Terienkov et ses satellites) qui affrontait le reste du monde.

Après la destruction du Pelabssa par la Rostovie, et l'affaiblissement consécutif de cette dernière, le nouveau rapport de force devînt le suivant :
_ duel entre Raksasa et Rostovie (les deux superpuissances, la première domine économiquement et numériquement, la seconde techno-militairement et stratégiquement)
_ triangle des rivalités entre Kaiyuan, Kirep et Fiémance (les trois grandes puissances dynamiques les plus avancées)

Pour caricaturer la situation, dans la catégorie des poids lourds, l'ours rostov sorti gagnant du dernier combat, mais très affaibli (marqué par les cicatrices). On a crié "au suivant" après la défaite de son adversaire (la pygargue étant KO). Puis est monté sur le ring un géant immaculé en parfaite santé qui n'avait cessé jusque là de s'entrainer tranquillement chez lui... le varan raksas. Ce combat a pour théâtre potentiel le monde entier.
Dans la catégorie des poids moyens, le loup kirepien, le dragon kaiyuanais et le faucon fiémançais se disputent la troisième place... ou la succession du futur perdant de la première catégorie. Ce combat a surtout pour théâtre l'Océan barebjalien : il devra donc composer avec l'arbitrage du Raksasa, actuel maître incontesté de ces mers.
La harpie khaldidanaise et le panda tarnosian s'affrontent de leur côté pour les poids légers au Vicaskaran.

IV- Les Consortia géopolitiques

Aujourd'hui, six ans après la chute de l'URKR et près de deux ans après celle de la Main Noire, les blocs géopolitiques sont toujours en formation. Ils sont donc à ce titre encore flous et balbutiants : les différents acteurs étatiques, toujours souverains bien-sûr, restent trop interconnectés par-delà les idéologies. C'est pourquoi il serait plus juste de parler de Consortium politique. Ils sont temporaires, non-exhaustifs, entrelacés et interconnectés. On peut aujourd'hui considérer qu'il en existe une dizaine voire plus :

Consortium (bloc en formation ?) national-capitaliste makaran : Raksasa, Kaiyuan, Wapong, Mayong, Endo
Consortium (bloc en formation ?) communiste est-alméran : Rostovie, Kirep, FROPT, Oustrie, Sébastov
Consortium (bloc en formation ?) royal-traditionaliste ouest-alméran : Fiémance, Thorval, Viertenstein, Maok, Hohenhoff, Alamut
Consortium démocratique libéral-libertaire : Cyrénanie, Sébaldie
Consortium anonyme ex-technocratique ("Fédération") : Azude (et La Culture), Tarnosia, Centralia
Consortium thyroptis : Océania, FROPT (Thaliboz)
Consortium royaliste germano-zanyanais ("Alliance des Trois Couronnes") : Viertenstein, Hohenhoff, Maok
Consortium barebjalien islamo-socialiste de libération du Lerminia (anti-Main Noire) : Tchoconalie, Andaral
Consortium des Îles Blanches : Thorval, Rostovie
Consortium Sayakon-Nakano : Tarnosia, Hokkaido
etc...

Sergueï Terek, géopoliticien rostov.

===> Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

HRP : Désolé, j'ai renoncé à tout rédiger, mais j'ai pu ratisser plus large.

Posté : sam. mars 05, 2016 7:06 am
par Vladimir Ivanov
[url=http://www.simpolitique.com/post278867.html#p278867]Rappel : à lire avant ![/url]

Kollektiva Rabota
14 juillet 2029

Kolgol (Karachaï) : de graves incidents affaiblissent encore un peu la stabilité régionale

Le siège des autorités officielles de la République Miriste autonome du Karachaï, à savoir le Palais de l'assemblée suprême de Kolgol, a été assailli hier soir par des jeunes délinquants ultra-nationalistes karachaïs. Heureusement, aucune victime n'est à déplorer bien que les dégâts causés dans le hall d'entrée sont plus que superficiels... Mais le plus grave incident de la nuit, et ce qui a immédiatement alerté les autorités de Novgorod, inquiétant alors les autorités locales autant que les habitants de la ville, concerne des graffitis inscrits un peu partout en lettres rouges dégoulinantes : des slogans en faveur de l'indépendance de la république, des appels au djihad... et des incitations au meurtre de la Reine du Thorval et de sa famille.

Selon Arkharov, le directeur du NKRD, ces troublantes provocations confirment la présence de la Main Noire dans les rangs des factions séparatistes ultras. Avec le soutien de la majorité du Viétché, le commissaire-général (Gen-Narkom) de l'URR Oleg Dniepropetrov a immédiatement ordonné le renforcement des contingents militaires dans la zone, et a pressé le Gen-Narkom de la République concernée (RMA du Karachaï), Magomed Tabarov, à renforcer son dispositif policier de sécurité publique locale. Cependant, pour des "raisons historiques", le n°1 rostov a interdit au NKRD toute activité dans la région. Ce qui bien-évidemment suscita des protestations du côté des kiroviens de l'Assemblée Populaire Suprême. Piotr Haïdarovski, le charismatique dirigeant des nationaux-corporatistes rostovs, a prononcé un discours retentissant, pour soutenir la politique de Dniepropetrov contre Arkharov et le NKRD, responsables selon lui de la montée en puissance de l'organisation terroriste au Karachaï. Il a ajouté qu'il apportait toute sa confiance aux représentants locaux du peuple karachaï, à savoir le gouvernement de Tabarov.
L'anarchiste Zelion Atamanov de son côté, a rappelé la courageuse prise de position tenue par Abdulkhamidovitch, le chef des sociaux-nationalistes, se mettant alors en porte-à-faux face à sa propre organisation (elle même séparatiste), et surtout face à l'hostilité des ultras et des islamistes.

En effet, Akhmat Abdulkhamidovitch, leader modéré et progressiste des nationalistes karachaïs, a exprimé son indignation absolue à l'encontre de ces actes en déclarant :
[quote]Je ne sais pas si tous les séparatistes se rendent bien compte de l'ignominie des messages proférés durant ce saccage du Palais de Kolgol. Appeler au meurtre de la Reine Annabelle II, une souveraine juste et exemplaire n'ayant rien à voir avec l'oppression dont nous sommes victimes, et bien pire que cela encore, appeler au meurtre de ses enfants !... parce qu'il faut que vous sachiez qu'ils ont été jusqu'à inscrire en couleur rouge-sang chacun de leurs prénoms sur les murs intérieurs de la salle d'accueil complètement ravagée... ceci est plus qu'intolérable. Les coupables ne font pas que nuire à notre cause, ils l'a trahissent.[/quote]
A l'inverse, les deux autres leaders séparatistes, le wahhabite traditionnel Alibulat el-Barebjali, et l'ultra-radical Djokhar Khamatov (ce dernier agissant dans les limites de la légalité, sous la protection du commissaire-général de la RMA), ont apporté un "soutien prudent" à ce vandalisme, en rappelant tout de même conjointement que la Rostovie était l'ennemie n°1 du peuple karachaï, et qu'il n'était aucunement question de porter atteinte à la vie d'autres dirigeants étrangers. Ils ont donc pris soin de rejeter ces appels au meurtre, tout en félicitant le courage des saccageurs pour avoir "pris d'assaut un symbole de l'oppression rostove" en incitant le peuple karachaï au djihad ("Gazavat" en langue sir austro-jeekimoise).